Les Centres de recherches cibles du grouvernement grec

En Grèce, les Centres de recherches deviennent la cible du gouvernement, en particulier les sciences humaines et sociales.
Vous trouverez ci-dessous le lien qui renvoie à la petition ( en grec et en anglais) que nos collègues grecs nous demandent de faire circuler pour signature.
Vous pouvez éidemment la faire circuler à votre tour.
http://www.eie.gr/petition-en_sign.asp

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LRU et comité de sélection

Une étude est en cours pour établir une liste indiquant les CA qui ont modifié les classements donnés par les comités de sélection. Si vous êtes au courant des modifications dans votre établissement, merci de les indiquer en commentaires de ce billet.
A titre indicatif :

  • à Rennes 2 le CA a permuté 2 fois le numéro 2 avec le numéro 1.
  • à Paris 5 aussi, Axel Kahn et son CA ont déclassé deux premiers à des postes de profs et un mcf en psycho. D’autres reclassements ont eu lieu à l’IUT.

Et suite aux incidents de ce genre qui se multiplient, les italianistes ont rédigé une motion adressée aux CA, contre les remaniements sauvages, que chaque membre pourra transmettre à ses instances locales. Motion reproduite ci-dessous :

Motion à l’attention des Conseils d’Administration

La Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur s’autorise à attirer l’attention des Conseils d’Administration sur le sérieux, la probité et les compétences des membres des Comités de sélection dont ils ont eux-mêmes approuvé, modifié ou établi la composition en fonction des profils des postes mis au concours. La loi LRU précise que – comme pour les anciennes commissions de spécialistes – le Comité de Sélection n’effectue qu’une proposition destinée à être examinée d’abord par le
Conseil d’Administration, puis approuvée par le Président. Le fait que les Conseils d’Administration aient scrupuleusement composé ou révisé eux-mêmes les comités garantit logiquement la fiabilité des classements établis à l’issue des auditions, classements toujours justifiés, comme le requiert désormais la réglementation.
Toutes les garanties ayant été assurées avant et au cours de la procédure, il semble qu’il n’y ait pas lieu de faire preuve de défiance envers les classements finals. C’est pourquoi, afin que soit évitée toute vague de désapprobation suite à d’éventuelles interventions qui signifieraient que le nouveau mode de recrutement favorise l’arbitraire, alors que son souhait est de les limiter, la Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur demande instamment aux Conseils d’Administration d’examiner les
propositions avec le maximum de confiance en la probité des enseignants-chercheurs spécialistes qui, après double lecture des dossiers, puis examen des travaux et audition des meilleurs candidats, ont proposé et justifié ces classements.

Voir également ci-dessous la lettre et la pétition adressée au président de l’université paris-Sud.

A l’attention de : Mme le Ministre, M. le Président de l’Université-Paris Sud

Le 11 juin dernier, le Conseil d’administration (CA) de l’Université Paris-Sud a invalidé le classement du poste de Professeur de Chimie thérapeutique de la Faculté de Pharmacie de Châtenay-Malabry (86 PR 1274), établi par le Comité de sélection. Ce classement avait été largement validé (« pour »: 11 voix, « contre »: 0 voix, abstentions: 3 voix).
De façon surprenante, la Présidence n’a pas hésité à faire invalider un classement établi par un Comité dont elle avait elle-même approuvé la composition. Ce revirement a eu lieu lors du dernier CA, dans des conditions particulières, où un Maître de conférences a pris la parole en utilisant des propos tendancieux et mensongers.
Ce problème dépasse le cadre de l’Université Paris-Sud et nous engage tous, Professeurs, Directeurs de recherche, Maîtres de conférences et Chargés de recherche, appelés à faire partie de Comités de sélection. Si vous êtes également choqués qu’une Université n’hésite pas à invalider les décisions d’un comité impartial sans chercher à s’informer auprès de celui-ci, faites part de votre sentiment en signant cette pétition. Elle sera adressée au Président de l’Université Paris Sud et au Ministre de l’Education Nationale.

Lien vers le texte : http://www.mesopinions.com/Pour-le-respect-des-decisions-des-Comites-de-selection-a-l-Universite-Paris-Sud-petition-petitions-2409d54d531755d268f0dc7130c3b570.html

COLLECTIF POUR LA SAUVEGARDE DE LA LIBERTÉ,INTELLECTUELLE DES CHERCHEURS ET ENSEIGNANTSCHERCHEURS,DE LA FONCTION PUBLIQUE

LETTRE OUVERTE A MME VALÉRIE PÉCRESSE,
MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


L
’influence des savants et des intellectuels est certes quelque peu en déclin dans notre nouveau modèle de société. Chercheurs, universitaires et intellectuels n’en continuent pas moins de creuser leur sillon, faisant fi du bruit et de la fureur extérieurs. Ce qui ne signifie pas qu’ils vivent dans des bulles hors du monde. Au contraire, ils sont plus investis que jamais dans la mission qui est la leur : contribuer avec d’autres à apporter à leurs concitoyens cet élément de pensée critique indispensable à la préservation de la démocratie. Grâce aux réseaux qu’ils tissent par la circulation de leur pensée et de leur parole, au-delà des préjugés, des mythes ou des frayeurs en vogue et de leur instrumentalisation, ils n’ont de cesse d’agir au nom de la liberté et de l’impartialité, quelles que puissent être par ailleurs leurs éventuelles appartenances religieuses ou affinités politiques. Nos sociétés, trop souvent soumises aux diktats des médias et de l’internet, ont besoin de cette parole libre, au seul service des principes de la démocratie, évoluant sans entraves et produisant du savoir, de la connaissance et de la réflexion. Il se trouve que dans notre pays la majorité des intellectuels appartient à la fonction publique, ce qui ne signifie pas qu’ils soient de quelque façon inféodés à des institutions ou au pouvoir politique, même s’il existe certes parmi eux des intellectuels organiques. Si la liberté est nécessaire pour penser et écrire, il va de soi que l’obligation de réserve qui s’applique en général à certaines catégories de fonctionnaires ne peut aucunement s’appliquer à leur cas, sauf à n’attendre d’eux que la reproduction d’une doctrine officielle et stérile. Aujourd’hui, la convocation devant une commission disciplinaire, de notre collègue Vincent Geisser, chercheur au CNRS, accusé de n’avoir pas respecté cette « obligation », constitue un signe supplémentaire et particulièrement alarmant de l’idée que les institutions de notre pays semblent désormais se faire de notre rôle. Devrons-nous donc soumettre nos articles, nos livres, nos prises de position publiques à l’approbation de leur censure, alors qu’aucune consigne ne devrait émaner d’elles si ce n’est celle de la rigueur intellectuelle et de la créativité qui accompagne toute recherche ? Quels compromis honteux devrons-nous accepter pour échapper à l’humiliation d’un conseil de discipline ? La France, pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression, est-elle en train de perdre son âme ? Comment continuer à faire notre travail, à assumer pleinement notre vocation, sous la menace constante de la sanction ? Que sommes-nous ? De simples courroies de transmission des idées qui ont l’agrément de nos dirigeants et des institutions qui nous emploient, ou des hommes et des femmes autonomes exerçant leur métier librement, en toute responsabilité, en toute honnêteté, et au service d’une recherche, d’une pensée et d’un savoir libres de tout carcan idéologique, n’ayant d’autre limite que la considération du bien commun ? L’obligation de réserve ne peut en aucun cas valoir pour les intellectuels, y compris lorsqu’ils sont fonctionnaires. Les y soumettre revient purement et simplement à les faire disparaître comme intellectuels, c’est ruiner la liberté dont ils ont besoin pour continuer leur oeuvre salutaire, indispensable à la vie normale d’un pays politiquement sain, et qui a besoin d’eux pour son équilibre. Ce qui arrive à notre collègue Vincent Geisser, qui a le malheur de travailler sur l’islam, sujet brûlant s’il en est, est d’une extrême gravité et interpelle tous les citoyens de ce pays. Le traitement indigne auquel il est soumis est une honte pour la profession et pour la France.

Pour signer : http://petition.liberteintellectuelle.net/

COLLECTIF POUR LA SAUVEGARDE DE LA LIBERTÉ
INTELLECTUELLE DES CHERCHEURS ET ENSEIGNANTSCHERCHEURS
DE LA FONCTION PUBLIQUE

COMITÉ DE LANCEMENT

1. Ghislaine ALLEAUME, directrice de recherches au CNRS, directrice de l’IREMAM
2. Jean-Christophe ATTIAS, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études
3. Etienne BALIBAR, professeur émérite à l’Université de Paris 10 Nanterre
4. Nicolas BANCEL, professeur à l’Université de Strasbourg, détaché à l’Université de Lausanne
5. Jean BAUBEROT, professeur émérite de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l’Ecole pratique des hautes études
6. Esther BENBASSA, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études
7. Daniel BENSAÏD, professeur de philosophie à l’Université de Paris 8
8. Pascal BONIFACE, géopolitologue, Université de Paris 8
9. Marie-Françoise COUREL, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études,présidente honoraire de l’EPHE, ancienne directrice scientifique du département SHS du CNRS
10. Denis CROUZET, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris 4)
11. Alain DE LIBERA, professeur d’histoire de la philosophie médiévale à l’Université de Genève, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études
12. Christine DELPHY, directrice de recherche émérite au CNRS
13. Éric FASSIN, enseignant-chercheur à l’École Normale Supérieure
14. Nacira GUENIF, sociologue, maître de conférences à l’Université Paris Nord
15. Edgar MORIN, directeur de recherche émérite au CNRS
16. Laurent MUCCHIELLI, directeur de recherche au CNRS
17. Denis PESCHANSKI, directeur de recherche au CNRS, ancien directeur adjoint du département SHS du CNRS
18. Roshdi RASHED, directeur de recherche émérite au CNRS, professeur honoraire à l’Université de Tokyo
19. Olivier ROY, directeur de recherche au CNRS
20. Vincent TIBERJ, chercheur au Centre d’Etudes Européennes de Sciences Po et maître de conférence à Sciences Po
21. Tzvetan TODOROV, directeur de recherche honoraire au CNRS
22. Jérôme VALLUY, enseignant-chercheur, science politique, Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1, CRPS, TERRA)

PREMIERS SIGNATAIRES

23. Amin ALLAL, Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC), Tunis
24. Françoise ASSO, écrivain, maître de conférences de littérature française à l’Université de Lille 3, membre du collectif “UNIvers.Cité”
25. Francis BAILLEAU, sociologue, directeur de recherche au CNRS
26. Hélène BELLOSTA, directeur de recherche honoraire, CNRS
27. Maïté BOUYSSY, maître de conférences (HDR) en histoire contemporaine à l’Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne
28. Noëlle BURGI, chercheure CNRS
29. Hélène CLAUDOT-HAWAD, directrice de recherche au CNRS
30. Albano CORDEIRO, retraité, CNRS
31. Michèle CREMOUX, Toulouse
32. Catherine CURRAN VIGIER, maître de conférences d’anglais, Université de Rouen
33. Laurence DE COCK, professeur agrégée d’histoire, formatrice à l’IUFM de Versailles
34. François DESPLANQUES, maître assistant retraité de l’Université de Nice Sophia Antipolis
35. Fabrice DHUME, sociologue, chercheur à l’ISCRA
36. Maryse ESTERLE HEDIBEL, enseignante-chercheure à l’IUFM Nord Pas de Calais, Université d’Artois, chercheure CESDIP
37. Colin FALCONER, formateur d’anglais à la retraite, actuellement intervenant à l’université de Paris 3 (Département de la Formation Continue)
38. VINCENT FOUCHER, CR1 CNRS – CENTRE D’ETUDE D’AFRIQUE NOIRE 39. Yvan GASTAUT, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Nice
40. Charles GIRARD, allocataire-moniteur en philosophie, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
41. Jean-François HAVARD, maître de conférences en science politique, Université de Haute Alsace – Mulhouse
42. Christine HUGUET, maître de conférences en littérature anglaise à l’Université Charles-de-Gaulle Lille 3
43. Florence HULAK, ATER en philosophie à l’Université Paris 1
44. Moritz HUNSMANN, doctorant en Recherches Comparatives sur le Développement, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Paris, Albert-Ludwigs-Universität Freiburg, Allemagne
45. Rada IVEKOVIC, professeure des universités, Université de Saint-Étienne & Collège international de philosophie, Paris
46. Liêm-Khê LUGUERN, professeur d’histoire-géographie, doctorante EHESS-IRIS
47. Sami MAHBOULI, doctorant, Université Montpellier 1, CEPEL
48. Antoine MATH, chercheur à l’Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES)
49. Gilbert MEYNIER, professeur émérite à l’Université de Nancy 2
50. Soulé NGAIDE, Cimade
51. Olivier NOËL, sociologue, ISCRA-INED
52. Alexandre PIETTRE, doctorant « sociologie du pouvoir » – CSPRP, Université de Paris 7, Ater science politique – DCS, Université de Nantes
53. Gildas RENOU, Université Rennes-1
54. Alain RUSCIO, chercheur indépendant
55. Jean SALEM, philosophe, professeur à l’Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne)
56. Pierre SALY, maître de conférences honoraire en histoire contemporaine à l’Université de Paris 1
57. Aude SIGNOLES, maitre de conférences en science politique, Université de Galatasaray, Đstanbul (Turquie)
58. Bahram SOLTANI, Maître de conférences, directeur de recherche, Université de Paris 1 Sorbonne
59. Sylvie THENAULT, chargée de recherche, CNRS (Centre d’histoire sociale du XXe siècle, UMR 80 58)
60. Claire VISIER, maître de conférences en science politique

Pour signer : http://petition.liberteintellectuelle.net/

Pétition pour la défense de l’hôpital public

NE LAISSEZ PAS FAIRE ! L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

– Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

– Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

– Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

– Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

– Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu se supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble  des hôpitaux.

NE LAISSEZ PAS FAIRE
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,
SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L’Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»

http://www.petition-mdhp.fr/
http://www.mdhp.fr/

Appel de Florence pour un enseignement européen de l’histoire de l’art.

http://www.apahau.org/

APPEL DE FLORENCE
Un geste fort pour l’Europe : un enseignement de l’histoire de l’art dans tous les pays de l’Union.

Chaque année, des millions de membres de l’Union européenne, ceux-là mêmes qui sont invités à voter le 7 juin, profitent du principe de libre circulation pour découvrir les paysages, les musées, les traces du passé et les œuvres d’art contemporain de leurs voisins européens. Comment faire de ce formidable mouvement, de ces multiples découvertes, en un capital européen, en une ressource pour l’édification de l’Europe ? En transformant, par un enseignement d’histoire de l’art à l’école, ce qui relève de la consommation en un processus d’acculturation, de prise de conscience d’un patrimoine commun, d’appropriation d’une histoire artistique vécue sous le signe de l’échange, depuis des millénaires, de Ségovie à Cracovie, d’Athènes à Édimbourg ou Copenhague, de Florence à Munich et à Budapest.

Donner une dimension européenne à un tel enseignement d’histoire de l’art, qui n’existe à ce jour que dans quelques pays, l’instituer dans tous les pays d’Europe, ce serait, en associant les futurs citoyens d’Europe à leur propre histoire, donner un remarquable élan à une Europe de la culture.

Alors que l’histoire de l’Europe a été faite pendant longtemps de conflits qui opposaient des peuples, de traités qui ont divisé arbitrairement un territoire, de langues imposées injustement, de dominations culturelles, alors que le fonctionnement de l’Union est vécu comme quelque chose de compliqué et de lointain, l’histoire des formes artistiques constitue pour l’Europe un continuel processus d’échanges, d’enrichissements mutuels à tout niveau de la création dans un espace commun, du modeste maçon de village (qui met en œuvre des savoirs et des références architecturales venant de différents pays), à Léonard de Vinci, Picasso et Ingmar Bergman. Ainsi, par l’apport des « Barbares », Rome put revivifier l’héritage artistique de la civilisation grecque ; dans l’Espagne des Omeyades se réalisa une brillante synthèse entre les cultures arabes et européennes, notamment dans l’architecture ; avant le premier conflit mondial, l’Art nouveau (également appelé selon les pays Jugendstil, Stile Liberty, Modern Style ou Modernismo) réunit, en dépit des tensions nationales et linguistiques, une communauté européenne des arts.

Instituer un enseignement d’histoire de l’art à l’école dans tous les pays de l’Union permettrait à tous ses habitants de comprendre l’esprit de communauté artistique qui unit l’Europe depuis plus de trois millénaires. Les œuvres d’art, de la mosquée de Cordoue aux photos des châteaux d’eaux des Becher, étudiées dans leur dimension historique, sont la meilleure introduction aux religions, aux mouvement d’idées et aux civilisations qui ont forgé l’histoire du continent , et à la place artistique que peut tenir l’Europe dans la civilisation globale actuelle, alors que les formes artistiques empruntent de nouvelles voies et que les échanges s’accélèrent et se multiplient.

Le langage des images, très présent dans les expressions les plus contemporaines, est commun à tous les citoyens de l’Union. Dans les 27 pays de l’Union, une formation d’au moins une heure hebdomadaire en histoire de l’art serait pour chaque jeune européen un moment précieux de rencontre avec la richesse artistique de sa cité, de son pays, de l’Europe, une incitation à la mobilité et à la découverte au sein du continent, d’intégration culturelle européenne dans le respect de l’histoire.. Du patrimoine industriel aux traditionnels beaux-arts, des vestiges archéologiques aux créations les plus contemporaines, cet enseignement serait naturellement ouvert : ouvert à toutes les composantes et populations qui forment l’Europe actuellement, et apte ainsi à mettre en confrontation les objets de la civilisation européenne avec les cultures du monde ; ouvert à l’avenir, en intégrant pleinement la création vivante.

Un enseignement d’histoire de l’art, de l’école au lycée, dans tous les pays de l’Europe, est un geste que l’Union doit faire pour l’Europe, ses générations futures, la conscience de son avenir.

http://www.apahau.org/

POUR LE MAINTIEN D’ UNE VERITABLE FORMATION PROFESSIONNELLE DES ENSEIGNANTS

Pétition pour que les lauréats des concours 2010 aient la même formation professionnelle que les lauréats actuels. A diffuser sans modération.

www.formationdesenseignants.org

POUR LE MAINTIEN D’ UNE VERITABLE FORMATION PROFESSIONNELLE DES ENSEIGNANTS
La formation des enseignants est un élément clef de l’ amélioration de notre système éducatif et de la réussite de tous les élèves.
La mastérisation des enseignants et des CPE doit se traduire par une amélioration de la formation disciplinaire, didactique et professionnelle
A la suite de multiples mobilisations, le gouvernement a pris la décision de maintenir les concours existants, les conditions de leur préparation et la possibilité d’une inscription en IUFM en septembre 2009.
Ainsi la promotion d’ enseignants et de CPE issue du concours 2010 bénéficiera donc d’une formation avant le concours identique à celle des générations précédentes; elle doit donc bénéficier des mêmes conditions de formation après le concours.

Si les choix du ministère d’affecter les lauréats du concours à 2/3 du temps en responsabilité étaient confirmés, de nombreux enseignants pourraient être responsables d’une classe en septembre 2010 sans avoir jamais effectué de stages en responsabilité devant des élèves ou sans avoir bénéficier de formation dans le cadre de l’ IUFM.
Les soussignés demandent solennellement, qu’ après le maintien des concours et de leurs conditions de préparation, soient également maintenues les conditions d’organisation de l’année actuelle de stagiaire (2 ème année d’ IUFM ) afin qu’ elle reste une véritable année de formation professionnelle en alternance.
Ils demandent qu’à l’avenir la formation dont bénéficieront les lauréats du concours lors de l’année de stagiaire soit améliorée, organisée sur la base d’une véritable alternance entre service en responsabilité et temps de formations qui s’appuie sur le maintien de l’expérience des IUFM et de leur potentiel de formation.

Pétitions à l’initiative de :
FSU : SNES, SNEP, SNUEP, SNUipp, SNEsup UNSA-éducation : SE-UNSA, SUP-Recherche-UNSA SGEN-CFDT

Pétition de soutien à Guillaume Cingal, enseignant-chercheur de Tours victime de répression policière.

A l’attention de : M. le Procureur de la République de Tours ; M. le Président de l’Université François-Rabelais

Pétition de soutien à Guillaume Cingal, enseignant-chercheur de Tours victime de répression policière et injustement poursuivi

Le 31 mars 2009, Guillaume Cingal, directeur du département d’anglais à l’Université de Tours, avait organisé avec une collègue la proclamation solennelle des démissions de 75 universitaires de leurs responsabilités administratives et pédagogiques. Cette cérémonie, qui s’est déroulée sur le parvis des facultés de Lettres & Langues et d’Arts & Sciences humaines (site dit « Tanneurs ») en présence des médias, a été suivie d’une remise officielle de la liste des démissionnaires à la Présidence, puis d’une « Ronde des Pitoyables » sur la place Anatole-France. Un incident ayant éclaté entre les policiers et un SDF lors de cette ronde, Guillaume Cingal s’est approché de l’attroupement et a cherché à prendre des photos ; dans la confusion, il a été frappé au ventre par le policier qui avait contrôlé son identité sous prétexte que chercher à prendre une photographie était un acte répréhensible.
Victime d’un malaise, il a été transporté aux urgences, mais à sa sortie de la clinique l’attendait un fourgon de policiers qui lui ont proposé de l’emmener au Commissariat pour porter plainte. Une fois là-bas, il a été mis en garde à vue pour « rébellion, outrage et violence sur policier ». A sa sortie de garde à vue, l’affaire n’a pas été classée sans suite. Les nombreux témoignages rassemblés par Guillaume Cingal corroborent tous l’absence totale de tout lien entre ces accusations et la réalité des faits.

L’enquête est en cours, et Guillaume Cingal a rassemblé, avec ses avocates, de nombreux témoignages prouvant la vacuité des accusations initialement portées contre lui. Il encourt, si l’affaire est portée devant le Tribunal Correctionnel, jusqu’à 3 ans de prison ferme, et une destitution de la fonction publique.

Malgré les témoignages de sympathie fournis par de nombreux collègues de son université et d’autres établissements dans toute la France, le C.A. de l’Université de Tours n’a pas voté de motion de soutien, et a refusé toute forme d’assistance juridique, au motif que l’enseignant-chercheur n’était pas alors dans l’exercice de ses fonctions.

Nous soussignés demandons l’abandon des répressions policières de mouvements de protestation pacifiques, l’abandon des poursuites judiciaires contre Guillaume Cingal, ainsi que le soutien actif de l’Université François-Rabelais à l’enseignant-chercheur.

Une pétition a été lancée.