Un EC porte plainte auprès du Procureur de la République d’Avignon.

XXXXX XXXXXX
Maître de Conférences à l’université d’Avignon

à

M. le Procureur, Palais de Justice, rue du Général Leclerc, 84021 AVIGNON Cedex 1

M. le Procureur de la République

Mercredi dernier, 1er avril, une petite délégation d’une vingtaine de personnes dont je faisais partie s’est rendue à la Mairie d’Avignon, pour demander à être reçue par Mme Roig ; cette démarche s’inscrivait dans le cadre des actions de sensibilisation décidées par la Coordination Nationale des Universités, afin d’alerter sur les conséquences désastreuses que risquent d’avoir la LRU et ses décrets d’application sur le système d’enseignement supérieur et la recherche en général et sur les petites universités comme Avignon en particulier.
Nous sommes montés jusqu’au bureau de Mme le Maire et avons été accueillis devant celui-ci par un chef de cabinet, ancien conseiller municipal, M. Martella, je crois. Comme l’on nous renvoyait à une date indéterminée, nous avons décidé d’occuper pacifiquement les lieux jusqu’à obtention d’une réponse plus concrète.
Nous étions à peine assis dans le couloir que des policiers municipaux, sans sommation d’aucune sorte, se sont précipités sur nous pour nous chasser et nous ont bousculés et frappés avec une violence que la situation ne justifiait absolument pas : aucun d’entre nous n’opposait en effet de résistance, conformément au principe de ce type de manifestation qui se déroule un peu partout en France pour le même motif. Il est convenu en effet d’y éviter toute provocation et tout affrontement avec les forces de l’ordre.
J’ai tenté de raisonner les policiers, mais ai été très vite écarté sans le moindre ménagement, puis poussé brutalement, frappé et projeté contre l’arête d’un mur, ce qui a entraîné une contusion crânienne et une blessure à l’oreille nécessitant trois points de suture, comme l’indique le certificat des urgences de l’hôpital d’Avignon que vous trouverez ci-joint.
Je souhaite donc déposer plainte pour les brutalités que j’ai subies ainsi que plusieurs membres de notre délégation parce qu’elles me paraissent totalement disproportionnées et même gratuites car une évacuation pacifique n’eût présenté aucune difficulté.
Mon intention de saisir la justice est confortée par le fait que j’ai été depuis convoqué au Commissariat d’Avignon où j’ai eu confirmation qu’un fonctionnaire de la Police Nationale envisageait de porter plainte contre moi sous prétexte que j’aurais voulu lui maculer de sang le visage (je n’ai pas eu connaissance des termes exacts de la plainte), alors que je souhaitais seulement lui montrer que j’étais blessé et que nous n’étions en rien des coupables mais des victimes ; il semble par ailleurs qu’un policier municipal se serait plaint de son côté de mauvais traitements de notre part !
Je confirme que si nous avons été sérieusement molestés, nous n’avons à aucun moment répliqué.
Dans le cas où la plainte à mon encontre serait jugée recevable, je souhaiterais que les deux dossiers soient joints, de manière à replacer les faits dans leur contexte.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur, mes respectueuses salutations,

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :