Motions votées par le CA de l’université de Nice (9 Juin) : 16 équivalents temps plein supprimés pour la formation des professeurs stagiaires !!

Pour des équipes de formateurs pluri statutaires.
Le conseil d’administration de l’université de Nice Sophia Antipolis s’inquiète du désengagement progressif de l’État dans la formation des enseignants pour l’année 2009‐2010. Après avoir décidé de supprimer cette année toutes les décharges pour la formation des professeurs stagiaires (1er et 2nd degré), soit 16 Équivalent Temps‐Plein, le rectorat de l’académie de Nice est revenu dans un premier temps sur cette décision en en donnant 4 pour la prochaine rentrée.
En privant l’IUFM des moyens en formateurs de terrain, le ministère de l’éducation nationale choisit d’affaiblir le potentiel de formation de l’école interne et au delà de l’université et de mettre à mal une formation qui pour être pleinement efficace exige des équipes pluri statutaires. Alors qu’il y a à peine trois ou quatre ans, la volonté affichée par l’employeur était de faire en sorte que les trois quarts des formateurs à l’IUFM exercent conjointement en établissement, le conseil d’administration comprend mal ce revirement, sauf à ce qu’il préfigure la suppression de toute formation professionnelle des enseignants comme le projet de réforme de la formation et du recrutement des professeurs des premier et second degré peut le laisser penser.
Le conseil d’administration de l’université Nice Sophia Antipolis demande solennellement à Monsieur le ministre de l’éducation nationale et à Monsieur le recteur de l’Académie de Nice de revenir sur cette décision de suppression des moyens en formateurs (12 Équivalent Temps‐Plein) et de réaffecter les moyens nécessaires à la formation professionnelle des professeurs stagiaires dont le nombre reste stable et dont les modalités de formation n’ont pas changé. Cette décision serait prise comme le signe de la volonté de l’employeur de maintenir son engagement dans la formation des enseignants, notamment dans le cadre des réformes en cours.

Motion pour le CA du 9 juin
Le Ministère de l’Éducation Nationale s’apprête à publier des décrets sur les modalités de recrutement des enseignants : le processus est engagé (présentation au CTPMEN du 28 mai, au CSFPE du 12 juin).
Cette publication prématurée obèrerait les conclusions futures des groupes de travail qui se réunissent actuellement, ainsi que des travaux et des préconisations de la commission Marois/Filâtre récemment installée. Ainsi l’obligation d’être au moins inscrit en Master 2 pour pouvoir se présenter au concours préjuge de la place des épreuves du concours en interdisant toute épreuve avant le début de l’année de Master 2. Le CA de l’Université de Nice Sophia Antipolis dénonce la précipitation du gouvernement sur le dossier.
Il demande le retrait de ces projets de réforme et la remise à plat complète du dossier de manière à aboutir à une réforme de la formation des maîtres qui permette d’améliorer la formation des enseignants, tant au niveau professionnel qu’au niveau disciplinaire en respectant l’égalité territoriale.

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Université de Nice : pétition contre l’accession anticipée et précipitée aux Responsabilités et Compétences Elargies

UNIVERSITE de NICE-SOPHIA ANTIPOLIS
PETITION émanant du collectif de l’UNS, dont SLR et de l’Intersyndicale (CGT, CMJ, SNESup, SUD Éducation et UNEF)
(à l’initiative de l’AG des personnels de Saint-Jean-d’Angély du 21.04.09)

Contre l’accession anticipée et précipitée aux Responsabilités et Compétences Elargies, nous demandons un moratoire et l’organisation d’un vrai débat avec la communauté universitaire dans son ensemble.

Pour signer la pétition et lire l’argumentaire : http://mobilisation06.fr/

« Merci aux collègues du CA de l’université de Nice … »

« Merci aux collègues du CA de l’université de Nice Sophia Antipolis.
Voici le déroulement des faits :
A la date du 8 avril, le président convoque pour le 16 avril le congrès de l’université de Nice pour débattre et faire le point sur le passage aux compétences élargies.
Le 10, a lieu un Conseil d’Administration, dont l’ordre du jour n’a pas été rendu public. Mais le fait est que le passage aux compétences élargies est votée à l’unanimité moins deux voix (1 abstention et 1 ne participe pas au vote).
Voici une belle illustration sur la fait qu’avec la LRU, la main est laissée à un petit groupe d’individus. Au détriment de toute collégialité.
Il semblerait que l’argument développé ait été le suivant : Pour passer aux compétences élargies en 2010, il faudrait déposer le
dossier avant le 15 avril Et, comme en 2010, il est prévu entre 50 et 100 départs à la retraite, il a été expliqué aux conseillers, en séance, que si le passage aux compétences élargies se passait en 2011, l’ensemble de ces postes seraient perdus pour l’université de Nice.
Vous trouverez vous-même le bon adjectif à insérer dans la phrase « Voici une belle illustration sur le fait qu’avec la LRU, la main est laissée à un petit groupe d’individus. Au détriment de toute collégialité. » entre groupe et individu, ou après individu. Au choix.
Merci donc pour cette belle preuve de la réalité de la LRU et de son efficacité. »

Motion laboratoire I3M (Nice)

MOTION LABORATOIRE I3M 13/02/2009
Les membres du laboratoire I3M réunis vendredi 13 Février à Nice, pleinement solidaires avec le mouvement actuel de contestation des contre-réformes qui touchent la recherche et l’enseignement supérieur, expriment leur refus du démantèlement programmé des structures de transmission du savoir, de la recherche, de la culture, de l’université et de la fonction publique en général. Ils réaffirment le caractère indissociable de l’enseignement et de la recherche en considérant que le projet actuel de modification du décret n° 84-431 du 6 juin 1984 sur les statuts des enseignants-chercheurs confère aux exécutifs locaux des établissements d’enseignement supérieur des pouvoirs exorbitants qui fragilisent les équilibres de la recherche et de l’enseignement au mépris de l’intérêt scientifique et de celui des étudiants.
Les membres du laboratoire I3M demandent par conséquent que l’évolution souhaitable du statut des enseignants-chercheurs prenne en compte la totalité de leurs charges (y compris administratives) et que le volume total de leurs enseignements (modulables à la baisse en fonction de la diversité et du poids des tâches assumées) ne puisse en aucun cas dépasser le
plafond des 192 heures annuelles.
Attachés qu’ils sont à un système d’enseignement supérieur et de recherche garantissant la démocratie, la collégialité, l’indépendance et la liberté des enseignants-chercheurs, enseignants, et chercheurs, ils demandent en conséquence le maintien d’une évaluation qualitative de la recherche par les pairs élus, membres d’instances nationales, collégiales et indépendantes.
Ils se déclarent opposés à un système d’évaluation quantitativiste de la production scientifique universitaire visant la mise en concurrence des chercheurs. Ils proposent de participer au sein même de leur laboratoire à la production d’indicateurs pertinents permettant d’évaluer leurs travaux avec exigence et rigueur tout en maintenant le droit à une recherche libre, éloignée de l’idéologie de « la culture du résultat » fondée sur l’impératif de la rentabilité économique et sur la soumission des enseignants-chercheurs à la hiérarchie administrative. Ils exigent en conséquence que les nouveaux modes de gestion de la recherche et de l’enseignement supérieur que sont l’ANR et l’AERES, visant à un pilotage centralisé et autoritaire de leurs enseignements et de leurs travaux, ne se substituent pas aux financements nationaux récurrents des structures scientifiques et pédagogiques, seule preuve tangible de l’engagement de l’Etat en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche. Dans ce but, ils appellent à une refonte totale des modèles d’attribution des moyens alloués à l’enseignement supérieur et à la recherche.
Ils s’élèvent tout particulièrement contre l’arbitraire et l’opacité des critères de classement des revues scientifiques établissant une concurrence nocive entre les revues classées A et les autres, réduisant ainsi la richesse et la complexité des recherches à la tyrannie du nombre, comptabilisant de la même manière une citation positive et une citation négative, affaiblissant la
recherche en langue française, menaçant l’écosystème fragile des revues scientifiques, condamnant les disciplines littéraires mais aussi celles des sciences humaines et sociales à une réduction considérable du nombre de revues existantes.
Ils s’engagent clairement en conséquence à refuser provisoirement toute participation aux activités d’expertise et d’évaluation pour l’ANR et l’AERES. A refuser de transmettre les données visant à un pilotage autoritaire de leurs recherches par le moyen d’une évaluation quantitativiste. Ils préconisent une évaluation de leurs travaux fondée sur la reconnaissance de la
diversité et de la complexité de leurs recherches au croisement de plusieurs champs épistémiques. En tenant compte de la liste des revues qualifiantes du champ des SIC instaurée par le CNU 71° section, ils demandent que leurs travaux de recherche interdisciplinaires publiés dans des revues à comité de lecture non classées sur le site de l’AERES mais faisant l’objet
d’une authentique reconnaissance nationale et/ou internationale dans leur domaine disciplinaire (revues numériques et professionnelles à caractère scientifique comprises) soient reconnus et valorisés au sein de leur laboratoire et que chacun des membres de ce dernier plaide auprès des instances concernées en faveur de l’effectivité et de la plénitude de cette reconnaissance. Enfin, ils demandent à être étroitement associés à tout processus de modification des modes d’évaluation de leurs recherches et de leurs carrières, ainsi qu’à l’élaboration collégiale et démocratique des critères d’évaluation de ces dernières.
Motion votée à l’unanimité des présents.