Aix Marseille : rétention des notes

Communiqué de presse pour le campus de Saint Jérôme (Aix Marseille I et III, secteur sciences)
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Le gouvernement nous oblige à bloquer les notes!

Sur le campus de Saint Jérôme, les personnels en lutte ont décidé de ne pas perturber les examens de première session. Néanmoins, ils continuent de pratiquer la rétention des notes et refusent que soient passés en force les décrets sur la réforme des concours d’enseignement, dite ‘masterisation’.
Si le gouvernement maintient son attitude ouvertement méprisante vis à vis de toute forme de concertation, y compris celle qu’il a lui même mise en place, la deuxième session d’examen, prévue pour fin Juin, ne pourra avoir lieu faute de jurys. Les diplômes ne seront donc pas délivrés en Juin.

Voici le texte de revendication voté par les enseignants pratiquant la rétention des notes:
« Les personnels mobilisés du campus St.-Jérôme sont particulièrement choqués par le « passage en force » des décrets sur la réforme des concours d’enseignement du secondaire et du primaire sans attendre le résultat des concertations mises en place par le gouvernement.
En défense de notre système éducatif de la maternelle à l’université, nous annonçons que nous pratiquerons la rétention des notes et que nous empêcherons la tenue des jurys tant que le gouvernement ne retirera pas ce projet de décret et tant qu’il n’acceptera pas de rédiger un décret tenant compte de l’avis des personnels et étudiants de l’université. »

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Rétention des notes à St Jérôme

L’assemblée générale de Saint Jérôme vient de prendre les décisions suivantes:
– les notes du premier semestre déjà retenues ne seront pas rendues tant que nos revendications ne sont pas satisfaites,
– les notes du deuxième semestre seront également retenues.
Nous rappelons que la majorité des jurys de premier semestre ne se sont pas tenus sur la faculté des sciences et techniques, ainsi qu’à l’école centrale Marseille et à l’école Polytech Marseille, deux centres universitaires également sur le site.
Nous tenons à mettre le gouvernement face à ses responsabilités: à Saint Jérôme, la mobilisation s’est organisée de façon à ce que la transmission des savoirs ait eu lieu, mais nous restons très majoritairement opposés aux reformes en cours et nous ne délivrerons pas les diplômes si le gouvernement persiste à ne pas tenir compte de l’avis des universitaires.
Le comité de mobilisation de Saint Jérôme

AG des enseignants chercheurs de l’université de provence revote la grève jusqu’au 11 Mai.

L’AG des enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs du secteur LSH de l’Université de Provence revote la grève jusqu’au lundi 11 mai (avec AG à 10h)
CONTRE : 14 ABST : 19 NPPV : 3 POUR : 111

MOTION DE L’AG DU SECTEUR LSH (4 MAI 2009)
L’AG des enseignants-chercheurs, chercheurs & enseignants du secteur LSH réunie à Aix le 4 mai 2009 réitère son indignation devant la politique du gouvernement qui refuse obstinément toute négociation sur les objets de la mobilisation et passe en force des décrets contestés par l’ensemble de la communauté pendant les vacances de printemps.
L’AG s’insurge également contre le nouveau dispositif émanant des accords signés entre la République française et le Vatican, qui annonce l’effondrement de l’enseignement laïque de la République.
L’AG dénonce la pseudo-concertation que mène actuellement le ministère pour aménager la mise en place de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du primaire et du secondaire.
L’AG appelle l’ensemble des acteurs de la vie syndicale et politique à s’emparer des questions de réforme de l’université et de la recherche, et à en faire un thème central du débat politique national et européen. Elle les invite tous à venir au plus vite en débattre à l’université.
L’AG affirme que le gouvernement porte l’entière responsabilité de la mise en danger du semestre : 13 semaines de cours ont d’ores et déjà été rendues impossibles par sa surdité. La question de la validation du semestre ne saurait être distinguée de celle de la transmission des connaissances.

Motion votée à l’unanimité moins 1 abstention.

Motion sur la présence des vigiles à l’université.
L’AG du secteur LSH rappelle que la loi interdit formellement le recours à des sociétés de sécurité dans le contexte d’une lutte sociale. Elle demande par conséquent à la présidence de congédier cette société privée de sécurité, coûteuse pour l’université, inefficace dans l’accomplissement de sa mission et dont la présence se révèle source de tension.

Motion votée à l’unanimité moins une voix contre.
NB : cette motion a été votée en fin d’AG. Les votants eux-mêmes ont estimé après le vote que cette question mérite une discussion plus longue. Ils appellent donc la prochaine AG à s’en emparer.

Arrestations arbitraires à Marseille

Procès- verbal du CONSEIL D’UFR Exceptionnel Du 27 Mars 2009

Trente universitaires qui se dirigeaient ce matin 27 mars 2009 vers le parc du 26eme centenaire de Marseille à l’occasion de la visite de Mr Fillon ont été arrêtés sans raison par les forces de l’ordre, et maintenus en détention au poste pendant une heure et demie.
Le conseil de l’UFR MIM (Mathématiques, Informatique, Mécanique) de l’Université Aix Marseille I, réuni en urgence et de façon exceptionnelle le 27 mars à 13 h déclare :
-Etre indigné par ce qu’il considère être une atteinte aux libertés les plus fondamentales,
-Etre indigné par l’assimilation d’actions de revendication totalement pacifiques à des actes illégaux.

Le conseil de l’UFR MIM demande avec détermination aux présidents des 3 universités d’Aix-Marseille de condamner publiquement et fermement de telles arrestations qui vont à l’encontre de la liberté d’expression et plus généralement des droits de l’homme. Ces actes d’intimidation ne contribuent en rien à la résolution des problèmes actuels de l’université.
Le conseil de l’UFR MIM décide de fermer le CMI ce jour à partir de 15 h.

Ce texte a été voté à l’unanimité des membres du conseil.

« Université : des chercheurs démissionnent pour protester »

A lire dans le NouvelObs : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090311.OBS8322/universite__des_chercheurs_demissionnent_pour_protester.html

Extrait :

Des enseignants, chercheurs et des étudiants manifestant à Strasbourg le 26 février

Des enseignants, chercheurs et des étudiants manifestant à Strasbourg le 26 février

(c) Reuters

Les enseignants-chercheurs de l’université de Provence (Aix-Marseille I) ont décidé de démissionner de leurs fonctions administratives pour « protester contre la politique et l’attitude du gouvernement », a-t-on appris mercredi 11 mars auprès de l’un d’entre eux.
Les lettres de démission seront remises jeudi matin au président de l’université et dans l’après-midi au rectorat à Aix-en-Provence, a déclaré Mathieu Brunet, maître de conférence en lettres modernes et porte-parole de l’association Sauvons l’université.
Ce mouvement de démission a été décidé au niveau national, a-t-il précisé, soulignant que les enseignants-chercheurs assuraient des fonctions administratives « nombreuses et variées » comme directeur de département, directeur d’une équipe de recherche ou responsable pédagogique.
« C’est une manière supplémentaire de manifester notre protestation contre la politique et l’attitude du gouvernement qui continue à ne pas entendre nos revendications », a-t-il expliqué, jugeant que « pour la réforme du recrutement des enseignants, nous n’avons aucune espèce d’un début de réponse de la part du ministère, ce qui excède les collègues et les étudiants ».
« Quant au statut des enseignants-chercheurs, le texte actuellement proposé demeure inacceptable », a-t-il ajouté.

Les enseignants-chercheurs de l’Université de Provence démissionnent de toutes leurs responsabilités administratives

COMMUNIQUE DE PRESSE
Enseignants-chercheurs de l’Université de Provence
« Nous démissionnons de nos toutes nos responsabilités administratives »

Le fonctionnement administratif normal de toute université repose sur l’investissement lourd et quotidien d’enseignants-chercheurs, qui assument des responsabilités administratives (direction, missions diverses au sein de l’université) en plus de leurs missions de formation et de recherche. Ce travail s’effectue avec la collaboration de personnels administratifs (BIATOS) dont les carrières et les statuts sont également fortement menacés.

Le 5 mars, les enseignants chercheurs ayant des responsabilités administratives ont DEMISSIONNE de ces fonctions. Cette action collective, appelée au plan national depuis plusieurs semaines, résulte de l’absence d’avancées significatives et de réelles négociations sur la réforme du statut des enseignants-chercheurs, sur la formation et les concours des enseignants du premier et du second degré, sur les suppressions de postes programmées pour 2009 dans l’enseignement supérieur et la recherche, et sur l’avenir des organismes publics de recherche.

Les démissions, collectées jusqu’à aujourd’hui mercredi 11 mars, seront remises jeudi 12 mars à 10h au Président de notre Université (Locaux de la Présidence, fac St Charles, Marseille). A cette occasion, nous proposerons de nous expliquer par une CONFERENCE DE PRESSE.

Le même jour à 15h, les démissions seront remises au Recteur de l’académie (Aix), ce qui offrira une seconde possibilité de contact avec la presse.

Ces démissions concernent les directeurs d’UFR, les directeurs de laboratoire ou d’équipe de recherche, les directeurs de département, les directeurs de service, les directeurs des études, et toute autre fonction administrative (commissions, groupes de travail divers).

Démissions pour Jeudi à l’université de Provence

Directeurs d’UFR, de départements, de laboratoires, les enseignants-chercheurs de l’université de Provence ont annoncé qu’ils remettraient leur lettre de démission administrative jeudi à midi sur le bureau de Jean-Paul Caverni, président de l’université.
L’après-midi, ils se rendront en cortège au rectorat pour les remettre au recteur.

(Source : La Provence)