Lettre des étudiants serbes, adressée au monde

Lettre des étudiants serbes, adressée au monde :

En Serbie, le processus de Bologne a débarqué avec une hausse enorme des frais d’inscriptions d’année en année, un chaos dans le système universitaire et un appauvrissement des cursus.

Pour les 10 ans de la déclaration de Bologne, les étudiants des universités de Belgrade ont organisé un représentation appelée « Quel est le prix du savoir? » dans la plus grande rue piétonne de la ville.

Pendant que nous, étudiants, étions assis dans la rue à travailler, les passants étaient invités à mettre un prix à certains savoirs – quel est le prix du savoir sociologique ? Quel est le prix des compétences d’un joueur de piano? Combien devrais couter le savoir de cet homme avec le t-shirt vert? Et celui de cette fille avec des sandales?

Pour nous, le prix du savoir à évoluer d’année en année, augmentant encore et encore, alors que le savoir transmis, lui, restait le même.

Les gens écrivaient sur des bouts de papiers un code barre des prix, et le donnait aux étudiants. La plupart des gens, de fait, considéraient que le savoir devait être gratuit. Certains, contrairement aux autorités administratives de nos universités, trouvaient qu’il n’était pas de leur ressors de répondre à la question, et ils s’en allaient donc après une discussion sur l’irresponsabilité du gouvernement, le nombre d’étudiant entrant sur le marché du travail, ou la gratuité de l’enseignement, etc … D’autre enfin exprimaient le point de vue qui est celui que la valeur du savoir ne peut être exprimé en argent comptant, alors ils écrivaient sous le code barre « priceless » (« sans prix »).

Si le savoir est effectivement « priceless », qu’est-ce qui est alors acheté par le « marché de la connaissance » européen de bologne? Ce qui est acheter n’est pas du savoir. Le savoir ne peut pas être donner, il peut être appris. Ce à quoi nous sommes vendus, ce que nos parents paient par les taxes, et ensuite à travers les frais d’inscriptions, c’est le processus d’ajustement de l’éducation aux règles du marché, qui induit l’appauvrissement des cursus, la disparition des savoirs n’induisant pas de profit. Si ce processus n’est pas arrêter : l’éducation ne sera bientôt plus qu’un espace commercial pour l’achat de diplomes.

Photos sur le web : http://www.studentizastudente.net/index.php?option=com_morfeoshow&task=view&gallery=10&Itemid=24

Toulon: 11 étudiants en grève de la faim

Toulon: 11 étudiants en grève de la faim

Dépêche AFP
18/05/2009 | Mise à jour : 09:30
Onze étudiants de l’Université du Sud Toulon-Var, qui réclament notamment le retrait de la loi LRU sur l’autonomie des universités, ont entamé aujourd’hui à 09H00 une grève de la faim collective sur le campus, a-t-on appris auprès d’un de leurs porte-parole.

« Nous réclamons le retrait de la loi LRU et ses décrets concernant les enseignants chercheurs, la neutralisation du deuxième trimestre et la démission du président de l’université », a déclaré à l’AFP, Alexandre Picazo, porte-parole des étudiants grévistes.
Les grévistes de la faim se sont installés dans le campus face au bâtiment administratif.
« Nous allons recevoir des toiles de tente, comme les Don Quichotte, et nous allons rester sur place 24 heures sur 24 en espérant être entendus par le gouvernement », ajouté Alexandre Picazo.

Pour assurer la sécurité sanitaire des grévistes de la faim et les soutenir dans leur démarche, des étudiants vont se relayer nuit et jour à leurs côtés.
Depuis quatorze semaines l’université du Sud Toulon-Var est le cadre de manifestations diverses. La semaine dernière le président de l’université, Laroussi Oueslati avait réclamé au préfet du département l’intervention des forces de l’ordre pour débloquer les portes du campus.

Le 11 mai, les policiers ont délogé sans heurts la centaine d’étudiants qui bloquaient depuis une semaine les entrées avec des barricades formées avec des pneus, des palettes en bois et du gravier.

(source : lefigaro.fr, 18/05/2009)

La prochaine coordination nationale étudiante aura lieu à Dijon les 2 et 3 Mai.

La prochaine coordination nationale étudiante aura lieu à Dijon les 2 et 3 Mai.
Il devient impératif que l’ensemble des universités mobilisées viennent en coordination pour affirmer leur intentions de dire non aux réformes que nous impose le gouvernement.
Plus nous serons nombreux plus la mobilisation sera intensive et alors le gouvernement aura vraiment raison d’avoir peur.
Pour vous inscrire : cne.dijon@laposte.net
Un autre message viendra compléter les informations (horaire, accueil, ordre du jour, et plan d’accès).
Nous vous demandons à ce que chaque personne relaye cette information dans sa fac pour qu’il y ait un maximum de mandatés.

Urgent : soutien à un étudiant sans-papiers de l’UTM

Lu sur Indymedia Toulouse :
Un étudiant sans-papiers de la fac du Mirail a été arrêté. Actuellement placé au centre de rétention de Cornebarrieu, il passe au Tribunal de Grande Instance demain mardi 21 avril. Un rassemblement est organisé à 14 heures devant le tribunal, allées Jules Guesde.

Invitation à la Coordination Nationale Etudiante de Besançon (18 et 19 avril 2009)

Invitation à la Coordination Nationale Etudiante de Besançon (18 et 19 avril 2009)

Depuis plus de trois mois, les universités françaises sont mobilisées pour défendre l’avenir de l’enseignement supérieur. Actuellement, de nombreuses universités sont bloquées et la quasi totalité sont mobilisées. Ces vacances de Pâques sont un moment clef ; c’est maintenant que se joue l’avenir du mouvement: il faut faire le point, poursuivre et multiplier nos actions!
C’est pourquoi nous vous invitons à participer massivement à la prochaine Coordination Nationale Etudiante qui se déroulera les 18 et 19 avril à Besançon.
Ce sera l’occasion de faire le bilan de la mobilisation: quelles facs sont bloquées, débloquées? Quelles actions ont été menées dans les différentes villes?
À l’heure où les médias n’informent plus sur le mouvement, il est important de privilégier la communication directe.

Dans la continuité des précédentes Coordinations Nationales Etudiantes, nous retravaillerons notre plateforme de revendications. Des actions communes sont prévues: les étudiants de toute la France (et en particulier ceux dont les universités sont en vacances) pourront loger à partir du lundi 13 avril au Village Autogéré de la Bouloie. Un programme d’actions chargé leur sera suggéré.

Le vendredi 17 avril, il a été décidé à la CNE d’Orléans d’organiser « la prise de la ville » avec toutes les délégations de France. Nous proposons donc à celles-ci d’arriver dès le vendredi matin à Besançon.

Durant cette Coordination Nationale, nous déciderons de l’agencement des actions des prochaines semaines.
En espérant vous avoir convaincu de l’importance de cette Coordination Nationale, nous vous attendons en nombre.

Les étudiants mobilisés de Besançon
Pour faciliter le travail des organisateurs, nous vous invitons à nous contacter au plus vite:

  • besancon2009@gmail.com
  • besancon2009.vraiforum.com

Appel URGENT : Rassemblement devant le centre de rétention de Palaiseau (91) samedi 13h

Hier mercredi  lors  notre  manifestation à Paris j’ai appris par une militante de RESF 91 qu’un ancien étudiant (jusqu’en 2006 je crois) de l’université d’Evry, Serif MBENGUE, sénégalais, venait  d’être arrêté dans un foyer d’Evry où il habite, puis interné au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Palaiseau (Essonne, 91).

Contacté par téléphone, son  futur employeur qui comptait sur lui, patron d’une entreprise dont le siège est au Luxembourg,  s’est  dit choqué par la brutalité de l’arrestation et les désagréments occasionnés pour le développement de sont entreprise au Sénégal par l’arbitraire policier.

La CGT de l’université d’Evry, dont le secrétaire et la secrétaire adjointe, Biatos, étaient délégués à 6 des 8 Coordinations Nationales des Universités, dont la dernière, appelle à un rassemblement de protestation devant le centre de rétention de Palaiseau, samedi à 13h, RER B Palaiseau, 13 rue Emile Zola – Palaiseau.

Merci à tous  ceux qui attendaient une occasion de dénoncer ces centres de rétention de se joindre à nous !
Cet appel à une manif est fait dans l’urgence. Un première victoire de Serif a été d’éviter, grâce, je crois aux soutien de la Cimade,  son expulsion vers le Sénégal qui était programmée pour aujourd’hui. L’arbitraire préfectoral nous contraint de mobiliser dans l’urgence.

Merci donc de faire suivre cet appel dans tous vos réseaux de la région parisienne pour que nous soyons nombreux après-demain samedi, pour soutenir Serif et, préventivement, tous les étudiants sans-papiers que, dans les semaines à venir, notre Etat  voudra interner dans un de ces camps de la honte.

Lettre d’un étudiant au président de l’université de Strasbourg (4 Avril)

Objet : Droit de réponse au communiqué du Président de l’Université de Strasbourg.

Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg,

Je vous écris ici pour opposer mon droit de réponse suite au mail que vous avez largement diffusé aux personnels, enseignants et étudiants de votre université, et en qualité d’étudiant en Master au sein de cette même université.
Les semaines écoulées ont en effet été riches en évènements, dont des blocages de bâtiments comme vous le soulignez. Je tiens néanmoins à replacer ces faits dans leur contexte en précisant les raisons qui ont poussé les étudiants, personnels et enseignants de votre université à voter en Assemblée Générale les différents blocages que vous recensez.
Voici plus de 8 semaines que la communauté universitaire strasbourgeoise, en solidarité avec la communauté universitaire de tout le pays est mobilisée contre les projets de réformes du gouvernement concernant l’Enseignement Superieur et la Recherche.
Nous n’avons eu de cesse de nous mobiliser contre la réforme dite de « Masterisation » sur la formation des enseignants car nous demandons une concertation globale sur cet enjeu majeur de l’Education française et souhaitons participer à l’élaboration d’une formation de qualité pour les futurs enseignants, garantissant ainsi un enseignement de qualité pour les futurs générations d’élèves et d’étudants.
Nous nous sommes mobilisés et continuons de le faire sur le décret des EC ( Enseignants-Chercheurs ) car nous croyons en la force et en l’efficacité d’une recherche libre de toute nécessité de rentabilité immédiate et que nous tenons à affirmer notre volonté d’une recherche indépendante ainsi que l’importance de sa mise en relation avec l’enseignement.
Nous sommes encore aujourd’hui mobilisés aprés 8 semaines de grève active contre la privatisation de nos universités, conséquence directe de la loi LRU qui menace a court comme à long terme les filières dites « non rentables ». Car je vous pose la simple question : quel chef d’entreprise ira investir des millions d’euros dans une filière qui ne lui rapportera pas un sou ?
Nous rejettons la logique de mise en concurrence de nos lieux de travail et d’études, le savoir n’est pas une marchandise.

Aujourd’hui, chacun de nous est à même de prendre conscience du choix de société qui nous est imposé à travers ces réformes -parmis tant d’autres-, le choix entre une société de connaissances, de culture et de savoirs et une société du tout économique et du tout rentabilisable qui n’hésite pas à sacrifier l’éducation et la recherche au nom de quelques euros.
C’est de ce choix qu’il est aujourd’hui question, et c’est contre ce projet de société que nous avons pris le risque de mettre nos semestres en danger.
Où en sommes nous aujourd’hui concrètement ?
Le gouvernement n’a opéré que de petits reculs aprés 8 semaines d’une mobilisation forte et unanime de toute la communauté universitaire française, se recroquevillant sur des réformes que tous dénoncent. La seule réponse à laquelle le mouvement sans précédent dont nous sommes partie intégrante a eu droit est une répression policière particulièrement violente et un mépris profond et assumé.
A l’heure d’aujourd’hui, Mme Pécresse, Ministre de l’Enseignement Superieur et de la Recherche consent enfin à quelques reculs, notamment sur les 130 postes rétablis au CNRS. Des avancées ont également été faites sur le statut des enseignants chercheurs, même si certaines zones d’ombre restent à éclaircir.
Enfin sur la réforme dite de « Masterisation », M. Darcos, Ministre de l’Education Nationale n’a opéré aucun recul significatif; si les concours resteront en place l’année prochaine, la « Masterisation » entrera bien en vigueur. Nous n’en demandons pas le report mais le retrait, et cela depuis le début de notre mouvement.
Enfin plus grave encore, sur les conditions de travail des personnels BIATOSS et ITA, aucune avancée n’a encore été faites, tout juste le sujet a-t-il été abordé. Il en va de même pour les conditions de vie des étudiants : on sait qu’un étudiant sur deux aujourd’hui est obligé de se salarier pour payer ses études.
Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg, voilà les raisons qui font que partout en France les universités sont perturbées, sujettes à des blocages et que le semestre est remis en cause. Cela ne tient pas de la volonté des étudiants, enseignants et personnels grèvistes mais bien d’une attitude gouvernementale frisant  » l’autisme  » pour reprendre les propos de votre collègue G. Molinié, Président de Paris IV.
Sachez, Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg que j’ai un profond respect pour votre gestion de cette crise sans précédent, que vous avez su gérer avec calme et parcimonie.
Cependant je ne peux que m’opposer à votre volonté de mettre fin à tout blocage, même si je comprend aisémment votre volonté d’assurer le plus normalement possible la tenue du deuxième semestre universitaire. Les circonstances sont exceptionnelles et nécessiteront des mesures exceptionnelles auxquelles je vous demande de réfléchir dès à présent, car le mouvement ne saurait s’arrêter là où il en est actuellement.
Je vous demande le plus respectueusement possible de ne pas aller à l’encontre de la volonté de l’ensemble des personnels, enseignants et étudiants en lutte depuis maintenant plus de 8 semaines et dont la voix s’exprime à travers les Assemblées Générales.
Nous avons le même combat, celui de garantir la grandeur et l’efficacité de l’Université Française, de l’Education et de la Recherche.
Vous parlez, Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg des semaines de cours tronquées au calendrier universitaire. Nous en sommes tous conscients et nous en avons tous été conscients dés le premier jour de notre mobilisation. Ces semaines sont autant de sacrifices de la part d’enseignants, de personnels et d’étudiants qui aiment leur travail et leurs études et entendent par cet acte les défendre.
Nous demander aujourd’hui de rompre avec l’idée même d’un blocage de l’Université revient à nous demander de fouler au pied tous ces sacrifices et d’accepter de laisser se mettre en place des réformes dont nous avons combattu la logique, la forme et le fond durant plus de deux mois.
Pourquoi le blocage est il un point si important dans notre « lutte » ?
Le blocage est une modalité d’action qui nous donne un poid qu’aucun autre mode d’action ne saurait nous donner, en nous permettant notamment de peser sur le calendrier universitaire. Il est un moyen -et non une fin- de permettre à ceux qui souhaitent se mobiliser de le faire sans avoir à craindre pour leurs cours, que cela soit du coté des étudiants ou de celui des enseignants. Le blocage symbolise enfin la possibilité de pouvoir nous regrouper et nous organiser à partir d’un point fixe qu’est notre lieu de vie quotidien : l’Université que nous entendons défendre.
Croyez bien qu’à travers le pays d’autres modalités d’actions sont expérimentées. Je n’en citerai que quelques unes comme la « ronde infinie des obstinés », des manifestations à répétition depuis 8 semaines, des manifestations nocturnes, des occupations de lieux symboliques et stratégiques, des blocages de lieux économiques, la Nuit du Palais U, des rallyes lectures, etc etc …
Notre volonté n’est pas de gêner les étudiants, dont nous faisons nous-mêmes partie, mais de marquer notre opposition contre les réformes imposées.
Si lundi nous levons le blocage sur votre demande, vous pourrez dire que vous avez enterré le mouvement de contestation sur Strasbourg, facilitant ainsi le passage des réformes contre lesquelles nous nous mobilisons. Car enfin si le blocage n’est pas reconduit, et l’occupation de nuit interdite, chaque étudiant, grèviste ou non grèviste ne sera plus préoccupé que par ses révisions. Les actions et les manifestations seront désertées et chacun ne pourra que pleurer les deux mois de sacrifices faits qui n’auront servi à rien.
C’est pourquoi, avec tout le respect que je vous dois Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg, je vous demande de revenir sur vos paroles, au nom de tous ceux de vos enseignants, de vos personnels et de vos étudiants qui se battent aujourd’hui pour garantir l’avenir d’une Université et d’une Education de qualité qu’ils sentent menacées. Je vous invite une nouvelle fois à réfléchir tout comme nous essayons de le faire à des modalités d’examens aménagés permettant à tous de s’y retrouver.
J’ai moi-même payé mon inscription au sein de votre université, je puis vous garantir que je ne fais pas le choix de la grève par facilité ni par plaisir.
Je vous remercie de votre attention,
Avec tout mon respect,
XXXXXXX, étudiant en Master à l’UdS.

CE QUE « FAIRE LA GREVE » SIGNIFIE EN MILIEU UNIVERSITAIRE

CE QUE « FAIRE LA GREVE » SIGNIFIE EN MILIEU UNIVERSITAIRE
‘‘Faire grève, c’est paralyser la production.’’ Mais qu’est-ce qui est produit à l’université ? Quelle production pouvons-nous bloquer ici et maintenant ? Construire un mouvement de grève dans les universités, c’est poser ces questions pour trouver nos modes d’action les plus efficaces.
Production du savoir ou production de diplômes ?
L’université n’est pas une chaîne de montage, un centre d’appel ou un restaurant fast-food. Quand les ouvrier-e-s de l’automobile font grève, les voitures cessent de sortir de l’usine. L’université – jusqu’à preuve du contraire – produit des enseignements. Elle produit donc de l’immatériel.
Bloquer la production du savoir pose évidemment des problèmes. A quel point gênons-nous le gouvernement quand nous bloquons la production immatérielle des enseignements ? Si le savoir est une arme, nous désarmons-nous quand enseignant-e-s et étudiant-e-s sont en grève ?
Une autre approche est possible

Ce que l’université produit, ce sont de l’évaluation et des diplômes. En refusant de rendre les notes à l’administration et au ministère, en organisant le blocage des notes, le mouvement enseignant bloque effectivement cette production. Toutefois, il n’existe pas de position claire, franche et précise quant à la manière dont sera évaluée cette année universitaire. Et laisse l’impression aux étudiant-e-s d’être « pris en otage » comme dit la télé. Les enseignant-e-s en lutte iront-ils jusqu’au bout de cette démarche ? Comment peut-elle se radicaliser pour gagner en efficacité ?
Comme cela a été fait lors de précédents mouvements sociaux universitaires, comme certaines facs commencent à l’appliquer, on peut imaginer que tout-e-s les étudiant-e-s valident cette année 2008/2009. Il suffit pour cela que les enseignant-e-s donnent la moyenne à tous et toutes.
Ce mode d’action correspondrait à notre revendication d’abrogation de la LRU : il créerait une réelle égalité entre étudiant-e-s engagé-e-s ou non dans le mouvement, il affirmerait que l’université est à tous et toutes, il casserait l’étrange rapport étudiant-e-s / enseignant-e-s basé sur la notation. Il opposerait une université ouverte, animée par ses acteurs, consciente de sa valeur d’usage (la valeur du savoir) à l’université que souhaite le gouvernement : une université rentable, qui produit des diplômes évaluables sur un marché du travail mis au pas.

Nous ne pouvons pas simplement attendre un engagement des enseignant-e-s sur cette position, nous n’aurons que ce que nous prendrons. C’est là que se pose directement la question de la grève étudiante. Une année universitaire validée pour tou-te-s pose des problèmes éthiques aux enseignant-e-s. Si nous la voulons, nous devons en inventer les modalités, la voter et l’imposer comme revendication pour l’harmoniser nationalement à travers les coordinations.

La grève étudiante : pourquoi et comment ?
Nous devons pouvoir nous mettre en grève, bloquer la tenue des cours et donc de l’évaluation. Nous sommes partie prenante dans cette production symbolique, nous pouvons donc y intervenir autant que les enseignant-e-s. Cela ne nous empêchera pas d’assumer que la fac n’est pas une usine (c’est bien la cause de notre mobilisation). La question de l’évaluation de cette année universitaire peut devenir une de nos revendications. Nous pouvons par et dans la grève créer les conditions d’un dialogue entre étudiant-e-s sur les enjeux du mouvement et de nos revendications.
Nous ne pourrons sensibiliser ceux et celles qui nous prennent pour des fous, qu’en les sortant de l’évaluation, pour que rater un cours ne soit pas un problème. Il faut construire un blocage de l’université qui libérerait de l’espace et du temps pour nous permettre d’avancer mobilisé-e-s sans être pénalisé-e-s.

Le meilleur est à venir – Le futur n’est pas écrit

Polémique sur l’université payante : le dernier tabou des frais d’inscription

A lire sur le site de SLU : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2368

Extrait : III – Les PARC et l’université payante : les enfants de la LRU
Ce projet de financement de l’enseignement supérieur s’inscrit en ligne directe dans la politique menée par le gouvernement actuel. En effet, il est conforme à la volonté de restructuration de l’enseignement supérieur sur des critères purement économiques. À la source de cette idéologie : la LRU qui prévoit une réforme de l’éducation du supérieur dans une perspective de marchandisation du savoir et de mise en concurrence des acteurs de l’enseignement supérieur, dans un strict souci d’efficacité.
Déjà, en janvier 2008, B. Dhuicq et A. Fiorato, anciens vice-présidents de l’université Paris 3 Sorbonne nouvelle, mettaient en garde les étudiants sur les conséquences de la LRU sur les droits d’inscription : dans le cadre d’une autonomie budgétaire « les Présidents qu’ils le veuillent ou non, seront bien obligés de multiplier les droits d’inscription ».
Le projet, ultra-libéral, visant à rendre l’enseignement supérieur payant et financé par les étudiants semble partagé par nombre de membres de l’UMP, à commencer par N. Sarkozy. En témoignent les propos tenus par le député UMP, Yves Bur à l’Assemblée Nationale, au cours de la discussion portant sur le projet de loi intitulé Libertés et Responsabilités des Universités (LRU), le 23 juillet 2007 : « La sélection reste un des tabous qu’il semble impossible de briser. Il en est de même des frais d’inscription, pourtant moins onéreux qu’un abonnement de téléphone mobile ! Puisque l’État ne semble pas en mesure d’assumer seul le coût des études supérieures, j’espère que la dynamique de l’autonomie aboutira tôt ou tard à briser ce dernier tabou pour permettre à l’Université de remplir dignement ses missions et de tenir son rang dans le contexte mondialisé. »

Appel de la coordination nationale étudiante réunie à Paris 1 (29 Mars)

Appel de la coordination nationale étudiante réunie à Paris 1
dimanche 29 mars 2009 (21h07)

Nous, étudiant-e-s mobilisé-e-s, délégués de 39 universités, en lutte depuis mi-janvier sommes réunis ces 28 et 29 mars à Tolbiac Paris I (Saint-Hippolyte) pour la VIe coordination nationale étudiante (CNE). Nous réaffirmons que la CNE, émanation directe des Assemblées Générales qui réunissent des dizaines de milliers d’étudiant-e-s en France, est la seule et unique instance légitime pour représenter le mouvement étudiant dans son ensemble et qu’aucune direction syndicale ou politique ne saurait se substituer à son rôle.

Nous constatons que la mobilisation se poursuit dans les universités. Il est important d’amplifier la grève, mais aussi de l’étendre à d’autres secteurs. De la maternelle à l’université, mêmes attaques, même combat ! Etudiant-e-s, enseignant-e-s, lycéen-ne-s se sont mobilisés pour l’instant tour à tour. Il est temps d’agir tou-te-s ensemble en même temps. Nous appelons aux manifestations communes « de la maternelle à l’université » du 2 et du 8 avril.

Après le 19 mars, nous dénonçons l’attentisme des directions syndicales. La seule stratégie conséquente est la construction de la grève générale qui seule peut nous permettre de gagner sur nos revendications. A cet égard, les organisations syndicales doivent prendre leurs responsabilités et s’inscrire dans cette perspective. Sans attendre, construisons à la base partout un front unitaire réunissant étudiant-e-s, lycéenne- s, salarié-e-s, précaires, chômeur-euse-s organisations et collectifs pour poser des perspectives, notamment par des AG et forums interprofessionnels dans la réalisation concrète d’une véritable convergence des luttes. Nous proposons une journée d’action interprofessionnelle le 7 avril.

Nous dénonçons la tactique du gouvernement qui vise à diviser le mouvement par des effets d’annonce. Nous répondons : Darcos a été obligé de reculer d’un an la mise en place de la masterisation. C’est le produit de la lutte et de la non-remontée des maquettes des diplômes. Mais comme pour le reste, nous ne voulons pas de report mais le retrait. Nos revendications sont claires et plus que jamais nous exigeons l’abrogation de la LRU, l’abandon de ses différents plans d’application et le retrait des décrets qui en découlent…

  • Plan Campus
  • Plan réussite en Licence
  • réforme dite de la « masterisation de la formation des personnels éducatifs »
  • réforme du financement des universités sur des critères de performance
  • réforme du contrat doctoral unique
  • réforme du statut des enseignants-chercheurs

Globalement nous rejetons toute la politique universitaire initiée depuis le processus de Bologne qui impose une même logique de rentabilité et de mise en concurrence des universités sur l’Europe entière (contre-sommet de Louvain les 28 et 29 avril prochains qui s’oppose à ce processus). Cela se traduit concrètement par les différentes mesures contre lesquelles nous luttons actuellement.

Aujourd’hui un-e étudiant-e sur deux est contraint de se salarier pour financer ses études. Avec la destruction du système d’aide sociale, le démantèlement des CROUS (rapport Lambert) et du planning familial, la dégradation des conditions de vie va encore s’aggraver. Aussi, nous réclamons l’augmentation en nombre et montant des bourses sur critères sociaux et leur indexation sur le coût de la vie ainsi que la construction massive de logements sociaux.

Nous demandons également le retrait immédiat du projet de loi sur les prêts étudiants qui ouvre la porte à une augmentation des frais d’inscription. Toute forme de sélection à l’université est inacceptable. Nous réaffirmons notre attachement à un système éducatif totalement public, gratuit, laïc et accessible à tou-te-s. La mission de l’université ne doit pas être la marchandisation du savoir, ni une professionnalisation à outrance, mais bien la diffusion de connaissances et la promotion de l’esprit critique, et la délivrance de diplômes de qualité reconnus par les conventions collectives donnant accès à des droits sur le marché du travail. Face aux mouvements sociaux en cours, la seule réaction des dirigeant-e-s est le déploiement d’un arsenal sécuritaire particulièrement violent (vigiles, forces de l’ordre sur les campus, arrestations massives, contrôles d’identités, fichages…) et la criminalisation de la contestation. Nous appelons au soutien de tout-e-s nos camarades victimes de la répression policière, judiciaire et administrative et à l’abandon de toutes les poursuites engagées, ainsi qu’à la création de collectifs de soutien.

Parmi les plus touché-e-s par ce système oppressif, se trouvent aussi en première ligne les sans-papier. Nous soutenons leur lutte et exigeons la régularisation immédiate et inconditionnelle de chacun-e d’entre eux/elles.

La coordination nationale appelle tou-te-s les étudiant-e-s à continuer la grève jusqu’à satisfaction, à la radicalisation, à l’extension du mouvement et :

  • à amplifier les blocages d’universités, à tenir des piquets de grève en continu ou, à défaut, les jours de mobilisation nationale
  • au blocage économique
  • au blocage des CA Nous appelons à la participation aux journées :
  • du 2 avril, manifestation nationale de la maternelle à l’université appelée par la CNU
  • du 7 avril, journée d’action interprofessionnelle
  • du 8 avril, manifestation nationale de la maternelle à l’université appelée par la CNU

La prochaine CNE se tiendra à Orléans le 4 et 5 avril.

Une armée industrieuse de réserve. Par Jacques Broda, professeur de sociologie.

Pour lire cet article sur le site de l’Humanité.

Qu’est-ce que la condition sociale de l’étudiant aujourd’hui ?
Selon une enquête réalisée par le CROUS (Marseille), 25 % des étudiants n’ont pas 100 euros par mois pour manger, en France plus de 100 000 vivent en dessous du seuil de pauvreté, le Secours populaire collecte dans les restaurants universitaires, distribue des colis alimentaires… Depuis dix ans, nous assistons à une paupérisation, prolétarisation accrue des étudiants. Véritable « armée industrieuse de réserve », ils prennent la crise de plein fouet. Leur avenir incertain ne justifie en rien les sacrifices inouïs auxquels ils consentent ; leur proposer de s’endetter pour s’en sortir, selon le modèle subprime, est un scandale.
Main-d’oeuvre juvénile, souvent soumise, ils se plient aux conditions des stages non rémunérés, aux petits boulots payés au lance-pierres, travail au noir compris. Depuis novembre 2008, à Marseille, l’intérim est divisé par deux, les travailleurs précaires dont nombre d’étudiants n’ont plus de ressources pour vivre. Pour autant, la conscience de classe se développe-t-elle ? On le sait, la précarité est un obstacle à la lutte et à la conscience. Marginalisé, fragilisé, le travailleur pauvre ou l’étudiant pauvre y regardent à deux fois avant de s’engager. La conquête des droits se pose souvent comme opposée à la survie, quand demain est absolument incertain. Tout faux pas, tout risque, le ticket de bus, de métro, de resto U est compté, et parfois on hésite, on a peur, on se désolidarise ; d’autres fois on fait le pas, on s’engage, la peur de perdre le semestre, et donc la bourse.
Le travail, le travail salarié, la moitié d’entre eux connaissent depuis très jeunes. Certaines filles aident aux tâches ménagères depuis l’âge de six ans ; véritables mères de substitution, elles prennent à bras-le-corps la famille.
À huit ans, des fils accompagnent leurs mères faire les ménages, les pères sur les chantiers. Pour trois sous, ils sacrifient une adolescence volée…
Puis, vient le temps de l’exploitation légale des Quick, McDo, péages d’autoroute, l’intérim à décrasser la cale des navires… Paradoxalement, s’ils dénoncent les conditions de travail, les étudiants ne remettent pas en cause l’exploitation comme forme générale et générique, ils ont le sentiment qu’ils ne font que passer : ils subissent, ils enchaînent, ils n’ont pas le choix. Ils prennent rarement contact avec les syndicats, quand ils existent. Très peu d’entre eux sont syndicalisés dans les organisations étudiantes (UNEF, UEC, SUD).
Hiatus profond, l’individualisme et le fatalisme ont fait des ravages sur plusieurs générations, laissant aujourd’hui de nombreux jeunes en panne d’inventivité révolutionnaire. Il ne suffit pas de s’opposer (CPE, LRU) pour être une force transformatrice, créatrice de nouveaux rapports sociaux, d’une radicalité qui fait largement défaut, quant à remettre en cause la toute-puissance financière, celle qui précisément fait de vous une armée industrieuse de réserve. La situation est encore plus complexe au sein des rapports sociaux qui nouent l’université et dans lesquels les étudiants sont pris, dans l’espoir d’un diplôme ouvrant sur un emploi ! Ici encore, la responsabilité des pouvoirs est masquée, l’incapacité intériorisée, en termes d’orientation, d’incompétence, de trop peu d’expérience, comme si le but de l’accumulation capitaliste était la création d’emplois, stables, durables !
L’université vit cette contradiction d’une manière paradoxale, à vouloir lui faire intérioriser la norme capitaliste, y compris dans la pensée du travail universitaire, tous ne voient pas que les étudiants sont pris dans une double injonction à se soumettre tout en espérant. La nouvelle armée industrieuse de réserve, dont on utilise les muscles, les nerfs, les cerveaux, l’espoir, doit prendre conscience de son rôle et de sa puissance. La puissance à penser, inventer, se révolter, s’organiser, s’allier. Ici, la conscience de classe pourrait venir de l’intérieur : chaque étudiant s’autorise à renouer avec son origine, son origine de classe, sociale, populaire. Nous sommes tous des enfants d’immigrés, qui devraient lutter aux côtés des sans-papiers !
Le moment est venu des convergences autour d’un projet politique fort. La jeunesse, les étudiants jouent un rôle majeur, ils ne sont pas une force d’appoint, ils sont l’énergie du futur. Il ne suffit pas de défiler, crier sa révolte ; lui donner une forme, un contenu, un projet autour de la gratuité des études, de l’allocation d’autonomie, de la démocratie économique, est urgent. La convergence des intellectuels, des couches dites populaires, des armées industrielles et industrieuses de réserve, risque alors de frapper fort l’éclosion du printemps.

Jacques Broda est professeur de sociologie à l’Université de la Méditerranée.

APPEL de la coordination nationale étudiante de Strasbourg (22 Mars)

APPEL de la coordination nationale étudiante de Strasbourg

Nous, étudiant-e-s mobilisé-e-s, en lutte depuis mi-janvier sommes réunis ces 21 et 22 mars à Strasbourg pour la Ve coordination nationale étudiante (CNE). Nous réaffirmons que la CNE, émanation directe des Assemblées Générales qui réunissent des dizaines de milliers d’étudiants en France, est la seule et unique instance légitime pour représenter le mouvement étudiant dans son ensemble et qu’aucune direction syndicale ou politique ne saurait se substituer à son rôle.
Suite à la mobilisation exceptionnelle du 19 mars, nous appelons résolument à la poursuite du mouvement et à sa radicalisation. En effet, ce jeudi plus de 3 millions de personnes ont défilé dans les rues, dans une mobilisation qui unit l’ensemble des secteurs qui subissent les attaques de la classe dirigeante, dont le système éducatif dans son ensemble.
Cette stratégie s’inscrit au cœur du processus de Bologne qui impose une même logique de rentabilité et de mise en concurrence des universités sur l’Europe entière. Cela se traduit concrètement par les différentes mesures contre lesquelles nous luttons actuellement.

Face au mépris affiché du gouvernement à notre égard, nous exigeons plus que jamais :

  • − l’abrogation sans condition de la loi Liberté Responsabilité des Universités (LRU)
  • − le retrait pur et simple, sans moratoire aucun, des décrets qui en découlent :
  • − de la réforme dite de la « masterisation de la formation des personnels éducatifs »
  • − du financement des universités sur des critères de performance
  • − du statut des enseignants-chercheurs
  • − du contrat doctoral unique

Nous réclamons également l’abandon des différents plans d’application de la LRU dont le Plan Campus et le Plan Réussite en Licence. Nous réaffirmons notre attachement à un système éducatif totalement public, gratuit, laïc et accessible à tou-te-s et refusons toute forme de sélection à l’université. La mission de l’université ne doit pas être la marchandisation du savoir, ni une professionnalisation à outrance, mais bien la diffusion de connaissances et la promotion de l’esprit critique.

Ces revendications s’inscrivent dans un projet de société plus global, en totale opposition avec ce que nous vivons : dégradation des condition d’étude et de vie, destruction du système d’aide sociale, avec le démantèlement des CROUS et du planning familial. Un étudiant sur deux est obligé de se salarier pour financer ses études. Cette situation est inacceptable. Aussi, nous réclamons l’augmentation en nombre et montant des bourses sur critères sociaux et leur indexation sur le coût de la vie ainsi que la construction massive de logements sociaux. Bien plus que nous, les premiers touchés par ce système sont les sans papiers que nous soutenons dans leur lutte. Nous demandons la régularisation inconditionnelle de chacun d’entre eux.
Face aux mouvements sociaux en cours, la seule réaction des dirigeants est le déploiement d’un arsenal sécuritaire particulièrement violent et la criminalisation de la contestation. Nous appelons au soutien de tout-e-s nos camarades victimes de la répression policière et judiciaire.
La réussite d’un tel mouvement ne peut passer que par la solidarité avec les autres mobilisations et avec les mouvements étudiants qui traversent aujourd’hui toute l’Europe : Grèce, Espagne, Italie, Allemagne, Angleterre. Nous appelons à la participation de tou-te-s au contre-sommet de l’OTAN à Strasbourg du 1er au 5 avril ainsi qu’au contre-sommet de Louvain les 28 et 29 avril prochains qui s’oppose au processus de Bologne ; mais également à la convergence des luttes avec l’ensemble des travailleur-e-s. Nous appelons ainsi à la reconduction de la grève dans tous ces secteurs en lutte.

La coordination nationale appelle tou-te-s les étudiant-e-s à la radicalisation du mouvement et :
– à la poursuite et l’amplification du blocage des universités
– à la réalisation d’actions en faveur de la gratuité et contre la précarité
– à faire pression sur les rectorats et sur les présidences des Universités
– à la multiplication des AG et forums interprofessionnels dans la réalisation concrète d’une véritable convergence des luttes.

Nous appelons à la participation aux journées :
– du 24 mars, manifestation nationale de l’université
– du 26 mars, mobilisation inter-professionnelle de tous les secteurs en lutte
– du 31 mars, opposition à la remontée des maquettes. du 1er avril, avec des actions dirigées vers les secteurs en lutte dans les services publics
– du 2 avril, journée nationale de manifestation de la maternelle à l’université
– Nous appelons les lycéen-ne-s et les personnels Biatoss à faire converger leur mouvement avec le nôtre, pour la concrétisation d’un front uni de la maternelle à l’université.

La prochaine CNE se tiendra les 28 et 29 mars prochains à l’université Paris I Tolbiac.

Etat de la mobilisation étudiante (10 Mars)

Etat de la mobilisation étudiante (mardi 10 mars) établi par la FSE
http://www.luttes-etudiantes.com

  • 1ère Coordination nationale étudiante (samedi 14 et dimanche 15 février à Rennes II) se prononce pour l’abrogation de la LRU, du LMD, et la « cessation totale et reconductible des cours ».
  • 2ème Coordination nationale étudiante (samedi 28 février et dimanche 1er mars à Angers) appelle à « mettre en place des piquets de grève ».
  • 3ème Coordination nationale étudiante (samedi 7 et dimanche 8 mars à Toulouse) appelle à mettre en place des piquets de grève et à suivre l’exemple de la Guadeloupe

33 universités (ou sites universitaires) sont en grève avec piquets de grève : Amiens (Fac d’art), Angers, Arras, Avignon, Aix Marseille I, Bordeaux III, Bretagne Sud, Bretagne occidentale (Brest), Grenoble II, IUT Lens, Lille I, Lille II, Limoges, Lyon II (IEP et Quais), Le Mans, Montpellier II, Montpellier III, Nantes, Perpignan, Poitiers, Rennes II, IEP Rennes, Rouen, Saint Etienne, Strasbourg, Toulon, IEP Toulouse, Toulouse II Le Mirail, Toulouse III, Tours, Paris III, Paris IV Sorbonne, Paris 5 (Institut de psycho)

Mobilisation en Régions

Aix Marseille I (Université de Provence) [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 2 février, AG de 1 200 personnes (dont 1 000 étudiants) à Aix. Principe de grève voté. Vote de l’abrogation de la LRU. AG de 150 étudiants à Marseille Saint Charles. Mardi 3 février, l’IUT d’Aix vote la grève. Lundi 9 février, AG à Saint Charles vote la grève. Mercredi 11 février, AG à Saint Charles et AG à l’IUT d’Aix reconduisent la grève. Lundi 3 mars, AG à Saint Charles (300 personnes) vote le blocage progressif. Lundi 3 mars, AG de 400 personnes à Aix reconduit la grève. Mardi 10 mars, AG de 200 étudiants à Aix reconduit la grève et vote le blocage pour mercredi 11.
http://cmstcharles2009.skyrock.com/

Aix Marseille III : Vendredi 6 février, AG de 400 étudiants vote le blocage (300 voix contre 70) de l’université lundi 9 février. Lundi 16 février, AG de 350 étudiants. Mercredi 18 février, vote à bulletins secret pour le blocage (355 contre 293). Mardi 3 mars, l’AG a reconduit le blocage. Mardi 10 mars, AG vote la banalisation des cours mercredi 11 après midi.
http://www.comitedeluttestjerome.blogspot.com/

Amiens : Mercredi 28 janvier, AG de 500 personnes vote la grève pour le 29 janvier. Mercredi 4 février, AG étudiante de 300 étudiants. Lundi 9 février, AG étudiante de 300 étudiants. Mercredi 11 février, AG de 400 étudiants vote l’abrogation de la LRU (en plus de la plateforme de la coordination nationale des enseignants chercheurs). Lundi 16 janvier, AG de 200 étudiants sur le site de Beauvais (IUT + antenne universitaire) vote la grève. Mardi 17 février, AG de la fac des arts (100 personnes) a voté la grève et l’occupation diurne de la fac. En vacance du 23 au 28 février. Lundi 2 mars, AG de lettres (100 étudiants) a voté le vidage des salles. Plusieurs AG (arts, SHS) ont reconduit le mouvement. Lundi 9 mars, vidage des salles de cours ; AG de la fac d’art d’une centaine d’étudiants vote l’occupation et le blocage.
http://upjvmobilisation.blogspot.com/

Angers [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 28 janvier, AG de 700 étudiants. Lundi 2 février, AG de 700 étudiants de sciences humaine vote la grève et l’abrogation de la LRU. Mercredi 4 février, AG de 1 000 étudiants vote la grève (sans blocage). Mardi 10 janvier, AG de l’UFR de lettres a voté le blocage. Jeudi 12 février, AG vote la poursuite du blocage (jusqu’à la rentrée). Mardi 24 février, AG de l’UFR de lettres (800 étudiants) reconduit le blocage à une large majorité ; manif de 500 étudiants. Mardi 3 mars, l’AG de 1 000 étudiants a reconduit le blocage. Jeudi 5 mars, l’AG de lettres a voté le déblocage (Sciences toujours bloqué).

Arras [GREVE AVEC PIQUETS] : Jeudi 12 février, AG étudiante vote le blocage. Mardi 17 février, AG de 850 personnes a voté la poursuite du blocage (par 700 contre 49). En vacance du 23 au 28 février. Mardi 3 mars, AG a voté la poursuite du blocage (666 pour, 116 contre). Mardi 10 mars, référendum organisé par la présidence : 794 pour le blocage, 366 contre.
http://artois-en-lutte.blogspot.com/

Avignon [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 27 janvier, l’AG des membres de la communauté universitaire de l’UAPV (Avignon et Pays du Vaucluse) s’est prononcée pour la grève illimitée à partir du 2 février. Mardi 10 février, AG de 1 000 personnes. Mardi 17 février, AG de 300 personnes a reconduit la grève et approuve les perturbations de cours sauvages ; les salles de cours ont été vidées ; l’IUT est totalement bloqué. Mardi 24 février, AG de 1 000 personnes vote les piquets de grève (par 685 contre 240) ; manif de 600 étudiants. Jeudi 26 février, AG vote la reconduction des piquets de grève (par 500 contre 80). Mardi 10 mars, AG reconduit la grève totale (700 contre 300)

Besançon : L’AG de l’université de Franche-Comté (environ 400 personnes enseignants, étudiants, chercheurs, personnel iatos) a voté la grève reconductible à partir du 2 février. Mardi 10 février, AG de 1 000 étudiants + AG d’UFR ont voté la grève. Vendredi 13 février, AG commune de l’UFR SLHS vote le blocage pour mardi 17 et jeudi 19 février. Jeudi 19 février, AG de 400 personnes de l’UFR SLHS vote le « blocage partiel et aléatoire ». Lundi 9 mars, AG vote la poursuite de la grève et le blocage les 10, 11, 17, 19, et 24 mars.
http://sites.google.com/site/ufcenlutte/Home

IEP Bordeaux : AG de 400 étudiants début février.

Bordeaux III [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 27 janvier, AG de 1200 étudiants. Le 2 février, AG de 1 500 étudiants vote la grève. Jeudi 5 février, AG commune de 1 000 personnes. Mardi 3 mars, l’AG des personnels vote le blocage !

Bordeaux IV : Mercredi 4 février, AG commune de 1 200 personnes. Occupation d’un amphi.

Brest [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 11 février, AG commune de plus de 500 personnes vote la grève. Occupation de nuit de l’université jeudi 12 février. Mardi 24 février, AG commune de 300 personnes. Mardi 3 mars, AG de 450 étudiants a voté le blocage. Mardi 10 mars, une centaine d’étudiants occupent les locaux du Télégramme de Brest

Bretagne Sud [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 mars, AG de 450 étudiants vote le blocage.

Caen : Mercredi 29 janvier, AG de 300 étudiants et personnels. Lundi 2 février, AG des étudiants de géographie vote la grève et l’abrogation de la LRU. Mercredi 4 février, AG commune de plus de 400 personnes. Lundi 9 février, AG commune malgré les vacances. Mardi 17 février, AG de 500 étudiants. Mardi 24 février, AG de 700 étudiants. Mardi 3 mars, manif de 500 étudiants. Lundi 9 mars, vidage des salles de cours
http://unicaen.free.fr/

Chambery : Plusieurs AG d’environ 200 étudiants. Vote de l’abrogation de la LRU.

Corte : Lundi 16 février, l’AG a voté la poursuite des piquets de grève. Vendredi 20 février, l’AG a voté la suspension du mouvement jusqu’au 9 mars prochain (jour de la rentrée)

Dijon : Mardi 3 février, AG étudiante vote la grève, puis AG commune avec les personnels (environ 1 000 personnes). Jeudi 5 février, AG commune d’environ 600 personnes. Mercredi 11 février, AG commune vote la poursuite de la grève. Jeudi 12 février, AG commune vote la poursuite de la grève et l’abrogation de la LRU. Jeudi 26 février, AG commune vote la reconduction de la grève jusqu’au 10 mars.
http://mobilisation-dijon.over-blog.com/

Grenoble II [GREVE AVE PIQUETS] : Lundi 23 février, AG commune de l’UFR de sciences humaines (300 personnes) vote la grève. Lundi 9 mars, AG commune vote la grève et le blocage. Mardi 10 mars, vidage des salle de cours.

Grenoble III : Lundi 19 janvier, occupation partielle de l’université. Mardi 20 janvier, AG de 400 étudiants. Mercredi 28 janvier, AG de 400 étudiants vote la grève à partir du 2 février et l’abrogation de la LRU. Mardi 3 février, AG de 1 000 étudiants. Appel à une coordination nationale étudiante. Jeudi 5 février, AG commune de plus de 1 200 personnes. Lundi 2 mars, vote du vidage des salles lundi 9 mars.

IUT Cherbourg : Mercredi 11 février, AG étudiante vote la grève. Jeudi 12 février, manifestation de 150 étudiants.

IUT Lens [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 9 mars, l’AG étudiante vote le blocage (248 contre 74)

IEP Lille : Mardi 3 février, AG de 150 étudiants a voté la grève. Prochaine AG mercredi 11 février.

Le Mans [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 4 février, AG de 600 étudiants vote la grève les 5 et 10 février. Mardi 10 février, AG de 600 personnes. Lundi 23 février, une AG de plus de 200 étudiants vote le blocage (par 101 voix contre 99). Mardi 3 mars, AG de 500 étudiants vote blocage filtrant.
Lille I [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 16 février, manifestation de 2 000 étudiants, enseignants du primaire, secondaire et supérieur. Mardi 17 février, AG commune de 500 personnes vote la poursuite de la grève. L’université sera bloquée mercredi 11 mars

Lille II [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 10 mars, l’AG de la fac de droit vote le blocage.

Limoges [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 10 février, AG commune de 500 personnes en fac de sciences humaines vote la grève avec blocage. Lundi 16 février, l’AG a reconduit le blocage. Mercredi 18 février, l’AG a reconduit le blocage. Mardi 3 mars, AG de fac de lettres vote la poursuite du blocage total (159 pour blocage total, 114 pour blocage partiel). Blocage partiel en sciences.
http://facsdelimogesengreve.over-blog.com/

Lyon I : Jeudi 12 février, AG de 500 étudiants vote l’abrogation de la LRU, la grève et élit 4 délégués pour la coordination nationale de Rennes. Mardi 24 février, AG de 400 personnes.

Lyon II [GREVE AVEC BLOCAGE] : Lundi 2 février, AG de 900 étudiants sur le campus de Bron a voté la grève, l’occupation jour et nuit de la fac, et l’abrogation de la LRU. Mercredi 4 février, AG de 800 étudiants à Bron et de 800 sur un autre site de Lyon II. Lundi 9 février, AG de 800 étudiants à Bron. Jeudi 12 février, manifestation de plus de 1 000 étudiants. Mardi 23 février, l’IEP est bloqué. Mardi 3 mars, AG des Quais vote le blocage. IEP Lyon bloqué. Jeudi 5 mars, AG du campus de Bron rejette le blocage ; AG des quais rejette le blocage. Mardi 10 mars, AG des Quais vote le blocage (644 contre 636)

Metz : Jeudi 5 février, AG de 600 personnes

Montpellier II [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 23 février, AG de 400 étudiants. Mercredi 25 février, blocage de l’université.

Montpellier III [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 février, AG commune de plus de 1 000 personnes vote la grève. Jeudi 5 février, AG étudiante. Mardi 10 février, AG étudiante reconduit la grève (et occupation d’un amphi). En vacances du 16 au 23 février. Mardi 24 février, AG de 600 étudiants vote l’abrogation de la LRU et la grève réelle et reconductible. Mardi 3 mars, l’AG a voté le blocage total (271 contre 97). Jeudi 5 mars, l’AG a voté la reconduction du blocage et l’occupation jour et nuit. Mardi 10 mars, l’AG reconduit le blocage et l’occupation (504 contre 458)
http://mtp3.blogspot.com/

Nancy I : Lundi 9 février, AG de 100 étudiants

Nancy II : Lundi 9 février, AG commune de 250 personnes vote la grève. Revendication d’abrogation de la LRU. Lundi 23 février, AG de 250 étudiants. AG du 24 février décide de l’occupation d’un amphi. Mardi 3 mars, AG commune vote la poursuite de la grève. Jeudi 5 mars, AG de 550 personnes.
http://nancymobilisation.over-blog.fr/

Nantes [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 28 janvier, AG de 600 personnes le matin, AG de 1 200 personnes l’après midi. Lundi 2 février, AG de 1 200 personnes a mis en place des barrages filtrants. Mercredi 4 février, AG de 1 500 étudiants et personnels vote l’abrogation de la LRU. Vote de la suspension des cours (blocus) et de la transformation de l’université en « université populaire ». Mardi 10 février, AG de l’UFR de lettres vote le blocage. Mercredi 11 février, AG de plus de 2 000 étudiants vote la poursuite du blocus jusqu’au lundi 23 février et a élu 4 délégués pour la coordination nationale de Rennes. Jeudi 12 février, manifestation de plus de 1 000 étudiants (700 selon la police). Lundi 23 février, AG de plus de 2 000 étudiants vote la poursuite du blocus. Mardi 24 février, manif de plus de 500 étudiants. Lundi 2 mars, une AG de plus de 3 000 personnes vote la reconduction du blocus (à une faible majorité). Mardi 3 mars, manif de 1 000 étudiants. Jeudi 5 mars, fermeture administrative, mais les étudiants réussissent à rentrer dans la fac. Mardi 10 mars, AG reconduit le blocage (1276 pour un blocage total, 868 pour un blocage partiel, 441 contre le blocage)
http://univpopulairenantes.cyberspider.info/

Nice : Fac de lettre et fac de droit en grève depuis le 2 février. Fac de sciences en grève depuis le 9 février.
Orléans : Mardi 27 janvier, AG de 300 personnes (principalement étudiants)

Pau : Avant les vacances de Noël, AG de 1 000 étudiants et blocage d’une journée. Mercredi 4 février, AG de 1 000 étudiants et personnels. Jeudi 5 février, environ 300 étudiants se rassemblent devant le congrès universitaire. Lundi 9 février, AG commune de 300-400 personnes. Mardi 10 février, AG commune de 500 personnes. Mercredi 11 février, AG de plus de 600 étudiants vote le blocage de l’université (345 contre 242). Mardi 17 février, AG de 1 300 étudiants vote la poursuite des piquets de grève (744 contre 446). Jeudi 19 février, reconduction du blocage par 367 voix contre 240. Mardi 3 mars, AG de 1 300 étudiants vote la poursuite du blocage (672 contre 537). Jeudi 5 mars, AG vote la poursuite du blocage (420 contre 383). Mardi 10 mars, l’AG vote la levée du blocage (de justesse)
http://pauenlutte.blogspot.com/

Perpignan [GREVE AVEC PIQUETS] : Jeudi 5 février, AG commune de 1 000 personnes. Lundi 23 février, AG commune a reconduit la grève (très peu de cours). Mardi 3 mars, une AG commune vote l’intensification de la grève des cours et le vidage des salles de cours.

Poitiers [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 février, AG de 1 000 étudiants et personnels. Occupation d’un amphi. Jeudi 5 février, AG de 1 500 personnes vote l’occupation et l’arrêt des cours. Jeudi 12 février, AG de plus de 1 700 étudiants a voté la poursuite de l’occupation sans cours de l’université jusqu’à mardi 17 février (par 999 voix contre 590 et 123 blancs). Mardi 17 février, AG de plus de 1 400 étudiants a voté la poursuite de l’occupation totale (911 pour l’occupation totale, 181 pour l’occupation partielle, 170 contre la poursuite de la mobilisation) ; manifestation de plus de 1 000 personnes. Jeudi 19 février, le blocage total est reconduit (377 pour le blocage total, 167 pour le blocage partiel, 74 contre le blocage). En vacance du 23 au 28 février. Mardi 3 mars, AG de 1 500 étudiants vote la poursuite du blocage (735 pour l’occupation totale, 259 pour l’occupation partielle, 351 contre la mobilisation) ; manif de 500 personnes. Mardi 10 mars, AG de 1 500 étudiants vote la poursuite du blocage total (593 pour blocage total, 357 pour blocage partiel, 533 contre le blocage)
http://lemouvementetudiant.blogspot.com/

Reims : Mardi 3 février, AG étudiante vote une grève de soutien aux enseignants chercheurs. Lundi 9 février, AG commune de 600 personnes (dont 500 à 550 étudiants) reconduit la grève. Lundi 23 février, AG de 200 étudiants a voté un blocage filtrant pour jeudi 26 février.

Rennes I : Lundi 23 février, AG SVE commune de 100 personnes vote la grève. Mardi 23 février, AG de 150 étudiants
http://rennes1.blogspot.com/

Rennes II [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 28 janvier, AG de 600 étudiants vote le principe de grève. Lundi 2 février, AG de 1 500 étudiants vote la grève (sans blocage), ainsi que l’abrogation de la LRU. Mercredi 4 février, AG de 2 500-3 000 étudiants. Propose une coordination nationale étudiante les 14 et 15 février. Lundi 9 février, AG étudiante de 1 200 étudiants vote le blocage avec occupation nocturne de la fac. Mercredi 11 février, plus de 1 500 étudiants ont voté la poursuite de la grève et du blocage jusqu’au lundi 23 février (après les vacances). Jeudi 12 février, manifestation de 1 000 étudiants (600 selon la police). Lundi 23 février, AG de 1 500 étudiants vote à une large majorité la poursuite du blocage. Mardi 24 février, manif de de près de 1 000 étudiants avec occupation de l’inspection d’académie. Lundi 2 mars, AG de 3 000 étudiants vote la reconduction du blocage. Lundi 9 mars, l’AG de 2 500 étudiants reconduit le blocage (malgré les manœuvres du président pour faire lever la grève)
http://www.universiterennes2engreve.com/

IEP Rennes [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 février, AG de 300 étudiants vote l’abrogation de la LRU. Jeudi 5 février, AG de 150 étudiants vote la grève illimitée. Mercredi 4 mars, AG vote le blocage. Mardi 10 mars, AG de 370 vote le blocage.

Rouen [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 février, AG de 1 000 étudiants vote la grève. Jeudi 5 février, AG de 600 étudiants. Lundi 9 février, AG d’UFR reconduisent la grève. Lundi 16 février, AG en lettres et en sciences reconduisent la grève. Jeudi 19 février, AG de 150 personnes. Lundi 9 mars, l’AG des enseignants de lettres et sciences humaines vote les piquets. L’AG étudiante vote le blocage.
http://greve-rouen.forumactif.net/

Saint Etienne [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 3 février, AG étudiante vote la grève. Lundi 9 février, AG étudiante vote « l’occupation active » Jeudi 12 février, AG étudiante vote la poursuite de « l’occupation active » jusqu’au 23 février. Lundi 23 février, l’AG étudiante vote le blocage. Lundi 2 mars, l’AG vote la poursuite du blocage. Occupation malgré la fermeture administrative. Lundi 9 mars, l’AG vote la poursuite du blocage (470 contre 423) alors que la présidence avait annoncé la levée du blocage.
http://ujmenlutte-st-etienne.over-blog.com/

Strasbourg [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 9 février, AG d’environ 1 000 personnes vote l’abrogation de la LRU et la participation à la coordination nationale étudiante de Rennes. Mercredi 11 février, AG unitaire, 1000 personnes. AG Mardi 17 février au campus Croix Rouge, 250 personnes, reconduction de la grève. AG Mardi 17 février au campus de Sciences, 150 personnes, reconduction de la grève. Mercredi 18 février, AG de 700 personnes vote le blocage et l’occupation jour et nuit du patio de l’université. Blocage effectif des cours sur une partie de l’université. Mardi 24 février, AG de 1 000 personnes reconduit le blocage du patio.

Toulon [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 4 février, AG commune de 400 personnes. Lundi 9 février, AG de plus de 600 personnes. Revendication d’abrogation de la LRU. Mardi 17 février, AG commune. Lundi 2 mars, blocage de la fac.

IEP Toulouse [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 10 mars, blocage

Toulouse 1 Arsenal : Jeudi 29 janvier, AG de 160 étudiants. Mercredi 4 février, AG de 300 étudiants vote la grève. Jeudi 5 mars, AG de 120 étudiants.

Toulouse 2 Le Mirail [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 27 janvier, AG de 1 000 étudiants vote l’abrogation de la LRU. Lundi 2 février, réunion d’information étudiants / personnels (1 200 personnes). Mardi 3 février, AG de 1 500 étudiants vote le principe de grève. Mardi 24 février, AG de 800 à 900 étudiants. Jeudi 5 mars, l’AG de 700 étudiants a voté la grève avec blocage (environ 50 voix contre). Lundi 9 mars, AG de 1 500 étudiants vote la poursuite du blocage (à 70%)

Toulouse 3 Paul Sabatier [GREVE AVEC PIQUETS] : Jeudi 22 janvier, AG de 40 étudiants. Jeudi 29 janvier, AG de 80 étudiants. Mardi 3 février, AG de 400-500 étudiants. Mercredi 4 février, AG commune de 700 à 800 personnes. Lundi 9 février, AG commune. Mardi 10 février, AG de 350 étudiants. Revendication d’abrogation de la LRU. Mardi 24 février, AG commune de 700 personnes. Jeudi 5 mars, l’AG a voté le principe de blocage, effectif à partir de la semaine prochaine. Mardi 10 mars, blocage
http://upsenlutte.org/

Tours [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 2 février, AG de 1 000 étudiants vote la grève et l’occupation de la fac. Jeudi 19 février, AG commune vote l’abrogation de la LRU. Lundi 2 mars, AG étudiante vote le blocage. Mardi 3 mars, blocage effectif. Jeudi 5 mars, blocage revoté. La présidence joue la provocation et annonce le déblocage mardi 10 mars
http://www.vivonsnosreves.lautre.net/forum/index.php

Mobilisation en région parisienne :
Paris 1 Tolbiac : Mardi 10 février, AG commune de 900 personnes vote l’abrogation de la LRU. Jeudi 26 février, AG décide la mise en place de piquets de grève les journées de mobilisation ; occupation de Tolbiac suite à la manif parisienne. Mardi 3 mars, l’AG de 300 personnes vote les piquets de grève les mardi et jeudi. Jeudi 5 mars, l’AG vote les piquets de grève mardi 10 mars.

Paris 3 Censier [GREVE AVEC PIQUETS] : Vendredi 6 février, AG étudiante. Mardi 10 février, AG étudiante. Lundi 16 février, AG commune reconduit la grève. Jeudi 5 mars, l’AG commune vote la « cessation de tous les cours » et la mise en place de piquets de grève. Lundi 9 mars, l’AG vote la poursuite du blocage

Paris 3 IHEAL [GREVE AVEC PIQUETS] : Mercredi 18 février, l’AG étudiante vote l’abrogation de la LRU et l’occupation des locaux à partir du vendredi 20 février (avec mise en place d’un programme alternatif)
http://movimientoiheal.over-blog.com/

Paris 4 Sorbonne [GREVE AVEC PIQUETS] : Lundi 2 février, AG de 130 étudiants et personnels vote la grève. Lundi 9 février, AG commune sur 3 amphis (environ 1 000 personnes). Jeudi 19 février, occupation de la Sorbonne : évacuation par la police vers 22h. Mercredi 4 mars, occupation de la Sorbonne et du Panthéon (violente répression policière et arrestations). Jeudi 5 mars, AG des profs de Paris IV a voté les piquets de grève. Vendredi 6 mars, les flics encerclent la Sorbonne et les vigiles attaquent les grévistes à l’intérieur, sans réussir à stopper la grève. Lundi 9 mars, AG vote la poursuite des piquets (flics encerclent la Sorbonne)

Paris 4 Clignancourt : Lundi 9 février, vote de la grève et de l’abrogation de la LRU

Paris 5 [GREVE AVEC PIQUETS] : Mardi 27 janvier, AG de 650 étudiants et personnels vote la grève illimitée à partir du 2 février. Lundi 9 février, AG commune de 600 personnes. Institut de psychologie bloqué depuis mardi 3 mars.

Paris 6 : Lundi 2 février, AG commune de 400 étudiants et personnels vote la grève (sans blocage). Jeudi 5 février, AG de 350 étudiants avant départ en manif. Mardi 10 février, AG de 350 étudiants vote le principe de grève.

Paris 7 : Lundi 2 février, AG de 250 personnes vote la grève. Mardi 10 février, AG de 200 étudiants. Jeudi 12 février, AG de 200 étudiants élit 4 délégués à la coordination nationale de Rennes (2 FSE, 2 non syndiqués). Mardi 17 février, AG de 150 étudiants.

Paris 8 Saint Denis : Lundi 9 février, AG commune de 800 personnes vote l’abrogation de la LRU. Lundi 16 février, AG commune de 500 personnes. Lundi 23 février, AG commune de 500 personnes. Mardi 3 mars, AG commune de 500 personnes vote la grève.

Paris 10 Nanterre : Lundi 9 février, AG commune de 1 000 personnes (dont 900 étudiants) vote la grève. Mardi 10 février, AG étudiante de 500 vote l’abrogation de la LRU. Jeudi 12 février, AG commune de 800 personnnes.

Paris 11 Orsay : Lundi 2 février, AG de 400 étudiants et personnels. Grève d’une semaine reconductible. Mercredi 4 février, AG commune de 700 personnes. Lundi 9 février, AG commune de plus de 700 personnes vote l’abrogation de la LRU et reconduit la grève pour une semaine. Lundi 16 février, AG commune de 500 personnes vote la poursuite de la grève. Lundi 2 mars, une AG commune de 500 vote la poursuite de la grève. Lundi 9 mars, l’AG reconduit la grève (sans piquets).
http://www.orsayenlutte.info/

Paris 12 : Mardi 27 janvier, une AG de 200 étudiants et personnels a voté la grève à partir du 2 février. Mardi 24 février, AG commune de 300 personnes.

Paris 13 : L’AG de l’IUT de Villetaneuse appelle à la grève et la suspension du second semestre.

IUFM Paris : Blocage mercredi 4 février. Depuis, reconduction de la grève. Mardi 10 février, AG de 270 personnes aux Batignolles vote la reconduction du blocage
http://iufmparis.canalblog.com/

Evry : Mercredi 4 février, AG de 220 étudiants et personnels vote l’abrogation de la LRU et la grève. Lundi 9 février, AG commune de 300 personnes

Marne la Vallée : Lundi 9 février, AG commune d’environ 400 personnes dont 350 étudiants. Jeudi 1é février, AG étudiante de 150 personnes.

Versailles Saint Quentin : Lundi 9 février, AG commune de 200 personnes dans l’UFR de sciences et AG commune de 200 personnes dans l’UFR SSH. Mardi 17 février, AG de 600 personnes sur les 4 sites (IUT Mantes, IUT Vélizy, UFR SSH, UFR Sciences).

Appel de la coordination nationale étudiante d’Angers

Appel de la coordination nationale étudiante d’Angers
dimanche 1er mars 2009 (20h53)

Nous étudiants de 57 universités, réunis en coordination nationale à Angers les 28 février et 1er mars appelons à poursuivre et amplifier la mobilisation en cours contre la casse de l’université publique et de nos diplômes.

Le 1er ministre François Fillon a fait de premières annonces en réponse à la mobilisation : réécriture du décret sur le statut des enseignant-chercheurs, pas de suppressions de postes dans l’enseignement supérieur en 2010 et 2011 et la mise en place d’une commission de suivi de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants. Ces annonces sont insuffisantes et ne répondent pas aux principales revendications de la mobilisation qui touche la majorité des universités depuis un mois maintenant.

Les annonces de Fillon prouvent que le gouvernement craint cette mobilisation qui rassemble l’ensemble de la communauté universitaire : enseignants, étudiants et personnels. C’est pourquoi nous appelons les étudiants à poursuivre et à amplifier la grève pour obtenir satisfaction sur nos revendications

Nous exigeons l’abrogation immédiate de la LRU sans conditions, ni négociations. Nous soutenons l’ensemble des revendications de la Coordination Nationale Universitaire (CNU) qui appel à la convergence des luttes de la maternelle à l’enseignement supérieur et pour la première fois à l’abrogation de la LRU. Nous refusons les attaques qui frappent l’enseignement supérieur depuis plusieurs années maintenant et qui visent à soumettre l’université aux besoins des entreprises, à des logiques de compétitivité et de rentabilité. Le Plan campus, le plan licence (qui s’inscrivent dans la logique de la stratégie de Lisbonne et du processus de Bologne) mettent en concurrence les universités entre elles, soumettent le contenu des diplômes aux besoins immédiats du marché, individualisent les diplômes et cassent les garanties collectives des futurs salariés. L’application de la LRU renforce de manière importante cette logique, c’est elle qui permet aujourd’hui la mise en place des nouveaux décrets. C’est pourquoi nous demandons l’abrogation de la LRU et de ses conséquences : le retrait du décret sur l’allocation des moyens, le retrait du contrat doctoral unique. Nous exigeons un système d’aide sociale étudiant sur critères sociaux permettant de lutter contre la sélection sociale à l’université accrue par la LRU.

Nous exigeons le retrait pur et simple du décret sur le statut des enseignant-chercheurs. La mesure de modulation de service, qui est le cœur de cette réforme, va dégrader considérablement les conditions de travail des enseignant-chercheurs en réduisant leurs possibilités de faire de la recherche. Cette mesure va faire de l’enseignement une sanction. En déconnectant l’enseignement de la recherche, la qualité des enseignements et donc de nos diplômes va en pâtir.

Nous exigeons le retrait de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants (réforme dite des IUFM). Cette réforme ne fait que dégrader la formation des enseignants, en ouvrant les concours à bac + 5, elle ne fait qu’augmenter la sélection et en supprimant l’année de stages rémunérés après le concours, elle aggrave la sélection.

Nous appelons donc l’ensemble des enseignants et des étudiants à se mettre en grève et à faire cesser l’ensemble des cours par tous les moyens nécessaires (piquets de grève, blocages, barrages filtrants,…). L’arrêt des cours est le seul moyen pour permettre à tous les étudiants de pouvoir se mobiliser et de pouvoir dégager du temps libre pour construire la mobilisation. Sur les facs, nous devons briser la routine et mettre en place des piquets de grève, chercher à convaincre la majorité des étudiants de s’impliquer activement dans la grève.

La destruction du service public de l’enseignement supérieur, les suppressions de postes, s’inscrit dans une casse générale de tous les services publics (hôpitaux, poste…). L’individualisation de nos diplômes aujourd’hui c’est accroître la mise en concurrence des salariés sur le marché du travail demain (casse de nos statuts, de nos salaires). L’ensemble de nos protections collectives gagné hier est consciemment détruit aujourd’hui par la classe dirigeante.

C’est pour cela que la grève doit être généralisée à l’ensemble des secteurs aujourd’hui victimes de ces attaques. De même que l’ensemble de nos revendications sont légitimes, l’ensemble des revendications des habitants d’Outre-mer doivent être satisfaites. La combativité des travailleurs d’Outre-Mer, dans l’unité contre la classe dirigeante reste un exemple pour le mouvement social en France.

Nous exigeons la régularisation massive et sans conditions de tous les étudiants sans-papiers. Une carte étudiante=une carte de séjour.

Contre la casse du service public d’éducation, de la maternelle à l’université nous soutenons l’appel à la réunion des Etats Généraux de l’enseignement supérieur, pour que les étudiants prennent toute leur place dans la construction d’un projet alternatif progressiste pour l’enseignement supérieur.

Nous appelons l’ensemble de l’éducation, enseignants du primaire et du secondaire, lycéens, à se joindre à nous pour la défense de l’éducation publique, à rejoindre la grève et les manifestations appelées par la coordination des universités. Nous appelons à une journée d’action en direction du reste de l’éducation le mardi 3 Mars : nous invitons l’ensemble des universités à aller distribuer des tracts devant les lycées, les collèges ou les écoles pour les inviter à rejoindre la mobilisation. Nous appelons à une journée de manifestation le jeudi 5 mars.

Nous restons mobilisés pour obtenir :
Abrogation de la LRU
Retrait du plan licence
Retrait de la réforme du statut des enseignants-chercheurs
Retrait de la réforme du recrutement et formation des enseignants
Retrait de la réforme de l’allocation des moyens, pour des financements 100% publics
Pour l’embauche massive de personnel dans l’enseignement supérieur
Pour la mise en place d’un véritable système d’aides sociales étudiant basé sur des critères sociaux
Cadrage national des diplômes
Titularisation de tous les personnels BIATOSS, ainsi que de tous les personnels du CROUS.

La coordination nationale étudiante appelle à poursuivre le mouvement

ANGERS (AFP) — La coordination nationale étudiante, qui a réuni près de 150 délégués représentant 57 universités samedi et dimanche à Angers, a appelé à poursuivre la mobilisation pour exiger l’abrogation de la loi sur l’autonomie des universités (LRU), selon un porte-parole.
La coordination a appelé à manifester les 5 et 10 mars. Une journée d’information à destination des lycéens, avec notamment des distributions de tracts, a été votée pour le mardi 3 mars afin de tenter de « mobiliser l’ensemble du secteur de l’éducation ».
Les récentes annonces du gouvernement « ne prennent absolument pas en compte les revendications de la coordination nationale étudiante et de la coordination nationale des universités qui réclament l’abrogation de la loi LRU », a déclaré à l’AFP un porte-parole des étudiants réunis à Angers, Nicolas Bescond.
La réécriture du décret sur le statut des enseignants-chercheurs annoncée cette semaine par Valérie Pécresse et l’engagement du Premier ministre François Fillon à ne supprimer aucun emploi dans les universités en 2010 et 2011 « sont des leurres », a-t-il ajouté, évoquant « une stratégie qui vise à brouiller les pistes de la part d’un gouvernement qui a peur du mouvement dans les universités ». Selon lui, « malgré ces annonces de retrait, les attaques contre le statut des chercheurs et contre l’emploi reviendront d’une autre façon car l’origine du problème c’est la loi LRU ».
La ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse a tenté vendredi d’accélérer la résolution du conflit dans les universités, en fixant une nouvelle réunion à mardi avec les syndicats de l’enseignement supérieur pour retravailler sur le décret touchant au statut des enseignants-chercheurs.

Communiqué du collectif PAPERA

Communiqué du collectif PAPERA 
Jeudi 26 février 2009

Des précaires de l’ESR au ministère !

Rencontre du collectif PAPERA (Pour l’Abolition de la Précarité dans l’Enseignement supérieur, la Recherche et Ailleurs) avec P.L. Fagniez (MESR) | 24/02/09 | Sur la toile

Une délégation de trois membres du collectif PAPERA a été reçue le mardi 24 février au Ministère de l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR) par Pierre-Louis Fagniez , conseiller auprès de la ministre. L’entretien, qui a duré deux heures, avait pour objectif de forcer le ministère à prendre position sur la précarité dans l’ESR.

La délégation a transmis au ministère une copie de la pétition du Collectif de Lyon de Jeunes Chercheurs demandant le retrait du projet de contrat doctoral unique ainsi que la liste des signataires de la pétition au 24/02.

Préalablement à l’entretien et à la demande expresse de P.-L. Fagniez, nous avions transmis au ministère la synthèse des questions récoltées par consultation des personnels de l’ESR. En début d’entretien, nous avons demandé à recevoir des réponses écrites à ces questions. Selon M. Fagniez, seul un texte global a été préparé par ses services, texte basé essentiellement sur un argumentaire chiffré (dit « argumentaire ministériel » [sic]) et que nous n’avons pas eu en main. Nous avons ensuite essayé d’avoir une discussion question par question, point par point. Dès la première question, l’argumentaire préparé par le ministère a montré son insuffisance et nous a rapidement fait dériver vers une discussion globale et déstructurée.

Un compte-rendu très détaillé des points abordés sera rédigé dans les prochains jours. Les échanges soutenus ont porté sur divers aspects de la précarité : recrutement, salaire, autonomie, indépendance, financement de la recherche, affectation, CNU , mandarinat, Crédit d’Impôt Recherche, projet de contrat doctoral et grandes écoles.

En fin de rencontre, P.-L. Fagniez ayant jugé que la réponse préparée par le ministère n’est pas adaptée, le ministère s’engage à revoir sa copie et à transmettre les réponses écrites aux questions posées sous 15 jours. Nous espérons que ses réponses seront d’une autre teneur que celles obtenues pendant l’entretien.

En complément, une information obtenue lors de cette entrevue : le ministère prépare une réforme profonde du CNU. Certes une proposition intéressante suite à notre discussion sur les concours universitaires. Ne serait-ce pas cependant simplement une belle manœuvre pour désamorcer le mouvement actuel de contestation en réponse aux critiques de manque de transparence et du pouvoir totalitaire accordé au Présidents d’universités ?

Suite à ces « réponses » que nous jugeons insatisfaisantes, nous poursuivrons nos campagnes d’actions, d’informations et de mobilisations.

Le collectif PAPERA


Editeur : Collectif PAPERA
http://www.collectif-papera.org

APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE ETUDIANTE (15 février)

APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE ETUDIANTE REUNIE A RENNES II LES 14 ET 15 FEVRIER

NON A LA CASSE DE L’UNIVERSITE PUBLIQUE ET DE NOS DIPLOMES !

Nous, étudiants de 63 universités réunis en coordination nationale à Rennes les 14 et 15 février, appelons à amplifier la mobilisation sur les universités par la grève réelle et reconductible des étudiants.

Les enseignants chercheurs exigent le retrait du projet de décret qui vise à transformer profondément leur statut. Cette réforme fait de l’enseignement une sanction. Cela va réduire considérablement la qualité des enseignements, donc celle de nos diplômes et donc celle de nos conditions de travail. L’enseignement supérieur est frappé par une série d’attaques majeures. Depuis plusieurs années et en particulier depuis l’adoption en catimini de la Loi LRU en 2007, contre laquelle s’était mis en place une forte mobilisation étudiante, une série de mesures visent à transformer profondément l’enseignement supérieur. Les objectifs de la classe dirigeante sont simples : soumettre les universités à des logiques de compétitivité, de rentabilité, les mettant en concurrence les unes avec les autres, les obligeant à recourir aux financements privés.

Nous, étudiants mobilisés, refusons la privatisation des universités et la soumission aux intérêts privés, nous refusons le développement d’un enseignement supérieur à deux vitesses. Nous refusons de nous voir délivrer des diplômes qui ne protègent pas dans le monde du travail et qui conduisent à la précarité. Nous ne serons pas de la chair à patrons.

La LRU est le cheval de bataille commun aux étudiants enseignants et personnels. C’est derrière le mot d’ordre de l’abrogation de la LRU que le mouvement pourra s’unifier. Face aux attaques actuelles contre l’enseignement supérieur, nous devons bloquer les suppressions de postes et exiger le retrait des réformes suivantes :

* la LRU
* celle dite du recrutement et de la formation des enseignants
* celle dite de l’allocation des moyens
* celle du statut des enseignants chercheurs
* celle du contrat doctoral unique

Le mouvement contre le CPE et la Loi sur l’égalité des Chances a démontré que seule la lutte paie. La mobilisation en cours démontre la volonté de ne pas laisser passer la casse du service public d’enseignement supérieur. Les étudiants doivent s’engager dans la lutte pour défendre les facs, les diplômes et les conditions d’études. Pour gagner sur l’ensemble des revendications, nous avons besoin de généraliser la mobilisation étudiante, de la doter de revendications propres sur lesquelles il est possible de gagner. La semaine qui vient doit permettre de faire passer la mobilisation étudiante d’une mobilisation de solidarité passive à une grève majoritaire, réelle et active des étudiants, seule à même de stopper la logique de libéralisation et de casse du service public d’enseignement supérieur. Aujourd’hui, nous devons amplifier la mobilisation étudiante par la grève, les manifestations, la convergence des luttes.

La mobilisation étudiante doit se poursuivre dans la perspective de généraliser la grève à d’autres secteurs. Après la réussite de la journée de grève et de manifestation du 29 janvier, nous appelons au soutien de toutes les luttes en cours. Nous appelons d’ors et déjà à la nouvelle journée de grève et de manifestation interprofessionnelle à l’appel des syndicats de salariés le 19
mars prochain.

Sans attendre, nous devons poursuivre la grève étudiante, c’est-à-dire la cessation totale et reconductible des cours. Nous appelons à une journée nationale d’action étudiante le Mardi 17 février, nous appelons à une journée nationale de grève et de manifestation étudiante le Jeudi 19 février.

* Retrait de la réforme des concours d’enseignement dit de masterisation
* Retrait du décret de l’allocation des moyens
* Non aux suppressions de postes dans la fonction publique. Recrutement massif dans l’éducation
* Retour du cadrage national des diplômes et reconnaissance des diplômes nationaux dans les conventions collectives
* Pour la mise en place d’un véritable système d’aide sociale étudiant basé sur des critères sociaux