L’AERES n’évaluera pas les maquettes des masters « métiers de l’enseignement »

« Le Conseil de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur réuni le 9 avril 2009 constate que :

– les dossiers déposés par les établissements ont été constitués en fonction du « cahier des charges » présenté dans la circulaire du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche du 17 octobre 2008 et n’ont pu prendre en compte l’incidence sur ce « cahier des charges » des décisions prises par les ministres dans le cadre des négociations récentes avec la CPU et la CD IUFM, d’une part, et avec les syndicats, d’autre part ;
– seuls 9 universités, 2 Ecoles Normales Supérieures et 8 établissements privés ont déposé des dossiers ;
– sur 35 académies, seules 3 (Reims, Polynésie et Nouvelle Calédonie) ont une proposition complète ;
– la faible proportion de dossiers remontés (moins de 10 % de l’offre potentielle) ne permet à l’Agence, ni une analyse par académie, ni une analyse nationale comparative par discipline.

En conséquence, l’AERES décide de ne pas évaluer les masters « métiers de l’enseignement » de la campagne actuelle.

Communiqué adopté par le Conseil à l’unanimité. »

Source : communiqué de presse de l’AERES

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Université de Lorraine retardée …

Les 4 CA des universités lorraines (3 à Nancy, 1 à Metz) étaient conviés à Nancy pour discuter de la mise en place de la future université de Lorraine, prévue pour 2012. La presse locale en faisait un bel article ce matin. Et patatras ! Voici que d’odieux personnages, enseignants, chercheurs et étudiants (parmi lesquels figuraient les dangereux responsables Snesup de Nancy 1, Nancy 2 et Metz) ont bloqué l’accès de la salle de réunion en répandant au sol des motions de départements et UFR, des lettres de démission administrativo-pédagogique, en chaînant l’escalier d’accès en brandissant des banderolles, en jouant une petite pièce de théâtre et en distribuant des tracts…
Bref, une belle pagaille sous le soleil nancéien qui a un peu revigoré les troupes (parce que ça fait du bien une belle action qui aboutit…) et a fâché quelques présidents.
Je vous livre le tract que nous avons distribué. Notre objectif n’était pas de nous opposer à une future université de Lorraine, mais d’interpeller les présidents pour le rappeler qu’il se passe des choses dans les établissements et qu’ils feraient bien de s’en rendre compte.
====Tract====
La réunion des quatre CA des universités lorraines de ce mardi 31 mars n’est pas opportune
OUI, construire ensemble une future Université de Lorraine est un objectif auquel nous pouvons nous associer, si tant est que cette construction s’appuie sur des principes de collégialité et de transparence.
MAIS…
Situation actuelle dans les universités
– Depuis des semaines, le gouvernement méprise les revendications d’une très grande majorité d’enseignants / chercheurs, de BIATOS et d’étudiants. Les deux contestations phares, projet de décret portant sur le statut des enseignants-chercheurs et réforme portant sur la mastérisation de la formation des enseignants, donnent lieu à de pseudo-négociations. Aucune avancée n’a réellement permis d’améliorer ces projets. Pire, par des manœuvres dilatoires, le gouvernement impose insidieusement ses contre-réformes. Quant aux autres motifs de colère des personnels et étudiants (baisse de l’allocation des moyens aux universités, généralisation de la précarité, suppression de postes, contrat doctoral unique, “désU-M-Risation” des unités mixtes CNRS / université…), ils sont carrément négligés par la ministre.
– Les présidents d’université, au lieu de soutenir fermement les personnels et les étudiants, jouent quasi-unanimement le jeu du gouvernement.
Et en Lorraine
– Comment parler d’une Université de Lorraine quand des universités sont bloquées ? (Campus Sciences – UHP, Campus Lettres et Sciences Humaines – Université Nancy 2)
– Comment penser sereinement la création d’un tel établissement quand des AG se tiennent un peu partout, quand les collègues font état de leurs inquiétudes et menacent de ne pas tenir les jurys, de démissionner des responsabilités administratives ou pédagogiques qui sont les leurs ?
– Comment les présidents peuvent-ils inviter leurs CA à tracer les contours d’une future Université de Lorraine alors qu’ils ne prennent pas la mesure de ce qui se passe dans leurs établissements ?
– Une intersyndicale très large a sollicité chacun des présidents sur la question de la mastérisation, en en faisant un préalable à la tenue de cette réunion. Nous attendons toujours les réponses.
Enfin, faut-il rappeler que cette Université de Lorraine s’inscrit dans le cadre mortifère de la loi LRU ? Ne convient-il pas d’abandonner cette loi avant de nous lancer dans ce projet ?
Il est urgent que toutes nos revendications soient entendues par nos dirigeants, ministres et présidents, et que l’accent soit mis sur la sauvegarde d’un service public d’enseignement supérieur et de recherche

C’est pourquoi nous soutenons que cette réunion des quatre CA n’est pas opportune.

FSU (SNESup Nancy 2, UHP, UPVM – SNASUB Nancy 2) – SNPREES-FO57 – UNEF-Lorraine

Nantes : 2ème cérémonie de non-remise des maquettes (31 Mars)

Mardi 31 mars étant le jour ultimatum de remise des maquettes, des actions nationales de mobilisation, de refus des réformes Darcos-Pécresse ont lieu ce jour-là.
Deux actions sont envisagées sur Nantes :

  • un petit déjeuner à 8h30 devant l’IUFM (pour que l’on se réveille avant qu’il ne soit trop tard). Il s’agit d’accueillir la journée « difficultés scolaires » qui réunit formateurs de l’IUFM, IEN, CPC, IMF… et IA. Ce rassemblement se fera dans le cadre des actions d’accueil informatif militant lors de journées de formation à l’IUFM de publics spécifiques (cf la motion votée lors de l’AG des formateurs IUFM du 25/03). Amenez bouteilles thermos (café, thé…) et croissants à se partager. Sans oublier affichettes, banderoles et autres…
  • un accrochage des revendications sur « l’arbre des obstinés » au rectorat à 16h30, suivi d’une cérémonie de non-remise des maquettes, à l’initiative du Collectif inter-composantes.

Pour la 1ère comme la 2ème action, il faudra être nombreux. Donc, transmettez l’information, faites marcher le tam-tam, pianotez des mails…
Pour mémoire :

Décisions de l’AG des formateurs IUFM Pays de la Loire réunie le 25/03/2009 à NANTES ( 108 formateurs présents)
Pour exprimer son refus des projets actuels, pour répondre au mépris dans lequel sont tenus les formateurs des IUFM par les ministres Darcos et Pécresse, le principe du blocage des actes administratifs liés aux processus de suivi et de validation de la formation des usagers a été adopté à une très large majorité  (Suspension administrative :  Pour 77/contre 11/abstentions20).
En conséquence l’Assemblée Générale demande la suspension de toutes les réunions ayant pour objet la mise en œuvre de ces processus jusqu’au 25 avril, date à laquelle un nouvel examen de la situation sera fait par les formateurs ; elle demande donc l’information de l’annulation des calendriers en cours et des convocations par les directeurs-adjoints ou responsables de site concernés pour que le travail de formation et d’enseignement puisse se poursuivre dans des conditions tenables.
Enfin le principe d’actions de mobilisation des partenaires sur les dangers encourus par la formation des enseignants a été décidé (Mobiliser des « partenaires » politiques, syndicats, étudiants, IEN et chefs d’établissements, etc : Pour 108 /contre 0/abstentions 0).
Dans ce cadre des actions particulières d’accueil informatif militant sont prévues lors de journées de formation à l’IUFM de publics spécifiques (Accueil informatif militant de la Formation Continue: Pour  97/contre 0/abstentions11) et Blocage total ou partiel de journées institutionnelles : Pour 95/ contre 3/ abstentions10.

Radicalisation à Toulouse et Montpellier

A lire sur EducPros.

Extrait : « Montpellier 3, Toulouse 2 et 3, l’IEP de Toulouse, Perpignan, Caen, Rennes 2, Le Havre… Les blocages d’universités se sont multipliés ces derniers jours. Selon la coordination nationale des universités, la moitié des universités seraient en grève et/ou bloquées, une trentaine selon le ministère. Avec parfois de sérieux dérapages, comme à Toulouse 2 Le Mirail où des casseurs s’en sont pris à la présidence. La coordination nationale a appelé le 16 mars à la « multiplication des actions » contre le décret sur le statut des enseignants-chercheurs et les réformes en cours. « 

Textes votés au C D F N de la FSU le 17 mars 2009

Textes votés au C D F N de la   FSU le 17 mars 2009
Formation et Recrutement des Enseignants

La FSU revendique une amélioration de la formation professionnelle et disciplinaire des enseignants du 1er et 2nd degré et la reconnaissance de leur qualification par l’obtention d’un master, mais elle a fortement contesté les modalités prévues par le gouvernement pour la réforme de la formation et du recrutement des enseignants ; elle a fait clairement connaître son exigence d’un report  d’un an permettant une remise à plat de celle-ci.
Elle constate que le gouvernement a été contraint de prendre partiellement en compte la  force de la mobilisation des  universitaires, des étudiants et des personnels du 1er et du 2nd degré.
Elle acte de premières annonces sur l’année de stage et sur l’assurance qu’il n’y aura pas de baisse du nombre de postes aux concours en 2010, mais elle continue à contester le dispositif transitoire qui ne règle aucun problème de fond, ne permet aucune amélioration de la formation, est illisible pour les étudiants et contient de plus le risque de devenir définitif.

Ces évolutions restent encore loin du compte. Nombre de questions fondamentales n’ont toujours pas reçu de réponse satisfaisante et l’annonce sur les postes ne saurait entériner un état actuel de recrutements insuffisants par rapport aux besoins d’enseignement.

La FSU revendique une tout autre réforme que le dispositif aujourd’hui prévu ce qui implique l’abandon de l’actuel projet de réforme et l’ouverture de négociations afin d’obtenir une réforme conforme à ses revendications et à celles de ses syndicats nationaux. Cela nécessite que soit maintenu le principe du recrutement par concours avec un nombre de postes correspondant aux besoins. Cela implique notamment que soient discutées et revues les questions :
1.      du contenu et de l’articulation des dimensions disciplinaires et professionnelles de la formation « master » ;
2.      de l’articulation entre concours et masters ;
3.      de la mise en place d’un réel cadrage national de la formation ;
4.      du rôle et missions des IUFM ; maintien et développement de leur potentiel d’enseignement et de recherche ;
5.      du développement de la recherche en éducation ;
6.      d’une programmation pluriannuelle des volumes de postes au concours ;
7.      de certaines disciplines de l’enseignement professionnel ;
8.      du maintien d’une année de stagiaire post concours partagée entre service d’enseignement réduit et formation permettant des allers-retours entre pratique et analyse réflexive ;
9.      des aides financières pour les étudiants et du pré recrutement ;
10.  des précaires ;
11.  d’une pré professionnalisation et d’un cadrage national des stages en M1 et M2 ;
12.  d’une formation complémentaire après titularisation dans le cadre d’une entrée progressive dans le métier ;
13.  du calendrier

Elle apporte son soutien aux consignes données par ses syndicats en particulier sur la non remontée des maquettes.

C’est sur ces points qu’en articulation avec ses syndicats nationaux concernés elle fera porter ses interventions auprès du gouvernement en toutes occasions et qu’elle appelle les personnels à l’action dans l’unité.

Texte action
La crise économique s’amplifie et ses conséquences sociales s’accélèrent et apparaissent avec de plus en plus de brutalité. Le scandale des licenciements qui se multiplient en dépit de profits toujours élevés est particulièrement emblématique  Cette situation rend d’autant plus urgente la nécessité de politiques économiques et sociales alternatives.
En dépit de quelques inflexions arrachées par la puissance des mobilisations et notamment du 29 janvier Gouvernement et patronat persistent dans le maintien de leurs orientations, de leurs « contre-réformes », et de leur dogmatisme idéologique. Dans certains secteurs, le gouvernement refuse l’ouverture de négociations véritables et choisit de multiplier les provocations.
Refusant par exemple d’augmenter les salaires, les retraites et les minima sociaux, de renoncer aux suppressions d’emplois publics, maintenant les dispositifs favorisant les HS,  ils continuent à faire le choix de favoriser les revenus du capital contre ceux du travail, de favoriser  les actionnaires et patrons et non leurs salariés, de priver l’Etat de moyens pour satisfaire les besoins sociaux. Alors que le gouvernement lui-même explique que la France aurait moins mal résisté à la crise parce que nos systèmes de protection sociale solidaire et de redistribution en amortissent les effets, il poursuit les remises en cause de ces mêmes systèmes. En multipliant réformes et projets (école publique, université, recherche, système de santé, retraite, protection sociale, justice, logement social, emploi, sport ….), ils entendent provoquer des transformations profondes, si possible irréversibles, et remettent notamment en cause l’ensemble des services publics en s’efforçant non seulement d’y multiplier les coupes claires, d’en supprimer des missions d’intérêt général et de réduire leur champ, mais aussi d’y introduire des critères de gestion inspirés du privé et reposant sur la mise en concurrence des services et des personnes. C’est tout le sens par exemple de la RGPP qui se met en place à marche forcée au plan territorial, du projet de loi Mobilité dans la FP pourtant refusé par les personnels, du projet de loi  « Santé Hôpital Patients Territoires », de la loi LRU et du « Pacte Recherche ». C’est ce que confirme le refus du ministre de la Fonction Publique de répondre aux revendications unanimes sur salaires, pensions, grille ou emplois publics.
Dans l’éducation, au moment où est lancée très médiatiquement une « commission sur la politique de la jeunesse » par M.Hirsh, les suppressions de postes et les réformes régressives et contestées se poursuivent, menaçant l’avenir des jeunes et du service public (enseignement professionnel, formation des maîtres….). La mise en place des « médiateurs de réussite scolaire » ignore délibérément que la lutte contre l’absentéisme nécessite des personnels qualifiés. C’est pourquoi la FSU, qui s’oppose à ce dispositif, exige le renforcement des équipes pluridisciplinaires complètes (AS, CPE, COPsy,…)
Cette politique s’accompagne d’une volonté de répression et de criminalisation des mouvements de contestation, comme le montre par exemple l’inadmissible condamnation de Sami Benméziane, la mise en cause d’Elie Domota ou les brutalités dont sont victimes régulièrement les jeunes manifestants.
Or l’actualité récente montre combien cette politique est de plus en plus insupportable et se multiplient des luttes unitaires puissantes et résolues, comme dans les Départements et Collectivités d’Outre Mer ou dans la recherche et l’Enseignement Supérieur après celles dans les enseignements scolaires, le Pôle Emploi, la Justice…
Ces mouvements obligent le gouvernement à des reculs parfois partiels, parfois importants (comme en Guadeloupe et en Martinique) : ils sont un point d’appui pour faire croître les mobilisations d’ensemble.
La FSU exige que le gouvernement réponde aux revendications du mouvement de l’Université et de la Recherche par une négociation globale sur l’ensemble des problèmes posés : statut des enseignants-chercheurs et doctorants, formation des enseignants et concours de recrutement, emploi, démantèlement des organismes de recherche. Elle continuera à apporter son soutien à ses syndicats engagés dans l’action et à favoriser les convergences entre les divers secteurs du système éducatif. Elle appelle à la réussite de la manifestation nationale du 24 mars et demande à l’ensemble des personnels d’y apporter leur soutien. Pour faciliter la participation à cette journée, elle dépose un préavis de grève.
Elle soutient la journée de grève du 24 mars dans les lycées professionnels à l’appel notamment du SNUEP et du SNEP et elle appelle à en assurer la réussite. Elle proposera aux autres organisations de l’EN une réunion rapide afin de décider de suites d’action avant les vacances de printemps. Elle fera de même avec les fédérations de la Fonction Publique.
Après le 29 janvier la journée de grèves et de manifestations du 19 mars offre une nouvelle perspective d’un mouvement unitaire puissant rassemblant l’ensemble public et privé qui confortera les luttes actuelles.
La FSU appelle les personnels à s’y engager massivement et à tout faire pour en assurer la réussite et y défendre leurs revendications spécifiques en même temps que la plate-forme unitaire.
La FSU entend s’inscrire dans la construction d’un mouvement social unitaire de haut niveau et dans la durée, capable de gagner. C’est pourquoi elle considère que cette mobilisation doit avoir des suites rapides unitaires : elle appelle les personnels à débattre de ces suites, de leur calendrier et de leurs modalités, sans rien exclure, dans les assemblées générales et à faire remonter leurs propositions. Sans préjuger du nécessaire débat, elle considère que des manifestations à caractère national le samedi peuvent permettre de rassembler largement salariés et population : dans cet esprit elle proposera donc à l’intersyndicale interprofessionnelle et si nécessaire Fonction publique et/ou Education, de faire du samedi 28 mars une nouvelle étape de mobilisation.

Blocage du contrat quadriennal !

Le laboratoire ISEM (UMR 5554, basé à l’UM II) a voté tout récemment pour la non-remise de son Plan Quadrienal (PQ), en signe de protestation contre les réformes touchant l’enseignement et la recherche. Un texte expliquant le sens et le potentiel impact de cette démarche est disponible en pièce jointe.
Le PQ sera rédigé, mais (en accord avec le Directeur d’Unité) ne sera pas remis, ce qui constitue un geste fort, et venant de tout un laboratoire dans son ensemble. C’est aussi un processus de blocage important du fonctionnement de l’administration de la recherche. Cette action peut prendre une envergure importante et avoir un gros impact, si de nombreux laboratoires choisissent cette option. Cette suggestion d’action a été proposée et accueillie favorablement à la réunion des délégués de laboratoires du 12 Mars à Paris. Certains autres laboratoires en France ont aussi engagé ce processus (discussions, AG, vote électronique de la motion de non-remise du PQ etc.). Une liste des laboratoires, sur Montpellier au moins, qui auront voté cette action
sera bientôt disponible sur le site de mobilisation de l’UM II.
http://mobilisation-montpellier.effraie.org/wiki/Informations/Non-remiseDuPlanQuadrienal
Une liste nationale sera mise à jour probablement par SLR.
Nous vous proposons donc de proposer ce genre de votes dans vos unités, après avoir fait une réunion d’information/discussions. Si votre aboratoire a voté pour un tel bloquage, merci d’envoyer un mail à
blocageducontratquadriennal@gmail.com pour création de la liste.

La section 01 ne remettra pas les résultats de la qualification.

La section 01 du CNU vient de voter la rétention des résultats de la qualification vis-à-vis du Ministère (24 février)