Assemblée générale unitaire contre la destruction de l’Éducation nationale, de la maternelle à l’université.

La Coordination Nationale Formation des Enseignants (CNFDE), la Coordination Nationale des Universités (CNU), et Sauvons l’université (SLU) vous informent de la tenue d’une Assemblée Générale Unitaire, de la maternelle à l’université, le samedi 10 avril 2010, à l’université Paris 3, de 10h à 17h.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE UNITAIRE
Ensemble contre la destruction de l’Éducation nationale, de la maternelle à l’université

Ce mois d’avril est critique pour l’avenir de la formation des enseignants et les conditions d’exercice de leur métier. Le gouvernement a mis en place tous les ingrédients d’un désastre annoncé : formation professionnelle et disciplinaire bâclée, concours défigurés, organisés selon un calendrier absurde, IUFM démantelés, masters fourre-tout, précarisation des enseignants, suppression de 16 000 postes, 1,6 millions d’élèves dans des classes assurées à temps plein par de jeunes enseignants sans expérience ni formation, qui auront dû financer leurs études un an de plus.
 
Or tous les acteurs de terrain manifestent leur refus unanime : enseignants du primaire, du secondaire, du supérieur, formateurs, chercheurs, étudiants, parents d’élèves, associations, syndicats, sociétés savantes, membres des jurys : tous refusent de baisser les bras et d’accepter cette régression sans précédent. La pétition lancée par la CNFDE, déjà signée aujourd’hui par 75 000 personnes, montre le caractère populaire de ce mot d’ordre :

« La formation des enseignants : un investissement pour l’avenir ! »

Mais les stratégies de ce mouvement de rejet sont diverses et envisagent des modalités variées selon les situations locales et les appréciations du rapport de force. Le risque de division est réel et jusqu’à ce jour les protestations ne sont pas parvenues à contenir l’offensive gouvernementale.
 
C’est pourquoi nous vous appelons à participer à une réunion nationale dont l’objet est d’élaborer en commun une ligne de résistance destinée à contrer le projet gouvernemental.
 
Nous ne vous invitons pas à une réunion de plus destinée à lancer un appel de protestation et de refus. Cela est déjà acquis. Nous vous invitons à définir ensemble les moyens d’action concrets destinés à rendre efficace la protestation manifeste de la très grande majorité des acteurs de l’éducation nationale.

Samedi 10 avril, de 10 h à 17 h
 Au centre Censier
13, rue Santeuil, Paris 5e
 Salle 437

Cet appel est destiné à toutes les parties prenantes de la formation des enseignants (délégués des IUFM, des UFR, des établissements primaires et secondaires, étudiants, parents d’élèves, syndicats, associations, sociétés savantes, coordinations…).
 

Coordination Nationale Formation des Enseignants (CNFDE)
Coordination Nationale des Universités (CNU)
Sauvons l’université (SLU)

Tristan Sadeghi : communiqué de la CNU

« La Coordination Nationale des Universités exprime son entier soutien à Tristan Sadeghi, élève au lycée Maurice Ravel (75020 Paris) et à sa famille.

Elle dénonce le chantage exercé par le proviseur de son établissement, qui entend conditionner l’inscription en Terminale de cet élève à un engagement écrit de sa main à ne plus participer à des activités de blocage du lycée.

Cette mesure d’intimidation, outre que sa légalité est hautement douteuse, est une atteinte directe à la liberté d’opinion et de manifestation de son opinion. Elle est parfaitement contradictoire avec la mission de formation du citoyen dont le proviseur d’un établissement d’enseignement public devrait être garant. Elle vise à une mise au pas et à une uniformisation politiques inacceptables. Elle équivaut, enfin, à un blanc-seing donné d’avance à la politique du gouvernement.

Eu égard à l’histoire de notre pays, et compte tenu des luttes où ont été et où sont engagés de nombreux établissements d’enseignement secondaire et supérieur, la Coordination Nationale des Universités enjoint au proviseur du lycée Maurice Ravel de renoncer à toute forme de menace et de chantage à l’égard de Tristan Sadeghi. »

Les porte parole de la CNU // Paris, le 8 juillet 2009

Un lycéen non-réinscrit pour cause de participation aux mouvements lycéens !!

Un témoignage édifiant …

« Bonjour,
Le proviseur du lycée Maurice Ravel ou mon fils Tristan SADEGHI est scolarisé en première « ES », conditionne sa réinscription en terminal par un engagement écrit de sa main à ne plus participer à des activités de blocage du lycée.
Cette année scolaire 2008-2009, Tristan à eu une scolarité très satisfaisante, tant au niveau de ses résultats scolaire que de son comportement au sein du lycée. Il est bien apprécié de l’ensemble de ses professeurs.
Scandalisé, Je trouve cette décision discriminatoire et illégale. J’ai fait (avec le soutien de la FCPE) de nombreuses démarches auprès du proviseur et de Rectorat de paris, pour demander la réinscription pure et sans condition de Tristan.
N’ayant, à ce jour, aucune réponse du proviseur et compte tenu des délais très courte d’inscription, avec mon fils, nous avons décidé de dénoncer cette situation publiquement :
– Nous Appelons à un rassemblement, le lundi 6 juillet à 11h30 devant le Rectorat de Paris (ave GAMBETTA PARIS 20EME) pour demander l’inscription sans condition de Tristan.
– Par la même occasion (à la même heure et au même endroit), nous organisons une conférence de presse.

Un texte d’appel est en cours de préparation. En attendant,  voici, ci-dessous, le  texte de Danielle Simonet (conseillère de Paris) adressé à la presse.
Pouvez-vous faire circuler cette information ? (notamment à vos contacts dans la presse.)
Hossein SADEGHI

Bonjour,
Je vous informe que j’ai appris avec stupéfaction, que Monsieur le Proviseur du lycée Maurice Ravel du 20e , conditionnait par une lettre adressée à son père, la réinscription de l’élève Tristan SADEGHI à un engagement écrit de sa main à ne plus participer à des actions de blocage du lycée lors de mouvements de grève.
Je connais, et notre équipe municipale connaît bien Tristan SADEGHI. Cet élève, engagé, comme de nombreux autres lycéens dans la mobilisation lycéenne cette année nous avait sollicité, avec d’autres, pour pouvoir tenir des réunions de coordination lycéenne dans notre mairie. Il est également intervenu lors d’une grande réunion publique en mairie du 20e sur les enjeux de l’école. Nous avons pu apprécier ses qualités d’expression orale, pausée et argumentée.
Je sais par ailleurs que les enseignants de Tristan SADEGHI ont apprécié sa scolarité et l’ont jugée très satisfaisante tant au niveau de ses résultats scolaires que de son comportement au sein du lycée. A ma connaissance, son conseil de classe a confirmé son passage en T ES. Cet élève n’a fait l’objet d’aucun conseil de discipline qui pourrait éventuellement justifier un refus de réinscription au sein du même lycée pour son passage en année supérieure.
Tristan et ses parents trouvent cette mesure tout à fait discriminatoire et injustifiée et ont fait appel au soutien le plus large, et malgrès de nombreuses démarches auprès du proviseur et du Rectorat de Paris, pour demander de le réinscrire sans condition, nous n’avons, à ce jour, aucune réponse du proviseur
Cette situation et la pression psychologique exercée sur l’élève et ses parents, nous parait insupportable et inacceptable.
Elle est révélatrice d’un contexte ambiant de criminalisation de la contestation sociale. Comment un chef d’établissement a-t-il pu se sentir autorisé à enfreindre ainsi aux règles de fonctionnement de l’éducation nationale et à la démocratie lycéenne ?
Je vous informe que s’organise lundi 06 juillet, devant le rectorat (Av Gambetta – Paris 20e), à 11h30 une mobilisation pour exiger la réinscription de Tristan sans condition à laquelle seront conviés les syndicats d’enseignants, lycéens, étudiant,  élus, journalistes, responsables politiques, intellectuels  afin de manifester leurs soutien et leur solidarité avec TRISTAN. Un appel est en préparation à cet effet.
Pour plus d’informations vous pouvez contacter le père de Tristan : hossein.s@orange.fr
Vous remerciant par avance de bien vouloir relayer cette information.

Appel à tous les rondeurs de France pour une ronde intempestive à Marseille le 7 juillet à 9h

Bonjour aux collègues potentiellement rOndeurs de toute la France,

En réponse à l’appel de soutien national aux enseignants désobéisseurs lancé par le réseau « Ecole en Danger », la ronde des Obstiné-es Grenobloise a décidé de se délocaliser sur Marseille ce mardi 7 juillet et de tenir une ronde avec les collègues Marseillais prêts à la relancer cette matinée-là de manière intempestive pour manifester notre soutien à Erwan Redon : RDV à tous les rondeurs à Marseille à 9h devant la Mairie du 1/7ème arrondissement (125 Canebière) et à 10h devant l’inspection académique (en tongue, mais sans oublier son gilet jaune ;-)

Bien rOndement et tOujOurs Obstinément vôtre,

COMMUNIQUÉ du Mouvement des enseignants en résistance pédagogique

COMMUNIQUÉ
du Mouvement des enseignants en résistance pédagogique
Alain Refalo convoqué en conseil de discipline le jeudi 9 juillet
Un huissier de justice a apporté ce matin à l’école Jules Ferry de Colomiers une lettre recommandée de l’Inspection Académique de la Haute-Garonne signifiant à Alain Refalo, initiateur du mouvement de résistance pédagogique chez les enseignants du primaire, une convocation devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire, le jeudi 9 juillet à 15h.
Les faits reprochés sont les suivants :
– Refus d’obéissance
– Manquement au devoir de réserve
– Incitation à la désobéissance collective
– Attaque publique contre un fonctionnaire de l’Education Nationale
Alors qu’il a effectué l’intégralité de son service devant les élèves, Alain Refalo a déjà été sanctionné cette année de 14 jours de retraits de salaire et d’un refus de promotion au grand choix cette année pour avoir mis en place un atelier théâtre sur le temps de l’aide personnalisée avec l’accord des parents d’élèves.
Le mouvement des enseignants en résistance pédagogique s’insurge contre cet acharnement démesuré qui vise à briser un enseignant qui n’a fait qu’agir en conscience, en toute transparence et sans faux-fuyants, pour ne pas être complice des réformes destructrices du service public d’éducation. Cette décision est d’autant plus injuste que l’inspecteur d’académie avait affirmé à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas de sanctions disciplinaires à l’encontre d’Alain Refalo.
Nous dénonçons une entreprise politique qui vise à criminaliser la désobéissance pédagogique alors qu’elle est une action collective citoyenne qui appelle un dialogue constructif avec l’administration.
Un comité de soutien, présidé par Patrick Jimena, se réunira vendredi à 18h30 dans les locaux du Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées à Colomiers. Il préparera les initiatives pour organiser la mobilisation pour soutenir Alain Refalo, dénoncer cette attaque sans précédent contre la liberté d’expression des enseignants et s’opposer à cette décision inacceptable. Une pétition intersyndicale unitaire est en cours de préparation.
contacts :
Patrick Jimena : 06 81 84 39 97
Alain Refalo : 06 61 58 10 55
Blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

16 000 postes supprimés en 2010 : des postes de stagiaires selon Darcos

Education: 16.000 postes supprimés en 2010, des postes de stagiaires selon Darcos

[ 23/06/09  – 23H01 – AFP  ]
© AFP/Archives – Franck Fife

Le ministre sortant de l’Education, Xavier Darcos, a annoncé à La Tribune à paraître mercredi que le budget 2010 prévoira 16.000 suppressions de postes dans l’Education, la quasi-totalité étant les postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.
« J’ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite », a déclaré M. Darcos.
« Il s’agit de 600 postes d’agents administratifs et de 14.000 postes d’enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l’enseignement privé (à hauteur de 1.400) », a-t-il ajouté.
Au total, 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés dans le budget 2010, avait déjà annoncé auparavant le ministre du Budget Eric Woerth.
La réforme de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées prévoit que les futurs enseignants seront recrutés au niveau « master 2 » (bac +5) et que la formation incombe aux universités, et non plus aux IUFM. Du coup, pour la première année d’application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d’enseignants ne seront plus affectés en IUFM, mais directement en classe, ce qui permettra d’économiser à cette rentrée-là les 15.400 postes de fonctionnaires stagiaires cités.
M. Darcos a été nommé mardi soir ministre du Travail et est remplacé à l’Education nationale par Luc Chatel.
Les lettres plafond fixant les crédits et les effectifs dont disposeront les ministères doivent être dévoilées mercredi aux parlementaires, selon le ministère de l’Education.
Dans La Tribune, M. Darcos a ajouté que « le nombre de postes mis au concours en 2010 sera au moins égal à celui de la session 2009, dans le premier degré comme dans le second degré ».
Au ministère de l’Education, on fait remarquer que, hormis les suppressions de postes de fonctionnaires stagiaires qui sont la conséquence directe et déjà connue de la réforme de la formation des enseignants, il n’est pas prévu en 2010 d’autres suppressions de postes de professeurs.
Ces suppressions ont été de 13.500 en 2009 et de 11.200 en 2008.

NON à la casse de la formation !

vous trouverez ci-dessous l’appel adressé aux conseils des maîtres de Seine-Saint-Denis.

L’assemblée unanime des D.E.A, P.E.M.F et P.I.U.F.M. de Seine-Seine-Denis appelle chaque conseil des maîtres des écoles du département à prendre position contre les mesures du gouvernement qui visent à casser la formation des enseignants et à créer les conditions d’un recrutement d’enseignants non fonctionnaires en adoptant, d’ici à la fin juin ou en septembre, la motion proposée à la fin du texte ci-dessous.

Appel
de l’assemblée des maîtres formateurs, directeurs d’école d’application et professeurs d’I.U.F.M. de la Seine-Saint-Denis aux conseils de maîtres des écoles maternelles et élémentaires du département (et de partout ailleurs en france) :
Opposons-nous à la casse de la formation des enseignants !

Pas de formation initiale avant le concours.
Si les mesures gouvernementales concernant le recrutement et la formation des enseignants étaient mises en œuvre, il faudrait, dès la rentrée 2010, être titulaire d’un master 2 (bac + 5) pour pouvoir se présenter aux concours des 1er et 2ème degrés.
Aux yeux du gouvernement, le cursus universitaire conduisant au master tiendrait lieu de formation initiale. Pourtant, n’importe quel master donnerait accès au concours, même obtenu dans des disciplines non enseignées à l’école, même dépourvu de dimension professionnelle. Ainsi par exemple, un titulaire d’un master de droit constitutionnel pourrait se présenter et réussir le concours. De plus, les « stages » qui seraient proposés dans certains masters ne seraient ni obligatoires ni en nombre suffisant (50 000 prévus en master 2 pour 150 000 candidats) et leur durée pourrait être inférieure à 108 heures.
Ainsi de nombreux candidats aux concours n’auraient jamais effectué le moindre stage dans des classes avant de se présenter aux épreuves.

Disparition de la formation initiale après le concours.
La réforme prévoit de supprimer l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite au concours (PE2), année au cours de laquelle alternent cours en I.U.F.M. et stages dans les trois cycles de l’école.
A l’avenir, si la réforme était appliquée, les lauréats des concours seraient directement affectés pour l’année dans une classe. Ils en seraient juste soustraits une journée par semaine pour bénéficier d’un « tutorat » qui tiendrait lieu de formation continue dont on ignore s’il serait pris en charge par des P.E.M.F., des M.A.T. ou le collègue de la classe voisine. Ce jour-là, ils seraient remplacés dans leur classe par un ou plusieurs étudiants inscrits en master. Dans des communes de Seine-Saint-Denis où certaines écoles comptent actuellement 30 % de NT1, on peut avoir des inquiétudes quant à la qualité de l’enseignement dispensé et au bon fonctionnement de ces écoles.

Fin de la formation continue sur le temps de travail.
La disparition des PE2, dont les stages dans une classe permettent actuellement au titulaire de suivre un stage de formation continue, conduirait l’administration à programmer les futurs stages durant le temps libre des enseignants, stages qui par conséquent cesseraient d’être rémunérés. De surcroît, avec la fin des I.U.F.M., cette formation continue serait totalement à la charge de l’Inspection académique et des Inspections de circonscription.

Risque de fermeture du centre départemental I.U.F.M. de Livry-Gargan.
La réforme prévue par le gouvernement vise la disparition des I.U.F.M. puisque la pseudo-formation initiale des enseignants et la préparation aux concours passeraient sous l’égide des Universités tandis que la formation continue passerait sous celle des Inspections académiques. Du reste, l’existence des I.U.F.M. n’est évoquée dans aucun projet de décret. Le gouvernement veut ainsi faire disparaître des lieux de formation à l’analyse critique des pratiques d’enseignement dégagés de la tutelle directe de l’employeur. Si dans la plupart des départements de France, les Universités prévoient de localiser des masters « métiers de l’enseignement » et des préparations aux concours dans des sites actuellement I.U.F.M., en Seine-Saint-Denis, le site de Livry-Gargan est jugé trop inaccessible par l’Université intégratrice (Paris 12) et par les Universités du département (Paris 8 et 13). La fermeture du site est à craindre même si les présidents de P 8 et 12 affirment ne pas pouvoir provisoirement se passer de ces locaux. Avec la fermeture du site de Livry-Gargan, disparaîtraient le réseau constitué par les formateurs de toutes catégories (PIUFM, IMF, CPC, IEN, DEA) et l’ensemble des écoles du département ainsi qu’un lieu où se rencontrent des enseignants de toutes générations et en provenance de tout le territoire départemental.

La masterisation permet de remettre en cause l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’Etat.
La réforme prévoit de développer des masters « métiers de l’enseignement ». Ce faisant, pour la première fois en France, existeraient sur le marché du travail des personnes titulaires d’un diplôme d’enseignant, indépendamment de la réussite à un concours de recrutement. En cas d’échec au concours, ces personnes (nombreuses compte tenu de la diminution du nombre de postes au concours) constitueraient un vivier dans lequel l’administration pourrait recruter des enseignants non fonctionnaires de statut précaire, moins payés et placés directement sous la coupe d’un chef d’établissement (les directeurs des Etablissements Publics d’Enseignement Primaire) qui les recruterait, les évaluerait et éventuellement mettrait un terme à leur contrat. Le recours aux vacataires qui est encore une exception dans l’Education nationale deviendrait la norme.
Ce nouveau dispositif de recrutement des enseignants concurrencerait le dispositif actuel sur concours et conduiraient à terme à sa  suppression.

La rupture des principes républicains d’égalité et de laïcité.
La dévolution de la « formation initiale » des enseignants aux Universités, y compris aux Universités catholiques dont les grades et diplômes viennent de se voir reconnaître par l’Etat français, mettrait un terme au cadrage national par l’Etat de la formation des enseignants de l’Ecole publique, républicaine et laïque. En effet, dans le cadre de leur autonomie, les Universités ont une totale liberté dans la conception des masters.
A l’heure actuelle, si les cursus universitaires suivis par les candidats du concours sont très divers, l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite au concours garantit une formation commune, les respects des principes républicains par tous les futurs enseignants, un enseignement comparable sur tout le territoire national et un égal accès des élèves à la connaissance.
A l’inverse, les mesures gouvernementales visent l’éclatement de la fonction publique d’Etat de l’Education et l’abandon des idéaux républicains d’égalité.

On peut légitimement penser que la formation des enseignants doit être améliorée, allongée, mieux adossée à la recherche, reconnue par l’attribution d’un master, que le niveau de qualification et de rémunération des enseignants doit être augmenté …

il n’en demeure pas moins que cette réforme est inacceptable !
C’est pourquoi, les maîtres formateurs, directeurs d’école d’application et professeurs d’I.U.F.M. de la Seine-Saint-Denis réunis le 16 juin 2009 dans le centre départemental I.U.F.M. de Livry-Gargan ont décidé à l’unanimité d’appeler les conseils de maîtres des écoles maternelles et élémentaires du département à exprimer fermement leur opposition aux mesures gouvernementales concernant le recrutement et la formation des enseignants, en adoptant la motion-type ci-dessous.

La liste des conseils de maîtres signataires sera régulièrement mise à jour sur le blog de l’I.U.F.M. en lutte de Livry-Gargan (collectifiufmlivry.blogspot.com) et les motions, adressées au collectif I.U.F.M. en lutte de Livry-Gargan, (I.U.F.M., 45 avenue Jean Zay, 93190 Livry-Gargan), seront adressées à M. Sarkozy, avec copies au ministre de l’Education nationale et à celui de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Motion-type :

Le Conseil des maîtres de l’école (maternelle ou élémentaire) ……………………………………………………
située dans la commune de …………………………………………………………………………………………
exprime solennellement son opposition aux mesures gouvernementales dites de « masterisation » concernant le recrutement et la formation des enseignants et son indignation devant la façon dont est géré ce dossier. Le gouvernement a en effet lancé la procédure de promulgation des décrets sans même attendre les conclusions des groupes de travail ni celles de la commission Marois / Filâtre qu’il a pourtant lui-même mis en place.

Il s’associe à la dénonciation de ce passage en force qui a d’ailleurs conduit la Conférence des Présidents d’Université, la Conférence des Directeurs d’IUFM, de lettres (CDUL) et de sciences (CDUS) à refuser dans ces conditions de siéger à la commission Marois-Filâtre.

Comme l’ensemble des collègues engagés dans la mobilisation contre les réformes actuelles, le conseil des maîtres estime que toute refonte des concours et de la formation des enseignants doit être arrêtée à l’issue d’une large concertation et de véritables négociations avec tous les acteurs de la formation des enseignants. Celles-ci supposent un retrait des projets actuels, un réexamen complet du dossier de la formation et du recrutement des enseignants, l’abandon de toute « mesure transitoire » et de toute mise en place insidieuse de la « mastérisation ». C’est pourquoi le conseil des maîtres demande le maintien pour l’année 2010 des recrutements et des formations pré et post-concours des enseignants dans leurs dispositions actuelles.

Le conseil des maîtres tient également à rappeler quelques principes qui sont, selon lui, essentiels pour toute réforme à venir des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré :
– le recrutement de tous les enseignants doit se faire par concours nationaux avec un programme national, des épreuves nationales et des jurys constitués comme c’est le cas actuellement d’enseignants du primaire et du secondaire, d’enseignants et d’enseignants chercheurs des IUFM et de membres des corps d’inspection.
–          les lauréats doivent avoir le statut de fonctionnaires stagiaires (de la fonction publique d’État) et pour leur assurer une véritable formation pédagogique et professionnelle, l’année de stage rémunérée de formation en alternance avec un service significativement réduit doit être maintenue. En effet, ni les « stages » facultatifs et en nombre insuffisant prévus pendant les deux années des « masters enseignement », ni le tiers de décharge pour « tutorat » lors de l’année post-concours ne compensent les effets néfastes de la suppression de l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite du concours.

Fait à …………… , le …………                   Le Conseil des maîtres de l’école …………………………………………..

Intercatégoriel: soutien à Erwan Redon, désobéisseur dans le primaire

Erwan Redon, professeur des écoles désobéissant, qui a refusé notamment le fichage de ses élèves, l’application des nouveaux programmes, s’est impliqué dans les luttes pour les sans papiers etc, subit la répression de l’administration. Après les retenues sur salaire, la suspension d’avancement, il passe en commission disciplinaire le 7 juillet. Un appel à la grève est lancé pour le 23 juin, par le collectif de soutien et de nombreuses organisations synidcales.
Pour plus d’info, www.soutienerwanredon.org, mobilisons nous avec nos camarades du primaire!

Appel du 18 Juin : école en danger

COMMUNIQUE DE PRESSE

APPEL DU 18 JUIN 2009 // COORDINATION NATIONALE ECOLE EN DANGER
Depuis de nombreux mois, des collectifs de parents et de salariés de l’éducation se mobilisent dans une cinquantaine de départements pour lutter contre les réformes Darcos et Pécresse. Quatre journées nationales d’action  ont notamment été organisées par Ecole en Danger (10 mars, 2 avril, 17 mai et 26 mai).
Le gouvernement, persistant à nier l’ampleur et la spécificité du mouvement de contestation, compte sur le mépris, la désinformation et la répression pour faire passer dès septembre 2009 un certain nombre de ses réformes.
La Coordination Nationale Ecole en Danger, réunie le 13 juin 2009 à Toulouse (31) pour sa 5° AG nationale,  appelle tous ceux qui souhaitent défendre un service public d’éducation de qualité pour tous à :
Ø      soutenir toute forme d’opposition au passage des évaluations CE1 et à la remontée des résultats ;
Ø      soutenir les enseignants sanctionnés et notamment Erwan REDON, enseignant désobéisseur des Bouches-du-Rhône menacé de licenciement  (grève dans certains départements le 23 juin, rassemblement national à Marseille le 7 juillet) http://www.soutienerwanredon.org/ ;
Ø      organiser toutes les actions permettant d’assurer la visibilité des collectifs Ecole en Danger cet été (logo Ecole en Danger dans les voitures ; Gilets jaunes avec logos sur le parcours du Tour de France ; distribution de tracts dans les festivals…)
Ø      organiser une opération gilets jaunes dès le jour de la rentrée (2 ou 3 septembre) afin d’alerter l’opinion publique sur la dangerosité des réformes mises en place (avec lancement d’une pétition nationale Ecole en Danger).

La prochaine assemblée générale nationale Ecole en Danger aura lieu fin septembre (date et lieu à préciser).

www.agnationale.org

Lycéens et étudiants allemands entament une grève nationale

Lycéens et étudiants allemands entament une grève nationale
http://www.rtbf.be/info/lyceens-et-etudiants-allemands-entament-une-greve-nationale-117168

15.06.09 – 12:20 (Belga) Des lycéens et étudiants de plus de 60 villes allemandes ont entamé lundi une « grève de l’éducation » de cinq jours pour attirer l’attention sur les « failles » du système éducatif allemand.
Lundi matin, les jeunes grévistes ont commencé à bloquer des amphithéâtres dans les universités de Berlin, Heidelberg, Bochum, Wuppertal et Hambourg, a indiqué le comité d’organisation du mouvement.
Des manifestations, des blocus de lycées et d’universités et des discussions hors les murs sont prévues tout au long de la semaine. Le point d’orgue de la grève est prévu mercredi, avec des manifestations dans 80 villes dans toute l’Allemagne. Les organisateurs attendent entre 150.000 et 200.000 participants. La grève vise notamment à protester contre la hausse prévue des frais universitaires et la réduction d’un an du cursus d’études dans le secondaire. Les étudiants ont notamment reçu le soutien de la fédération des syndicats allemands.
(GFR)

Ouverture des lycées le Week-end ?

Les lycéens pourraient bientôt pouvoir se rendre au lycée le week-end et pendant les vacances. Nicolas Sarkozy a proposé que les établissements restent ouverts en dehors des heures de cours. L’idée serait d’en faire des « lieux de vie » où les élèves pourraient pratiquer des activités sportives et culturelles.
En visite au lycée de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), le Président a jugé « anormal » que les lycées soient fermés le week-end et pendant quatre voire cinq mois de l’année. Cette intervention faisait suite à une réunion de travail des personnels avec le directeur de Sciences-Po Paris, Richard Descoings, chargé d’une mission de concertation sur la réforme des lycées.

Aux yeux de Nicolas Sarkozy, une telle réforme permettrait de rentabiliser les lieux publics inoccupés. Les élèves pourraient ainsi faire du sport ou voir des films dans l’établissement.

S’approprier le lycée
De plus, ils seraient eux-mêmes en charge de la gestion de ces équipements, ce qui les responsabiliserait. « On fait aimer son lycée en permettant aux jeunes de se l’approprier », a assuré Nicolas Sarkozy.

Mais les détracteurs du projet craignent que le lycée ne se transforme en garderie. Beaucoup pointent du doigt ce qu’ils considèrent être une contradiction: le ministère de l’Education ouvre les portes du lycée plus longtemps en même temps qu’il annonce des suppressions de postes de professeurs.

Enfin, d’autres ne voient dans cette nouvelle idée qu’un effet d’annonce destiné à masquer les vrais problèmes éducatifs.
Et vous, que vous inspire l’idée de lycées ouverts en dehors des heures de cours?

Source : Numérama :http://www.numerama.com/forum/index.php?showtopic=96109&st=0&start=0

Pour une école publique gratuite et de qualité pour tous : Marches sonores des Parents, Élèves et Enseignants.

Pour une école publique gratuite et de qualité pour tous, mobilisons nous !

Contre la destruction du système public d’éducation, de la Maternelle à l’Université, nous, parents d’élèves, élèves, et enseignants des établissements de l’Est parisien, sommes mobilisés. Rejoignez-nous !

Marches sonores des Parents, Élèves et Enseignants

des 8e, 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 17e, 18e, 19e, 20e…

Mardi 26 mai 2009
Convergence et Rassemblement festif et informatif : 20h Rotonde de Stalingrad

Collectif parents/enseignants de l’est parisien avec le soutien de : la FCPE, SUD Education, SNUIPP-Paris, CGT Educ’action Paris, AG Marne la Vallée, Appel des appels 75, AG Paris IV, la mairie du Xe, UL10, collectifs des parents-enseignants du Xe

Communiqué base élèves

Communiqué du CNRBE

Le Collectif National de Résistance à Base Elèves (CNRBE) a réuni le 25 avril 2009 à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, une centaine de personnes représentant des collectifs locaux opposés au fichage des enfants.

Sa réflexion rejoint les préoccupations d’autres organisations qui dénoncent le fichage généralisé qui se développe de façon systématique dans notre société, dans les domaines de la santé, du social, de la protection de l’enfance, de l’insertion professionnelle comme de la vie publique et associative. Autant d’atteintes aux droits fondamentaux des personnes que le Collectif tient à dénoncer.

Le CNRBE rappelle qu’il a déposé récemment un rapport à l’ONU auprès du Comité des droits de l’enfant. Suite à cette intervention, jugée recevable, le gouvernement français devra s’expliquer publiquement, le 26 mai à Genève, sur les questions formulées par le Comité.

Le CNRBE apporte son soutien aux enseignants et aux directeurs d’école qui, en refusant Base élèves, désobéissent aux demandes institutionnelles, malgré les menaces et les sanctions de leur hiérarchie.

A l’issu de cette journée de travail, le Collectif demande au Ministre de l’Éducation Nationale :

* de renoncer au recueil et au traitement centralisé de données personnelles contenues dans Base élèves 1er degré, dans Sconet (son équivalent pour le second degré), et dans tout autre fichier centralisé du même ordre ;
* de renoncer à la base nationale des identifiants élèves (BNIE), qui permet de multiples interconnexions actuelles et futures avec d’autres bases administratives ;
* de retirer toutes les sanctions prises contre les directeurs d’école qui n’ont pas mis en œuvre « Base Elèves premier degré ».

Le CNRBE demande finalement une vraie protection des données relatives aux enfants et à leurs proches recueillies dans le cadre de leur scolarité ; ces données nominatives ne doivent donc pas sortir des établissements.

Compte tenu des nombreuses plaintes adressées à la CNIL, le Collectif demande à son président, comme la loi informatique et libertés lui en donne la possibilité, de faire cesser le traitement « Base Elèves premier degré » et de procéder à la destruction des données irrégulièrement collectées.

Le Collectif invite tous les citoyens et les organisations syndicales, associations ou partis politiques, à soutenir son action et à signer la pétition de soutien aux directeurs d’école.

A Bourg-lès-Valence, le 25 avril 2009.

Dimanche 17 Mai : « Ils veulent couler l’école, Remettons-la à flot ! »

COMMUNIQUE DE PRESSE
COORDINATION NATIONALE ECOLE EN DANGER : DIMANCHE 17 MAI 2009
« Ils veulent couler l’école, Remettons-la à flot ! »

Depuis de nombreux mois, des collectifs de salariés de l’éducation et parents, mobilisés dans plus d’une cinquantaine de départements, luttent contre les réformes Darcos et Pécresse et pour un service public d’éducation de qualité pour tous.
Feignant de ne dénombrer que trois mille enseignants en résistance, qu’il assimile à « un noyau radicalisé et brutal », le gouvernement nie l’ampleur et la spécificité du mouvement de contestation (notamment sa durée et sa composition qui dépasse les préoccupations corporatistes).
Après les journées nationales d’actions du mardi 10 mars et du jeudi 2 avril, la Coordination nationale Ecole en Danger (réunie en 4° AG nationale le 18 avril à Chenôve) appelle à une nouvelle journée de mobilisation le dimanche 17 mai afin de permettre à chacun d’afficher son soutien au service public d’éducation.

Dans toute la France, seront organisés des rassemblements et pique-niques à proximité des plans d’eau, afin de montrer au gouvernement que ne nous sommes pas près de renoncer à un service d’éducation de qualité pour tous et que nous continuerons à sensibiliser la population sur la gravité des attaques portées contre l’école, de la maternelle à l’université, à travers les réformes Darcos et Pécresse.

Avec leurs réformes, Darcos et Pécresse veulent couler l’école, remettons-la à flot !

Pour plus d’informations : http://ecoleendanger.17mai.over-blog.com

Solidarité avec les instits désobéissants !

Les désobéisseurs Parisiens seront présent à partir de 14h00, Place de la Sorbonne, pendant la manifestation du premier mai.
N’hésitez pas à venir nous rejoindre.

Solidarité avec les instits désobéissants

Depuis l’année dernière, par des mouvements de grèves, des manifestations, des actions réunissant parents et enseignants, des enseignants des écoles primaires de toute la France, largement soutenus par les parents d’élèves, refusent les contre-réformes destructrices imposées par une poignée de décideurs du  ministère de l’Éducation Nationale.
Ces réformes visent à démanteler peu à peu le service public d’éducation, par les suppressions de postes, la mise en place de nouveaux programmes rétrogrades, le fichage des élèves et de leurs familles (Base Élèves), des évaluations nationales des évaluations nationales qui se multiplient engendrant classements, stress, fichages et exclusion. Enfin, la réduction de la semaine scolaire, et son remplacement par 30 minutes journalières de « soutien scolaire » est un alibi pour supprimer les 3000 postes d’enseignants spécialisés (RASED), chargés, justement, de la prise en charge de la « difficulté scolaire »! Ce n’est en aucun cas une réponse appropriée au problème vaste et lourd des difficultés d’apprentissage.
Face à l’arrogante indifférence de notre ministre, nous sommes plus de 2500 en France à avoir choisi, en toute conscience, de désobéir à ce qui nous semble contraire aux intérêts des élèves et à notre vision du métier d’enseignant.
Ainsi, à Paris, nous étions plusieurs centaines à déclarer notre refus de mettre en place cette pseudo aide personnalisée . Les pressions des inspecteurs de circonscription, les menaces de l’inspection académique, ont finalement abouti, pour 16 enseignants parisiens, à des sanctions financières allant de 5 à 10 jours de retrait de salaire au mois d’avril, soit entre 400 et 800 euros.
Ce qui est sanctionné, ce n’est pas notre refus de mettre en place cette « aide » : par la suppression des RASED, l’état nous montre le peu de souci qu’il a des élèves en difficulté. On nous sanctionne pour oser continuer à faire entendre une parole de refus, alors que notre hiérarchie aimerait tant pouvoir affirmer que les réformes sont appliquées sans vagues, avec le soutien de tous. Nous voulons simplement mettre en cohérence nos idées et nos actes, et nous ferons en sorte qu’aucun enseignant n’ait à subir la moindre perte de salaire.

Soirée de solidarité avec les instits sanctionnés
le jeudi 7 mai 2009 au 33, rue des Vignoles. Paris 20ème
18h00 : accueil, projection de « En râchachant », de J-M Straub et D. Huillet
19h30 : LOS TRES PUNTOS en concert (Ska)
Le concert sera suivi d’un repas
Entrée et repas à prix libre en soutien aux désobéissants
Envoyer vos dons en chèque à l’adresse suivante pour la caisse nationale :
Véronique Decker École Marie Curie Impasse Émile Zola 93000 BOBIGNY Chèque à l’ordre de : SUD Éducation Créteil (avec la mention au dos : « Soutien aux désobéisseurs »)

Pour Paris: chèque (à l’ordre de « Arrêt »)  à envoyer à Françoise Salmon école polyvalente 19 rue Fernand Labori 75018 PARIS  parisdezo@gmail.com

COMMUNIQUE DE PRESSE : COORDINATION NATIONALE ECOLE EN DANGER

COMMUNIQUE DE PRESSE 19.04.2009
COORDINATION NATIONALE ECOLE EN DANGER

La coordination nationale Ecole en Danger (regroupement de collectifs de salariés de l’éducation et parents mobilisés contre les réformes Darcos et Pécresse et pour un service public d’éducation de qualité pour tous), réunie à Chenôve (21) le 18 avril pour sa 4° assemblée générale nationale appelle à :
Ø           participer activement à la manifestation du 1er mai ;
Ø           organiser le dimanche 17 mai, dans tous les départements de France, un pique-nique de défense du service public d’éducation autour des points d’eau : « Avec leurs réformes, Darcos et Pécresse veulent couler l’école publique. Remettons-la à flot » ;
Ø           organiser le mardi 26 mai une journée nationale « gilets jaunes » ;
Ø           soutenir les actions nationales décidées par la Coordination Nationale des Universités ;
Ø           déposer des plaintes contre Base élèves ;
Ø           favoriser la diffusion d’autocollants, badges « Ecole en Danger ».

La coordination nationale Ecole en Danger s’est dotée d’une équipe nationale (avec notamment des porte-parole) chargée d’assurer la lisibilité de la coordination nationale Ecole en Danger et la visibilité des actions des collectifs et envoie un porte-parole à la 9° CNU pour envisager la co-organisation d’une action nationale centralisée sur Paris.

La prochaine assemblée générale nationale Ecole en Danger aura lieu le samedi 13 juin à Toulouse.

Porte-parole de la coordination :
–                      Isabelle CAMPANELLA (Lyon) isabelle.campanellaATfree.fr
–                      Bruno EZ-ZAFIR (Villefranche) b.ez-zafirATlaposte.net
–                      Laurent GUIDET (Toulouse) laurentmireilleATwanadoo.fr
–                      Manuel GUILLEN (Montpellier) manumtpATgmail.com
–                      Marie HARMI (Guebwiller)  marie.harmiATgmail.com
–                      Claire MERVANT (Sète) clairemervantATorange.fr
–                      Audrey RICHARD (Sète)  richardaudreyATfree.fr
–                      Hassénia SIRAT (Dijon) sirat.hasseniaAThotmail.fr

La Coordination nationale de l’Education toujours mobilisée contre les réformes Darcos et Pécresse.

La Coordination nationale de l’Education nationale tient son assemblée générale ce samedi 18 avril 2009, à Chenôve. Parents d’élèves et salariés de l’éducation venus d’un peu partout se sont donné rendez-vous en Côte d’Or. Objectif : faire le point sur les actions qu’ils mènent depuis plusieurs mois contre les réformes Darcos et Pécresse.

Depuis le 2e semestre 2008, des collectifs se sont créés partout en France pour refuser les réformes portées par le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos. De nombreuses actions ont été organisées : banderoles « Ecole en Danger », distributions de tracts, pétitions, nuit des écoles, suspension de l’aide personnalisée, boycott des évaluations, grève   des enseignants, manifestations des parents et enseignants, blocage des écoles …
Depuis, trois assemblées générales nationales se sont tenues à Villeurbanne, Paris et Montpellier. Elles ont servi à établir une liste de revendications mises en ligne sur un site http://www.agnationale.org

Cette 4e AG nationale qui se tient ce samedi 18 avril 2009, à Chenôve, est organisée par les six collectifs de Côte d’Or (Chatillon, Chenôve, Dijon, Est Dijon, Longvic, Quetigny). Elle vise à coordonner les actions futures, afin d’intensifier la lutte et obtenir l’abandon complet des réformes Darcos et Pécresse.

Voyez le reportage d’Annick Alexandre et Daniel Waxin avec :
* François Rillotte, le président de la FCPE Côte-d’Or
* Michel Haberstrau, du collectif Ecole en danger – Dijon
* Isabelle Campanella, du collectif Ecole en danger – Rhône
* Manuel Guillen, du collectif Ecole en danger – Hérault
* Jean Esmonin, maire de Chenôve

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b21a_1920&video_number=0

Nuit de l’IUFM 37

Programme de la « Nuit de l’IUFM 37 » organisée par un collectif Biatoss, Formateurs et Usagers, qui se déroulera le mardi 14 avril 2009 sur le site de Tours-Fondettes (Indre-et-Loire).

Programme de la Nuit de l’IUFM 37 Mardi 14 avril 2009 à partir de 18H30 (Amphi de l’IUFM de Fondettes)

  • 18H30 : Accueil
  • 18H40 : Première table ronde : L’IUFM dans l’oeil du cyclone : un PE1, un PE2, un formateur IUFM, un PEIMF et un BIATOSS interviendront le temps d’un court exposé. Ces interventions seront suivies d’un débat
  • 20H00 : Photo suivie d’un dîner. Chacun apporte un plat et une boisson à partager
  • 21H00 : Deuxième table ronde : De la maternelle à l’université, tout est mis en pièces, méthodiquement. Des collègues de la maternelle, de l’élémentaire, du RASED, du collège, du lycée et de l’Université présenteront les menaces qu’ils subissent, les actions qu’ils mènent, l’évolution de leurs statuts, etc. Ces interventions seront suivies d’un débat
  • 22H30 : Éducation et néolibéralisme. Mise en perspective par la Commission DLA37. L’intervention sera suivie d’un débat.

Retrouvez toutes les infos sur http://iufm37.canalblog.com

Le 2 avril au soir, mille actions pour l’école !

Le 2 avril au soir, mille actions pour l’école !

Après la réussite de la mobilisation du 19 mars dans l’Education, les journées de convergence avec l’enseignement supérieur et les universités, les nombreuses initiatives départementales notamment en lien avec les cartes scolaire, les fédérations de l’Education, avec la FCPE, les associations, les mouvements pédagogiques ont décidé d’une nouvelle journée nationale d’action pour l’éducation, le jeudi 2 avril, de la maternelle à l’université.

Il s’agit de sortir des écoles et des établissements et de s’adresser largement à l’opinion publique dans un maximum d’endroits, dans les villes universitaires mais aussi dans les cantons, les communes, les communautés de communes… Ces initiatives sont à articuler avec d’éventuelles mobilisations déjà prévues localement à l’occasion de CTPD et/ou CDEN.

La proposition de manifestations pour l’éducation le samedi 4 avril n’a pas été retenue. Le calendrier des vacances scolaires (première zone le 3 au soir) et la volonté de diversifier les modes d’action a abouti au choix unitaire « des mille actions » du 2 avril.

Nous vous invitons à prendre les contacts unitaires  au plus tôt pour décider des modalités locales pour cette date : manifestation, rassemblement, concerts de casseroles, nuit des écoles, pique nique, retraite aux flambeaux…

Chaque initiative sera  « inscrite » sur le site du collectif (http://www.uneecole-votreavenir.org/)

Nous vous enverrons sous peu le texte d’appel.

Pour rappel, les 25 organisations du collectif : AFL – Cé – CEMEA – CRAP Cahiers pédagogiques – EEDF – FAEN – FCPE – FEP CFDT – FGPEP – FERC CGT – FIDL – FOEVEN – Les Francas – FSU – GFEN – ICEM pédagogie Freinet – JPA – La Ligue de l’enseignement – Fédération Léo Lagrange – OCCE – SGEN CFDT – SUD Education – UNEF – UNL – UNSA Education

Nantes : la Fcpe et l’université, unies dans un concert de casseroles, le 2 Avril

Que diriez-vous d’un !!Concert de Casseroles !! pour nous faire entendre du Gouvernement !! !!

Depuis deux ans déjà, ce gouvernement n’a de cesse d’enchainer réformes sur réformes à pas  de charges, sans concertation avec aucun des membres de la communauté éducative.
Une stratégie qui consiste à créer le désordre, critiquer et ensuite justifier une réforme qui n’en n’a que le nom, mais dont l’objectif inavoué est de  récupérer tout ce qui peut être rentabilisable et et privatisable … Tout cela s’est traduit concrètement par :
-Suppression de la carte scolaire,
-Nouveaux programmes primaires de rédacteurs inconnus au bataillon!
– Suppression de 2 h du temps hebdomadaire d’enseignement qui épuise nos enfants.
-Déclarations insultantes sur les maternelles pour justifier la création de jardins d’éveil privés.
– Disparition programmée des IUFM, revenant à supprimer la formation professionnelle
-Etranglement financier des associations complémentaires de l’enseignement public.
– Suppression des postes des personnels spécialisés des RASED,
– Création de l’Agence nationale de remplacement : des maîtres non certifiés et précarisés.
-Reforme des lycées, reportée puis réintroduite clandestinement sous forme d’expérimentation de la classe de seconde dans des établissements volontaires moyennant quelques postes lâchés ici ou là.
-Réforme de l’Université avec tous les enseignants-chercheurs de droite comme de gauche dans la rue.

Nous n’en voulons pas, clamons-le haut et fort !!
Rassemblement à 17h30 avec casseroles, trompettes et crécelles etc.…pour faire du bruit
– Place Royale à Nantes
– Au Ruban Bleu Saint-Nazaire

L’enseignement et la formation des jeunes ne sont pas un coût mais un investissement pour l’avenir.
Ne laissons pas démolir l’Ecole publique de la République, laïque, démocratique et juste.