Nantes : passage programmé aux compétences élargies.

(message de l’intersyndicale de l’université)

« Cher-e-s collègues,

Après présentation au CEVU et au CS, le Président de l’université a inscrit à l’ordre du jour du comité technique paritaire du 1er juillet et du conseil d’administration du 7 juillet le passage de l’université aux « compétences élargies », comme prévu par la loi LRU. Cette décision, après une année riche en contestation des réformes imposées aux universités par le ministère, permettrait la mise en place contestée de la modulation des obligations de service, la création de dispositifs d’intéressement, ainsi que la
possibilité de recruter en CDD ou CDI des agents contractuels, y compris pour des fonctions d’enseignement et de recherche.

L’affectation par le ministère d’une dotation globale incluant fonctionnement, investissement et masse salariale avec possibilité de transfert entre ces masses, pourrait modifier en profondeur la gestion des « ressources humaines », voire autoriser
l’externalisation de certaines fonctions.

Le transfert aux établissements de la gestion des personnels jusqu’alors fonctionnaires d’état, pourrait aussi induire des modifications importantes concernant leurs droits sociaux (chèques vacances, restauration…).

Si ces questions vous concernent, n’hésitez pas à solliciter vos élus dans les conseils.

Pour l’intersyndicale des personnels de l’université
CFDT, CGT, FO, FSU, UNSA »

Nantes : le CEVU se prononce sur les examens

Avant l’ouverture de la séance, les membres du CEVU ont entendu les revendications du collectif étudiant portant sur deux points :
a) la validation universelle du second semestre sans examens en donnant 10 à tout le monde ;
b) le non report des examens en juin, juillet et septembre.

Après le départ du collectif étudiant, le CEVU s’est réuni.
A la demande de l’UNEF une motion a été proposée demandant que le CEVU se prononce favorablement sur la légitimité de la poursuite des grèves administratives, de la « non tenue des examens » et sur la  validation universelle du second semestre. Le CEVU a rejeté la motion par 10 voix contre, 3 pour et 6 abstentions.
La modification du calendrier des examens a été soumise au vote du CEVU qui l’a approuvé par 11 voix pour, 4 contre et 3 abstentions.

L’AG intercomposantes de Nantes appelle à la rétention des notes et refuse de présider les jurys de bac !

Compte rendu AG Intercomposantes 27 avril 2009

1) Organisation :

a) Organisation de la « ronde des Obstinés » de mardi 28 avril, place Royale à 15h:Baptême de cette place, renommée « Place de l’Université, 1200-2009, assassinée par le gouvernement ». Ronde obstinément marcheuse, puis courte pièce de théâtre.
b) Coordination nationale: Envoi de 2 délégués, Natacha Coquery, et Nathalie Jamet (élues à l’unanimité).
c) Organisation du premier mai: Départ manifestation 10h30, lieu à préciser. Penser banderoles, gilets « Université » ou autres signes distinctifs (brassards…).
d) Organisation 6 mai: FAQ en FAC, place Royale de 14h30 à 18h30.
IL faut également que cela figure sur le site web, et qu’il y ait affiches et tracts.
Rappel du principe: tous les collègues et étudiants de L3 volontaires viendront répondre à des questions sur leur discipline (sorte de ‘petits cours particuliers’ pour lycéens, collégiens ou passants (si vous désirez participer, envoyer un mail à nbg@univ-nantes.fr pour préciser votre discipline et votre créneau horaire)

2) Réflexion et perspectives d’action à plus long terme:

a) Pétition SLU: l’AG appelle à signer la nouvelle pétition nationale. Attention, il s’agit de 5 pétitions différentes, et donc il faut cliquer 5 fois (cela prend 3 minutes !).Il faut se rendre sur
b) Rétention : l’Assemblée Générale Intercomposantes réitère son appel à la rétention des notes jusqu’à satisfaction de nos revendications. Elle appelle à soutenir les collègues de Lille II, indûment menacés par leur Président de sanctions administratives, en signant la pétition
Certains juristes pensent que la position du président de Lille 2 est illégale. A suivre.
Il y a eu ensuite une discussion sur les réactions possibles à ce type de menace (donner notes sous forme papier ? si pas d’autres possibilités, obtempérer le plus tard possible…et mettre 20 à tout le monde, en gardant au chaud les vraies notes ? Il est nécessaire de débattre de ces questions dans chaque département.

Au département de sociologie, la rétention de notes est devenu une décision individuelle.

c) Vous trouverez ci-jointe la lettre remise aujourd’hui aux divers directeurs d’UFR et transmise au président, là propos des jurys de bac. Elle sera transmise par voie hiérarchique et à la presse.

3) Parlementaires :

On va prendre rendez-vous avec les parlementaires socialistes, pour éclaircir leur position vis-à-vis des problèmes universitaires (on les a peu entendus…).

4) Prochaine Assemblée Intercomposantes :

lundi 4 mai, 16h30.
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LETTRE AU PRESIDENT DE L’UNIVERSITE ET AUX DIRECTEURS DE COMPOSANTES
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COLLECTIF INTERCOMPOSANTES DE L’UNIVERSITE DE NANTES

Nantes, le 28 avril 2009
A
Monsieur le Président de l’Université de Nantes,
s/c de Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs d’UFR,

Monsieur le Président de l’Université de Nantes,
Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs d’UFR,

Par la présente lettre, les membres du Collectif inter-composantes de l’Université vous prient de bien vouloir refuser de transmettre à Monsieur le Recteur de l’Académie de Nantes les noms d’éventuels présidents de jury pour la session 2009 du Baccalauréat et des différents Brevets de Techniciens Supérieurs. En effet, malgré les diverses réécritures, les projets que la communauté universitaire rejette massivement depuis des mois restent pour l’essentiel en place et leur caractère destructeur demeure entier.
– Statuts : même si la modulation ne peut être imposée, à moyens constants, les décharges des uns impliqueront une surcharge pour les autres et nous ne savons toujours pas quelles charges administratives seraient prises en considération dans les services.
– Formation et recrutement des enseignants : aucun des aspects néfastes de la réforme initiale n’a disparu (formation amputée, initiation à la recherche illusoire, préparation à des concours vidés de leur contenu disciplinaire, épreuve contestable de ‘connaissance du système éducatif’, dégradation de la formation professionnelle, perte d’une année salariée, précarisation de la condition enseignante).
– Budgets et contrat doctoral : même si le ministère est revenu sur la suppression d’une partie des postes dans les organismes de recherche, le bilan est très négatif et le contrat doctoral unique demeure d’actualité.
– Menace sur la laïcité : à tout cela s’ajoutent de graves inquiétudes concernant le traitement dont jouit l’enseignement supérieur privé; la reconnaissance des grades et diplômes (licence, master, doctorat) entre la République Française et le Saint-Siège, signée le 18 décembre 2008, et officialisée très récemment par un décret du Journal Officiel ne peut qu’alarmer tous ceux qui sont profondément attachés à l’Ecole Républicaine et Laïque.

Pour toutes ces raisons, nous continuons à combattre ces ‘réformes’ néfastes, et pour alerter de nouveau l’opinion publique, vous demandons de ne pas fournir à Monsieur le Recteur de noms d’enseignants-chercheurs susceptibles de présider les jurys.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs d’UFR, l’expression de nos sentiments respectueux.

Le Collectif inter-composantes de l’Université de Nantes.

L’association Nantes-Histoire organise un « café-histoire »

L’association Nantes-Histoire organise un « café-histoire », le lundi 27 avril, de 20 à 22 heures, au café Le Flesselles, allée Flesselles, donc à deux pas de la place du Commerce. L’entrée reste gratuite (même si chacun est invité à prendre une consommation), et la seule limite d’accès est celle du nombre de places disponibles (100 au grand maximum).

Thèmes abordés :
Mais que se passe-t-il donc dans les universités pour qu’un mouvement revendicatif y soit aussi long, aussi général, et longtemps aussi unanime ?

Quels changements posent donc autant problème ? Que veut donc dire « autonomie des universités », et cette notion est-elle une nouveauté dans notre pays ? et en Europe ?

Qu’est ce que cette question de « formation des maîtres », et les décisions gouvernementales marquent-elles donc une rupture ? Qu’en était-il voici vingt, cinquante, cent ans ?

Peut-on penser l’Université d’aujourd’hui en oubliant son lien avec la société ? Oublier le choix d’une université de masse ? Mais quand et pourquoi ce choix a-t-il été fait ?
Les universités sont-elles les lieux d’une démocratie idéale voire d’une autogestion, ou les lieux d’un conservatisme maintenu par des féodalités… ou par des syndicats ? Et, quelles que soient les réponses, comment expliquer cette situation ?

Ce que Nantes-Histoire propose est à l’opposé de ce que certains médias voudraient nous imposer. Il ne s’agit pas, tout d’un coup, de se prononcer « pour » ou « contre » une « réforme » érigée comme une valeur en soi, mais d’aider à réfléchir avec le recul nécessaire : le contexte du temps, et celui de l’espace européen dans lequel nous vivons.

Certaines de ces questions, et bien d’autres — puisque c’est vous qui décidez de la soirée, après une brève intervention liminaire de notre invité — seront abordées par Jean-Pierre Lethuillier.

Historien, universitaire, placé en outre en un point d’observation que l’actualité a souvent mis en avant (Rennes), il mettra son expérience et son savoir à notre disposition.

Le débat sera mené par Didier Guyvarc’h, lui aussi historien et universitaire, et longtemps président de Nantes-Histoire.

Situation à Nantes

Blocus et grève :
– les cours ont repris en SHS le 1er avril ; rattrapage des cours en mai ;
– les cours avaient repris en sciences fin mars ; rattrapage des cours dès les vacances de Pâques, supprimées ;
– les cours avaient repris nettement plus tôt en droit.
Il y a donc eu modification du calendrier des différentes composantes : votée par les conseils d’UFR. Les directeurs d’UFR nantais sont très prudents ; aucun n’a pris position pour le blocus ni pour la grève. Ils ont au contraire fixé, par motion, la reprise des cours au 1er avril. Tenue après publication des motions UFR, l’AG des étudiants a voté dans le même sens.
Actions : les Nantais impliqués dans le mouvement restent actifs
– près de 200 lettres de démission ont été envoyées ;
– mardi 31 mars : cérémonie de non-remise des maquettes et arbre des obstinés avec revendications et récriminations accrochées à l’arbre devant le rectorat
– distribution de tracts en ville, à plusieurs reprises (tracts sur le site d’Olivier)
– manifestation 2 avril et concert de casseroles (peu de manifestants)
– nuit des universités le 3 avril en fac de sciences.
– projets pour la rentrée : action sitting avec livres ; « Un cadavre pour Nicolas Banana » (théâtre en plein air).
Motions votées le 30 mars :
– L’AG intercomposantes des personnels de l’université de Nantes informée des diverses modalités envisagées de rattrapage demande que la refonte du calendrier initial ne prévoie en aucun cas une prorogation du temps d’enseignement au-delà du 29 mai. L’A.G. rappelle que les projets de travail et/ou de séjour à l’étranger de bon nombre d’étudiants tributaires du calendrier initial se trouveraient menacés par un rattrapage au-delà de cette date.
– Les réunions de personnels organisées par les UFR ont exprimé le souhait de poursuivre le mouvement contre les projets de réformes.
Le Collectif Intercomposantes des personnels de l’Université de Nantes demande que les UFR permettent les actions communes des étudiants et personnels en libérant les temps nécessaires, à commencer par l’après-midi du 2 avril, journée d’action nationale de la Maternelle à l’Université.
– a appelé à faire grève le 2 avril.

« L’arbre aux obstinés fleurit devant le rectorat de nantes » (Ouest France)

A lire sur le site de Ouest-France : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-L-arbre-aux-obstines-fleurit-devant-le-Rectorat-de-Nantes_-880203–BKN_actu.Htm

w_ouestfrance_

Blocus levé à Nantes

L’AG étudiante vient de voter la fin du blocus. Plus d’un millier d’étudiants étaient présents. Vote :
> – pour la levée : environ 500
> – pour la poursuite : environ 400
> le reste pour un blocus partiel.

Actu : Nantes

Le directeur de l’UFR Lettres et Langages a adressé un courriel aux étudiants et personnels enseignants, enseignants-chercheurs et administratifs de sa faculté les convoquant à une

AG le mardi 31 mars 2009 à 14h
sur le campus Tertre – Bâtiment Tertre Amphi D.

Il a demandé à chaque étudiant de venir *muni de sa carte d’étudiant* de l’Université de Nantes.
Cette décision de tenir une AG commune des personnels et étudiants a été prise lors de l’AG des personnels du 24 mars considérant qu’aucune position ne pouvait être exprimée sans tenir compte de l’avis des étudiants.
Le directeur précise « qu’il s’agira, dans un débat respectueux des positions de chacun, de faire le point sur la situation de notre établissement au sein du mouvement et de recueillir l’expression de la volonté générale sur les divers aspects qui seront portés à l’ordre du jour ; ce dernier sera déterminé en début de réunion par les participants eux-mêmes ».

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Les enseignants-chercheurs de l’UFR de Psychologie, réunis le 26 mars 2009, décident :

  • de maintenir leur opposition aux projets de réformes en cours
  • de rester mobilisés à travers différentes modalités d’action
  • d’arrêter la suspension des enseignements à partir du mercredi 1er avril

Les points 1 et 2 sont votés à l’unanimité. Le point 3 est adopté par 23 voix pour, 7 contre et deux bulletins blancs.

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Le directeur de l’UFR d’Histoire, Histoire de l’Art et Archéologie a adressé un courriel aux étudiants de son UFR concernant le mobilisation universitaire de ces dernières semaines.

La situation que connaît l’UFR Histoire, Histoire de l’art et Archéologie depuis plusieurs semaines, liée à un mouvement de protestation contre divers projets de réformes ministériels, est source de préoccupation et d’inquiétudes légitimes de la part de tous, en particulier sur la conclusion de l’année et la validation du second semestre.

À la suite de la réunion du Conseil de Gestion de l’UFR Histoire, Histoire de l’art et
Archéologie du 26 mars, il a invité les étudiants à assister à une réunion générale le lundi 30 mars, à 14h00, Amphi A pour les Historiens, Amphi B pour les historiens de l’art et archéologues.
L’objet de cette réunion est de faire le point sur le devenir du semestre et
l’organisation des examens, qui en tout état de cause, ne peuvent être maintenus dans le calendrier initialement prévu, ne serait-ce que pour des raisons pratiques. Seront donc examinées, avec des enseignants, les possibilités de rattrapage des cours, de report des première et seconde sessions.

Nantes : 2ème cérémonie de non-remise des maquettes (31 Mars)

Mardi 31 mars étant le jour ultimatum de remise des maquettes, des actions nationales de mobilisation, de refus des réformes Darcos-Pécresse ont lieu ce jour-là.
Deux actions sont envisagées sur Nantes :

  • un petit déjeuner à 8h30 devant l’IUFM (pour que l’on se réveille avant qu’il ne soit trop tard). Il s’agit d’accueillir la journée « difficultés scolaires » qui réunit formateurs de l’IUFM, IEN, CPC, IMF… et IA. Ce rassemblement se fera dans le cadre des actions d’accueil informatif militant lors de journées de formation à l’IUFM de publics spécifiques (cf la motion votée lors de l’AG des formateurs IUFM du 25/03). Amenez bouteilles thermos (café, thé…) et croissants à se partager. Sans oublier affichettes, banderoles et autres…
  • un accrochage des revendications sur « l’arbre des obstinés » au rectorat à 16h30, suivi d’une cérémonie de non-remise des maquettes, à l’initiative du Collectif inter-composantes.

Pour la 1ère comme la 2ème action, il faudra être nombreux. Donc, transmettez l’information, faites marcher le tam-tam, pianotez des mails…
Pour mémoire :

Décisions de l’AG des formateurs IUFM Pays de la Loire réunie le 25/03/2009 à NANTES ( 108 formateurs présents)
Pour exprimer son refus des projets actuels, pour répondre au mépris dans lequel sont tenus les formateurs des IUFM par les ministres Darcos et Pécresse, le principe du blocage des actes administratifs liés aux processus de suivi et de validation de la formation des usagers a été adopté à une très large majorité  (Suspension administrative :  Pour 77/contre 11/abstentions20).
En conséquence l’Assemblée Générale demande la suspension de toutes les réunions ayant pour objet la mise en œuvre de ces processus jusqu’au 25 avril, date à laquelle un nouvel examen de la situation sera fait par les formateurs ; elle demande donc l’information de l’annulation des calendriers en cours et des convocations par les directeurs-adjoints ou responsables de site concernés pour que le travail de formation et d’enseignement puisse se poursuivre dans des conditions tenables.
Enfin le principe d’actions de mobilisation des partenaires sur les dangers encourus par la formation des enseignants a été décidé (Mobiliser des « partenaires » politiques, syndicats, étudiants, IEN et chefs d’établissements, etc : Pour 108 /contre 0/abstentions 0).
Dans ce cadre des actions particulières d’accueil informatif militant sont prévues lors de journées de formation à l’IUFM de publics spécifiques (Accueil informatif militant de la Formation Continue: Pour  97/contre 0/abstentions11) et Blocage total ou partiel de journées institutionnelles : Pour 95/ contre 3/ abstentions10.

200 démissions à Nantes !!

« L’université de Nantes a collectée plus de 200 lettres de démission des charges et fonctions administratives. Les lettres ont été transmises au recteur vendredi dernier (20 Mars), qui les a refusées, disant que l’université étant autonome, et quelles devaient être transmises au président. Le jour de la remise au rectorat, on était à 189 lettres de démissions et une vingtaine de lettres de suspensions (en Staps notamment). Mais toutes ne nous avaient pas été transmises : en Lettres par
exemple certains n’avaient transmis qu’à leur directeur d’UFR. »

Rappel : selon l’appel de la coordination nationale des universités, les démissions doivent être officialisées le 01/04, soit MERCREDI PROCHAIN.

Les personnels de l’université de Nantes écrivent au président de la république

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Pourquoi l’Université est-elle mobilisée?
Monsieur le Président,
Depuis un mois et demi, l’Université et le monde de la recherche sont en mouvement. Pourquoi une telle mobilisation alors que les médias rapportent régulièrement le bien-fondé des réformes, les concessions faites par les ministres, les preuves d’amour en direction de la communauté universitaire ? Quelques nantis s’arc-boutant sur leurs privilèges, refusant toute idée de réforme prouvent-ils une nouvelle fois que la France est incapable de se moderniser ? C’est ce que l’on voudrait nous faire croire. La réalité est bien loin de la propagande.
L’université et le monde de la recherche en France
Dans votre discours du 22 janvier, vous dressez un bilan désastreux de la recherche en France. Elle disposerait du système de financement le plus performant au monde et serait à la traîne dans les classements internationaux. Des résultats insuffisants seraient obtenus par des chercheurs médiocres, les organismes de recherche dilapideraient temps et argent. Bref tout irait mal et il serait grand temps de mettre un coup de pied dans la fourmilière.
Ce discours d’une rare virulence, mêlant contre-vérités manifestes, mensonges éhontés et chiffres fantaisistes montre votre mépris et votre méconnaissance totale du milieu. La politique de recherche d’un pays n’est pas une question de droite contre gauche, d’ailleurs l’originalité du mouvement actuel est qu’il mobilise les acteurs de tous bords. L’orientation de celle-ci est néanmoins fondamentalement idéologique. Les chiffres sont têtus : à la fin des années 1960, la recherche française disposait du 3ème budget mondial par rapport au PIB et était classée au 3ème rang en termes de résultats (publications et dépôts de brevets). En 2007, son financement avait dégringolé au 16ème rang mondial et pourtant, même au controversé classement de Shangaï cité en exemple par le pouvoir actuel, elle se situait à une honorable 6ème place. Votre panacée cible deux virus responsables du malaise : les organismes de recherche et l’Université. Les premiers seraient une spécificité française (et la NASA ou le Max Planck Institut ?) et seront donc démantelés. Adieu CNRS, INSERM et consorts, place à des agences de moyens qui distribueront les crédits efficacement et avec transparence. Il suffit de regarder le fonctionnement de ces agences (ANR) pour constater l’inanité d’une telle démarche.
Restent les universités… Pour elles, a été créée l’arme ultime : la loi LRU. Sous couvert de rendre les universités autonomes, on met en place un système bureaucratique qui aurait eu une place de choix aux grandes heures de l’URSS. Les présidents d’université deviennent tout-puissants… pour gérer la pénurie. A titre d’exemple, si les décrets étaient appliqués, il manquerait plus de 80 postes à l’université de Nantes pour fonctionner normalement à la rentrée. Là où le manque de personnels administratifs se fait déjà cruellement sentir, cela devient catastrophique. Il ne restera alors guère que trois leviers sur lesquels jouer pour compenser ce manque : augmenter les droits d’inscription (un projet de loi a d’ailleurs été déposé en ce sens par certains députés du groupe UMP), supprimer des formations ou « punir » les enseignants-chercheurs. C’est le sens du décret sur le statut de ces derniers. Notons à ce propos que malgré toutes les annonces, les modifications apportées à celui-ci restent marginales de l’aveu même de Claude Guéant.
On pourrait objecter que vous promettez des efforts financiers conséquents d’ici 2012. « On ne peut pas me reprocher de ne pas tenir mes promesses » martelez-vous. En attendant, malgré les annonces, les crédits continuent de baisser en euro constant et la nation consacre toujours moins d’argent à un étudiant de licence qu’à un collégien.
La réforme des concours d’enseignement
Pendant que Mme Pécresse, qui connaît bien l’Université pour n’y être jamais entrée, occupe le terrain médiatique, M. Darcos conduit la plus grave de toutes les réformes de l’enseignement : celle qui concerne les concours d’enseignement, dite « masterisation ».
Sur le papier, l’idée semble séduisante : que les enseignants du primaire et du secondaire aient une formation reconnue à bac+5 fait à peu près consensus. Là encore cependant, le fossé entre les annonces et la réalité est immense. Désormais, pour être recruté comme professeur des écoles, en collège ou au lycée, un candidat devra non seulement réussir un concours (CAPES, CRPE, …) mais également obtenir un master labellisé « métiers de l’enseignement ». Premier problème et non des moindres : que vont devenir les nombreux étudiants diplômés d’un master 2 ayant échoué au concours? Incapables de se vendre sur le marché de l’emploi avec un tel diplôme, ils viendront grossir les rangs d’un immense réservoir d’enseignants précaires : vacataires ou contractuels. Combien d’étudiants se risqueront-ils dès lors dans ces filières?
Autre point épineux : l’année d’études supplémentaire remplace le stage en alternance que les lauréats du concours effectuaient au cours de leur première année d’exercice. En conséquence, les futurs enseignants seront moins bien formés et perdront une année de salaire, ce qui éloignera encore plus les étudiants issus de milieux défavorisés. Il est bien loin le temps des hussards noirs de la République… Le dernier hussard dans cette histoire semble être le ministre qui mène sa réforme au pas de charge. Comment prendre au sérieux une réforme menée avec un tel empressement? On pousse même l’absurdité jusqu’à demander aux universités de construire ces masters alors que le programme des concours qu’ils prépareront n’est pas encore connu.
La méthode semble pourtant appréciée en haut lieu puisqu’elle devrait servir d’exemple à la réforme de tous les concours d’accès à la fonction publique engagée par Eric Woerth.
La réforme oui, la chienlit non!
Il serait bien long de détailler toutes les iniquités des réformes actuelles (contrat doctoral unique, statut des personnels BIATOSS,…). On peut toutefois y distinguer une idéologie commune : démantèlement de la fonction publique d’éducation, désengagement de l’état, économies de bout de chandelle et priorités budgétaires. Quel avenir pour un pays qui néglige non seulement éducation et recherche, mais également justice et santé (même méthode, mêmes résultats)? Le modèle qu’on nous propose a été mis en place en Italie et l’état de délabrement du système éducatif et de recherche italien qui en résulte devrait inciter à la prudence.
Le monde universitaire n’est pas opposé à toute réforme, il la réclame au contraire. Une réforme cohérente, concrète et qui prend tous les problèmes en compte, menée en concertation avec tous les acteurs du secteur. Arrêtons le mépris et l’idéologie et réfléchissons à l’avenir. En guise de conclusion, citons Jean de Lattre de Tassigny : « ce n’est pas en améliorant une absurdité qu’on prouve une certaine intelligence, c’est en la supprimant ».
Avec le plus profond respect pour la fonction que vous incarnez,
Les personnel de l’université de Nantes

Nantes : motion du CA

Conseil d’administration du 13 mars 2009
Le Conseil d’administration de l’Université de Nantes constate l’opposition de la communauté universitaire à une vague de réformes dont le contenu a manifestement été insuffisamment négocié.
Sur la question de la révision des statuts des enseignants-chercheurs, le Conseil d’administration appelle à une négociation approfondie. Cette négociation doit reposer sur des principes clairs : reconnaissance du caractère national du statut des enseignants-chercheurs, évaluation par les pairs et dans le respect des disciplines, modulations de services choisies et non subies.
Sur la question de la formation des enseignants et des concours, le CA réclame le retrait de la réforme des concours actuellement présentée, le maintien des concours actuels pour 2010 et l’ouverture de réelles négociations. Il affirme le maintien de l’IUFM comme école régionale de l’Université de Nantes et sa responsabilité particulière dans la formation des futurs enseignants aux côtés des composantes disciplinaires.
Le CA affirme qu’on ne saurait demander aux Universités, déjà mal dotées, l’accomplissement de leurs missions sans efforts notables en moyens humains et financiers, déterminés selon des modèles lisibles et transparents. Des postes de personnels BIATOS et ITA doivent être créés pour résorber la précarité et éviter en particulier l’externalisation des missions des personnels de catégorie C.
Le Conseil d’administration constate une dégradation sans précédent des conditions de vie et d’études des étudiants. La réforme du système des bourses, la baisse du montant des aides au logement, etc… ne font qu’aggraver une situation déjà alarmante. Ils réaffirment leur attachement au CROUS comme seul opérateur public en matière de restauration, de logement et d’aide financière. Ils demandent la création d’un plan social étudiant, condition indispensable pour lutter contre la précarité grandissante et ainsi créer les conditions de la réussite de tous les étudiants.
L’Université de Nantes est riche de ses chercheurs et de ses laboratoires, avec de multiples partenariats et la reconnaissance internationale. Elle s’inquiète fortement de la déstructuration des grands organismes de recherche. C’est avec eux, aux cotés de nombreuses autres coopérations scientifiques, que l’Université participe aux avancées de la connaissance et leur valorisation.
L’Université de Nantes entend continuer à développer avec ses partenaires des politiques de recherches cohérentes, concertées et fructueuses.
Au delà de la critique des réformes qui nous sont imposées, le Conseil d’administration, en liaison avec la communauté universitaire toute entière, décide d’impulser une réflexion collective afin d’affiner son projet stratégique d’ensemble, en lien avec nos partenaires régionaux et dans un cadre national. Ce projet et cette stratégie sont à la base du développement du rayonnement de l’Université de Nantes.
Motion adoptée à l’unanimité des 26 présents.

Printemps des savoirs à Nantes

Le printemps des savoirs

Organisé par les enseignants de L’U.F.R d’Histoire, d’Histoire de l’art et archéologie

Lundi 16 mars et mardi 17 mars 2009

Amphithéâtre à déterminer

  • 9-10 h : Les conflits politiques dans la France moderne, par Guy Saupin.
  • 10-11 h : Les mouvements étudiants en France depuis mai 1968, par Laurent Jalabert.
  • 11h-12 h : La crise de la République romaine : conflits et concurrence, par Frédéric Hurlet.
  • 12-13 h La diplomatie entre mondes chrétien et musulman pendant le haut Moyen Age (VIIe-XIe siècles), par Nicolas Drocourt.
  • 13 h-14 h : Imaginer les rois de France, par Yann Lignereux.
  • 14 h-15 h : La peinture française au XVIIe siècle, par Hélène Rousteau-Chambon.
  • 15 h -16 h : Le procès des Templiers, une affaire d’Etat, par Philippe Josserand.
  • 16 h- 17 h : Ecrire l’histoire du Nouveau Monde au XVIIIe siècle, par Clément Thibaud.
  • 17 h- 18 h : La mer en peinture, quelle histoire !, par Martine Acerra.

Mardi 17 mars 2009

  • 9 h- 10 h : Architecture gothique. La disparition du mur, par Nicolas Faucherre.
  • 10 h-11 h : Le commerce colonial avec les Antilles sous Louis XIV, par Marion Tanguy.
  • 11 h-12 h : L’architecture parlante (dernier tiers du XVIIIe siècle), par Natacha Coquery.
  • 12 h-13 h : L’enseignement au XIXe siècle, par Catherine Pomeyrols.
  • 13 h-14 h : Al-Andalus, au carrefour des civilisations, par Christine Mazzoli-Guintard.
  • 14 h-15 h : The Education of Henry Adams (1918), l’autobiographie d’un écrivain américain, par Diana Maloyan.
  • 15h-16 h : Mettre en scène le pouvoir et orienter les esprits : fêtes officielles et spectacles entre Consulat et Empire, par Cyril Triolaire.
  • 16 h-17 h : Nantes et la traité négrière au XVIIIe siècle par Bernard Michon.
  • 17 h-18 h : La Loire-Atlantique et la Bretagne, clés pour un découpage régional, par D. Le Page.

Actu : AG Nantes 9 Mars : les démissions administratives sont lancées

Assemblée générale des personnels de l’université de Nantes – 9 mars 2009
L’AG des personnels considère, comme la coordination nationale réunie vendredi, que les manoeuvres du gouvernement ne sont pas de nature à envisager une sortie de crise. Elle maintient l’exigence du retrait des réformes du statut et des concours de recrutement des enseignants, et demande l’ouverture de négociations globales, avec les syndicats et les coordinations nationales, sur le statut des enseignantschercheurs, la formation des maîtres, le budget des universités et la recherche.
L’AG appelle à renforcer la grève, en particulier pour la journée d’action du 11 mars « de la maternelle à l’université » et appelle les collègues à participer le 11 mars aux actions suivantes :
● 10h : débat à l’UFR de sociologie, amphi 4 Censive, avec les acteurs de l’éducation
● 14h à 16h : cours en ville, quartier Commerce
● 16h30 : rassemblement Place du Commerce à l’appel de l’intersyndicale départementale des fédérations de l’éducation : FSU, FERCCGT, FNEC FO, SgenCFDT, Sud–éducation, UNSAéducation, suivi d’une manifestation vers la préfecture.

L’AG a décidé d’organiser la démission collective des responsabilités administratives, assumées le plus souvent bénévolement par les collègues, et de rassembler les lettres de démission selon un modèle qui a été proposé.
L’AG a décidé d’envoyer une délégation à l’AG des étudiants qui aura lieu le 10 mars, et a fixé la prochaine réunion de l’AG des personnels au lundi 16 mars à 10h30.

Démissions collectives : l’ultimatum expire ce soir.

L’assemblée des personnels de l’UFR de Langues (Nantes) réunie hier a confirmé la décision votée les 5 puis 23 février dernier de donner à compter du 6 mars, en cas de non satisfaction des revendications (rétablissement des postes supprimés, retrait des décrets masterisation et enseignants-chercheurs) une démission collective des responsabilités administratives. Dans le souci de ne pas pénaliser ni les étudiants ni les personnels eux-mêmes, voici la solution retenue qui pourrait intéresser d’autres UFR.
Pour l’instant, la démission ne concerne que les responsabilités exercées au niveau des départements : responsabilités d’année, de licence, de Master, d’UE, de cycles, direction de département et équipes de direction, responsables d’emplois du temps, de coordination d’équipes, et toutes les fonctions spécifiques qui peuvent varier d’un département à l’autre.
Chaque enseignant (s’il le souhaite bien sûr, la démission restant un acte individuel) remplira pour chacune de ses tâches un courrier-type comme celui joint ci-dessous ; toutes les fiches seront ensuite réunies et envoyées ensemble à nos ministres lundi au plus tard.
Sont exclues des démissions les tâches liées aux Relations internationales (Erasmus, …) et les conventions de stages obligatoires dans certains parcours.
Pas de démission des mandats électifs aux conseils ni du directeur d’UFR (qui pratique toutefois la grève administrative sauf sur des points décisifs comme les factures à régler ou la sécurité des locaux).
Si plusieurs UFR agissent dans le même sens, le signe envoyé aux ministères n’en sera que plus fort.
Libre à vous de reformuler le modèle de lettre, l’intérêt étant de donner une dimension collective à la démarche.
++++++++++
 »                        A

Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Monsieur le Ministre de l’Éducation
s/c de Monsieur le Recteur de l’Académie de Nantes
s/c de Monsieur le Président de l’Université de Nantes
s/c de Monsieur le Directeur de l’UFR Langues

OBJET : Démission responsabilité administrative

Madame, Monsieur le Ministre,

Constat est actuellement fait de l’absence de réponses satisfaisantes de vos ministères respectifs aux revendications des enseignants-chercheurs sur le refus de l’actuel projet de réforme de la formation et des concours  de recrutement des enseignants, sur la demande de retrait du projet de décret relatif au statut des enseignants-chercheurs, sur la suppression d’un millier de postes dans l’université française à la rentrée 2009 et plus généralement sur la politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche.
Conformément à la décision votée à l’unanimité par l’Assemblée générale des personnels de l’UFR-Langues de l’Université de Nantes le 5 février 2009 et réitérée le 23 suite à l’appel de la 4ème Coordination Nationale des Universités, de déposer, en cas de non-satisfaction des revendications susmentionnées, une démission collective des responsabilités administratives exercées et ce à compter du 6 mars 2009,
je soussignée Prénom NOM, Maître de Conférences au Département d’Études hispaniques, déclare par la présente démissionner de la responsabilité administrative suivante : responsable de la Licence 3 de Langues étrangères appliquées pour l’espagnol.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.

AG Nantes (2 Mars)

Compte-rendu A.G. intercomposantes du lundi 2 mars 2009
1. Bilan de l’action
* Généralisation de la mobilisation : I.U.F.M., personnel IATOSS ; chercheurs.
* Développement des liens entre enseignants et étudiants : manifestation commune le jeudi 26 février, mise en place d’un comité de liaison dont première réunion le 27 février.
* Sur le plan national : annonces du premier ministre et de Valérie Pécresse qui ne donnent pas satisfaction tant sur les problèmes de postes, de la mastérisation que celui des enseignants-chercheurs.
* Positions de la C.P.U. jugées en recul par rapport au 19 février. C .P.U. pas reconnue comme représentante de la communauté universitaire.

II Rapports commissions
* Commission mastérisation : remise d’une motion au président de l’université pour demander la confirmation de la non-remontée des maquettes (cf. nouveau délai du 31 mars). Amendement pour souligner la nécessité du rôle des I.U.F.M. dans la formation des enseignants.
* Commission Portes ouvertes : rédaction d’un texte expliquant le refus des enseignants de participer à l’orientation active. Diffusion à l’occasion des la consultation académique (présence à la réunion le mardi à la Manufacture) et aux Portes ouvertes. Affichage dans établissements secondaires.
* Commission tracts : rédaction de trois tracts (pour lycéens, parents, enseignants du primaire et du secondaire) et diffusion à partir du mardi 3 dans les établissements de Nantes et de la périphérie par 13 groupes d’enseignants et d’étudiants.
* Commission cours en ville : sous responsabilité d’Olivier Boutin (olivier.boutin°univ-nantes.fr). Cours prévus mardi 2 (programme sur site de l’intercomposantes).
* Relations avec parlementaires : action en développement. Rédaction d’une adresse aux parlementaires et appel à une réunion d’information et de débat le lundi 9 mars 2009 à partir de 19h30, dans le bâtiment 1 de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université de Nantes, *amphi A* (à coté de l’accueil principal).
* Mise au point sur revendications des BIATOSS. Approbation du texte proposé :
« Les personnels BIATOSS de l’université de Nantes rappellent leurs convergences avec les mobilisations en cours. Ils réaffirment les revendications liées à l’emploi et à leurs conditions de travail :
o Concernant l’emploi dans l’enseignement supérieur et dans les organismes de recherche :
– la restitution de tous les postes supprimés au budget 2009 ;
– La mise en œuvre d’un plan pluriannuel de créations d’emplois statutaires ;
– la résorption de la précarité ;
– Le refus de l’externalisation des services et des missions, notamment celles réalisées par les personnels de catégorie C
* Concernant les statuts, les salaires et les carrières :
– la défense des statuts nationaux pour tous les personnels dans le cadre de la fonction publique d’Etat ;
– la reconnaissance des qualifications au lieu d’une évaluation individuelle basée sur la performance et le résultat ;
– La revalorisation des carrières et l’augmentation des salaires ;
– augmentation significative des possibilités de promotions ;
– le maintien et le renforcement des attributions des instances paritaires.
Les organisations syndicales signataires appellent les personnels BIATOSS et ITA à continuer et amplifier leur participation aux mobilisations tant au niveau local que national au côté des personnels enseignants, chercheurs et enseignants y compris par la grève lors des prochaines journées d’actions ».

Signataires : CGT (SNTRS, FERC-Sup, CGT-INRA), SGEN-CFDT Recherche EPST, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNESUP-FSU, SNPREES-FO, SNPTES-UNSA, SUD Education, SUD Recherche EPST, SLR, SLU.

Intervention du président de l’Université :
Souligne qu’il est content d’être présent et que les membres du Bureau de l’université sont régulièrement présents aux A.G. de l’intercomposantes. Rappelle que le C.A. a refusé de remonter les maquettes et que le CEVU a voté également contre. Délai du 31 mars n’a pas de signification.
Précise qu’il fait partie du bureau de la CPU mais que celle-ci n’est qu’une association dont les membres ne sont pas obligés de suivre les décisions. Réunions mercredi et vendredi dernier avec les représentants du gouvernement mais seulement sur modifications du décret de 1984 qui est devenu obsolète. Attachement au statut d’Etat des fonctionnaires. Promesse du gouvernement de ne pas supprimer de postes en 2010-2011 mais pas d’engagement pour 2009. Gouvernement toujours sur la ligne du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Point crucial est le manque de moyens financiers et en personnel : 83 postes manquant à l’université de Nantes. 150 personnes contractuelles employées pour remplacer titulaires. Pas de postes attribués alors que l’université doit remplir de nouvelles missions.
Nouvelle assemblée générale de la C.P.U. jeudi prochain. Demande du report des nouveaux concours à 2011.
Suite aux questions qui lui sont posées sur les services des enseignants, le président précise qu’il a déjà le pouvoir d’arrêter les services mais que cela se fait par délégation aux directeurs des composantes. Pour les promotions attachement au principe, 50 % national, 50 % local + principe évaluation recherche par C.N.U. et évaluation pédagogie sur le plan local.
Interventions pour rappeler que la C.P.U. n’est pas la représentante de la communauté universitaire, qu’elle peut être reçue par le gouvernement mais qu’elle ne doit pas négocier, que les décrets sur statuts des enseignants chercheurs et sur mastérisation sont indissociables et qu’ils doivent être retirés…

III Actions
* Présence d’une délégation du personnel de l’université à l’A.G. étudiante le 2 mars à partir de 14 h.
* 5 mars : manifestation à Nantes, place de Bretagne, à partir de 15 h.
* Délégation à la coordination nationale le 6 mars : Régis Tehamenzy (prof. Lettres modernes) et Natacha Coquery (prof. Histoire moderne).
* Distribution de tracts toute la semaine dans les établissements de Nantes.
* Information aux parents et aux lycéens lors de la Journée Portes ouvertes samedi 7 mars.
* Formation d’une commission pour préparer la mobilisation du 11 mars : Hervé Le Lourec, Christophe Mauras, Jean-Marc Patin, Sophie Vernicos.
* Débat sur la forme à donner au mouvement : représentants de droit et de sciences se prononcent pour un blocus partiel faisant alterner jours de cours et jours de mobilisation en partant du constant que le blocus total « vide » l’université. Ils proposent un vote U.F.R. par U.F.R.. Pas de prise de position collective lors de l’A.G. (l’après-midi les étudiants votent la poursuite du blocus total jusqu’à jeudi).

Prochaine A.G. lundi 9 mars, à partir de 10 h 30 amphi IV Censive.

MOTION du CENS (EA 3260), le 26 février 2009.

MOTION du CENS (EA 3260), le 26 février 2009.
Nous, membres du Cens (Centre nantais de sociologie) enseignants-chercheurs, doctorants, ingénieur et personnel administratif, réunis en conseil de laboratoire le 26 février 2009,
– constatons l’aggravation et l’accélération du processus de destruction du système de recherche et d’enseignement supérieur public par le gouvernement actuel (découpage du CNRS en agences de répartition de financements, pilotage managérial et politique de la recherche via l’ANR et l’AERES, “masterisation” des formations, modification du statut des enseignants-chercheurs dépréciant l’enseignement et accroissant leur charge de cours, mise en place du contrat doctoral augmentant la
précarisation des doctorants, etc.),
– exprimons notre indignation face à l’agressivité et le mépris affichés vis-à-vis de la communauté scientifique par le Président de la République dans son discours diffamatoire du 22 janvier fondé sur de multiples contrevérités.
Tenons à réaffirmer notre attachement :
au principe d’un service public de l’enseignement et de la recherche
à l’indépendance académique et, plus généralement, à celle des métiers du savoir
au modèle de l’évaluation scientifique qualitative par les pairs
à la solidarité de la communauté universitaire (EC, chercheurs, BIATOSS, ITA, personnels précaires, étudiants).
Les membres du CENS soutiennent activement le mouvement de lutte de l’ensemble des personnels de l’université de Nantes et demandent solidairement :
– la reconnaissance du rôle central du CNRS en tant qu’opérateur de recherche dans l’ensemble des champs disciplinaires
– le rétablissement de tous les postes supprimés à l’Université et au CNRS et la relance de l’emploi scientifique sous forme de postes permanents pour toutes les catégories de personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche
– le retrait du projet de “masterisation” des concours de recrutement du secondaire
– le retrait du projet de décret sur le statut des universitaires
– la prédominance du modèle de l’évaluation scientifique par des pairs élus, sur le double principe intangible de l’indépendance académique et de la compétence scientifique.
– le retrait du projet de contrat doctoral
– la mise en place des conditions d’une réflexion concertée sur le devenir de l’enseignement supérieur et de la recherche rejoignant les revendications exprimées par les motions de la Coordination nationale des
universités et par le C3N.
En conséquence, ils déclarent le CENS « laboratoire en lutte » pour la recherche et l’enseignement supérieur.
Les membres du CENS refusent désormais, chacun à la mesure de ses moyens et de ses responsabilités, de contribuer à la destruction de l’actuel système de recherche et d’enseignement. Les personnels concernés s’engagent en particulier à un moratoire des expertises à l’ANR et à l’AERES conformément aux recommandations du C3N, à arrêter ses activités d’échanges scientifiques (séminaires…), à organiser des débats et des discussions avec tous ceux, étudiants, enseignants, chercheurs et
personnels de l’université, qui seraient intéressés, sur des questions en jeu dans le mouvement de protestation.

Nuit des IUFM le 3 Mars (Nantes)

« NUIT des IUFM » Mardi 3 mars, IUFM Launay Violette de Nantes, à partir de 18h30
S’INFORMER
Quels sont les problèmes ? Les enjeux ? Pourquoi ce mécontentement ?
DISCUTER
Pas seulement pointer les problèmes, être moteur de propositions alternatives.
MEDIATISER
Auprès des citoyens (étudiants, formateurs, stagiaires, enseignants, parents, futurs parents, retraités, ….)
dans
UNE AMBIANCE CONVIVIALE et CHALEUREUSE
Intermédiaires festifs et militants tout au long de la soirée. Apportez des idées, de la motivation, de quoi manger et dormir.
Assemblée générale de l’IUFM réunie le mercredi 25 février
Apéro de bienvenue dans le monde de l’éducation
Informations débats en collectif
Repas coopératif
Ateliers : propositions pour l’avenir de la formation professionnelle ; organisation des actions à venir.
Et actions surprises de fin de soirée.

Actu Nantes (23 Février)

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF INTERCOMPOSANTES DE L’UNIVERSITE DE NANTES
L’assemblée générale des personnels travaillant à l’Université de Nantes, réunie à la demande du collectif inter-composantes, a commencé par dresser un bilan, aux deux niveaux national et local, de la mobilisation contre les réformes en cours de l’enseignement supérieur, et des actions entreprises composante par composante.
Elle a rédigé deux motions (ci-jointes) pour manifester sa défiance envers certaines des positions de la Conférence des Présidents d’Université, et pour interpeller le président de l’Université de Nantes.
Elle s’associe à la mobilisation des étudiants, dont l’assemblée générale vient de reconduire le blocus de l’Université pour une semaine. Elle a désigné des représentants pour participer à la prochaine assemblée générale des étudiants mercredi 25 février à 12 h 30 dans la halle des sports. Elle organise des opérations de sensibilisation à destination des collègues de l’enseignement secondaire et primaire et des parents d’élèves. Elle s’associe aux journées d’actions nationales proposées par la coordination nationale des universités (journées nationales de manifestations les 26 février et 5 mars, manifestation nationale à Paris
le 10 mars : « De la maternelle à l’Université »).
La prochaine assemblée générale des personnels travaillant à l’Université de Nantes est prévue le 2 mars à 11 h dans l’amphi 4 du bâtiment Censive.

Motion n° 1
L’assemblée générale des personnels travaillant à l’Université de Nantes, réunie à la demande du collectif inter-composantes, le 23 février à 14 h a discuté du texte présenté par la Conférence des Présidents d’Université le 19 février. Elle prend acte de certaines avancées dont témoigne ce texte (sur la mastérisation des concours de l’enseignement, sur les questions de l’évolution du statut des BIATOSS, du contrat doctoral, et de la disparition de postes). Mais la position des présidents d’université demeure très retardataire sur la question des statuts des enseignants-chercheurs. L’assemblée générale du collectif inter-composantes des enseignants-chercheurs de l’Université de Nantes estime que la CPU n’est pas une instance légitime pour représenter l’ensemble du monde universitaire, en lieu et place de la coordination nationale et des syndicats.
L’assemblée générale du collectif inter-composantes des personnels de l’Université de Nantes conteste également le principe d’une médiation nationale tant que des garanties satisfaisantes n’ont pas été apportées sur les réformes rejetées par l’immense majorité des enseignants-chercheurs et des BIATOSS (réforme du statut des enseignants-chercheurs, mastérisation des concours, évolution vers une quatrième fonction publique). Ce retrait est le préalable nécessaire à la mise en place des véritables réformes dont les universités françaises ont besoin.

Motion n° 2
L’assemblée générale des personnels travaillant à l’Université de Nantes, réunie à la demande du collectif inter-composantes et de l’intersyndicale, le 23 février à 14 h :
-demande au président de l’Université d’entendre l’exaspération et de voir la mobilisation de ses personnels.
-demande au président de l’Université de transmettre à la ministre et à sa médiatrice notre refus de la réforme proposée du statut des enseignants-chercheurs et notre refus de la masterisation des formations des maîtres telle qu’elle est imposée.
-invite le président de l’Université à participer à la prochaine assemblée générale des personnels du lundi 2 mars à 11 h dans l’amphi 4 du bâtiment Censive.

Actu : Nantes

Prochaine assemblée générale des personnels de l’université, organisée par le collectif inter-composantes avec le soutien des organisations syndicales, le lundi 23 février 2009 à 14 h, Amphi 4, Batiment Censive Campus Tertre à Nantes.

Pour plus d’informations : consulter les liens de la page suivante
http://www.sciences.univ-nantes.fr/Syndicats/snesup/Collectif/LiensReformes.html