La moitié des universités françaises sont bloquées ou en grève ! (10 Mars)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090310.OBS8154/une_quarantaine_duniversites_en_greve_ou_bloquees.html

 »

Sur 70 des 79 universités de France métropolitaine, 41 étaient touchées par la grève, totale ou partielle, et/ou des blocages, alors que 29 universités fonctionnaient normalement.

L'université de Rennes bloquée. (Sipa)

L’université de Rennes bloquée. (Sipa)

La mobilisation universitaire ne semblait pas faiblir mardi 10 mars, au moins une quarantaine d’universités étant en grève et/ou bloquées.
Sur 70 des 79 universités de France métropolitaine pour lesquelles l’AFP a pu collecter des informations, 41 étaient touchées par la grève, totale ou partielle, et/ou des blocages, alors que 29 fonctionnaient normalement.

Occupation des locaux

Une quinzaine d’établissements étaient bloqués et Paris-IV a été fermée lundi. Les autres universités en grève. A l’inverse, 29 universités fonctionnaient normalement ou presque.
L’université de Toulouse II-Le Mirail a été fermée « jusqu’à nouvel ordre » après l’occupation des locaux administratifs la veille par une centaine d’étudiants, a-t-on appris auprès du président de la faculté, Daniel Filâtre. « De graves incidents se sont déroulés dans le bâtiment de l’administration centrale lundi après-midi. Des étudiants ont envahi la salle du conseil et les locaux de la présidence, après en avoir défoncé portes et cloisons, choquant fortement les personnels présents », a déclaré Daniel Filâtre dans un communiqué. « En conséquence, le campus du Mirail dans sa totalité sera fermé, à compter de mardi 8h30, et ce jusqu’à nouvel ordre », a-t-il précisé.

« Rien ne justifie de tels actes »

Les étudiants de l’université du Mirail (Sciences humaines, Lettres, Langues et Arts) bloquent les locaux de la faculté depuis vendredi dernier. Ceux de l’université Toulouse III-Paul Sabatier (Sciences) ont également tenté de bloquer mardi matin les locaux, a-ton appris auprès du rectorat. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a fermement condamné mardi les incidents qui se sont produits la veille à l’université de Toulouse-II-Le Mirail et estimé que « rien » ne justifiait « de tels actes ».
Valérie Pécresse « condamne avec la plus grande fermeté la violence et les dégradations conséquentes qui ont eu lieu à l’Université de Toulouse-II-Le Mirail », indique un communiqué de son ministère.
« Rien ne peut justifier de tels actes, qui sont contraires à l’esprit et à l’image de l’université », poursuit le texte.
Dans ce communiqué, la ministre « réaffirme son soutien à l’ensemble des présidents d’université et adresse plus particulièrement un message de sympathie et de soutien à l’ensemble de la communauté universitaire toulousaine ».

Entre 150 et 200 personnes rassemblées à Paris

Ces actions interviennent alors que le monde universitaire est touché par un mouvement de contestation de la politique du gouvernement dans l’Enseignement supérieur depuis six semaines. La coordination nationale des universités avait lancé cette journée « d’actions diverses », qui s’est traduite par des rassemblements devant les rectorats ou des distributions de tracts.
A Paris en début d’après-midi, quelques 200 personnes – enseignants, étudiants – selon le collectif Sauvons l’université, 150 selon la police, se sont rassemblées, à l’appel de Sud Education devant le rectorat, près de la Sorbonne, rue des écoles (Ve arr), en présence d’un important dispositif policier.
« Non aux réformes Darcos, résistons, une autre école est possible », proclamait la banderole d’une école. « L’Université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise », pouvait-on lire sur un autocollant.

Appel à manifester mercredi

Par ailleurs des assemblées générales se sont tenues dans les universités. De même, plusieurs instituts universitaires de technologie (IUT) ont été bloqués, à « Rennes, Brest, Nantes, Montpellier, Toulouse, Nîmes, Valence, La Roche-sur-Yon », selon l’association des directeurs d’IUT (ADIUT), qui a précisé que des assemblées générales se tenaient un peu partout d’ici jeudi.
Le mouvement, qui proteste contre la baisse des moyens des IUT dans le cadre de la loi sur l’autonomie des universités, « n’est pas minoritaire », a expliqué à l’AFP Gilles Broussaud, son vice-président.
Enfin des « nuits des écoles » (occupations, pique-niques), à l’initiative de divers collectifs, sont organisées pour la soirée de mardi dans plusieurs régions de France.
Mercredi, tous les personnels de la maternelle à l’université sont appelés à manifester, à l’appel d’une intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche et de la coordination nationale des universités. Selon la FSU, des cortèges sont prévus dans au moins 24 villes.
A Paris, le défilé partira à 14h30 de la place de la République en direction de Nation. (Avec AP et AFP)

Publicités

6 Réponses

  1. bonjour ou bonsoir, je suis étudiant au mirail, il faut arrêter la démagogie, oui nous bloquons l’université mais nous n’en restons pas là. Nous organisons des débats, des projections (cela dit en passant, autours de Bernard Stiegler et Chomsky), des cours alternatifs proposés par exemple par des enseignants en linguistique, se proposant de faire l’analyse des discours de nos chers élus politiques, bientôt une conférence au regard de la crise actuelle sous les lunettes attentives d’un économiste, des projections de l’ESAV, la mise a disposition de salles pour toute initiative amenant au dialogue inter-étudiant, enseignant, personnel BIATOSS est également en train d’être mise en place. et tout ceci avec les soutiens des enseignants, et du personnel BIATOSS encore une fois! Donc une université bloquée n’est pas morte pour autant, bien au contraire c’est le lieu qu’il faut réinvestir et réenchanter pour que ce mouvement ne soit pas qu’une simple contestation, et que le changement se fasse au sein de la fac, dans la rue : piétons, automobilistes, commerçant, tout le monde est sollicité à l’information tenue par les étudiants eux-mêmes pour permettre aux gens de penser par eux-même et non sous le dictat des médias, ou des communiqués de la direction universitaire, mais en confrontant ces avis. voilà ce que nous avons déjà engagé et il nous reste bien d’autres choses encore a faire, pour apporter un sens à ce mouvement qui dépasse la simple valeur symbolique, ce qui j’ai l’impression, n’est pas considéré par beaucoup de personnes qui émette bien vite des jugements sous la formule d’un “Rien ne justifie de tels actes” sans chercher à savoir ce qu’il se passe vraiment dans ces universités. bref, un petit coup de gueule pour essayer de faire comprendre que le blocage n’est pas une fin en soi, et qu’il est temps d’organiser des choses qui dépassent ces actions symboliques! merci à vous et bon courage pour la suite, on va y arriver les coudes serrés ;)

  2. ps: j’ai publié ce commentaire ici car le site du nouvel obs. n’accepte pas plus de 1000caractères. Allez encore, bon courage à tous!

  3. Bonjour Rikiep,
    Je suis étudiante de master à nanterre, mais j’ai fait plus de quatre années au Mirail (Toulouse II). Ne le prend pas mal, mais le jour où j’ai compris qu’au mirail les exactions comises (blocage, squatt, pour la délicate somme de 100 000 euros de dégats tout de même) étaient le fait de faux étudiants, véritables poulains de syndicats, qui avaient connu pour certains les grves de 95 (sic), j’ai raccroché la banderole. Si tu es étudiant de premiere, deuxième année, voire troisième, tu dois te méfier de ce que l’on appelle la manipulation des masses. Tu ne t’ai jamais demandé pourquoi si peu d’étudiant de master prenaient part au mouvement (les leaders ça ne compte pas?) Tout simplement parce qu’on en a eu marre de se faire abuser.
    Tu n’y étais peut-être pas mais deux ans avant le CPE environ, nous avons eu une grève pour la réforme du LMD (et oui déjà). Ils n’ont rien trouvé de mieux que de créer une milice pour controler les entrées (je les qualifie de milice car c’est ainsi qu’ils s’étaient baptisés). Après le CPE , les tags ont fleuri du genre : J’ai deux amours, la Commune et la Commune…no comment. A nanterre j’ai crains ce type de débordement, n’ayant connu que cela. Et là j’ai trouvé des étudiants fermes dans leur idées, mais pas dans leurs gestes. Cela n’a peut être pas toujours été comme ça, mais en tout cas c’est agréable de voir professeur et élèves discuter calmement, et ne pas se battre comme je l’ai vu il y a 5 ans au Mirail. Tu ne te demandes pas pourquoi si peu de professeurs sont solidaires à Toulouse? je crois en la grève et je défendrai toujours son droit (même si certains en abuse), mais jamais je ne pourrai adhérer aux méthodes qui sont en cours au mirail. Et je ne te parle pas de l’expulsion de l’UNI manu militari, et du saccage du local de l’UNEF deux fois de suite. Dernière chose, savais-tu que cette fresque ridicule du Che (qui est plus sympa avec son nez rouge) et qui rend hommage au « bon vieux temps » du communisme et qui orne mon ancien amphi depuis maintenant sept ans, avait été peinte en une nuit, sans aucune autorisation? On peut être solidaire sans être grégaire n’oublie pas!
    Merci par avance pour la lecture, et pardon pour les fautes, mais il est trop tard pour me relire.
    aurélie

  4. J´y étais à la peinture de la fresque en 2002. Elle ne c´est pas faites mais en plusieurs jours, avec un artiste mexicain et une bonne vingtaine d´étudiants …

  5. Désolé pour les fautes . Elle ne s´est pas faite en une seule nuit et clandestinement mais sur plusieurs jours, avec un artiste méxicain et une bonne vingtaine d´étudiants.
    Et a t´écouter Aurélie on dirait que les militants du Mirail sont tous des monstres staliniens … Faut arrêter la folie furieuse, il y a eu des débordements et j´en conviens mais attention à la parano absolu dans l´autre sens …

  6. elle s’est faite en plusieurs jours avec un artiste mexicain et une vingtaine d’étudiants….moi j’ai eu la meme impression quie pour le mur de berlin: du jour au lendemain. et sous l’autorisation, l’approbation de qui, le vote de qui? un gropuscule de 20 élèves aussi? et les étudiants en histoire, les premiers concernés, ils en avaient pensé quoi? Moi j’en avais marre à force de passer tous les jours devant cette verrue, des gouts et des couleurs….d’autant que le message était justement assez proche d’une mauvaise propagande stalinienne puisque tu en parles.
    débordement 120 000 euros de dégats matériels? débordement mettre à sac le local de l’unef? débordement d’empecher les étudiantes du capes de se rendre à leur cours par la menace? tout ça je l’ai vu ou entendu de la bouche meme des concernés.
    les militant du mirail ne sont pas des staliniens, sauf petu etre ceux du syndicats communiste dont j’ai oublié le nom depuis le temps. j’ai aussi peu de respect pour eux que pour les étudiants de l’uni qui tractaient pour le fn vois-tu.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :