Appel à tous les rondeurs de France pour une ronde intempestive à Marseille le 7 juillet à 9h

Bonjour aux collègues potentiellement rOndeurs de toute la France,

En réponse à l’appel de soutien national aux enseignants désobéisseurs lancé par le réseau « Ecole en Danger », la ronde des Obstiné-es Grenobloise a décidé de se délocaliser sur Marseille ce mardi 7 juillet et de tenir une ronde avec les collègues Marseillais prêts à la relancer cette matinée-là de manière intempestive pour manifester notre soutien à Erwan Redon : RDV à tous les rondeurs à Marseille à 9h devant la Mairie du 1/7ème arrondissement (125 Canebière) et à 10h devant l’inspection académique (en tongue, mais sans oublier son gilet jaune ;-)

Bien rOndement et tOujOurs Obstinément vôtre,

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CR de la Marche de tous les Savoirs du 4 juin 2009

Compte-rendu à lire et photos à découvrir sur le site de Sauvons la recherche : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2801

Marche de tous les savoirs : c’est demain !

demain, c’est le jour de l’Academic Pride / Marche de tous les savoirs :  http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2599

Une raison de fierté académique : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2687

C’est reparti pour un tour !

C’est reparti pour un tour !
La Ronde des obstinés lance un appel aux candidats aux européennes.

Depuis plus de quatre mois, l’université française connaît un mouvement d’une force et d’une durée sans précédent.
Non seulement le gouvernement refuse de nous entendre, mais il s’est efforcé, durant ces dernières semaines, de dépolitiser le débat, de le réduire à la question des validations d’examens, alors qu’il ignore avec constance  la totalité de nos revendications, multipliant pressions, menaces, et parfois même actions répressives.

La Ronde infinie des obstinés lance donc un appel aux candidats aux élections européennes.

Rejoignez nous nombreux du 2 au 6 juin, de 12h à minuit devant le Panthéon !
Nous sommes obstinés et notre vigilance, infinie.
Inscriptions sur : http://www.doodle.com/kcsdy84bb2tup5as
rondeinfinie@gmail.com
http://rondeinfinie.canalblog.com/

Lettre aux candidats :

100 heures pour faire de l’enseignement et de la recherche un débat de campagne.
« Il est plus que temps…»
À Mesdames et Messieurs les candidats aux élections européennes du 7 juin 2009, Pendant près de quatre mois, l’université française a vécu un mouvement de grève, de manifestations, d’occupations, de rondes infinies des obstinés. Nous, qui faisons, pensons, et rêvons l’université, nous, enseignants, chercheurs, personnels et étudiants, affirmons que les réformes actuelles qui atteignent l’université sont permises par la soumission du politique au champ économique.
Pendant près de quatre mois, nous avons fait face à une entreprise gouvernementale de propagande et de dénigrement délibéré de l’université, des hommes et des femmes qui la font vivre, une entreprise de destruction de son image et de sa fonction dans la société. Pourtant, pendant près de quatre mois, le mouvement de rejet des conséquences de la loi « Libertés et responsabilités des universités » (LRU) s’est renforcé parce que nous en mesurons tous aujourd’hui les vices profonds et le danger mortel qu’elle fait peser sur l’université : présidence toute-puissante, gestion managériale, marginalisation des critères scientifiques dans les prises de décisions, précarisation généralisée des personnels, explosion à terme des droits d’inscription. Cette loi produira en France ce qu’elle a produit partout où les mêmes principes sont déjà à l’oeuvre : gestion arbitraire des carrières et des équipes de
recherche, dépendance aux bailleurs de fonds privés, cloisonnement des savoirs, destruction de pans entiers de l’enseignement, injustice sociale croissante. Est-ce donc ainsi que l’Europe conçoit l’université et la recherche ?
En effet, à la fois bureaucratique dans son principe, autoritaire dans sa mise en oeuvre, et liberticide pour le monde universitaire dans ses effets, cette loi LRU n’est que la caricature française d’un processus qui confronte le système universitaire européen à une transformation et un reformatage, le volet académique de la soumission de l’ensemble de la société à la « main invisible du marché ». Les promoteurs de cette société et leurs artificiers nationaux ont associé à cette opération de destruction le nom de deux des plus anciennes universités européennes, celles de la Sorbonne (déclaration du 25 mai 1998) et de Bologne (déclaration du 19 juin 1999). Or, ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « processus de Bologne » et qui est au coeur de la politique universitaire européenne n’a jamais été discuté publiquement. Son inscription dans la Stratégie de Lisbonne (2000) a été suivie d’une série de conférences ministérielles et de sommets qui ont renforcé la soumission des acteurs de l’université à des objectifs utilitaristes à court terme. Ces orientations détruisent l’université comme lieu de formation de citoyens éclairés et pensants, elles
entendent forclore les valeurs d’élaboration et de transmission des savoirs sur lesquelles doivent reposer les universités européennes. En faisant mine de valoriser les missions de l’université, elles les nient. En imposant à l’université et à la recherche des règles managériales et des critères de gestion qui ne peuvent lui être appliquées, elles détruisent l’université comme lieu d’élaboration et de transmission d’un savoir libre et non contraint. Enfin, en s’appuyant sur la théorie du « capital humain », ces orientations conduisent désormais à faire payer aux étudiants le prix du désengagement public.
Il est donc temps d’affirmer que le processus de Bologne et la stratégie de Lisbonne ont pour fonction d’introduire dans les universités une concurrence généralisée placée sous les auspices de la rentabilité économique. Il est temps d’affirmer que la notion d’ « employabilité » n’est qu’un outil de destruction des savoirs humanistes qui sont au coeur de notre civilisation. Il est temps d’affirmer que la notion d’ « économie de la connaissance » dissimule la transformation de la connaissance en bien économique. Il est temps d’affirmer que le slogan d’ « adaptation de l’université à la société » ne dit pas que cette société est réduite à sa seule finalité économique. Aujourd’hui, nous affirmons que l’adaptation de l’université européenne ne passe pas nécessairement par sa réduction utilitariste à l’employabilité de ses diplômés. Nous refusons la soumission de l’université à
une logique marchande qui réduit le rationnel à ce qui est utile et calcule l’utilité à l’aune du profit.
L’université n’est pas le lieu du pur utilitarisme calculé en termes exclusivement économiques.
L’acquisition et l’invention des savoirs est un droit pour tous et ne peut être limité. Le savoir, la création et la recherche ne sont pas des marchandises, mais le bien de tous : ils ne sont pas à vendre.
Dans la dernière semaine de cette campagne, nous, citoyens obstinés qui ne demandons qu’à être éclairés sur vos ambitions pour l’université et la recherche, vous soumettons les interrogations suivantes :
1/ L’université a-t-elle vocation à être « gouvernée » comme une entreprise ? Le mariage systématique entre recherche et rentabilité est-il possible et même souhaitable ?
2/ Les personnels sont-ils les variables d’ajustement du nouveau modèle de « bonne gouvernance » ? Devront-ils désormais exercer leur métier sous la menace des retraits de financement pour hétérodoxie ou au premier coup de blizzard boursier ?
3/ La multiplication des structures bureaucratiques et administratives d’évaluation est-elle la « Nouvelle frontière » de la « qualité » universitaire ? L’émulation académique est-elle d’ailleurs réductible à la « concurrence non faussée » ?
4/ L’université doit-elle former des citoyens libres et pensants ou des salariés prêts à l’emploi ? Les étudiants devront-ils pallier le déficit d’investissement public dont nos universités ont souffert depuis près de trois décennies et qu’ils paient d’ores et déjà lourdement ?

En d’autres termes, à l’instar de l’association « Sauvons l’Université » (SLU) dont nous partageons les valeurs et les analyses, nous vous demandons aujourd’hui à vous, candidats à la députation européenne, une formulation claire de votre vision de l’université de demain. Nous vous demandons également de vous saisir du sujet fondamental qu’est la formation des générations futures de citoyens éclairés et libres. Il est encore temps de faire de la question de l’université et de la recherche, de la formation et de l’éducation un thème majeur de la campagne européenne et d’assumer devant le pays ou de rejeter avec force la soumission complète de l’université, de la recherche et du système d’éducation à la logique marchande et aux intérêts purement économiques.
Nous vous demandons d’affirmer avec la plus grande fermeté que l’éducation, l’université et la recherche sont un service public et non pas des « services », qu’elles ne peuvent en aucun cas être régies par les règles du marché, et d’en tirer toutes les conséquences. Nous ferons connaître les réponses que vous voudrez bien apporter à nos questions. Nous sommes obstinés et notre vigilance, infinie.

Veuillez croire, Mesdames et Messieurs les candidats, en l’expression de nos sentiments les plus cordiaux.
Paris, le 29 mai 2009.
La Ronde infinie des obstinés

Marche de tous les savoirs (Academic Pride) : le 4 Juin !

La marche de tous les savoirs « Academic Pride »
Le jeudi 4 juin 2009 aura lieu la deuxième édition de « La marche de tous les savoirs (Academic Pride) » organisée par SLR (« Sauvons la recherche) avec les principales associations et syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche. Toutes les personnes attachées à la transmission et au développement des savoirs sont invitées à marcher le 4 juin 2009 dans plusieurs villes de France. A Paris, le départ aura lieu à 14h00 devant la Maison des Sciences de l’Homme. Pour plus de détails et pour toutes les manifestations, pour des suggestions de panneaux et affiches, voir le site http://www.academicpride.fr.nf
« La marche de tous les savoirs (Academic Pride) » sera l’occasion pour toutes celles et ceux qui défendent l’importance du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche (ES&R), d’affirmer publiquement la fierté des métiers qui font vivre ce bien commun, et des valeurs qui les fondent. Ils diront qu’ils sont debout, pour défendre ces valeurs, qui sont menacées.
Ce rassemblement de tous les acteurs de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche se déroulera alors que se poursuit l’un des mouvements sociaux les plus durs qu’ait connu ce secteur. Par son importance et sa durée il s’agit d’un conflit exceptionnel qui, derrière les questions institutionnelles et de statut, voit s’opposer deux conceptions de la place du savoir dans notre
société. Dans la conception gouvernementale de « l’économie de la connaissance » déclinaison nationale de la « stratégie européenne de Lisbonne », la connaissance doit avant tout être au service de l’économie. Il en découle un nouveau mode d’organisation de l1enseignement supérieur et de la recherche calqué sur celui des du secteur privé, qui met en concurrence les institutions publiques pour maximiser leur rentabilité, mesurée via des indicateurs standardisés. A l’opposé de cette
vision utilitariste et élitiste du savoir portée par le pouvoir, nous défendons une vision humaniste et sociale qui est au coeur des valeurs de service public. Face au mépris affiché par le gouvernement et à son refus de toute concertation nous affirmerons à l’occasion de « La marche de tous les savoirs (Academic Pride) » la fierté que nous éprouvons à exercer nos métiers et la fierté de nos réussites, des plus discrètes jusqu’aux plus visibles, qui obtiennent des récompenses internationales (Médaille Fields en 2006, prix Turing et prix Nobel en 2007 et 2008) et qui consacrent le travail de très longue haleine mené par des équipes. Nous affirmerons que nous sommes fiers de transmettre ces connaissances et de faire de nos étudiants, quelle que soient leur
origine sociale, des citoyens plus libres et plus autonomes dans leur pensée.
Le 4 juin 2009 sera l’occasion de redire que le gouvernement fait un choix irresponsable en cassant le système existant, en manifestant son mépris pour l’avis des professionnels qui font fonctionner le service public l’enseignement supérieur et de la recherche. Les différentes « réformes » et réorganisations mises en place depuis quatre ans (ANR, pacte sur la recherche, AERES, LRU, démantèlement des organismes de recherche) créent un climat d’incertitude profondément déstabilisant au quotidien pour les équipes de recherche et les universités. La volonté de « réduire les coûts » en précarisant de plus en plus les emplois scientifiques est particulièrement délétère pour les jeunes qui renoncent de plus en plus à s’engager dans des carrières scientifiques ou à les poursuivre, puisque le gouvernement ferme leur horizon quand il faudrait l’ouvrir. Les dégâts créés sont déjà désastreux et seront très difficiles à réparer.

Les choix du gouvernement français ne sont hélas pas isolés en Europe. L’attaque contre le système de l’ES&R dans l’Italie de Berlusconi est encore plus violente qu’en France, et a fait descendre dans la rue des millions d’Italiens. En Allemagne, un grand mouvement de protestation contre les attaques dont fait l’objet le système allemand d’ES&R va déclencher une semaine
d’actions et grèves massives, prévues pour la mi-juin. Avec nos collègues italiens, allemands et autres européens, nous devons dire très fort que l’Europe dont nous rêvons n’est pas une Europe où les services publics seront laminés, mais une Europe où les gouvernements défendent les biens communs y compris une connaissance au services des hommes et non pas de la rentabilité.
Le 4 juin 2009, la « Marche de tous les savoirs (Academic Pride) » sera aussi un moment fort pour la défense de cette Europe-là.

Plus d’infos (et d’autres possibilités d’affiches) sur le site http://www.academicpride.fr.nf/
RV le 4 juin à 14h au Métro Sèvres Babylone (Maison des Sciences de l’Homme). Direction le SERI (Salon Européen de la Recherche et l’Innovation) porte de Versailles : des sciences de l’homme (inutiles selon nos dirigeants) à l’innovation industrielle (utile selon eux). A nous, sur ce trajet, de faire entendre un autre discours !

Au premier rang il y aura des hors-statuts (doc, post-doc, ITA en CDD) mêlés à des personnalités scientifiques connues (plus les 6 présidents d’universités qui ont été à nos côtés, ayant signé un texte au Monde; ils ont été invités, on attend leur réponse). Ils défileront derrière une banderole ‘La Marche de tous les savoirs ». C’est ensuite seulement qu’arrivera la banderole Academic Pride et le reste de la marche.

Le mardi 2 juin à 12h aura lieu à l’Institut Cochin (amphi Luton, 24 rue du Fg St Jacques) une Assemblée Générale ouverte à tous. On y parlera de :
Bilan du mouvement/conflit en cours dans l’enseignement Supérieur et la Recherche. Quelles perspectives ? Préparation de l’Academic Pride.

Animation du défilé : il faut continuer à faire appel à toutes les initiatives et bonnes volontés pour multiplier ces animations. Nous avons prévu de grandes photos de Darwin, Marie Curie, Simone de Beauvoir, Barbara Mc Clintock, Newton, Galilée Maxwell, Einstein, Bourdieu, Freud, Pasteur, avec des bandeaux-commentaires (La RAGE ! pour Pasteur, et autres qualificatifs : révolutionnaire, extrémiste, jusqu’au-boutiste, rebelle etc…)
Merci à toutes celles et ceux d’entre vous qui connaissent une ou deux personnalités scientifiques reconnues, de les solliciter pour être présent en tête de cortège.

Ci-dessous une série d’affichettes pour l’Academic Pride.

27 Mai : ronde intempestive rue de Grenelle

Mercredi 27 mai, à 14h, une ronde intempestive se produira 110 rue de Grenelle
(rendez-vous Place Jacques Bainville)

Un ministère qui a une passion du secret
Comme l’avait fait Valérie Pécresse avec le décret sur le statut des enseignants chercheurs, Xavier Darcos veut faire passer ses nouveaux décrets sur la mastérisation en catimini. Aucun des points qui nous ont amenés à refuser ce projet  et à ne pas remonter de maquettes, n’a trouvé de réponse dans cette énième réécriture. La confusion y tient toujours office de raison et l’imprécation de modèle d’écriture.
La ronde infinie des obstinés se propose donc d’être là pour affirmer notre refus commun et annoncer que nous allons continuer d’opposer à ces décrets une fin de non-recevoir.
Au moment où le débat sur la sécurité à l’école est instrumentalisé par le gouvernement, c’est en effet l’ensemble du système scolaire qui est mis en danger par le ministère.

La marche des obstinés fait étape à Neuilly

La marche des obstinés fait étape à Neuilly, et doit faire face à un déploiement ahurissant de la robocopie. La ronde des obstinés tournera du 2 au 6 juin au Panthéon. http://www.musicologie.org/actu/05/25.html
Le site de la Ronde : http://rondeinfinie.canalblog.com/ (pas encore à jour — un planning va être proposé avec des tranches de 3 heures)