Le président pro-pécresse de paris 7 démissionne

Information reprise depuis le blog de Sylvestre Huet

Edit du 10 Avril : voir le droit de réponse de Guy Cousineau, toujours sur le blog de Sylvestre Huet

« Guy Cousineau, jusqu’alors président de l’université Paris-7 Denis Diderot démissionne. C’est un revers pour Valérie Pécresse dont il soutenait la politique. Il sera probablement remplacé par Vincent Berger, qui dirigeait la liste qui a emporté haut la main les élections chez les enseignants chercheurs de l’Université, lundi dernier. (…) Déjà, la précédente élection – dont l’invalidation a déclenché celles qui viennent de se dérouler – avait provoqué un double électrochoc. D’abord par la défaite totale de Guy Cousineau, incapable même de présenter une liste. Puis, par l’incroyable prétention de ce dernier de rester en place comme président de l’Université… alors même qu’il n’était soutenu par aucun universitaire. Le pire, c’est que cette prétention reposait sur la base légale de la LRU qui ne prévoit pas comment un président privé de soutien dans son Conseil d’Administration doit laisser la place à celui sorti vainqueur des élections. Un point qui, à lui seul, suppose une révision de la LRU… Devant l’émotion soulevée par cet épisode, Guy Cousineau a préféré jeter l’éponge devant sa deuxième défaite. Voici le courriel qu’il vient de faire parvenir aux personnels de son université :

« Mesdames, Messieurs, Chers Collègues,

Les élections partielles au Conseil d’Administration de l’université dans les collèges des enseignants-chercheurs ont donné des résultats sans ambiguité.
La liste Berger/Wargnier a obtenu 53,97% des suffrages dans le collège A et 49,25% des suffrages dans le collège B et a remporté 11 des 14 sièges à pourvoir. Le programme de cette liste et les arguments de campagne qu’elle a développée, sont, sur de nombreux points, en opposition profonde avec ma vision de notre université et avec l’action que j’ai menée depuis deux ans pour la faire progresser.
Par ailleurs, la liste «Paris Diderot Avance», avec laquelle je me reconnaissais une communauté de pensée, a été battue. Dans ces conditions, je considère que je ne suis plus en situation d’exercer mes fonctions selon mes convictions et que les élus du CA doivent élire un nouveau président à brève échéance.
En conséquence, j’ai décidé de lancer immédiatement l’appel à candidature pour la présidence de l’université et de fixer au 27 avril 2009 la date limite pour le dépôt de ces candidatures qui seront rendues publiques dès le lendemain. La réunion des élus du CA qui procédera à l’élection du nouveau président aura lieu le 5 mai. Jusqu’à cette date, je veillerai à assurer la continuité du fonctionnement de l’établissement. Je vous prie d’agréer l’expression de mes meilleurs sentiments
Guy Cousineau

Voici les résultats complets :
Collège A (Professeurs)
Liste Vincent Berger/Alain Wargnier : 306 voix
liste Paris Diderot Avance (soutenue par Cousineau) : 162 voix
Liste intersyndicale : 99 voix

Collège B
Liste Vincent Berger/Alain Wargnier : 462 voix
Liste intersyndicale : 305 voix
liste Paris Diderot Avance (soutenue par Cousineau) : 171 voix »

Lire la suite chez Sylvestre Huet

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Actu mobilisation : Paris 7

A Paris 7, les UFR de sciences humaines sont toutes en grève, grève assez suivie selon les composantes. Les sciences « dures » sont dans une situation plus équivoque : seulement des minorités d’enseignants sont totalement en grève (AG assez significatives dans certains UFR avec vote de la grève, mais beaucoup de cours tenus malgré tout – dans d’autres UFR grève relativement suivie uniquement les jours de manif).
Par contre, lors de journées de mobilisation, la participation est assez massive (sans doute un de nos plus gros cortèges à la manif du 19/3, équivalent à celui du 10 février). Nous avons organisé une nuit de l’université mardi 17/3 au soir (environ 1000 participants, une réussite), et fait plusieurs distributions de tracts (avec cours hors les murs ou animations grand public) aux gares pour appeler à la manif du 19/3. Notre fac n’est pas bloquée (elle a juste été « administrativement » fermée jeudi 19/3 par crainte d’un blocage – 1 journée de blocage avait eu lieu pour la manif du 11 mars).
Nous faisons régulièrement des interventions qui se transforment parfois en débats dans les cours qui continuent à se tenir. A
plusieurs occasions, cela a entraîné un vote à une écrasante majorité des étudiants présents pour l’annulation des cours pour aller manifester. Nous allons le refaire la semaine prochaine. De nombreuses discussions ont eu lieu dans les amphis à propos du projet de loi sur l’emprunt étudiant garanti par l’Etat et la future explosion des frais d’inscription qu’il anticipe.
Enfin, en fin de semaine, nous avons eu une AG d’enseignants et personnels BIATOSS de tout le campus avec une représentation relativement conséquente de tous les UFR (10 à 20 personnes par UFR) ce qui n’était pas arrivé depuis un petit moment. Beaucoup d’enseignants sont préoccupés par la fin de semestre et la validation. L’avis général est qu’on fera passer des examens mais que cela ne doit pas empêcher la mobilisation, et la grève a été revotée à une très large majorité pour la semaine prochaine. Il semble que la manifestation du 19/3 et le petit recul de Darcos remobilisent des collègues qui se démoralisaient un petit peu.

Nuit des Universités le 17 Mars

Suite à la proposition de la coordination d’organiser « Une nuit de l’Université« , Paris 7 propose la date du 17 Mars et son campus de Paris Rive Gauche (metro BNF), pour la mettre en pratique.
Une affiche, flyer (provisoire) existe : nuit-de-luniversitel.pdf
N’hesitez pas à la faire circulez.
Evidemment toutes les Fac d’IDF sont conviées (les autres aussi mais c’est plus dur…)
Le but est d’en faire un événement un peu central avant la manif du 19.

Propositions pour le décret enseignants-chercheurs

Ce texte est issu des réflexions menées dans le cadre de la grève active de l’UFR de physique de l’université Denis Diderot (Paris 7)
« Une réforme nécessaire pour l’Université
Vous vous sentez concerné par l’avenir de l’Université et de la Recherche ? Vous considérez que l’Université est un bien public, au même titre, par exemple, que l’École ou l’Hôpital ? Vous êtes attaché à un accès au savoir pour tous et à une recherche publique pérenne et ouverte ? Nous vous invitons à soutenir ces propositions en signant cet appel.
Quel statut pour les universitaires ?
Le décret de 1984 qui régit le statut des enseignants-chercheurs n’est pas satisfaisant. De fait, les 192 heures statutaires ne recouvrent que le temps de cours devant les étudiants et ne comprennent donc pas l’ensemble du travail afférent à l’enseignement (préparation des cours, réunions pédagogiques, préparation des sujets d’examen et correction de copies, jurys d’examens et de concours, mais aussi administration de l’enseignement, suivi des étudiants sortant de l’Université, encadrement de stages). À cela s’ajoutent d’autres tâches d’administration et d’évaluation (participation aux conseils de l’université, comités d’évaluation, jurys de recrutement, expertises) ainsi que de gestion de la recherche (comptabilité, secrétariat, préparation des demandes de financement sur projet). En augmentation croissante, ces tâches réduisent d’autant l’activité de recherche proprement dite. Par ailleurs, un grand nombre d’entre elles ne relève pas de l’activité d’un universitaire, telle que nous la concevons. Par comparaison, dans la plupart des universités étrangères dont l’activité de recherche est unanimement reconnue, les universitaires effectuent statutairement un service équivalent à environ la moitié de celui en vigueur dans les universités françaises. Les tâches de gestion y incombent à un personnel qualifié et nombreux. Une telle organisation, demandée depuis des années par les universitaires français, est la condition nécessaire pour une recherche et un enseignement de la plus haute qualité.
Sur ces bases, nous demandons fermement, pour tous les universitaires, quels que soient leur établissement et leur grade, un nouveau statut de fonctionnaire d’État :
* qui réaffirme la liberté académique pour l’enseignement et la recherche (décret de 1984),
et qui stipule :
* un volume statutaire d’enseignement de 120 heures équivalent TD ;
* la liberté donnée aux enseignants-chercheurs de répartir collégialement leur temps d’enseignement sur quelques années ;
* la possibilité effective d’obtenir plusieurs congés sabbatiques de recherche au cours de leur carrière ;
* la prise en compte, dans les carrières, des tâches attenantes à l’enseignement.
Le temps libéré sera dévolu à l’activité de recherche. Il permettra également une amélioration qualitative de l’enseignement, d’autant qu’à l’Université, quel que soit le cycle de formation, l’enseignement et la recherche sont imbriqués. Le changement de statut s’accompagnera d’une rénovation en profondeur des pratiques pédagogiques et d’une réorganisation des cursus d’enseignement dans les différentes filières, menées collégialement par les universitaires.
Cette réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche doit nécessairement s’accompagner d’un plan pluriannuel comprenant deux volets :
* la création de postes statutaires permanents (fonctionnaires d’État) de BIATOS et d’enseignants-chercheurs pour assurer avec compétence l’ensemble des missions de l’Université ;
* l’amélioration des conditions d’accueil des étudiants (bibliothèques, salles de travail, logement) permettant le travail personnel nécessaire à l’acquisition d’une formation intellectuelle et professionnelle.
Cette réforme nécessaire est seule à même d’offrir au plus grand nombre une formation pertinente et d’en garantir les retombées sociétales. Les capacités de recherche et d’innovation s’en trouveront démultipliées, tant qualitativement que quantitativement. L’effort budgétaire public nécessaire à la mise en place de cette réforme permettra de rattraper le retard d’investissement dont souffrent l’enseignement supérieur et la recherche publics. Les fortes retombées économiques attendues à moyen terme achèvent d’en relativiser le coût.
Cet appel se veut une contre-proposition au projet du gouvernement sur le statut des enseignants-chercheurs. Il pourra alimenter la concertation que la Coordination Nationale des Universités réclame avec vigueur, en lieu et place des projets actuels. Il invite à lancer d’autres propositions concernant tous les points mis en avant par la Coordination.
 »

Il est possible de lire et de signer cet appel en ligne : http://universites.ouvaton.org/

Débat sur la précarité à l’université

Les doctorants de l’UFR de Physique de Paris 7 proposent d’organiser un AG-débat mercredi 25 février 12h Amphi A1 Campus PRG à Paris 7 (Halle au Farines) sur la problématique spécifiques de la précarité à l’université. L’idée est de s’adresser en priorité aux doctorants, post-doctorants et ATER mais les permanents et les personnels (et même les étudiants…) sont les bienvenus bien sur.

Que faire pendant la grève ?

Pour rebondir sur une discussion sur les diverses activités qui peuvent se faire pendant la grève, je tenais à vous signaler que l’UFR d’études Anglophones de Paris 7 (Institut d’Anglais Charles V) en est à sa troisième semaine de grève totale des cours et propose une série d’ateliers aux étudiants et aux enseignants que vous trouverez sur la page suivante:
http://www.ufr-anglais.univ-paris7.fr/ETUDIANTS/greve_janvie_r2009/Pour_le_site_CV.htm

Ces ateliers sont l’occasion d’échanges fructueux entre enseignants et étudiants, et l’atelier « banderoles » fut particulièrement porteur pour galvaniser les troupes.