Communiqué des porte-parole de la CNU

Réponse de la Coordination Nationale des Universités aux déclarations de Xavier Darcos à l’AEF le 10 juin

Commentant la décision de la CPU de suspendre sa participation à la Commission Marois-Filâtre, Xavier Darcos minimise, banalise, normalise. Selon lui, ce serait « un petit épisode », dont « il ne faut pas exagérer » la portée ; d’autant que la réforme des concours de recrutement et de la formation des enseignants (dite « mastérisation ») ferait l’objet d’un « consensus ».

X. Darcos a parfaitement raison, mais pas au sens où il l’entend : il y a bel et bien consensus pour ne pas accepter cette réforme. En l’état, elle entraînera une dégradation profonde de la formation disciplinaire et professionnelle des enseignants et, à terme, une remise en cause des concours nationaux ainsi qu’une précarisation des personnels. La Coordination Nationale des Universités, les directeurs des IUFM, les directeurs des Écoles Normales Supérieures, la Coordination Nationales des Formateurs d’Enseignants, la Conférence des directeurs des UFR de sciences, la Conférence des directeurs des UFR de lettres et sciences humaines, la Conférence des Présidents d’Universités, des sociétés savantes, des jurys de CAPES et d’Agrégation ont dit et redit, chacun de leur point de vue, leur opposition circonstanciée aux textes que X. Darcos est en train d’imposer. Et lors du vote au Comité Technique paritaire, aucun représentant des syndicats n’a voté en faveur de ce texte. Certes, comme le dit X. Darcos, certains se sont abstenus, et l’abstention revient à « ne pas voter contre ». Mais « ne pas voter contre » ne signifie pas non plus voter pour, comme les déclarations récentes de la FSU le montrent parfaitement.

Qu’importe. X. Darcos n’est pas à ça près. Ce qu’il appelle « consensus », c’est son refus réitéré depuis huit mois d’entendre les voix de désaccord, malgré leur nombre et leur convergence, malgré leurs compétences et leurs arguments, malgré leur bonne foi.

Le retrait de la CPU de la Commission Marois-Filâtre et les commentaires qu’il inspire à X. Darcos illustrent, une fois de plus, la façon dont ce ministre, à l’image du gouvernement dans son ensemble, mène ses réformes : dans le plus parfait mépris de ses interlocuteurs naturels et institutionnels. Ce que X. Darcos omet de dire, c’est que la suspension de la participation de la CPU à cette Commission a été suivie du retrait de plusieurs autre partenaires universitaires, également parties prenantes des travaux qu’elle avait mis en route.

En même temps qu’il prétendait vouloir dialoguer avec les présidents d’universités, les IUFM et les sociétés savantes à travers la Commission Marois-Filâtre, X. Darcos était déjà en train de la saborder. Que les « interlocuteurs » ainsi moqués decident d’en tirer les conséquences, c’est pour X. Darcos un « petit épisode ».

On ne saurait mieux dire combien il importe peu à X. Darcos d’« avancer » en bonne intelligence avec les professionnels qui, pourtant, seront chargés de mettre en œuvre ses réformes. Dès lors, son souci démagogiquement proclamé des étudiants ne peut convaincre que ceux qui se veulent dupes : en avançant en force, X. Darcos met en péril l’année 2009-2010 bien plus sûrement que s’il avait accepté, comme cela lui a été demandé dès septembre 2008, de prendre le temps d’un véritable dialogue, d’une véritable réflexion constructive avec les acteurs concernés.

C’est tellement évident qu’on ne peut qu’en déduire ceci : X. Darcos est l’exécutant de basses œuvres qui visent sciemment à démanteler le système éducatif français.

Les porte-parole de la Coordination Nationale des Universités, 15 juin 2009

Samedi 6 Juin : 4ème Coordination Nationale Formation des Enseignants

Coordination Nationale Formation des Enseignants (CNFDE)

INVITATION

Chers collègues et amis,

Veuillez trouver ci-après le dernier communiqué du secrétariat de la CNFDE, rappelant la tenue de la 4e coordination nationale formation des enseignants samedi prochain à Paris et précisant son ordre du jour. Je suis chargé de vous confirmer que la coordination nationale des universités est invitée. Les participants seront intéressés de vous entendre exposer vos positions sur les projets de réforme de la formation des enseignants et leur contexte. La coordination FDE sera vraisemblablement amenée à faire des propositions d’actions communes.

Coordination Nationale Formation des Enseignants (CNFDE)

COMMUNIQUÉ
Réunion nationale du samedi 6 juin à Paris : une étape décisive

Tandis que le ministre de l’éducation nationale persiste dans sa tentative de publication des décrets réformant le recrutement des enseignants, de très nombreuses voix s’élèvent pour exiger l’arrêt immédiat de ce processus, incompatible avec la tenue de « groupes de travail » et les travaux de la commission dite « de concertation » Marois-Filâtre. C’est ce que demandent, avec la plupart des syndicats, la CDIUFM, la CDUS (directeurs d’UFR scientifiques), la CDUL (directeurs d’UFR de Lettres et Sciences humaines), les directeurs des ENS, etc. La CPU va jusqu’à menacer de saborder la commission Marois-Filâtre si le gouvernement ne retire pas très vite de ces décrets les dispositions ayant une portée permanente. Ces déclarations et leur ton montrent que, malgré l’abstention du SNES et le refus de vote du SNEP au CTPMEN du 28 mai, il est encore possible d’empêcher le coup de force réglementaire de Xavier Darcos.

Dans ce contexte, la quatrième réunion de la Coordination Nationale Formation Des Enseignants, samedi 6 juin à Paris, sera une étape décisive dans l’action pour défendre une formation des enseignants et des CPE de qualité. Elle devra faire le point sur :

* les décrets que le ministère voudrait promulguer ;
* les informations données au sein des « Groupes de travail », qui précisent le tableau de la situation, les positions des syndicats, la « commission de concertation » Marois-Filâtre, les « États Généraux », etc. ;
* les journées de réflexion organisées par divers collectifs et leurs prolongements, la mobilisation et l’état d’esprit des formateurs, des stagiaires et des étudiants ;
* plus généralement, le rapport des forces un an après l’annonce du projet de réforme.

Elle devra décider des actions que la gravité de la situation actuelle rend nécessaires avant la fin de l’année universitaire afin d’obtenir le maintien des plans et des conditions de formation actuels pour les lauréats des concours 2010, comme nous le demandons depuis la dernière coordination (du 4 avril), et l’arrêt du processus réglementaire lancé par le gouvernement. Elle aura à envisager comment se poursuivra le mouvement dès les premiers jours de la prochaine rentrée.

La coordination se réunira de 9 h 30 à 16 h 30 dans les locaux de l’université Sorbonne Nouvelle (Paris 3), site de Censier (13, rue de Santeuil, Paris 5e, métro Censier-Daubenton, ligne 7).

Le secrétariat de la CNFDE, mardi 2 juin 2009

Motions de la 11ème CNU

11e Coordination nationale des universités

Paris 13 – Villetaneuse

La 11e Coordination nationale des Universités, qui s’est tenue le 3 juin 2009 à l’Université Paris 13, a rassemblé 31 établissements (universités et organismes) et 7 organisations (sociétés savantes, associations et syndicats). L’intervention d’une représentante de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité a permis de souligner la similitude entre les réformes qui affectent l’ensemble du service public, ainsi que la nécessité de renforcer la convergence des mobilisations.

Motion « Mastérisation »
Ignorant les oppositions fortes qui se sont exprimées depuis plusieurs mois, le gouvernement précipite son projet de réforme du recrutement et de la formation des enseignants du premier et du second degré. Se jouant de la commission de concertation Marois-Filâtre qu’il avait lui-même mise en place, il a fait adopter, dès le 28 mai, en Comité Technique Paritaire Ministériel de l’Éducation Nationale, un arsenal de décrets détaillant les dispositions transitoires et permanentes concernant les conditions de candidature aux concours et de nomination comme fonctionnaire stagiaire. Il rend caducs les travaux de la commission, en fixant de fait le calendrier des concours.

Ce nouveau manquement au processus démocratique de décision, inspiré par des stratégies cyniques, qui a entraîné les réactions indignées des syndicats, des collectifs, de la CNU, et même de la CPU et des directeurs des Écoles Normales Supérieures et des IUFM, montre que, pour cette réforme aussi, la volonté de concertation affichée par le gouvernement n’est qu’une façade.

Nous déplorons l’abstention de la FSU et du Syndicat Autonome, lors du Comité Technique Paritaire du 28 mai 2009. La CNU appelle à l’unanimité que tous les syndicats votent contre les décrets lors du Conseil Supérieur de la Fonction Publique d’État du 12 juin 2009.

Nous réaffirmons notre opposition à cette réforme qui entraîne notamment :
o l’affaiblissement de la formation disciplinaire et pédagogique des futurs enseignants ;
o la mise en danger des masters recherche dans la plupart des disciplines ;
o l’allongement d’un an de la formation non rémunérée des futurs enseignants ;
o la remise en cause du caractère national du recrutement par concours ;
o la création d’une catégorie des « reçus-collés » (étudiants qui auraient obtenu leur master mais échoué au concours), qui institutionnalisera la précarité, présageant du démantèlement du service public d’enseignement.

Nous appelons les personnels et les composantes à une réponse collective, en multipliant les points d’accord entre UFR et IUFM. Comme cette année, nous appelons à la non-remise des maquettes des masters « métiers de l’enseignement ». Forts de notre action commune, nous refusons de collaborer à cette réforme que nous jugeons néfaste pour l’avenir de l’éducation.

Motion « Statuts »
La Coordination Nationale des Universités (CNU) s’oppose à la destruction du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche par l’instauration d’une mise en concurrence des personnels de toutes catégories et des établissements d’éducation et de recherche,  préjudiciable à l’action collective au service du savoir et des étudiants.

Elle récuse la réorganisation du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, l’introduction des règles de management issues du domaine privé et de critères de rentabilité dans l’enseignement supérieur et la recherche, la précarisation systématisée des doctorants par le contrat doctoral unique, la modulation des services instituée par le décret relatif au statut des enseignants-chercheurs, l’approche quantitative de l’activité de recherche, la modulation des rémunérations et les contrats d’objectifs imposés aux personnels BIATOSS et ITA, la multiplication croissante et chronophage des procédures bureaucratiques de contrôle et de demande de financement au détriment de l’activité de tous les personnels de l’Université et des organismes. La CNU dénonce la logique qui anime l’ensemble des réformes relatives aux statuts de la Fonction publique, dans un mépris total des principes qui régissent les biens publics, comme le savoir ou la santé.

La mission humaniste de l’enseignement supérieur et de la recherche réside dans l’élaboration de la connaissance et la transmission du savoir.

Cette mission est menacée par une définition du temps de travail des enseignants-chercheurs qui ignore délibérément le temps nécessairement consacré à la culture, à la réflexion et au renouvellement des savoirs disciplinaires. Elle nécessite une indépendance effective des enseignants-chercheurs, qui doivent pouvoir développer sereinement et librement leurs activités, sans être soumis à une logique productiviste dépourvue de sens en matière d’enseignement et de recherche. Son bon accomplissement est incompatible avec la possibilité d’augmenter les charges de service au détriment de l’activité de recherche,  ainsi qu’avec l’évaluation de la recherche en termes de résultats quantitatifs.

La mission de service public est incompatible avec la vision purement économiste, baptisée « culture du résultat » et imposée à l’ensemble des personnels. Elle est en opposition avec une mission de service public rendu équitablement à tous. Dans un contexte de raréfaction budgétaire et de répartition des moyens à la performance et à l’activité, la mise en concurrence des agents et des services ne peut que nuire à l’égalité d’accès au savoir sur tout le territoire et à l’intégrité des services. La CNU dénonce plus largement les réformes coordonnées par la Révision Générale des Politiques Publiques, inspirées par une rentabilité à court terme indifférente aux enjeux de société.

En conséquence, la CNU continue d’exiger le retrait de l’ensemble des réformes destructrices de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle réclame l’abrogation de la loi LRU, des décrets relatifs au statut des enseignants-chercheurs, au contrat doctoral unique, au statut des fonctionnaires publics d’État et à la rémunération à la performance, la cessation du processus d’externalisation des tâches administratives et techniques, la restitution des postes supprimés en 2009 et une création massive d’emplois dans l’enseignement supérieur et la recherche publics.

Motion « Postes et Moyens »
L’annonce faite par Valérie Pécresse, le 26 mai dernier, de ne supprimer aucun emploi d’enseignant et/ou chercheur en 2010 et en 2011 dans les universités et dans les organismes de recherche ne constitue pas une réponse à la crise que traversent actuellement l’Université et la Recherche publiques, d’autant qu’elle a annoncé, à plusieurs reprises, que des postes de BIATOSS de catégorie C seraient, eux, supprimés. Par son refus de mettre en place un plan pluriannuel de création d’emplois et du fait des incertitudes qui continuent à peser sur le nouveau système d’allocation des moyens à la performance et à l’activité, le gouvernement marque sa volonté délibérée de poursuivre une politique qui vise à affaiblir l’Université, en l’appauvrissant. Il n’apporte pas plus de réponse sur la question de l’amélioration du statut étudiant, alors que les difficultés sociales et économiques constituent l’une des principales causes d’échec dans l’enseignement supérieur.

Seul un véritable engagement financier de l’État, en direction des établissements et des étudiants, est susceptible d’assurer le rattrapage des moyens alloués aux étudiants d’université, notoirement insuffisants par rapport aux autres filières de l’enseignement supérieur. De ce point de vue, la mise en place de prêts étudiants, l’augmentation des frais d’inscription ou le recours aux fonds privés, si souvent évoqués, ne sont que de fausses solutions, aussi dangereuses qu’inefficaces, qui ne feront qu’accroître les inégalités entre établissements et entre étudiants.

L’annonce du 26 mai 2009 ne met pas non plus un coup d’arrêt à la casse des organismes publics de recherche. En la matière, la communauté universitaire et scientifique s’alarme du mouvement de « désumérisation » qui affecte nombre d’unités mixtes de recherche (UMR) ; ce mouvement, qui se poursuit dans l’ombre, sans aucune transparence sur son ampleur et sur les critères de décision utilisés par l’administration, participe de l’affaiblissement du lien entre enseignement supérieur et recherche, qui a fait jusqu’à présent la force du système français. Il s’appuie sur une stratégie de division des différents acteurs de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, en promettant aux uns les dépouilles des autres. Nous savons que personne ne gagne à de tels calculs cyniques.

Notre détermination à défendre simultanément l’Université et les Organismes de recherche dans le cadre d’un service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, fondé sur les principes de laïcité et d’indépendance à l’égard des pouvoirs économiques, politiques et religieux, reste entière.

Motion « Actions »
Après 17 semaines de grève dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, le gouvernement reste sourd aux revendications légitimes des personnels et des étudiants. Maniant la démagogie, les provocations, les menaces et la désinformation, il a instrumentalisé la question des examens et de la validation de l’année universitaire pour mieux occulter les revendications fondamentales de notre mouvement : la défense et le renforcement d’un véritable service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Nous avons démontré notre capacité à préserver les intérêts des étudiants d’aujourd’hui sans sacrifier les étudiants de demain.

Conscients de ces temporalités multiples et du caractère structurel des réformes qui nous sont imposées, nous sommes aujourd’hui plus déterminés que jamais à poursuivre notre combat dès maintenant et dans la durée.

Nous pouvons pour cela nous appuyer sur une conscience collective forte des enjeux, ainsi que sur des réseaux de solidarité qui se sont constitués depuis le début de notre mouvement aux échelles locales, académiques et nationales, et qui trouvent aujourd’hui des résonances au niveau européen.

Cette construction d’une identité collective, intercatégorielle et interdisciplinaire, dans nos pratiques pédagogiques et scientifiques et dans les actions et les débats de fond que nous menons, constitue de fait une salutaire réappropriation de l’Université. Elle s’élève déjà contre les logiques d’autoritarisme ministériel et de soumission aux forces économiques qui se cachent derrière la rhétorique de l’autonomie. Le mouvement continue !

La 11e CNU apporte son plein soutien à toutes les initiatives locales qui s’inscrivent dans notre combat collectif.

Par ailleurs, s’agissant de la mastérisation, elle appelle :
* la communauté universitaire à ne pas élaborer les maquettes et/ou à ne pas les faire remonter ;
* les syndicats à voter contre les décrets présentés au Conseil Supérieur de la Fonction Publique d’État du 12 juin 2009 et tous les membres de la Commission Marois-Filâtre à s’en retirer ;
* à diffuser auprès des enseignants du primaire et du secondaire une lettre ouverte, qui sera écrite par les porte-parole de la CNU.

S’agissant des statuts, elle appelle :
* à faire voter par les Conseils d’administration des établissements un engagement à ne pas mettre en place la modulation des services, les entretiens professionnels et les chaires d’excellence ; à signer la pétition ( http://www.jussieu.ras.eu.org/entretiens ) ;
* les membres du Conseil National des Universités à refuser de procéder à l’évaluation de leurs collègues dans le cadre de la modulation de service ;
* les personnels de toute catégorie à refuser de façon coordonnée tout travail supplémentaire non pris en considération, dès lors qu’il ne correspond pas à une décharge ou qu’il n’est pas rémunéré ;
* à refuser d’assurer les heures complémentaires au-delà de 192 heures équivalent TD ; à établir lors des pré-rentrées un bilan des postes manquants et de l’emploi précaire et à mener une campagne sur ce sujet ;
* à refuser les mesures régressives du nouveau contrat doctoral et à maintenir les tâches des doctorants dans les domaines exclusifs de la recherche et de l’enseignement.

Elle appelle en outre à participer à :
* la ronde infinie des obstinés de midi à minuit, organisée du 2 au 6 juin à Paris et en province.
* la Marche de tous les savoirs, à l’initiative de SLR, le 4 juin ;
* la 4e réunion de la Coordination nationale des BIATOSS et ITA et à la 4e réunion de la Coordination nationale de la Formation des Enseignants, le 6 juin ;
* une campagne de renvoi des bulletins de vote inutilisés aux candidats aux élections européennes, avec la mention « Universitaires en Colère », le 7 juin ;
* la 4e réunion de la Coordination nationale des Laboratoires en Lutte, le 9 juin ;
* la nuit des universités organisée à Paris 8 Vincennes—St-Denis, le 12 juin ;
* la manifestation unitaire à l’initiative des confédérations syndicales, le 13 juin ;
* la ronde des obstinés des 24h du Mans, le 13 juin ;
* la rencontre que la Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte se propose d’organiser à Paris le 24 juin,  à l’occasion de la tenue du Conseil d’administration du CNRS au CERN (Lausanne, Suisse) ;
* la distribution de tracts lors des épreuves du baccalauréat et lors des inscriptions des lauréats.

La Coordination Nationale des Universités invite l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique à participer aux « Rencontres d’été de la CNU » que l’université Paris 7 organise les 27 et 28 juin 2009.

Enfin, les représentants des Universités, associations, sociétés savantes et syndicats réunis ce jour annoncent que la 12e réunion de la Coordination Nationale des Universités se tiendra le mercredi 30 septembre 2009 à l’Université Paris 8.
Autres actions envisagées
Tout en soutenant les collègues engagés dans diverses actions locales, comme les démissions des responsabilités administratives et pédagogiques, le refus de siéger dans les conseils, la rétention des notes et la non-tenue des jurys, la CNU appelle les personnels à :

– concernant la mastérisation :
o alerter les élus locaux et les inciter à prendre la défense du service public de l’enseignement ;
o sensibiliser les inspecteurs d’académie ;
o organiser des journées de discussion UFR-IUFM ;

– concernant les statuts :
o déposer des recours contre les décrets ;
o se positionner contre la modulation et les entretiens professionnels dans toutes les instances où ils peuvent siéger (Conseils de laboratoire et d’institut, Conseils d’administration, Comités Techniques Paritaires, Commissions Administratives Paritaires, Conseils d’UFR et de département…) ;
o demander tous une modulation à la baisse et à contester la décision en cas de refus, si l’établissement a mis en place des possibilités de modulation de service ;
o refuser la mise en place des entretiens professionnels au sein des établissements d’enseignement supérieur et de la recherche ;

– de façon plus générale :
o boycotter les jurys du bac ;
o boycotter la vague A des évaluations de l’AERES, en envoyant leur rapport à leur organisme de tutelle et non à l’AERES ;
o boycotter les expertises ANR et les appels d’offres ;
o exiger le report de l’examen par les Conseils d’administration du passage aux compétences élargies et à organiser des campagnes d’information préalables dans chaque établissement ; elle appelle les Conseils d’administration à refuser le passage aux compétences élargies ;
o organiser des consultations locales sur les réformes en cours et à en centraliser les résultats ;
o maintenir et développer les formes alternatives d’enseignement (cours ouverts, universités populaires…) comme forme de réappropriation des missions fondamentales de l’université ;
o demander aux présidents d’université de banaliser une demi-journée par semaine pour que la mobilisation puisse s’organiser et que puissent se tenir régulièrement des assemblées générales ;
o constituer un comité de solidarité et de veille sur la répression ;
o créer un réseau européen interuniversitaire ;
o signer la pétition « appel par anticipation à la démission de Claude Allègre de son nouveau poste de ministre »;  (www.jussieu.ras.eu.org/allegre) ;
o participer aux « Quartiers d’été de l’Université » en  organisant des actions à l’occasion des événements marquants de l’été (festivals, étapes du Tour de France, plages…).

Infos pratiques 11ème CNU

Bonjour à tous,

Nous vous rappelons les informations pratiques pour venir à Paris 13, sur le campus de Villetaneuse. L’accueil aura lieu de 9h à 10h.

Si vous arrivez à Paris par une des gares suivantes, dans tous les cas, prendre un billet à une des bornes automatiques Transilien ou à un guichet, à destination de la gare d’Epinay-Villetaneuse. Aux bornes d’achat automatiques Transilien, chercher « Epinay-Villetaneuse » et non pas « Villetaneuse » seul.

? Gare du Nord : empruntez le train de banlieue (voir plus bas)
? Gare Saint-Lazare : rejoignez la Gare du Nord par le RER E.
? Gare Montparnasse : rejoignez la Gare du Nord par le métro 4 (direction Porte de Clignancourt).
? Gare d’Austerlitz : rejoignez la Gare du Nord par le métro 5 (direction Bobigny-Pablo Picasso)
? Gare de Lyon : Acheter un ticket pour la Gare d’Epinay-Villetaneuse aux bornes automatiques Trainsilien. Prendre le RER D en direction de Villiers-le-Bel, Goussainville ou Orry-La-Ville. Vérifier sur la quai que le train s’arrête bien à Saint-Denis. Descendre en gare de Saint-Denis et changez de quai pour prendre un train en direction de Ermont-Eaubonne, Luzarches, Persan-Beaumont ou Valmondois. Descendre à Epinay-Villetaneuse.
? Gare de l’Est : rejoignez la Gare du Nord, soit par le métro 4 (direction Porte de Clignancourt), métro 5 (direction Bobigny-Pablo Picasso).

A partir de la Gare du Nord :
Le train de banlieue Transilien se prend au fond de la grande verrière à droite de la Gare du Nord quand on lui fait face. Les quais sont en surface (niveau de la rue, sans escalier), ne pas confondre avec les RER qui sont sous-terrain.
Au fond de la verrière, passer les portiques et prendre un train en direction de Ermont-Eaubonne, Luzarches, Persan-Beaumont ou Valmondois. Consulter les affichages sur les quais pour être certain d’emprunter un train passant à Epinay-Villetaneuse.

Arrivé à Epinay-Villetaneuse, sortez de la gare par le côté Villetaneuse (comme à peu près tout le monde). Sorti de la gare, emprunter les bus 156 ou 356 qui se trouvent juste à la sortie de la gare à droite (nouveau ticket à prendre dans le bus).
De ce côté de la rue, tous les bus passent par l’Université, il n’y a pas de problème de direction. Descendre à l’arrêt Université Paris 13.

La CNU se tiendra à l’étage du bâtiment d’entrée de l’Université, Amphi I. Suivre le fléchage mis en place.

Le comité d’organisation de la 11ème Coordination Nationale des Universités

CNU 11 : délégations + hébergement + répression

Cher.e.s collègues

Un petit mail de précision sur l’organisation pratique de la 11ème CNU à Paris XIII, et la collecte d’informations que nous réalisons.

Concernant les délégations, nous vous rappelons qu’il serait bien de nous communiquer les noms des mandatés le plus rapidement possible après vos AGs, afin de faciliter le traitement des listes par notre comité d’organisation. Nous vous remercions aussi de préciser pour chaque mandaté son statut (EC, Biatoss, doctorant, étudiant…) et vous encourageons comme pour les dernières CNU à ce que vos délégations comprennent au moins trois représentants du personnel.
Enfin, je vous rappelle que des possibilités d’hébergement « chez l’habitant » existent, n’hésitez pas à nous préciser si vous désirez en profiter soit la veille (mardi 02) soit le soir (mercredi 03) de la CNU.

Concernant l’état des lieux de la répression, nous vous remercions de bien vouloir focaliser sur l’actualité, c’est-à-dire sur les répressions qui sont intervenues depuis la 10ème CNU. Concernant les points déjà mentionnés sur le bilan réalisé au moment de la 10ème CNU, une simple actualisation suffit (toujours d’actualité ou résolu, et si résolu merci de nous indiquer de quelle façon : intervention syndicale ou du comité de mobilisation, etc.).

Merci pour toutes ces informations et à mercredi pour la 11ème CNU.

Solidairement
Pour le comité d’organisation.

4ème coordination nationale des personnels BIATOSS : 6 Juin à la Sorbonne

La 4ème coordination nationale des personnels BIATOSS et ITA se tiendra samedi 6 juin 2009 en Sorbonne (Paris 4)
La salle sera précisée ultérieurement.
Merci de confirmer votre présence en envoyant un courriel à :
svbiatoss@gmail.com

Universités : pourquoi le mouvement des universités ne s’arrêtera pas !!

(communiqué des porte-parole de la 10ème CNU)
Pourquoi le mouvement des universités ne s’arrêtera pas
Alors que la fin de l’année universitaire approche, le mouvement de grève des universités entre dans son quatrième mois. Devant ce mouvement historique, le gouvernement persiste dans son refus de tout dialogue et de toute concertation. Pire, il a multiplié jusqu’au bout les provocations et les passages en force sur des projets unanimement rejetés par l’ensemble de la communauté universitaire.
La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et celui de l’éducation nationale, Valérie Pécresse et Xavier Darcos, ont orchestré ces dernières semaines une campagne systématique de désinformation, de dénigrement et de diffamation contre notre mouvement. Ils ont cherché, au mépris de toute évidence, à faire croire à la démobilisation des universitaires et au retour à la normale. Ils ont stigmatisé les enseignants et les étudiants en lutte, les faisant passer pour une minorité d’irresponsables. Ils ont tenté par tous les moyens d’opposer entre elles les différentes composantes de notre communauté, de dresser les étudiants contre les enseignants, les enseignants contre les personnels administratifs et techniques, les étudiants contre les étudiants. Ces ministres déconsidérés sont responsables de la plus grave crise qu’ait connue l’université française.
La communauté universitaire ensemble a décidé que les étudiants ne paieraient pas par la perte de leur année l’irresponsabilité ministérielle. Cela n’entame en rien notre unité ni notre détermination à combattre la politique inacceptable de ce gouvernement. Depuis le 2 février et parfois même plus tôt encore, c’est l’ensemble de la communauté universitaire, toutes tendances, toutes sensibilités et toutes catégories confondues qui est entrée en lutte pour défendre ce bien commun qui nous est cher, le service public d’enseignement et de recherche. Le gouvernement qui s’y attaque n’en a pas fini avec nous !
La loi LRU et le pacte pour la recherche appliquent à l’université et à la recherche les principes et les méthodes de l’entreprise privée. La « gouvernance » autoritaire remplace la collégialité et le fonctionnement démocratique. La mainmise des financements privés menace les libertés académiques, l’indépendance et la qualité de la recherche. La généralisation de la précarité et les externalisations de services aggravent les conditions de travail, en particulier pour les personnels de bibliothèques, administratifs et techniques. Les suppressions de postes, le désengagement financier de l’État et la mise en concurrence des établissements préparent une université paupérisée aux diplômes dévalorisés.
C’est un système profondément inégalitaire qui se met en place, où seuls les étudiants qui auront les moyens de payer des droits d’inscriptions importants pour accéder aux établissements les plus prestigieux pourront espérer un enseignement de qualité. En même temps, la réforme du recrutement des enseignants du primaire et du secondaire organise une dégradation catastrophique de leur formation avec un objectif purement budgétaire de réduction des coûts.
C’est cette logique que la communauté universitaire refuse. C’est pour cela que nous demandons que les textes dans lesquels elle s’incarne soient retirés, à commencer par la loi LRU et ses décrets d’applications. C’est à cette seule condition que pourrait se mettre en place un réel débat sur l’avenir du système d’enseignement supérieur et de recherche.
À travers l’université et la recherche, c’est toute la société qui est attaquée. C’est le principe même de l’égalité d’accès aux savoirs qui est menacé. Mais la politique universitaire du gouvernement s’inscrit aussi dans un cadre plus large, celui d’une attaque générale contre l’ensemble des services publics. La loi Bachelot applique à l’hôpital public les mêmes principes de rentabilité que la LRU à l’université. La Révision Générale des Politiques Publiques organise la suppression massive de postes de fonctionnaires, et la loi de mobilité prépare la possibilité de leur licenciement. Alors que la crise économique rend nos missions plus dures et plus indispensables que jamais et exige une politique ambitieuse de l’emploi public, c’est au contraire un projet global qui se met en place à travers la destruction systématique des services publics, celui d’une société plus injuste, plus brutale et plus inégalitaire.
Une attaque contre toute la société
Le savoir n’est pas une marchandise, l’université n’est pas une entreprise !
Parce que nous sommes face à un gouvernement qui a montré qu’il ne connaît et ne comprend que le rapport de force, notre détermination ne faiblira pas.
Parce que les enjeux de la bataille des universités dépassent largement les intérêts des seuls universitaires, nous continuerons à nous adresser à nos collègues de la fonction publique et, au-delà, à toute la société, pour, ensemble, construire une université de demain réellement publique, ouverte et démocratique.
Les porte-parole de la Coordination Nationale des Universités • Contact : porte-parole@cnu.lautre.net

CNU_25mai.pdf

IMPORTANT : 11ème CNU

La 11ème Coordination Nationale des Universités aura lieu à Paris 13, campus de Villetaneuse le 3 juin à 10h (accueil de 9h à 10h) et nous avons évidemment besoin de votre collaboration pour son bon déroulement.

Délégations:
Les délégations désignées par vos AG (5 personnes maximum) doivent nous faire savoir leur venue en écrivant à delegues@cnu11.org . Nous vous invitons à indiquer les catégories des mandatés.
Cette adresse sert également à recueillir les demandes d’hébergement en région parisienne.

Motions:
Nous accueillons toutes vos motions, propositions de motions et d’actions à l’adresse motions@cnu11.org avant samedi 19h (essayez de respecter cette limite !). Nous vous prions d’indiquer clairement en tête du message la nature de celui-ci : motion d’AG d’université, d’UFR, de conseil d’UFR, de CA, proposition personnelle, etc.

Etat de la mobilisation:
Nous comptons aussi sur vous pour établir un « état de la mobilisation ».  Merci de nous faire parvenir à l’adresse mobilisation@cnu11.org toutes les informations concernant la situation de votre établissement en renseignant les catégories suivantes établies par Marne-La-Vallée lors de la dernière CNU:
Rétention de notes
Grève
Grève perlées
Blocage
Démissions administratives
Boycott du bac
Examens normaux
Examens aménagés
Examens repoussés
Examens non tenus
Solutions adoptées de validation
Rétentions des notes du 2nd semestre
Actions locales (rondes, etc…)
Rattrapage du 2nd semestre

Nous ajoutons d’autres catégories concernant:
-les modes d’application de la LRU:
Modulation
Entretiens professionnels
Mise en place des compétences élargies
etc…
Merci de préciser si des résistances locales contre ces nouvelles procédures se sont mises en place.

-les consultations/ referendum sur les réformes en cours que certaines universités ont mis en place:
Questions posées, résultats, participation, modalités d’organisation…

Répression:

Nous établissons une synthèse des actes de répression que personnels et étudiants mobilisés ont pu subir, qu’ils soient de nature policière, administrative ou hierarchique. Faites-nous parvenir les informations les plus précises possibles à l’adresse repression@cnu11.org

Enfin, nous attendons vos propositions indviduelles et collectives sur la suite du mouvement.

Bien cordialement,
pour le comité d’organisation de la 11ème Coordination Nationale des Universités.

Communiqué des porte-parole de la 10e CNU, 26 mai 2009

Communiqué des porte-parole de la 10e CNU, 26 mai 2009

La communauté universitaire n’a eu cesse de le dénoncer haut et fort : ce gouvernement ne négocie pas, il ne fait aucune concession de fond, il se contente de faire croire et d’annoncer qu’il le fait !

Pour preuve le dernier acte de mépris du gouvernement, à la fois envers les acteurs de l’éducation nationale et envers les commissions qu’il nomme lui-même. Alors que les ministères concernés annoncent un prétendu report d’un an de la réforme sur la formation des maîtres (dite « mastérisation »), qui ne modifie d’ailleurs en rien son contenu aux conséquences désastreuses pour le futur de nos enfants et de notre société, alors que les deux ministères annoncent la création d’une commission nationale de concertation (dite « Marois-Filâtre ») devant rendre ses conclusions au 15 juillet, le gouvernement planifie au 27 mai, à la prochaine séance du Comité Technique Paritaire du Ministère de l’Education nationale (CTPMEN), le passage de sept décrets réglementaires relatifs à la mastérisation.

Après la loi LRU promulguée en Août 2007 et les décrets (modifiant le statut des enseignants-chercheurs, instaurant le contrat doctoral unique, sur le comité national des universités, sur l’accord France-Vatican) publiés au Journal Officiel pendant les vacances de printemps 2009, en pleine contestation universitaire, de nouveau le gouvernement profite des jours fériés de mai pour annoncer que les décrets sur la mastérisation existent et qu’ils seront présentés dans la foulée pour validation. Pourquoi le gouvernement estime-t-il tous ces passages en force nécessaires si cette loi et ces décrets se font en concertation et en accord avec la communauté universitaire, comme il aime à le clamer ?

La Coordination Nationale des Universités dénonce, encore une fois, ce manquement à l’éthique du gouvernement et appelle le peuple de France à s’informer sur la future école de ses enfants, suite à ces réformes imposées de force et que la communauté universitaire refuse de mettre en place en l’état.

Les porte-parole de la 10e CNU.

Communiqué CNU sur la masterisation

Voici le communiqué des porte-paroles de la 10ème CNU sur les décrets relatifs à la masterisation qui seront examinés demain au  CTPMEN.

Les porte-parole.

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La communauté universitaire n’a eu cesse de le dénoncer haut et fort: ce gouvernement ne négocie pas, il ne fait aucune concession de fond, il se contente de faire croire et d’annoncer qu’il le fait!

Pour preuve le dernier acte de mépris du gouvernement, à la fois envers les acteurs de l’éducation nationale et envers les commissions qu’il nomme lui-même. Alors que les ministères concernés annoncent un prétendu report d’un an de la réforme sur la formation des maîtres (dite « mastérisation »), qui ne modifie d’ailleurs en rien son contenu aux conséquences désastreuses pour le futur de nos enfants et de notre société, alors que les deux ministères annoncent la création d’une commission nationale de concertation (dite « Marois-Filâtre ») devant rendre ses conclusions au 15 juillet, le gouvernement planifie au 27 mai, à la prochaine séance du Comité Technique Paritaire du Ministère de l’Education nationale (CTPMEN), le passage de sept décrets réglementaires relatifs à la mastérisation.

Après la loi LRU promulguée en Août 2007 et les décrets (modifiant le statut des enseignants-chercheurs, instaurant le contrat doctoral unique, sur le comité national des universités, sur l’accord France-Vatican) publiés au Journal Officiel pendant les vacances de printemps 2009, en pleine contestation universitaire, de nouveau le gouvernement profite des jours fériés de mai pour annoncer que les décrets sur la mastérisation existent et qu’ils seront présentés dans la foulée pour validation. Pourquoi le gouvernement estime-t-il tous ces passages en force nécessaires si cette loi et ces décrets se font en concertation et en accord avec la communauté universitaire, comme il aime à le clamer?

La Coordination Nationale des Universités dénonce, encore une fois, ce manquement à l’éthique du gouvernement et appelle le peuple de France à s’informer sur la future école de ses enfants, suite à ces réformes imposées de force et que la communauté universitaire refuse de mettre en place en l’état.

Les porte-parole de la 10e CNU.

26 mai 2009.

Communiqué de la 3ème coordination nationale BIATOSS et ITA

La coordination nationale des personnels BIATOSS et ITA réunie samedi 16 mai 2009 à l’Université Paris 10 (Nanterre) déplore qu’après plus de 3 mois de mobilisation, aucune de ses revendications n’ait été entendue et qu’aucun dialogue avec l’ensemble de la communauté universitaire n’ait été ouvert par Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle s’inquiète notamment des conséquences de ce refus du dialogue sur la validation de l’année universitaire des étudiants. Elle condamne également les pressions exercées sur les membres grévistes de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, chercheurs, étudiants/es, BIATOSS/ITA).

Alors que commence la nouvelle campagne d’entretiens professionnels pour une partie des personnels BIATOSS et ITA, la 3ème coordination nationale des personnels BIATOSS et ITA réaffirme son refus que la rémunération (à travers les primes) et les perspectives de carrière des agents soient liées à un entretien d’évaluation arbitraire. Un service public de qualité ne peut être garanti s’il est accompagné d’une mise en concurrence salariale des agents.

En conséquence, elle demande le retrait du décret 2007-1365 (NOR : BCFF0761150D) concernant les fonctionnaires d’Etat, décret qui établit les bases d’un « entretien professionnel » en lien avec les choix d’avancement et de promotion décidés par l’administration, et la modulation du régime indemnitaire. Elle appelle l’ensemble de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, chercheurs, étudiants/es, BIATOSS/ITA) à signer la pétition demandant le retrait de ce décret :

http://www.jussieu.ras.eu.org/entretiens/

En effet, la mise en place de cette évaluation s’inscrit dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (R.G.P.P.) via la loi sur les Libertés et Responsabilités des Universités (L.R.U.).

La 3eme coordination nationale BIATOSS et ITA rappelle donc ses exigences :
– l’abrogation de la RGPP, du Pacte Recherche et de la loi LRU qui mettent en place l’arbitraire, la précarité (CDD et CDI prévus)
– le retrait du projet de « loi sur la mobilité » des fonctionnaires
– le maintien de la fonction publique d’état
– l’alignement des droits des personnels non-titulaires sur les droits des titulaires (congés, primes, ancienneté, grilles de salaires, évolution de carrières, etc.) dans l’attente d’une intégration des personnels contractuels sur des emplois statutaires d’Etat,
– le maintien et la restitution de tous les postes dont BIATOSS et ITA supprimés au budget 2009 et l’annulation de toutes les suppressions prévues aux budgets 2010/2011 avec la mise en place d’un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires de la fonction publique d’Etat pour toutes les catégories de personnels;
– la fin du processus d’externalisation des tâches administratives et techniques qui menace les personnels BIATOSS et ITA.
– la reconnaissance pour ces personnels de leurs qualifications et l’abandon de l’évaluation individuelle basée sur la performance et le résultat, contre l’individualisation des salaires et des carrières,
– l’intégration des personnels précaires sur des emplois statutaires d’Etat (et notamment contre les CDD et les vacations à répétition),
– l’augmentation uniforme de 300 euros des salaires, aucun salaire en dessous de 1500 euros net
– le retrait des mesures qui visent à la suppression de la filière « bibliothèques »
– la fin du démantèlement des EPST et des UMR (unité mixte de recherche)
– le maintien de l’action sociale en direction de tous les personnels.

Elle rappelle également son soutien aux revendications de l’intersyndicale de l’administration centrale :
– Abrogation du décret de restructuration de l’administration centrale du MESR
– Abrogation de l’arrêté de création du pôle de contractualisation
– Maintien d’une direction de l’évaluation et de la prospective indépendante
– Arrêt du démantèlement de l’administration centrale des MESR/MEN et maintien des missions des postes.

En conséquence, la coordination nationale BIATOSS / ITA appelle à poursuivre la mobilisation en cours dans les universités pendant l’été et à la rentrée universitaire en participant activement aux initiatives proposées par la CNU, et notamment la tenue d’une Université en lutte d’été.

Calendrier
La coordination nationale invite de nouveau les personnels BIATOSS et ITA à participer aux actions proposées par la CNU, et notamment :

Mardi 26 mai :
– Manifestation interprofessionnelle (départ spécifique pour l’Enseignement supérieur et la Recherche) : Une demande est faite par la coordination BIATOSS – ITA pour que les BIATOSS et ITA soient en tête du cortège Enseignement supérieur et recherche.
Une Assemblée Générale Bibliothèques est proposée le matin à la Bibliothèque nationale de France (Site François Mitterrand) (à confirmer).

Mercredi 3 juin : 11e CNU à Paris 13.

Prochaine coordination nationale BIATOSS –ITA : Samedi 6 juin 2009 (lieu à confirmer)

Pour en savoir plus : http://biatossenlutte.wordpress.com/

Communiqué de la CNU : réponse à François Fillon

Communiqué de presse coordination nationale des universités

Dans une interview parue jeudi dans le Figaro, François Fillon annonce la politique de son gouvernement en déclarant que «nous ne bougerons plus ».
C’est, hélas, avec la déclaration de Nicolas Sarkozy affirmant qu’il ne reviendrait jamais sur la loi LRU, un très bon résumé de l’attitude de ses ministres depuis le début de la crise des universités.
Alors que depuis un an et demi, la communauté universitaire dans son ensemble multiplie les signaux pour alerter le gouvernement, alors qu’un mouvement de grève historique qui dure depuis trois mois a montré l’opposition unanime de
toutes les composantes de la communauté universitaire à sa politique, le gouvernement ne bouge pas, n’écoute pas et ne discute pas, sinon plus multiplier les manœuvres dilatoires, les faux semblants de négociations et les provocations.
Une fois de plus, François Fillon, après Valérie Pecresse et Xavier Darcos n’a comme arguments que le bluff, la menace et la provocation. À la communauté universitaire unanime, François Fillon répond par la menace des CRS. Aux étudiants inquiets pour leur année, il répond par le bluff en affirmant qu’il fera passer les examens à l’extérieur des universités. La Coordination Nationale des Universités est curieuse de savoir si monsieur Fillon envisage de rédiger lui-même des sujets d’examens, de surveiller et de corriger les épreuves, d’assurer le suivi et la saisie des dossiers et sur quel programme il envisage d’évaluer les étudiants alors que la grève est toujours très majoritaire chez les enseignants chercheurs et les personnels administratifs et qu’un semestre de cours entier n’a pu avoir lieux du fait de l’obstination de son gouvernement. Au contraire, la Coordination Nationale des Universités a affirmé qu’elle prendrait toutes ses responsabilités pour que les étudiants ne payent pas la note d’une crise grave dont le gouvernement porte l’entière responsabilité : les étudiants doivent pouvoir continuer leurs études et doivent pouvoir valider leurs acquis.
Enfin, le premier ministre, en affirmant que la mobilisation ne concernerait que 6 universités tente une foi de plus de nier, au mépris de toute réalité, l’ampleur de la mobilisation. La 10ème coordination des universités, réunie mercredi à Marne la Vallée comptait plus d’une soixantaine de délégations. La grande majorité des universités, départements, UFR, composantes, sont toujours en grève totale ou partielle et un partie importante bloquée.
Nous attirons l’attention de Monsieur Fillon sur la parution récente, soulignée entre autre par le Canard Enchainé de cette semaine, d’un excellent ouvrage intitulé « Le grand trucage, comment le pouvoir manipule les statistiques ». Il nous semble tout à fait révélateur de la manière dont il traite les chiffres et la réalité et du mépris profond dans lequel il tient ses auditeurs en général, la communauté universitaire en particulier.
Les porte-parole de CNU
porte-parole@cnu.lautre.net

Textes et motions de la 10ème CNU

Veuillez trouver ci-dessous l’ensemble des textes votés aujourd’hui’hui, 13 mai 2009, par la 10e Coordination Nationale des Universités.

*Communiqué à la presse de la 10ème Coordination nationale des Universités*
• Alors que Valérie Pecresse et Xavier Darcos continuent en vain à chercher les signes d’un affaiblissement du mouvement dans les universités, la prise de position des 7 présidents d’université signataires de la lettre parue dans *Le Monde* ce jour fait voler en éclat le mensonge de la communication gouvernementale. Ces 7 présidents d’université prennent acte de la situation inouïe dans laquelle se trouvent les universités françaises en demandant un moratoire sur toutes les réformes en cours.
• Cependant, aujourd’hui 13 mai 2009, la 10ème CNU réaffirme pour sa part la position qu’elle défend depuis le début du mouvement, et qui est plus que jamais d’actualité : le retrait pur et simple, nécessaire pour rétablir les conditions d’un dialogue aujourd’hui totalement rompu entre la communauté universitaire et le gouvernement.

*MOTIONS DE LA 10ème COORDINATION NATIONALE DES UNIVERSITES*
*13 mai 2009, Marne-la-Vallée*

*Motion 1 : Déclaration politique de la 10e Coordination Nationale des Universités*

1. Les 250 délégués représentant 57 établissements réunis le 13 mai 2009 à l’université de Marne-La-Vallée pour la dixième réunion de la Coordination Nationale des Universités restent mobilisés et déterminés, comme l’ensemble de la communauté qu’ils représentent, à poursuivre le mouvement de contestation contre le démantèlement systématique du service public et laïc de l’enseignement supérieur et de la recherche. Après plus de trois mois de lutte, notre colère et notre volonté de mettre un coup d’arrêt aux attaques dont nous sommes la cible restent intactes.
La CNU a bien pris conscience que toutes les attaques portées contre l’Université et la Recherche sont le fait d’une politique plus générale impulsée par l’Union Européenne à travers le processus de Bologne et en s’appuyant sur les recommandations de l’OCDE ; elle engage tous les secteurs à lutter contre ces politiques visant à détruire les services publics.

2. Le gouvernement a toujours répondu à nos revendications par une volonté de briser notre mouvement de contestation. Après les mensonges, le mépris et les provocations, les manœuvres gouvernementales des dernières semaines se sont faites plus intenses et plus violentes : d’une part en orchestrant une campagne de diffamation et d’autre part en criminalisant notre lutte par des propositions de lois iniques remettant en cause le droit de grève. Face à un gouvernement qui ne veut décidément pas nous entendre, la Coordination Nationale des Universités réaffirme qu’en l’absence de tout dialogue et alors que ne sont organisés que des simulacres de négociations, ni la répression, ni la désinformation, ni les vacances ne feront cesser un mouvement de grève sans précédent dans les universités et la recherche françaises.

3. De ce fait, nos revendications restent inchangées car elles sont, plus encore que légitimes,  nécessaires à la sauvegarde de l’éducation, de la recherche et des valeurs démocratiques, laïques et de service public que nous défendons. C’est pourquoi plus que jamais nous demandons l’abrogation de la LRU et du Pacte pour la Recherche, le retrait des décrets relatifs au statut des enseignants chercheurs, à la masterisation et au contrat doctoral unique, mais également la mise en place d’un plan pluriannuel d’emplois de titulaires, la sauvegarde du statut des personnels BIATOSS et ITA (pas de salaire en dessous de 1500€ nets, titularisation des contrats précaires, arrêt de l’externalisation et réintégration des services externalisés en emplois statutaires au sein des universités). La CNU se prononce contre l’augmentation des frais d’inscription.**

4. Les attaques que nous subissons ne sont pas isolées car c’est l’ensemble des services publics et de ses missions qui sont gravement attaqués et menacés. De la maternelle à l’université, dans la recherche, à l’hôpital, l’énergie, la poste etc. le gouvernement ne propose que le projet d’une société de profits, fondée sur la concurrence entre les individus, qui ne garantit plus les conditions d’un accès égal à l’éducation, la santé, etc. qui creuse les inégalités et aggrave la précarité. Elle condamne le projet de loi de mobilité dans la fonction publique, qui est emblématique de cette politique.* *

La Coordination Nationale des Universités, après la convergence réussie le 28 avril, appelle à renouveler cette initiative et à manifester massivement le 14 mai aux côtés du secteur de la Santé. Face à ce faisceau cohérent de contre-réformes, nous devons favoriser l’unité des luttes à tous les niveaux et continuer à défendre avec obstination toutes nos revendications.
La CNU condamne enfin les accords entre l’Etat français et le Vatican qui menacent le principe de laïcité et le monopole d’Etat de la collation des grades.
Elle appelle à faire du 26 mai une journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestation.

Motion 2 : Validation du semestre : les étudiants ne paieront pas la note laissée par deux ministres irresponsables !
La Coordination Nationale des Universités constate que, contrairement aux allégations de Valérie Pécresse, les examens ne peuvent tout simplement pas avoir lieu dans de très nombreuses universités de France. Il s’agit là d’un constat : alors que le semestre est terminé ou en passe de l’être, plusieurs centaines de milliers d’étudiants n’ont assisté à aucun cours, des centaines
de milliers d’autres ont vu leur semestre fortement amputé, du fait de l’attentisme gouvernemental. Un examen ne se décrète pas : il constitue l’évaluation d’un enseignement effectivement réalisé. Comment évaluer des étudiants qui n’ont pas reçu le moindre cours ? Quelle triste comédie Valérie Pécresse veut-elle faire jouer aux étudiants et à leurs enseignants ?
La CNU dénonce la responsabilité écrasante de Valérie Pécresse et de Xavier Darcos dans cet immense gâchis. Le gouvernement a d’abord tablé sur des annonces lénifiantes, puis sur les vacances de printemps et sur la fin de l’année universitaire pour tenter de rendre invisible la contestation pourtant unanime de sa politique. Il a refusé d’entendre les revendications et de discuter avec la communauté universitaire, rassemblée contre ses projets de destruction du service public de l’éducation et de la recherche. Il n’a pas fait la moindre proposition pour améliorer, ou au moins pour préserver, les conditions de vie des étudiants en cette période de récession. Il a choisi le passage en force pendant les vacances de printemps pour imposer brutalement les décrets pourtant rejetés massivement
Valérie Pécresse a utilisé les examens comme une arme, en faisant prendre un risque maximum aux étudiants. Maintenant que les résultats de cette politique du pire apparaissent au grand jour, elle feint de s’inquiéter de l’incendie qu’elle a elle-même allumé puis entretenu. Ses seules armes sont la menace, la répression, la stigmatisation des enseignants, des personnels
et des étudiants qui refusent les parodies d’examen.

Le monde universitaire ne tombera pas dans le piège de Valérie Pécresse : il refuse que les diplômes soient bradés lors de simulacres d’examens, mais il refuse aussi que les étudiants payent la note de la politique ministérielle.
La CNU déplore que, depuis plus de quatorze semaines, la ministre ne se soit pas inquiétée de la non-tenue des enseignements et de la non-transmission des connaissances. La CNU prend acte que dans de nombreux établissements, il est strictement impossible de respecter pour les examens les cadres posés par le code de l’éducation (article L613-1) et les modalités de contrôle des connaissances prévues dans les différentes maquettes de diplôme. C’est pourquoi la CNU réitère son appel à ne pas tenir
les examens. Elle appelle donc à ce que le semestre soit validé selon des modes adaptés au mieux aux situations locales ; elle soutient toutes les solutions susceptibles de protéger l’avenir des étudiants et de leur permettre la poursuite de leurs études, y compris la neutralisation du semestre et la validation universelle. En conséquence, la Coordination nationale des universités exprime son soutien plein et entier à tous les personnels Biatoss qui refuseront d’organiser les examens.

Face à un gouvernement pyromane, provocateur et irresponsable, la communauté universitaire assume ses responsabilités. Responsabilité historique face aux attaques d’une brutalité  inédite contre l’université ; responsabilité pédagogique vis à vis des étudiants. La Coordination Nationale des Universités refuse d’abdiquer l’une ou l’autre de ces deux responsabilités :
la communauté universitaire ne cédera pas à la politique de casse du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche ; elle ne s’associera pas à la pénalisation des étudiants organisée par le ministère mais continuera à se battre pour de meilleures conditions d’étude pour tous et l’excellence démocratique de la transmission des connaissances.

Motion 3 : Du conclave Marois-Filâtre aux caves du Vatican
Fermement opposés à la marche progressive mais assurée vers la fin de la fonction publique d’Etat dans l’Education Nationale, nous demandons, une fois encore, solennellement aux ministres que :
–         soit retiré le projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré
–         soit reconduit dans son intégralité le dispositif actuel pour l’année 2009-2010, y compris la titularisation sans exigence de Master
–         soit abrogé le décret sur l’accord France-Vatican du 16 avril 2009

Nous demandons tout aussi solennellement aux directions des syndicats de l’Education nationale et des syndicats étudiants de cesser de participer aux groupes de travail de la commission Marois-Filâtre tant que ces trois conditions ne seront pas remplies.

Motion 4 : « Refusons les entretiens professionnels »
Le décret 2007-1365 (NOR :BCFF0761150D) concernant les fonctionnaires d’Etat établit les bases d’un « entretien professionnel » et son lien avec les choix d’avancement et de promotion décidés par l’administration. L’évaluation devient l’élément central de la carrière de l’agent et la partie variable de sa rémunération (les primes) sera exclusivement liée à cette évaluation.
La 10e CNU réunie le 13 mai 2009 refuse la mise en place des entretiens professionnels au sein des établissements d’enseignement supérieur et de recherche et le retrait de ce décret. Elle soutient les personnels BIATOSS/ITA qui refusent que leurs rémunérations et perspectives de carrière soient tributaires d’un entretien d’évaluation arbitraire. Elle appelle l’ensemble de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, chercheurs, étudiants/es, BIATOSS/ITA à s’emparer de cette revendication et à mener toute action propre à empêcher la tenue des entretiens. Elle souhaite l’extension de cette revendication à toutes les fonctions publiques pour aboutir à l’abrogation de ce dispositif législatif d’évaluation.

Par ailleurs, la CNU réaffirme son soutien à la plateforme des revendications de la coordination nationale des BIATOSS/ITA.

* *
ACTIONS PROPOSEES PAR LA 10e CNU
* *
• Pétitions et motions
–         Motions (des comités de selection, des sections du CNU… ; appel à faire voter par les CA de toutes les universités des motions stipulant que la modulation des services ne sera pas mise en place non plus que les entretiens professionnels pour les personnels Biatoss).
• Elections européennes
–         Appel à s’emparer par différentes formes du contexte des élections européennes (signer la lettre ouverte aux formations politiques, débats avec les candidats…)
• Grève et obstruction administratives :
–    Blocage des notes de tous les concours CRPE
–    démission des responsabilités administrative, rétention des notes du premier et du second semestre et non-tenue des jurys, refus de surveiller les épreuves d’examen
–    adresse aux CEVU pour qu’ils refusent de faire remonter les plans quadriennaux et aux CA pour qu’ils refusent le passage aux compétences élargies
–         Boycott des jurys du bac
–         Refus des heures complémentaires à la rentrée
–         Dépôt de recours gracieux contre les décrets parus
• Actions tournées vers le grand public
–         Universités d’été
–    Campagne de tractage et d’affichage de la CNU
–         Mise en place de dispositifs d’accueil et d’information pour les nouveaux étudiants à la rentrée
–         Marathon des cours.

• Appels divers
–    Ronde intempestive
–    Meeting unitaire à la Sorbonne pour demander aux huit organisations syndicales de porter nos revendications
–    Refus de mentionner le nom de son université dans les publications scientifiques

*CALENDRIER*

Jeudi 14 mai : journée nationale Education-Hôpitaux : 3 rendez-vous sur Paris
–         11h30 Montparnasse (tractage)
–         12h : Ronde intempestive à la BNF
–         14h RDV Jussieu – Manifestation Enseignement Supérieur / Recherche (trajet vers Sèvres-Babylone)

samedi 16 mai :
– printemps des luttes à Stalingrad (Paris) de 11h à 16h
– Ronde des Obstinés : RDV à 17h dans la Cour carrée du Louvre pour parler de la Ronde à partir du 1er juin
– Ronde des Obstinés s’invite à la Nuit des Musées : RDV 19h autour de la Pyramide du Louvre.
– Coordination nationale des Biatoss (Nanterre, 9h)

18-19 mai : *« G7 des Universités » (contre-sommet du G 8 à Turin) : délégation mandatée par la CNU**

mercredi 20 mai *: journée d’actions locales avec actions « surprises »**

21-24 mai : *Marche des obstinés de Chartres à Paris**

mardi 26 mai :
– Appel à la grève interprofessionnelle. Manifestation (départ spécifique pour l’Université et la Recherche)
– Marche sonore pour la défense de l’Ecole (Paris). Depart à 18h dans les arrondissements ; convergence à 20h place de Stalingrad.

Lundi 1er juin : Ultimatum de la Ronde infinie des obstinées. 7 jours et 7 nuits de Ronde, jusqu’aux élections européennes.

Mercredi 3 juin : 11e CNU à Paris 13.

4 juin : Marche de tous les savoirs (Paris et province)

(Voir aussi les vidéos de la 10ème CNU :http://sorbonneengreve.revolublog.com/article-74902-465901-rue89-en-direct-de-la-xeme-cnu.html)

Ordre du jour de la 10ème CNU

Dixième CNU : ordre du jour

10h Accueil des délégués

10h30-10h45 Introduction des débats
Le mot de la tribune
Rapport des porte-paroles
Synthèses : mobilisation, répression

10h45-12h Débat et vote sur les examens et la validation du semestre

12h-13h30 Débat général : perspectives politiques et propositions d’actions

13h30-14h30 : déjeuner / rédaction du texte de synthèse

14h30 – 15h30 : Vote du texte de synthèse (et des motions éventuelles)

15h30-17h : débat et vote du calendrier
élections des porte-paroles
choix du lieu et de la date de la CNU11

18h point presse

« Pourquoi un tel déferlement de hargne pour un mouvement qu’ils jugeaient marginal et finissant ? » (communiqué de la CNU)

10ème réunion de la Coordination Nationale des Universités à Marne la Vallée mercredi 13 mai
La 10ème Coordination nationale des universités se réunira demain à l’université de Marne la Vallée à partir de 10 heures. Malgré une campagne de dénigrement et de diffamation d’une violence inouïe orchestrée par l’UMP, l’UNI et complaisamment relayée par une grande partie des principaux médias, le mouvement des universités ne faiblit pas et n’entend pas céder aux chantages multiples qui sont, comme depuis plus de trois mois, la seule réponse du gouvernement.
La ministre sort les grands moyens en menaçant de prélèvements sur salaires le très grand nombre de collègues investis dans le mouvement universitaire contre ses réformes désastreuses. Xavier Darcos, dont on se demande bien à quel titre il intervient sur la question des diplômes universitaires, menace directement les étudiants de les priver de diplôme et d’année tout cours, alors que l’obstination de son propre gouvernement a déjà privés de cours pendant un semestre.
Pourquoi tant de peine, un tel déferlement de hargne et de mépris pour un mouvement qu’ils prétendaient marginal et finissant il y a quelques jours encore ?

La réunion de la 10ème Coordination Nationale des Universités montrera une fois de plus au gouvernement qu’il est devant un mouvement profond qui ne craint ni ses coups de force, ni ses chantages à la mauvaise conscience et qui ne croit rien de ses postures de compassion à l’égard des étudiants dont il s’acharne à précariser et détruire les emplois futurs.
Elle marquera la vigueur et la détermination de ce puissant mouvement universitaire divers, pacifique et décidé à défendre le service public d’enseignement supérieur et de la recherche, à préserver le cadre national et la qualité des diplômes et maintenir l’emploi public contre une ministre qui, en pleine période d’accroissement dramatique du chômage, contribue directement à la
destruction des milliers de débouchés professionnels pour la jeunesse.
La lutte que nous menons contre la casse du service public de l’enseignement supérieur s’inscrit dans une lutte globale contre la casse des services publics et de l’emploi. Nous appelons de ce fait à construire des convergences pour le 14 et le 26, date de mobilisation nationale.
D’ores et déjà, la Coordination Nationale des Universités appelle à se joindre à toutes les initiatives prises dans le cadre de la journée de manifestation du 14 mai, notamment à Paris :
– à l’appel de la coordination nationale des BIATOSS et ITA, journée bureaux vides, rassemblement à partir de 12 heures sur l’esplanade de la BNF,
– à l’appel de l’intersyndicale de l’enseignement supérieur, manifestation enseignement supérieur – recherche à 14 heures devant Jussieu,
– à converger à partir de ces rendez-vous avec la manifestation de la santé qui part à 11h30 de Montparnasse.

Les porte-parole de la CNU
porte-parole@cnu.lautre.net

Une seule Université en France : l’Université publique et laïque

Une seule Université en France : l’Université publique et laïque

(communiqué des porte-parole de la coordination nationale des unviersités)

La Coordination Nationale des Universités a pris connaissance de la publication au Journal officiel du 19 avril du décret n°2009-427 du 16 avril 2009 entérinant l’accord (entré en vigueur le 1er mars 2009) entre la République française et le Vatican sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur catholique (ensemble un protocole additionnel d’application), signé à Paris le 18 décembre 2008.
L’Etat français bafoue le code de l’éducation
L’alinéa premier de l’article L.613-1 du code de l’éducation, dans sa version issue de la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002, actuellement en vigueur, dispose que « L’Etat a le monopole de la collation des grades et titres universitaires ».
Un principe républicain vieux de 129 ans anéanti
Le décret du 16 avril 2009 rétablit partiellement la loi Falloux du 15 mars 1850 modifiée par celle du 12 juillet 1875. Le conseil supérieur de l’Instruction publique en votant la loi du 27 février 1880, la majorité républicaine issue des élections des 14 et 28 octobre 1877 et le ministre Jules Ferry portèrent un coup à cette loi Falloux. Conformément à la loi du 18 mars 1880, la collation des grades universitaires revenait désormais à l’Etat et à lui seul. Lors de la première séance du conseil supérieur laïcisé, Jules Ferry déclarait que l’Université devenait « un corps vivant, organisé et libre ». Ce principe républicain a été sans cesse réaffirmé depuis les 129 dernières années. Le décret du 16 avril 2009 anéantit ainsi l’un des piliers de la République française au moment même où l’ensemble de la communauté universitaire refuse les contre-réformes détruisant l’université française publique et laïque au profit de la marchandisation du savoir.

Une ratification juridiquement inacceptable
La ratification de l’accord du 18 décembre 2008 par décret est juridiquement inacceptable. Il revenait au gouvernement français de saisir le Parlement d’un projet de loi de ratification de cet accord en application de l’article 53 de la Constitution du 4 octobre 1958 et non au président de la République française de prendre un décret pour le faire entrer en vigueur.

Le champ libre au prêtre pour former les instituteurs et les professeurs de nos enfants
Ce décret est dangereux aux motifs suivants :
– il viole le principe législatif du monopole de la collation des grades universitaires par l’Etat français,
– il est une attaque contre le principe de laïcité posé par la Constitution française et défini notamment par la loi de 1905,
– il fait primer la religion sur la citoyenneté,
– il ouvre le champ libre au prêtre pour former les instituteurs et les professeurs des collèges et des lycées de nos enfants. Des universités catholiques ont déjà ouvert des masters pluridisciplinaires « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » pour la rentrée 2009. Quid du rôle des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM) ?
– il remet en question l’indépendance des savoirs et de l’objectivité scientifique.

On ment à la population française
La CNU dénonce les campagnes « d’information » menées par le président de la République française, son Premier ministre, son ministre des Affaires étrangères et les représentants du Vatican, auteurs du texte, d’une part, et les bénéficiaires (établissements et universités catholiques d’enseignement supérieur) de ce texte d’autre part, tendant à leurrer la population, en justifiant qu’il existerait des accords de reconnaissance réciproque de diplômes avec d’autres pays. La CNU rappelle la différence substantielle
entre un diplôme délivré dans un pays de l’Union européenne reconnu en France et un diplôme délivré en France par un enseignement français mais relevant d’un culte.
La CNU considère que l’on ne peut opérer une confusion entre un Etat et un culte quelconque.

Les porte-parole de la 9e CNU. 8 mai 2009.

3ème coordination nationale des BIATOSS

Samedi 16 mai 2009, la 3ème coordination nationale des personnels BIATOSS et ITA sera accueillie par l’université Paris X – Nanterre de 9H à 17 H, salle des conférences (à confirmer), bâtiment B de l’université.
Accès : RER Nanterre Université (ligne A : en venant de Paris, prendre la direction ST Germain en Laye).
Contact, inscriptions, propositions à ajouter à l’ordre du jour : biatoss@gmail.com
Pour en savoir plus : http://biatossenlutte.wordpress.com/

Déclaration de la 3e Coordination nationale des laboratoires en lutte (5 Mai)

Vous trouverez ci-après la version définitive de la déclaration de la 3e CNLL, réunie le 5 mai 2009, au Centre Pierre Mendès-France de l’Université Paris-1, ainsi que le relevé des actions décidées.

Nous remercions tous les participants à cette CNLL, qui appelle à une amplification de la mobilisation de tous les personnels de laboratoires pour défendre la sauvegarde et l’évolution des services publics de recherche et d’enseignement supérieur, pour l’intérêt général et contre les projets idéologiques du gouvernement et des directions des organismes de recherche.

Déclaration de la 3e Coordination nationale des laboratoires en lutte
Les délégués de la communauté scientifique, réunis le 5 mai 2009 au Centre Pierre Mendès-France de l’université Paris-1 pour la troisième réunion de la Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte, réaffirment leur opposition déterminée aux réformes du gouvernement imposées aux services publics d’enseignement supérieur et de recherche.
La CNLL appelle tous les personnels des laboratoires à se joindre aux actions suivantes :
– 14 mai : manifestation nationale Enseignement supérieur-Recherche (ESR) contre la précarité, en convergence avec la coordination nationale des universités (CNU) et le secteur des services publics de santé le même jour ;
– 26 mai : manifestation nationale interprofessionnelle à l’appel de huit confédérations syndicales, contre la casse des services publics. La CNLL appelle à manifester dans un cortège ESR fort et visible qui défilera indépendamment pour rejoindre ensuite le cortège interprofessionnel ;
– 10 juin : journée d’actions nationales et régionales à l’occasion de la réunion plénière du Comité national de la recherche scientifique ;
– 25 juin : organisation d’actions coordonnées pour protester contre la tenue du Conseil d’administration du CNRS, au CERN à Genève.
Mobilisée depuis des mois, la communauté scientifique a maintes fois demandé que s’engage une véritable négociation sur les nécessaires réformes de l’Université et des organismes de recherche afin de sortir du conflit.
Les réformes imposées — et d’ores et déjà appliquées — visent à démanteler les organismes de recherche suivant une logique idéologique inacceptable. La mise sous tutelle politique et financière du service public de recherche et d’enseignement supérieur et la mise en concurrence des Universités et des laboratoires sont en effet incompatibles avec leurs principes fondateurs : indépendance, liberté et collégialité.
Devant le mépris du gouvernement et des directions des organismes et leur refus persistant d’entrer dans un véritable processus de négociation avec tous les acteurs de la communauté scientifique, la Coordination nationale des laboratoires en lutte appelle solennellement tous les personnels à :
• Prendre une part active à toutes les journées d’action nationales de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et à leur préparation ;
• Soutenir l’action des Directeurs d’unités visant à défendre le rôle d’opérateur des organismes dans notre système de recherche ;
• Participer à l’ensemble des blocages et boycotts lancés pour empêcher la mise en place des réformes (conseils d’administration mettant en place ces contre-réformes dans tous les EPST, visites de l’AERES, expertises ANR…) ;
• Refuser la mise en place du fichage déguisé, l’automatisation prévisible de la gestion des ressources humaines et dénoncer les risques de discriminations que présentent les logiciels d’évaluation du personnel des EPST, et en particulier SIRHUS.

La coordination appelle solennellement les élus siégeant au Comité national de la recherche scientifique, ainsi que dans tous les Conseils scientifiques et d’administration, à s’opposer par tous les moyens aux réformes en cours. La Coordination demande notamment que les membres du Comité national défendent le retour à une évaluation collégiale et qualitative des laboratoires par le Comité national, contre les pratiques managériales, opaques et quantitatives de l’AERES.
La CNLL appelle enfin l’ensemble des citoyens à s’intéresser aux enjeux pour la société de l’enseignement supérieur, de la recherche et des services publics (éducation, santé…) et de leur devenir, afin de ne plus être dupes des actions de propagande du gouvernement.
La 4e Coordination nationale des laboratoires en lutte se tiendra en juin 2009.

10ème CNU : Mercredi à Marne la Vallée (Rappel)

Pour gagner, soyons nombreux et rassemblés à la 10e Coordination Nationale des Universités !
Mercredi 13 mai Université Marne-la-Vallée (10h – 18h)

• La 10e CNU aura lieu mercredi 13 mai à l’université de Marne-la-Vallée. Dans le contexte actuel et alors que la bataille décisive est engagée, ce rendez-vous sera déterminant pour manifester notre opposition obstinée aux réformes qui menacent le service public de l’éducation, de la maternelle à l’université. La CNU est  d’abord cela : un geste de rassemblement, une unité réaffirmée,  un lieu incontournable pour mesurer notre détermination et pour rythmer notre mobilisation par des décisions concrètes, prises en commun. La réussite de la 10e CNU se mesurera d’emblée au nombre de ses participants et au nombre des établissements représentés. Faites tourner ce message dans les AG locales, dans les réunions de collectifs et auprès de vos contacts personnels. L’université est en résistance : le 13 mai, nous allons le prouver tous ensemble !

• Pour participer dès maintenant à la 10e CNU, 4 adresses mail sont à votre disposition:
–       delegues.cnu10@gmail.com (composition des délégations. Comme lors de la précédente CNU et pour représenter au mieux la diversité de la communauté universitaire, nous suggérons la répartition suivante: 2 EC, 1 BIATOSS, 1 étudiant, 1 doctorant). Merci de nous informer le plus vite possible sur ce point.
–       mobilisation.cnu10@gmail.com (état des mobilisations dans les établissements, en quelques lignes : grèves ; blocages ; démissions ; rétentions des notes ; examens ; jurys du bac ; jurys de concours ; Rondes…Merci à chaque délégation de remplir de façon synthétique le tableau en pièce jointe).
–       motions.cnu10@gmail.com (propositions d’actions et de calendrier ; propositions de motions synthétiques, titrées, discutées et validées en AG locales si possible).
–       repression.cnu10@gmail.com (compte-rendus précis et datés des actes de répression et d’intimidation et/ou de sanctions administratives contre les enseignants, les étudiants et les personnels BIATOSS)

• Nous sommes conscients des difficultés particulières des délégations de province, confrontées aux coûts de transport et aux problèmes d’hébergement. Pour faciliter la venue du plus grand nombre, nous proposons des possibilités d’hébergement la veille et/ou le soir même. N’hésitez pas à nous contacter pour cela sur l’adresse delegues.cnu10@gmail.com.

• Renseignements pratiques :
• horaire : Accueil à partir de 10h. Début des débats à 10h30. Nous ferons tout notre possible pour terminer la Coordination à 18h.
• Lieu : Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Auditorium du bâtiment Copernic.
• Accès :
–       Depuis Paris : RER ligne A direction « Marne-la Vallée Chessy », arrêt à la station Noisy-Champs (NB : tous les RER ne marquent pas l’arrêt à la station Noisy-Champs > vérifier sur le tableau lumineux avant de monter). Le trajet RER dure 15 minutes depuis Nation, 20 mn depuis Gare de Lyon, 25 minutes depuis Les Halles. Un fléchage sera mis en place de la sortie du RER jusqu’au bâtiment Copernic (5 minutes à pieds). Très important : en arrivant depuis Paris, il faut impérativement descendre en tête de train.
–       Possibilité d’arriver en TGV à la gare de Chessy-Marne-la Vallée, et d’accéder ensuite par le RER ligne A direction Paris, arrêt à la station Noisy-Champs. Très important : en arrivant depuis Chessy, il faut impérativement descendre en queue de train.

Le comité d’organisation de la 10e CNU.

Mémoire courte et inversion des rôles. (comm. de la CNU)

Communiqué et argumentaire des porte-parole de la 9e CNU.
Mémoire courte et inversion des rôles.

Apres avoir couvert le monde universitaire de son mépris pendant des mois, madame Valérie Pecresse se découvre, à la veille des examens, une vocation protectrice pour les étudiants et leur diplôme (JDD, 3 mai). Tant de postures compassionnelles et moralisatrices rendent plusieurs rappels nécessaires :

1/ Nous n’oublions pas que la touchante prise en compte du point de vue étudiant est celui de cette même ministre qui, dès la rentrée 2007, n’a pas hésité à envoyer  CRS, gardes mobiles, agences de sécurité privées et chiens contre la très large contestation étudiante de la Loi LRU dont découle toutes les réformes actuelles.

2/ Ajoutons que cette sollicitude envers les étudiants et celle d’une ministre dont le ministère est directement responsable de la destruction concertée et planifiée de dizaines de milliers d’emplois publics utiles et indispensables qui devraient être autant de débouchés professionnels pour la jeunesse au moment où le chômage connaît une augmentation sans précédent.

3/ Sur ce même registre, oui, une très large proportion d’étudiants est empêchée d’étudier dans de bonnes conditions : pauvreté massive, problème endémique de logement, généralisation des petits boulots allant jusqu’à 15h ou 20h par semaine, (et pour ne rien dire des conditions matérielles qui prévalent dans nombre d’établissements). Ces problèmes n’ont pas commencé il y a trois mois. La jeunesse étudiante y  fait face depuis longtemps. Tenter de les faire disparaître derrière la mobilisation universitaire que l’on veut rendre responsable de tout, voilà un autre tour de passe-passe, en vérité, bien grossier.

4/ Toutefois, le sous-financement chronique des universités et de la vie étudiante, ou la destruction volontariste de l’emploi public, ne semblent pas devoir suffire. La famille politique madame Pecresse envisage aujourd’hui de favoriser l’endettement des étudiants, de les livrer à l’humanisme bancaire dont on reconnaît aujourd’hui toutes les vertus, et ainsi, les enfoncer un peu plus encore dans cette même logique qui a conduit à la profonde crise actuelle, sociale, économique, et morale.

5/ Enfin, nous ne pouvons pas ignorer le fait que, à la candidate en Ile-de-France aux futures élections régionales, il faut une « grande réforme ». Soit. Nous ne saurions nous résoudre cependant à ce que les besoins très particuliers d’une carrière politique exigent le sacrifice de l’université et de la recherche françaises pour quelques lignes de CV et une bonne « com » de campagne.

Chacun peut donc juger de cette bienveillance ministérielle à l’égard des étudiants mêlant préoccupations carriéristes toutes personnelles, répression policière, promesses de chômage, de pauvreté et d’endettement. La mobilisation universitaire a intégralement vocation à défendre la valeur des diplômes. Contrairement à Madame la ministre, les personnels universitaires connaissent et se soucient de cette jeunesse qu’ils côtoient tous les jours. Un motif central de la mobilisation est, précisément, la défense de la valeur des diplômes universitaires publics et de la démocratisation du savoir face aux obscurantismes de tous bords. Défendre la valeur des diplômes, c’est défendre entre autres : (i) des contenus d’enseignement (adossés à la recherche), (ii) des conditions d’études (sans lesquelles la transmission est difficile, voire impossible), (iii) leur reconnaissance  (qui doit apporter des garanties sur le marché du travail) et (iv) leur égalité d’accès territoriale et financière (sans laquelle, ce qui doit rester un droit tend à devenir un privilège).

Les réformes sont une remise en cause directe et profonde de tous ces fondements. Elles accroissent des inégalités (sociales, territoriales, financières, statutaires),  qu’en outre, elles institutionnalisent de manière inédite dans ce pays.

Dans ces conditions, une annonce pure et simple de mise en œuvre des examens est inenvisageable parce qu’elle (i) tendrait à nier une mobilisation d’ampleur excpetionnelle ; (ii) impliquerait que les étudiant-es en grève reprennent en catastrophe des enseignements formels et « bachotent »,  tout en s’exposant à des traitements très inéquitables  au bout du compte ; (iii) elle reviendrait à nous faire devancer, de fait, le projet ministériel de déqualification des disciplines, de diplômes au rabais, hors de tout cadre national commun.

Pour finir. On s’inquiète des obstacles que pourraient opposer les rectorats en cette fin de semestre. On se posera alors la question de savoir si cette « ultime rempart » juridique de la validité des diplômes est finalement si regardant que cela : chaque année, nombre d’académies, en cours de premier semestre, en sont réduites à débaucher les étudiants bouche-trous qui leur permettront de pallier le manque chronique d’enseignants statutaires dans les établissements du secondaire. L’institution elle-même favorise donc l’interruption d’études en contrôle continu, dévalorise des diplômes rendus, de fait, non nécessaires à l’exercice du métier d’enseignant, remet en cause les statuts et les garanties de droit qui l’encadrent. Or, nous n’avons jamais eu vent d’une quelconque indignation rectorale en la matière ; nul rempart juridique réputé infranchissable ici. Comme quoi « la règle de droit » que l’on voudrait nous opposer reste, elle aussi, toute politique. Pensons-y.