Evacuation musclée à Strasbourg

« L’évacuation du Patio occupé depuis plus de deux semaines s’est déroulée sans heurt ce matin, un peu avant 6h. Il y avait
un car de CRS par étudiant, soit une quarantaine. »
Je rappelle que tout le campus est fermé jusqu’au 6 avril au matin en raison de l’état de guerre imposé par le sommet de l’OTAN. Ce qui ne signifie pas que nous resterons inactifs.
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Textes et motions de la 7ème coordination nationale des universités

7ème Coordination Nationale des Universités
Strasbourg, le 23 mars 2009

Communiqué du matin
Alors que depuis 2 mois, l’université et la recherche sont en grève, le gouvernement n’a réagi que par le mépris, les manœuvres et la répression. Il n’a donné satisfaction à aucune de nos revendications, faisant de l’enseignement supérieur et de la recherche un des laboratoires de sa politique destructrice de l’éducation nationale et de la fonction publique.

La CNU prend à témoin l’opinion publique de l’attitude du gouvernement et de son refus d’offrir les conditions nécessaires à l’ouverture de réelles discussions. Valérie Pécresse a une nouvelle fois montré son mépris ce matin sur France 2 en sommant les universitaires d’organiser le rattrapage des cours. Cette surdité fait ainsi porter l’entière responsabilité de la radicalisation du mouvement sur le gouvernement.

Nous ne demandons pas à Valérie Pécresse et à Xavier Darcos de reculer mais d’avancer en retirant leurs projets.

Tous dans la rue les 24 et 26 mars !

Communiqué du soir
Réunie à Strasbourg ce lundi 23 mars 2009, la Coordination Nationale des Universités tient à rappeler les conditions incontournables pour sortir de la crise qui secoue depuis de longs mois le monde universitaire : le retrait du décret statutaire, le retrait du décret sur la mastérisation, le retrait du contrat doctoral unique, l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche ainsi que des engagements clairs en matière d’emploi statutaire. Elle invite toutes les organisations syndicales à se montrer intransigeantes sur ces points qui sont indissociables, à ne pas se satisfaire de promesses et de demi-mesures, à n’accepter aucune négociation partielle. Leur crédibilité serait gravement compromise pour le futur s’ils devaient déroger à cette règle.

Les véritables finalités des réformes et de l’orientation générale de la politique éducative, universitaire et de recherche suivie depuis 2006/2007, sont à présent connues de tous. Il s’agit :
* de la dégradation programmée des contenus disciplinaires, de la culture générale et des humanités ;
* de la destruction de la fonction publique d’Etat dans l’enseignement, par l’extension du recours à l’emploi précaire et par la déconcentration locale du recrutement et de la gestion des carrières, desquelles résulteraient une perte d’autonomie et une moindre protection des personnels, notamment administratifs et techniques.
* de la libéralisation du « marché » de l’enseignement supérieur et de la recherche, où le secteur privé, commercial ou religieux, serait invité à venir prendre des parts supplémentaires, en droite ligne des recommandations de l’OCDE.

Cette politique rejoint celle actuellement appliquée à l’Hôpital et menace selon le rapport Le Bris de nombreux autres secteurs de la fonction publique, au point de mettre en danger tout le pacte social républicain, fondé avant 1914 et renouvelé en 1945. L’opinion publique doit en prendre conscience.

Les conséquences en seraient dramatiques pour l’ensemble de notre système : formation des jeunes et avancement de la recherche. Aussi, la Coordination Nationale des Universités avertit-elle solennellement le gouvernement : la communauté universitaire mesure parfaitement l’importance de ces enjeux et prendra toutes ses responsabilités pour défendre jusqu’au bout la tradition de liberté dont elle est l’héritière.

Valérie Pécresse et Xavier Darcos, qui se sont déjà disqualifiés comme interlocuteurs par le mépris qu’ils ont manifesté à notre communauté, doivent partir. Mais au-delà de ces deux ministres, le gouvernement doit savoir que s’il n’entend pas notre colère, c’est sa légitimité même qui sera très bientôt mise en question. La Coordination Nationale des Universités l’invite donc à abandonner dès maintenant toutes ces réformes et à s’engager sur l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la Recherche, avant que l’état de désordre actuellement installé dans l’université ne soit irréversible, avant, tout simplement, qu’il ne soit trop tard.

Motions adoptées par la 7ème Coordination Nationale des Universités réunie le 23 mars 2009 à Strasbourg
Dans la perspective de la continuation du mouvement de la communauté universitaire, la Coordination Nationale des Universités appelle à l’intensification des actions. Face au mépris du gouvernement, nous n’avons plus d’autre choix que de durcir notre mouvement.

La Coordination Nationale des Universités confirme son appel aux journées « RPG » selon les modalités définies dans la motion n°1 votée aujourd’hui à Strasbourg.

La Coordination Nationale des Universités appelle les universités à mandater leurs délégués afin de lui permettre de prendre les décisions qui s’imposent lors de sa prochaine réunion pour assurer les meilleures conditions de la prise en compte du second semestre universitaire pour les étudiants.

La Coordination Nationale des Universités appelle les universitaires à suivre le mot d’ordre de démissions des fonctions administratives de la 4ème Coordination Nationale des Universités de Paris X – Nanterre.

La Coordination Nationale des Universités appelle l’ensemble des coordinations et collectifs, organisations et sections syndicales à interpeller publiquement et par tous les moyens les élus et les candidats aux prochaines élections. Elle appelle également à s’adresser aux institutions européennes, en rappelant notamment le rendez-vous du contre-sommet de Louvain les 28 et 29 avril.

La Coordination Nationale des Universités en appelle aux médias pour dénoncer les manœuvres dilatoires du gouvernement et prend à témoin l’opinion publique sur sa manière révoltante de gérer la crise du monde de l’éducation et de la recherche.

La Coordination Nationale des Universités  souhaite une réelle convergence des mouvements de contestation de la maternelle à l’université, en lien étroit avec la recherche et le secteur privé, à travers notamment l’organisation de nombreux forums sociaux contre la casse du service public.

Motion n°1 : Proposition de motion d’action partageable RPG
La Coordination Nationale des Universités, suite à la proposition d’action dite « RPG » (Rectorats, Péages, Gares) votée lors de sa réunion à Dijon le 16 mars dernier, confirme la programmation de sa mise en œuvre et en définit ainsi les modalités.

1. Constatant la mobilisation historique de tous les secteurs professionnels lors de la journée du 19 mars, observant à la suite de nombreuses rencontres et de forum sociaux une convergence de plus en plus forte des revendications, notamment dans le secteur public, la Coordination Nationale des Universités appelle les secteurs professionnels en grève ou en lutte à venir partager avec les étudiants et les personnels de l’éducation, de l’université et de la recherche, trois journées d’actions visibles, les 25, 26 et 27 mars prochain et ainsi de suite chaque semaine tous les mercredis, jeudis et vendredis.

2. L’action partageable RPG se donne un calendrier national de trois destinations symboliques :
– tous les mercredis : les rectorats comme espace des décisions unilatérales et des logiques autoritaires.

Au choix les jeudis et vendredis :
– les péages autoroutiers et les grandes surfaces comme symboles de la marchandisation des savoirs et des dangers de la privatisation des services publics et de l’externalisation des services (tracts, ouverture des barrières et passages gratuits, cours en grande surface) ;
– les gares routières et ferroviaires comme symboles de la liberté de  la circulation et de la transmission des savoirs (tracts, tenues de cours ou de mini forum sociaux dans les halls de gare suivis de die-in ou de sit-in, et plus si affinités).

3. L’action devra être conduite de façon totalement non violente, avec un nombre de personnels et de travailleurs suffisant pour ne pas exposer les étudiants, dans une optique qui consistera à ne jamais affronter ou provoquer les forces de l’ordre.

La Coordination Nationale des Universités souligne que la réussite de ces trois journées hebdomadaires d’action partageable dépendra de l’effectivité de sa mise en œuvre et du caractère vraiment coordonné et national de l’action.

Motions n°2 : Sur le second semestre universitaire
Après avoir provoqué la grève la plus longue de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse fait mine de se soucier de la tenue des enseignements. Elle avait pourtant un moyen simple de mettre fin à une colère qui fait l’unanimité du milieu universitaire contre ses projets : les retirer tous purement et simplement.

Quant à nous, enseignants et enseignants-chercheurs grévistes, nous saurons dans chaque université et dans le respect des spécificités disciplinaires trouver les modalités de la tenue du second semestre en liaison avec les étudiants et en accord avec les personnels administratifs et techniques.

Motion N°3 : Non à la répression
La Coordination Nationale des Universités  déclare son soutien aux personnes arrêtées dans une extrême violence lors du mouvement de contestation actuel. Nous condamnons la répression policière qui touche de plus en plus de mouvements sociaux. Nous demandons la fin des poursuites judiciaires entamées.

Motion N°4 : Soutien aux personnels administratifs et techniques
La Coordination Nationale des Universités soutient les personnels administratifs et techniques, BIATOSS et ITA, dans leurs revendications en adoptant la motion qu’ils ont votée lors de leur première réunion nationale qui s’est déroulée le 21 mars 2009 à l’université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis (voir après le calendrier).
Motion N°5 : Calendrier des actions
* 24 mars :
* Appel aux syndicats siégeant au CTPU à voter contre le projet de décret statutaire dont nous exigeons le retrait ; appel à un rassemblement massif au lieu de réunion de la CTPU.
* Manifestation nationale de la maternelle à l’université ?
* 25, 26 et 27 mars : « RPG » (voir motion n°1)
* Rectorats.
* Péages.
* Gares.
* 26 mars :
* Journée de manifestation nationale avec des déclinaisons locales.
* Appel au blocage du CA du CNRS.
* 28 mars : Suspension des activités de direction des labos (voté le 14 mars).
* 30 mars : Actions standards téléphoniques et CROUS.
* 31 mars :
* Cérémonie de non remise des maquettes.
* A Paris : Manifestation de chez Valérie Pécresse à chez Xavier Darcos, pour la non remontée les maquettes.
* 1er avril :
* Journée des Rectorats.
* Remise des démissions administratives aux recteurs.
* Actions vers l’interprofessionnel et l’intercatégoriel (CNE).
* 2 avril :
* Manifestation nationale à Paris.
* Journée BIATOSS et ITA : personnels administratifs et techniques des universités et des EPST en tête des cortèges.
* Journée nationale de blocage.
* 3 avril : Nuit des écoles et des universités (occupation nocturne et festive simultanée de toutes les écoles et universités).
* 6 avril : 8ème Coordination Nationale des Universités à Paris 3.
* 8 avril : Manifestations.

*Motion des personnels BIATOSS et ITA réunis le 21 mars 2009 à l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
Des personnels BIATOSS et ITA, des universités, établissements et organismes d’enseignement supérieur suivants : BNF, CNAM, ENS ULM, ENS LSH (Lyon), GIP Bulac – Bibliothèque universitaire des langues et civilisations, Universités de Dijon, Grenoble – Joseph Fournier, Littoral côte d’opale (ULCO), Lyon 2, Marne la Vallée, Paris 1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 13, Rennes 1, réunis le 21 mars,
Affirment leur ancrage dans le mouvement de mobilisation des universités et dans le mouvement interprofessionnel qui s’est exprimé massivement le 19 mars. Ils appellent la CNU et les organisations syndicales à donner une suite rapide à cette journée de grève pour construire le nécessaire rapport de force face au gouvernement
Ils exigent :
* l’abrogation de la RGPP, du Pacte Recherche et de la loi LRU qui mettent en place l’arbitraire, la précarité (CDD et CDI prévus) ;
* le maintien de la fonction publique d’état ;
* le maintien et la restitution de tous les postes dont BIATOSS et ITA supprimés au budget 2009 et l’annulation de toutes les suppressions prévues aux budgets 2010/2011 avec la mise en place d’un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires de la fonction publique d’Etat pour toutes les catégories de personnels ;
* la fin du processus d’externalisation des tâches administratives et techniques qui menace les personnels BIATOSS et ITA ;
* la reconnaissance pour ces personnels de leurs qualifications et l’abandon de l’évaluation individuelle basée sur la performance et le résultat, contre l’individualisation des salaires et des carrières ;
* l’intégration des personnels précaires sur des emplois statutaires d’Etat (et notamment contre les CDD et les vacations à répétition) ;
* l’augmentation uniforme de 300 euros des salaires, aucun salaire en dessous de 1500 euros net ;
* le retrait des mesures qui visent à la suppression de la filière « bibliothèques » ;
* la fin du démantèlement des EPST et des UMR (unités mixtes de recherche)
Plus largement, ils refusent le modèle d’éducation et de recherche imposé par le gouvernement dont l’un des objectifs est la casse du service public, la remise en cause des acquis sociaux et la dégradation des conditions de travail de tous les salariés.

Violences policières à Strasbourg

Communiqué de presse . Le 12 mars 2009, 17h30

Les organisations syndicales et collectifs des personnels et étudiants de l’Université de Strasbourg et des organismes de recherche, des enseignants du premier et second degrés condamnent vivement l’intervention sans sommation et la violence des forces de police le mercredi 11 mars, à l’occasion de la journée de grève et de manifestation contre la casse du service public d’enseignement et de la recherche.
Le trajet de la manifestation, déposé en préfecture, s’arrêtait effectivement place Kléber. Un millier de manifestants (étudiants, lycéens, enseignants, chercheurs, ingénieurs et techniciens) a cependant décidé de poursuivre la manifestation pacifiquement et en musique, en direction de la gare de Strasbourg. Les forces de l’ordre ont alors lancé, sans aucune sommation, des gaz lacrymogènes sur les manifestants, mettant ainsi l’ensemble des personnes présentes dans la rue du Maire Kuss en situation de danger. Manifestants, mais aussi passants et employés de magasin, ont ainsi été victimes de ces tirs de gaz lacrymogènes.

Si cela ne suffisait pas, et alors qu’aucun signe d’hostilité n’émanait des personnes en repli, les forces de l’ordre ont ensuite chargé et matraqué les manifestants. Ils ont continué de les harceler sur le parcours du retour à l’Université, via le carrefour du Polygone (pour plus de détails, voir le communiqué des étudiants).
Nous ne pouvons que condamner fermement cette violence et cette répression gratuites, sans dialogue, sans concertation ou sommation préalables. La répression du mouvement de contestation actuel dans le service public d’enseignement, de la maternelle à l’université, et de recherche ainsi que du mouvement social dans son ensemble, ne sauraient être, et ne peuvent être, une réponse démocratique acceptable aujourd’hui de la part du gouvernement.
Nous continuerons de condamner énergiquement toute forme de répression du mouvement social, comme celle qui s’est abattue ce jour sur les personnels de l’éducation  nationale, de l’Université de Strasbourg et des organismes de recherche, étudiants, lycéens, parents d’élèves, qui manifestaient pacifiquement dans les rues de Strasbourg.

SUD, SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNES-FSU, SNTRS-CGT, SES-CGT, SGEN-CFDT, FO, UNSA-AI, UNEF, Confédération Etudiante, Collectif de l’Appel de Strasbourg

AG étudiants/personnels Strasbourg, 26 février

Motions de l’AG unitaire Etudiants/Personnels de l’Université de Strasbourg, 26 février 2009 (11h-14h)
I. Motions de principes :
1. L’Assemblée générale exige l’abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche et l’arrêt immédiat de leur mise en œuvre.
2. Les étudiants et les personnels de l’Université de Strasbourg, personnels techniques et administratifs, personnels des organismes de recherche, enseignants, chercheurs et enseignants-chercheurs, proclament leur pleine et entière unité dans leur combat pour défendre un Service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, démocratique, collégial et émancipateur. Ils s’opposent au processus de destruction des services publics français mis en œuvre par le gouvernement.
3. Ils prennent acte du communiqué de presse du premier ministre en date du 25 février, ils observent l’art de l’esquive et les manœuvres dilatoires du gouvernement, ils constatent que celui-ci continue d’ignorer nos exigences, dont celle de l’abrogation de la LRU, et ils apportent solidairement les réponses suivantes :
– nous refusons « la mise en place d’une commission de suivi permanent de la réforme de la formation des enseignants » tant que cette réforme et celle des concours n’ont pas été retirés, retrait qui doit être suivi d’une consultation nationale sur les métiers de l’enseignement
– nous refusons « la mise à disposition de l’université de professeurs agrégés du second degrés », mesure qui s’inscrit dans une stratégie globale de réduction des postes d’enseignants chercheur et conduira à une dégradation de la qualité des enseignements du niveau licence.
– nous ne pouvons nous satisfaire que le décret sur le statut des enseignants-chercheurs soit « entièrement réécrit », nous exigeons qu’il soit entièrement retiré comme condition préalable à l’ouverture de véritables négociations avec tous les représentants de la communauté universitaire.
– nous ne pouvons nous satisfaire du gel des suppressions de postes d’enseignants-chercheurs pour 2010 et 2011 et continuons d’exiger le rétablissement immédiat de tous les postes supprimés en 2009  ainsi que la mise en place d’un plan pluri-annuel de créations de postes statutaires.
4. Ils apportent leur soutien et leur peine adhésion aux quatre motions de la Coordination nationale des universités réunie à Paris 10 Nanterre le 20 février 2009.
5. A la suite de la motion 1 de la coordination nationale des personnels, ils exigent la non diminution du nombre de postes offerts à tous les concours de l’Education Nationale.

II. Motions à l’attention de la Direction de l’Université de Strasbourg
1. L’AG demande à la direction de l’UdS,  au sujet des personnels administratifs et techniques:
– de ne pas rendre les emplois supprimés
– l’adoption de mesures en faveur de réelles perspectives de carrières
– des négociations avec les organisations syndicales pour la rédaction d’une convention collective en faveur des personnels contractuels.

L’AG demande un engagement ferme de l’UDS contre la contractualisation des emplois et contre l’externalisation des tâches.
Par ailleurs l’AG demande au gouvernement l’arrêt de toutes les suppressions d’emploi et des négociations pour la revalorisation des salaires des personnels administratifs et techniques.

2. L’AG appelle la direction de l’UdS à banaliser la demi-journée de manifestation à l’occasion de la journée de mobilisation nationale du 10 mars 2009, dite « de la maternelle à l’université ».
3. L’AG appelle la direction de l’UdS à prendre les mesures suivantes : pas de sanction des étudiants pour leurs absences aux cours (TP, TD, CM) pendant toute la durée de la grève et de la mobilisation, pas de pénalités financières pour les vacataires (tuteurs, doctotants, moniteurs), pas de sanction en cas d’absence aux contrôles continus et contrôles partiels, banalisation de toutes les demi-journées de manifestation.
4. L’AG demande à l’équipe de direction de réunir les conditions matérielles afin que les étudiants puissent poursuivre l’occupation d’un lieu de l’UdS de leur choix qui leur permette de développer, dans la sécurité et le respect des biens et des personnes, leur travaux de réflexions et leurs activités collectives avec lesquelles les personnels se montrent solidaires.
5. Les membres étudiants de l’AG demandent à l’équipe de direction de donner des garanties par un accord signé pour pouvoir réoccuper le Patio après la semaine de vacances du 2 au 7 mars. Ils votent le principe d’occuper le bâtiment Le Bel à compter du 2 mars.

III. Autres motions :
1. L’AG appelle tous les enseignants, les doyens et directeurs de composantes à tout mettre en œuvre pour que les étudiants ne subissent pas les conséquences de la grève et de la mobilisation.
2. L’AG mandate 4 membres du personnel pour représenter l’UdS lors de la réunion de la coordination nationale du 6 mars qui se tiendra à Paris 12 Créteil.

Programme provisoire Strasbourg (23-27 février)

Assemblées générales, actions et manifestations du lundi 23 février :
10h00, AG de l’UFR PLISE (Philo-Sciences du Langage, Lettres, Arts) Le Portique, côté campus, salle 412
11h00, 3e Réunion de la coordination inter-composantes/labos/services
* organisation des manifestations, communication personnels/étudiants
* comptes-rendus :
– coordination nationale des universités
– forums
– table ronde sur la formation aux métiers de l’enseignement, la « mastérisation » et l’intégration de l’IUFM  dans l’UDS
• suite du mouvement

Institut Le Bel, Amphi 1
11h00, AG de l’UFR Arts Le Patio, Amphi 1
14h00, Anne Merker (philosophie), cours d’agrégation ouvert à tous : Sophiste Le Portique, côté campus, salle 402
17h00, 1ère séance du Groupe de lecture Germination de l’action collective : Sartre, La Critique de la Raison dialectique  Le Portique, côté campus, 4e étage (PLISE)
Passages sur la fusion et l’organisation des groupes
17h00, Réunion de préparation au Rallye lecture de mercredi Le Portique, côté rue, UFR de Lettres, s. 415 –  (étudiante 3e année Lettres)

Assemblées générales, actions et manifestations du mardi 24 février :
Journée de multiplications des actions en direction du public pour faire connaître les revendications des Universités et des organismes de recherche
10h00, Université Hors les Murs, Librairie Kléber (contact : Jean Sanchez cestchezsanchez@neuf.fr) :  Chantal Cutajar : Maître de Conférences en Droit « Blanches sont les fleurs de l’Éden, Criminalité Globalisée, Blanchiment d’Argent & Paradis Fiscaux »
13h00, AG des étudiants Amphi 1, Le Patio
13h00, Université Hors les Murs, Librairie Kléber : Patrick Werly : Maître de Conférences en Littérature Comparée « Le Carrefour comme Allégorie du Choix (littérature, philosophie, religion) »
15h00, Université Hors les Murs, Librairie Kléber : Jean-Noël Sánchez : Maître de Conférences en Civilisation Hispanique
« In Hoc Signo Vinces, L’Idéologie du Pouvoir dans l’Empire Espagnol des Habsbourg : Europe, Amérique, Asie »
14h, AG des personnels de l’UFR Sciences historiques Palais Universitaire, salle 113
1. Le point sur la situation nationale et CR de la réunion de la coordination nationale de vendredi 20 février  (motions, décisions etc.)
2. Le point sur la situation strasbourgeoise et les projets d’action à venir, le calendrier (vacances, date d’une AG à la rentrée pour faire le point)
3. La question de l’IUFM, bilan des réunions et perspectives
4. Et pour l’avenir : à partir de l’action d’un comité de réflexion sur l’université, mettre en place des réflexions sur le système, la pédagogie, les attentes, qui perdureraient même après les événements.

Assemblées générales, actions et manifestations du mercredi 25 février :
10h00, Université Hors les Murs :  Jean-Paul Meyer : Maître de Conférences en Sciences du Language « Représentations de la deixis dans la bande dessinée »
12h00-16h00, Rallye lecture dans les rues de Strasbourg, organisée par les étudiants de lettres en grève active. Contact :  (étudiante 3e année Lettres) Un stand sera tenu : chacun peut apporter ses livres et prévoir une lecture. Place Kléber, de midi à 16 h
13h00, Université Hors les Murs : Denis Monnerie : Professeur d’Ethnologie « Quelques Facteurs Déterminants dans l’Avenir de la Nouvelle Calédonie.»
14h00 Projection d’une vidéo : La soutenance de thèse de Valérie Pécresse, « Du bricolage à l’université à l’université du bricolage » Pièce de théâtre interprétée par les membres de la communauté universitaire de Grenoble. La projection sera suivie d’un atelier de réflexion sur le tournage d’un film retraçant la mobilisation à Strasbourg : Respectez au moins Goethe ! (Titre provisoire) Palais Universitaire, salle 119
15h30, Université Hors les Murs :  M’hamed Oualdi : ATER en Histoire Moderne « Le Monde Arabe avant les Colonisations Française et Britannique :  Nouvelles Lectures de l’Histoire de la Palestine, Égypte, Tunisie et Algérie »
18h30, Cycle « Représentations de l’histoire au cinéma » projection de Danton, de Andrej Wajda avec Gérard Depardieu (1983)
Séance animée par Nicolas Bourguinat et Alexandre Sumpf Palais Universitaire, salle 119

Assemblées générales, actions et manifestations du jeudi 26 février :
10h00, Université Hors les Murs : Christophe Lebold : Maître de Conférences au département d’Anglais « Moby Dick : Dans le Ventre de l’Oeuvre Mastodonte,  Baleine Blanche, Épistémologie & Impérialisme Américain »
13h00, Université Hors les Murs : Isabelle Reck : Professeur de Littérature Espagnole « Le Théâtre Espagnol du XXe siècle et sa Fascination pour l’Auto Sacramental »
12h00, AG des étudiants et de tous les personnels de l’UFR de Lettres Amphi 6, Le Patio
13h00 AG des personnels administratifs et techniques de l’UDS et des organismes de recherche Lieu à préciser
15 h, Manifestation (dans le cadre de la journée nationale de manifestation) Horaire à préciser (peut-être vendredi), Roselyne Waller, Corinne Grenouillet, Elsa Constantopoulos, « Aragon, le verbe haut : lecture de textes poétiques »
Lieu à préciser (Le Patio ou Le Portique) suivi de : Horaire à préciser, Littérature et engagement : débats enseignants/étudiants
18h00 « L’histoire secrète de L’Archipel du goulag de Soljenitsyne », film-documentaire inédit de Jean Crépu et Nicolas Miletitch. Fondé sur des entretiens avec l’auteur et des témoignages de ceux qui l’ont aidé à publier son livre, ce documentaire montre la situation de l’écrivain soviétique condamné au silence,  et le rôle de Paris comme capitale littéraire et relais de la dissidence. Présenté par Tatiana Victoroff, MCF en littérature comparée Lieu à préciser (Patio)

Assemblées générales, actions et manifestations du vendredi 27 février :
Horaire non précisé – Dans le cadre du cycle “Les Films contre”, projections de films personnels des uns et des autres, suivie de débats
Journée et soirée coordonnées par Vincent Lowy, chercheur en histoire du cinéma et responsable de la filière cinéma, Salle  18 au Portique
10h00, Université Hors les Murs : Nadine Jasmin : Maître de Conférences en Littérature Française « La Plume et la Baguette, Les Contes de Fées de Madame d’Aulnoy »
13h00, Université Hors les Murs : Marie-Jeanne Da Col Richert : Maître de Conférences en Langues Étrangères Appliquées
« La dimension politique de l’intime »
14h45, Université Hors les Murs : Poésie Hors les Murs
Programme Artistique Coordonné par Juliette Meyer, Étudiante en 3ème Année de Licence d’Espagnol
15h15, Université Hors les Murs : Jean-Jacques Schwien : Maître de Conférences en Archéologie Médiévale « La Sorcellerie en Procès au XVIe siècle Ou l’Envers d’une Société en Mutation »

Et pour la suite :
12 mars, 10h, Patrick Werly (Lettres), « Médée au 20e siècle : aspects de l’exclusion » .
18 mars, 10 h, Roland Pfefferkorn, « Rapports de classes / rapports de sexes ».
26 mars, 10 h, Pierre Hartmann (Lettres) et Jacob Rogozinski « Debord et la démocratie-spectacle »

7 motions de Strasbourg (19 février)

Motions votées à l’Assemblée Générale des personnels de l’Université de Strasbourg le 19-02-2009

  • I. Résolution de soutien et de pleine adhésion aux quatre motions votées le 11 février 2009 par la coordination nationale des universités réunie à l’université de Paris 8.
  • II. L’AG soutient et adhère pleinement aux résolutions votées par l’AG des personnels administratifs et techniques le 19 février 2009. Elle affirme notamment que l’enseignement supérieur et la recherche doivent être une réelle priorité de l’Etat, notamment par l’arrêt de toutes les suppressions d’emploi, la restitutions des postes supprimés et le maintien des statuts existants. Elle souligne que l’université ne saurait exister et fonctionner sans ses personnels administratifs et techniques.
  • III.  L’AG appelle les personnels de l’Uds et des organismes de recherche du site de Strasbourg à reconduire la grève active et à l’étendre.
  • IV. L’AG réaffirme, à l’encontre de toute parodie de médiation, son exigence du retrait préalable du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et l’abandon de la réforme de la formation des enseignants ainsi que celle de la réforme des concours.  Nous n’accepterons aucun décret ni aucune réforme qui n’auraient pas été véritablement négociés et qui n’auraient pas l’assentiment de la communauté universitaire.
  • V. L’AG constate que le gouvernement reste sourd aux demandes légitimes de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche. En conséquence l’AG de Strasbourg appelle à durcir les formes de contestation et à concevoir  de nouvelles modalités d’actions parmi lesquelles la démission massive des fonctions administratives, le boycott des jurys de bac et la grève administrative des jurys et des examens de la session de printemps.
  • VI. L’AG demande au président de l’UdS de tout mettre en œuvre, dans le respect de la démocratie, pour que la motion du Congrès extraordinaire du 13 février, les motions des autres Conseils et celles des composantes de l’UdS ainsi que les motions des Assemblée Générales soient bien prises en compte et transmises au Ministère de l’Education nationale et au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
  • VII. L’AG décide de mandater quatre membres des personnels pour représenter l’UdS à la quatrième AG de la coordination nationale des universités qui aura lieu le 20 février à Paris 10 Nanterre.

Par ailleurs, voici la MOTION DE L’AG des personnels administratifs et techniques de l’Université de Strasbourg

  • « Nous appelons au respect des principes essentiels du service public universitaire.
  • Nous demandons le maintien des emplois existants et de réelles perspectives de carrière.
  • Nous dénonçons toutes atteintes à nos statuts et notamment la mise en place d’une prime au mérite qui aura des effets dévastateurs.
  • Nous sommes opposés à la contractualisation des emplois.
  • L’Assemblée Générale exige la mise en place rapide à l’Université de Strasbourg de discussions avec les organisations syndicales sur une convention collective des personnels contractuels dont le principe avait été retenu dans la phase de construction de l’Université de Strasbourg.
  • Nous soutenons nos collègues enseignants chercheurs dans leurs revendications.
  • Nous soutenons les étudiants dans leur lutte.

Une autre motion a été votée concernant plus spécifiquement les personnels ITA et les labos

Motion votée par les personnels adm et techn le 19 fév 2009

Motion ITA AG ITA/ATOSS du 19/02 a 12h 30

L’assemblée générale des personnels BIATOSS/ITA de Strasbourg:

  • exige du gouvernement l’arrêt du démantèlement des organismes, de leur trasnformation en agence de moyens et les désassociations arbitraires de laboratoires.
  • soutient le recours intersyndical pour l’annulation des CA du CNRS du 27/11/2008 et de l’INSERM du 4/12/2008
  • soutient l’initiative intersyndicale de l’organisation d’une  assemblée nationale de mobilisation des agents des organismes de recherche en Mars
  • demande à l’Université de Strasbourg conformément à l’esprit du texte de son congrès en date du 13/02/2009 de réintervenir fermement auprès du ministère contre les désassociations de labos strasbourgeois…

Université de Strasbourg: le congrès se prononce à l’unanimité contre les projets de réforme en cours

Metz, Mardi 17 février 2009, 19:44:23
Université de Strasbourg: le congrès se prononce à l’unanimité contre les projets de réforme en cours
Les 130 membres du congrès de l’université de Strasbourg, qui rassemble les représentants des trois conseils et les membres du comité technique paritaire, ont adopté, vendredi 13 février 2009, une motion demandant à Valérie Pécresse « le retrait des projets de textes et décrets affectant la communauté universitaire dans son ensemble« , indique le service communication de l’université. Adoptée à l’unanimité, « cette position exprime la volonté de la communauté universitaire d’impulser une nouvelle dynamique au service de la formation des étudiants, du développement de la recherche et de l’intérêt général ».

STATUT. « Le principe qui doit porter la définition des services et de ses éventuelles modulations est celui de l’égalité fondamentale des missions dans leur dignité et leur complémentarité », observe le congrès de l’UdS, au sujet de la réforme du statut des enseignants-chercheurs. « L’objectif ne sera pas la recherche d’économies budgétaires, mais le développement de la recherche et de l’enseignement au sein de l’université. Les suppressions de postes sont totalement incompatibles avec cet objectif. »
“La modulation des services ne peut pas être imposée », poursuit le congrès. « Elle doit […] procéder de critères objectifs, notamment par une évaluation de toutes les missions et services. Si modulation il doit y avoir, il faut impérativement commencer par fixer un plafond et un plancher pour chaque mission à partir d’un volume d’heures. » Par conséquent, le congrès de l’UdS « exige le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, en préalable de toute négociation« .
RESSOURCES HUMAINES. Au sujet des dotations 2009 le congrès de l’UdS « s’oppose à une utilisation de nouveaux outils de critérisation des moyens dans une logique uniquement comptable, impliquant la suppression d’emplois Biatoss ». L’université strasbourgeoise « s’engage à ne pas s’orienter vers une précarisation de l’emploi des personnels […] et à défendre les statuts de la fonction publique d’État dans l’enseignement supérieur ».
Le congrès estime que « la répartition des moyens pour la formation et la recherche réellement constatée est contradictoire avec les priorités que le ministère fixe aux universités ». Il en appelle à une concertation prenant en compte les spécificités de toutes les composantes (UFR, IUT, écoles).
MASTERISATION. « Sans être hostile au principe de la masterisation » pour les métiers de l’enseignement, le congrès « demande le retrait de ce projet qui précarise les futurs enseignants et dissocie formation à l’enseignement et formation à la recherche ». Refusant d’envoyer ses propositions « sans un nouveau cadrage national », le congrès de l’UdS constate que « l’échéance de la rentrée 2009 est caduque ». “À titre conservatoire », “[il] demande le maintien des concours dans leur forme actuelle ».
RECHERCHE. Le congrès de l’UdS « réfute avec fermeté les propos de stigmatisation [à l’encontre des chercheurs] tenus par le président de la République » dans son discours du 22 janvier  « Les chercheurs sont les premiers à mettre en œuvre une évaluation interne et externe collégiale sans complaisance », est-il souligné dans sa motion.
« La recherche fondamentale est au centre du projet universitaire. Elle vivifie l’enseignement, teste les limites de la connaissance et nourrit toutes les missions de l’université. [De plus], elle contribue de manière essentielle et non directement programmable à l’innovation et aux transferts de savoirs vers la société et l’économie. » Dans ces conditions, le congrès demande « l’arrêt de la déstructuration des organismes de recherche » et « l’arrêt de la diminution des moyens, afin de maintenir la présence de l’université sur tous les champs de la connaissance ». Enfin, il invite le ministère à reprendre le chantier du contrat doctoral, avec « un réel effort en direction des disciplines sous-dotées ».