Tristan Sadeghi : communiqué de la CNU

« La Coordination Nationale des Universités exprime son entier soutien à Tristan Sadeghi, élève au lycée Maurice Ravel (75020 Paris) et à sa famille.

Elle dénonce le chantage exercé par le proviseur de son établissement, qui entend conditionner l’inscription en Terminale de cet élève à un engagement écrit de sa main à ne plus participer à des activités de blocage du lycée.

Cette mesure d’intimidation, outre que sa légalité est hautement douteuse, est une atteinte directe à la liberté d’opinion et de manifestation de son opinion. Elle est parfaitement contradictoire avec la mission de formation du citoyen dont le proviseur d’un établissement d’enseignement public devrait être garant. Elle vise à une mise au pas et à une uniformisation politiques inacceptables. Elle équivaut, enfin, à un blanc-seing donné d’avance à la politique du gouvernement.

Eu égard à l’histoire de notre pays, et compte tenu des luttes où ont été et où sont engagés de nombreux établissements d’enseignement secondaire et supérieur, la Coordination Nationale des Universités enjoint au proviseur du lycée Maurice Ravel de renoncer à toute forme de menace et de chantage à l’égard de Tristan Sadeghi. »

Les porte parole de la CNU // Paris, le 8 juillet 2009

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Communiqué du MESR du 09/07 sur la méthode de concertation et de travail sur la masterisation.

Pour information, un communiqué du MESR du 09/07 sur la méthode de concertation et de travail sur la masterisation.
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid28866/luc-chatel-et-valerie-pecresse-precisent-leur-methode-de-concertation-et-de-travail-sur-la-masterisation.html

« Luc CHATEL et Valérie PECRESSE ont reçu ensemble des organisations syndicales représentatives, le bureau de la Conférence des présidents d’Université,et les deux co-présidents de la Commission nationale de concertation sur la réforme du recrutement et de la formation des maîtres.  A cette occasion, les ministres ont précisé leur méthode de concertation et de travail sur la mastérisation
Communiqué – Valérie Pécresse
09 juillet 2009

Luc CHATEL, ministre de l’Education nationale, porte-parole du Gouvernement, et Valérie PECRESSE, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ont reçu ensemble des organisations syndicales représentatives (FSU – SGEN CFDT- CSEN Autonomes – UNSA), le bureau de la Conférence des présidents d’Université, Daniel FILÂTRE, président de l’université de Toulouse II  et William MAROIS, Recteur de l’Académie de Bordeaux, les deux co-présidents de la Commission nationale de concertation sur la réforme du recrutement et de la formation des maîtres.

Les ministres ont indiqué que les décrets relatifs à la mastérisation seront publiés fin juillet après qu’ils auront pris connaissance, de façon détaillée, des travaux menés par la Commission dans son ensemble, représentant la communauté universitaire et la communauté éducative. William MAROIS et Daniel FILÂTRE présenteront aux deux ministres les conclusions et recommandations de la commission dans les jours à venir. Les conclusions des groupes de travail auxquels ont participé les organisations syndicales seront naturellement également prises en compte dans la réflexion.

Plusieurs points tels que les maquettes de concours, l’articulation concours-master, tenant compte des spécificités disciplinaires, ou encore le contenu de la formation continuée, restent encore à approfondir. C’est pourquoi, un travail sera lancé dès la rentrée dans le cadre de groupes de proposition associant les représentants des deux ministères et des experts issus de la communauté de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur.
Ces groupes tiendront compte des conclusions de la commission et de celles des groupes de travail ayant associé les organisations  syndicales.

Ces groupes de proposition pourront recevoir les organisations syndicales, par ailleurs associées à la réflexion par un contact étroit avec chacun des ministères avec des points d’étape réguliers. Ces groupes formuleront des propositions sur les maquettes de concours, les maquettes de diplômes et la nature de la formation continuée par type de concours, agrégation, capes, professorat des écoles, enseignement technologique et professionnel, dans le respect d’un cadre commun. Ces travaux devraient être finalisés pour le mois de novembre 2009.

Au cours du mois de décembre, les deux ministres recevront ensemble à nouveau les différents partenaires avant de procéder à l’arbitrage sur les maquettes de concours et de masters. Le cadrage national des maquettes de master fera également l’objet d’une discussion en CNESER. Les universités pourront dès lors, et  jusqu’à mi-avril, transmettre leur offre et maquettes de formation qui feront ensuite l’objet d’une séance du CNESER. »

Déclaration de la CDUL (Conférence des Doyens et Directeurs d’UFR Lettres Langues Arts Sciences Humaines et Sociales)

Déclaration de la CDUL (Conférence des Doyens et Directeurs d’UFR Lettres Langues Arts Sciences Humaines et Sociales) sur les mesures transitoires relatives aux futurs Masters Métiers de l’enseignement
La DGESIP a fait parvenir aux Présidents d’Université et aux Recteurs chanceliers une nouvelle circulaire datée du 5 juin qui entend préciser les modalités d’inscription et de validation de l’année universitaire 2009-2010 des étudiants préparant la session 2010 des concours des métiers de l’enseignement.
Les attendus et directives de cette circulaire sont préoccupants aux yeux de la CDUL (Conférence des Doyens et Directeurs d’UFR Lettres Langues Arts Sciences Humaines et Sociales), qui continue à exiger qu’au titre des mesures transitoires, et dans l’attente d’un nouveau dispositif qui ne saurait entrer en vigueur avant l’année universitaire 2010-2011, les modalités d’inscription à la session 2010 des concours demeurent d’une part identiques à celles de 2009 (avec donc la licence comme seul diplôme universitaire requis), et que d’autre part les enseignants-stagiaires lauréats des concours 2010 bénéficient du même régime de formation par alternance et d’entrée dans le métier (50 % de stage et 50 % de formation continuée) que les actuels étudiants de 2ème année d’IUFM.
La CDUL s’alarme par ailleurs des conséquences possibles des directives portées par la circulaire du 05/06. Sous couvert d’un côté d’assurer la transition entre deux systèmes de formation et de recrutement, et de l’autre de respecter l’autonomie des universités dans la délivrance des diplômes, il n’est en effet proposé qu’un cadrage flou, susceptible de déclinaisons locales très disparates. Le risque est réel qu’une logique concurrentielle entre établissements n’aboutisse dès l’année universitaire prochaine à une dérégulation de la carte universitaire nationale des préparations aux concours des métiers de l’enseignement. Le risque n’est pas moins grand que des modalités transitoires appliquées sans discernement et sans vue prospective n’aboutissent parfois à des validations contestables, qui feraient jurisprudence et pouvaient être ensuite opposables au nouveau dispositif.
La CDUL recommande en particulier à la communauté universitaire de n’accepter aucune validation totale de M2 pour les étudiants déjà titulaires d’un M1 sans une formation intégrant la rédaction d’un Travail d’ Etude et de Recherche. Une telle validation dérogatoire contreviendrait dans l’esprit et dans les faits aux normes internationales rappelées par le rapport Jolion, dont les nouveaux Masters Métiers de l’enseignement ne doivent pas s’écarter, même s’il s’agit d’inventer des formules nouvelles alliant professionnalisation, recherche-action nourrie d’expériences de terrain et formation académique à la recherche réflexive et critique.
Pour la CDUL, le 07/07/2009
Jacques Migozzi, Président

Un lycéen non-réinscrit pour cause de participation aux mouvements lycéens !!

Un témoignage édifiant …

« Bonjour,
Le proviseur du lycée Maurice Ravel ou mon fils Tristan SADEGHI est scolarisé en première « ES », conditionne sa réinscription en terminal par un engagement écrit de sa main à ne plus participer à des activités de blocage du lycée.
Cette année scolaire 2008-2009, Tristan à eu une scolarité très satisfaisante, tant au niveau de ses résultats scolaire que de son comportement au sein du lycée. Il est bien apprécié de l’ensemble de ses professeurs.
Scandalisé, Je trouve cette décision discriminatoire et illégale. J’ai fait (avec le soutien de la FCPE) de nombreuses démarches auprès du proviseur et de Rectorat de paris, pour demander la réinscription pure et sans condition de Tristan.
N’ayant, à ce jour, aucune réponse du proviseur et compte tenu des délais très courte d’inscription, avec mon fils, nous avons décidé de dénoncer cette situation publiquement :
– Nous Appelons à un rassemblement, le lundi 6 juillet à 11h30 devant le Rectorat de Paris (ave GAMBETTA PARIS 20EME) pour demander l’inscription sans condition de Tristan.
– Par la même occasion (à la même heure et au même endroit), nous organisons une conférence de presse.

Un texte d’appel est en cours de préparation. En attendant,  voici, ci-dessous, le  texte de Danielle Simonet (conseillère de Paris) adressé à la presse.
Pouvez-vous faire circuler cette information ? (notamment à vos contacts dans la presse.)
Hossein SADEGHI

Bonjour,
Je vous informe que j’ai appris avec stupéfaction, que Monsieur le Proviseur du lycée Maurice Ravel du 20e , conditionnait par une lettre adressée à son père, la réinscription de l’élève Tristan SADEGHI à un engagement écrit de sa main à ne plus participer à des actions de blocage du lycée lors de mouvements de grève.
Je connais, et notre équipe municipale connaît bien Tristan SADEGHI. Cet élève, engagé, comme de nombreux autres lycéens dans la mobilisation lycéenne cette année nous avait sollicité, avec d’autres, pour pouvoir tenir des réunions de coordination lycéenne dans notre mairie. Il est également intervenu lors d’une grande réunion publique en mairie du 20e sur les enjeux de l’école. Nous avons pu apprécier ses qualités d’expression orale, pausée et argumentée.
Je sais par ailleurs que les enseignants de Tristan SADEGHI ont apprécié sa scolarité et l’ont jugée très satisfaisante tant au niveau de ses résultats scolaires que de son comportement au sein du lycée. A ma connaissance, son conseil de classe a confirmé son passage en T ES. Cet élève n’a fait l’objet d’aucun conseil de discipline qui pourrait éventuellement justifier un refus de réinscription au sein du même lycée pour son passage en année supérieure.
Tristan et ses parents trouvent cette mesure tout à fait discriminatoire et injustifiée et ont fait appel au soutien le plus large, et malgrès de nombreuses démarches auprès du proviseur et du Rectorat de Paris, pour demander de le réinscrire sans condition, nous n’avons, à ce jour, aucune réponse du proviseur
Cette situation et la pression psychologique exercée sur l’élève et ses parents, nous parait insupportable et inacceptable.
Elle est révélatrice d’un contexte ambiant de criminalisation de la contestation sociale. Comment un chef d’établissement a-t-il pu se sentir autorisé à enfreindre ainsi aux règles de fonctionnement de l’éducation nationale et à la démocratie lycéenne ?
Je vous informe que s’organise lundi 06 juillet, devant le rectorat (Av Gambetta – Paris 20e), à 11h30 une mobilisation pour exiger la réinscription de Tristan sans condition à laquelle seront conviés les syndicats d’enseignants, lycéens, étudiant,  élus, journalistes, responsables politiques, intellectuels  afin de manifester leurs soutien et leur solidarité avec TRISTAN. Un appel est en préparation à cet effet.
Pour plus d’informations vous pouvez contacter le père de Tristan : hossein.s@orange.fr
Vous remerciant par avance de bien vouloir relayer cette information.

CNRS : vers des licenciements massifs ?

Voici le courrier que notre Collectif diffuse actuellement à des collègues des laboratoires du CNRS, devant la menace imminente d’une très vaste campagne de licenciements qui pourra toucher non seulement les agents du CNRS mais tous ceux qui travaillent dans ses laboratoires (les universitaires, notamment). On a aussi des échos en provenance de laboratoires industriels, comme quoi leurs patrons se frottent déjà les mains avec ce qui va se passer au CNRS.
Merci à quiconque voudra bien nous aider en rediffusant la note qui suit :

Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/

aux agents des laboratoires du CNRS.

Cher (e) Collègue,
La situation qui s’est créée avec le vote du contrat d’objectifs entre le CNRS et l’Etat par le Conseil d’administration du Centre, dans le contexte de la promulgation prochaine d’une véritable loi de licenciement à grande échelle des fonctionnaires en cours d’adoption et de la préparation d’un nouveau décret sur l’organisation et le fonctionnement du Centre, nous apparaît d’une gravité sans précédent.
Les agents du CNRS, mais aussi les universitaires, se trouvent collectivement confrontés à des menaces imminentes sur leur emploi dont on ne parle guère.
C’est pourquoi, en vous priant de bien vouloir nous en excuser, nous nous permettons de vous déranger à nouveau et, si le contenu du matériel que nous vous faisons parvenir vous paraît raisonnable ou digne d’intérêt, de vous demander de le rediffuser autour de vous.
Suivent quelques résumés d’articles récents, sur notre blog « La Science au XXI Siècle », analysant cette situation nouvelle.
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/03/cnrs-et-loi-de-licenciement-massif-des-fonctionnaires.html

CNRS et loi de licenciement massif des fonctionnaires
Le 3 juillet, l’Assemblée Nationale a mis en ligne une nouvelle version du projet de loi de licenciement massif des fonctionnaires, appelé pour la forme « projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ». Le texte est issu des débats d’hier et destiné à être adopté mardi prochain. Il guidera donc, entre autres, l’application du contrat d’objectifs entre le (CNRS) et l’Etat approuvé la semaine dernière et qui place la grande majorité des personnels du Centre dans une situation « atypique ». Les perspectives ne paraissent guère différentes pour l’ensemble de la fonction publique.
[la suite, sur le lien
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/03/cnrs-et-loi-de-licenciement-massif-des-fonctionnaires.html]

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/01/cnrs-un-contrat-d-objectifs.html

CNRS : un contrat d’objectifs liquidateur (I)

Le 1er juillet, EducPros commente un discours récent de Valérie Pécresse estimant notamment que la communauté universitaire attend « trop de choses » des pouvoirs publics. Ce n’est pas une surprise, mais dans ce cas d’où viendront les moyens de la recherche, qui pourra la mener à terme ? Au nom de quels intérêts, et qui en détiendra le contrôle réel ? Le contrat d’objectifs quadriennal entre le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et l’Etat, approuvé il y a une semaine par le Conseil d’Administration (CA) du CNRS, enlève à cet établissement l’essentiel de ses prérogatives et prépare à terme sa disparition. Il semble donc bien, comme nous l’avions estimé à plusieurs reprises, que la recherche publique française soit destinée à tomber très rapidement sous la coupe du secteur privé avec la disparition programmée du CNRS. L’éventuelle entrée en application du Traité de Lisbonne ne fera qu’accélérer ce processus.
[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/01/cnrs-un-contrat-d-objectifs.html ]

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/28/qui-a-tue-le-cnrs.html

Qui a tué le CNRS ? (I)
Le 28 juin, le Journal du Dimanche (JDD) consacre la une plus sept autres pages au décès de Michael Jackson. La une porte même le titre : « Qui a tué Michael Jackson ? ». Mais le média se montre beaucoup plus discret sur d’autres morts scellées ou annoncées qui, par leurs enjeux, touchent plus directement les Français. Tel est le cas de la liquidation du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) organisée par le contrat d’objectifs 2009-2013 approuvé cette semaine, et dont un projet de décret tout aussi dévastatateur risque de renforcer bientôt la base juridique. Quant aux causes de ce décès lourd de conséquences, silence radio. Pareil en ce qui concerne la mort de la fonction publique française que représente le projet de loi dit « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ».
[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/28/qui-a-tue-le-cnrs.html ]

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/26/cnrs-le-vote-du-conseil-scientifique-sur-le-contrat-d-object.html

CNRS : le vote du Conseil Scientifique sur le contrat d’objectifs (II)
Le 26 juin, un article de Sylvestre Huet dans la rubrique Sciences de Libération commente le passage en force du Conseil d’Administration (CA) du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) français intervenu la veille par le vote très controversé du contrat d’objectifs 2009-2013, au cours d’une séance tenue en Suisse dans le Canton de Genève. L’auteur semble estimer que le mouvement des chercheurs aurait obtenu des concessions significatives, mais nous ne sommes pas de cet avis. Bien au contraire, le CNRS perd l’essentiel de ses missions et prérogatives et s’achemine vers la fermeture pure et simple. Un coup dur pour les chances de survie du CNRS a été le vote du Conseil Scientifique (CS) de la semaine dernière (15 et 16 juin), où le comportement de la représentation élue syndicale paraît très difficile à expliquer. A ce sujet, le relevé des recommandations officiel du CS mis en ligne sur le site du CNRS met en évidence un comportement des élus plus étonnant qu’on n’aurait pu le craindre sur la base des premières informations diffusées.
[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/26/cnrs-le-vote-du-conseil-scientifique-sur-le-contrat-d-object.html ]

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/25/le-cnrs-aura-vecu-70-ans.html

Le CNRS aura vécu 70 ans
Le 25 juin, réfugié en territoire étranger, le Conseil d’Administration du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) français a adopté par 15 voix contre 6 le projet de contrat d’objectifs avec l’Etat rejeté par les personnels et qui équivaut à une mise à mort de l’établissement. Trois jours après le discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement réuni en Congrès, ce passage en force témoigne de la réalité de la politique du nouveau gouvernement. L’événement peut choquer d’autant plus, qu’il ne semble pas que l’actuel gouvernement des Etats-Unis pratique à l’égard de sa recherche fédérale une politique analogue à celle appliquée en France par Valérie Pécresse contre le CNRS, l’INSERM, l’INRA, l’INRIA et l’ensemble des organismes publics de recherche. A qui profitera le démantèlement de la recherche publique française ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/25/le-cnrs-aura-vecu-70-ans.html ]

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/24/cnrs-quelle-reforme-quels-objectifs-ii.html

CNRS : quelle « réforme », quels objectifs ? (II) Faisant état du remaniement gouvernemental, Les Echos du 24 juin commente la suppression annoncée de 16.000 postes (équivalent temps plein) dans l’éducation nationale l’année prochaine, pour 13.500 cette année, 11.200 l’année dernière et 8.700 il y a deux ans. Soit, un total d’environ 50.000 postes supprimés dans l’éducation nationale en un temps record. On peut se demander de quelle « priorité » parle Nicolas Sarkozy lorsqu’il inclut l’éducation parmi ses « priorités ». A fortiori, lorsqu’il évoque le « modèle américain » alors que dans sa campagne électorale d’il y a un an Barack Obama a largement attribué le recul des Etats-Unis en tant que superpuissance à un déficit grave et chronique dans le domaine de l’éducation. Il en est de même de la politique de démantèlement des organismes publics de recherche comme le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) dont le Conseil d’Administration se réunira demain en Suisse dans un contexte particulièrement conflictuel, ou encore l’INSERM, l’INRA, l’INRIA… Précisément, l’actuelle« réforme » sans réel débat du CNRS ne correspond en rien à un quelconque « modèle américain » : aux Etats-Unis, les missions et prérogatives essentielles de la recherche fédérale n’ont pas été supprimées, malgré la politique réactionnaire des administrations Reagan et Bush. A la question de savoir dans quel sens devraient évoluer des établissements publics à caractère scientifique et technologique comme le CNRS, l’INSERM, l’INRA, l’INRIA… la réponse se situe clairement aux antipodes de l’actuelle politique de Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/06/24/cnrs-quelle-reforme-quels-objectifs-ii.html ]

Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/

Appel à tous les rondeurs de France pour une ronde intempestive à Marseille le 7 juillet à 9h

Bonjour aux collègues potentiellement rOndeurs de toute la France,

En réponse à l’appel de soutien national aux enseignants désobéisseurs lancé par le réseau « Ecole en Danger », la ronde des Obstiné-es Grenobloise a décidé de se délocaliser sur Marseille ce mardi 7 juillet et de tenir une ronde avec les collègues Marseillais prêts à la relancer cette matinée-là de manière intempestive pour manifester notre soutien à Erwan Redon : RDV à tous les rondeurs à Marseille à 9h devant la Mairie du 1/7ème arrondissement (125 Canebière) et à 10h devant l’inspection académique (en tongue, mais sans oublier son gilet jaune ;-)

Bien rOndement et tOujOurs Obstinément vôtre,

Actus sur SLU

Quelques (mauvaises) nouvelles à lire sur le site de SLU :

Bref, les vacances, ce n’est pas tout de suite.