Solidarité avec les instits désobéissants !

Les désobéisseurs Parisiens seront présent à partir de 14h00, Place de la Sorbonne, pendant la manifestation du premier mai.
N’hésitez pas à venir nous rejoindre.

Solidarité avec les instits désobéissants

Depuis l’année dernière, par des mouvements de grèves, des manifestations, des actions réunissant parents et enseignants, des enseignants des écoles primaires de toute la France, largement soutenus par les parents d’élèves, refusent les contre-réformes destructrices imposées par une poignée de décideurs du  ministère de l’Éducation Nationale.
Ces réformes visent à démanteler peu à peu le service public d’éducation, par les suppressions de postes, la mise en place de nouveaux programmes rétrogrades, le fichage des élèves et de leurs familles (Base Élèves), des évaluations nationales des évaluations nationales qui se multiplient engendrant classements, stress, fichages et exclusion. Enfin, la réduction de la semaine scolaire, et son remplacement par 30 minutes journalières de « soutien scolaire » est un alibi pour supprimer les 3000 postes d’enseignants spécialisés (RASED), chargés, justement, de la prise en charge de la « difficulté scolaire »! Ce n’est en aucun cas une réponse appropriée au problème vaste et lourd des difficultés d’apprentissage.
Face à l’arrogante indifférence de notre ministre, nous sommes plus de 2500 en France à avoir choisi, en toute conscience, de désobéir à ce qui nous semble contraire aux intérêts des élèves et à notre vision du métier d’enseignant.
Ainsi, à Paris, nous étions plusieurs centaines à déclarer notre refus de mettre en place cette pseudo aide personnalisée . Les pressions des inspecteurs de circonscription, les menaces de l’inspection académique, ont finalement abouti, pour 16 enseignants parisiens, à des sanctions financières allant de 5 à 10 jours de retrait de salaire au mois d’avril, soit entre 400 et 800 euros.
Ce qui est sanctionné, ce n’est pas notre refus de mettre en place cette « aide » : par la suppression des RASED, l’état nous montre le peu de souci qu’il a des élèves en difficulté. On nous sanctionne pour oser continuer à faire entendre une parole de refus, alors que notre hiérarchie aimerait tant pouvoir affirmer que les réformes sont appliquées sans vagues, avec le soutien de tous. Nous voulons simplement mettre en cohérence nos idées et nos actes, et nous ferons en sorte qu’aucun enseignant n’ait à subir la moindre perte de salaire.

Soirée de solidarité avec les instits sanctionnés
le jeudi 7 mai 2009 au 33, rue des Vignoles. Paris 20ème
18h00 : accueil, projection de « En râchachant », de J-M Straub et D. Huillet
19h30 : LOS TRES PUNTOS en concert (Ska)
Le concert sera suivi d’un repas
Entrée et repas à prix libre en soutien aux désobéissants
Envoyer vos dons en chèque à l’adresse suivante pour la caisse nationale :
Véronique Decker École Marie Curie Impasse Émile Zola 93000 BOBIGNY Chèque à l’ordre de : SUD Éducation Créteil (avec la mention au dos : « Soutien aux désobéisseurs »)

Pour Paris: chèque (à l’ordre de « Arrêt »)  à envoyer à Françoise Salmon école polyvalente 19 rue Fernand Labori 75018 PARIS  parisdezo@gmail.com

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La 9ème CNU appelle à ne pas organiser les examens (AFP)

PARIS (AFP) — La Coordination nationale des universités, réunie mercredi à l’université Paris IV, a appelé les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs « à ne pas organiser la tenue des examens jusqu’à la satisfaction de ses revendications », a annoncé à l’AFP une porte-parole.

« La CNU appelle les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs à ne pas organiser la tenue des examens jusqu’à la satisfaction de ses revendications », a déclaré à l’AFP Sarah Hatchuel, professeur d’anglais à l’université du Havre et l’une des porte-parole de la CNU.

Cet appel a été voté par les représentants de 73 établissements (universités et instituts) réunis pour la neuvième fois depuis le début du conflit le 2 février.

« C’est bien dommage d’en arriver là, ça fend le coeur d’avoir à voter une telle motion, mais on en arrive à un point où on doit appeler à la non tenue des examens. La balle est dans le camp des deux ministres maintenant », a ajouté Mme Hatchuel, faisant référence à Xavier Darcos (Education) et Valérie Pécresse (Enseignement supérieur et Recherche).

« Si les ministres tiennent à ce que les étudiants retournent en cours, alors qu’ils écoutent enfin la communauté universitaire », a-t-elle poursuivi.

Dans sa plateforme de revendications, la Coordination demande entre autres le « retrait du projet de réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés », et « le retrait du décret sur le staut des enseignants-chercheurs » publié au Journal officiel samedi dernier.

Elle demande aussi « le rétablissement des postes supprimés en 2009 » dans l’enseignement supérieur et la recherche ou encore « l’arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche » tels que le CNRS.

Communiqué de la 9ème CNU : L’université et la recherche sont en lutte depuis trois mois; aujourd’hui elles sont plus que jamais en résistance.

Les délégués de la communauté universitaire et de la recherche représentant 64 établissements, réunis le 29 avril 2009 à la Sorbonne pour la neuvième réunion de la Coordination des Universités née le 22 janvier 2009 réaffirment leur solidarité et leur opposition déterminée aux projets du gouvernement.

Persistant dans son refus de réelles négociations, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a fait passer en force, pendant les vacances de printemps, les décrets sur le statut des enseignants-chercheurs, le CNU et le contrat doctoral unique. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il ferait de même pour la réforme de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés. Le ministère s’est même opposé à la demande clairement formulée par la CPU concernant ce dernier point, au mépris des règles qu’il avait lui-même fixées concernant l’évaluation des maquettes par l’AERES. Ce déni des principes démocratiques nous renforce dans notre détermination.

Partout en Europe où ont été mises en place des réformes similaires dans le cadre du processus de Bologne (Italie, Grèce, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, Espagne…), ces dernières ont eu pour conséquence, à très court terme, des hausses massives de frais d’inscription, la précarisation des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, la disparition d’emplois techniques et administratifs, ainsi qu’une concurrence délétère entre les individus, les équipes et les établissements.

Nous réaffirmons que la crise actuelle que traversent l’université et la recherche tire son origine du Pacte pour la Recherche, de la loi LRU et de la Révision Générale des Politiques publiques. Pour cette raison, nous restons attachés à la plateforme de revendications dont tous les points sont liés et que nous avons maintes fois rappelée :

  • Abrogation de la loi LRU et du pacte pour la Recherche.
  • Retrait du projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés qui menace à très court terme le système public d’éducation
  • Retrait du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et le CNU
  • Retrait du contrat doctoral unique
  • Rétablissement des postes supprimés en 2009, mise en place d’un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires concernant l’ensemble de la communauté universitaire et résorption de la précarité.
  • Opposition aux principes de dotation budgétaires (système SYMPA), qui mettent dès à présent en danger les filières technologiques universitaires (IUT, IUP, IUFM, etc…).
  • Arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche et réaffirmation de leur rôle d’opérateur de recherche
  • opposition aux mesures qui conduisent à la précarisation des étudiants (démantèlement du CROUS, augmentation prévisible des frais d’inscription, etc…)

Nous appelons à continuer la grève, à intensifier le mouvement et à :

  • ne faire remonter aucune maquette de master de formation des enseignants actant la réforme actuelle et refuser de les appliquer si elles sont imposées par le ministère
  • appeler au refus du vote des compétences élargies par les conseils d’administration des universités
  • faire voter par les conseils centraux des motions contre l’application de la modulation de service et refuser le cas échéant les évaluations personnelles prévues dans ce cadre.
  • Refuser la mise en place des entretiens professionnels d’évaluation des personnels BIATOSS.
  • Mettre un terme aux processus d’externalisation et de précarisation des personnels, notamment BIATOSS.
  • Refuser les chaires d’excellence

En défendant les universités et les organismes de recherche, nous ne défendons pas seulement les universitaires mais un idéal démocratique et laïc opposé à celui du gouvernement (droit à la connaissance pour tous, droit de choisir sa filière sans discrimination financière ni territoriale, droit de s’engager dans des études qui n’ont aucune rentabilité immédiate mais qui sont d’une valeur essentielle pour la société, liberté de la recherche et de l’enseignement). Nous refusons la logique de mise en concurrence des universités et des membres de la communauté universitaire, scientifique et éducative, implicite dans ces décrets, et nous réaffirmons les valeurs de coopération et de solidarité dont la recherche et l’enseignement se nourrissent.

Face à la menace que ce gouvernement fait peser sur ces principes fondateurs, nous appelons l’ensemble de la communauté universitaire, scientifique et éducative, ainsi que tous les citoyens, à défendre ces valeurs sans concession et à les promouvoir.

L’université française doit continuer à être le cadre de la démocratisation du savoir pour la formation de citoyens libres et responsables.

La CNU se félicite de l’unité réalisée dans la rue le 28 avec les collègues de la santé et des convergences à venir le 1er mai avec l’ensemble des secteurs

L’université et la recherche sont en lutte depuis trois mois ; aujourd’hui elles sont plus que jamais en résistance.

Déjà plus de 1250 démissions dans les universités françaises !!

C’est ce qui ressort de la synthèse établie par la 9ème CNU réunie ce jour à la Sorbonne.

Le document qui recense également les différentes mobilisations dans les universités est disponible ici.

L’AG intercomposantes de Nantes appelle à la rétention des notes et refuse de présider les jurys de bac !

Compte rendu AG Intercomposantes 27 avril 2009

1) Organisation :

a) Organisation de la « ronde des Obstinés » de mardi 28 avril, place Royale à 15h:Baptême de cette place, renommée « Place de l’Université, 1200-2009, assassinée par le gouvernement ». Ronde obstinément marcheuse, puis courte pièce de théâtre.
b) Coordination nationale: Envoi de 2 délégués, Natacha Coquery, et Nathalie Jamet (élues à l’unanimité).
c) Organisation du premier mai: Départ manifestation 10h30, lieu à préciser. Penser banderoles, gilets « Université » ou autres signes distinctifs (brassards…).
d) Organisation 6 mai: FAQ en FAC, place Royale de 14h30 à 18h30.
IL faut également que cela figure sur le site web, et qu’il y ait affiches et tracts.
Rappel du principe: tous les collègues et étudiants de L3 volontaires viendront répondre à des questions sur leur discipline (sorte de ‘petits cours particuliers’ pour lycéens, collégiens ou passants (si vous désirez participer, envoyer un mail à nbg@univ-nantes.fr pour préciser votre discipline et votre créneau horaire)

2) Réflexion et perspectives d’action à plus long terme:

a) Pétition SLU: l’AG appelle à signer la nouvelle pétition nationale. Attention, il s’agit de 5 pétitions différentes, et donc il faut cliquer 5 fois (cela prend 3 minutes !).Il faut se rendre sur
b) Rétention : l’Assemblée Générale Intercomposantes réitère son appel à la rétention des notes jusqu’à satisfaction de nos revendications. Elle appelle à soutenir les collègues de Lille II, indûment menacés par leur Président de sanctions administratives, en signant la pétition
Certains juristes pensent que la position du président de Lille 2 est illégale. A suivre.
Il y a eu ensuite une discussion sur les réactions possibles à ce type de menace (donner notes sous forme papier ? si pas d’autres possibilités, obtempérer le plus tard possible…et mettre 20 à tout le monde, en gardant au chaud les vraies notes ? Il est nécessaire de débattre de ces questions dans chaque département.

Au département de sociologie, la rétention de notes est devenu une décision individuelle.

c) Vous trouverez ci-jointe la lettre remise aujourd’hui aux divers directeurs d’UFR et transmise au président, là propos des jurys de bac. Elle sera transmise par voie hiérarchique et à la presse.

3) Parlementaires :

On va prendre rendez-vous avec les parlementaires socialistes, pour éclaircir leur position vis-à-vis des problèmes universitaires (on les a peu entendus…).

4) Prochaine Assemblée Intercomposantes :

lundi 4 mai, 16h30.
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LETTRE AU PRESIDENT DE L’UNIVERSITE ET AUX DIRECTEURS DE COMPOSANTES
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COLLECTIF INTERCOMPOSANTES DE L’UNIVERSITE DE NANTES

Nantes, le 28 avril 2009
A
Monsieur le Président de l’Université de Nantes,
s/c de Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs d’UFR,

Monsieur le Président de l’Université de Nantes,
Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs d’UFR,

Par la présente lettre, les membres du Collectif inter-composantes de l’Université vous prient de bien vouloir refuser de transmettre à Monsieur le Recteur de l’Académie de Nantes les noms d’éventuels présidents de jury pour la session 2009 du Baccalauréat et des différents Brevets de Techniciens Supérieurs. En effet, malgré les diverses réécritures, les projets que la communauté universitaire rejette massivement depuis des mois restent pour l’essentiel en place et leur caractère destructeur demeure entier.
– Statuts : même si la modulation ne peut être imposée, à moyens constants, les décharges des uns impliqueront une surcharge pour les autres et nous ne savons toujours pas quelles charges administratives seraient prises en considération dans les services.
– Formation et recrutement des enseignants : aucun des aspects néfastes de la réforme initiale n’a disparu (formation amputée, initiation à la recherche illusoire, préparation à des concours vidés de leur contenu disciplinaire, épreuve contestable de ‘connaissance du système éducatif’, dégradation de la formation professionnelle, perte d’une année salariée, précarisation de la condition enseignante).
– Budgets et contrat doctoral : même si le ministère est revenu sur la suppression d’une partie des postes dans les organismes de recherche, le bilan est très négatif et le contrat doctoral unique demeure d’actualité.
– Menace sur la laïcité : à tout cela s’ajoutent de graves inquiétudes concernant le traitement dont jouit l’enseignement supérieur privé; la reconnaissance des grades et diplômes (licence, master, doctorat) entre la République Française et le Saint-Siège, signée le 18 décembre 2008, et officialisée très récemment par un décret du Journal Officiel ne peut qu’alarmer tous ceux qui sont profondément attachés à l’Ecole Républicaine et Laïque.

Pour toutes ces raisons, nous continuons à combattre ces ‘réformes’ néfastes, et pour alerter de nouveau l’opinion publique, vous demandons de ne pas fournir à Monsieur le Recteur de noms d’enseignants-chercheurs susceptibles de présider les jurys.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs d’UFR, l’expression de nos sentiments respectueux.

Le Collectif inter-composantes de l’Université de Nantes.

« Universities in trouble »

Un article sur la situation des universités américaines après la crise financière : http://www.nybooks.com/articles/22673

A méditer dans le contexte actuel de réformite ministérielle …

UFR LCE Paris 10 : « pas de retrait, pas de cours ; pas de cours, pas d’évaluation »

« VALIDATION » : MOTION DE L’AG DE L’UFR LCE

Les enseignants de l’UFR LCE réunis le mardi 28 avril 2009 en Assemblée générale ont discuté longuement de la position du Conseil d’administration du 27 avril concernant la validation du semestre.

Ils s’interrogent sur les arguments avancés pour rejeter la demande de l’Assemblée générale unitaire du 27 de validation automatique du semestre [1] : la menace d’invalidation du Ministère nous semble porter aussi sur les fausses évaluations qui nous sont proposées.

Ils expriment leurs plus vives inquiétudes quant aux réactions que cette position du CA peut provoquer chez les étudiants mobilisés, les divisions qu’elle ne pourra que créer parmi les enseignants et la remise en cause de fait du « principe d’égalité de traitement des étudiants », pourtant invoqué dans la motion votée par le CA.

En ce qui nous concerne, nous refusons de rentrer dans une logique de « sortie de crise » alors qu’aucune de nos revendications n’a été satisfaite.

Nous alertons l’équipe présidentielle sur la nécessité de prendre une position politique claire face à une situation exceptionnelle qui, de fait, rend toute évaluation égalitaire impossible.

Si une menace pèse sur la validation du semestre, la responsabilité en revient exclusivement au gouvernement qui depuis des mois refuse d’entendre les revendications légitimes du monde universitaire.

Nous réaffirmons le principe suivant : « pas de retrait, pas de cours ; pas de cours, pas d’évaluation ».

[1] La proposition également votée dans l’AG, mais minoritaire, d’une validation « arc-en-ciel » (garantie de validation pour tous mais prise en compte des travaux effectués et notes obtenues par certains) a également été rejetée.