Un lycéen non-réinscrit pour cause de participation aux mouvements lycéens !!

Un témoignage édifiant …

"Bonjour,
Le proviseur du lycée Maurice Ravel ou mon fils Tristan SADEGHI est scolarisé en première "ES", conditionne sa réinscription en terminal par un engagement écrit de sa main à ne plus participer à des activités de blocage du lycée.
Cette année scolaire 2008-2009, Tristan à eu une scolarité très satisfaisante, tant au niveau de ses résultats scolaire que de son comportement au sein du lycée. Il est bien apprécié de l’ensemble de ses professeurs.
Scandalisé, Je trouve cette décision discriminatoire et illégale. J’ai fait (avec le soutien de la FCPE) de nombreuses démarches auprès du proviseur et de Rectorat de paris, pour demander la réinscription pure et sans condition de Tristan.
N’ayant, à ce jour, aucune réponse du proviseur et compte tenu des délais très courte d’inscription, avec mon fils, nous avons décidé de dénoncer cette situation publiquement :
- Nous Appelons à un rassemblement, le lundi 6 juillet à 11h30 devant le Rectorat de Paris (ave GAMBETTA PARIS 20EME) pour demander l’inscription sans condition de Tristan.
- Par la même occasion (à la même heure et au même endroit), nous organisons une conférence de presse.

Un texte d’appel est en cours de préparation. En attendant,  voici, ci-dessous, le  texte de Danielle Simonet (conseillère de Paris) adressé à la presse.
Pouvez-vous faire circuler cette information ? (notamment à vos contacts dans la presse.)
Hossein SADEGHI

Bonjour,
Je vous informe que j’ai appris avec stupéfaction, que Monsieur le Proviseur du lycée Maurice Ravel du 20e , conditionnait par une lettre adressée à son père, la réinscription de l’élève Tristan SADEGHI à un engagement écrit de sa main à ne plus participer à des actions de blocage du lycée lors de mouvements de grève.
Je connais, et notre équipe municipale connaît bien Tristan SADEGHI. Cet élève, engagé, comme de nombreux autres lycéens dans la mobilisation lycéenne cette année nous avait sollicité, avec d’autres, pour pouvoir tenir des réunions de coordination lycéenne dans notre mairie. Il est également intervenu lors d’une grande réunion publique en mairie du 20e sur les enjeux de l’école. Nous avons pu apprécier ses qualités d’expression orale, pausée et argumentée.
Je sais par ailleurs que les enseignants de Tristan SADEGHI ont apprécié sa scolarité et l’ont jugée très satisfaisante tant au niveau de ses résultats scolaires que de son comportement au sein du lycée. A ma connaissance, son conseil de classe a confirmé son passage en T ES. Cet élève n’a fait l’objet d’aucun conseil de discipline qui pourrait éventuellement justifier un refus de réinscription au sein du même lycée pour son passage en année supérieure.
Tristan et ses parents trouvent cette mesure tout à fait discriminatoire et injustifiée et ont fait appel au soutien le plus large, et malgrès de nombreuses démarches auprès du proviseur et du Rectorat de Paris, pour demander de le réinscrire sans condition, nous n’avons, à ce jour, aucune réponse du proviseur
Cette situation et la pression psychologique exercée sur l’élève et ses parents, nous parait insupportable et inacceptable.
Elle est révélatrice d’un contexte ambiant de criminalisation de la contestation sociale. Comment un chef d’établissement a-t-il pu se sentir autorisé à enfreindre ainsi aux règles de fonctionnement de l’éducation nationale et à la démocratie lycéenne ?
Je vous informe que s’organise lundi 06 juillet, devant le rectorat (Av Gambetta – Paris 20e), à 11h30 une mobilisation pour exiger la réinscription de Tristan sans condition à laquelle seront conviés les syndicats d’enseignants, lycéens, étudiant,  élus, journalistes, responsables politiques, intellectuels  afin de manifester leurs soutien et leur solidarité avec TRISTAN. Un appel est en préparation à cet effet.
Pour plus d’informations vous pouvez contacter le père de Tristan : hossein.s@orange.fr
Vous remerciant par avance de bien vouloir relayer cette information.

COMMUNIQUÉ du Mouvement des enseignants en résistance pédagogique

COMMUNIQUÉ
du Mouvement des enseignants en résistance pédagogique
Alain Refalo convoqué en conseil de discipline le jeudi 9 juillet
Un huissier de justice a apporté ce matin à l’école Jules Ferry de Colomiers une lettre recommandée de l’Inspection Académique de la Haute-Garonne signifiant à Alain Refalo, initiateur du mouvement de résistance pédagogique chez les enseignants du primaire, une convocation devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire, le jeudi 9 juillet à 15h.
Les faits reprochés sont les suivants :
- Refus d’obéissance
- Manquement au devoir de réserve
- Incitation à la désobéissance collective
- Attaque publique contre un fonctionnaire de l’Education Nationale
Alors qu’il a effectué l’intégralité de son service devant les élèves, Alain Refalo a déjà été sanctionné cette année de 14 jours de retraits de salaire et d’un refus de promotion au grand choix cette année pour avoir mis en place un atelier théâtre sur le temps de l’aide personnalisée avec l’accord des parents d’élèves.
Le mouvement des enseignants en résistance pédagogique s’insurge contre cet acharnement démesuré qui vise à briser un enseignant qui n’a fait qu’agir en conscience, en toute transparence et sans faux-fuyants, pour ne pas être complice des réformes destructrices du service public d’éducation. Cette décision est d’autant plus injuste que l’inspecteur d’académie avait affirmé à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas de sanctions disciplinaires à l’encontre d’Alain Refalo.
Nous dénonçons une entreprise politique qui vise à criminaliser la désobéissance pédagogique alors qu’elle est une action collective citoyenne qui appelle un dialogue constructif avec l’administration.
Un comité de soutien, présidé par Patrick Jimena, se réunira vendredi à 18h30 dans les locaux du Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées à Colomiers. Il préparera les initiatives pour organiser la mobilisation pour soutenir Alain Refalo, dénoncer cette attaque sans précédent contre la liberté d’expression des enseignants et s’opposer à cette décision inacceptable. Une pétition intersyndicale unitaire est en cours de préparation.
contacts :
Patrick Jimena : 06 81 84 39 97
Alain Refalo : 06 61 58 10 55
Blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

Répression administrative scandaleuse à Strasbourg !

Témoignage.
"J’ai envoyé un mel sur la liste il y a quelques semaines faisant état des pressions dans mon service suite à ma participation active dans les mobilisations et grèves de février à avril. J’ai été informé hier de ma mutation forcée au sein de l’Université, avec perte de toute autorité hiérachique, et perte indemnitaire. La mutation sera arrêtée le 1er juillet prochain (dans 8 jours !!!)
Je me permets de faire ci-dessous un petit résumé des semaines passées après la fin de la grève.

Donc faits et dates
Début Mai, mon Directeur me demande de prendre contact avec le Secrétaire Général pour changer de poste. Selon lui le SG lui aurait demandé de faire un papier contre moi. Le Directeur me dit refuser de faire un tel papier. Mais il faut que je coopère pour partir, sinon on me forcera à partir. Le Directeur me dit encore qu’il faut que je sois placé dans un poste plus cadré hiérarchiquement et plus technique.
Deux jours plus tard, le Directeur revient à la charge, et me demande si j’ai contacté le SG. Je lui réponds que je ne le ferai pas. Il me prend à partie devant tout le service.
La semaine suivante, il reviens vers moi, me dit que nous sommes partis sur de mauvaises bases, en fait on a découvert mes grandes compétences, il faut que je vois la DRH qui aurait des poste à me proposer, postes à la hauteur de mes fortes compétences.
La DRH me donne RV pour le 19 mai. Je vais à ce RV accompagné par 2 syndicalistes.
Il m’est proposé 2 postes : un comme adjoint en lycée, 1 comme adjoint en service central. Je refuse ces postes. Il m’est alors reproché mon attitude professionnelle. Il y aurait des plaintes de personnels contre moi.
Durant 1 mois les pressions s’accentuent dans mon service : rétention d’information, collaborateurs qui ont reçu ordre de ne me plus donner copie de leur travail, de ne plus m’informer. Des réunions se font avec le Directeur sans moi. Je ne vois plus du tout le Directeur. Mes derniers dossiers me sont retirés.
J’envoie un mel au SG en lui décrivant les pressions internes à mon service. Il me fait une réponse sèche, se sent visé par mes accusations de harcèlement, me dit de faire attention aux termes que j’emploie. Je lui réponds qu’il n’est pas visé, mais que je l’informe de la situation dans ma composante.
Je suis convoqué le 23 juin chez le SG.
Il m’est signifié une nouvelle affectation non négociable, en service central. Je serai sous l’autorité d’un chef de Département. Mes nouvelles fonctions ne seront assorties d’aucun pouvoir hiérarchique.
Il m’est dit que cette affectation n’est pas une sanction, elle serait motivée par l’absence de connivence entre mon Directeur et moi.
Je demande à garder le bénéfice de mon indemnité NBI. Le SG s’engage à me laisser l’indemnité jusqu’au mois de décembre prochain. Il me dit que je devrai déjà être content d’avoir touché cette indemnité durant 1 an.
Il finit l’entretien en me disant "alors on est bien d’accord"
Je lui répond qu’il ne s’agit pas d’accord, puisqu’il s’agit d’un ordre, mais que je prend acte de sa décision
Il me répond que c’est mon interprétation
Fin entretien
La mutation sera arrêtée et actée au 1er juillet prochain (j’ai envoyé cette nuit un message au SG pour demander de repousser cette date au 1er septembre, pour pouvoir me retourner, il m’a été répondu par la négative, la mutation sera arrêtée au 1er juillet, même si pour raisons congés et rangement de mon bureau actuel, ma prise d’acte effective ne se ferait qu’au 1er septembre)

David Romieux".

Nota-Bene : des démarches syndicales sont en cours. Chacun est invité à apporter publiquement son soutien à David Rommieux et à donner une très large rediffusion à ce message. Une pétition sera lancée prochainement. Nous vous en tiendrons informés.

Violences CRS contre des enseignants à La Rochelle

Les CRS agressent violemment les enseignants, manifestant contre la présence de Darcos à la Rochelle. Article et photos.

http://www.musicologie.org/actu/05/24.html

Pétition de soutien à Guillaume Cingal, enseignant-chercheur de Tours victime de répression policière.

A l’attention de : M. le Procureur de la République de Tours ; M. le Président de l’Université François-Rabelais

Pétition de soutien à Guillaume Cingal, enseignant-chercheur de Tours victime de répression policière et injustement poursuivi

Le 31 mars 2009, Guillaume Cingal, directeur du département d’anglais à l’Université de Tours, avait organisé avec une collègue la proclamation solennelle des démissions de 75 universitaires de leurs responsabilités administratives et pédagogiques. Cette cérémonie, qui s’est déroulée sur le parvis des facultés de Lettres & Langues et d’Arts & Sciences humaines (site dit « Tanneurs ») en présence des médias, a été suivie d’une remise officielle de la liste des démissionnaires à la Présidence, puis d’une « Ronde des Pitoyables » sur la place Anatole-France. Un incident ayant éclaté entre les policiers et un SDF lors de cette ronde, Guillaume Cingal s’est approché de l’attroupement et a cherché à prendre des photos ; dans la confusion, il a été frappé au ventre par le policier qui avait contrôlé son identité sous prétexte que chercher à prendre une photographie était un acte répréhensible.
Victime d’un malaise, il a été transporté aux urgences, mais à sa sortie de la clinique l’attendait un fourgon de policiers qui lui ont proposé de l’emmener au Commissariat pour porter plainte. Une fois là-bas, il a été mis en garde à vue pour « rébellion, outrage et violence sur policier ». A sa sortie de garde à vue, l’affaire n’a pas été classée sans suite. Les nombreux témoignages rassemblés par Guillaume Cingal corroborent tous l’absence totale de tout lien entre ces accusations et la réalité des faits.

L’enquête est en cours, et Guillaume Cingal a rassemblé, avec ses avocates, de nombreux témoignages prouvant la vacuité des accusations initialement portées contre lui. Il encourt, si l’affaire est portée devant le Tribunal Correctionnel, jusqu’à 3 ans de prison ferme, et une destitution de la fonction publique.

Malgré les témoignages de sympathie fournis par de nombreux collègues de son université et d’autres établissements dans toute la France, le C.A. de l’Université de Tours n’a pas voté de motion de soutien, et a refusé toute forme d’assistance juridique, au motif que l’enseignant-chercheur n’était pas alors dans l’exercice de ses fonctions.

Nous soussignés demandons l’abandon des répressions policières de mouvements de protestation pacifiques, l’abandon des poursuites judiciaires contre Guillaume Cingal, ainsi que le soutien actif de l’Université François-Rabelais à l’enseignant-chercheur.

Une pétition a été lancée.

Situation très tendue à Caen

Témoignage :

"Contrairement à ce qui a été dit, l’université de Caen est toujours bloquée. Cette décision a été votée mardi après une AG de 7 heures à laquelle participaient 3000 personnes. Cependant, suite à ce vote, la présidence a décidé de faire fermer les bâtiments. Mardi soir, vers 19h30 le comité de lutte se tenant dans un bâtiment, a décidé de finalement sortir et de finir son travail en extérieur, afin d’éviter des violences à l’intérieur des bâtiments. Sans avoir vérifié l’existence d’un possible danger, la présidence de l’université de Caen a fait venir les forces de l’ordre qui ont pénétré sur le campus : gardes mobiles, BAC, identité judiciaire, RG. Les participants au "comité de lutte" qui se tenait depuis vingt minutes en extérieur, se sont regroupés pour tenter de sortir du campus. Ils ont été cernés par des troupes agressives et armées jusqu’aux dents. Regroupés et mis assis à terre les uns contre les autres, ils ont donné leurs papiers d’identité. Ceux qui n’en avaient pas étaient "parqués" plus loin. Chaque étudiant a été photographié par l’identité judiciaire, les membres du personnel n’ayant pas ce malheureux privilège. L’humiliation était sans doute recherchée puisqu’il n’était pas possible d’accuser les participants d’être à l’intérieur des locaux. Après 45 minutes de démonstration de force (les spectateurs et les témoins présents sur le campus avaient eux-mêmes été repoussés par des cordons de gardes mobiles) chacun récupéra ses papiers l’ordre étant intimé de ne pas rester sur le campus sous peine de voir la violence policière s’exprimer.

Depuis, les bâtiments sont toujours fermés et des vigiles recrutés par une entreprise privée, veillent au grain. L’AG des personnels a hier (14h) décidé en soutien au mouvement d’occuper le bâtiment de la MRSH à partir de lundi. A 15h ce bâtiment était fermé et mis sous surveillance de la "milice".

Je rappelle que la Présidente de l’université de Caen a été élue avec le soutien du SNESUP et je souhaite qu’au niveau national le syndicat prenne ses responsabilités et dénonce l’attitude des présidences qui, élues avec l’appui du syndicat, ne soutiennent pas le mouvement ou tente de le casser."

Occupation du Ministère de l’Enseignement Sup et de la Recherche

(source : fabula)

07-mai-

16H environ: Au moins une centaine de personnes – étudiants et enseignants – occupent pacifiquement le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, rue Descartes à Paris.

- maj 16h25: Les Crs sont entrés dans l’enceinte pour les évacuer en pleine AG.

- maj 16h35: L’occupation aura été brève: ils sortent actuellement du bâtiment (16h35), sans savoir s’ils seront arrêtés, si leurs identités seront relevées etc.

- maj 16h48: Les occupants ont été arrêtés et se trouvent actuellement dans des bus aux alentours du ministère.

- maj 17h15: Les occupants ont été conduits dans un commissariat du 11ème arrondissement qui se trouve à l’angle de l’avenue Ledru-Rollin et du passage Charles Dallery, entre le métro Voltaire et le métro Ledru-Rollin.

Un rassemblement de soutien vient d’être appelé, devant le commissariat.

Mise à jour depuis le site SLU :

Après la ronde intempestive des obtinés autour du Panthéon, une centaine d’étudiants, d’enseignants-chercheurs et de chercheurs ont réussi une occupation surprise du minsitère de l’ESR. Contrairement aux allégations du ministère, ces occupants n’ont pas été simplement délogés, mais ils ont été embarqués par la police et conduits au commissariat central du 11e arrondissement.

Une autre centaine d’universitaires et d’étudiants se sont alors rassemblés devant le ministère pour réclamer leur libération et ont été chargés et matraqués par les CRS. Nous appelons à un nouveau rassemblement, cette fois devant le commisariat, 12 Passage Charles Dallery 75011 Paris, afin d’obtenir que nos collègues soient relâchés.

Venez nombreux !

Mise à jour 18h41 : les collègues et étudiants seraient en train d’être libérés

Sanctions à Nancy 1

Voici un communiqué de l’AG des personnels en lutte de Nancy 1
Dans le cadre du mouvement universitaire actuel, l’assemblée générale des personnels de l’UHP-Nancy 1, réunie le 5 mai, tient à  revenir sur certains agissements récents de l’équipe de direction de l’UHP.

L’assemblée générale remarque qu’à plusieurs reprises, des membres de la direction ont surveillé et consigné les activités de certains personnels universitaires et de certains étudiants présents à la FST. Par ailleurs, de nouvelles caméras ont été installées sur le site de la FST. L’AG désapprouve totalement ces dérives vers la surveillance et le fichage et s’inquiète de l’usage qui sera fait des données (noms, photos, enregistrements, etc.) ainsi récoltées. Elle n’ose croire qu’un(e) quelconque fichier/liste puisse être constitué(e) sur cette base, au mépris de la loi informatique, fichiers et libertés.

Plus important encore, l’assemblée générale des personnels dénonce les manoeuvres d’intimidation de la direction de l’UHP qui se traduisent, entre autres, par les faits suivants :

- quatre chercheurs INRIA ou CNRS sont ou ont été inquiétés par leur hiérarchie, à la suite de  l’intervention de la présidence de l’UHP auprès de la direction de ces EPST ;
- deux enseignants-chercheurs de l’UHP ont reçu une lettre de leur directeur d’UFR, leur intimant l’ordre de quitter les locaux qu’ils occupent au laboratoire. Une de ces personnes est exclue de son équipe de recherche et menacée d’exclusion de son UMR.

Or il se trouve que les personnes visées sont toutes signataires d’une lettre ouverte à certains responsables de l’UHP et de la FST, lettre qui condamnait l’appel aux forces de l’ordre et la violence de leur intervention lors de l’évacuation de la présidence de l’UHP dans la nuit du jeudi 23 avril; cette lettre contredisait ainsi le communiqué officiel du président de l’université.

Pour toutes ces raisons, l’assemblée générale s’associe au communiqué suivant déposé ce jour à la présidence de l’UHP:

"Les organisations syndicales SNCS-FSU, SNTRS-CGT, SNPREES-FO de Nancy demandent à  Monsieur Jean-Pierre Finance, Président de l’Université Henri Poincaré un engagement écrit qu’aucune sanction ne soit prise à l’encontre des signataires de la lettre ouverte à  des responsables de l’UHP et de la Faculté des sciences. De plus, nous demandons à Monsieur Jean-Pierre Finance d’exiger auprès des responsables des UFR de l’UHP et de réclamer auprès des Directions des EPST (CNRS, INRIA):
l’arrêt et l’annulation de toutes les démarches en cours visant à sanctionner ces collègues. Ces sanctions, menaces de sanctions et
intimidations sont inadmissibles et inacceptables. Elles sont une atteinte aux droits élémentaires des personnels, et constituent un précédent révélateur de la mise en oeuvre de la LRU. De plus  nous réaffirmons notre soutien à  tous les personnels qui participent aux combats pour le retrait des décrets (statut des enseignants-chercheurs et masterisation de la formation des enseignants)."

L’assemblée générale invite les personnels des universités et des organismes de recherche à  affirmer leur soutien aux collègues
inquiétés en signant la pétition dont le texte suit à  l’adresse
http://www.petitiononline.com/aguhp01/petition.html

Les signataires de la présente pétition demandent à la présidence de l’université Henri Poincaré (UHP), aux directions d’UFR de la Faculté des Sciences et Techniques de l’UHP et aux directions du CNRS et de l’INRIA, la levée des sanctions prises et l’arrêt de toutes les démarches visant à intimider ou à sanctionner les personnes impliquées dans le mouvement de contestation contre les réformes actuelles de l’université.

Urgent : soutien à un étudiant sans-papiers de l’UTM

Lu sur Indymedia Toulouse :
Un étudiant sans-papiers de la fac du Mirail a été arrêté. Actuellement placé au centre de rétention de Cornebarrieu, il passe au Tribunal de Grande Instance demain mardi 21 avril. Un rassemblement est organisé à 14 heures devant le tribunal, allées Jules Guesde.

Communiqué FO après l’intervention policière au CROUS de Paris

COMMUNIQUÉ À PROPOS DE L’ INTERVENTION POLICIÈRE AU SIÈGE DU CROUS DE PARIS

Mardi 7 avril, le directeur du CROUS de Paris et son adjoint ont brièvement été « retenus contre leur gré » dans leur bureau par un collectif d’une cinquantaine d’étudiants, qui avaient auparavant tenté une opération « repas gratuit » dans le Restaurant Universitaire Bullier. Ces jeunes manifestants réclamaient, entre autres, la baisse des tarifs des services du CROUS, l’augmentation du nombre et du montant des bourses, la fin de la menace de privatisation des CROUS. En outre, ils reprochaient au nouveau directeur, Mr LAMBERT, les recommandations que ce dernier avait diligentées dans son fameux Rapport sur les CROUS.
Mrs LAMBERT et HEMBISE ont refusé d’engager le dialogue dans ces conditions et… ont fait intervenir la troupe ! S’en est suivie une bousculade entre une vingtaine de policiers (en tenue, en civil, et même un ou deux commissaires !) et les étudiants, dont certains ont été menottés et plaqués au sol, alors qu’aucune violence ni insultes n’avaient été à déplorer jusqu’alors. Après contrôle d’identité, ils ont tous été relâchés.
C’est la première fois que la police intervenait dans l’enceinte même du siège du CROUS…
FORCE OUVRIÈRE déplore et condamne cette intervention policière, qui plus est dans les locaux même du CROUS ! Aucune menace sérieuse ne pesait sur les personnes « retenues »et une plus grande volonté de dialogue aurait pu arranger les choses.
FO considère que ce recours à la force est symptomatique du climat social actuel : refus de négocier sur les revendications des personnels et multiplication de contre-réformes imposées à la hussarde.
Dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) le gouvernement fait disparaître 36000 emplois de fonctionnaires en 2009.
Aujourd’hui pas plus qu’hier, on ne règlera les problèmes de l’Université et des oeuvres par les suppressions de postes, la privatisation et la matraque !
Par des moyens autres que ce collectif, ceux de l’action syndicale déterminée, FORCE OUVRIÈRE entend lutter contre les menaces qui pèsent sur la mission sociale des CROUS.
Plus que jamais, FO s’insurge contre les mesures que préconise le Rapport LAMBERT (gardé sous le coude par la Ministre, en attendant des jours plus calmes et la mise en place des PRES) : précarisation et mise en concurrence des personnels, menaces sur les statuts (PO et PA), ouverture au privé des logements étudiants, restriction des moyens de fonctionnement, rentabilité des services, polyvalence et individualisation des métiers, etc… Bref, la liquidation des oeuvres sociales, et le passage au privé !
FORCE OUVRIÈRE n’oublie pas que les personnels et les étudiants subissent déjà les effets de cette logique imposée (sous-effectifs, « maîtrise des coups de gestion », course aux bénéfices, etc…). C’est pourquoi nous continuerons inlassablement à établir nos cahiers de revendication, à les présenter à la Direction et à rendre compte des réponses dans la transparence, jusqu’à satisfaction !
Paris, le 10 avril 2009.

Un EC porte plainte auprès du Procureur de la République d’Avignon.

XXXXX XXXXXX
Maître de Conférences à l’université d’Avignon

à

M. le Procureur, Palais de Justice, rue du Général Leclerc, 84021 AVIGNON Cedex 1

M. le Procureur de la République

Mercredi dernier, 1er avril, une petite délégation d’une vingtaine de personnes dont je faisais partie s’est rendue à la Mairie d’Avignon, pour demander à être reçue par Mme Roig ; cette démarche s’inscrivait dans le cadre des actions de sensibilisation décidées par la Coordination Nationale des Universités, afin d’alerter sur les conséquences désastreuses que risquent d’avoir la LRU et ses décrets d’application sur le système d’enseignement supérieur et la recherche en général et sur les petites universités comme Avignon en particulier.
Nous sommes montés jusqu’au bureau de Mme le Maire et avons été accueillis devant celui-ci par un chef de cabinet, ancien conseiller municipal, M. Martella, je crois. Comme l’on nous renvoyait à une date indéterminée, nous avons décidé d’occuper pacifiquement les lieux jusqu’à obtention d’une réponse plus concrète.
Nous étions à peine assis dans le couloir que des policiers municipaux, sans sommation d’aucune sorte, se sont précipités sur nous pour nous chasser et nous ont bousculés et frappés avec une violence que la situation ne justifiait absolument pas : aucun d’entre nous n’opposait en effet de résistance, conformément au principe de ce type de manifestation qui se déroule un peu partout en France pour le même motif. Il est convenu en effet d’y éviter toute provocation et tout affrontement avec les forces de l’ordre.
J’ai tenté de raisonner les policiers, mais ai été très vite écarté sans le moindre ménagement, puis poussé brutalement, frappé et projeté contre l’arête d’un mur, ce qui a entraîné une contusion crânienne et une blessure à l’oreille nécessitant trois points de suture, comme l’indique le certificat des urgences de l’hôpital d’Avignon que vous trouverez ci-joint.
Je souhaite donc déposer plainte pour les brutalités que j’ai subies ainsi que plusieurs membres de notre délégation parce qu’elles me paraissent totalement disproportionnées et même gratuites car une évacuation pacifique n’eût présenté aucune difficulté.
Mon intention de saisir la justice est confortée par le fait que j’ai été depuis convoqué au Commissariat d’Avignon où j’ai eu confirmation qu’un fonctionnaire de la Police Nationale envisageait de porter plainte contre moi sous prétexte que j’aurais voulu lui maculer de sang le visage (je n’ai pas eu connaissance des termes exacts de la plainte), alors que je souhaitais seulement lui montrer que j’étais blessé et que nous n’étions en rien des coupables mais des victimes ; il semble par ailleurs qu’un policier municipal se serait plaint de son côté de mauvais traitements de notre part !
Je confirme que si nous avons été sérieusement molestés, nous n’avons à aucun moment répliqué.
Dans le cas où la plainte à mon encontre serait jugée recevable, je souhaiterais que les deux dossiers soient joints, de manière à replacer les faits dans leur contexte.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur, mes respectueuses salutations,

Y a-t-il quelqu’un pour arrêter Alain Bauer ? Le conseiller du ministère de la peur.

A lire sur Rue89 : http://www.rue89.com/2009/04/08/y-a-t-il-quelquun-pour-arreter-alain-bauer

Extrait : " Certes, le personnage est intéressant. Ancien de l’Unef-Id tendance rocardienne, influent franc-maçon il a été administrateur de la Mnef et grand maître du Grand Orient de France. Après un stage au début des années 90 dans une société très liée à la CIA, il enseigne ou a enseigné aussi bien à Paris-I qu’au centre national de formation judiciaire de la gendarmerie et à l’académie de police criminelle de Chine (un haut lieu démocratique, comme chacun sait). Coauteur de nombreux ouvrages avec Xavier Raufer (Christian de Bongain, ancien d’Ordre nouveau), ami de dirigeants socialistes (Dray, Valls, Huchon, Cambadélis), qu’il a aidés de sa « science » dans le virage sécuritaire du Parti socialiste, il est maintenant dirigeant d’une société, AB Sécurité, de dimensions mondiales. Un parfait représentant de ce que Mike Davis appelle l’« industrie de la peur ».

Sur la fantasmatique « ultra-gauche anarcho-autonome », « l’expert » médiatiquement consacré transpose simplement la leçon apprise outre-Atlantique : de même que, dans le catéchisme néoconservateur, ceux qui cassent des vitres ouvrent la voie à, et sont potentiellement des dealers-tueurs, celui qui commence par contester la loi en ne s’en prenant qu’aux biens doit être traité comme le terroriste qu’il risquerait de devenir. (…) Faisant fi d’abyssales différences dans les positions politiques comme dans les contextes historiques, Bauer affirme en effet, dans l’émission citée, après des images montrant le livre « L’Insurrection qui vient » et Julien Coupat, que les « prémisses sont les mêmes » que celles d’Action directe et des Brigades rouges. (…) Ce qui importe, c’est de quoi Bauer est le nom : une transposition sur le plan intérieur de ce concept de « guerre préventive » qui a si bien réussi à Bush, c’est-à-dire une politique tendant à criminaliser toute dissidence sociale, une politique au nom de laquelle « les mauvaises lectures », des « mœurs dissolues » et la participation à des manifestations occupent des dizaines et des dizaines de pages dans le dossier des Tarnacois. Une politique au nom de laquelle les policiers se sentent toujours plus tout permis (voir les si nombreux témoignages rapportés sur ce site et ailleurs). Une politique menaçant gravement ce qu’AB Sécurité, par un renversement orwellien, prétend respecter : les libertés publiques. C’est cette politique-là qu’il s’agit d’arrêter."

Pétition pour Romain

Romain est un de nos étudiants en histoire auxquels nous devons une bonne part du dynamisme de notre mouvement à Boulogne/mer.
Le mardi 10 mars il est présent devant le lycée Branly pour appeler élèves et enseignants à manifester le lendemain mercredi 11 mars pour « la défense de l’école, de la maternelle à l’université » conformément à l’appel de la Coordination Nationale des Universités. Le proviseur-adjoint intervient, lui intimant l’ordre de quitter les lieux. Un échange s’ensuit. Il est véhément mais sans aucune violence de la part de Romain, pourtant une plainte est déposée et Romain est convoqué au commissariat pour une confrontation suivie d’une garde à vue de cinq heures et d’une convocation au tribunal correctionnel !
Toutes nos tentatives en vue d’une conciliation ont, depuis, été repoussées et il est maintenant à craindre que le rectorat soit
décidé à "faire un exemple", participant ainsi à la politique générale de criminalisation du mouvement social et craignant par dessus tous que les lycéens ne nous rejoignent dans la contestation des réformes.
Romain est l’un de nos étudiants, Romain est l’un des nôtres dans le grand mouvement que nous avons engagé il y a deux mois et il est menacé aujourd’hui pour avoir répondu à notre appel. Nous avons le devoir de nous mobiliser pour le défendre !
Un comité a été mis en place à Boulogne réunissant de nombreuses organisations (ATTAC ; CGT ; CFDT ; Coordination-ULCO ; FO ; FSU ; LDH ; Les Verts ; LO ; MoDem ; NPA ; PC ; PS ; Syndicats Solidaires ; UNEF ; FCPE et Parents d’élèves indépendants) mais le mouvement de soutien qui est engagé ne pourra réellement prendre sa force que dans notre propre engagement, à l’université.
Le comité a rédigé une pétition de soutien, elle peut d’ores et déjà être signée en ligne, et elle est aussi disponible en version papier, à l’adresse suivante (bientôt également sur le site coordination-ulco) :
http://www-snesup.univ-littoral.fr/Petitions/?petition=1

Pétition de soutien à un étudiant victime de violences policières

Pétition de soutien à un étudiant de l’université du Littoral poursuivi devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer dans le cadre du mouvement des revendications universitaires de ces derniers temps. Le détail des faits est fourni dans le texte de la pétition. Un nouvel exemple de l’acharnement policier et judiciaire à l’égard de la jeunesse étudiante. Comparution le 23  juin.

http://www-snesup.univ-littoral.fr/Petitions/?petition=1

Répression policière à Amiens

(communiqué de presse)

L’ensemble des organisations politiques ou syndicales ici présentes tiennent à dénoncer avec vigueur la répression brutale dont a été victime le mouvement étudiant amiénois le 1er avril au soir. La manifestation étudiante pour la défense de l’Université  publique, pourtant pacifique et festive, a subi à deux reprise l’assaut des forces de l’ordre.
Après une première vague d’interpellations, c’est en effet une véritable expédition punitive qui attendait les étudiants venus réclamer pacifiquement la libération de leurs camarades injustement placés en garde à vue. En guise de dialogue les manifestants furent accueillis par les brigades anti-émeutes, tout comme la presse qui subit le même sort que les étudiants mobilisés : bombes au poivre, grenades lacrymogènes, poursuite et arrestations musclées dans le centre ville…C’est la troisième fois en quatre mois que la jeunesse amiénoise mobilisée pour la défense des services publics subit la violence des forces de l’ordre.
Avant l’épisode déplorable de ce 1er avril, les lycéens manifestants devant le rectorat il y a plusieurs semaines avaient déjà fait les frais de brutalités policières ; tout comme les étudiants, enseignants-chercheurs et parent d’élève mobilisés à l’occasion de la venue de Xavier Darcos à Amiens le 23 mars ayant subit les charges des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).
Si le gouvernement cherchait à en finir avec le mouvement de la jeunesse quoi qu’il en coûte, il ne s’y prendrait pas autrement. Ces évènements, loin d’être des cas isolés sur l’ensemble du territoire, sont le résultat d’une véritable entreprise gouvernementale de criminalisation des mouvements sociaux : à Amiens comme ailleurs, les arrestations de manifestants se multiplient et les interventions récurrentes de la Brigade Anti-Criminalité en disent long sur la manière dont le gouvernement considère le mouvement social dans ce pays. A l’image du reste de sa politique, le gouvernement cherche en réalité à remplacer l’Etat Social par l’Etat Pénal. Ce nouvel affront fait à la jeunesse ne va pas en direction d’un apaisement de la situation sociale du pays. Nous exhortons le gouvernement à ne pas semer, en période de crise financière et sociale, les germes d’une crise politique d’ampleur. En pleine dynamique de mobilisation interprofessionnelle, nous l’appelons au contraire à entendre enfin les revendications sociales des salariés et de la jeunesse avant de mener le pays au bord de la rupture.

Le comité de mobilisation
Signataires :  FSU – JC – MJS – NPA – PS – SE UNSA – SNESUP – Solidaires – Souris Vertes – SUD Rail – UNEF

Appel à témoignage : doctorant-moniteur arrêté par la police lors de la manifestation de la Sorbonne

Message de Clément Onirus, doctorant-moniteur, arrêté par la police lors de la manifestation de la Sorbonne :

Clément Onimus, doctorant-moniteur à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et à l’Université Paris 4, a été interpellé lors d’une manifestation d’enseignants-chercheurs, jeudi 26 mars sur la place de la Sorbonne. Il est accusé à tort de "violences avec arme sur un CRS". Malgré le caractère totalement saugrenu de ce chef d’accusation, les CRS étant des fonctionnaires assermentés, leur parole vaut pour preuve. C’est donc à l’accusé de prouver son innocence! Nous vous prions de bien vouloir diffuser largement ce message. Et d’entrer en contact avec nous par cette adresse mail: onimus.clement@orange.fr, si vous possédez des photos et des vidéos de cette manifestation.
TOUTES les images nous intéressent, y compris celles où Clément n’apparaît pas, y compris celles où seules les forces de l’ordre apparaissent.
Merci de nous aider et de diffuser ce texte.

Peut-on filmer un policier lors d’une interpellation ?

Extrait d’un article de Cécile Dehesdin, paru sur le magazine Slate le 2 Avril 2009.

"D’après deux arrêts de la Cour de Cassation (le 25 janvier 2000 et le 20 février 2001), la diffusion d’images de policiers dans l’exercice de leur fonction est autorisée dès lors qu’elle illustre un événement d’actualité. Il n’est pas nécessaire de flouter les visages des personnes impliquées -comme acteurs, témoins, ou figurants-, si l’image est prise dans le contexte d’un évènement dont l’importance justifie qu’il soit communiqué au public. Les policiers ne dérogent pas à cette règle dessinée par la jurisprudence, mais un arrêté du 27 juin 2008 apporte certaines exceptions : il faut notamment respecter l’anonymat des policiers chargés de la lutte antiterroriste, de la brigade de recherche et d’intervention criminelle, de la brigade de recherches et d’investigations financières ou encore du RAID. Qu’un particulier filme la police municipale en train de procéder à un contrôle d’identités n’est donc pas illégal.

Peut-on vous prendre votre appareil ou vos images ?

Pour Franck Fievez de l’UNSA Police (premier syndicat des policiers en tenue), «il n’y a confiscation que s’il y a interpellation, or il n’y a interpellation que s’il y a délit». Délit qui ne saurait être constitué par le fait de prendre des photographies ou de filmer des agents de police. Il explique que «lors d’une affaire récente, après que des fonctionnaires de police ont confisqué du matériel, une note de service de leur hiérarchie leur a demander de ne pas procéder à ce genre de confiscations». Les policiers peuvent vous demander d’arrêter de filmer, vous demander d’effacer votre vidéo ou vos photos, mais vous n’avez pas à obtempérer si vous ne le désirez pas, et ils n’ont pas le droit de vous y forcer."

Arrestations arbitraires à Marseille

Procès- verbal du CONSEIL D’UFR Exceptionnel Du 27 Mars 2009

Trente universitaires qui se dirigeaient ce matin 27 mars 2009 vers le parc du 26eme centenaire de Marseille à l’occasion de la visite de Mr Fillon ont été arrêtés sans raison par les forces de l’ordre, et maintenus en détention au poste pendant une heure et demie.
Le conseil de l’UFR MIM (Mathématiques, Informatique, Mécanique) de l’Université Aix Marseille I, réuni en urgence et de façon exceptionnelle le 27 mars à 13 h déclare :
-Etre indigné par ce qu’il considère être une atteinte aux libertés les plus fondamentales,
-Etre indigné par l’assimilation d’actions de revendication totalement pacifiques à des actes illégaux.

Le conseil de l’UFR MIM demande avec détermination aux présidents des 3 universités d’Aix-Marseille de condamner publiquement et fermement de telles arrestations qui vont à l’encontre de la liberté d’expression et plus généralement des droits de l’homme. Ces actes d’intimidation ne contribuent en rien à la résolution des problèmes actuels de l’université.
Le conseil de l’UFR MIM décide de fermer le CMI ce jour à partir de 15 h.

Ce texte a été voté à l’unanimité des membres du conseil.

Appel à témoignage : CNRS, Jeudi 26 Mars

Appel à témoignage CNRS, jeudi 26 mars – 11h30 et après-midi
Merci de faire circuler à vos collègues présents.

11h30-11h40
Dans la rue, 43 rue d’Auteuil, 75016, Paris.
Entrée alternative pour le CNRS que les agents ont coutume d’employer, dite par les collègues "petit jardin" ou "au 43" (rue d’Auteuil). La première porte était fermée, la deuxième était bloquée par deux hommes, sans brassard, qui ne disaient rien. Je les ai pris pour des agents privés de sécurité (CNRS). Un agent en uniforme était présent sur le trottoir. Je lui demandé poliment pourquoi ces deux messieurs ne me laissaient pas entrer et qui ils étaient. Un gradé en uniforme était posté un peu plus loin (vers ma gauche), devant la pharmacie. De nombreux collègues étaient présents aux fenêtres du 2e étage,  et observaient la scène. Je les ai salués d’une voix forte, en clamant "bonjours, collègues, je suis cnrs, je voudrais rentrer à la maison". S’en sont suivis quelques échanges ludiques théatralisés entre la rue et les collègues. Dans mon souvenir, très bon enfant (en tous cas, pas assez pour me faire embarquer par l’agent de police pour trouble à l’ordre public", il n’y avait pas de public).
Ensuite, deux collègues sont venus dans le jardin, et ont cherché à parlementer avec les deux hommes pour qu’ils me laissent passer. Ils ont obtenu l’autorisation d’un occupant (qui arrivait depuis le fond du jardin), la porte s’est ouverte. Je me suis avancée pour entrer.
Tout s’est passé très rapidement ensuite, sur le moment, je n’ai rien compris. Les hommes bloquant l’entrée se sont avancé, m’ont encerclée, ils m’ont donné deux (ou trois) coups de poing très violents aux seins, rapidement, puis ont sorti des brassards rouge "police". J’ai hurlé "vous me faites mal, vous n’avez pas le droit de me taper". Je leur ai dit "messieurs, vous n’aviez pas le droit de me frapper, je vais porter plainte". Ils m’ont insultée (quelque chose du genre "va te plaindre à tes pédés de collègues,
connassse"  et "fiche le camp, si on te retrouve on te viole").
Quelques collègues ont-ils pris de photos pendant les échanges rue/choeurs du 2e ? Ont-ils des souvenirs ? Ont-ils constaté que j’avais agressé verbalement ou physiquement ces deux hommes ? Que ces hommes avaient un brassard ? Quand  l’ont-ils mis ?
Si d’autres faits à porter au dossier, n’hésitez pas.

  • ***

Hier soir, vendredi 27 mars, le médecin a constaté sur mon bras gauche un gros hématome de 6 x 6 "violet et douloureux" [forme et emplacement prouvant qu'il résulte d'un violent coup de poing, et ne peut être une'auto-mutilation"], palpations douloureses (sic). Je dois faire des radios du sein et des côtes pour voir si quelque chose de visible (ça fait vraiment mal). Trauma psy et  "anxiété post-traumatique", chaque fois qu’on s’approche de moi je sursaute. Cinq jours d’ITT.

  • ***

Non, je ne vais pas "oublier", ce n’était pas "rien ou pas grand chose" : c’était une agression par des fonctionnaires de police abusant de leurs fonctions. Inacceptable dans un État de Droit. J’ai décidé de porter plainte. Je suis prête à subir les examens de l’Institut médico-judiciaire de l’Hôtel Dieu, les auditions de l’IGS (inspection générale des services).
Je sais que ma plainte sera sans doute classée "sans suite", ce n’est pas une raison pour me taire.
Si ces policiers voyous avaient porté leurs brassards, je n’aurais pas fait le guignol devant eux. Quelle est la loi dans notre pays ? En réponse à un numéro d’activiste agitprop, deux hommes dans la force de l’âge, entraînés au combat de rue, frappent à la poitrine une femme de 57 ans (et 60 kilos) ? Des vrais coups, bien violents, qui inscrivent leurs traces inscrites sur le corps, et cassent la tête. La violence, ce n’est pas la loi, l’ordre, ce n’est la brutalité.
J’espère que parmi les collègues présents, il y avait des observateurs ayant de la mémoire.
Merci d’avance pour votre solidarité.

(Les témoignages et contacts peuvent être déposés en commentaire de ce billet. Ils seront transmis à la victime de l’agression)

Museum : autre témoignage sur la répression

"Dans quel monde vivons-nous ?"

"Je suis inquiet, très, très inquiet…
Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du
département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire
Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles…

  • - « Monsieur Vadrot ? ».
  • - euh…oui
  • - Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit
  • - Pourquoi ?
  • - Je n’ai pas à vous donner d’explication….
  • - Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
  • - Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
  • - Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air,
  • sans la moindre pancarte…
  • - C’est non….

Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.
Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.
Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et
rejoindre les étudiants…

Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde. J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France. Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant
au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur…"

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