Motion AG des enseignants de Nancy 2 du 16 JUIN 2009

Cette motion accompagne la levée de la rétention des notes à Nancy 2 (encore 122 signataires vendredi dernier avec un ultimatum fixé au 15 juin).

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*Non à la destruction programmée de l’Université, *

*Oui à une Université démocratique, laïque, gratuite, ouverte à tous, soucieuse de réduire les inégalités sociales, indépendante des pouvoirs politique et économique*

Réunis en Assemblée générale le 16 juin 2009, les enseignants et enseignants-chercheurs de l’Université Nancy 2 réaffirment une nouvelle fois leur rejet des réformes conduites tambour battant dans l’enseignement supérieur depuis l’adoption de la loi LRU.
Sans concertation véritable avec les instances représentatives, sans considération aucune des innombrables manifestations et expressions collectives du rejet massif des « réformes » en cours, au mépris des principes pourtant affichés de « négociation » et de « participation », usant de manœuvres antidémocratiques pour faire diversion et désinformer le grand public sinon lui faire peur, le gouvernement a montré qu’il entendait bien faire passer en force ses orientations et ses choix libéraux, à la fois sur le statut des enseignants-chercheurs, sur le contrat doctoral unique, sur la mastérisation, sur le financement des universités, sur le démantèlement des organismes de recherche et, en définitive, sur la destruction programmée de l’Université.
Ayant engagé et soutenu de nombreuses actions depuis novembre dernier (non remontée des maquettes de masters, journées de grève, manifestations de rue, conférences en lutte, ronde des obstinés, etc.), en coordination quand cela a été possible avec les étudiants mobilisés, l’AG des enseignants-chercheurs appelle à présent – au vu des choix politiques réitérés du gouvernement en matière d’éducation et d’enseignement supérieur, à la lumière de la conception de l’exercice politique du pouvoir telle qu’elle s’est révélée depuis plusieurs mois – à la consolidation de la mobilisation des personnels et à l’organisation d’une véritable résistance pour « sauver l’Université ».
L’AG appelle plus spécifiquement tous les personnels – BIATOS, chercheurs et enseignants – à lutter par tous les moyens appropriés contre les dispositifs et les mesures qui conduisent, tant au niveau des principes qu’au plan des situations professionnelles concrètes à la mise en œuvre d’une concurrence généralisée des personnels.

A ces fins, l’A.G. appelle les personnels qui en éprouvent désormais la nécessité à se constituer en un Collectif permanent « Sauvons l’Université – Nancy 2 » qui restera vigilant et mobilisé de façon solidaire avec l’ensemble des étudiants, enseignants-chercheurs et personnels des universités contre ces réformes et celles à venir inscrites dans le cadre de l’élargissement des responsabilités et compétences prévu au titre du déploiement de la LRU. Il reviendra tout autant à ce collectif d’analyser les principaux problèmes que nous rencontrons et de travailler en vue de constituer une force de propositions – à tous les échelons possibles et sous toutes les formes qui apparaîtront nécessaires.

L’AG appelle à renforcer l’action collective initiée sur le plan du rejet par anticipation de la modulation des services des enseignants-chercheurs dès l’an prochain, notamment par le moyen de l’appel à signer massivement la pétition déjà en circulation.

Rappel du site : http://nancy-luttes.net/petitions/?petition=4

Ce rejet par anticipation – il convient de le redire – constitue un refus catégorique à faire du service et du temps d’enseignement une variable d’ajustement qui justifie /de facto/ le non recrutement de nouveaux enseignants-chercheurs et le non remplacement de celles et ceux appelé(e)s à partir en retraite.

A brève échéance, l’A.G. invite l’ensemble des personnels et étudiants intéressés à participer à une après-midi de discussion et de bilan d’étape du mouvement, co-organisée avec le comité de mobilisation étudiant, suivie d’une soirée festive le jeudi 2 juillet sur le campus Lettres Sciences Humaines.

Dans l’immédiat, prenant acte de l’état actuel du rapport de forces au plan national, l’A.G. appelle à suspendre l’action de rétention des notes.
L’AG propose enfin d’organiser, en lien avec le comité de mobilisation étudiant, la prochaine rentrée universitaire pour accueillir et informer les nouveaux étudiants sur les réformes en cours et relancer la mobilisation sous des formes appropriées. Elle désigne à cet effet une délégation d’enseignants-chercheurs mandatés pour demander en son nom au président de l’université la programmation de journées banalisées en septembre prochain.

Motion votée à l’unanimité moins 2 voix

Environ cinquante collègues étaient présents ce matin 16 juin 2009.

Aix Marseille : rétention des notes

Communiqué de presse pour le campus de Saint Jérôme (Aix Marseille I et III, secteur sciences)
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Le gouvernement nous oblige à bloquer les notes!

Sur le campus de Saint Jérôme, les personnels en lutte ont décidé de ne pas perturber les examens de première session. Néanmoins, ils continuent de pratiquer la rétention des notes et refusent que soient passés en force les décrets sur la réforme des concours d’enseignement, dite ‘masterisation’.
Si le gouvernement maintient son attitude ouvertement méprisante vis à vis de toute forme de concertation, y compris celle qu’il a lui même mise en place, la deuxième session d’examen, prévue pour fin Juin, ne pourra avoir lieu faute de jurys. Les diplômes ne seront donc pas délivrés en Juin.

Voici le texte de revendication voté par les enseignants pratiquant la rétention des notes:
« Les personnels mobilisés du campus St.-Jérôme sont particulièrement choqués par le « passage en force » des décrets sur la réforme des concours d’enseignement du secondaire et du primaire sans attendre le résultat des concertations mises en place par le gouvernement.
En défense de notre système éducatif de la maternelle à l’université, nous annonçons que nous pratiquerons la rétention des notes et que nous empêcherons la tenue des jurys tant que le gouvernement ne retirera pas ce projet de décret et tant qu’il n’acceptera pas de rédiger un décret tenant compte de l’avis des personnels et étudiants de l’université. »

L’IUFM de Livry appelle à la rétention des notes au CERPE

Epreuves d’admission du concours de recrutement des professeurs d’école : APPEL A LA RETENTION DES NOTES
Pour les futures générations d’élèves et d’enseignants, pour l’avenir de l’école de la République, nous n’avons pas le droit de perdre notre combat pour le retrait de la réforme Darcos / Pécresse.
En effet, ni les masters 2 donnant droit à passer le concours, dont la plupart ne comporte ou ne comporteront aucune dimension professionnelle, ni la préparation du concours ne peuvent être considérés comme une formation initiale des enseignants ainsi que le prétend le gouvernement.
De même, le 1/3 d’année de formation « continue » que le gouvernement a dû concéder aux nouveaux enseignants affectés directement dans une classe, sans que la plupart d’entre eux n’aient jamais fait de stage devant élèves, ne saurait être considéré comme une formation professionnelle. Ce temps limité interdira aux formateurs de mettre en œuvre une formation professionnelle réflexive. Ils pourront juste tenter d’apporter des réponses d’urgence à des fonctionnaires-stagiaires placés dans des conditions d’entrée dans le métier très difficiles.
Par ailleurs, le recrutement de titulaires de master 2 « métiers de l’enseignement » ayant échoué au concours, non seulement développera la précarité chez les enseignants, mais annonce la disparition des concours, celle de l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’Etat et donc celle du caractère national de l’Education.

OPPOSONS-NOUS A LA CASSE DE LA FORMATION ET DE L’ECOLE DE LA NATION
Le gouvernement, après avoir concédé des stages pouvant atteindre 108 h en M1, 108 h en M2 (pour 50 000 étudiants sur 150 000), 1/3 de l’année en formation après le concours, l’ouverture du prochain concours aux titulaires d’une licence et le maintien des épreuves actuelles du concours, vient d’abandonner l’idée d’imposer un master 2 aux lauréats de 2010 pour être titularisés. Les enseignants recrutés en 2011 (reçus au concours 2010) ne seront pas mastérisés.

NOUS SOMMES EN TRAIN D’OBTENIR LE REPORT, NOUS OBTIENDRONS LE RETRAIT
Au mépris de la mobilisation sans précédent du monde universitaire, au mépris des pseudo-concertations qu’il a lui-même mises en place (commission Marois/Filâtre qui doit remettre ses conclusions le 15 juillet, groupes de travail, Etats généraux pilotés par la Conférence des directeurs d’I.U.F.M.), le gouvernement a décidé de passer en force en lançant dès le 27 juillet la procédure de promulgation des décrets.

LA MOBILISATION DOIT SE POURSUIVRE ET S’AMPLIFIER
le nouveau recul est intervenu alors qu’aux manifestations et grèves menées depuis quatre mois se sont ajoutés dans les académies d’Ile-de-France des formes d’action plus radicales majoritairement décidées : blocage d’un centre de correction du CERPE (Livry-Gargan), rétention des notes pendant une semaine dans l’académie de Paris et signature de motions de soutien à ces mouvements par des majorités de correcteurs issus de tous les degrés de l’enseignement.
Sans les opposer aux formes traditionnelles d’action qui doivent se poursuivre, ces initiatives, que les enseignants avaient jusqu’ici refusé d’adopter, ont montré au gouvernement la détermination des enseignants et à l’opinion publique la gravité des projets ministériels. Elles figurent désormais dans l’éventail d’actions proposé par la Coordination nationale des Universités tandis que le SNESup « appelle à poursuivre les actions dans les établissements par la suspension des responsabilités administratives et la grève administrative avec rétention des notes »

L’A.G des formateurs de Livry-Gargan réaffirme que ni les examens, ni les concours, ni les vacances, ni la promulgation à marche forcée des décrets ne mettront de terme à ce mouvement.

Ils appellent l’ensemble des personnels convoqués aux épreuves d’admission du CERPE à subordonner la transmission des notes à l’administration au retrait de la réforme par le gouvernement.

Si le gouvernement s’obstinait à vouloir imposer des projets que l’ensemble du monde universitaire rejette, il endosserait l’entière responsabilité des conséquences sur les candidats de cette initiative.

Le 26 mai 2009, L’Assemblée générale des formateurs de l’I.U.F.M. de Livry-Gargan

Université de bourgogne : « On continue ! »

ON CONTINUE !

Les enseignants-chercheurs, chercheurs et enseignants mobilisés de l’Université de Bourgogne, réunis le 20 mai 2009, ont reconnu la décision votée par l’Assemblée Générale du 12 mai, de lever le blocage des bâtiments Droit-Lettres, préfabriqués et AAFE. Ils acceptent que les examens du second semestre aient lieu selon le calendrier prévu. Mais ceci ne signe pas pour autant la fin du mouvement.

L’attitude arrogante et mensongère du gouvernement n’a pas changé, les contenus dévastateurs des projets et décrets ministériels n’ont été modifiés que très légèrement et de façon non satisfaisante. Au mépris d’un mouvement de contestation d’une ampleur et d’une durée inédites, Valérie Pécresse a fait adopter à la sauvette, pendant les vacances de Pâques, les décrets sur le statut des enseignants-chercheurs, sur le CNU et sur le contrat doctoral unique. La réforme dite « masterisation des concours » est plus que jamais d’actualité. Le maintien des concours pour un an, mais avec stages à la clef, remaniés, s’accompagne de la mise en place subreptice du système dans son ensemble, alors que les petits pas et les modifications à vue de Xavier Darcos rendent cette réforme encore plus opaque et désastreuse. La menace qui pèse lourdement sur l’université et qui découle de la loi LRU est plus que jamais présente. Nous ne pouvons par conséquent nous arrêter là !

Nous, enseignants-chercheurs, chercheurs et enseignants mobilisés de l’Université de Bourgogne gardons toute notre détermination. Nous restons et resterons présents sur le terrain du conflit, dans les semaines et dans les mois à venir. Nous invitons chacun à prendre ses responsabilités face à la désorganisation de l’université libre et républicaine à laquelle nous appartenons.

Nous appelons à la retenue des notes des examens et au boycott des jurys du baccalauréat.

Grève administrative à l’Université Paris Sud – Orsay (Paris 11)

Grève administrative à l’Université Paris Sud – Orsay
Même s’il a fait quelques reculs sous la pression massive et consensuelle de la communauté universitaire, le gouvernement continue à imposer, notamment via la LRU, sa conception marchande de l’université et de la recherche. Pourtant, depuis quatre mois, une large partie de notre communauté a montré son opposition aux réformes en cours (décret modifiant le statut des enseignantschercheurs, « mastérisation », casse des organismes de recherche publiques, …), via la grève des cours, des manifestations hebdomadaires, la nonremontée des maquettes de master d’enseignement, la ronde infinie des obstinés… Pour appuyer ces mobilisations et en convergence avec l’ensemble des universités en lutte, nous lançons sur Orsay un nouveau moyen d’action. Il consiste pour l’essentiel à rendre inutilisable par l’administration les fichiers informatiques Apogée dans lesquels sont enregistrées les notes des étudiants, tout en permettant l’organisation des examens et les délibérations du jury dans
des conditions régulières ne souffrant nulle contestation.
Les Départements de Chimie et de Mathématiques soutiennent cette modalité de grève : une grande majorité des votes exprimés (85 à 90%) y est favorable. Ils appellent les filières à la mettre en oeuvre. L’UFR de STAPS s’est prononcé pour la suspension de la tenue des jurys, y compris de ceux du premier semestre.
Dans les trois filières BCST (BiologieChimieSciences de la Terre), MPI (MathsPhysiqueInformatique) et PCST (PhysiqueChimieSciences de la Terre), première et deuxième années de licence, une consultation des enseignants a été réalisée. Tous les résultats obtenus montrent qu’une forte majorité des enseignants qui se sont exprimés est favorable à cette action. En L3/M1 Physique fondamentale, les résultats vont dans le même sens. D’autres consultations sont encore en cours, dans les L3 de Biologie (BOEE et BOEBI) en particulier. Notons que la licence scientifique générale applique la grève administrative depuis la fin du semestre S5. En conséquence, la session 2009 des examens sera maintenue. Le déroulement des épreuves et les délibérations de jury seront assurées dans les conditions régulières. Mais les résultats resteront inexploitables par l’administration tant que les réformes ne seront pas retirées. Conscients de nos responsabilités à l’égard des futures générations d’élèves, d’étudiants et d’enseignants, nous continuerons à défendre les idéaux républicains d’égalité et l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’État. Ni les examens, ni les concours, ni les vacances scolaires ne mettront de terme à ce mouvement de résistance, et nous apportons notre soutien solidaire à nos collègues des universités en lutte. Notre détermination se renforce à mesure que nos ministres de tutelle s’obstinent.

Nouvelles de Toulon : appel à la grève reconduit et examens non-organisés

Quelques nouvelles de Toulon :

– suite à l’AG du jour (env. 300 personnes présentes), reconduction de l’appel à la grève jusqu’au mardi 26 mai 12H30, date de la prochaine AG. Cet appel inclut les modalités d’action de rétention des notes, de démission administrative et de non organisation des examens conformément à l’appel de la CNU.

– sur le campus de Toulon, 12 étudiants et 1 EC ont entamé une grève de la faim pour obtenir satisfaction des  revendications suivantes : restitution des postes supprimés, abandon du système SYMPA (-30% de budget en 2009 à  Toulon), retrait de la réforme du statut des E/C, arrêt de la masterisation. Ils sont suivis par l’infirmière du campus, et des volontaires restent 24h/24h avec eux en cas de besoin en urgence. Pour suivre cette démarche sur Facebook : Groupe : Groupe de soutien aux grévistes de la faim de l’Université Sud Toulon Var
Lien facebook : http://www.facebook.com/home.php#/group.php?gid 6346002558
Encouragements à
coordination@intersyndic-tln.fr, Sujet : « Grève de la Faim »

– la Ronde des obstinés toulonnais se poursuit : prochain rendez-vous jeudi 21, place de la Liberté à Toulon (11h-19h, créneaux restreints pour cause de jour férié).

– le président de l’Université a annoncé aujourd’hui qu’il annulait unilatéralement la décision de retenue sur salaire prise à  l’encontre de 15 personnels de l’USTV. La coordination tient à souligner que cette démarche du président n’est le résultat d’aucune négociation (communiqués à venir).

Pour la coordination de Toulon.

REFERENDUMS EN MATHEMATIQUES ET INFORMATIQUES À LYON 1

RÉFÉRENDUMS EN MATHÉMATIQUES ET INFORMATIQUES À LYON 1 :

A la question « Etes-vous favorable à la poursuite et au renouvellement de la rétention des notes ? »

DÉPARTEMENT MATHÉMATIQUES :
le OUI l’a emporté avec 73% des suffrages exprimés (58,8% de participation).

DÉPARTEMENT INFORMATIQUE :
le OUI l’a emporté avec 63 % des suffrages exprimés (57 % de participation)

98 jours de retenue sur salaire pour les grévistes de Toulon

ci-jointe la lettre envoyée par le président de l’Université de Toulon à onze enseignants chercheurs et BIATOSS parmi (heureux hasard !) les plus impliqués depuis le début de ce conflit. Objet : 98 jours de retenue sur salaire pour faits de grève (précisons-le : sans qu’aucun directeur d’UFR ait fait remonter le moindre nom de gréviste à l’administration centrale).
On appréciera particulièrement : « (…) il est constant que vous avez participé aux manifestations organisées par les personnels grévistes et exprimé votre soutien au mouvement de grève ».
Face à un président « de gauche » qui a fait le choix de la répression (trois interventions des forces de l’ordre sur le campus) et  de l’intimidation grossière, nous ne lâcherons rien !

Pour la coordination toulonnaise.

greve_retenue_salaire.pdf

Rétention des notes à St Jérôme

L’assemblée générale de Saint Jérôme vient de prendre les décisions suivantes:
– les notes du premier semestre déjà retenues ne seront pas rendues tant que nos revendications ne sont pas satisfaites,
– les notes du deuxième semestre seront également retenues.
Nous rappelons que la majorité des jurys de premier semestre ne se sont pas tenus sur la faculté des sciences et techniques, ainsi qu’à l’école centrale Marseille et à l’école Polytech Marseille, deux centres universitaires également sur le site.
Nous tenons à mettre le gouvernement face à ses responsabilités: à Saint Jérôme, la mobilisation s’est organisée de façon à ce que la transmission des savoirs ait eu lieu, mais nous restons très majoritairement opposés aux reformes en cours et nous ne délivrerons pas les diplômes si le gouvernement persiste à ne pas tenir compte de l’avis des universitaires.
Le comité de mobilisation de Saint Jérôme

« Ils ont osé ! » Un appel à la rétention des notes du concours du CRPE

« Ils ont osé !!!
L’Appel lancé à la rétention des notes du concours du CRPE lancé hier par l’IUFM de Livry-Gargan, suite au blocage des corrections le lundi 4 mai a été entendu.
A Arcueil, centre de correction des copies de Paris, plus de la moitié des collègues a décidé aujourd’hui 6 mai de retenir les notes. En conséquence les réunions d’harmonisation ne pourront avoir lieu demain.
Diverses motions ont été signées dans d’autres centres de correction de l’Ile de France (Cergy-Pontoise, Antony, Lycée St-Exupéry de Créteil où a été déplacé le jury de Livry-Gargan). Elles commencent à circuler également dans les lycées, les collèges, les écoles…
Laisserons-nous nos collègues d’Arcueil s’engager seuls dans cette action de résistance ?
Nous appelons tous les jurys de l’Ile de France et de province à se réunir pour leur emboîter le pas :
– en retardant les corrections
– en retenant les notes
– en refusant de participer aux réunions d’harmonisation et aux jurys qui établissent les listes des admissibles
En convergence avec le mouvement de non tenue des examens qui se développe dans les universités, nous pouvons différer la parution des listes des candidats admissibles et démontrer au gouvernement que notre détermination pour obtenir le retrait de la réforme ne fait qu’augmenter. »

Collectif d’enseignants et de correcteurs du CRPE

(Info reprise depuis le site Poolp)

L’AG intercomposantes de Nantes appelle à la rétention des notes et refuse de présider les jurys de bac !

Compte rendu AG Intercomposantes 27 avril 2009

1) Organisation :

a) Organisation de la « ronde des Obstinés » de mardi 28 avril, place Royale à 15h:Baptême de cette place, renommée « Place de l’Université, 1200-2009, assassinée par le gouvernement ». Ronde obstinément marcheuse, puis courte pièce de théâtre.
b) Coordination nationale: Envoi de 2 délégués, Natacha Coquery, et Nathalie Jamet (élues à l’unanimité).
c) Organisation du premier mai: Départ manifestation 10h30, lieu à préciser. Penser banderoles, gilets « Université » ou autres signes distinctifs (brassards…).
d) Organisation 6 mai: FAQ en FAC, place Royale de 14h30 à 18h30.
IL faut également que cela figure sur le site web, et qu’il y ait affiches et tracts.
Rappel du principe: tous les collègues et étudiants de L3 volontaires viendront répondre à des questions sur leur discipline (sorte de ‘petits cours particuliers’ pour lycéens, collégiens ou passants (si vous désirez participer, envoyer un mail à nbg@univ-nantes.fr pour préciser votre discipline et votre créneau horaire)

2) Réflexion et perspectives d’action à plus long terme:

a) Pétition SLU: l’AG appelle à signer la nouvelle pétition nationale. Attention, il s’agit de 5 pétitions différentes, et donc il faut cliquer 5 fois (cela prend 3 minutes !).Il faut se rendre sur
b) Rétention : l’Assemblée Générale Intercomposantes réitère son appel à la rétention des notes jusqu’à satisfaction de nos revendications. Elle appelle à soutenir les collègues de Lille II, indûment menacés par leur Président de sanctions administratives, en signant la pétition
Certains juristes pensent que la position du président de Lille 2 est illégale. A suivre.
Il y a eu ensuite une discussion sur les réactions possibles à ce type de menace (donner notes sous forme papier ? si pas d’autres possibilités, obtempérer le plus tard possible…et mettre 20 à tout le monde, en gardant au chaud les vraies notes ? Il est nécessaire de débattre de ces questions dans chaque département.

Au département de sociologie, la rétention de notes est devenu une décision individuelle.

c) Vous trouverez ci-jointe la lettre remise aujourd’hui aux divers directeurs d’UFR et transmise au président, là propos des jurys de bac. Elle sera transmise par voie hiérarchique et à la presse.

3) Parlementaires :

On va prendre rendez-vous avec les parlementaires socialistes, pour éclaircir leur position vis-à-vis des problèmes universitaires (on les a peu entendus…).

4) Prochaine Assemblée Intercomposantes :

lundi 4 mai, 16h30.
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LETTRE AU PRESIDENT DE L’UNIVERSITE ET AUX DIRECTEURS DE COMPOSANTES
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COLLECTIF INTERCOMPOSANTES DE L’UNIVERSITE DE NANTES

Nantes, le 28 avril 2009
A
Monsieur le Président de l’Université de Nantes,
s/c de Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs d’UFR,

Monsieur le Président de l’Université de Nantes,
Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs d’UFR,

Par la présente lettre, les membres du Collectif inter-composantes de l’Université vous prient de bien vouloir refuser de transmettre à Monsieur le Recteur de l’Académie de Nantes les noms d’éventuels présidents de jury pour la session 2009 du Baccalauréat et des différents Brevets de Techniciens Supérieurs. En effet, malgré les diverses réécritures, les projets que la communauté universitaire rejette massivement depuis des mois restent pour l’essentiel en place et leur caractère destructeur demeure entier.
– Statuts : même si la modulation ne peut être imposée, à moyens constants, les décharges des uns impliqueront une surcharge pour les autres et nous ne savons toujours pas quelles charges administratives seraient prises en considération dans les services.
– Formation et recrutement des enseignants : aucun des aspects néfastes de la réforme initiale n’a disparu (formation amputée, initiation à la recherche illusoire, préparation à des concours vidés de leur contenu disciplinaire, épreuve contestable de ‘connaissance du système éducatif’, dégradation de la formation professionnelle, perte d’une année salariée, précarisation de la condition enseignante).
– Budgets et contrat doctoral : même si le ministère est revenu sur la suppression d’une partie des postes dans les organismes de recherche, le bilan est très négatif et le contrat doctoral unique demeure d’actualité.
– Menace sur la laïcité : à tout cela s’ajoutent de graves inquiétudes concernant le traitement dont jouit l’enseignement supérieur privé; la reconnaissance des grades et diplômes (licence, master, doctorat) entre la République Française et le Saint-Siège, signée le 18 décembre 2008, et officialisée très récemment par un décret du Journal Officiel ne peut qu’alarmer tous ceux qui sont profondément attachés à l’Ecole Républicaine et Laïque.

Pour toutes ces raisons, nous continuons à combattre ces ‘réformes’ néfastes, et pour alerter de nouveau l’opinion publique, vous demandons de ne pas fournir à Monsieur le Recteur de noms d’enseignants-chercheurs susceptibles de présider les jurys.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs d’UFR, l’expression de nos sentiments respectueux.

Le Collectif inter-composantes de l’Université de Nantes.

Appel à solidarité des enseignants mobilisés de Lille 2 !

Appel à solidarité des enseignants mobilisés de Lille 2

URGENT : Pour continuer tous ensemble contre la LRU et ses décrets
Nous avons besoin de vous !

Le président de l’Université Lille 2 a décidé de retenir  nos salaires et nous menace d’un conseil de discipline

Le président de l’Université Lille 2 a décidé de retenir 1/30ème de salaire par jour de retard à compter du 20 avril jusqu’à la remise des notes retenues et ce, malgré une décision du Conseil de faculté reportant les délibérations du 1er semestre au mois de juin. En outre, il ne craint pas de nous menacer de poursuites disciplinaires !
C’est un parfait exemple du comportement de petit chef, de potentat local que la loi LRU et ses décrets d’application peuvent encourager des présidents à adopter, au mépris du principe de l’élection d’un collègue par ses pairs.
Est-ce là l’autonomie que nous voulons ? Nous ne céderons pas !
·  Parce que, si nous sommes les premiers à subir des représailles, nous ne serons sûrement pas les derniers.
·  Parce que, si nous baissons les bras localement, c’est nationalement que les conséquences se feront sentir, et vous serez les prochains destinataires de lettres recommandées avec AR vous sommant de cesser la lutte sous peine de mesures de rétorsion.

Pour continuer la lutte engagée depuis douze semaines et gagner sur nos revendications, il est essentiel et urgent de construire une puissante solidarité nationale contre les représailles locales !

Pour tenir bon, nous avons besoin de vous ! Nous avons notamment besoin de votre soutien financier !
► Envoyez dès aujourd’hui vos messages de soutien et vos promesses de dons à cette adresse : collectif_enseignants_lille2@yahoo.fr
Un collègue vous répondra aussitôt.
► Les dons sont à envoyer à :
César Poveda MCF
Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Lille 2
1, Place Déliot, 59000 – Lille – France
cesar.poveda@wanadoo.fr

► Libellez vos chèques à l’ordre de César Poveda
Les sommes ainsi reçues font l’objet d’une comptabilité spécifique et il vous sera adressé un accusé de réception de votre contribution.

Merci d’avance et faites circuler ce message !

Répression contre les enseignants-chercheurs mobilisés à Lille 2

Vous trouverez ci-dessous un communiqué relatant la répression dont nous sommes l’objet à Lille 2.
Par ce communiqué, nous souhaitons impulser un appel à témoignages sur les formes de répression et de sanction à l’égard des personnels et des étudiants mobilisés et travailler à des formes de solidarité pour y faire face.

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DES ENSEIGNANTS MOBILISES DE LILLE 2 / 22 Avril 2009

NOUS NE CEDERONS PAS AUX INTIMIDATIONS !

La stratégie gouvernementale de pourrissement, de division et d’intimidation à l’égard des enseignants et des chercheurs opposés aux contre-réformes Pécresse et Darcos fait des émules dans les universités.
A l’université Lille 2 Droit et Santé, le président vient ainsi de passer d’une campagne d’intimidation à la mise en œuvre de représailles.
Comme dans de nombreuses facultés et UFR, l’assemblée générale des personnels de la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Lille 2, avait voté, début janvier, la non transmission des notes d’examens à l’administration en signe de protestation contre les projets ministériels et pour la satisfaction de revendications locales. La plupart des jurys d’examen du premier semestre n’ont donc pas pu se tenir.
Prenant acte de ce mouvement, d’ampleur nationale, le conseil de faculté du 2 février a décidé le report des délibérations au mois de juin.
Passant outre cette décision, le président de l’université a adressé le 8 avril aux grévistes une première lettre recommandée avec A/R, les mettant en demeure de rendre leurs notes avant le vendredi 17 avril, sous peine de « mesures administratives considérant la rétention des notes comme service non fait ».
Les enseignants mobilisés destinataires de la lettre, ont répondu collectivement au président, en lui proposant de le rencontrer pour « envisager les modalités selon lesquelles il pourrait être mis fin à cette action ».
Ignorant cette réponse, le président leur a envoyé le 20 avril (début des vacances universitaires !) un second courrier RAR annonçant qu’à compter de ce jour, « il procède à une retenue sur salaire de 1/30ème par jour de retard dans la remise des notes pour service non fait » et les menaçant « de les traduire en conseil de discipline pour manquement grave à leurs obligations d’enseignants-chercheurs ».
A notre connaissance, c’est la première fois que dans le cadre de ce mouvement de telles mesures ou sanctions sont mises en œuvre.
Nous ne céderons pas aux intimidations. Au contraire, de tels procédés caractéristiques de « la gouvernance » à la mode LRU, ne peuvent que renforcer notre détermination à poursuivre notre combat.

Ci-après, copie des différents courriers mentionnés dans ce message.

Le collectif des enseignants mobilisés de Lille 2
collectif_enseignants_lille2@yahoo.fr

Annexes

1.  Lettre RAR du président en date du 8 avril 2009
Monsieur,
J’ai été saisi à plusieurs reprises la semaine dernière de demandes d’étudiants inquiets du devenir de leurs notations du 1er semestre. Certains par exemple me disent qu’ils sont ou seront bientôt dans l’incapacité de préparer leurs dossiers d’inscription pour des masters 2 dans d’autres établissements dans les délais impartis.
Quelles que soient vos motivations, je vous prie de tenir compte de leur désarroi actuel et de retourner leurs notes à l’administration de la faculté avant la fin de la semaine.
Comptant sur votre sens des responsabilités et espérant ne pas devoir mettre en œuvre les mesures administratives considérant la rétention de notes comme un service non fait, je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Christian SERGHERAERT

Lettre collective en réponse des enseignants, réceptionnée par la secrétaire du président le 16 avril
Monsieur le Président,
Pour faire suite à votre courrier du 8 avril 2009 relatif à la remise des notes du premier semestre à la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales, nous souhaitons attirer votre attention sur les éléments suivants.
Comme vous le savez sans doute, cette question a été abordée, lors de la séance du Conseil de Faculté du 2 février, lequel a décidé à l’issue d’un débat nourri et constructif, de prendre acte de la non transmission de notes à l’administration et de reporter toutes les délibérations du premier semestre au mois de juin (Cf. ci-dessous copie du message électronique adressé par Mme X. XXXXX aux enseignants, faute de PV publié de cette séance)
Il a en outre été décidé d’inviter l’ensemble des enseignants à communiquer les notes aux étudiants, soit directement, soit par voie d’affichage avec le concours du service de scolarité. Il a également été convenu que la formule de calcul de la moyenne du semestre serait fournie aux étudiants.
Les services administratif et technique ont aussitôt, grâce à un travail remarquable, mis en œuvre un programme informatique permettant aux étudiants d’éditer un relevé de notes provisoire pour le premier semestre. Pour les notes ne figurant pas sur ce relevé, les enseignants concernés se sont engagés à attester sur l’honneur et par écrit les notes attribuées aux étudiants dans leur matière respective.
La plupart d’entre nous ont ainsi délivré des attestations à des étudiants.
La démonstration a ainsi été apportée que la rétention des notes, effectuée dans le cadre d’une consigne syndicale nationale de grève administrative visant à protester contre des projets ministériels de réforme du service public d’enseignement supérieur, n’avait pas pour but de nuire aux étudiants.
Nous sommes disposés à vous rencontrer afin de vous exposer plus en détail les arguments qui nous conduisent à estimer que la gêne causée aux étudiants, notamment ceux de M1, est minime, ainsi que les modalités selon lesquelles il pourra être mis fin à cette action de rétention des notes.
Nous vous prions, Monsieur le Président, de croire en notre attachement au service public et au bon fonctionnement de notre université.
PJ : la copie du message adressé aux enseignants de la FSJPS le 5 février par le secrétariat du Doyen :

Objet: communiqué De: « xxxx XXXXX » Date: Jeu 5 février 2009 11:26
À: droit.enseignant@listes.univ-lille2.fr
Monsieur le doyen me charge de vous transmettre le communiqué adressé aux étudiants :
Décision votée par le conseil de faculté du lundi 2 février 2009
Pour cette année universitaire 2008/2009, les délibérations des semestres impairs auront lieu en même temps que celles des semestres pairs, en fin d’année universitaire.
Dans l’attente de ces délibérations, les étudiants sont autorisés à  consulter les notes du semestre impair qui seront affichées aux lieux habituels à partir du jeudi 5 février 2009.
Les étudiants en situation d’AJAC sont autorisés à poursuivre dans le semestre pair (Inscription aux TD et passage des examens).

Mme xxxx XXXXXX Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales
Secrétariat du Doyen

Lettre RAR du président en date du 20 avril
Monsieur,

Par lettre en date du 8 avril 2009, je vous ai adressé un courrier recommandé vous demandant la remise des notes de vos étudiants. N’ayant à ce jour pas reçu de réponse de votre part, je vous informe qu’à compter de ce lundi 20 avril, je procède à une retenue sur salaire de 1/30ème (par jour de retard dans la remise des notes) pour service non fait. J’ajoute que je serai en droit si cette situation persistait de vous traduire en conseil de discipline pour manquement grave à vos obligations d’enseignant chercheur.
Je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de mes salutations les meilleures.
Christian SERGHERAERT