L’AERES n’évaluera pas les maquettes des masters « métiers de l’enseignement »

« Le Conseil de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur réuni le 9 avril 2009 constate que :

– les dossiers déposés par les établissements ont été constitués en fonction du « cahier des charges » présenté dans la circulaire du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche du 17 octobre 2008 et n’ont pu prendre en compte l’incidence sur ce « cahier des charges » des décisions prises par les ministres dans le cadre des négociations récentes avec la CPU et la CD IUFM, d’une part, et avec les syndicats, d’autre part ;
– seuls 9 universités, 2 Ecoles Normales Supérieures et 8 établissements privés ont déposé des dossiers ;
– sur 35 académies, seules 3 (Reims, Polynésie et Nouvelle Calédonie) ont une proposition complète ;
– la faible proportion de dossiers remontés (moins de 10 % de l’offre potentielle) ne permet à l’Agence, ni une analyse par académie, ni une analyse nationale comparative par discipline.

En conséquence, l’AERES décide de ne pas évaluer les masters « métiers de l’enseignement » de la campagne actuelle.

Communiqué adopté par le Conseil à l’unanimité. »

Source : communiqué de presse de l’AERES

Université de Lorraine retardée …

Les 4 CA des universités lorraines (3 à Nancy, 1 à Metz) étaient conviés à Nancy pour discuter de la mise en place de la future université de Lorraine, prévue pour 2012. La presse locale en faisait un bel article ce matin. Et patatras ! Voici que d’odieux personnages, enseignants, chercheurs et étudiants (parmi lesquels figuraient les dangereux responsables Snesup de Nancy 1, Nancy 2 et Metz) ont bloqué l’accès de la salle de réunion en répandant au sol des motions de départements et UFR, des lettres de démission administrativo-pédagogique, en chaînant l’escalier d’accès en brandissant des banderolles, en jouant une petite pièce de théâtre et en distribuant des tracts…
Bref, une belle pagaille sous le soleil nancéien qui a un peu revigoré les troupes (parce que ça fait du bien une belle action qui aboutit…) et a fâché quelques présidents.
Je vous livre le tract que nous avons distribué. Notre objectif n’était pas de nous opposer à une future université de Lorraine, mais d’interpeller les présidents pour le rappeler qu’il se passe des choses dans les établissements et qu’ils feraient bien de s’en rendre compte.
====Tract====
La réunion des quatre CA des universités lorraines de ce mardi 31 mars n’est pas opportune
OUI, construire ensemble une future Université de Lorraine est un objectif auquel nous pouvons nous associer, si tant est que cette construction s’appuie sur des principes de collégialité et de transparence.
MAIS…
Situation actuelle dans les universités
– Depuis des semaines, le gouvernement méprise les revendications d’une très grande majorité d’enseignants / chercheurs, de BIATOS et d’étudiants. Les deux contestations phares, projet de décret portant sur le statut des enseignants-chercheurs et réforme portant sur la mastérisation de la formation des enseignants, donnent lieu à de pseudo-négociations. Aucune avancée n’a réellement permis d’améliorer ces projets. Pire, par des manœuvres dilatoires, le gouvernement impose insidieusement ses contre-réformes. Quant aux autres motifs de colère des personnels et étudiants (baisse de l’allocation des moyens aux universités, généralisation de la précarité, suppression de postes, contrat doctoral unique, “désU-M-Risation” des unités mixtes CNRS / université…), ils sont carrément négligés par la ministre.
– Les présidents d’université, au lieu de soutenir fermement les personnels et les étudiants, jouent quasi-unanimement le jeu du gouvernement.
Et en Lorraine
– Comment parler d’une Université de Lorraine quand des universités sont bloquées ? (Campus Sciences – UHP, Campus Lettres et Sciences Humaines – Université Nancy 2)
– Comment penser sereinement la création d’un tel établissement quand des AG se tiennent un peu partout, quand les collègues font état de leurs inquiétudes et menacent de ne pas tenir les jurys, de démissionner des responsabilités administratives ou pédagogiques qui sont les leurs ?
– Comment les présidents peuvent-ils inviter leurs CA à tracer les contours d’une future Université de Lorraine alors qu’ils ne prennent pas la mesure de ce qui se passe dans leurs établissements ?
– Une intersyndicale très large a sollicité chacun des présidents sur la question de la mastérisation, en en faisant un préalable à la tenue de cette réunion. Nous attendons toujours les réponses.
Enfin, faut-il rappeler que cette Université de Lorraine s’inscrit dans le cadre mortifère de la loi LRU ? Ne convient-il pas d’abandonner cette loi avant de nous lancer dans ce projet ?
Il est urgent que toutes nos revendications soient entendues par nos dirigeants, ministres et présidents, et que l’accent soit mis sur la sauvegarde d’un service public d’enseignement supérieur et de recherche

C’est pourquoi nous soutenons que cette réunion des quatre CA n’est pas opportune.

FSU (SNESup Nancy 2, UHP, UPVM – SNASUB Nancy 2) – SNPREES-FO57 – UNEF-Lorraine

Nantes : 2ème cérémonie de non-remise des maquettes (31 Mars)

Mardi 31 mars étant le jour ultimatum de remise des maquettes, des actions nationales de mobilisation, de refus des réformes Darcos-Pécresse ont lieu ce jour-là.
Deux actions sont envisagées sur Nantes :

  • un petit déjeuner à 8h30 devant l’IUFM (pour que l’on se réveille avant qu’il ne soit trop tard). Il s’agit d’accueillir la journée « difficultés scolaires » qui réunit formateurs de l’IUFM, IEN, CPC, IMF… et IA. Ce rassemblement se fera dans le cadre des actions d’accueil informatif militant lors de journées de formation à l’IUFM de publics spécifiques (cf la motion votée lors de l’AG des formateurs IUFM du 25/03). Amenez bouteilles thermos (café, thé…) et croissants à se partager. Sans oublier affichettes, banderoles et autres…
  • un accrochage des revendications sur « l’arbre des obstinés » au rectorat à 16h30, suivi d’une cérémonie de non-remise des maquettes, à l’initiative du Collectif inter-composantes.

Pour la 1ère comme la 2ème action, il faudra être nombreux. Donc, transmettez l’information, faites marcher le tam-tam, pianotez des mails…
Pour mémoire :

Décisions de l’AG des formateurs IUFM Pays de la Loire réunie le 25/03/2009 à NANTES ( 108 formateurs présents)
Pour exprimer son refus des projets actuels, pour répondre au mépris dans lequel sont tenus les formateurs des IUFM par les ministres Darcos et Pécresse, le principe du blocage des actes administratifs liés aux processus de suivi et de validation de la formation des usagers a été adopté à une très large majorité  (Suspension administrative :  Pour 77/contre 11/abstentions20).
En conséquence l’Assemblée Générale demande la suspension de toutes les réunions ayant pour objet la mise en œuvre de ces processus jusqu’au 25 avril, date à laquelle un nouvel examen de la situation sera fait par les formateurs ; elle demande donc l’information de l’annulation des calendriers en cours et des convocations par les directeurs-adjoints ou responsables de site concernés pour que le travail de formation et d’enseignement puisse se poursuivre dans des conditions tenables.
Enfin le principe d’actions de mobilisation des partenaires sur les dangers encourus par la formation des enseignants a été décidé (Mobiliser des « partenaires » politiques, syndicats, étudiants, IEN et chefs d’établissements, etc : Pour 108 /contre 0/abstentions 0).
Dans ce cadre des actions particulières d’accueil informatif militant sont prévues lors de journées de formation à l’IUFM de publics spécifiques (Accueil informatif militant de la Formation Continue: Pour  97/contre 0/abstentions11) et Blocage total ou partiel de journées institutionnelles : Pour 95/ contre 3/ abstentions10.

Radicalisation à Toulouse et Montpellier

A lire sur EducPros.

Extrait : « Montpellier 3, Toulouse 2 et 3, l’IEP de Toulouse, Perpignan, Caen, Rennes 2, Le Havre… Les blocages d’universités se sont multipliés ces derniers jours. Selon la coordination nationale des universités, la moitié des universités seraient en grève et/ou bloquées, une trentaine selon le ministère. Avec parfois de sérieux dérapages, comme à Toulouse 2 Le Mirail où des casseurs s’en sont pris à la présidence. La coordination nationale a appelé le 16 mars à la « multiplication des actions » contre le décret sur le statut des enseignants-chercheurs et les réformes en cours. « 

Textes votés au C D F N de la FSU le 17 mars 2009

Textes votés au C D F N de la   FSU le 17 mars 2009
Formation et Recrutement des Enseignants

La FSU revendique une amélioration de la formation professionnelle et disciplinaire des enseignants du 1er et 2nd degré et la reconnaissance de leur qualification par l’obtention d’un master, mais elle a fortement contesté les modalités prévues par le gouvernement pour la réforme de la formation et du recrutement des enseignants ; elle a fait clairement connaître son exigence d’un report  d’un an permettant une remise à plat de celle-ci.
Elle constate que le gouvernement a été contraint de prendre partiellement en compte la  force de la mobilisation des  universitaires, des étudiants et des personnels du 1er et du 2nd degré.
Elle acte de premières annonces sur l’année de stage et sur l’assurance qu’il n’y aura pas de baisse du nombre de postes aux concours en 2010, mais elle continue à contester le dispositif transitoire qui ne règle aucun problème de fond, ne permet aucune amélioration de la formation, est illisible pour les étudiants et contient de plus le risque de devenir définitif.

Ces évolutions restent encore loin du compte. Nombre de questions fondamentales n’ont toujours pas reçu de réponse satisfaisante et l’annonce sur les postes ne saurait entériner un état actuel de recrutements insuffisants par rapport aux besoins d’enseignement.

La FSU revendique une tout autre réforme que le dispositif aujourd’hui prévu ce qui implique l’abandon de l’actuel projet de réforme et l’ouverture de négociations afin d’obtenir une réforme conforme à ses revendications et à celles de ses syndicats nationaux. Cela nécessite que soit maintenu le principe du recrutement par concours avec un nombre de postes correspondant aux besoins. Cela implique notamment que soient discutées et revues les questions :
1.      du contenu et de l’articulation des dimensions disciplinaires et professionnelles de la formation « master » ;
2.      de l’articulation entre concours et masters ;
3.      de la mise en place d’un réel cadrage national de la formation ;
4.      du rôle et missions des IUFM ; maintien et développement de leur potentiel d’enseignement et de recherche ;
5.      du développement de la recherche en éducation ;
6.      d’une programmation pluriannuelle des volumes de postes au concours ;
7.      de certaines disciplines de l’enseignement professionnel ;
8.      du maintien d’une année de stagiaire post concours partagée entre service d’enseignement réduit et formation permettant des allers-retours entre pratique et analyse réflexive ;
9.      des aides financières pour les étudiants et du pré recrutement ;
10.  des précaires ;
11.  d’une pré professionnalisation et d’un cadrage national des stages en M1 et M2 ;
12.  d’une formation complémentaire après titularisation dans le cadre d’une entrée progressive dans le métier ;
13.  du calendrier

Elle apporte son soutien aux consignes données par ses syndicats en particulier sur la non remontée des maquettes.

C’est sur ces points qu’en articulation avec ses syndicats nationaux concernés elle fera porter ses interventions auprès du gouvernement en toutes occasions et qu’elle appelle les personnels à l’action dans l’unité.

Texte action
La crise économique s’amplifie et ses conséquences sociales s’accélèrent et apparaissent avec de plus en plus de brutalité. Le scandale des licenciements qui se multiplient en dépit de profits toujours élevés est particulièrement emblématique  Cette situation rend d’autant plus urgente la nécessité de politiques économiques et sociales alternatives.
En dépit de quelques inflexions arrachées par la puissance des mobilisations et notamment du 29 janvier Gouvernement et patronat persistent dans le maintien de leurs orientations, de leurs « contre-réformes », et de leur dogmatisme idéologique. Dans certains secteurs, le gouvernement refuse l’ouverture de négociations véritables et choisit de multiplier les provocations.
Refusant par exemple d’augmenter les salaires, les retraites et les minima sociaux, de renoncer aux suppressions d’emplois publics, maintenant les dispositifs favorisant les HS,  ils continuent à faire le choix de favoriser les revenus du capital contre ceux du travail, de favoriser  les actionnaires et patrons et non leurs salariés, de priver l’Etat de moyens pour satisfaire les besoins sociaux. Alors que le gouvernement lui-même explique que la France aurait moins mal résisté à la crise parce que nos systèmes de protection sociale solidaire et de redistribution en amortissent les effets, il poursuit les remises en cause de ces mêmes systèmes. En multipliant réformes et projets (école publique, université, recherche, système de santé, retraite, protection sociale, justice, logement social, emploi, sport ….), ils entendent provoquer des transformations profondes, si possible irréversibles, et remettent notamment en cause l’ensemble des services publics en s’efforçant non seulement d’y multiplier les coupes claires, d’en supprimer des missions d’intérêt général et de réduire leur champ, mais aussi d’y introduire des critères de gestion inspirés du privé et reposant sur la mise en concurrence des services et des personnes. C’est tout le sens par exemple de la RGPP qui se met en place à marche forcée au plan territorial, du projet de loi Mobilité dans la FP pourtant refusé par les personnels, du projet de loi  « Santé Hôpital Patients Territoires », de la loi LRU et du « Pacte Recherche ». C’est ce que confirme le refus du ministre de la Fonction Publique de répondre aux revendications unanimes sur salaires, pensions, grille ou emplois publics.
Dans l’éducation, au moment où est lancée très médiatiquement une « commission sur la politique de la jeunesse » par M.Hirsh, les suppressions de postes et les réformes régressives et contestées se poursuivent, menaçant l’avenir des jeunes et du service public (enseignement professionnel, formation des maîtres….). La mise en place des « médiateurs de réussite scolaire » ignore délibérément que la lutte contre l’absentéisme nécessite des personnels qualifiés. C’est pourquoi la FSU, qui s’oppose à ce dispositif, exige le renforcement des équipes pluridisciplinaires complètes (AS, CPE, COPsy,…)
Cette politique s’accompagne d’une volonté de répression et de criminalisation des mouvements de contestation, comme le montre par exemple l’inadmissible condamnation de Sami Benméziane, la mise en cause d’Elie Domota ou les brutalités dont sont victimes régulièrement les jeunes manifestants.
Or l’actualité récente montre combien cette politique est de plus en plus insupportable et se multiplient des luttes unitaires puissantes et résolues, comme dans les Départements et Collectivités d’Outre Mer ou dans la recherche et l’Enseignement Supérieur après celles dans les enseignements scolaires, le Pôle Emploi, la Justice…
Ces mouvements obligent le gouvernement à des reculs parfois partiels, parfois importants (comme en Guadeloupe et en Martinique) : ils sont un point d’appui pour faire croître les mobilisations d’ensemble.
La FSU exige que le gouvernement réponde aux revendications du mouvement de l’Université et de la Recherche par une négociation globale sur l’ensemble des problèmes posés : statut des enseignants-chercheurs et doctorants, formation des enseignants et concours de recrutement, emploi, démantèlement des organismes de recherche. Elle continuera à apporter son soutien à ses syndicats engagés dans l’action et à favoriser les convergences entre les divers secteurs du système éducatif. Elle appelle à la réussite de la manifestation nationale du 24 mars et demande à l’ensemble des personnels d’y apporter leur soutien. Pour faciliter la participation à cette journée, elle dépose un préavis de grève.
Elle soutient la journée de grève du 24 mars dans les lycées professionnels à l’appel notamment du SNUEP et du SNEP et elle appelle à en assurer la réussite. Elle proposera aux autres organisations de l’EN une réunion rapide afin de décider de suites d’action avant les vacances de printemps. Elle fera de même avec les fédérations de la Fonction Publique.
Après le 29 janvier la journée de grèves et de manifestations du 19 mars offre une nouvelle perspective d’un mouvement unitaire puissant rassemblant l’ensemble public et privé qui confortera les luttes actuelles.
La FSU appelle les personnels à s’y engager massivement et à tout faire pour en assurer la réussite et y défendre leurs revendications spécifiques en même temps que la plate-forme unitaire.
La FSU entend s’inscrire dans la construction d’un mouvement social unitaire de haut niveau et dans la durée, capable de gagner. C’est pourquoi elle considère que cette mobilisation doit avoir des suites rapides unitaires : elle appelle les personnels à débattre de ces suites, de leur calendrier et de leurs modalités, sans rien exclure, dans les assemblées générales et à faire remonter leurs propositions. Sans préjuger du nécessaire débat, elle considère que des manifestations à caractère national le samedi peuvent permettre de rassembler largement salariés et population : dans cet esprit elle proposera donc à l’intersyndicale interprofessionnelle et si nécessaire Fonction publique et/ou Education, de faire du samedi 28 mars une nouvelle étape de mobilisation.

Blocage du contrat quadriennal !

Le laboratoire ISEM (UMR 5554, basé à l’UM II) a voté tout récemment pour la non-remise de son Plan Quadrienal (PQ), en signe de protestation contre les réformes touchant l’enseignement et la recherche. Un texte expliquant le sens et le potentiel impact de cette démarche est disponible en pièce jointe.
Le PQ sera rédigé, mais (en accord avec le Directeur d’Unité) ne sera pas remis, ce qui constitue un geste fort, et venant de tout un laboratoire dans son ensemble. C’est aussi un processus de blocage important du fonctionnement de l’administration de la recherche. Cette action peut prendre une envergure importante et avoir un gros impact, si de nombreux laboratoires choisissent cette option. Cette suggestion d’action a été proposée et accueillie favorablement à la réunion des délégués de laboratoires du 12 Mars à Paris. Certains autres laboratoires en France ont aussi engagé ce processus (discussions, AG, vote électronique de la motion de non-remise du PQ etc.). Une liste des laboratoires, sur Montpellier au moins, qui auront voté cette action
sera bientôt disponible sur le site de mobilisation de l’UM II.
http://mobilisation-montpellier.effraie.org/wiki/Informations/Non-remiseDuPlanQuadrienal
Une liste nationale sera mise à jour probablement par SLR.
Nous vous proposons donc de proposer ce genre de votes dans vos unités, après avoir fait une réunion d’information/discussions. Si votre aboratoire a voté pour un tel bloquage, merci d’envoyer un mail à
blocageducontratquadriennal@gmail.com pour création de la liste.

La section 01 ne remettra pas les résultats de la qualification.

La section 01 du CNU vient de voter la rétention des résultats de la qualification vis-à-vis du Ministère (24 février)

Actions créatives et récréatives : petite revue d’inventaire …

(réalisée sur la base des différentes informations publiées sur ce site ou ailleurs …) A compléter en commentaires si le coeur vous en dit …

Propositions et modalités d’actions déjà effectuées ici ou là …

  • Classiques …
  • Pétitions (exemples)
  • Piquets de grève à mettre en place devant les entrées des universités, avec enseignants qui se relaient (porteurs de pancartes explicatives).
  • Débrayages de cours avec information et distribution de tracts
  • Ateliers de discussions, projections/débats de films autour de la recherche et l’enseignement et plus largement autour de la nécessité du service public
  • Moins classiques …
  • « Nuit de l’université » ou « soirée portes ouvertes » (occupation  nocturne des personnels, des étudiants et des parents ou professionnels qui le souhaitent) avec organisation de conférences et de débats.
  • Freezing ou Flash-mob à heure fixe dans chaque ville ou université, de préférence dans des endroits médiatiques
  • Ateliers d’analyses des discours de Pécresse et/ou Sarkozy.
  • pièces de théâtre ou happenings parodiques et/ou humoristiques
  • Cours/Université hors les murs (cours « classiques » mais en des lieux moins classiques : mairies, places publiques, librairies etc …)
  • Actions « changeons le programme » (cours à l’université mais sur des thèmes liés au mouvement en cours)
  • Contre-information : Répondre massivement aux articles et/ou forums de désinformation.
  • Grève active et rendez-vous pédagogiques : pas de cours mais une ou deux fois par semaine (hors des jours de grandes manifestations traditionnelles), 1 amphi par discipline, avec 1h par cours « fondamental » : 3 heures le matin, 3 heures l’ap. midi. Au milieu de la journée = 2 à 3 heures pour une éventuelle AG. L’intérêt est de garder un contact pédagogique avec les étudiants (pistes de lectures dans les manuels, informations générales sur l’esprit de la question au programme, grosses erreurs à éviter; les chargés de TD peuvent également intervenir 15 minutes pour suggérer quelques fiches et lectures personnelles) sans pour autant « faire cours ».
  • Boycott des expertises et évaluations nationales (AERES, remontée des maquettes de master, jurys de Bac)
  • Rallye lecture dans les rues de XXXX (chacun peut apporter ses livres et prévoir une lecture.)
  • Jeux façon Kermesse : « le chambouletout des ministres de l’EN et de l’ES », « les chaises musicales de la LRU », « la course de relai des réformes », « la remise des prix de la réformite » …

Propositions et modalités d’actions restant à  effectuer :

  • « Marches du Savoir » dans les villes universitaires, avec des pancartes et t-shirts revendicatifs.
  • Corrigé de copies ministérielles et présidentielles : envoi à la presse des discours de Pécresse (ou du décret) corrigés exactement comme une copie d’étudiant.
  • Universithon : marathon/24h événementiel présenté comme un grand rendez-vous populaire, ouvert à tous les publics, pouvant par exemple reprendre tout ou partie des actions listées ci-dessus.
  • Mise en vente de cerveaux universitaires (ou d’universitaires tout court) sur Ebay.

MOTIONS DE LA 4ème COORDINATION NATIONALE (20 février)

Communiqué du matin
La journée de manifestations du 19 février a rassemblé 50 000 enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, BIATOSS, ITA, précaires, post-doctorants, doctorants, étudiants, et des personnels de l’Education Nationale dans toute la France. Aujourd’hui, le 20 février 2009, la 4ème Coordination nationale des universités se tient à Nanterre.
Elle exprime son exaspération face au mépris sans précédent manifesté par le gouvernement et par le président de la République vis-à-vis de son mouvement et de ses revendications, vis-à-vis de l’ensemble de la communauté universitaire.
Elle constate que les revendications posées par les Coordinations précédentes n’ont pas été satisfaites et que les réformes contestées n’ont pas été retirées.
En conséquence, elle maintient le mot d’ordre de grève, reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent ».

Motion 1 : « De la maternelle au supérieur »
Les délégués à la Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 constatent qu’un projet cohérent est en train d’être mis en place de la maternelle à l’université : casse des services publics et des statuts des personnels et des établissements de la fonction publique, éducation à deux vitesses, mise en concurrence des établissements, crédits insuffisants, suppressions de postes, précarisation. Nombre de nos revendications concernent les collègues de la maternelle, du primaire et du secondaire, et au-delà l’ensemble de la société. Leurs revendications sont les nôtres. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne l’emploi, la réforme des concours de recrutement et de la formation des enseignant-e-s, mais aussi la remise en cause des disciplines et des statuts nationaux.
La coordination appelle à la multiplication des actions communes partout sur le mot d’ordre « De la maternelle à l’université : retrait des contre-réformes Darcos/Pécresse ».
Elle reprend la proposition que soit organisée une grande journée de mobilisation sur ce mot d’ordre début mars.
Dans cette perspective, elle mandate une délégation pour prendre contact avec les organisations syndicales et l’Intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle appelle nos collègues à aller discuter dans les écoles, collèges et lycées. Elle appelle les IUFM à rejoindre massivement le mouvement et à le relayer auprès des maîtres formateurs. Elle mandate une délégation à la coordination parents-enseignants du 14 mars à Montpellier.

Motion 2 : « Pour une nouvelle loi »
La coordination nationale exige l’abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche et l’arrêt immédiat de leur mise en œuvre. Elle exige l’adoption d’une nouvelle loi. Cette loi doit instituer un véritable équilibre des pouvoirs au sein de l’Université et de la Recherche dans le respect du Statut Général de la Fonction publique. La nouvelle loi doit être conforme aux aspirations exprimées par les universitaires, les chercheurs, les BIATOSS, les ITA et les Etudiants. Il est impératif que cette nouvelle loi soit élaborée après consultation et de véritables négociations.

Motion 3
La 4ème Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 reprend à son compte les motions votées dans les Coordinations précédentes, avec l’ensemble des revendications qu’elles contiennent, et l’appel du CNRS voté le 12 février. Nous continuons à exiger :

  • le retrait de la réforme du mode d’allocation des moyens (dit modèle SYMPA)
  • la résorption totale de la précarité et l’augmentation des salaires des personnels (revalorisation du point d’indice et intégration des primes dans les salaires)
  • le réinvestissement de l’Etat dans les CROUS et dans l’aide sociale aux étudiants
  • la fin du processus d’externalisation des tâches, et le maintien de la filière bibliothèque.

La coordination nationale des universités appelle à intensifier la mobilisation et les luttes en cours. Elle soutient les revendications de la Coordination étudiante du 14-15 février. Elle soutient les « désobéissants » qui refusent dans les écoles de mettre en place le soutien individualisé, et demande l’arrêt immédiat des sanctions contre les enseignants du primaire.
Dans l’immédiat, la coordination nationale exige le retrait des trois réformes contestées (projet de réforme du statut, masterisation des concours, projet de contrat doctoral unique), la fin du démantèlement des organismes publics de recherche ainsi que la restitution des 1030 postes supprimés, et un plan pluriannuel de création d’emplois .


Motion 4 : Solidarité avec les étudiants
La Coordination nationale des universités réunie à Nanterre le 20 février 2009 déclare son soutien au mouvement des étudiants et à leurs revendications telles qu’exprimées dans la plateforme de leur première coordination nationale de Rennes.
Elle mandate une délégation pour prendre contact avec le comité d’organisation de leur prochaine coordination nationale : samedi 28 et dimanche 29 février (université d’ Angers).

Calendrier national

  • 24 février : multiplier les actions en direction du public.
  • 26 février : journée nationale de manifestations.
  • 5 mars : journée nationale de manifestations. Par ailleurs, si nos exigences ne sont pas satisfaites à cette date, nous appelons à la démission de toutes les charges administratives non électives et au refus de participation aux jurys (bac, BTS, DUT, Capes-Agreg, session de printemps…) et à pratiquer l’obstruction dans le cadre des mandats électifs.
  • 6 mars : Prochaine AG de la Coordination nationale à Paris 12 (peut-être avec Marne-La-Vallée).
  • 7 mars ? : Rassemblement de la maternelle à l’université
  • 10 mars : Grande manifestation nationale “de la maternelle à l’université” à Paris.
  • 12 mars : Appel à soutenir et à participer à la coordination nationale des laboratoires.
  • 19 mars : Appel à la journée de mobilisation nationale intersyndicale et interprofessionnelle.
Et aussi

  • Développer la grève active, des cours alternatifs, les interventions dans les lieux publics, voir leur occupation.
  • Boycott des expertises AERES et ANR, boycott des audits des Universités pour le passage à l’autonomie. Envoi d’une lettre de la coordination.
  • Blocage des conseils centraux qui prévoient de remonter les maquettes.
  • Participation aux Journées en mars à Bruxelles en relation avec la stratégie de Lisbonne et de Bologne.
  • Voter le principe d’une caisse de grève avec les BIATOSS et les ITA, le primaire et le secondaire.
  • Appel aux chefs de service administratifs pour ne pas remonter le recensement des grévistes.
  • Délégation à la coordination étudiante à Angers.

Universités et établissements représentés

  • Universités : Angers / Antilles-Guyane / Avignon / Artois / Aix-Marseille I / Aix-Marseille III / Bordeaux I / Bordeaux II / Bordeaux III / Bourgogne / Brest Bretagne Sud Bretagne occidentale Caen Cergy Clermont II Compiègne Evry Franche-Comté Grenoble 1 Haute Bretagne Le Havre Le Mans Lille 1 Lille 3 Limoges Littoral Lyon 1 Marne-la-Vallée Metz Montpellier II Montpellier III Mulhouse-Colmar (Haute Alsace) Nancy 1 Nancy 2 Nantes Orléans Paris 1 Paris 3 Paris 4 Paris 5 Paris 6 Paris 7 Paris 8 Paris 9 Paris 10 Paris 11 Paris 12 Paris 13 Pau Picardie Poitiers Reims Rennes 1 Rennes 2 Rouen Saint-Etienne Strasbourg Toulon Toulouse 2 Toulouse 3 Tours Valenciennes Versailles Saint Quentin
  • Autres établissements et organismes CNAM Ecole française de Rome EHESS ENS Cachan ENS LSH ENS Paris ENS Lyon IEP Paris IEP Rennes IEP Toulouse INALCO IUFM Paris IUT Troyes Museum Observatoire de Paris

Syndicats, associations et sociétés savantes
APMESU ASES Défense de l’université FERC-CGT FO Intersyndicale Intersyndicale de l’administration centrale Papera Reconstruire l’école SF études 18ème SFLG SFS SLR SLU SMF SNCS-FSU SNESup-FSU Sud Education Sud Recherche

L’ENS Paris ne transmet pas de maquettes de master enseignement

L’ENS Paris ne transmet pas de maquettes de master enseignement (14 Février)
A l’Ecole Normale Supérieure, la Commission des études, représentant tous les départements (scientifiques et littéraires), et présidée par la directrice de l’ENS, a formulé son opposition à la réforme de la mastérisation : « La Commission des études exprime ses plus grandes réserves à l’égard de la réforme actuelle de formation et de recrutement des enseignants ». Aucune maquette n’a été transmise par l’ENS au Ministère.

Actu : Nantes (13 février)

A Nantes, les étudiants ont prolongé le blocus (commencé le 5 février) jusqu’à lundi 23 févr. midi ; l’université reste ouverte (« université active ») ; nombreuses AG et actions dans les différents départements :

  • Droit : A.G. du 5 février avait décidé des grève des enseignements et tenue de conférences.
  • Sciences : blocus étudiant, suspension des cours.
  • I.U.T. Roche-sur-Yon : grève administrative, report des jurys.
  • STAPS : grève administrative et des enseignements. A.G. des personnels tous les matins.
  • Histoire : grève administrative ; respect du blocus (majorité des enseignants). Nouvelle réunion des enseignants le 23 février.
  • Histoire de l’Art et archéologie : suspension des cours jusqu’au 23 février. Organisation le 12 février d’un devoir sur le thème de l’amour (cf. V. Pécresse) en présence de la presse et envoi des copies au président de la République.
  • IGARUN : rétention des notes, grève tournante des enseignants.
  • Philosophie : grève des enseignements.
  • Lettres classiques : grève administrative. Un tiers des enseignants ont suspendu leurs cours.
  • Psychologie ; grève administrative, rétention de notes. Suspension des cours.
  • Sociologie (11-02) : suspension des cours.
  • Lettres modernes : rétention des notes. Grève reconductible sauf concours. Respect du blocus.
  • Sciences éducation (11-02) rétention des notes, grève des enseignements jusqu’au 23 février. Grève administrative.
  • Sciences du langage : menace de démission de toute responsabilité le 23-02.
  • Sciences éco. : blocus sauf pour formations professionnelles.

Prises de position de la présidence de l’université

  • Le président Lecointe dans une lettre à l’ensemble du personnel propose de soumettre au vote du CA un engagement à ne pas mettre en place de services d’enseignants-chercheurs dépassant 192 heures.
  • 11-2-09 : le Bureau de l’université (président, vice-présidents, conseillers) se prononce pour une évolution du décret de 1984 tout en condamnant nouveau décret prévu, est favorable à une modulation des services, organisée sur une période contractualisée de plusieurs années, afin de tenir compte des différentes obligations des enseignants-chercheurs ; demande des moyens humains et financiers supplémentaires.

Modalités d’action
1.     Propositions soumises au débat
–       Refus de l’orientation active.
–       Démission collective des responsabilités administratives à partir du 23 février.
–       Non présidence des jurys de baccalauréat
–       Refus des expertises pour le C.N.R.S.
–       Intervention auprès des députés de Loire-Atlantique pour les informer des raisons de notre opposition aux réformes en cours.
–       Question des portes ouvertes à organiser ou non.
–       Assises locales sur l’enseignement supérieur et la recherche.

2.     Propositions retenues (pour le moment)
–       Organisation le 13 février à 15 heures devant le rectorat de Nantes d’une cérémonie de non remise des maquettes.
Envoi de représentants à la prochaine coordination à Paris
–       Mise en place de commissions de travail
·       opérations portes ouvertes et orientation active
·       rédaction de tracts d’information
·      rédaction d’une  adresse aux parlementaires
·      préparation d’actions dans la cité.
·       Lettre du collectif au Président de l’Université (action à soumettre au vote de la prochaine AG)
·      Réflexion sur la masterisation des concours

Prochaine AG de l’inter-composantes : le lundi 23 février 2009.

Actu : Nantes (13 Février)

La cérémonie symbolique de non-remise des maquettes devant le Rectorat a donc bien eu lieu à 15h hier, en présence d’étudiants et d’enseignants. La presse et la télévision étaient au rendez-vous. Une délégation de 4 enseignants du collectif inter-composantes (Sciences, CIL, Lettres et langages, Histoire) a été reçue par Mr Rondeau, chargé de mission auprès du Recteur. Nous avons pu apporter un certain nombre d’explications détaillées (sur la baisse du niveau du futur capes, sur les stages, sur le mépris avec lequel nous sommes traités par nos ministres, etc…). Notre interlocuteur n’a pas semblé particulièrement surpris de nos inquiétudes, qu’il s’est engagé à transmettre au Recteur, puis au Ministère.
A la fin de l’entretien, la délégation a déposé un dossier comprenant des documents sur (plus précisément contre) la masterisation (article du Monde « parents d’élève si vous saviez », tracts SLU), ainsi qu’une lettre ouverte au Recteur.
Voici la lettre  :
Lettre ouverte à M. le Recteur de l’académie de Nantes
Monsieur le Recteur,
Les personnels de l’Université de Nantes, réunis en assemblée générale le 5 février 2009, ont voté à l’unanimité une motion par laquelle ils ont exprimé leur refus, comme l’immense majorité de la communauté universitaire, de la réforme dite de mastérisation des concours d’enseignement.
Nous vous prions de croire, monsieur le Recteur, que notre position et notre détermination ne sont pas l’expression d’un immobilisme ou d’un refus de toute réforme. Ce qui est envisagé à l’heure actuelle ne peut tout simplement pas être soutenu ou accepté par quiconque sait ce qu’est la profession d’un enseignant du primaire et du secondaire. Les étudiants et les jeunes enseignants ont droit à une bonne formation scientifique comme à des conditions équitables de recrutement. Les parents d’élèves doivent aussi avoir la certitude que les enseignants resteront correctement formés. Or la réforme de formation des maîtres, telle qu’elle est actuellement envisagée, constitue un double scandale :
–  scandale sur le plan scientifique (moins de formation disciplinaire) et scandale sur le plan de la formation professionnelle (moins de formation par la pratique, dans les nouveaux cursus, du fait de la suppression du stage rémunéré après les concours de recrutement),
– scandale sur le plan social (allongement de la durée d’études non rémunérées, précarisation systématique des étudiants reçus aux masters et collés aux concours)
Comme vous le savez, les conseils d’administration des deux Universités de Nantes et du Mans ont voté la non-remontée des maquettes de master enseignement
Monsieur le Recteur, nous vous demandons de nous aider à faire entendre la voix de la raison, afin que cette réforme soit retirée pour que s’engage, enfin, une véritable concertation sur la formation des maîtres.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Recteur, à l’assurance de notre dévouement, pour nos étudiants et pour l’université.
Nantes, le 13 février 3009
Le collectif inter-composantes de l’Université de Nantes,
Ses délégués au dossier mastérisation des concours.

Actu : CA Paris 8 (13 Février)

Le CA rappelle que l’assemblée des trois conseils a pris clairement position :
– contre la révision du décret de 1984 telle que présentée par le ministère
– contre la réforme actuelle de la formation des maîtres et des conditions dans lesquelles celle-ci est engagée, et a considéré dans ce contexte qu’il était impossible de transmettre les maquettes au
ministère a fortiori à la date du 13 février
– contre les effets de la nouvelle procédure d’affectation des moyens et les insuffisances du montant de la dotation incluant l’obligation faite à l’établissement de supprimer 6 postes statutaires

Le CA constate que ces mesures s’inscrivent notamment dans le cadre de l’application de la LRU, du pacte de la recherche et de la Révision Générale des Politiques Publiques qui précarisent le service public et la situation de tous ses personnels enseignants, Biatoss et Ita. Le Ca déplore au delà une volonté répétée au plus haut niveau de l’Etat de stigmatiser une profession.
Le CA constate que se sont tenues des assemblées générales dans l’ensemble des UFR et au niveau de toute l’université, assemblées qui ont décidé d’engager un mouvement de grève reconductible.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un mouvement général qui affecte l’université et la recherche et qui a tenu une coordination nationale le 11 février sur notre université dont on se félicite des travaux.
Le CA constate que nombre d’enseignants-chercheurs et chercheurs refusent dorénavant de participer aux expertises de l’ANR ou de l’AERES, et que nombre de sections du CNU ont décidé de refuser de remonter les
listes de qualification
.
Le CA approuve la démarche engagée par les présidents d’Université le 9 février à la Sorbonne et appuie l’appel qui en est sorti.
Le CA constate que lorsque la CPU demande le report d’un an de la mise en œuvre de la réforme de la formation des maîtres et émet des réserves quant à la révision du décret, la réponse du ministère est une fin de non-recevoir.
Le CA constate que les réunions qui se sont tenue le 12 février concernant le chantier de la vie étudiante n’ont conduit à aucune mesure nouvelle et provoqué le mécontentement des organisations étudiantes.
Devant une telle volonté de blocage politique de la part du gouvernement, alors même que la communauté universitaire est quasi unanime sur ces questions, le CA estime ne pas pouvoir poursuivre normalement ses travaux. Il décide donc de les suspendre aujourd’hui ses travaux afin de prendre le temps du débat concernant les conditions à partir desquelles le CA pourra les reprendre, notamment sur les questions dont le CA appréciera l’urgence pour la situation des personnels et étudiants de l’établissement.

Lyon : cérémonie de non-remise des maquettes

Devant le rectorat de Lyon, ce n’était pas mal non plus, nos délégués sont entrés exposer la situation avec un inventaire de nos revendications et ont été reçus pendant 1h10 par le cabinet du recteur. (ils nous transmettront leur compte rendu d’audience dans un mél à venir)
A l’extérieur, nous les attendions sous les crépitements des appareils photos et quelques flocons de neige, tous armés de coeurs et de jolis slogans, face aux forces de l’ordre (venues en uniformes et avec des sortes de planches de travail, peut-être pour suivre un cours de l’université hors-les-murs ???).
Il y avait là un groupe d’étudiants qui avaient fabriqué des maquettes en carton symbolisant les institutions en destruction : celles-ci ont été copieusement piétinées pour satisfaire aux caprices amoureux de Madame Pécresse, notre ministresse. (Il est à noter que parmi ces institutions cartonnées, l’université est celle qui a le plus résisté aux coups de talons répétés…)
Il fut même suggéré que les débris de ces monuments soient vendus aux enchères à des collectionneurs, afin d’alimenter la caisse de grève des universitaires.
Mais ils ont été abandonnés à la voirie, à vot’ bon coeur, pour servir de relais aux prochains cortèges…
C’est ainsi qu’en l’an de grâce deux mille neuf, près le rectorat de notre belle ville de Lyon, entre quinze heures et seize heures trente, nous, lyonnais des 3 universités, avons dignement fêté la St-Valentin-des-maquettes-non-remontées.

Actu : Orléans (13 Février)

Vendredi 13 février: Le CA de l’Université d’Orléans n’a pas traité la question des maquettes, celle-ci ayant été retirée de l’ordre du jour par le Président. Nous avons fait une cérémonie d’enterrement des maquettes à 15h00 devant le rectorat et déposé, à la poste, nos publications récentes et à venir afin que « leur » président de la république les évalue.
Prochaine AG des personnels (les biatoss nous rejoignant jeudi 19 pour la manifestation nationale) lundi 16 à 10h, et AG des personnels + étudiants le même jour à14h00.

fevrier2-2009-0381fevrier2-2009-041

Non-remise des maquettes au ministère (photos)

151_1246151_1247151_1252151_12531

Nouvelles de l’Universite de Bretagne Occidentale

Les conseils d’UFR sciences et d’UFR lettres du 9 février et le conseil d’école de l’IUFM de Bretagne du 5 février ont refusé de
transmettre leurs maquettes d’habilitation de master enseignement au  CEVU. Le CEVU du 10 février a constaté l’absence de maquettes et a voté à l’unanimité la motion suivante jointe.
Le CA de ce jour a fait la même constatation et a voté à l’unanimité  la motion du CEVU.
———————————————————————————-
Mastérisation de la formation des enseignants : l’UBO ne remontera aucune maquette (position du CA du jeudi 12 février 2009)

Les membres du CEVU et du CA soutiennent les décisions prises par les conseils d’UFR et le conseil d’école de l’IUFM de Bretagne de ne transmettre aucune maquette de master. Ils rappellent que la situation est née d’une réforme incohérente dans son contenu, inacceptable dans son calendrier et détestable dans sa mise en oeuvre, et qui met les
universités dans une impasse.
Ils s’associent à la protestation nationale et adressent un message clair et ferme au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et plus encore au Ministère de l?Education Nationale chargé de l’organisation des concours et du recrutement des enseignants, afin que la réforme soit remise à plat, repensée dans tous ses aspects et enfin, discutée dans un esprit de responsabilité et de concertation.
Ils demandent que le dispositif actuel de formation et de concours soit maintenu au moins jusqu’en 2011 et qu’une telle décision soit prise rapidement afin de ne pas augmenter inutilement le désarroi des étudiants et de leur permettre de terminer l’année dans une relative sérénité.
Pour eux, la concertation doit notamment porter sur les points suivants :
* une formation de qualité prenant en compte les exigences disciplinaires et professionnelles,
* la place et le devenir des IUFM intégrés,
* le calendrier et la forme des concours de recrutement aux métiers de l’enseignement,
* un réel apprentissage du métier avec le maintien d’un stage de pratique professionnelle, en alternance, de longue durée et rémunéré,
* l’organisation d’un débat national, régional et local, avec tous les partenaires concernés dont les étudiants.
———————————————–
Le CA a d’autre part refusé de transmettre au ministère la liste des 6 postes qu’il lui est demandé de rendre : la proposition du président a été rejetée à l’unanimité (le président disposait de trois voix).
Enfin une réunion du congrès des trois conseils centraux + le CTP a  fini par être obtenue pour le 26 février avec à l’ordre du jour le statut des enseignants-chercheurs entre autres.

Actu : université Franche-Comté

L’Université de Franche-Comté dispose de son site web pour les infos « locales » sur le mouvement actuel :  http://sites.google.com/site/ufcenlutte/Home

Motion votée par le CA mardi 10 février (blocage des maquettes):
Réuni le 10 février, le Conseil d’administration de l’université de Franche-Comté a voté à l’unanimité moins une voix la motion suivante  présentée par Jean-Claude Daumas, élu SNESUP :
Le Conseil d’administration de l’université de Franche-Comté
– condamne fermement les déclarations méprisantes et insultantes du Président de la République sur la soi-disant médiocrité de la recherche et des chercheurs français,
– approuve le soutien apporté par Claude Condé, président de l’université de Franche-Comté à l’Appel de la Sorbonne,
– demande aux ministres de l’Education nationale et de la Recherche d’entendre l’inquiétude et la colère des enseignants, chercheurs, des personnels IATOS et des étudiants devant les réformes imposées à la hussarde, sans réelle concertation,
– leur demande de retirer sans préalable les décrets et projets de décrets sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation et les concours de recrutement des enseignants du primaire et du secondaire, et le contrat doctoral, et de créer ainsi les conditions nécessaires à l’ouverture rapide de véritables négociations avec les syndicats représentatifs de la communauté universitaire,
– s’élève contre la diminution des moyens alloués aux universités et exige que les postes supprimés leur soient rendus,
– refusant à la fois les objectifs et les modalités de la mise en œuvre de la masterisation, décide de ne pas transmettre les maquettes au ministère.

Actu : Lorraine

Nancy 2 : Le CA de ce jour, qui devait étudier les maquettes de master, n’a pas eu lieu. Pour être plus exact, nous étions un certain nombre d’administrateurs (14), mais la plupart d’entre nous (9 sur 14) avons refusé de signer le PV de présence en signe de protestation contre les réformes actuelles. Nous n’étions donc, en réalité, pas là…
=> Donc, il n’y aura pas de remontée des maquettes à Nancy 2 pour le 15 février.
Je vous informe/rappelle que les CA de l’UHP (lundi) et celui de Metz (mardi) n’ont pas pu se tenir du fait, dans les deux cas,
d’envahissement du CA. Il n’y aura donc pas de remontée des maquettes de master pour le 15 février en Lorraine.