Les Centres de recherches cibles du grouvernement grec

En Grèce, les Centres de recherches deviennent la cible du gouvernement, en particulier les sciences humaines et sociales.
Vous trouverez ci-dessous le lien qui renvoie à la petition ( en grec et en anglais) que nos collègues grecs nous demandent de faire circuler pour signature.
Vous pouvez éidemment la faire circuler à votre tour.
http://www.eie.gr/petition-en_sign.asp

LRU et comité de sélection

Une étude est en cours pour établir une liste indiquant les CA qui ont modifié les classements donnés par les comités de sélection. Si vous êtes au courant des modifications dans votre établissement, merci de les indiquer en commentaires de ce billet.
A titre indicatif :

  • à Rennes 2 le CA a permuté 2 fois le numéro 2 avec le numéro 1.
  • à Paris 5 aussi, Axel Kahn et son CA ont déclassé deux premiers à des postes de profs et un mcf en psycho. D’autres reclassements ont eu lieu à l’IUT.

Et suite aux incidents de ce genre qui se multiplient, les italianistes ont rédigé une motion adressée aux CA, contre les remaniements sauvages, que chaque membre pourra transmettre à ses instances locales. Motion reproduite ci-dessous :

Motion à l’attention des Conseils d’Administration

La Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur s’autorise à attirer l’attention des Conseils d’Administration sur le sérieux, la probité et les compétences des membres des Comités de sélection dont ils ont eux-mêmes approuvé, modifié ou établi la composition en fonction des profils des postes mis au concours. La loi LRU précise que – comme pour les anciennes commissions de spécialistes – le Comité de Sélection n’effectue qu’une proposition destinée à être examinée d’abord par le
Conseil d’Administration, puis approuvée par le Président. Le fait que les Conseils d’Administration aient scrupuleusement composé ou révisé eux-mêmes les comités garantit logiquement la fiabilité des classements établis à l’issue des auditions, classements toujours justifiés, comme le requiert désormais la réglementation.
Toutes les garanties ayant été assurées avant et au cours de la procédure, il semble qu’il n’y ait pas lieu de faire preuve de défiance envers les classements finals. C’est pourquoi, afin que soit évitée toute vague de désapprobation suite à d’éventuelles interventions qui signifieraient que le nouveau mode de recrutement favorise l’arbitraire, alors que son souhait est de les limiter, la Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur demande instamment aux Conseils d’Administration d’examiner les
propositions avec le maximum de confiance en la probité des enseignants-chercheurs spécialistes qui, après double lecture des dossiers, puis examen des travaux et audition des meilleurs candidats, ont proposé et justifié ces classements.

Voir également ci-dessous la lettre et la pétition adressée au président de l’université paris-Sud.

A l’attention de : Mme le Ministre, M. le Président de l’Université-Paris Sud

Le 11 juin dernier, le Conseil d’administration (CA) de l’Université Paris-Sud a invalidé le classement du poste de Professeur de Chimie thérapeutique de la Faculté de Pharmacie de Châtenay-Malabry (86 PR 1274), établi par le Comité de sélection. Ce classement avait été largement validé (« pour »: 11 voix, « contre »: 0 voix, abstentions: 3 voix).
De façon surprenante, la Présidence n’a pas hésité à faire invalider un classement établi par un Comité dont elle avait elle-même approuvé la composition. Ce revirement a eu lieu lors du dernier CA, dans des conditions particulières, où un Maître de conférences a pris la parole en utilisant des propos tendancieux et mensongers.
Ce problème dépasse le cadre de l’Université Paris-Sud et nous engage tous, Professeurs, Directeurs de recherche, Maîtres de conférences et Chargés de recherche, appelés à faire partie de Comités de sélection. Si vous êtes également choqués qu’une Université n’hésite pas à invalider les décisions d’un comité impartial sans chercher à s’informer auprès de celui-ci, faites part de votre sentiment en signant cette pétition. Elle sera adressée au Président de l’Université Paris Sud et au Ministre de l’Education Nationale.

Lien vers le texte : http://www.mesopinions.com/Pour-le-respect-des-decisions-des-Comites-de-selection-a-l-Universite-Paris-Sud-petition-petitions-2409d54d531755d268f0dc7130c3b570.html

COLLECTIF POUR LA SAUVEGARDE DE LA LIBERTÉ,INTELLECTUELLE DES CHERCHEURS ET ENSEIGNANTSCHERCHEURS,DE LA FONCTION PUBLIQUE

LETTRE OUVERTE A MME VALÉRIE PÉCRESSE,
MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


L
’influence des savants et des intellectuels est certes quelque peu en déclin dans notre nouveau modèle de société. Chercheurs, universitaires et intellectuels n’en continuent pas moins de creuser leur sillon, faisant fi du bruit et de la fureur extérieurs. Ce qui ne signifie pas qu’ils vivent dans des bulles hors du monde. Au contraire, ils sont plus investis que jamais dans la mission qui est la leur : contribuer avec d’autres à apporter à leurs concitoyens cet élément de pensée critique indispensable à la préservation de la démocratie. Grâce aux réseaux qu’ils tissent par la circulation de leur pensée et de leur parole, au-delà des préjugés, des mythes ou des frayeurs en vogue et de leur instrumentalisation, ils n’ont de cesse d’agir au nom de la liberté et de l’impartialité, quelles que puissent être par ailleurs leurs éventuelles appartenances religieuses ou affinités politiques. Nos sociétés, trop souvent soumises aux diktats des médias et de l’internet, ont besoin de cette parole libre, au seul service des principes de la démocratie, évoluant sans entraves et produisant du savoir, de la connaissance et de la réflexion. Il se trouve que dans notre pays la majorité des intellectuels appartient à la fonction publique, ce qui ne signifie pas qu’ils soient de quelque façon inféodés à des institutions ou au pouvoir politique, même s’il existe certes parmi eux des intellectuels organiques. Si la liberté est nécessaire pour penser et écrire, il va de soi que l’obligation de réserve qui s’applique en général à certaines catégories de fonctionnaires ne peut aucunement s’appliquer à leur cas, sauf à n’attendre d’eux que la reproduction d’une doctrine officielle et stérile. Aujourd’hui, la convocation devant une commission disciplinaire, de notre collègue Vincent Geisser, chercheur au CNRS, accusé de n’avoir pas respecté cette « obligation », constitue un signe supplémentaire et particulièrement alarmant de l’idée que les institutions de notre pays semblent désormais se faire de notre rôle. Devrons-nous donc soumettre nos articles, nos livres, nos prises de position publiques à l’approbation de leur censure, alors qu’aucune consigne ne devrait émaner d’elles si ce n’est celle de la rigueur intellectuelle et de la créativité qui accompagne toute recherche ? Quels compromis honteux devrons-nous accepter pour échapper à l’humiliation d’un conseil de discipline ? La France, pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression, est-elle en train de perdre son âme ? Comment continuer à faire notre travail, à assumer pleinement notre vocation, sous la menace constante de la sanction ? Que sommes-nous ? De simples courroies de transmission des idées qui ont l’agrément de nos dirigeants et des institutions qui nous emploient, ou des hommes et des femmes autonomes exerçant leur métier librement, en toute responsabilité, en toute honnêteté, et au service d’une recherche, d’une pensée et d’un savoir libres de tout carcan idéologique, n’ayant d’autre limite que la considération du bien commun ? L’obligation de réserve ne peut en aucun cas valoir pour les intellectuels, y compris lorsqu’ils sont fonctionnaires. Les y soumettre revient purement et simplement à les faire disparaître comme intellectuels, c’est ruiner la liberté dont ils ont besoin pour continuer leur oeuvre salutaire, indispensable à la vie normale d’un pays politiquement sain, et qui a besoin d’eux pour son équilibre. Ce qui arrive à notre collègue Vincent Geisser, qui a le malheur de travailler sur l’islam, sujet brûlant s’il en est, est d’une extrême gravité et interpelle tous les citoyens de ce pays. Le traitement indigne auquel il est soumis est une honte pour la profession et pour la France.

Pour signer : http://petition.liberteintellectuelle.net/

COLLECTIF POUR LA SAUVEGARDE DE LA LIBERTÉ
INTELLECTUELLE DES CHERCHEURS ET ENSEIGNANTSCHERCHEURS
DE LA FONCTION PUBLIQUE

COMITÉ DE LANCEMENT

1. Ghislaine ALLEAUME, directrice de recherches au CNRS, directrice de l’IREMAM
2. Jean-Christophe ATTIAS, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études
3. Etienne BALIBAR, professeur émérite à l’Université de Paris 10 Nanterre
4. Nicolas BANCEL, professeur à l’Université de Strasbourg, détaché à l’Université de Lausanne
5. Jean BAUBEROT, professeur émérite de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l’Ecole pratique des hautes études
6. Esther BENBASSA, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études
7. Daniel BENSAÏD, professeur de philosophie à l’Université de Paris 8
8. Pascal BONIFACE, géopolitologue, Université de Paris 8
9. Marie-Françoise COUREL, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études,présidente honoraire de l’EPHE, ancienne directrice scientifique du département SHS du CNRS
10. Denis CROUZET, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris 4)
11. Alain DE LIBERA, professeur d’histoire de la philosophie médiévale à l’Université de Genève, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études
12. Christine DELPHY, directrice de recherche émérite au CNRS
13. Éric FASSIN, enseignant-chercheur à l’École Normale Supérieure
14. Nacira GUENIF, sociologue, maître de conférences à l’Université Paris Nord
15. Edgar MORIN, directeur de recherche émérite au CNRS
16. Laurent MUCCHIELLI, directeur de recherche au CNRS
17. Denis PESCHANSKI, directeur de recherche au CNRS, ancien directeur adjoint du département SHS du CNRS
18. Roshdi RASHED, directeur de recherche émérite au CNRS, professeur honoraire à l’Université de Tokyo
19. Olivier ROY, directeur de recherche au CNRS
20. Vincent TIBERJ, chercheur au Centre d’Etudes Européennes de Sciences Po et maître de conférence à Sciences Po
21. Tzvetan TODOROV, directeur de recherche honoraire au CNRS
22. Jérôme VALLUY, enseignant-chercheur, science politique, Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1, CRPS, TERRA)

PREMIERS SIGNATAIRES

23. Amin ALLAL, Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC), Tunis
24. Françoise ASSO, écrivain, maître de conférences de littérature française à l’Université de Lille 3, membre du collectif “UNIvers.Cité”
25. Francis BAILLEAU, sociologue, directeur de recherche au CNRS
26. Hélène BELLOSTA, directeur de recherche honoraire, CNRS
27. Maïté BOUYSSY, maître de conférences (HDR) en histoire contemporaine à l’Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne
28. Noëlle BURGI, chercheure CNRS
29. Hélène CLAUDOT-HAWAD, directrice de recherche au CNRS
30. Albano CORDEIRO, retraité, CNRS
31. Michèle CREMOUX, Toulouse
32. Catherine CURRAN VIGIER, maître de conférences d’anglais, Université de Rouen
33. Laurence DE COCK, professeur agrégée d’histoire, formatrice à l’IUFM de Versailles
34. François DESPLANQUES, maître assistant retraité de l’Université de Nice Sophia Antipolis
35. Fabrice DHUME, sociologue, chercheur à l’ISCRA
36. Maryse ESTERLE HEDIBEL, enseignante-chercheure à l’IUFM Nord Pas de Calais, Université d’Artois, chercheure CESDIP
37. Colin FALCONER, formateur d’anglais à la retraite, actuellement intervenant à l’université de Paris 3 (Département de la Formation Continue)
38. VINCENT FOUCHER, CR1 CNRS – CENTRE D’ETUDE D’AFRIQUE NOIRE 39. Yvan GASTAUT, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Nice
40. Charles GIRARD, allocataire-moniteur en philosophie, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
41. Jean-François HAVARD, maître de conférences en science politique, Université de Haute Alsace – Mulhouse
42. Christine HUGUET, maître de conférences en littérature anglaise à l’Université Charles-de-Gaulle Lille 3
43. Florence HULAK, ATER en philosophie à l’Université Paris 1
44. Moritz HUNSMANN, doctorant en Recherches Comparatives sur le Développement, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Paris, Albert-Ludwigs-Universität Freiburg, Allemagne
45. Rada IVEKOVIC, professeure des universités, Université de Saint-Étienne & Collège international de philosophie, Paris
46. Liêm-Khê LUGUERN, professeur d’histoire-géographie, doctorante EHESS-IRIS
47. Sami MAHBOULI, doctorant, Université Montpellier 1, CEPEL
48. Antoine MATH, chercheur à l’Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES)
49. Gilbert MEYNIER, professeur émérite à l’Université de Nancy 2
50. Soulé NGAIDE, Cimade
51. Olivier NOËL, sociologue, ISCRA-INED
52. Alexandre PIETTRE, doctorant « sociologie du pouvoir » – CSPRP, Université de Paris 7, Ater science politique – DCS, Université de Nantes
53. Gildas RENOU, Université Rennes-1
54. Alain RUSCIO, chercheur indépendant
55. Jean SALEM, philosophe, professeur à l’Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne)
56. Pierre SALY, maître de conférences honoraire en histoire contemporaine à l’Université de Paris 1
57. Aude SIGNOLES, maitre de conférences en science politique, Université de Galatasaray, Đstanbul (Turquie)
58. Bahram SOLTANI, Maître de conférences, directeur de recherche, Université de Paris 1 Sorbonne
59. Sylvie THENAULT, chargée de recherche, CNRS (Centre d’histoire sociale du XXe siècle, UMR 80 58)
60. Claire VISIER, maître de conférences en science politique

Pour signer : http://petition.liberteintellectuelle.net/

Pétition pour la défense de l’hôpital public

NE LAISSEZ PAS FAIRE ! L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

– Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

– Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

– Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

– Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

– Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu se supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble  des hôpitaux.

NE LAISSEZ PAS FAIRE
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,
SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L’Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»

http://www.petition-mdhp.fr/
http://www.mdhp.fr/

Appel de Florence pour un enseignement européen de l’histoire de l’art.

http://www.apahau.org/

APPEL DE FLORENCE
Un geste fort pour l’Europe : un enseignement de l’histoire de l’art dans tous les pays de l’Union.

Chaque année, des millions de membres de l’Union européenne, ceux-là mêmes qui sont invités à voter le 7 juin, profitent du principe de libre circulation pour découvrir les paysages, les musées, les traces du passé et les œuvres d’art contemporain de leurs voisins européens. Comment faire de ce formidable mouvement, de ces multiples découvertes, en un capital européen, en une ressource pour l’édification de l’Europe ? En transformant, par un enseignement d’histoire de l’art à l’école, ce qui relève de la consommation en un processus d’acculturation, de prise de conscience d’un patrimoine commun, d’appropriation d’une histoire artistique vécue sous le signe de l’échange, depuis des millénaires, de Ségovie à Cracovie, d’Athènes à Édimbourg ou Copenhague, de Florence à Munich et à Budapest.

Donner une dimension européenne à un tel enseignement d’histoire de l’art, qui n’existe à ce jour que dans quelques pays, l’instituer dans tous les pays d’Europe, ce serait, en associant les futurs citoyens d’Europe à leur propre histoire, donner un remarquable élan à une Europe de la culture.

Alors que l’histoire de l’Europe a été faite pendant longtemps de conflits qui opposaient des peuples, de traités qui ont divisé arbitrairement un territoire, de langues imposées injustement, de dominations culturelles, alors que le fonctionnement de l’Union est vécu comme quelque chose de compliqué et de lointain, l’histoire des formes artistiques constitue pour l’Europe un continuel processus d’échanges, d’enrichissements mutuels à tout niveau de la création dans un espace commun, du modeste maçon de village (qui met en œuvre des savoirs et des références architecturales venant de différents pays), à Léonard de Vinci, Picasso et Ingmar Bergman. Ainsi, par l’apport des « Barbares », Rome put revivifier l’héritage artistique de la civilisation grecque ; dans l’Espagne des Omeyades se réalisa une brillante synthèse entre les cultures arabes et européennes, notamment dans l’architecture ; avant le premier conflit mondial, l’Art nouveau (également appelé selon les pays Jugendstil, Stile Liberty, Modern Style ou Modernismo) réunit, en dépit des tensions nationales et linguistiques, une communauté européenne des arts.

Instituer un enseignement d’histoire de l’art à l’école dans tous les pays de l’Union permettrait à tous ses habitants de comprendre l’esprit de communauté artistique qui unit l’Europe depuis plus de trois millénaires. Les œuvres d’art, de la mosquée de Cordoue aux photos des châteaux d’eaux des Becher, étudiées dans leur dimension historique, sont la meilleure introduction aux religions, aux mouvement d’idées et aux civilisations qui ont forgé l’histoire du continent , et à la place artistique que peut tenir l’Europe dans la civilisation globale actuelle, alors que les formes artistiques empruntent de nouvelles voies et que les échanges s’accélèrent et se multiplient.

Le langage des images, très présent dans les expressions les plus contemporaines, est commun à tous les citoyens de l’Union. Dans les 27 pays de l’Union, une formation d’au moins une heure hebdomadaire en histoire de l’art serait pour chaque jeune européen un moment précieux de rencontre avec la richesse artistique de sa cité, de son pays, de l’Europe, une incitation à la mobilité et à la découverte au sein du continent, d’intégration culturelle européenne dans le respect de l’histoire.. Du patrimoine industriel aux traditionnels beaux-arts, des vestiges archéologiques aux créations les plus contemporaines, cet enseignement serait naturellement ouvert : ouvert à toutes les composantes et populations qui forment l’Europe actuellement, et apte ainsi à mettre en confrontation les objets de la civilisation européenne avec les cultures du monde ; ouvert à l’avenir, en intégrant pleinement la création vivante.

Un enseignement d’histoire de l’art, de l’école au lycée, dans tous les pays de l’Europe, est un geste que l’Union doit faire pour l’Europe, ses générations futures, la conscience de son avenir.

http://www.apahau.org/

POUR LE MAINTIEN D’ UNE VERITABLE FORMATION PROFESSIONNELLE DES ENSEIGNANTS

Pétition pour que les lauréats des concours 2010 aient la même formation professionnelle que les lauréats actuels. A diffuser sans modération.

www.formationdesenseignants.org

POUR LE MAINTIEN D’ UNE VERITABLE FORMATION PROFESSIONNELLE DES ENSEIGNANTS
La formation des enseignants est un élément clef de l’ amélioration de notre système éducatif et de la réussite de tous les élèves.
La mastérisation des enseignants et des CPE doit se traduire par une amélioration de la formation disciplinaire, didactique et professionnelle
A la suite de multiples mobilisations, le gouvernement a pris la décision de maintenir les concours existants, les conditions de leur préparation et la possibilité d’une inscription en IUFM en septembre 2009.
Ainsi la promotion d’ enseignants et de CPE issue du concours 2010 bénéficiera donc d’une formation avant le concours identique à celle des générations précédentes; elle doit donc bénéficier des mêmes conditions de formation après le concours.

Si les choix du ministère d’affecter les lauréats du concours à 2/3 du temps en responsabilité étaient confirmés, de nombreux enseignants pourraient être responsables d’une classe en septembre 2010 sans avoir jamais effectué de stages en responsabilité devant des élèves ou sans avoir bénéficier de formation dans le cadre de l’ IUFM.
Les soussignés demandent solennellement, qu’ après le maintien des concours et de leurs conditions de préparation, soient également maintenues les conditions d’organisation de l’année actuelle de stagiaire (2 ème année d’ IUFM ) afin qu’ elle reste une véritable année de formation professionnelle en alternance.
Ils demandent qu’à l’avenir la formation dont bénéficieront les lauréats du concours lors de l’année de stagiaire soit améliorée, organisée sur la base d’une véritable alternance entre service en responsabilité et temps de formations qui s’appuie sur le maintien de l’expérience des IUFM et de leur potentiel de formation.

Pétitions à l’initiative de :
FSU : SNES, SNEP, SNUEP, SNUipp, SNEsup UNSA-éducation : SE-UNSA, SUP-Recherche-UNSA SGEN-CFDT

Pétition de soutien à Guillaume Cingal, enseignant-chercheur de Tours victime de répression policière.

A l’attention de : M. le Procureur de la République de Tours ; M. le Président de l’Université François-Rabelais

Pétition de soutien à Guillaume Cingal, enseignant-chercheur de Tours victime de répression policière et injustement poursuivi

Le 31 mars 2009, Guillaume Cingal, directeur du département d’anglais à l’Université de Tours, avait organisé avec une collègue la proclamation solennelle des démissions de 75 universitaires de leurs responsabilités administratives et pédagogiques. Cette cérémonie, qui s’est déroulée sur le parvis des facultés de Lettres & Langues et d’Arts & Sciences humaines (site dit « Tanneurs ») en présence des médias, a été suivie d’une remise officielle de la liste des démissionnaires à la Présidence, puis d’une « Ronde des Pitoyables » sur la place Anatole-France. Un incident ayant éclaté entre les policiers et un SDF lors de cette ronde, Guillaume Cingal s’est approché de l’attroupement et a cherché à prendre des photos ; dans la confusion, il a été frappé au ventre par le policier qui avait contrôlé son identité sous prétexte que chercher à prendre une photographie était un acte répréhensible.
Victime d’un malaise, il a été transporté aux urgences, mais à sa sortie de la clinique l’attendait un fourgon de policiers qui lui ont proposé de l’emmener au Commissariat pour porter plainte. Une fois là-bas, il a été mis en garde à vue pour « rébellion, outrage et violence sur policier ». A sa sortie de garde à vue, l’affaire n’a pas été classée sans suite. Les nombreux témoignages rassemblés par Guillaume Cingal corroborent tous l’absence totale de tout lien entre ces accusations et la réalité des faits.

L’enquête est en cours, et Guillaume Cingal a rassemblé, avec ses avocates, de nombreux témoignages prouvant la vacuité des accusations initialement portées contre lui. Il encourt, si l’affaire est portée devant le Tribunal Correctionnel, jusqu’à 3 ans de prison ferme, et une destitution de la fonction publique.

Malgré les témoignages de sympathie fournis par de nombreux collègues de son université et d’autres établissements dans toute la France, le C.A. de l’Université de Tours n’a pas voté de motion de soutien, et a refusé toute forme d’assistance juridique, au motif que l’enseignant-chercheur n’était pas alors dans l’exercice de ses fonctions.

Nous soussignés demandons l’abandon des répressions policières de mouvements de protestation pacifiques, l’abandon des poursuites judiciaires contre Guillaume Cingal, ainsi que le soutien actif de l’Université François-Rabelais à l’enseignant-chercheur.

Une pétition a été lancée.

Refuser que les rémunérations et les perspectives de carrière soient tributaires d’un entretien d’évaluation arbitraire.

Le décret 2007-1365 (NOR : BCFF0761150D) concernant les fonctionnaires d’Etat établit les bases d’un « entretien professionnel » et son lien avec les choix d’avancement et de promotion décidés par l’administration. L’évaluation devient l’élément central de la carrière de l’agent et la partie variable de sa rémunération (les primes) sera exclusivement liée à cette évaluation.
La Coordination des BIATOSS / ITA ainsi que les personnes signataires de la présente pétition demandent le retrait de ce décret et refusent que leurs rémunérations et leurs perspectives de carrière soient tributaires d’un entretien d’évaluation arbitraire.

signez sur http://www.jussieu.ras.eu.org/entretiens

Refonder l’université française.

Au moment où le conflit universitaire s’enlise, nous vous signalons l’initiative prise par  un certain nombre d’universitaires, sous la forme d’un appel à « Refonder l’Université française ». Ce manifeste – que vous trouverez en pièce jointe – s’inscrit dans le prolongement direct du numéro spécial de la revue du MAUSS récemment publié (numéro 33, Editions de la Découverte, 379 p.), intitulé « La crise de l’Université. Mort ou résurrection ? » et plus particulièrement de l’article rédigé par Alain Caillé et François Vatin (« Onze propositions de réforme pour l’Université »).

Rendu public hier, et déjà repris par certains journaux (Le Monde, Médiapart) sur leurs sites respectifs, le « Manifeste pour Refonder l’Université française » peut désormais être signé à l’adresse suivante :

http://petitions.alter.eu.org/refonder

Préambule

Il est désormais évident que l’Université française n’est plus seulement en crise. Elle est, pour nombre de ses composantes, à peu près à l’agonie. Qu’on comprenne bien ce que cela signifie. L’Université n’est pas tout l’enseignement supérieur français. Les classes préparatoires, celles de BTS, les IUT (lesquels font formellement partie des universités), et l’ensemble des petites, moyennes ou grandes écoles, publiques ou privées recrutent largement. Mais c’est au détriment des formations universitaires, que les étudiants désertent de plus en plus, et cela tout particulièrement pour les études scientifiques. Le secteur non universitaire de l’enseignement supérieur offre des formations techniques et professionnelles, parfois de qualité, mais parfois aussi très médiocres. Même si la situation évolue depuis quelques années pour sa fraction supérieure (les « grandes écoles »), ce secteur n’a pas vocation à développer la recherche et à donner des outils de culture et de pensée, et guère les moyens humains et scientifiques de le faire. C’est dans les universités que l’on trouve la grande majorité des savants, des chercheurs et des professionnels de la pensée. Pourtant, alors qu’on évoque l’émergence d’une « société de la connaissance », nos universités ont de moins en moins d’étudiants et ceux-ci sont rarement les meilleurs. Une telle situation est absurde. Dans aucun pays au monde l’Université n’est ainsi le maillon faible de l’enseignement supérieur.

Le processus engagé depuis déjà plusieurs décennies ne conduit pas à la réforme de l’Université française, mais à son contournement. Il ne s’agit pas en disant cela de dénoncer un quelconque complot, mais de prendre acte de la dynamique d’un système à laquelle chacun contribue par ses « petites décisions » ou par sa politique : les étudiants, leurs familles, les lycées, publics et privés, les entrepreneurs d’éducation, les collectivités locales et, in fine, l’État lui-même. Le déclin de l’Université, matériel, financier et moral, est désormais bien trop avancé pour qu’on puisse se borner à repousser les réformes proposées. Si des solutions susceptibles de réunir un très large consensus parmi les universitaires et les chercheurs mais aussi au sein de l’ensemble de la société française ne sont pas très rapidement formulées, la catastrophe culturelle et scientifique sera consommée. Or de qui de telles propositions pourraient-elles procéder sinon des universitaires eux-mêmes ? C’est dans cet esprit que les signataires du présent manifeste, très divers dans leurs choix politiques ou idéologiques, y compris dans leur appréciation de la loi LRU, ont tenté d’identifier les points sur lesquels un très large accord pouvait réunir tous les universitaires responsables et conscients des enjeux. L’enjeu n’est rien moins que de refonder l’Université française en la replaçant au centre de l’enseignement supérieur.

Propositions

1. Quant à la place de l’Université

Une des principales raisons du marasme de l’Université française est qu’elle se trouve en situation de concurrence déloyale avec tout le reste du système d’enseignement supérieur (classes préparatoires et de BTS, IUT, écoles de tous types et de tous niveaux), toutes institutions en général mieux dotées per capita et davantage maîtresses du recrutement de leur public. On touche là à un des non-dits récurrents de toutes les réformes qui se sont succédé en France. Cette situation est d’autant plus délétère que la gestion de l’enseignement supérieur dans son ensemble dépend d’autorités ministérielles et administratives distinctes (l’enseignement secondaire pour les classes préparatoires et les STS, les ministères sectoriels pour les écoles professionnelles diverses), voire échappe à tout contrôle politique. Imagine-t-on un ministère de la Santé qui n’ait que la tutelle des hôpitaux publics ! La condition première d’une refondation de l’Université est donc que le ministère de l’Enseignement supérieur exerce une responsabilité effective sur l’ensemble de l’enseignement supérieur, public ou privé, généraliste ou professionnel. C’est à cette condition impérative qu’il deviendra possible d’établir une véritable politique de l’enseignement supérieur en France et de définir la place qui revient à l’Université dans l’ensemble de l’enseignement supérieur.

Plus spécifiquement, un tel ministère aura pour mission première de créer un grand service public propédeutique de premier cycle réunissant (ce qui ne veut pas dire normalisant dans un cycle uniforme) IUT, BTS, classes préparatoires et cursus universitaires de licence. Il lui faudra également procéder à une sorte d’hybridation entre la logique pédagogique des classes supérieures de l’enseignement secondaire et des écoles professionnelles d’une part, et celle des universités d’autre part ; c’est-à-dire introduire davantage l’esprit de recherche dans les premières et, symétriquement, renforcer l’encadrement pédagogique dans les secondes.
2. Quant aux missions de l’Université

La mission première de l’Université est de produire et de transmettre des savoirs à la fois légitimes et innovants. Assurément, d’autres missions lui incombent également. Elle ne peut notamment se désintéresser de l’avenir professionnel des étudiants qu’elle forme. Elle est par ailleurs responsable de la qualité de la formation initiale et continue qu’elle délivre et de la transmission des moyens intellectuels, scientifiques et culturels à-même d’assurer une citoyenneté démocratique éclairée.

Deux principes doivent commander l’articulation entre ces différentes missions : d’une part, le souci primordial de la qualité et de la fiabilité des connaissances produites et transmises ; d’autre part, la distinction nécessaire entre missions des universités et missions des universitaires, soit entre ce qui incombe à l’établissement considéré globalement et ce qui incombe individuellement aux enseignants-chercheurs et chercheurs.

Parce qu’une université doit être administrée, pédagogiquement et scientifiquement, et se préoccuper de la destinée professionnelle de ses étudiants, il est nécessaire qu’elle dispose en quantité et en qualité suffisante de personnels administratifs et techniques spécialisés dans ces tâches. Il incombe en revanche à des universitaires volontaires d’en assurer le pilotage. D’importantes décharges de service d’enseignement doivent alors leur être octroyées.

Quant au service d’enseignement lui-même, sauf heures complémentaires librement choisies, il ne saurait excéder les normes précédemment en vigueur. De même, le régime d’années ou semestres sabbatiques de recherche, qui est la norme dans toutes les universités du monde, doit être à la hauteur de la vocation intellectuelle de l’Université, et non plus géré de façon malthusienne.
3. Quant aux cursus

Il convient de distinguer clairement l’accès à l’enseignement supérieur pour les bacheliers et l’accès aux masters.

En ce qui concerne l’entrée en licence, il convient de rappeler que le principe du libre accès de tout bachelier à l’enseignement supérieur est, en France, un des symboles mêmes de la démocratie, le pilier d’un droit à la formation pour tous. Il n’est ni possible ni souhaitable de revenir sur ce principe. Mais il n’en résulte pas, dans l’intérêt même des étudiants, que n’importe quel baccalauréat puisse donner accès de plein droit à n’importe quelle filière universitaire. Pour pouvoir accueillir à l’Université les divers publics issus des baccalauréats, il faut y créer aussi des parcours différenciés. Seule une modulation des formations pourra permettre de concilier les deux versants de l’idéal universitaire démocratique : l’excellence scientifique, raison d’être de l’Université, et le droit à la formation pour tous, qui la fonde en tant que service public. Il convient donc à la fois de permettre une remise à niveau de ceux qui ne peuvent accéder immédiatement aux exigences universitaires par exemple en créant des cursus de licence en 4 ans , et de renforcer la formation pour d’autres publics, par exemple en créant des licences bi-disciplinaires qui incarnent une des traductions concrètes possibles de l’idéal d’interdisciplinarité, si souvent proclamé et si rarement respecté. Il convient du même coup que l’Université puisse sélectionner ses futurs étudiants selon des modalités diverses, permettant d’identifier les perspectives d’orientation des étudiants et d’y associer un cursus adapté.

Une telle modification des règles du jeu universitaire ne peut toutefois être introduite sans qu’elle s’accompagne d’une amélioration substantielle de la condition étudiante en termes de financement et de conditions de travail. Le refus actuel de regarder en face la variété des publics étudiants conduit en effet à leur paupérisation et à la dégradation de leur situation matérielle et intellectuelle au sein des Universités. L’idée d’un capital minimum de départ attribué à chaque étudiant mérite à cet égard d’être envisagée.

En ce qui concerne les études de master, il est, de toute évidence, indispensable d’instaurer une sélection à l’entrée en première année et non en deuxième année, comme c’est le cas actuellement en application de la réforme des cursus de 2002 qui a créé le grade de master (système « LMD »). La rupture ainsi introduite au sein du cycle d’études de master a d’emblée fragilisé ces nouveaux diplômes, en comparaison des anciens DEA et DESS qu’ils remplaçaient. Il faut également supprimer la distinction entre masters professionnels et masters recherche qui conduit paradoxalement à drainer vers les cursus professionnels les meilleurs étudiants, ceux qui seraient précisément en mesure de mener des études doctorales.
4. Quant à la gouvernance

Tout le monde s’accorde sur la nécessaire autonomie des universités. Mais ce principe peut être interprété de manières diamétralement opposées. Sur ce point la discussion doit être largement ouverte, mais obéir à un double souci. D’une part, il convient de ne pas confondre autonomie de gestion (principalement locale) et autonomie scientifique (indissociable de garanties statutaires nationales). D’autre part, pour assurer la vitalité démocratique et scientifique des collectifs d’enseignants-chercheurs, qui forment en propre l’Université, il est indispensable de concevoir des montages institutionnels qui assurent au corps universitaire de réels contre-pouvoirs face aux présidents d’Université et aux conseils d’administration, ce qui suppose des aménagements significatifs de la loi LRU. Il faut, en somme, redonner au principe de la collégialité universitaire la place déterminante qui lui revient et qui caractérise l’institution universitaire dans toutes les sociétés démocratiques. Le renouveau de ce principe de collégialité doit aller de pair avec une réforme du recrutement des universitaires qui permette d’échapper au clientélisme et au localisme.

Par ailleurs il est clair que l’autonomie ne peut avoir de sens que pour des universités qui voient leurs ressources augmenter et qui n’héritent pas seulement de dettes. En ce qui concerne la recherche, cela signifie que les ressources de financement proposées sur appels d’offre par les agences ne soient pas prélevées sur les masses budgétaires antérieurement dédiées aux subventions de financement des laboratoires, mais viennent s’y ajouter. De manière plus générale, en matière de recherche, il convient de mettre un terme à la concurrence généralisée entre équipes, induite par la généralisation du financement contractuel, lequel engendre souvent un véritable gaspillage des ressources, en garantissant aux laboratoires un certain volume de soutien financier inconditionnel accordé a priori et évalué a posteriori, notablement plus important qu’il ne l’est aujourd’hui.

Conclusion

Bien d’autres points mériteraient assurément d’être précisés. Mais les principes énoncés ci-dessus suffisent à dessiner les contours d’une Université digne de ce nom. Nous appelons donc tous ceux de nos collègues et nous espérons qu’ils représentent la très grande majorité de la communauté universitaire et scientifique à nous rejoindre en signant ce Manifeste à l’adresse internet suivante. Celui-ci pourrait servir de point de départ à une véritable négociation, et non à des simulacres de concertation, et être à la base d’une auto-organisation d’États généraux de l’Université.
Premiers signataires :

Olivier Beaud, professeur de droit public à Paris II
Laurent Bouvet, professeur de science politique à l’université de Nice Sophia-Antipolis
François Bouvier, ancien directeur au Muséum National d’Histoire Naturelle
Alain Caillé, professeur de sociologie à Paris Ouest-Nanterre- La Défense
Guy Carcassonne, professeur de droit public à Paris Ouest -La Défense
Jean-François Chanet, professeur d’Histoire à Lille III
Philippe Chanial, maître de conférences en sociologie à Paris IX-Dauphine
Olivier Christin, historien, président de Lyon II
Franck Cochoy, professeur de sociologie à Toulouse II
Jean-Pierre Demailly, Mathématicien, Professeur à l’Université de Grenoble I, Académie des Sciences
Vincent Descombes, philosophe, directeur d’études à l’EHESS
Olivier Duhamel, professeur de droit public à l’IEP Paris
François Dubet, professeur de sociologie à Bordeaux II et directeur d’études à l’EHESS
Pierre Encrenaz, professeur de physique a l UPMC et à l’Observatoire de Paris, membre de l’Académie des Sciences .
Olivier Favereau, économiste, professeur à Paris Ouest-Nanterre- La Défense
Marcel Gauchet, philosophe, directeur d’études à l’EHESS
Bruno Karsenti, philosophe, directeur d’études à l’EHESS
Philippe de Lara, maître de conférences en science politique à Paris II
Guy Le Lay, professeur de physique à l’Université de Provence
Franck Lessay, Professeur à Paris III (Institut du Monde Anglophone)
Yves Lichtenberger, professeur de sociologie à Paris Est- Marne la Vallée
Bernadette Madeuf, économiste, présidente de Paris Ouest-Nanterre- La Défense
Dominique Méda, sociologue, directrice de recherches au Centre de Recherches pour l’Emploi
Pierre Musso, Professeur de sciences de l’information et de la communication à l’Université Rennes II
Catherine Paradeise, professeur de sociologie à Paris Est- Marne la Vallée
Philippe Raynaud, philosophe, professeur de sciences politiques à Paris II
Philippe Rollet, professeur de sciences économiques, président de Lille I
Pierre Schapira, professeur de mathématiques à Paris VI, Université Pierre et Marie Curie
Pierre Sineux, professeur d’histoire, vice-président de l’université de Caen
Frédéric Sudre, professeur de droit public à Montpellier I, président de la Section 02
(Droit Public) du CNU
François Vatin, professeur de sociologie à Paris Ouest-Nanterre- La Défense
Michèle Weindenfeld, maître de conférences de mathématiques, université d’Amiens

Sanctions à Nancy 1

Voici un communiqué de l’AG des personnels en lutte de Nancy 1
Dans le cadre du mouvement universitaire actuel, l’assemblée générale des personnels de l’UHP-Nancy 1, réunie le 5 mai, tient à  revenir sur certains agissements récents de l’équipe de direction de l’UHP.

L’assemblée générale remarque qu’à plusieurs reprises, des membres de la direction ont surveillé et consigné les activités de certains personnels universitaires et de certains étudiants présents à la FST. Par ailleurs, de nouvelles caméras ont été installées sur le site de la FST. L’AG désapprouve totalement ces dérives vers la surveillance et le fichage et s’inquiète de l’usage qui sera fait des données (noms, photos, enregistrements, etc.) ainsi récoltées. Elle n’ose croire qu’un(e) quelconque fichier/liste puisse être constitué(e) sur cette base, au mépris de la loi informatique, fichiers et libertés.

Plus important encore, l’assemblée générale des personnels dénonce les manoeuvres d’intimidation de la direction de l’UHP qui se traduisent, entre autres, par les faits suivants :

– quatre chercheurs INRIA ou CNRS sont ou ont été inquiétés par leur hiérarchie, à la suite de  l’intervention de la présidence de l’UHP auprès de la direction de ces EPST ;
– deux enseignants-chercheurs de l’UHP ont reçu une lettre de leur directeur d’UFR, leur intimant l’ordre de quitter les locaux qu’ils occupent au laboratoire. Une de ces personnes est exclue de son équipe de recherche et menacée d’exclusion de son UMR.

Or il se trouve que les personnes visées sont toutes signataires d’une lettre ouverte à certains responsables de l’UHP et de la FST, lettre qui condamnait l’appel aux forces de l’ordre et la violence de leur intervention lors de l’évacuation de la présidence de l’UHP dans la nuit du jeudi 23 avril; cette lettre contredisait ainsi le communiqué officiel du président de l’université.

Pour toutes ces raisons, l’assemblée générale s’associe au communiqué suivant déposé ce jour à la présidence de l’UHP:

« Les organisations syndicales SNCS-FSU, SNTRS-CGT, SNPREES-FO de Nancy demandent à  Monsieur Jean-Pierre Finance, Président de l’Université Henri Poincaré un engagement écrit qu’aucune sanction ne soit prise à l’encontre des signataires de la lettre ouverte à  des responsables de l’UHP et de la Faculté des sciences. De plus, nous demandons à Monsieur Jean-Pierre Finance d’exiger auprès des responsables des UFR de l’UHP et de réclamer auprès des Directions des EPST (CNRS, INRIA):
l’arrêt et l’annulation de toutes les démarches en cours visant à sanctionner ces collègues. Ces sanctions, menaces de sanctions et
intimidations sont inadmissibles et inacceptables. Elles sont une atteinte aux droits élémentaires des personnels, et constituent un précédent révélateur de la mise en oeuvre de la LRU. De plus  nous réaffirmons notre soutien à  tous les personnels qui participent aux combats pour le retrait des décrets (statut des enseignants-chercheurs et masterisation de la formation des enseignants). »

L’assemblée générale invite les personnels des universités et des organismes de recherche à  affirmer leur soutien aux collègues
inquiétés en signant la pétition dont le texte suit à  l’adresse
http://www.petitiononline.com/aguhp01/petition.html

Les signataires de la présente pétition demandent à la présidence de l’université Henri Poincaré (UHP), aux directions d’UFR de la Faculté des Sciences et Techniques de l’UHP et aux directions du CNRS et de l’INRIA, la levée des sanctions prises et l’arrêt de toutes les démarches visant à intimider ou à sanctionner les personnes impliquées dans le mouvement de contestation contre les réformes actuelles de l’université.

Exerçons notre droit de pétition !

Ci-dessous une proposition de pétition nationale. « Cette proposition de pétition n’enlève rien aux pétitions déjà mises en ligne. Elle s’efforce de s’inscrire dans le cadre du droit de pétition, largement tombé en désuétude depuis la fin des années 60. Il s’agit bien pour nous, d’un moyen de faire valoir nos droits. »

TEXTE DE LA PETITION

« Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur le Président du Sénat, Mesdames et Messieurs les parlementaires représentant la Nation,

  • Vu la Constitution et ses articles 24 et suivants relatifs au Parlement ;
  • Vu l’ordonnance n° 58-100 du 17 novembre 1958 modifiée, relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, et spécialement son article 4 ;
  • Vu le règlement de l’Assemblée nationale en son Chapitre VII, articles 147 à 151 ;
  • Vu le règlement du Sénat en son Chapitre XV, articles 87 à 89 ;

Nous, Maîtres de conférences des universités, et Professeurs dont les noms suivent :

– rappelons, sous l’autorité du Conseil constitutionnel, que : « par leur nature même, les fonctions d’enseignement et de recherche non seulement permettent mais demandent, dans l’intérêt même du service, que la libre expression et l’indépendance des personnels soient garanties par les dispositions qui leur sont applicables »1 ;

– constatons que le décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984, fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences, porte gravement atteinte à cette indépendance et à cette liberté constitutionnellement garanties.

Pour cette raison et par cette pétition, nous avons l’honneur de vous demander de faire connaître officiellement au Gouvernement de la République notre profond désaccord avec le décret n° 2009-460 du 23 avril 2009, présenté en Conseil des ministres le 22 avril 2009 et publié au Journal Officiel le 25 avril 2009, dont nous réclamons le retrait.

Dans le cadre du contrôle que vous exercez sur l’action gouvernementale, nous vous sommes très reconnaissants de bien vouloir rappeler au Gouvernement de la République le respect des règles constitutionnelles assurant l’indépendance et les libertés des universitaires.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur le Président du Sénat, Mesdames et Messieurs les représentants de la Nation, l’expression de nos respectueuses salutations républicaines.

(Tableau de la pétition)

Pétition exprimant le désaccord du pétitionnaire avec le décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984, fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences et réclamant le retrait du décret n° 2009-460 du 23 avril 2009.

Version Pdf intégrale de la pétition : pedef

5 pétitions nationales qui auront valeur de test contre la désinformation gouvernementale !

Après plus de trois mois d’une mobilisation universitaire sans précédent, le gouvernement vient d’adopter pendant les vacances de printemps les décrets sur le statut des enseignants-chercheurs, le contrat doctoral unique et la réforme du CNU.
Nicolas Sarkozy, président de la République, François Fillon, premier ministre, Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, ne cessent d’affirmer que leurs réformes ont le soutien de la communauté universitaire et que la contestation n’est le fait que d’une minorité radicale opposée à tout changement.

La question aujourd’hui n’est pas de savoir si notre système d’enseignement supérieur et de recherche a besoin d’être réformé mais si les réformes mises en place sont susceptibles de l’améliorer et de remédier aux défauts dont nous sommes témoins et auxquels nous sommes directement confrontés.

Il est légitime d’être favorable à ces réformes ; elles sont profondes et l’on peut apprécier leur orientation affirmée. On peut aussi être contre sans s’impliquer dans leur contestation; mais le gouvernement et une partie des média assimilent systématiquement l’indifférence et la neutralité à une adhésion. Pour éviter d’apparaître, malgré vous, favorable à ces réformes, vous pouvez signer tout ou partie des pétitions « sans nous ! » :

* Sans nous sur le statut des enseignants-chercheurs ! : http://www.thamous.lautre.net/spip/spip.php?article1
* Sans nous sur la réforme de la formation des enseignants ! : http://www.thamous.lautre.net/spip/spip.php?article2
* Sans nous sur le contrat doctoral ! :  http://www.thamous.lautre.net/spip/spip.php?article3
* Sans nous sur les organismes de recherche !  : http://www.thamous.lautre.net/spip/spip.php?article4
* Sans nous sur la LRU !  : http://www.thamous.lautre.net/spip/spip.php?article5

Ces pétitions sont importantes car seules les adresses appartenant à un domaine universitaire sont prises en compte. Elles ont donc une réelle valeur de test !

Pour consulter combien de signataires dans votre université/organisme : http://www.thamous.lautre.net/spip/graphes.php
Enfin, si au contraire vous voulez affirmer clairement votre soutien à ces réformes :

« Sauvons les concours de recrutement des enseignants »

Le texte « Sauvons les concours de recrutement des enseignants », déjà adopté par les membres du Jury de l’agrégation interne de mathématiques, et repris sous la forme d’une pétition adressée à Xavier Darcos, est désormais également adopté par :
– la majorité des membres du jury du CAPES externe d’Allemand
– soixante-cinq membres du jury du CAPES externe d’Anglais
– l’unanimité des membres du jury du CAPES externe d’Espagnol
– la majorité des membres du jury du CAPES externe d’Histoire- Géographie
– l’unanimité moins deux abstentions du jury du CAPES externe d’Italien
– la majorité du jury du CAPES externe de Lettres classiques

Université de Nice : pétition contre l’accession anticipée et précipitée aux Responsabilités et Compétences Elargies

UNIVERSITE de NICE-SOPHIA ANTIPOLIS
PETITION émanant du collectif de l’UNS, dont SLR et de l’Intersyndicale (CGT, CMJ, SNESup, SUD Éducation et UNEF)
(à l’initiative de l’AG des personnels de Saint-Jean-d’Angély du 21.04.09)

Contre l’accession anticipée et précipitée aux Responsabilités et Compétences Elargies, nous demandons un moratoire et l’organisation d’un vrai débat avec la communauté universitaire dans son ensemble.

Pour signer la pétition et lire l’argumentaire : http://mobilisation06.fr/

Pour ou contre les réformes ?

Les réformes de Valérie Pécresse ont-elles l’adhésion de la majorité des universitaires ? Voici un bon moyen de le savoir … http://www.thamous.lautre.net/pourcontre/

Appel d’universitaires à la grève générale reconductible

Site web :http://www.pour-construire-la-greve-generale-reconductible.org/

Nous venons de mettre en ligne une pétition intitulée « Pour construire la grève générale reconductible ». Il est temps de passer à la vitesse supérieure et de généraliser la convergence des luttes. A diffuser massivement, et rapidement dans tous les milieux professionnels !
http://www.pour-construire-la-greve-generale-reconductible.org/

D’où provient l’appel de Grenoble ? D’un collectif d’universitaires en lutte, baptisé ¡M.A.R.R.E.! (Mobilisés pour une autre réforme de la recherche et de l’enseignement), convaincus qu’il est aberrant de vouloir répondre à la crise en persistant dans la politique qui en est la cause, et qu’il y a urgence à réagir contre une politique de destruction massive des services publics en général et de l’éducation en particulier, de la maternelle à l’université.

Pour nous joindre : collectif.marre@gmail.com

Sauvons le palais de la découverte

Déclaration du 24 mars 2009
Nous demandons solennellement au gouvernement qu’il renonce au projet de fusion du Palais de la Découverte avec la Cité des Sciences et de l’Industrie, et à toute mesure qui mettrait le Palais en danger. Nous demandons au contraire que le Palais soit soutenu dans son développement.
Nous demandons que le Palais puisse transmettre à tous les citoyens, la passion des sciences et le goût de la découverte,
demain encore plus qu’aujourd’hui.
Nous serons extrêmement vigilants par rapport aux décisions que les pouvoirs publics prendraient dans les prochaines semaines.
Nous sommes absolument déterminés à ne pas laisser amputer, dissoudre ou détruire un trésor culturel qui appartient aux scientifiques, aux visiteurs, aux générations à venir.
Une flamme particulière souffle au Palais : c’est la passion de la science. Nous ne la laisserons pas s’éteindre.

Pour renouveler votre soutien au Palais, signez cette déclaration sur http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/

Communiqué de l’Université de Rouen concernant les jurys de BAC

Communiqué de l’Université de Rouen concernant les jurys de BAC
Communiqué du comité de mobilisation de l’Université de Rouen concernant les jurys de BAC

A l’Université de Rouen, près de 250 enseignants-chercheurs ont signé une lettre-pétition pour refuser que leurs noms soient transmis au recteur pour la présidence des jurys de baccalauréat tant que les revendications portées par le mouvement ne trouveront pas de réponse satisfaisante.
Aujourd’hui mardi 7 avril 2009, le Président de l’Université de Rouen nous a déclaré qu’il ne transmettrait aucun nom au titre de notre établissement (le principal contingent de notre académie). Indice de l’inquiétude suscitée par notre refus, le recteur aurait demandé au Ministre Xavier Darcos quelle disposition adopter pour la constitution des jurys de BAC.
Nous proposons donc aux différentes universités d’adopter cette modalité d’action.
Pour les académies où ces jurys ne sont pas encore constitués, il s’agit de s’adresser au président de l’Université afin d’exiger qu’il n’y ait pas de transmission des noms des présidents de jury au rectorat

(Lien vers la pétition de Rouen: http://urouenmobilisee.wordpress.com/2009/03/20/petition-jurys-de-bac/)
Pour celles où les jurys sont déjà constitués, il s’agit de signifier par lettre collective au recteur l’opposition des enseignants chercheurs à ces nominations (la démission étant en effet de peu d’effet car le démissionnaire peut alors être relevé par le vice-président du jury).

Pétition pour Romain

Romain est un de nos étudiants en histoire auxquels nous devons une bonne part du dynamisme de notre mouvement à Boulogne/mer.
Le mardi 10 mars il est présent devant le lycée Branly pour appeler élèves et enseignants à manifester le lendemain mercredi 11 mars pour « la défense de l’école, de la maternelle à l’université » conformément à l’appel de la Coordination Nationale des Universités. Le proviseur-adjoint intervient, lui intimant l’ordre de quitter les lieux. Un échange s’ensuit. Il est véhément mais sans aucune violence de la part de Romain, pourtant une plainte est déposée et Romain est convoqué au commissariat pour une confrontation suivie d’une garde à vue de cinq heures et d’une convocation au tribunal correctionnel !
Toutes nos tentatives en vue d’une conciliation ont, depuis, été repoussées et il est maintenant à craindre que le rectorat soit
décidé à « faire un exemple », participant ainsi à la politique générale de criminalisation du mouvement social et craignant par dessus tous que les lycéens ne nous rejoignent dans la contestation des réformes.
Romain est l’un de nos étudiants, Romain est l’un des nôtres dans le grand mouvement que nous avons engagé il y a deux mois et il est menacé aujourd’hui pour avoir répondu à notre appel. Nous avons le devoir de nous mobiliser pour le défendre !
Un comité a été mis en place à Boulogne réunissant de nombreuses organisations (ATTAC ; CGT ; CFDT ; Coordination-ULCO ; FO ; FSU ; LDH ; Les Verts ; LO ; MoDem ; NPA ; PC ; PS ; Syndicats Solidaires ; UNEF ; FCPE et Parents d’élèves indépendants) mais le mouvement de soutien qui est engagé ne pourra réellement prendre sa force que dans notre propre engagement, à l’université.
Le comité a rédigé une pétition de soutien, elle peut d’ores et déjà être signée en ligne, et elle est aussi disponible en version papier, à l’adresse suivante (bientôt également sur le site coordination-ulco) :
http://www-snesup.univ-littoral.fr/Petitions/?petition=1

Paris 12 refuse les chaires.

Nous personnels (chercheurs, enseignants-chercheurs, BIATOSS, doctorants) qui travaillons au quotidien sur les différents sites de l’Université Paris12, sommes fermement opposés au nouveau statut dit ”chaires d’excellences”.
Notre démarche s’inscrit dans le cadre d’une action engagée au niveau national dans de nombreuses Universités, Instituts, UMR, …  Nous estimons que le dispositif des chaires Organisme-Université est inacceptable, dans un contexte où l’Enseignement Supérieur et la Recherche subissent de sévères restrictions budgétaires en matière de recrutement, de promotion, ou même de simple fonctionnement. En effet, le coût d’une chaire équivaut à deux postes classiques pour le même niveau de qualification.
Cela conduira inévitablement à :
• diminuer encore davantage le nombre global de postes disponibles pour les jeunes docteurs, à la fois au sein des Organismes et des Universités,
• augmenter la charge d’enseignement des enseignants-chercheurs recrutés sur des postes classiques, au détriment de leur activité de recherche,
• court-circuiter les possibilités de promotion des titulaires de postes classiques dans les Organismes et les Universités,
• diminuer les crédits de fonctionnement de base dédiés aux postes classiques dans les Organismes et les Universités.
Par ces biais, est menacé, insidieusement, mais de manière bien réelle, notre principe fondateur de collégialité, garant rappelons-le de la liberté académique, du développement critique de la connaissance et de la conception de l’Université comme service public. Nous demandons donc à Madame Simone Bonnafous, Présidente de l’Université Paris12, de prendre toute la mesure des conséquences néfastes qui accompagneraient pour notre communauté l’acceptation de ces chaires.
Nous demandons à Madame Simone Bonnafous, Présidente de l’Université Paris12, outre le refus de ces chaires, d’oeuvrer pour leur retransformation rapide en postes classiques.
Si vous n’avez pas déjà signé la version papier de cette pétition, vous pouvez utiliser alternativement l’adresse e-mail
« p12refuseleschaires@gmail.com » avec comme titre ”pétition”, et en précisant dans le texte vos nom, prénom, catégorie de personnel, laboratoire de rattachement.