Pétition pour Romain

Romain est un de nos étudiants en histoire auxquels nous devons une bonne part du dynamisme de notre mouvement à Boulogne/mer.
Le mardi 10 mars il est présent devant le lycée Branly pour appeler élèves et enseignants à manifester le lendemain mercredi 11 mars pour « la défense de l’école, de la maternelle à l’université » conformément à l’appel de la Coordination Nationale des Universités. Le proviseur-adjoint intervient, lui intimant l’ordre de quitter les lieux. Un échange s’ensuit. Il est véhément mais sans aucune violence de la part de Romain, pourtant une plainte est déposée et Romain est convoqué au commissariat pour une confrontation suivie d’une garde à vue de cinq heures et d’une convocation au tribunal correctionnel !
Toutes nos tentatives en vue d’une conciliation ont, depuis, été repoussées et il est maintenant à craindre que le rectorat soit
décidé à « faire un exemple », participant ainsi à la politique générale de criminalisation du mouvement social et craignant par dessus tous que les lycéens ne nous rejoignent dans la contestation des réformes.
Romain est l’un de nos étudiants, Romain est l’un des nôtres dans le grand mouvement que nous avons engagé il y a deux mois et il est menacé aujourd’hui pour avoir répondu à notre appel. Nous avons le devoir de nous mobiliser pour le défendre !
Un comité a été mis en place à Boulogne réunissant de nombreuses organisations (ATTAC ; CGT ; CFDT ; Coordination-ULCO ; FO ; FSU ; LDH ; Les Verts ; LO ; MoDem ; NPA ; PC ; PS ; Syndicats Solidaires ; UNEF ; FCPE et Parents d’élèves indépendants) mais le mouvement de soutien qui est engagé ne pourra réellement prendre sa force que dans notre propre engagement, à l’université.
Le comité a rédigé une pétition de soutien, elle peut d’ores et déjà être signée en ligne, et elle est aussi disponible en version papier, à l’adresse suivante (bientôt également sur le site coordination-ulco) :
http://www-snesup.univ-littoral.fr/Petitions/?petition=1

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Bibliothèques en grève !

*COMMUNIQUE DU PERSONNEL EN GREVE DE LA BIBLIOTHEQUE DE L¹UNIVERSITE DU LITTORAL COTE D¹OPALE*
*Boulogne ­ Calais ­ Dunkerque ­ Saint-Omer*

Pourquoi sommes nous en grève aux côtés des enseignants chercheurs, du personnel administratif et technique et des étudiants de l¹ULCO ?
La loi LRU, dans son ensemble et dans ses décrets d¹application, ne touche pas uniquement le statut des enseignants-chercheurs ni la formation des enseignants via la suppression des IUFM et la mastérisation.
Nous, personnel de bibliothèque de l¹université, sommes également concernés par les enjeux qui agitent l¹avenir des universités en France en général, celui des universités de proximité, comme l¹ULCO, en particulier.

UNIVERSITE EN PERIL = BIBLIOTHEQUE UNIVERSITAIRE EN PERIL
Université et bibliothèque universitaire sont étroitement interdépendantes. Il n¹est pas imaginable de concevoir une entité sans
l¹autre. Or, l¹ « autonomie » visée par la loi Pécresse a pour conséquence de priver les universités de proximité de moyens à la
hauteur de leurs besoins spécifiques. Il n¹est pas « irresponsable » de penser qu¹à terme ces universités disparaissent, la concurrence voulue par le gouvernement n¹allant pas dans le sens de l¹ULCO mais bien plus dans celui des grandes universités. Si l¹ULCO disparaît, qu¹en sera-t-il de la BULCO et de son personnel ? Serons nous, pour les titulaires, dispatchés entre les différentes universités de la région ou de France ?

RECHERCHE EN PERIL = BIBLIOTHEQUE UNIVERSITAIRE EN PERIL
Si au mieux les universités de proximité conservent leur public de licence, il est probable que les laboratoires de l¹ULCO et les
chercheurs qui y travaillent migrent vers des pôles plus attractifs. Or ce sont les laboratoires de recherche qui font vivre une université et sa bibliothèque. La BULCO se réduirait-elle alors à procurer de la documentation de niveau 1 seulement, telle un CDI de lycée ? Qu¹en sera-t-il des politiques documentaires mises en oeuvre sur nos sites et qui visent notamment à procurer de la documentation scientifique d¹un haut niveau aux chercheurs ? L¹expertise scientifique des bibliothécaires est directement menacée.

Pour la défense d¹un service public de l¹éducation de qualité, nous réclamons des moyens financiers , la titularisation du personnel contractuel, des créations de postes dans la filière bibliothécaire et nous nous associons aux motions votées par la coordination nationale des universités contre la loi LRU

GLOBALISATION DU BUDGET = RESSOURCES DOCUMENTAIRES EN PERIL
Avec la loi LRU, le budget fléché pour les bibliothèques disparaît. Désormais, les ressources des BU sont fixées par les présidents des universités. Or, dans un budget restreint avec des priorités à définir, comment garantir que l¹université accorde une place de choix aux ressources documentaires ? L¹appauvrissement de nos universités ira de pair avec l¹appauvrissement de nos bibliothèques. Depuis des années nos collègues se débattent déjà dans des contraintes budgétaires serrées, devant régulièrement sélectionner les abonnements de périodiques à supprimer. Ces choix drastiques seront encore plus aigus dans les
années à venir. Comment les bibliothécaires vont-ils pouvoir pallier le manque de moyens pour répondre aux besoins documentaires des étudiants et des enseignants ?

GLOBALISATION DU BUDGET = PERSONNEL EN PERIL
Dans notre bibliothèque, mais comme dans bien d¹autres, la part du personnel contractuel est particulièrement importante (16
contractuels, 39 titulaires) et absolument nécessaire pour répondre aux nécessités de service. Or il est à craindre que ce personnel soit la variable d¹ajustement budgétaire de l¹université.
Pourtant les missions des BU augmentent et le manque de personnel se fait de plus en plus ressentir :
– *pour élargir les horaires d¹ouverture* comme le demande le gouvernement (qui souhaiterait que les BU ouvrent de 8h à 20h en semaine et le samedi toute la journée… mais sans création de postes!). Depuis l¹année dernière, 3 départs de contractuels n¹ont pas été remplacés ….
– *pour assurer les cours de méthodologie documentaire* mis en place dans le cadre du plan Pécresse « Réussite en Licence » (204 heures de cours donnés en 2007-2008 avec du personnel de catégorie A, B, C et des contractuels et perspectives d¹accroissement de ces cours). Si le personnel est convaincu de l¹utilité de ces formations aux outils de recherches, il réclame également le déploiement de moyens financiers pour cette mise en oeuvre.

Le personnel est en nombre insuffisant et assure des tâches de plus en plus lourdes qui dépassent les cadres des missions statutaires dévolues aux catégories B, C et contractuels, dont les salaires n¹ont pas été augmentés contrairement à celui de certains hauts fonctionnaires…

CRAINTE POUR L¹AVENIR DES METIERS DE BIBLIOTHEQUE
La spécificité de la filière bibliothèque est remise en cause, en particulier par le rapport Schwartz : budget dépendant du président de l¹université, mais aussi *absorption du personnel de bibliothèque dans le personnel ITARF.*
A l¹avenir un enseignant chercheur pourrait occuper un poste de conservateur, et les directeurs des grandes bibliothèques ne seraient plus forcément choisis parmi les conservateurs. Ces dispositions nient totalement la qualification et l¹expertise qui incombent à ces postes .
De même, le projet de fondre le corps des catégories B et C dans le corps des ITARFS, s¹il a été reporté, est toujours d¹actualité : si la BULCO ferme ou réduit ses sites, peut-être les magasiniers seront ils « recyclés » dans les personnels techniques ou administratifs de l¹université. Ces métiers correspondent-ils aux qualifications qu¹ils ont acquises et validées par un concours ?

Actu : Université du Littoral Côté d’Opale (ULCO)

Université du Littoral Côté d’Opale (ULCO) est en grève depuis le 2 février. Ci-dessous la motion en date du 23 Janvier.

Les 3 conseils de l’ULCO se sont réunis en congrès ce vendredi 23 janvier 2009.
Le congrès exprime ses plus vives inquiétudes sur les conséquences des bouleversements en cours dans l’enseignement supérieur et la recherche, sur la réduction de fait des moyens financiers et sur les suppressions d’emplois des personnels de l’université alors même que le Président de la République avait affiché l’Université et la Recherche comme une priorité nationale.
Concernant la réforme du statut des enseignants chercheurs, nous demandons le retrait du projet de décret modifiant ce statut et l’ouverture d’une concertation large et véritable impliquant l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire. Nous réaffirmons notre attachement à une instance collégiale nationale de gestion des carrières.
Concernant le passage à Bac +5 de la formation des enseignants (master), les mesures transitoires pour la mise en place des nouveaux concours de recrutement des enseignants, annoncées par les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, confirment la volonté de sacrifier la formation professionnelle des maîtres. L’attribution de services en responsabilité à des étudiants en cours de formation risque de rendre encore plus difficile la préparation simultanée du master et du concours. Nous demandons donc l’arrêt de ce processus de mastérisation pour ouvrir des discussions en vue d’offrir une formation à BAC+5 de qualité à tous les étudiants qui souhaitent devenir professeur des écoles, collèges ou lycées.
Le budget de l’ULCO a augmenté de 3,6% alors que la moyenne est de 6,5% au titre de l’année 2009. Cela ne suffira pas à mettre en œuvre les nouvelles compétences de l’université. A budget quasiment constant, les  personnels BIATOSS ne doivent pas servir de variable d’ajustement dans la gestion de la masse salariale. Le ratio BIATOS / enseignant ne doit pas diminuer alors que la CPU et la commission Schwartz  s’accordent sur le manque criant en personnels techniques et administratifs. Cet étranglement en moyens humains et financiers ne permettra pas à l’université d’accompagner les profonds changements liés aux nouvelles missions confiées à l’université dans le cadre d’une plus large autonomie. Les  postes de catégorie C conditionnent le fonctionnement même de l’université et leur suppression  risque d’avoir des conséquences sociales et financières désastreuses pour l’ensemble des membres de la communauté universitaire.