Communiqué du MESR du 09/07 sur la méthode de concertation et de travail sur la masterisation.

Pour information, un communiqué du MESR du 09/07 sur la méthode de concertation et de travail sur la masterisation.
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid28866/luc-chatel-et-valerie-pecresse-precisent-leur-methode-de-concertation-et-de-travail-sur-la-masterisation.html

« Luc CHATEL et Valérie PECRESSE ont reçu ensemble des organisations syndicales représentatives, le bureau de la Conférence des présidents d’Université,et les deux co-présidents de la Commission nationale de concertation sur la réforme du recrutement et de la formation des maîtres.  A cette occasion, les ministres ont précisé leur méthode de concertation et de travail sur la mastérisation
Communiqué – Valérie Pécresse
09 juillet 2009

Luc CHATEL, ministre de l’Education nationale, porte-parole du Gouvernement, et Valérie PECRESSE, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ont reçu ensemble des organisations syndicales représentatives (FSU – SGEN CFDT- CSEN Autonomes – UNSA), le bureau de la Conférence des présidents d’Université, Daniel FILÂTRE, président de l’université de Toulouse II  et William MAROIS, Recteur de l’Académie de Bordeaux, les deux co-présidents de la Commission nationale de concertation sur la réforme du recrutement et de la formation des maîtres.

Les ministres ont indiqué que les décrets relatifs à la mastérisation seront publiés fin juillet après qu’ils auront pris connaissance, de façon détaillée, des travaux menés par la Commission dans son ensemble, représentant la communauté universitaire et la communauté éducative. William MAROIS et Daniel FILÂTRE présenteront aux deux ministres les conclusions et recommandations de la commission dans les jours à venir. Les conclusions des groupes de travail auxquels ont participé les organisations syndicales seront naturellement également prises en compte dans la réflexion.

Plusieurs points tels que les maquettes de concours, l’articulation concours-master, tenant compte des spécificités disciplinaires, ou encore le contenu de la formation continuée, restent encore à approfondir. C’est pourquoi, un travail sera lancé dès la rentrée dans le cadre de groupes de proposition associant les représentants des deux ministères et des experts issus de la communauté de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur.
Ces groupes tiendront compte des conclusions de la commission et de celles des groupes de travail ayant associé les organisations  syndicales.

Ces groupes de proposition pourront recevoir les organisations syndicales, par ailleurs associées à la réflexion par un contact étroit avec chacun des ministères avec des points d’étape réguliers. Ces groupes formuleront des propositions sur les maquettes de concours, les maquettes de diplômes et la nature de la formation continuée par type de concours, agrégation, capes, professorat des écoles, enseignement technologique et professionnel, dans le respect d’un cadre commun. Ces travaux devraient être finalisés pour le mois de novembre 2009.

Au cours du mois de décembre, les deux ministres recevront ensemble à nouveau les différents partenaires avant de procéder à l’arbitrage sur les maquettes de concours et de masters. Le cadrage national des maquettes de master fera également l’objet d’une discussion en CNESER. Les universités pourront dès lors, et  jusqu’à mi-avril, transmettre leur offre et maquettes de formation qui feront ensuite l’objet d’une séance du CNESER. »

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Déclaration de la CDUL (Conférence des Doyens et Directeurs d’UFR Lettres Langues Arts Sciences Humaines et Sociales)

Déclaration de la CDUL (Conférence des Doyens et Directeurs d’UFR Lettres Langues Arts Sciences Humaines et Sociales) sur les mesures transitoires relatives aux futurs Masters Métiers de l’enseignement
La DGESIP a fait parvenir aux Présidents d’Université et aux Recteurs chanceliers une nouvelle circulaire datée du 5 juin qui entend préciser les modalités d’inscription et de validation de l’année universitaire 2009-2010 des étudiants préparant la session 2010 des concours des métiers de l’enseignement.
Les attendus et directives de cette circulaire sont préoccupants aux yeux de la CDUL (Conférence des Doyens et Directeurs d’UFR Lettres Langues Arts Sciences Humaines et Sociales), qui continue à exiger qu’au titre des mesures transitoires, et dans l’attente d’un nouveau dispositif qui ne saurait entrer en vigueur avant l’année universitaire 2010-2011, les modalités d’inscription à la session 2010 des concours demeurent d’une part identiques à celles de 2009 (avec donc la licence comme seul diplôme universitaire requis), et que d’autre part les enseignants-stagiaires lauréats des concours 2010 bénéficient du même régime de formation par alternance et d’entrée dans le métier (50 % de stage et 50 % de formation continuée) que les actuels étudiants de 2ème année d’IUFM.
La CDUL s’alarme par ailleurs des conséquences possibles des directives portées par la circulaire du 05/06. Sous couvert d’un côté d’assurer la transition entre deux systèmes de formation et de recrutement, et de l’autre de respecter l’autonomie des universités dans la délivrance des diplômes, il n’est en effet proposé qu’un cadrage flou, susceptible de déclinaisons locales très disparates. Le risque est réel qu’une logique concurrentielle entre établissements n’aboutisse dès l’année universitaire prochaine à une dérégulation de la carte universitaire nationale des préparations aux concours des métiers de l’enseignement. Le risque n’est pas moins grand que des modalités transitoires appliquées sans discernement et sans vue prospective n’aboutissent parfois à des validations contestables, qui feraient jurisprudence et pouvaient être ensuite opposables au nouveau dispositif.
La CDUL recommande en particulier à la communauté universitaire de n’accepter aucune validation totale de M2 pour les étudiants déjà titulaires d’un M1 sans une formation intégrant la rédaction d’un Travail d’ Etude et de Recherche. Une telle validation dérogatoire contreviendrait dans l’esprit et dans les faits aux normes internationales rappelées par le rapport Jolion, dont les nouveaux Masters Métiers de l’enseignement ne doivent pas s’écarter, même s’il s’agit d’inventer des formules nouvelles alliant professionnalisation, recherche-action nourrie d’expériences de terrain et formation académique à la recherche réflexive et critique.
Pour la CDUL, le 07/07/2009
Jacques Migozzi, Président

Communiqué des porte-parole de la CNU

Réponse de la Coordination Nationale des Universités aux déclarations de Xavier Darcos à l’AEF le 10 juin

Commentant la décision de la CPU de suspendre sa participation à la Commission Marois-Filâtre, Xavier Darcos minimise, banalise, normalise. Selon lui, ce serait « un petit épisode », dont « il ne faut pas exagérer » la portée ; d’autant que la réforme des concours de recrutement et de la formation des enseignants (dite « mastérisation ») ferait l’objet d’un « consensus ».

X. Darcos a parfaitement raison, mais pas au sens où il l’entend : il y a bel et bien consensus pour ne pas accepter cette réforme. En l’état, elle entraînera une dégradation profonde de la formation disciplinaire et professionnelle des enseignants et, à terme, une remise en cause des concours nationaux ainsi qu’une précarisation des personnels. La Coordination Nationale des Universités, les directeurs des IUFM, les directeurs des Écoles Normales Supérieures, la Coordination Nationales des Formateurs d’Enseignants, la Conférence des directeurs des UFR de sciences, la Conférence des directeurs des UFR de lettres et sciences humaines, la Conférence des Présidents d’Universités, des sociétés savantes, des jurys de CAPES et d’Agrégation ont dit et redit, chacun de leur point de vue, leur opposition circonstanciée aux textes que X. Darcos est en train d’imposer. Et lors du vote au Comité Technique paritaire, aucun représentant des syndicats n’a voté en faveur de ce texte. Certes, comme le dit X. Darcos, certains se sont abstenus, et l’abstention revient à « ne pas voter contre ». Mais « ne pas voter contre » ne signifie pas non plus voter pour, comme les déclarations récentes de la FSU le montrent parfaitement.

Qu’importe. X. Darcos n’est pas à ça près. Ce qu’il appelle « consensus », c’est son refus réitéré depuis huit mois d’entendre les voix de désaccord, malgré leur nombre et leur convergence, malgré leurs compétences et leurs arguments, malgré leur bonne foi.

Le retrait de la CPU de la Commission Marois-Filâtre et les commentaires qu’il inspire à X. Darcos illustrent, une fois de plus, la façon dont ce ministre, à l’image du gouvernement dans son ensemble, mène ses réformes : dans le plus parfait mépris de ses interlocuteurs naturels et institutionnels. Ce que X. Darcos omet de dire, c’est que la suspension de la participation de la CPU à cette Commission a été suivie du retrait de plusieurs autre partenaires universitaires, également parties prenantes des travaux qu’elle avait mis en route.

En même temps qu’il prétendait vouloir dialoguer avec les présidents d’universités, les IUFM et les sociétés savantes à travers la Commission Marois-Filâtre, X. Darcos était déjà en train de la saborder. Que les « interlocuteurs » ainsi moqués decident d’en tirer les conséquences, c’est pour X. Darcos un « petit épisode ».

On ne saurait mieux dire combien il importe peu à X. Darcos d’« avancer » en bonne intelligence avec les professionnels qui, pourtant, seront chargés de mettre en œuvre ses réformes. Dès lors, son souci démagogiquement proclamé des étudiants ne peut convaincre que ceux qui se veulent dupes : en avançant en force, X. Darcos met en péril l’année 2009-2010 bien plus sûrement que s’il avait accepté, comme cela lui a été demandé dès septembre 2008, de prendre le temps d’un véritable dialogue, d’une véritable réflexion constructive avec les acteurs concernés.

C’est tellement évident qu’on ne peut qu’en déduire ceci : X. Darcos est l’exécutant de basses œuvres qui visent sciemment à démanteler le système éducatif français.

Les porte-parole de la Coordination Nationale des Universités, 15 juin 2009

NON à la casse de la formation !

vous trouverez ci-dessous l’appel adressé aux conseils des maîtres de Seine-Saint-Denis.

L’assemblée unanime des D.E.A, P.E.M.F et P.I.U.F.M. de Seine-Seine-Denis appelle chaque conseil des maîtres des écoles du département à prendre position contre les mesures du gouvernement qui visent à casser la formation des enseignants et à créer les conditions d’un recrutement d’enseignants non fonctionnaires en adoptant, d’ici à la fin juin ou en septembre, la motion proposée à la fin du texte ci-dessous.

Appel
de l’assemblée des maîtres formateurs, directeurs d’école d’application et professeurs d’I.U.F.M. de la Seine-Saint-Denis aux conseils de maîtres des écoles maternelles et élémentaires du département (et de partout ailleurs en france) :
Opposons-nous à la casse de la formation des enseignants !

Pas de formation initiale avant le concours.
Si les mesures gouvernementales concernant le recrutement et la formation des enseignants étaient mises en œuvre, il faudrait, dès la rentrée 2010, être titulaire d’un master 2 (bac + 5) pour pouvoir se présenter aux concours des 1er et 2ème degrés.
Aux yeux du gouvernement, le cursus universitaire conduisant au master tiendrait lieu de formation initiale. Pourtant, n’importe quel master donnerait accès au concours, même obtenu dans des disciplines non enseignées à l’école, même dépourvu de dimension professionnelle. Ainsi par exemple, un titulaire d’un master de droit constitutionnel pourrait se présenter et réussir le concours. De plus, les « stages » qui seraient proposés dans certains masters ne seraient ni obligatoires ni en nombre suffisant (50 000 prévus en master 2 pour 150 000 candidats) et leur durée pourrait être inférieure à 108 heures.
Ainsi de nombreux candidats aux concours n’auraient jamais effectué le moindre stage dans des classes avant de se présenter aux épreuves.

Disparition de la formation initiale après le concours.
La réforme prévoit de supprimer l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite au concours (PE2), année au cours de laquelle alternent cours en I.U.F.M. et stages dans les trois cycles de l’école.
A l’avenir, si la réforme était appliquée, les lauréats des concours seraient directement affectés pour l’année dans une classe. Ils en seraient juste soustraits une journée par semaine pour bénéficier d’un « tutorat » qui tiendrait lieu de formation continue dont on ignore s’il serait pris en charge par des P.E.M.F., des M.A.T. ou le collègue de la classe voisine. Ce jour-là, ils seraient remplacés dans leur classe par un ou plusieurs étudiants inscrits en master. Dans des communes de Seine-Saint-Denis où certaines écoles comptent actuellement 30 % de NT1, on peut avoir des inquiétudes quant à la qualité de l’enseignement dispensé et au bon fonctionnement de ces écoles.

Fin de la formation continue sur le temps de travail.
La disparition des PE2, dont les stages dans une classe permettent actuellement au titulaire de suivre un stage de formation continue, conduirait l’administration à programmer les futurs stages durant le temps libre des enseignants, stages qui par conséquent cesseraient d’être rémunérés. De surcroît, avec la fin des I.U.F.M., cette formation continue serait totalement à la charge de l’Inspection académique et des Inspections de circonscription.

Risque de fermeture du centre départemental I.U.F.M. de Livry-Gargan.
La réforme prévue par le gouvernement vise la disparition des I.U.F.M. puisque la pseudo-formation initiale des enseignants et la préparation aux concours passeraient sous l’égide des Universités tandis que la formation continue passerait sous celle des Inspections académiques. Du reste, l’existence des I.U.F.M. n’est évoquée dans aucun projet de décret. Le gouvernement veut ainsi faire disparaître des lieux de formation à l’analyse critique des pratiques d’enseignement dégagés de la tutelle directe de l’employeur. Si dans la plupart des départements de France, les Universités prévoient de localiser des masters « métiers de l’enseignement » et des préparations aux concours dans des sites actuellement I.U.F.M., en Seine-Saint-Denis, le site de Livry-Gargan est jugé trop inaccessible par l’Université intégratrice (Paris 12) et par les Universités du département (Paris 8 et 13). La fermeture du site est à craindre même si les présidents de P 8 et 12 affirment ne pas pouvoir provisoirement se passer de ces locaux. Avec la fermeture du site de Livry-Gargan, disparaîtraient le réseau constitué par les formateurs de toutes catégories (PIUFM, IMF, CPC, IEN, DEA) et l’ensemble des écoles du département ainsi qu’un lieu où se rencontrent des enseignants de toutes générations et en provenance de tout le territoire départemental.

La masterisation permet de remettre en cause l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’Etat.
La réforme prévoit de développer des masters « métiers de l’enseignement ». Ce faisant, pour la première fois en France, existeraient sur le marché du travail des personnes titulaires d’un diplôme d’enseignant, indépendamment de la réussite à un concours de recrutement. En cas d’échec au concours, ces personnes (nombreuses compte tenu de la diminution du nombre de postes au concours) constitueraient un vivier dans lequel l’administration pourrait recruter des enseignants non fonctionnaires de statut précaire, moins payés et placés directement sous la coupe d’un chef d’établissement (les directeurs des Etablissements Publics d’Enseignement Primaire) qui les recruterait, les évaluerait et éventuellement mettrait un terme à leur contrat. Le recours aux vacataires qui est encore une exception dans l’Education nationale deviendrait la norme.
Ce nouveau dispositif de recrutement des enseignants concurrencerait le dispositif actuel sur concours et conduiraient à terme à sa  suppression.

La rupture des principes républicains d’égalité et de laïcité.
La dévolution de la « formation initiale » des enseignants aux Universités, y compris aux Universités catholiques dont les grades et diplômes viennent de se voir reconnaître par l’Etat français, mettrait un terme au cadrage national par l’Etat de la formation des enseignants de l’Ecole publique, républicaine et laïque. En effet, dans le cadre de leur autonomie, les Universités ont une totale liberté dans la conception des masters.
A l’heure actuelle, si les cursus universitaires suivis par les candidats du concours sont très divers, l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite au concours garantit une formation commune, les respects des principes républicains par tous les futurs enseignants, un enseignement comparable sur tout le territoire national et un égal accès des élèves à la connaissance.
A l’inverse, les mesures gouvernementales visent l’éclatement de la fonction publique d’Etat de l’Education et l’abandon des idéaux républicains d’égalité.

On peut légitimement penser que la formation des enseignants doit être améliorée, allongée, mieux adossée à la recherche, reconnue par l’attribution d’un master, que le niveau de qualification et de rémunération des enseignants doit être augmenté …

il n’en demeure pas moins que cette réforme est inacceptable !
C’est pourquoi, les maîtres formateurs, directeurs d’école d’application et professeurs d’I.U.F.M. de la Seine-Saint-Denis réunis le 16 juin 2009 dans le centre départemental I.U.F.M. de Livry-Gargan ont décidé à l’unanimité d’appeler les conseils de maîtres des écoles maternelles et élémentaires du département à exprimer fermement leur opposition aux mesures gouvernementales concernant le recrutement et la formation des enseignants, en adoptant la motion-type ci-dessous.

La liste des conseils de maîtres signataires sera régulièrement mise à jour sur le blog de l’I.U.F.M. en lutte de Livry-Gargan (collectifiufmlivry.blogspot.com) et les motions, adressées au collectif I.U.F.M. en lutte de Livry-Gargan, (I.U.F.M., 45 avenue Jean Zay, 93190 Livry-Gargan), seront adressées à M. Sarkozy, avec copies au ministre de l’Education nationale et à celui de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Motion-type :

Le Conseil des maîtres de l’école (maternelle ou élémentaire) ……………………………………………………
située dans la commune de …………………………………………………………………………………………
exprime solennellement son opposition aux mesures gouvernementales dites de « masterisation » concernant le recrutement et la formation des enseignants et son indignation devant la façon dont est géré ce dossier. Le gouvernement a en effet lancé la procédure de promulgation des décrets sans même attendre les conclusions des groupes de travail ni celles de la commission Marois / Filâtre qu’il a pourtant lui-même mis en place.

Il s’associe à la dénonciation de ce passage en force qui a d’ailleurs conduit la Conférence des Présidents d’Université, la Conférence des Directeurs d’IUFM, de lettres (CDUL) et de sciences (CDUS) à refuser dans ces conditions de siéger à la commission Marois-Filâtre.

Comme l’ensemble des collègues engagés dans la mobilisation contre les réformes actuelles, le conseil des maîtres estime que toute refonte des concours et de la formation des enseignants doit être arrêtée à l’issue d’une large concertation et de véritables négociations avec tous les acteurs de la formation des enseignants. Celles-ci supposent un retrait des projets actuels, un réexamen complet du dossier de la formation et du recrutement des enseignants, l’abandon de toute « mesure transitoire » et de toute mise en place insidieuse de la « mastérisation ». C’est pourquoi le conseil des maîtres demande le maintien pour l’année 2010 des recrutements et des formations pré et post-concours des enseignants dans leurs dispositions actuelles.

Le conseil des maîtres tient également à rappeler quelques principes qui sont, selon lui, essentiels pour toute réforme à venir des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré :
– le recrutement de tous les enseignants doit se faire par concours nationaux avec un programme national, des épreuves nationales et des jurys constitués comme c’est le cas actuellement d’enseignants du primaire et du secondaire, d’enseignants et d’enseignants chercheurs des IUFM et de membres des corps d’inspection.
–          les lauréats doivent avoir le statut de fonctionnaires stagiaires (de la fonction publique d’État) et pour leur assurer une véritable formation pédagogique et professionnelle, l’année de stage rémunérée de formation en alternance avec un service significativement réduit doit être maintenue. En effet, ni les « stages » facultatifs et en nombre insuffisant prévus pendant les deux années des « masters enseignement », ni le tiers de décharge pour « tutorat » lors de l’année post-concours ne compensent les effets néfastes de la suppression de l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite du concours.

Fait à …………… , le …………                   Le Conseil des maîtres de l’école …………………………………………..

Adresse du 17 juin sur la masterisation des concours

Adresse du 17 juin 2009 // Mastérisation des concours
Les associations de langues, littératures et civilisations étrangères signataires de cette adresse  avaient demandé à participer aux travaux de la Commission Marois-Filâtre. Elles devaient être auditionnées ce jour, mercredi 17 juin, à 10h. Suite à la décision de la Conférence des  Présidents d’Universités (CPU) de suspendre sa participation à cette Commission, ce rendez-vous est reporté sine die.
Nous comprenons parfaitement les raisons qui ont conduit la CPU à prendre cette décision. Dès lors que le Ministère de l’Education Nationale refuse de revenir sur les dispositions des décrets relatifs au recrutement des enseignants, les consultations auxquelles devait procéder la Commission Marois-Fîlatre n’ont plus d’objet. Cette Commission avait le mérite d’offrir un cadre à la concertation entre les Ministères de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et les différents acteurs concernés.

Nous réaffirmons solennellement les principes suivants :
• La réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants est une question décisive pour l’avenir de notre pays. Elle ne peut faire l’économie d’une véritable réflexion et d’une concertation réelle, notamment avec les universitaires.
• La formation et le recrutement d’un enseignant comporte trois volets (formation dans la discipline, préparation du concours, formation professionnelle) dont le nécessaire équilibre est rompu par ce projet.
• Il est impératif de concevoir une articulation Master/ Concours/Formation professionnelle qui ne revienne pas à sacrifier la qualité de la formation universitaire.
• Dans nos disciplines, le recrutement des enseignants doit avoir lieu sur la base d’un programme scientifique défini au niveau national.
• La possibilité pour les étudiants spécialistes de langues vivantes de compléter leur formation grâce à un séjour de longue durée à l’étranger doit être préservée. Ces exigences – nullement exclusives d’autres sujets touchant à la formation professionnelle,
au financement des études, au statut des enseignants – ne sont toujours pas prises en compte dans l’élaboration des projets actuels.

Les associations de langues, littératures et civilisations étrangères expriment une nouvelle fois leur volonté d’être associées à une concertation sérieuse, préalable à toute réforme viable.

  • Geneviève CHAMPEAU, Société des Hispanistes Français (SHF)
  • Philippe COMTE, Association Française des Russisants (AFR)
  • Françoise LARTILLOT, Association des Germanistes de l’Enseignement Supérieur (AGES)
  • Christophe MILESCHI, Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur (SIES)
  • Jacques POTHIER, Association Française d’Études Américaines (AFEA)
  • Michel VIEILLARD-BARON, Société Française des Etudes Japonaises (SFEJ)
  • Jean VIVIES, Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (SAES)

Communiqué des organisations syndicales de la Fonction publique

Communiqué des organisations syndicales de la Fonction publique

Les organisations syndicales de fonctionnaires CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa ne siégeront pas au Conseil supérieur de la fonction publique d’Etat le 12 juin dont l’essentiel de l’ordre du jour est consacré à l’examen des décrets sur la mastérisation des personnels enseignants et d’éducation. Cette décision fait suite au vœu voté à l’unanimité des organisations syndicales lors de la section syndicale du CSFPE le 2 juin et demandant le retrait de ces textes de portée statutaire de l’ordre du jour. Elles renouvellent expressément cette exigence.
Le dispositif prévu en l’état ne permettra pas aux futurs enseignants de bénéficier d’une véritable formation professionnelle et
universitaire.
En proposant l’étude des décrets à cette date du 12 juin 2009, le gouvernement a préjugé des conclusions des travaux de la commission Marois-Filâtre et des groupes de travail qui se réunissent en cette période.

Les organisations syndicales et les différents acteurs liés à cette réflexion n’ont cessé de demander du temps afin de mener un véritable débat dans la sérénité et obtenir des résultats satisfaisants pour tous et permettant une véritable amélioration de la formation des enseignants et CPE. Le gouvernement en voulant précipiter les évènements fait fi de la concertation qu’il a lui même décidée et dès lors porte l’entière responsabilité de l’échec de ces discussions.

Aujourd’hui, les organisations syndicales de fonctionnaires : CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unsa demandent au gouvernement de les écouter afin de prendre en compte leurs exigences.

Paris, le 11 juin 2009

Motions votées par le CA de l’université de Nice (9 Juin) : 16 équivalents temps plein supprimés pour la formation des professeurs stagiaires !!

Pour des équipes de formateurs pluri statutaires.
Le conseil d’administration de l’université de Nice Sophia Antipolis s’inquiète du désengagement progressif de l’État dans la formation des enseignants pour l’année 2009‐2010. Après avoir décidé de supprimer cette année toutes les décharges pour la formation des professeurs stagiaires (1er et 2nd degré), soit 16 Équivalent Temps‐Plein, le rectorat de l’académie de Nice est revenu dans un premier temps sur cette décision en en donnant 4 pour la prochaine rentrée.
En privant l’IUFM des moyens en formateurs de terrain, le ministère de l’éducation nationale choisit d’affaiblir le potentiel de formation de l’école interne et au delà de l’université et de mettre à mal une formation qui pour être pleinement efficace exige des équipes pluri statutaires. Alors qu’il y a à peine trois ou quatre ans, la volonté affichée par l’employeur était de faire en sorte que les trois quarts des formateurs à l’IUFM exercent conjointement en établissement, le conseil d’administration comprend mal ce revirement, sauf à ce qu’il préfigure la suppression de toute formation professionnelle des enseignants comme le projet de réforme de la formation et du recrutement des professeurs des premier et second degré peut le laisser penser.
Le conseil d’administration de l’université Nice Sophia Antipolis demande solennellement à Monsieur le ministre de l’éducation nationale et à Monsieur le recteur de l’Académie de Nice de revenir sur cette décision de suppression des moyens en formateurs (12 Équivalent Temps‐Plein) et de réaffecter les moyens nécessaires à la formation professionnelle des professeurs stagiaires dont le nombre reste stable et dont les modalités de formation n’ont pas changé. Cette décision serait prise comme le signe de la volonté de l’employeur de maintenir son engagement dans la formation des enseignants, notamment dans le cadre des réformes en cours.

Motion pour le CA du 9 juin
Le Ministère de l’Éducation Nationale s’apprête à publier des décrets sur les modalités de recrutement des enseignants : le processus est engagé (présentation au CTPMEN du 28 mai, au CSFPE du 12 juin).
Cette publication prématurée obèrerait les conclusions futures des groupes de travail qui se réunissent actuellement, ainsi que des travaux et des préconisations de la commission Marois/Filâtre récemment installée. Ainsi l’obligation d’être au moins inscrit en Master 2 pour pouvoir se présenter au concours préjuge de la place des épreuves du concours en interdisant toute épreuve avant le début de l’année de Master 2. Le CA de l’Université de Nice Sophia Antipolis dénonce la précipitation du gouvernement sur le dossier.
Il demande le retrait de ces projets de réforme et la remise à plat complète du dossier de manière à aboutir à une réforme de la formation des maîtres qui permette d’améliorer la formation des enseignants, tant au niveau professionnel qu’au niveau disciplinaire en respectant l’égalité territoriale.