CR de la Marche de tous les Savoirs du 4 juin 2009

Compte-rendu à lire et photos à découvrir sur le site de Sauvons la recherche : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2801

Marche de tous les savoirs (Academic Pride) : le 4 Juin !

La marche de tous les savoirs « Academic Pride »
Le jeudi 4 juin 2009 aura lieu la deuxième édition de « La marche de tous les savoirs (Academic Pride) » organisée par SLR (« Sauvons la recherche) avec les principales associations et syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche. Toutes les personnes attachées à la transmission et au développement des savoirs sont invitées à marcher le 4 juin 2009 dans plusieurs villes de France. A Paris, le départ aura lieu à 14h00 devant la Maison des Sciences de l’Homme. Pour plus de détails et pour toutes les manifestations, pour des suggestions de panneaux et affiches, voir le site http://www.academicpride.fr.nf
« La marche de tous les savoirs (Academic Pride) » sera l’occasion pour toutes celles et ceux qui défendent l’importance du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche (ES&R), d’affirmer publiquement la fierté des métiers qui font vivre ce bien commun, et des valeurs qui les fondent. Ils diront qu’ils sont debout, pour défendre ces valeurs, qui sont menacées.
Ce rassemblement de tous les acteurs de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche se déroulera alors que se poursuit l’un des mouvements sociaux les plus durs qu’ait connu ce secteur. Par son importance et sa durée il s’agit d’un conflit exceptionnel qui, derrière les questions institutionnelles et de statut, voit s’opposer deux conceptions de la place du savoir dans notre
société. Dans la conception gouvernementale de « l’économie de la connaissance » déclinaison nationale de la « stratégie européenne de Lisbonne », la connaissance doit avant tout être au service de l’économie. Il en découle un nouveau mode d’organisation de l1enseignement supérieur et de la recherche calqué sur celui des du secteur privé, qui met en concurrence les institutions publiques pour maximiser leur rentabilité, mesurée via des indicateurs standardisés. A l’opposé de cette
vision utilitariste et élitiste du savoir portée par le pouvoir, nous défendons une vision humaniste et sociale qui est au coeur des valeurs de service public. Face au mépris affiché par le gouvernement et à son refus de toute concertation nous affirmerons à l’occasion de « La marche de tous les savoirs (Academic Pride) » la fierté que nous éprouvons à exercer nos métiers et la fierté de nos réussites, des plus discrètes jusqu’aux plus visibles, qui obtiennent des récompenses internationales (Médaille Fields en 2006, prix Turing et prix Nobel en 2007 et 2008) et qui consacrent le travail de très longue haleine mené par des équipes. Nous affirmerons que nous sommes fiers de transmettre ces connaissances et de faire de nos étudiants, quelle que soient leur
origine sociale, des citoyens plus libres et plus autonomes dans leur pensée.
Le 4 juin 2009 sera l’occasion de redire que le gouvernement fait un choix irresponsable en cassant le système existant, en manifestant son mépris pour l’avis des professionnels qui font fonctionner le service public l’enseignement supérieur et de la recherche. Les différentes « réformes » et réorganisations mises en place depuis quatre ans (ANR, pacte sur la recherche, AERES, LRU, démantèlement des organismes de recherche) créent un climat d’incertitude profondément déstabilisant au quotidien pour les équipes de recherche et les universités. La volonté de « réduire les coûts » en précarisant de plus en plus les emplois scientifiques est particulièrement délétère pour les jeunes qui renoncent de plus en plus à s’engager dans des carrières scientifiques ou à les poursuivre, puisque le gouvernement ferme leur horizon quand il faudrait l’ouvrir. Les dégâts créés sont déjà désastreux et seront très difficiles à réparer.

Les choix du gouvernement français ne sont hélas pas isolés en Europe. L’attaque contre le système de l’ES&R dans l’Italie de Berlusconi est encore plus violente qu’en France, et a fait descendre dans la rue des millions d’Italiens. En Allemagne, un grand mouvement de protestation contre les attaques dont fait l’objet le système allemand d’ES&R va déclencher une semaine
d’actions et grèves massives, prévues pour la mi-juin. Avec nos collègues italiens, allemands et autres européens, nous devons dire très fort que l’Europe dont nous rêvons n’est pas une Europe où les services publics seront laminés, mais une Europe où les gouvernements défendent les biens communs y compris une connaissance au services des hommes et non pas de la rentabilité.
Le 4 juin 2009, la « Marche de tous les savoirs (Academic Pride) » sera aussi un moment fort pour la défense de cette Europe-là.

Plus d’infos (et d’autres possibilités d’affiches) sur le site http://www.academicpride.fr.nf/
RV le 4 juin à 14h au Métro Sèvres Babylone (Maison des Sciences de l’Homme). Direction le SERI (Salon Européen de la Recherche et l’Innovation) porte de Versailles : des sciences de l’homme (inutiles selon nos dirigeants) à l’innovation industrielle (utile selon eux). A nous, sur ce trajet, de faire entendre un autre discours !

Au premier rang il y aura des hors-statuts (doc, post-doc, ITA en CDD) mêlés à des personnalités scientifiques connues (plus les 6 présidents d’universités qui ont été à nos côtés, ayant signé un texte au Monde; ils ont été invités, on attend leur réponse). Ils défileront derrière une banderole ‘La Marche de tous les savoirs ». C’est ensuite seulement qu’arrivera la banderole Academic Pride et le reste de la marche.

Le mardi 2 juin à 12h aura lieu à l’Institut Cochin (amphi Luton, 24 rue du Fg St Jacques) une Assemblée Générale ouverte à tous. On y parlera de :
Bilan du mouvement/conflit en cours dans l’enseignement Supérieur et la Recherche. Quelles perspectives ? Préparation de l’Academic Pride.

Animation du défilé : il faut continuer à faire appel à toutes les initiatives et bonnes volontés pour multiplier ces animations. Nous avons prévu de grandes photos de Darwin, Marie Curie, Simone de Beauvoir, Barbara Mc Clintock, Newton, Galilée Maxwell, Einstein, Bourdieu, Freud, Pasteur, avec des bandeaux-commentaires (La RAGE ! pour Pasteur, et autres qualificatifs : révolutionnaire, extrémiste, jusqu’au-boutiste, rebelle etc…)
Merci à toutes celles et ceux d’entre vous qui connaissent une ou deux personnalités scientifiques reconnues, de les solliciter pour être présent en tête de cortège.

Ci-dessous une série d’affichettes pour l’Academic Pride.

Pour une école publique gratuite et de qualité pour tous : Marches sonores des Parents, Élèves et Enseignants.

Pour une école publique gratuite et de qualité pour tous, mobilisons nous !

Contre la destruction du système public d’éducation, de la Maternelle à l’Université, nous, parents d’élèves, élèves, et enseignants des établissements de l’Est parisien, sommes mobilisés. Rejoignez-nous !

Marches sonores des Parents, Élèves et Enseignants

des 8e, 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 17e, 18e, 19e, 20e…

Mardi 26 mai 2009
Convergence et Rassemblement festif et informatif : 20h Rotonde de Stalingrad

Collectif parents/enseignants de l’est parisien avec le soutien de : la FCPE, SUD Education, SNUIPP-Paris, CGT Educ’action Paris, AG Marne la Vallée, Appel des appels 75, AG Paris IV, la mairie du Xe, UL10, collectifs des parents-enseignants du Xe

Manifestons masqués !

Différentes propositions pour agrémenter les prochaines manifestations du 28 Avril et du 1er Mai :

  • manifester en cagoule
  • manifester avec des masques d’hôpital
  • manifester « masqué » mais « façon estivale » : chapeaux de soleil, lunettes noires, foulard sur le bas du visage.

Histoire de montrer combien nous sommes de dangereux terroristes d’ultra-gauche…

URGENT : MANIFESTATION DU 28 AVRIL

Parcours Manifestation Enseignement Supérieur Recherche à Paris du 28 avril , en convergence avec manifestation Santé comme décidé à la dernière intersyndicale de mercredi 22

  • Départ Enseignement Supérieur – Rechecherche : 12H JUSSIEU
  • Convergence Manifestation Enseignement Supérieur- Recherche et Manifestation Santé à Port Royal vers 13H30
  • Ensuite manifestation commune par le boulevard Saint Michel  vers le SENAT

Parcours plus détaillé à venir (accord oral de la préfecture – signature lundi)

Michelle Lauton
Secrétaire Générale Adjointe du SNESUP

1500 personnes en manif à Lyon le 23 avril !

1500 personnes en manif à Lyon le 23 avril !

La manif lyonnaise réunissant 1500 personnes, étudiants et enseignants chercheurs venus de Lyon 1, Lyon 2, et dans une moindre mesure de Lyon 3, de l’IUFM, des ENS, et d’autres lieux encore, a fait la démonstration ce jeudi que notre mouvement se poursuit obstinément ! C’est presque autant qu’avant les vacances alors même qu’il ne s’agissait pas d’une journée nationale d’action. (Les manifs hebdomadaires à Lyon ont réunis le plus souvent 2000 personnes, 4 à 5000 pour les plus grosses)
Les oreilles de la caravane UMP qui se trouvait par hasard sur le chemin de notre manif ont d’ailleurs chauffé en conséquence. (Ce qui n’autorise en rien ce parti à pratiquer la désinformation la plus grossière, comme relevé par la presse locale, Lyon CapitaleRue89 et même par le Figaro !)
Malgré le passage en force du décret enseignant-chercheur, nous maintenons la pression sur toutes nos revendications, pour l’emploi, la formation des enseignants, la recherche, et contre la LRU !

Prochains rendez-vous à Lyon : Mardi 28 avril, 14H aux Terreaux dans le cadre de la journée nationale à l’appel de la CNU et de l’intersyndicale et vendredi 1er mai (10H place Jean Jaurès, cortège enseignement supérieur devant la Résidence Delessert)

Communiqué de la Coordination Nationale des Universités, 20 avril 2009

Communiqué de la Coordination Nationale des Universités, 20 avril 2009
« Mesdames et Messieurs les Conseillers d’Etat : refusez de statuer sur le décret des enseignants-chercheurs, contesté par l’écrasante majorité de la communauté universitaire ! »

La Section Administrative du Conseil d’Etat va être appelée, mardi 21 avril, à examiner le projet de décret concernant le statut de enseignants-chercheurs.

Ce texte fait toujours l’objet d’un rejet massif de la part de la communauté universitaire, comme en témoigne le mouvement de contestation qui anime les universités françaises depuis des mois. Les différentes réécritures qu’il a subies n’ont en rien modifié une logique qui, en voulant imposer une modulation de services nécessairement à la hausse dans un contexte d’économie budgétaire, dénature le métier d’enseignant-chercheur et détériorerait les conditions d’enseignement à l’université. En outre, la mise en place d’une évaluation systématique des enseignants-chercheurs tous les quatre ans est toujours prévue, alors qu’elle est contre-productive et ne pourra s’effectuer que sur des critères quantitatifs ineptes. Avec le projet de contrat doctoral, la formation à l’enseignement supérieur et à la recherche se trouverait, elle aussi, dénaturée.

Une modification profonde des conditions d’exercice d’un métier ne devrait pas pouvoir être décrétée sans un minimum  de consensus et de sérénité. En l’état actuel, il est ainsi permis de s’interroger sur l’opportunité administrative de statuer sur un décret qui suscite une telle opposition et dont la Coordination Nationale des Universités n’a cessé d’exiger le retrait.

Une éventuelle validation du décret par le Conseil d’Etat en pleine période de vacances universitaires serait une marque supplémentaire de mépris à l’égard des universitaires, et viendrait  confirmer l’impression largement partagée que Valérie Pécresse souhaite passer en force, sans entendre le rejet massif exprimé par la communauté universitaire.

En conséquence, la Coordination Nationale des Universités demande à la Section Administrative du Conseil d’Etat de ne pas statuer sur la version actuelle du projet modifiant le décret n° 84-431, sinon en délivrant un avis défavorable.

La Coordination Nationale des Universités appelle le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche à se rassembler mardi 21 avril 2009 à 13h30 devant le Conseil d’Etat pour réaffirmer son opposition aux décrets contestés et à leur cadre législatif, la loi LRU.

La Coordination Nationale des Université reste plus que jamais résolue à lutter contre une politique globale du gouvernement qui met en péril le service public d’éducation et de recherche. Même si, en dépit du bon sens, ce décret se trouvait validé, le combat pour défendre l’indépendance et la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche, continuerait avec la même détermination.


Ce Printemps, le monde de l’enseignement et de la recherche est plus que jamais dans la rue !

Rassemblement devant le conseil d’état ce Mardi 21 Avril à 14h

Après avoir été examiné par la CTPU du 24 mars, puis par le CSFPE le 9 avril, le décret enseignants-chercheurs sera examiné par le conseil d’état ce mardi 21 Avril.

La validation d’un décret en pleines vacances de Pâques (pour la zone C), alors que nous protestons depuis des mois, est proprement exaspérante. Afin de continuer à marquer notre opposition face à ce texte, appel à un rassemblement devant le conseil d’état (1, place du Palais-Royal – Paris, 1er arrondissement). Venez muni(e)s de pancartes indiquant : « non », « retrait du décret » ….ou  bien « les enseignant-chercheurs disent non au(x) décret(s) »

Par ailleurs, pour celles et ceux qui le souhaitent, il est également possible d’envoyer des courriers ou courriels au conseil d’état :

Ci-dessous un exemple de courrier envoyé par un collègue de l’université d’Artois :

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les conseillers,
la Section Administrative du Conseil d’Etat va très prochainement être appelée à examiner un projet de décret concernant les statuts des enseignants-chercheurs.
Ce texte fait l’objet d’un rejet massif de la part de la communauté universitaire, comme en témoigne le mouvement de contestation sans précédent qui anime les universités françaises depuis des semaines.
Une modification profonde des conditions d’exercice d’un métier ne devrait pas pouvoir être décrétée sans un relatif consensus et un minimum de sérénité. A l’évidence, ces conditions ne sont actuellement pas remplies. Sans être juriste, il est permis de s’interroger sur l' »opportunité administrative » d’un décret qui suscite une telle opposition de la part des principaux intéressés.
Une éventuelle validation du décret par le Conseil d’Etat en pleine période de vacances universitaires ne pourrait que confirmer l’impression déjà très largement partagée, que nous assistons à un passage en force délibéré de la part de notre ministère de tutelle. J’ai donc l’honneur de demander solennellement à la Section Administrative du Conseil d’Etat de donner un avis défavorable à la version actuelle du projet de décret modifiant le décret n° 84-431 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs.

Ne doutant pas de votre bon sens, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les conseillers, l’expression de ma plus haute considération.

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Signalons enfin que le Collectif pour la Défense de l’Université a déposé un bref mémoire informel au Conseil d’Etat, présentant des observations critiques inspirées de la note qui avait été récemment publiée.

L’hôpital s’adresse aux malades, à leurs familles et à la population

L’hôpital s’adresse aux malades, à leurs familles et à la population

Les personnels des hôpitaux de l’Assistance Publique de Paris ont décidé d’agir pour s’opposer au volet hospitalier de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires) dite loi Bachelot et aux suppressions d’emplois non médicalement justifiées.

Partisans d’une réforme de l’hôpital pour adapter ses structures aux besoins de la population et aux progrès de la médecine, les personnels de l’hôpital  refusent de façon catégorique que la loi Bachelot confie la responsabilité de l’hôpital public à des directeurs gestionnaires dont la réussite sera jugée sur leur capacité à éliminer les activités de soins non rentables et à supprimer des emplois.

Les directeurs auront les pleins pouvoirs sur le projet médical de l’établissement, sur l’organisation des soins et sur la nomination des médecins dont ils pourront arrêter à tout moment l’activité. La loi prévoit la suppression des services regroupant les équipes médicales et paramédicales sans même préciser par quelles structures ils seront remplacés. Si les services sont supprimés, la cohésion des soins sera remise en cause.

Cette loi a pour seul objectif de réduire les coûts au détriment de la qualité des soins, de la sécurité des soins et de l’accès aux soins.

Si la loi est adoptée sans modification, les directeurs des hôpitaux auront toute liberté de sélectionner les malades et les pathologies considérés comme « rentables », sans tenir compte des réels besoins de la population. Ils seront de plus obligés de réduire les investissements pourtant indispensables pour assurer le maintien d’un haut niveau de qualité et l’application des progrès continus de la médecine. La réduction du nombre de personnels dans les hôpitaux, qu’il s’agisse des personnels administratifs, des secrétaires, du personnel soignant est programmée. C’est ainsi que 1 000 emplois doivent disparaître dés cette année à l’Assistance Publique, et ce n’est qu’un début.

On oublie que les malades ne sont pas des consommateurs, qu’ils n’ont pas choisi d’être malades et préfèreraient ne pas fréquenter les hôpitaux. On oublie que la santé n’est pas une marchandise, pas plus que les soignants ne sont des producteurs.

Nous sommes favorables à une collaboration entre les soignants, médecins et paramédicaux, et les gestionnaires de l’hôpital. Nous sommes opposés à une soumission des soignants à un directeur omnipotent qui n’a pas la compétence pour décider seul de l’organisation des soins. Notre seul but est de défendre la qualité et l’accès aux soins, et de rendre à nouveau les hôpitaux attractifs pour les jeunes médecins et les jeunes infirmières.

Notre action contre la loi HPST dans sa forme actuelle est au service des malades. Nous sommes partisans d’une réforme de l’hôpital pour adapter ses structures aux besoins de la population et aux progrès de la médecine. Nous sommes favorables à un large débat national sur la réforme de l’hôpital, à la hauteur d’une véritable politique de civilisation.

NOUS APPELONS LA POPULATION A REJOINDRE NOTRE MANIFESTATION UNITAIRE

LE 28 AVRIL A 11 HEURES A MONTPARNASSE

Mouvement pour la Défense de l’Hôpital Public

Après l’université, l’hôpital comme une entreprise …

(ci-dessous le courrier d’un médecin en préparation de la journée de mobilisation du 28 Avril.)

Chers amis chers collègues,

Cette mobilisation a pour but de barrer la loi HPST dans cette ultime étape (les autres ayant échoué, même les amendements proposés par la majorité) devant le sénat sur un point essentiel qui est la dé-médicalisation de la gestion des hôpitaux. La loi remplace le projet médical et de soins par un projet avant tout d’équilibre budgétaire, organisant l’hôpital comme une entreprise privée d’activité commerciale (le projet médical n’est plus qu’une proposition, pleins pouvoirs du directeur sur les nominations de médecins et le choix des médecins formant le « directoire », médecins recrutés sur CDD avec paiement intéressé à l’activité…).

Au delà de la disparition des services, qui me parait une bêtise pour rester poli (et faisons savoir que la fonction de chef de service n’est pas rémunérée!), c’est vraiment la santé de la population qui est en danger car ce système généralisera la sélection du bon patient, c’est à dire celui qui n’a qu’une pathologie à soigner, au détriment de ceux (plutôt nombreux car c’est la vie elle même) qui associent plusieurs problèmes, polypathologies qui ne sont pas que l’apanage du grand âge. Ce sera l’aggravation de cette médecine moderne en tranche, le patient, pardon le client, étant fragmenté en un réservoir infini de gains potentiels.

C’est un déni de médecine, l’homme est un tout psychique et physique, le nier pour des raisons lucratives est contraire à notre mission et au serment que nous avons prêté, serment dont j’ai, avec heureusement beaucoup d’autres, la faiblesse de penser qu’il demeure essentiel.

Il ne s’agit pas de refuser notre rôle dans la régulation des soins, si les médecins ne s’y impliquaient pas ils seraient fautifs de laisser cette régulation se faire sur de simples critères comptables, mais il ne faut pas inverser nos priorités. Nous avons à apporter un avis éclairé aux décideurs, l’hôpital doit conserver cet équilibre, relatif mais réel, qu’il a encore.

Et rappelons, d’autres ont cité les sources, que la médecine en France coute beaucoup moins cher que celle aux USA, avec un couverture de la population et une qualité pour (presque) tous encore enviée. Les enjeux seraient-ils ailleurs??

Faisons savoir le danger majeur de ce projet de loi!! (ci joint qqs documents diffusés par la coordination pour compréhension) A Paris la mobilisation parmi les médecins hospitaliers, grâce à l’action de quelques uns dont le Pr André Grimaldi et le Pr Bernard Granger, atteint une ampleur jamais égalée, toutes tendances confondues, en régions il semble qu’il faille faire monter la sensibilisation.

Le 28 avril doit être une journée exceptionnelle de mobilisation de tous les personnels de l’hôpital, paramédicaux et médecins.

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A Strasbourg, près de 1200 étudiants réunis en AG ont voté le blocage de l’université (6 Avril)

(Source : France Inter)

« A Strasbourg, près de 1200 étudiants réunis en AG ont voté le blocage de l’université. »

Pendant ce temps, à Strasbourg toujours, « le droit de manifester a pris une sacré claque »

Communiqué Attac France, Attac Strasbourg et Attac Vosges du Nord concernant la manifestation anti-OTAN du 4 avril 2009.

En préambule, il doit être rappelé qu’après de très longues négociations menées avec la Préfecture par un comité, dont des représentants Attac VDN et Strasbourg faisaient partie, la préfecture avait autorisé la manifestation (sur un trajet différent de celui que nous aurions souhaité) ainsi que la jonction des militants allemands et français sur le pont de Kehl.

Pour avoir participé à la manifestation du 4/3/09, nous dénonçons vivement à travers les points suivants la violence qui a été faite aux manifestants par les forces de l’ordre et qui montre que les autorités françaises représentées par le Préfet, n’ont pas respecté leurs engagements et ont tout fait pour que la manifestation ne puisse avoir lieu.

1)    la route, indiquée par la préfecture, pour permettre aux bus, voitures et piétons d’accéder au site de rassemblement de la manifestation a été bloquée par les forces de l’ordre, obligeant les manifestants pacifiques à, soit attendre pendant des heures, soit emprunter d’autres itinéraires, avec le risque de se retrouver à nouveau bloqués ou pris dans des affrontements ;
2)    une fois le lieu de rassemblement atteint après un véritable « parcours du combattant », des hélicoptères ont survolé à très basse altitude le rassemblement pourtant pacifique et bon enfant, empêchant les manifestants d’entendre les prises de parole des représentants de groupes politiques, d’associations internationales… et créant une atmosphère plus qu’oppressante ;
3)    des grenades lacrymogènes ont été tirées pendant les prises de parole sans la moindre justification, contraignant la manifestation à se former dans la confusion et l’urgence, permettant à des groupes violents de s’infiltrer dans le cortège ;
4)    ces éléments violents ont pu passer les frontières alors que le dispositif Schengen avait été levé, soi-disant pour empêcher cela et que, par contre, des manifestants n’ont pu accéder à Strasbourg le 3 avril (conférence au Liexenbuhl sur l’OTAN) et le 4 avril, à cause des dispositifs de blocage mis en place ;
5)    les forces de l’ordre ont laissé ces mêmes éléments violents, au demeurant peu nombreux, (dont le Ministère de l’Intérieur se targue pourtant de connaître les identités) détruire l’ancien poste de douane sans intervenir et ont, par contre, empêché 7000 manifestants allemands de rejoindre le rassemblement, comme convenu avec les autorités françaises et allemandes ;  comment interpréter les autres destructions que les forces de l’ordre, pourtant en surnombre dans Strasbourg, n’ont pas su (?) empêcher ? Incompétence ou volonté de laisser faire ?
6)    les forces de l’ordre, comme c’est leur mission lors d’une manifestation autorisée, n’ont pas assuré la sécurité des manifestants, mais l’ont, au contraire délibérément compromise en laissant les éléments violents agir à leur guise, en déviant la manifestation du trajet initialement prévu, l’amenant de fait dans une souricière pendant que les forces de l’ordre envoyaient sur les manifestants bloqués des grenades lacrymogènes et des flash-balls créant ainsi des mouvements de panique (qui auraient pu avoir de graves conséquences) et une dislocation prématurée de la manifestation.

Il nous apparaît, au vu de tous ces éléments, que non seulement les autorités françaises n’ont pas tenu leurs engagements ni joué leur rôle de sécurisation, mais, au contraire ont tout fait pour que cette manifestation ne puisse se dérouler, quitte à jouer avec la vie des manifestants. Du reste, Beaucoup de manifestants ont eu très peur et ont subi un choc psychologique devant ce qui est une première : une agression par les forces de l’ordre d’une manifestation autorisée, ce qui revient à dénier le droit démocratique à manifester.
Les Dernières Nouvelles d’Asace du 5 avril, journal qu’on ne peut qualifier d’opposition, conclut de même : « Le droit de manifester a pris une sacrée claque ».

Document d’analyse Après comme avant Strasbourg : Non à l’OTAN !
http://www.france.attac.org/spip.php?article9797

Attac France, Montreuil, le 6 avril 2009

Manifestation nationale du 8 Avril : de Denfert-Rochereau à l’Assemblée Nationale

La manifestation parisienne partira de 14h30 à Denfert Rochereau pour se diriger vers l’Assemblée Nationale. Des préavis de grève ont été déposés pour les organisations syndicalesp our toutes les catégories de personnels.

Paroles de manifestants

  • «Il faut poursuivre les manifestations. Ce mouvement sera difficile à stopper si le gouvernement continue comme cela. Il  recule petit à petit mais sans le dire clairement et sans en tirer toutes les conséquences logiques, comme sur la formation des enseignants. Il se comporte en autiste. Heureusement, il y a des thérapeutes, ils sont autour de moi, dans la rue.»
  • «Nous avons revoté la grève ce matin lors d’une réunion, comme nos collègues de Paris-4 d’ailleurs. Nous considérons qu’il faut continuer puisque le gouvernement ne nous écoute pas. Pour ce qui concerne les étudiants, nous avons pris une décision. Ils vont recevoir très vite une information leur donnant les sujets, précis, sur lesquels ils seront interrogés pour valider le semestre, quelque soit la suite du mouvement la semaine prochaine ou après les vacances de Pâques. Ils peuvent ainsi travailler de manière précise, y compris pendant les vacances, sans être dans le flou sur ce qui sera exigé à l’examen.»
  • «On continue. Le gouvernement ne trouve pas la réponse à ce mouvement parce qu’il refuse de voir ce qu’il porte, une contestation globale de sa politique universitaire et de recherche. La ministre n’est pas à la hauteur de sa tâche, elle vient d’augmenter la confusion de la réforme de la formation des professeurs, à l’irresponsabilité politique, elle ajoute l’inefficacité technique.»

Pour retrouver d’autres paroles de manifestants et les auteurs de celles ci-dessus, rendez-vous sur le blog de Sylvestre Huet.

Une contestation européenne !

80.000 manifestants à Barcelone pour l’ensemble de l’éducation le 19 mars ! 35.000 à Madrid pour l’enseignement scolaire le 25 mars !

Pour plus de détails voir ce site : http://firgoa.usc.es et les liens :

et pour d’autres pays :

Parcours de la manifestation du 2 Avril

La manifestation du 2 Avril à Paris aura lieu à 14h30 du Panthéon vers l’Hotel Matignon.
Le parcours sera : rue Soufflot – boulevard Sant Michel – boulevard du Montparnasse – boulevard Raspail – Sèvres Babylone.

L’organisation du Cortège est la suivante:

Rue Soufflot, angle rue Saint Jacques: Formation des enseignants, avec les gilets jaunes des IUFM – Académie de Créteil : enseignement supérieur Recherche + premier et second degré
Rue Soufflot côté Paris 1: Délégations de province + académie de Paris (enseignement supérieur Recherche + premier et second degré)
Côté Bibliothèque Sainte Geneviève : Organismes + Académie de Versailles (enseignement supérieur Recherche + premier et second degré)

Vous avez dit : « droit de manifester ? »

« Cet après-midi à Tours, suite à une cérémonie de remise des démissions de nos responsabilités administratives et pédagogiques, une centaine d’enseignants et d’étudiants ont entamé une « ronde » sur une des places de la ville, interrompant la circulation; la police arrivée sur place s’en est prise brutalement à une personne qui avait touché le capot d’une voiture de police; deux collègues sont intervenus pour leur demander de cesser, l’un d’eux a sorti son appareil photo, les policiers lui ont immédiatement demandé de le leur donner (il n’avait encore rien photographié), il a refusé et a immédiatement été brutalement frappé au ventre par un policier, les manifestants ont été aspergés à la bombe lacrymogène, dont une collègue en plein visage.

Quelque temps après, les pompiers ont emmené notre collègue à l’hôpital (3 jours d’arrêt); les policiers l’attendaient à sa sortie
et l’ont emmené au poste: il est en garde à vue pour au moins 24h, n’a pas eu le droit de parler à son épouse ou à quiconque, nous n’en savons pas plus pour l’instant. »

Voir également la page de Fabula qui recense les violences policières.

Nantes : la Fcpe et l’université, unies dans un concert de casseroles, le 2 Avril

Que diriez-vous d’un !!Concert de Casseroles !! pour nous faire entendre du Gouvernement !! !!

Depuis deux ans déjà, ce gouvernement n’a de cesse d’enchainer réformes sur réformes à pas  de charges, sans concertation avec aucun des membres de la communauté éducative.
Une stratégie qui consiste à créer le désordre, critiquer et ensuite justifier une réforme qui n’en n’a que le nom, mais dont l’objectif inavoué est de  récupérer tout ce qui peut être rentabilisable et et privatisable … Tout cela s’est traduit concrètement par :
-Suppression de la carte scolaire,
-Nouveaux programmes primaires de rédacteurs inconnus au bataillon!
– Suppression de 2 h du temps hebdomadaire d’enseignement qui épuise nos enfants.
-Déclarations insultantes sur les maternelles pour justifier la création de jardins d’éveil privés.
– Disparition programmée des IUFM, revenant à supprimer la formation professionnelle
-Etranglement financier des associations complémentaires de l’enseignement public.
– Suppression des postes des personnels spécialisés des RASED,
– Création de l’Agence nationale de remplacement : des maîtres non certifiés et précarisés.
-Reforme des lycées, reportée puis réintroduite clandestinement sous forme d’expérimentation de la classe de seconde dans des établissements volontaires moyennant quelques postes lâchés ici ou là.
-Réforme de l’Université avec tous les enseignants-chercheurs de droite comme de gauche dans la rue.

Nous n’en voulons pas, clamons-le haut et fort !!
Rassemblement à 17h30 avec casseroles, trompettes et crécelles etc.…pour faire du bruit
– Place Royale à Nantes
– Au Ruban Bleu Saint-Nazaire

L’enseignement et la formation des jeunes ne sont pas un coût mais un investissement pour l’avenir.
Ne laissons pas démolir l’Ecole publique de la République, laïque, démocratique et juste.

Amplifier la mobilisation : en premier lieu le 2 Avril.

Communiqué

« Les organisations syndicales et collectifs qui viennent d’interpeller avec clarté le gouvernement après huit semaines de grève et de manifestations constatent avec stupeur et colère l’immobilisme autosatisfait sur l’ensemble des revendications.

Madame la Ministre, les milliers de collègues et d’étudiants n’ont que le recours à l’amplification de leur mobilisation , et en premier lieu le 2 Avril.

Paris le 30 Mars 2009 à 21 h.

FSU (SNCS, SNESUP, SNASUB), CGT (SNTRS, CGT-INRA, FERC-SUP), SOLIDAIRES (SUD RECHERCHE EPST, SUD EDUCATION), SNPREES-FO, SLR, SLU.

Voir également le récit que Jean Fabbri (SNESUP) fit à Sylvestre Huet (Libération) de la rencontre avec la ministre. Extrait : « {Ajout à 20h45 : je viens d’avoir un coup de fil de Jean Fabbri, le secrétaire général du Snesup. Devant le refus de la ministre d’apporter des réponses précises aux 8 questions qui lui ont été posées (lire ci dessous), la majorité des syndicats, SLU et SLR ont quitté le ministère. «Valérie Pécresse nous a servi la ritournelle de son discours autosatisfait, elle ne nous laisse que le recours à l’action pour faire avancer nos revendications, nous donnons rendez-vous à tous nos collègues dans la rue le 2 avril !»} »

Manifestation nationale du 2 Avril à Paris

La manifestation du 2 avril à Paris partira de la Place du Panthéon à 14h30. Elle se dirigera vers l’Hôtel Matignon. Le parcours plus précis et l’organisation du cortège seront donnés dès signature à la Préfecture.

En ce moment, devant la Cité nationale de l’histoire de l’immigration

En ce moment, devant la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, (293, avenue Daumesnil, 75012 Paris, m° Porte Dorée), environ 150 manifestants (précaires, étudiants, universitaires, etc.) sont réunis.
En face des dizaine de cars de CRS et des flics sur les toits. L’arrivée de Christine Albanel, Éric Besson, Xavier Darcos et Valérie Pécresse est imminente. Venez vite vous joindre au rassemblement !