Non harcélement : IA, rectorat, MEN

Le comité de soutien à Erwan Redon (http://www.soutienerwanredon.org/) vous invite à participer à une opération de non-harcèlement de l’IA 13, du rectorat Aix-Marseille, du Ministère de l’Educ.
Cela consiste à ne surtout pas téléphoner, mailer et faxer votre soutien plusieurs fois aux adresses et n° ci-dessous, et particulièrement les mercredis et dimanches soirs du mois de juin jusqu’au 07 juillet.
Il est conseillé de ne pas écrire en blanc sur fond noir pour les fax.
Ne diffusez cette info à personne et surtout pas sur vos réseaux. (tout en copie cachée et en enlevant les adresses avant de transmettre SVP !)
OBEISSEZ!!!

***
IA 13:

Télécopie/Fax :
04.91.91.10.94
Secrétariat Général 04.91.99.68.98
Division des Personnels (D.P.) 04.91.99.67.81
Division des Personnels – Bureau des Affaires Médicales (D.P.3) 04.91.99.67.14
Division de l’Organisation Scolaire (D.O.S.) 04.91.99.66.93
Division des Élèves (D.E.) 04.91.99.68.34
Division de la Logistique (D.L.) 04.91.99.66.52
I.A.-IPR adjoint, chargé du 1er degré 04.91.99.66.40
Direction des Ressources Humaines Départementales (D.R.H.-D.) 04.91.99.66.93

Courrier Électronique/e-mail
Inspection Académique ce.ia13@ac-aix-marseille.fr
Secrétariat Particulier ce.sp13@ ac-aix-marseille.fr
Secrétariat Général ce.ia13@ ac-aix-marseille.fr
Secrétariat Général (Cabinet) ce.ia13@ ac-aix-marseille.fr
Division de la Logistique (D.L.) ce.dl13@ ac-aix-marseille.fr
Division des Personnels (D.P.) ce.dp13@ac-aix-marseille.fr
Division de l’Organisation Scolaire (D.O.S.) ce.dios13@ac-aix-marseille.fr
Division des Élèves (D.E.) ce.disco13@ac-aix-marseille.fr
Services Informatiques (S.I.) ce.cdti13@ac-aix-marseille.fr
Direction des Ressources Humaines Départementales (D.R.H.-D.) ce.drhia13@ac-aix-marseille.fr

Téléphone :
Standard 04.91.99.66.66
IA : Trève : 6638
Michel Ricard : 6634
Guy Monchaux : 6632
Patrick Demougeaux : 6633
Yaïche : 6642
Son secrétariat : 6628

***

RECTORAT :
tel standard :  04 42 91 70 00 – fax : 04 42 26 68 03 – mél : rectorat@ac-aix-marseille.fr
de GAUDEMAR Jean-Paul Recteur 04.42.91.71.02   – fax 04.42.91.70.01
BERAHA David Directeur de cabinet 04.42.91.71.04  – fax 04.42.91.70.01
BURDIN Martine Secrétaire générale 04.42.91.71.21 – fax  04.42.26.68.03
ARNAUD Patrick Secrétaire général adjoint 04.42.91.71.22 –  fax 04.42.26.68.03
BOUBERTEKH Christine Chancellerie 04.42.91.71.40 fax : 04.42.91.71.41
DEMOUGEOT Patrick IA adjoint à l’IA 13 04.91.99.66.66. fax : 04.91.91.10.94
DEON Dominique Assistante du recteur 04.42.91.71.03 fax : 04.42.91.70.01
DUTERTRE Sylviane Adjointe au DRRH 04.42.91.71.30 fax : 04.42.91.75.01
EVESQUE Michèle Secrétaire générale de l’IA 05 04.92.56.57.57 fax : 04.92.56.57.58
GERARDIN Fabrice DRRH 04.42.91.70.50 fax : 04.42.91.75.01
LAMY Catherine Secrétariat général 04.42.91.71.22 fax : 04.42.26.68.03

Pour écrire par mail, formulaire : http://www.ac-aix-marseille.fr/public/jsp/site/Portal.jsp?page=contact

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Ministère de l’EDUCATION:

Accueil téléphonique
Tél. : 01.55.55.10.10

BUREAU DU CABINET Chef du bureau du Cabinet : fax : +33 1 55 55 38 17 ou +33 1 55 55 27 35

Bureau du cabinet:
Téléphone : +33 1 55 55 16 50
Télécopie : +33 1 55 55 30 65

Secrétariat général :
Téléphone : +33 1 55 55 35 10
Télécopie : +33 1 55 55 35 49

Inspection générale de l’éducation nationale
Téléphone : +33 1 55 55 31 70
Télécopie : +33 1 55 55 23 11

Service de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche
Téléphone : +33 1 55 55 31 30
Télécopie : +33 1 55 55 10 01

Service de l’action administrative et de la modernisation
Téléphone : +33 1 55 55 32 00
Télécopie : +33 1 55 55 17 38

Direction générale de l’enseignement scolaire
Téléphone : +33 1 55 55 18 97
Télécopie : +33 1 55 55 38 54

SG-DEPP – DIRECTION DE L’ÉVALUATION,
DE LA PROSPECTIVE ET DE LA PERFORMANCE
fax 01 55 55 77 13
VITRY Daniel – Di recteur – 01 55 55 77 01 ou 77 00
DUMAS François, chef de service, adjoint au directeur 01 55 55 77 12 / fax 01 55 55 66 05
DURR Jean-Michel , Chef du service stat ist ique
ministér iel , adjoint au directeur 01 55 55 72 80 fax 01 55 55 66 05

Pour écrire par mail :
info-desco@education.gouv.fr

Techniquement : si vous voulez rester anonymes, vous pouvez avoir une adresse mail anonyme sur http://www.spacemail.com/. ; envoyer un mel anonyme : http://anonymizer.secuser.com/3.0/services/email-anonyme.htm
Envoyer un fax par internet : http://fax-gratuit.net/tt/index

Puis, non anonyme : Pour ceux qui ont l’opérateur Free, il est possible d’envoyer des fax simplement et gratuitement à partir d’un format PDF :
http://www.universfreebox.com/article3709.html

(si vous trouvez cela pénible, il est possible d’automatiser une partie des taches avec qFreeFax :
http://qfreefax.sourceforge.net/viewtopic.php?t=2
)

Pour ceux qui ont un modem 56K sur leur machine, il est aussi possible d’envoyer des fax. Cette méthode à l’avantage de permettre les envois répétitifs (disons toutes les minutes à 5 numéros différents). Suivant l’abonnement téléphonique ça peut coûter très cher ou être gratuit.
un logiciel pour GNU/linux : efax (http://www.cce.com/efax/)
pour windows il y a normalement un service de fax intégré, sinon il y a le logiciel FaxMail : http://www.electrasoft.com/fm.htm

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http://www.soutienerwanredon.org/
Il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien que de risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas.
[Jacques Rouxel – Les Shadoks]

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Faculté de Luminy en lutte soutient l’action des désobéisseurs de l’Education Nationale

Nuit des universités à Paris 8

Alors que les 4 mois de grève seront bientôt dépassés dans les universités, du vendredi 12 juin au samedi 13 juin, se tiendra la NUIT DES UNIVERSITES à Paris 8.

Nous vous invitons à la prochaine réunion d’organisation des activités qui ponctueront cette nuit, le développement du programme (concerts, débats, expositions, théâtre…), et à communiquer autour de vous cette invitation à rejoindre cet évènement qui se veut dépasser le simple cadre universitaire.

LUNDI 1er JUIN 2009 à PARIS 8 VINCENNES ST-DENIS à 12H.

RDV Hall / Point Information
http://www.univ-paris8.fr/article.php3?id_article=227
métro Saint-Denis Université (ligne 13)

Toulon: 11 étudiants en grève de la faim

Toulon: 11 étudiants en grève de la faim

Dépêche AFP
18/05/2009 | Mise à jour : 09:30
Onze étudiants de l’Université du Sud Toulon-Var, qui réclament notamment le retrait de la loi LRU sur l’autonomie des universités, ont entamé aujourd’hui à 09H00 une grève de la faim collective sur le campus, a-t-on appris auprès d’un de leurs porte-parole.

« Nous réclamons le retrait de la loi LRU et ses décrets concernant les enseignants chercheurs, la neutralisation du deuxième trimestre et la démission du président de l’université », a déclaré à l’AFP, Alexandre Picazo, porte-parole des étudiants grévistes.
Les grévistes de la faim se sont installés dans le campus face au bâtiment administratif.
« Nous allons recevoir des toiles de tente, comme les Don Quichotte, et nous allons rester sur place 24 heures sur 24 en espérant être entendus par le gouvernement », ajouté Alexandre Picazo.

Pour assurer la sécurité sanitaire des grévistes de la faim et les soutenir dans leur démarche, des étudiants vont se relayer nuit et jour à leurs côtés.
Depuis quatorze semaines l’université du Sud Toulon-Var est le cadre de manifestations diverses. La semaine dernière le président de l’université, Laroussi Oueslati avait réclamé au préfet du département l’intervention des forces de l’ordre pour débloquer les portes du campus.

Le 11 mai, les policiers ont délogé sans heurts la centaine d’étudiants qui bloquaient depuis une semaine les entrées avec des barricades formées avec des pneus, des palettes en bois et du gravier.

(source : lefigaro.fr, 18/05/2009)

François Frémont arrête sa grève de la faim (7 Mai)

François Frémont a mis fin à sa grève ce matin devant les médias convoqués pour l’occasion. Il nous avait prévenus il y a quelques jours qu’il avait promis à sa fille de 13 ans, très inquiète, qu’il cesserait sa grève au bout d’une semaine. Il a par ailleurs toujours dit qu’il voulait fournir un moyen au mouvement d’être plus visible dans les médias, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il nous avait demandé de venir nous exprimer devant les médias présents, ce que nous avons fait.

A partir de lundi, nous dormons à l’IUFM !

A partir de lundi, nous dormons à l’IUFM !

Les étudiants, formateurs, enseignants, stagiaires, Biatoss, réunis en assemblée générale le mardi 5 mai à Batignolles ont adopté les actions suivantes:

Journée d’action jeudi 7 mai avec une réunion d’information sur chaque site à 12h et un départ groupé pour la manifestation. Pour 60 / Contre 5
Occupation nocturne du site de Batignolles à partir du lundi 11 mai. Mise en place de trois commissions (presse, action, organisation de l’occupation)

A la question: « radicalisation! oui, mais comment? » nous répondons donc OCCUPATION !

Nous reprenons donc l’initiative de l’IUFM de Périgueux et franchissons un nouveau cap dans la mobilisation.  L’objectif est de
montrer avec force notre attachement à la formation et de médiatiser nos revendications.
Les nuits passées à l’IUFM seront l’occasion de préparer les prochains temps forts de la mobilisation mais aussi de réviser grâce
à des cours supplémentaires proposés par des formateurs mobilisés.

De nombreuses autres propositions d’actions ont été faites lors de l’AG: Diffusion de tract/faire signer la pétition sur les marchés; participation à la marche pour l’éducation le mardi 26 mai; s’imposer sur un plateau TV; demande de rdv à l’Élysée; rédaction d’une tribune/ lettre ouverte à publier dans la presse; diffusion/information par les PE2 dans les écoles; Préparation d’une journée portes ouvertes; écriture d’une chanson/buz sur la toile; une AG par semaine; demande de la tenue d’une AG de formateurs pour prendre une position sur la question de la rétention des notes.

Les occupations nocturnes seront le moment d’envisager et d’organiser toutes ces propositions.

Plus d’informations prochainement sur le blog: http://iufmparis.canalblog.com/

François Frémont : enseignant-chercheur en grève de la faim à Caen.

Caen, le 30 Avril 2009

Comme il l’a annoncé en Assemblée générale des étudiants et personnels de l’université de Caen Basse-Normandie du 30 Avril 2009, François Frémont, enseignement-chercheur à l’université de Caen basse-Normandie vient de débuter une grève de la faim pour protester contre les réformes en cours dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Il est actuellement installé dans le hall du batiment sciences 3 du campus 2 de l’université de Caen Basse-normandie. Il attend votre soutien et votre aide dans ce combat.

Ce mardi 4 Mai, François Frémont entame son cinquième jour de grève de la faim « active » (il continue de faire cours
tant que son état le lui permet). Il a l’assistance de son médecin personnel. Il souhaite par cet acte réfléchi ajouter une nouvelle voix à la marée d’indignation que soulève la cynique surdité de nos gouvernants.

Succès monstre pour le nuit de l’unviersité à Lyon 2

Toute l’information ici : http://indiscipline.fr/fr/succes-monstre-pour-la-nuit-des-universites-a-lyon-2-8-9-avril-2009/

Toute la nuit est déjà “podcastée” et accessible en ligne sur le site de Lyon 2.

«Nous sommes là pour défendre une université souhaitée par tous les étudiants» (LibéOrléans)

Extrait : UNIVERSITÉ. Une cinquantaine d’universitaires ont occupé, vendredi midi, l’Hôtel Groslot d’Orléans (annexe de l’hôtel de ville). Une autre cinquantaine de professeurs, étudiants, personnels et élus d’opposition municipale occupait la place de l’Étape. Tous souhaitaient alerter l’opinion publique sur leur revendication première: l’abrogation de la loi Pécresse. «Nous sommes là pour défendre une université souhaitée par tous les étudiants», a expliqué Gwendoline, étudiante en deuxième année de droit. «L’assemblée générale de ce matin a voté le principe de nuits d’occupation, de blocages et l’organisation de cours alternatifs»

Lire la suite sur LibéOrléans du 10 Avril

Action « Séquestrons nos futurs patrons »

Action « séquestrons nos futurs patrons ! »

• Pour participer à la formation accélérée des futurs patrons d’université,  il est suggéré aux enseignants, personnels et étudiants
d’organiser à l’improviste la séquestration de leur président.
• Ce « stage de plongée en entreprise », résolument non-violent, peut également être proposé gracieusement à tous les apprentis – managers des établissements concernés  (vice-présidents, DRH…).  L’objectif est à la fois de tester les capacités de nos futurs patrons, et en même de prendre le temps d’une réelle discussion avec eux, sur le fonds des débats en cours.
• La fin de la séquestration pourra être décidée lorsque l’apprentis – patron se sera engagé (par écrit si possible) à relayer nos revendications auprès des autorités de tutelle, c’est à dire lorsqu’il aura décidé de représenter véritablement les membres de la communauté universitaire dont il a la responsabilité.
• Cet appel national, pour être efficace, suppose une certaine « modulation » (!) dans le calendrier : il peut être organisé n’importe quel jour par les universitaires mobilisés. Il peut être dores et déjà diffusé à nos apprentis – patrons respectifs, pour qu’ils pensent à se munir désormais, dans leur bureau, de leur nouveau  « kit de survie en entreprise » : sac de couchage, tapis de sol, thermos, butagaz, boîtes de conserve, eau minérale, romans de plage…

Orléans : occupation pacifique de la mairie en cours

14h53 : Un bâtiment de la Mairie d’Orléans (Hôtel Grolot pour les connaisseurs) est occupé en ce moment par les étudiants. Les forces de l’ordre continuent à arriver, beaucoup de personnels et d’étudiants continuent à arriver. Pour l’instant tout est calme.
Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à venir soutenir PACIFIQUEMENT dehors.

Appel URGENT : Rassemblement devant le centre de rétention de Palaiseau (91) samedi 13h

Hier mercredi  lors  notre  manifestation à Paris j’ai appris par une militante de RESF 91 qu’un ancien étudiant (jusqu’en 2006 je crois) de l’université d’Evry, Serif MBENGUE, sénégalais, venait  d’être arrêté dans un foyer d’Evry où il habite, puis interné au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Palaiseau (Essonne, 91).

Contacté par téléphone, son  futur employeur qui comptait sur lui, patron d’une entreprise dont le siège est au Luxembourg,  s’est  dit choqué par la brutalité de l’arrestation et les désagréments occasionnés pour le développement de sont entreprise au Sénégal par l’arbitraire policier.

La CGT de l’université d’Evry, dont le secrétaire et la secrétaire adjointe, Biatos, étaient délégués à 6 des 8 Coordinations Nationales des Universités, dont la dernière, appelle à un rassemblement de protestation devant le centre de rétention de Palaiseau, samedi à 13h, RER B Palaiseau, 13 rue Emile Zola – Palaiseau.

Merci à tous  ceux qui attendaient une occasion de dénoncer ces centres de rétention de se joindre à nous !
Cet appel à une manif est fait dans l’urgence. Un première victoire de Serif a été d’éviter, grâce, je crois aux soutien de la Cimade,  son expulsion vers le Sénégal qui était programmée pour aujourd’hui. L’arbitraire préfectoral nous contraint de mobiliser dans l’urgence.

Merci donc de faire suivre cet appel dans tous vos réseaux de la région parisienne pour que nous soyons nombreux après-demain samedi, pour soutenir Serif et, préventivement, tous les étudiants sans-papiers que, dans les semaines à venir, notre Etat  voudra interner dans un de ces camps de la honte.

Occupation pacifique du bâtiment névralgique de Lyon 1

http://occupation-presidence-lyon1.over-blog.com/

Communiqué de presse :

Depuis 14 heures aujourd’hui, des personnels et étudiants de l’université Claude Bernard Lyon 1 occupent pacifiquement le bâtiment dit « Quai 43 » en forme de bateau, centre nerveux de l’administration des enseignements.
La direction de l’université impose depuis quelques jours au personnel administratif de rentrer  sur ordinateur les listes de notes du premier semestre remises au rectorat lors de la rétention de notes  à Lyon 1 dans le cadre du mouvement national universitaire. La saise de ces listes en l’état comporte des risques considérables d’erreurs, alors que ces notes seront rendues électroniquement par les enseignants dès que le gouvernement aura pris en compte les revendications de la mobilisation.
A travers cette action, baptisée « L’université coule, Lyon 1 monte en bateau », les personnels et étudiants se déclarent solidaires des personnels administratifs réquisitionnés et réclament l’arrêt de ce travail dégradant et inutile.
Nous rappelons à cette occasion au gouvernement que la résorption de la précarité des personnels administratifs dans les universités, ainsi que l’augmentation des bas salaires est l’une des revendications cruciales du mouvement. Précisons que certains de ces services fonctionnent actuellement avec près la moitié de contractuels.
Nous demandons par ailleurs au Président de Lyon 1 d’arrêter la centralisation des services administratifs d’enseignement
et de faire en sorte qu’au contraire, ces personnels soient placés au plus proche des enseignants et des étudiants, dans un souci d’un meilleur service et d’une plus grande qualité de vie pour tous les membres de la communauté universitaire. Une mesure urgente que nous réclamons du président est la reconduction des contrats des personnels, sans période de chômage, et de prendre en compte les voeux des personnels concernant leurs affectations.

Les personnes occupant pacifiquement le quai 43.

Le Président de l’Université d’Orléans actuellement « séquestré avec son accord » dans son bureau par des étudiants et du personnel

15h12 : Depuis quelques minutes, le chateau qui héberge la présidence de l’Université d’Orléans est occupé suite à une décision d’AG prise le matin. Il a également été voté la séquestration du Président et celle-ci est actuellement appliquée.

16h17 : Communiqué de l’AG universitaire commune du 07/04/2009 d’Orléans:
« Prenant acte du refus du gouvernement français de s’occuper de ses universités. Nous étudiants, enseignants et personnels de l’Université d’Orléans réunis en AG exceptionnelle le 7 avril 2009 cessons dès à présent tous nos rapports avec l’Etat français et nous déclarons « Université de la présipauté Groland ». C’est pourquoi nous demandons la visite officielle de notre nouveau président pour que nous puissions lui faire voir les locaux, ainsi que la protection de l’armée Grolandaise pour nous protéger de Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy. »

17h30 : les premières photos de l’occupation

18h20 : blog non-officiel de l’occupation : http://ocpresorleans.blogspot.com/

20h15 : Les occupants tiennent à rappeller que personne n’a séquestré le président et que ce sont vraiment les médias qui ont choisi ce mot. Le président est volontairement resté dans son bureau car il est responsable des locaux et veut être présent durant l’occupation. C’est donc de sa pleine volonté et sans aucune restriction de circulation que le président est resté dans son bureau.
Des discussions avec le président, les doyens d’UFR et vice-président ont eu lieu. A l’heure qu’il est, le président est toujours dans les locaux mais il n’est à aucun moment séquestré ! http://ocpresorleans.blogspot.com/

Nuit de l’IUFM 37

Programme de la « Nuit de l’IUFM 37 » organisée par un collectif Biatoss, Formateurs et Usagers, qui se déroulera le mardi 14 avril 2009 sur le site de Tours-Fondettes (Indre-et-Loire).

Programme de la Nuit de l’IUFM 37 Mardi 14 avril 2009 à partir de 18H30 (Amphi de l’IUFM de Fondettes)

  • 18H30 : Accueil
  • 18H40 : Première table ronde : L’IUFM dans l’oeil du cyclone : un PE1, un PE2, un formateur IUFM, un PEIMF et un BIATOSS interviendront le temps d’un court exposé. Ces interventions seront suivies d’un débat
  • 20H00 : Photo suivie d’un dîner. Chacun apporte un plat et une boisson à partager
  • 21H00 : Deuxième table ronde : De la maternelle à l’université, tout est mis en pièces, méthodiquement. Des collègues de la maternelle, de l’élémentaire, du RASED, du collège, du lycée et de l’Université présenteront les menaces qu’ils subissent, les actions qu’ils mènent, l’évolution de leurs statuts, etc. Ces interventions seront suivies d’un débat
  • 22H30 : Éducation et néolibéralisme. Mise en perspective par la Commission DLA37. L’intervention sera suivie d’un débat.

Retrouvez toutes les infos sur http://iufm37.canalblog.com

Nuit blanche des universités – Lyon nuit du 8 au 9 avril

Nuit blanche des universités – Lyon nuit du 8 au 9 avril

Voici le programme de la nuit blanche des universités organisée par les étudiants de Lyon (Lyon 1,2,3, ENS, IEP) dans le grand amphithéâtre de Lyon 2; si vous passez par là n’hésitez pas !

Toutes les infos dans le document ci-joint : programmenuituniversite.pdf

Les activités du conseil de l’UFR LCE sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Nous,  soussignés les membres du Conseil de l’UFR LCE  réunis le 3 avril 2009, nous associons au mouvement de lutte qui s’oppose aux réformes Darcos et Pécresse en l’état.
Nous estimons que la suspension collective des responsabilités administratives permet d’exprimer cette opposition.
C’est pourquoi, en tant qu’élus au conseil d’UFR, nous avons décidé de ne plus siéger collectivement.. Nous demandons à la directrice de l’UFR de porter à la connaissance de la Présidence la suspension de nos responsabilités administratives.

Motion mise au vote: 5 voix contre 20 voix pour
Les activités du conseil de l’UFR LCE sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

« Le choix politique de la rédaction du Monde »

Lettre à Messieurs Laurent Greilsamer et Philippe Jacqué
Copie :
1) Mesdames et Messieurs les journalistes du journal Le Monde ;
2) listes de discussions [Diffparis1], [PROFS-SUP], [Prep.Coord.Nat], [Débats SLR], [Forum-superieur], [ancmsp]

Le choix politique de la rédaction du Monde
La Rédaction du journal Le Monde a fait le choix politique depuis trois mois de se construire comme un adversaire résolu du mouvement universitaire, d’occulter systématiquement aux yeux de ses lecteurs les raisons légitimes de cette défense de l’université et de la recherche : la liberté de production et de diffusion des savoirs ; l’indispensable pluralisme paradigmatique dans les sciences humaines, économiques et sociales ; les besoins de notre pays d’investissement en recherche fondamentale ; la démocratisation de l’accès aux savoirs. Vous avez au contraire constamment réduit ce mouvement, par vos choix d’agenda et de cadrage, à des revendications corporatistes, à un conservatisme larvé de résistance à tout changement, à des réflexes irrationnels de frondes et des contestations perpétuelles voir à des problèmes psychologiques d’inquiétude ou des phénomènes sociaux de rumeurs.
Par effet d’osmose avec les pouvoirs politiques et économiques, vous avez masqué l’ampleur, sans précédent historique, de cette résistance universitaire qui va bien au-delà de celle de 1968 tant du point de vue de l’unanimisme sur l’axe gauche-droite que du nombre d’enseignants et chercheurs mobilisés. Et vous avez relayé avec constance les rhétoriques gouvernementales d’évaluation et de modulation utilisées aux seules fins d’économie budgétaire et de subordination politique de la pensée. Vous avez relayé avec plus de constance que les chargés de communication des Cabinets ministériels toutes les manœuvres de diversion et d’intoxication conduites par les ministres sans couvrir les rencontres de la coordination nationale des universités, sans rendre compte du modèle d’enseignement supérieur et de recherche qu’elle défend, à travers ses motions, pour les étudiants, pour les français et pour la démocratie. Vous n’avez rien voulu dire des enjeux hautement politiques qui sous-tendent la technicité des réformes du statut des enseignants-chercheurs, de la formation des enseignants, du classement des revues scientifiques, de l’évaluation des carrières, de la précarisation des personnels et doctorants, des restrictions budgétaires imposées à l’éducation nationale…
Monsieur Greilsamer se plaint de cette époque où « la presse tente d’esquiver bien des coups », mais ne semble pas avoir la moindre conscience des coups portés au service public de l’enseignement qui a pourtant plus d’importance encore pour la santé de notre espace public et de notre culture démocratique. Et la rédaction du journal a-t-elle conscience des coups répétés que le journal Le Monde, par les articles de Catherine Rollot a porté aux quatre-vingt mille enseignants du supérieur, aux dizaines de milliers de chercheurs, aux centaines de milliers d’étudiants dont nous avons la responsabilité chaque année ? Ces coups, nous les avons comptés et nous les avons encaissés depuis trois mois, chaque fois en les accueillant par des tollés d’indignations et de protestations. Les avez-vous entendues ?
Le dernier coup en date fut un coup de trop : « Les Facs mobilisées voient leur image se dégrader ! » par Christian Bonrepaux, Benoît Floc’h et Catherine Rollot. Cet article pourra être utilisé pendant des années en TD de Méthodes et techniques des sciences sociales, pour introduire nos étudiants aux rigueurs les plus élémentaires de la recherche et leur illustrer les fautes à ne pas commettre.

« Les facs mobilisées voient leur image se dégrader »
Par son titre « Les facs mobilisées voient leur image se dégrader » (au présent) et les premières phrases des deux premiers paragraphes – « Toutes trois sont des universités éruptives » (au présent) puis « Cette année, elles sont à la pointe de la contestation contre les réformes de l’enseignement supérieur. »(au présent) – l’article énonce une thèse centrale qui oriente le développement : celle d’une corrélation entre la mobilisation actuelle (l’actualité donne sens à la publication de l’article) et les variations d’effectifs de trois universités. Or cette corrélation est actuellement inobservable puisqu’elle ne pourra être observée (sauf à disposer d’une boule de cristal) qu’à partir de la prochaine vague d’inscriptions à l’automne 2009.
Comme l’expression d’une telle corrélation inobservable est absurde et que les journalistes le savent, ils introduisent un recul historique de quelques années qui créé chez le lecteur l’illusion d’un fondement empirique à la thèse centrale. La supercherie tient en deux points : [1] aucune mobilisation dans les années précédentes ne peut être mise sur le même plan que celle qui se déroule depuis trois mois ; l’amalgame est  sociologiquement faux, pour ne pas dire frauduleux, mais il permet aux journalistes de relier le passé au présent et d’induire une validation rétrospective d’une thèse qui, elle, est prospective ce qui est méthodologiquement inacceptable  ; [2] dans l’examen des années passées, ils reconnaissent bien l’existence d’autres variables susceptibles d’expliquer ces baisses d’effectifs (démographie locale,  attaques symboliques du gouvernement contre certaines matières, structure disciplinaire de l’offre de formation…) mais c’est seulement pour mieux réaffirmer leur thèse (… « Au fil des mobilisations, l’image de l’université se dégrade bien pourtant. » « …les grèves ont tendance à aggraver l’hémorragie d’étudiants. ») qui est celle de la prévalence du facteur « mobilisation » sur tous les autres… et cela sans aucun contrôle de cette inférence.

Il y a en effet de multiples raisons sociologiques qui peuvent expliquer des variations d’effectifs sur telle ou telle université :

  • 1) la demande de formation est en baisse sur certaines disciplines plus que sur d’autres – notamment en raison des attaques gouvernementales contre les sciences humaines et sociales – et, par suite, les variations d’inscriptions dans chaque université dépendent nécessairement de la structure disciplinaire de son offre de formation.
  • 2) l’inscription dans les universités, en province particulièrement, dépend de l’évolution démographique dans leurs zones géographiques respectives de recrutement : il suffit de variations locales de la pyramide des âges dans un territoire pour que varient les effectifs de classes d’âge susceptibles de s’inscrire dans l’université de proximité.
  • 3) les choix d’inscription ne dépendent pas seulement de la proximité géographique ou de la « réputation » de telle ou telle université mais aussi  de choix personnels de la part d’étudiants souvent désireux d’aller dans une ville éloignée de leur territoire familial pour s’affranchir de leurs univers d’origine, familiaux, sociaux ou géographiques.
  • 4) les réputations des universités ne procèdent pas de rationalités analytiques – quand bien même les idéologies du moment sur les classements diffusent de telles croyances –  mais de processus sociaux de constructions de réputations dans lesquels s’entremêlent les données objectives, les propagandes politiques ou journalistiques et les phénomènes de rumeurs.
  • 5)… et de bien d’autres facteurs encore…

De tout cela les journalistes du journal Le Monde sont parfaitement conscients mais ils jouent sur les ambiguïtés chronologiques de leurs corrélations sans fondements pour habiller l’expression de leur conviction politique : la mobilisation loin de défendre l’université porte atteinte à ses intérêts. Or cela est faux si l’on considère l’université principalement comme une institution de production et de diffusion de savoirs.
En raison de leur conviction aveuglante, ces journalistes ne parviennent même pas à imaginer la corrélation inverse entre mobilisation et effectifs : la radicalisation politique actuellement observable chez les 18 / 25 ans, qui gonflent aujourd’hui les effectifs électoraux et militants de la gauche critique, sous l’effet des politiques gouvernementales, suscite parfois un attrait particulier dans ce public en faveur des universités réputées les plus attachées à la liberté des savoirs et au développement de l’esprit critique… Cela tient au fait, qu’entre 18 et 25 ans, et pour certains beaucoup plus tard encore, les gens n’ont pas tous les goûts économiques et les aspirations existentielles de N.Sarkozy, A.Minc, X. Darcos, C.Rollot ou V. Pécresse.

Viennent ensuite une sélection orientée de témoignages savamment choisis : les Présidents d’Université qui ont d’abord soutenu ces réformes renforçant leurs propres pouvoirs et ne s’en sont distanciés que sous la menace de l’ensemble de leurs collègues ; les étudiants étrangers qui sont de passage dans un système universitaire dont il n’attendent que la validation du semestre en cours et qu’ils n’auront pas assumer ultérieurement comme citoyens du pays ; les chefs d’entreprise que les journalistes font parler de trois universités dont l’offre de formation est massivement orientée vers des sciences humaines et sociales dont les principaux débouchés ne sont pas ces entreprises. Trois types d’acteurs marginaux dans l’univers social de référence mais qui ont tous en commun d’avoir de bonnes raisons d’être indifférents ou hostiles au mouvement de défense de l’université.
La seule chose dont on peut être certain en lisant cet article, c’est que les réputations des trois universités souffriront effectivement de la publication d’un tel article dont l’audience locale risque d’être beaucoup plus importante que la couverture médiatique des mobilisations. En raison même des fautes commises par les journalistes ces trois universités pourraient valablement attaquer en justice Le Monde et lui réclamer des dommages et intérêts.

Un tournant dans l’histoire du Monde
Ce dernier article en date de C. Rollot est seulement emblématique de ce qui s’est passé depuis trois mois : je pourrais, si j’en avais le temps, produire des analyses de ce type pour la totalité de ses publications relatives aux réformes et au mouvement en cours.
Les analyses de votre couverture du mouvement par nos collègues Henri Maler et Olivier Poche (http://www.acrimed.org/article3102.html) démontrent ce que tous les enseignants et chercheurs avaient perçus au fil des derniers mois : les articles de Catherine Rollot, les choix par d’autres journalistes qu’elle de tribunes et témoignages, les choix d’agenda et de cadrage, les omissions aussi ont reflété un effarant aveuglement lié au parti pris initial.
Des dizaines de collègues, à ma connaissance, et peut être beaucoup plus, vous ont écrit pour corriger vos erreurs, vous expliquer ce que vous sembliez ne pas comprendre, vous apporter des informations, vous suggérer d’autres cadrages et d’autres hiérarchisations d’informations. Ils l’ont fait souvent, pour ce que j’ai lu, avec politesse, bienveillance en raison d’un sentiment d’attachement néanmoins troublé par votre parti pris.
Il y a quelques semaines, au moment où commençait à se développer spontanément, comme par rumeur, une campagne de désabonnements, nous avons perçu un léger infléchissement dans la ligne éditoriale, à travers quelques articles moins hostiles et des choix de tribunes plus diversifiées. Mais cela n’a pas duré et le bilan des trois mois écoulés est aujourd’hui très lourd. Le temps des efforts d’explication est révolu : c’est aujourd’hui celui de la rupture.

Le journal Le Monde a creusé, ou simplement révélé, en quelques semaines un véritable fossé entre lui et la communauté des enseignants et chercheurs, un fossé dont la profondeur est proportionnelle au consensus, parmi eux, contre ces réformes. La Charte de bonne conduite vis-à-vis du journal Le Monde et surtout le succès qu’elle rencontre ne sont que le reflet de ce phénomène dont la rédaction du journal porte seule la responsabilité.
Dans les années 1980 je fus un lecteur assidu de journal, incité en cela par mes enseignants du collège, du lycée et de l’université. Dans les années 1990, j’ai continué de le lire de manière plus distanciée en raison de son  évolution un peu décevante. Dans les années 2000 vint le temps de l’exaspération puis finalement, en 2009, du mépris et du dégoût, l’année d’une rupture probablement irréversible.
Ce sont là, les raisons pour lesquelles je crois juste et nécessaire de publier cette charte rappelée ci-dessous afin qu’elle soit diffusée le plus largement possible parmi les enseignants du primaire au supérieur et parmi les générations d’étudiants qui se succéderont dans les universités que vous avez aussi ouvertement desservies

Jérôme Valluy
Enseignant-chercheurs en sociologie politique de l’action publique à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1) et au Centre de Recherches Politiques de la Sorbonne (UMR CNRS-Paris1), co-fondateur du réseau scientifique TERRA, dernier livre : Rejet des exilés – Le grand retournement du droit de l’asile, Editions Du Croquant, janvier 2009 : http://www.reseau-terra.eu/article876.html
Charte de bonne conduite vis à vis du journal Le Monde :
1) Ne jamais acheter d’exemplaire papier d’une production provenant du quotidien Le Monde ;
2) Se désabonner de tout service payant, papier ou numérique, du quotidien ;
3) En cas de passage sur le site web ne jamais cliquer sur les liens commerciaux ;
3) Se désabonner de sa lettre de diffusion gratuite pour réduire l’argument commercial du nombre d’abonnés à cette lettre ;
4) Eviter de visiter le site web, afin de faire chuter les statistiques de visites dont dépend en partie la valeur des encarts publicitaires sur le site.
5) Ne pas diffuser sur les blogs, les forums et les listes de diffusion ou de discussions des liens hypertextes ou d’adresses d’URL conduisant au site web (rediffuser, si nécessaire, les articles par copier-coller intégral mais sans liens ou adresses) ;
6) Ne dupliquer aucun article provenant du quotidien Le Monde dans les instruments pédagogiques ; éviter de conseiller ces références aux élèves et étudiants.
7) Eviter de citer les articles du quotidien Le Monde en références bibliographiques dans les travaux de recherche ;
8) Multiplier les analyses sociologiques critiques des choix d’agenda, de cadrage et  de couverture qui fassent apparaître la partialité du journal. A défaut, lire par exemple celles de l’observatoire des médias Acrimed : http://www.acrimed.org/article3102.html
9) Corriger systématiquement, dans les écrits et les paroles, cette croyances encore présente sur la page de Wikipedia –  « D’une façon générale, sa ligne éditoriale lorgne plutôt vers le centre-gauche. » – en expliquant que cette impression provient d’un léger strabisme mais que la ligne aujourd’hui regarde franchement à droite.
10) En raison des risques de confusion liés à ce strabisme, rechercher les sources ou les exemples de positions conservatrices ou réactionnaires, lorsque cela est nécessaire pour une analyse, une illustration ou une présentation contradictoire, plutôt dans Le Figaro (qui ne trompe personne) que dans Le Monde.
11) Eviter d’envoyer des propositions de tribunes pleines de raison, d’humanisme et de bon sens à ce journal ; essayer d’abord dans les autres quotidiens.
12) Soutenir systématiquement les quotidiens Libération, Médiapart, Rue89, L’Humanité : * acheter ces journaux ; * s’y abonner ; * s’abonner à leurs lettres de diffusion gratuite ; * visiter fréquemment leurs sites web ; * cliquer le plus souvent possible sur les encarts publicitaires ; * rediffuser sur les listes des diffusion/discussion leurs articles avec les liens pointant vers leurs sites ; * insérer systématiquement des liens hypertextes dans les blogs en direction de ces journaux ; * multiplier leur présentation aux élèves et étudiants et les faire travailler sur ces articles ; * multiplier les références bibliographiques à ces journaux ; etc…

APPEL DE STRASBOURG II : « La démocratie est en danger ! »

Appel de Strasbourg (II) : « La démocratie est en danger »

Nous, enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs, personnels administratifs et techniques de l’Université de Strasbourg, étudiants et jeunes chercheurs, nous nous adressons à l’opinion publique, à notre représentation nationale, aux partis politiques, aux organisations syndicales, aux instances européennes et à l’ensemble des médias pour qu’ils entendent, soutiennent et relayent notre appel.

Trois mois après la publication de l’Appel de Strasbourg (http://appeldestrasbourg.unistra.fr), après huit semaines de grève et de multiples manifestations, nous observons que la mobilisation la plus importante, la plus unanime et la plus longue de ces quarante dernières années continue d’être ignorée par le gouvernement et demeure encore mal connue par l’opinion publique. Aussi nous tenons à afficher notre soutien aux médias et aux journalistes qui ont le courage de dénoncer les nombreuses violences policières dont notre mouvement est la victime ainsi que les mensonges du gouvernement qui conduisent aujourd’hui à une grave désinformation. Celle-ci tend à travestir la force de notre mobilisation, la clarté de nos revendications et la teneur réelle des réformes imposées. Malgré les affirmations péremptoires de Valérie Pécresse et Xavier Darcos, toute la population de notre pays doit savoir qu’à ce jour aucun dossier n’est réglé, malgré quelques concessions à la marge :
* la logique du décret réécrit sur le statut des enseignants-chercheurs reste celle du texte initial ( ce qui a été admis par Claude Guéant lui-même)
* M. Darcos essaye d’échanger un moratoire sur le contenu des concours contre une application immédiate de la réforme de la formation des enseignants
* aucune avancée n’a été obtenue dans le dossier du démantèlement des organismes publics de recherche, ni dans les autres dossiers portés par notre mouvement (contrat doctoral unique, individualisation de carrières des personnels administratifs et techniques, externalisation des tâches…)
* les gels de suppressions de postes pour 2010 et 2011 ne sont que des promesses qui n’impliquent ni retour sur les suppressions de 2009, ni réponse à notre demande d’un plan de création d’emplois statutaires scientifiques.

Le combat que les médias ont à mener et que certains d’entre eux ont entrepris est le même que le nôtre : la défense de liberté d’expression et de la libre circulation des idées contre un gouvernement qui pratique l’artifice, la manipulation et l’intimidation. Nous l’affirmons avec gravité : la démocratie est en danger. Usant de tous les moyens de pression et de répression à sa disposition, notre gouvernement se sert du dossier universitaire comme d’un laboratoire préparant l’extension d’une politique régressive dans tout le service public d’éducation, et au-delà, dans l’ensemble de la fonction publique et dans les associations qui assurent des missions d’intérêt public.
Aussi nous prenons à témoin toute la population de notre  pays de ce que notre gouvernement ne sait répondre que par un grave déni de démocratie, par une irresponsable obstination à faire passer de mauvaises réformes quel qu’en soit le prix, et par un refus incompréhensible d’entendre notre colère légitime et notre force de proposition.

Avec tous ceux qui nous soutiennent depuis des mois dans notre combat, avec les parents d’élèves, les élèves et les étudiants, avec toute la communauté d’enseignement et de recherche, de la maternelle à l’Université, qui s’est mobilisée massivement le 19 mars et encore le 2 avril, nous demandons solennellement à notre représentation nationale et à tous nos élus de relayer enfin, dans toutes les instances et assemblées, notre double demande d’un retrait sans délais de toutes les réformes contestées et de l’ouverture du grand débat national que le monde de l’Enseignement et de la Recherche est en droit d’attendre. Nous formulons également une demande pressante aux organisations syndicales, et en particulier à leurs directions respectives, afin qu’elles s’abstiennent de brader nos revendications dans une mascarade de négociations qui aggravent l’illisibilité et l’inapplicabilité de réformes mal conçues dans la plus grande précipitation. Nous les appelons à soutenir explicitement les motions de la Coordination Nationale des Universités qui exigent depuis deux mois le retrait pur et simple des réformes incriminées.

Nous interpellons enfin la Commission Européenne ainsi que les parlementaires européens afin qu’ils se mettent à l’écoute des aspirations et des demandes de tous ces enseignants, chercheurs et étudiants européens qui n’acceptent plus aujourd’hui, ni le sacrifice des Humanités et des Sciences Humaines et Sociales sur l’autel de l’ « Economie de la connaissance », ni la dépendance accrue de la recherche scientifique aux seules lois de la rentabilité, du marché et de l’industrie. Nous nous adressons à tous les partis politiques et tous les candidats aux élections européennes pour qu’ils se saisissent des questions de l’enseignement et de la recherche et prennent clairement position sur les réformes en cours, sur la nocivité de la loi LRU et de ses conséquences en chaîne, et sur l’entreprise de destruction massive du service public engagée par le gouvernement français.

Le collectif des Appels de Strasbourg

Cet appel est proposé aux signatures collectives (coordinations, associations, collectifs, sociétés savantes, etc…). Un troisième Appel de Strasbourg est en cours de rédaction et paraîtra la semaine du 6 avril.

Contact pour envoi des signatures collectives : appel@alinda.u-strasbg.fr

Opération labos morts.

Ca bouge dans les labos à Orsay (où aura lieu la prochaine coordination recherche mardi 7 avril).

L’UMR du Moulon est labo mort, cf page web: http://moulon.inra.fr/ Pour cette journée, nous avons décidé:
– Fermeture du standard telephonique (standard « mort »), avec un message d’indisponibilite
– Renvoi automatique d’un email d’indisponibilite (malheureusement techniquement impossible pour aujourd’hui)
– Pas de seminaire, pas de reunion
– Premiere page web temporairement vide, avec uniquement la mention « LABOratoire MORT » et une explication de la signification
– Pas de releve des absences du DU, afin que le maximum de personnes puissent aller a la manifestation
– Assemblee generale d’information

L’Institut de Physique Nucléaire d’Orsay s’est également déclaré « labo mort » aujourd’hui (comme mardi dernier)

Idem pour le laboratoire de l’accélérateur linéaire de l’IN2P3 : http://www.lal.in2p3.fr/

cnrs_lutte

Le 2 avril au soir, mille actions pour l’école !

Le 2 avril au soir, mille actions pour l’école !

Après la réussite de la mobilisation du 19 mars dans l’Education, les journées de convergence avec l’enseignement supérieur et les universités, les nombreuses initiatives départementales notamment en lien avec les cartes scolaire, les fédérations de l’Education, avec la FCPE, les associations, les mouvements pédagogiques ont décidé d’une nouvelle journée nationale d’action pour l’éducation, le jeudi 2 avril, de la maternelle à l’université.

Il s’agit de sortir des écoles et des établissements et de s’adresser largement à l’opinion publique dans un maximum d’endroits, dans les villes universitaires mais aussi dans les cantons, les communes, les communautés de communes… Ces initiatives sont à articuler avec d’éventuelles mobilisations déjà prévues localement à l’occasion de CTPD et/ou CDEN.

La proposition de manifestations pour l’éducation le samedi 4 avril n’a pas été retenue. Le calendrier des vacances scolaires (première zone le 3 au soir) et la volonté de diversifier les modes d’action a abouti au choix unitaire « des mille actions » du 2 avril.

Nous vous invitons à prendre les contacts unitaires  au plus tôt pour décider des modalités locales pour cette date : manifestation, rassemblement, concerts de casseroles, nuit des écoles, pique nique, retraite aux flambeaux…

Chaque initiative sera  « inscrite » sur le site du collectif (http://www.uneecole-votreavenir.org/)

Nous vous enverrons sous peu le texte d’appel.

Pour rappel, les 25 organisations du collectif : AFL – Cé – CEMEA – CRAP Cahiers pédagogiques – EEDF – FAEN – FCPE – FEP CFDT – FGPEP – FERC CGT – FIDL – FOEVEN – Les Francas – FSU – GFEN – ICEM pédagogie Freinet – JPA – La Ligue de l’enseignement – Fédération Léo Lagrange – OCCE – SGEN CFDT – SUD Education – UNEF – UNL – UNSA Education