Intercatégoriel: soutien à Erwan Redon, désobéisseur dans le primaire

Erwan Redon, professeur des écoles désobéissant, qui a refusé notamment le fichage de ses élèves, l’application des nouveaux programmes, s’est impliqué dans les luttes pour les sans papiers etc, subit la répression de l’administration. Après les retenues sur salaire, la suspension d’avancement, il passe en commission disciplinaire le 7 juillet. Un appel à la grève est lancé pour le 23 juin, par le collectif de soutien et de nombreuses organisations synidcales.
Pour plus d’info, www.soutienerwanredon.org, mobilisons nous avec nos camarades du primaire!

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Appel du 18 Juin : école en danger

COMMUNIQUE DE PRESSE

APPEL DU 18 JUIN 2009 // COORDINATION NATIONALE ECOLE EN DANGER
Depuis de nombreux mois, des collectifs de parents et de salariés de l’éducation se mobilisent dans une cinquantaine de départements pour lutter contre les réformes Darcos et Pécresse. Quatre journées nationales d’action  ont notamment été organisées par Ecole en Danger (10 mars, 2 avril, 17 mai et 26 mai).
Le gouvernement, persistant à nier l’ampleur et la spécificité du mouvement de contestation, compte sur le mépris, la désinformation et la répression pour faire passer dès septembre 2009 un certain nombre de ses réformes.
La Coordination Nationale Ecole en Danger, réunie le 13 juin 2009 à Toulouse (31) pour sa 5° AG nationale,  appelle tous ceux qui souhaitent défendre un service public d’éducation de qualité pour tous à :
Ø      soutenir toute forme d’opposition au passage des évaluations CE1 et à la remontée des résultats ;
Ø      soutenir les enseignants sanctionnés et notamment Erwan REDON, enseignant désobéisseur des Bouches-du-Rhône menacé de licenciement  (grève dans certains départements le 23 juin, rassemblement national à Marseille le 7 juillet) http://www.soutienerwanredon.org/ ;
Ø      organiser toutes les actions permettant d’assurer la visibilité des collectifs Ecole en Danger cet été (logo Ecole en Danger dans les voitures ; Gilets jaunes avec logos sur le parcours du Tour de France ; distribution de tracts dans les festivals…)
Ø      organiser une opération gilets jaunes dès le jour de la rentrée (2 ou 3 septembre) afin d’alerter l’opinion publique sur la dangerosité des réformes mises en place (avec lancement d’une pétition nationale Ecole en Danger).

La prochaine assemblée générale nationale Ecole en Danger aura lieu fin septembre (date et lieu à préciser).

www.agnationale.org

Lycéens et étudiants allemands entament une grève nationale

Lycéens et étudiants allemands entament une grève nationale
http://www.rtbf.be/info/lyceens-et-etudiants-allemands-entament-une-greve-nationale-117168

15.06.09 – 12:20 (Belga) Des lycéens et étudiants de plus de 60 villes allemandes ont entamé lundi une « grève de l’éducation » de cinq jours pour attirer l’attention sur les « failles » du système éducatif allemand.
Lundi matin, les jeunes grévistes ont commencé à bloquer des amphithéâtres dans les universités de Berlin, Heidelberg, Bochum, Wuppertal et Hambourg, a indiqué le comité d’organisation du mouvement.
Des manifestations, des blocus de lycées et d’universités et des discussions hors les murs sont prévues tout au long de la semaine. Le point d’orgue de la grève est prévu mercredi, avec des manifestations dans 80 villes dans toute l’Allemagne. Les organisateurs attendent entre 150.000 et 200.000 participants. La grève vise notamment à protester contre la hausse prévue des frais universitaires et la réduction d’un an du cursus d’études dans le secondaire. Les étudiants ont notamment reçu le soutien de la fédération des syndicats allemands.
(GFR)

Ouverture des lycées le Week-end ?

Les lycéens pourraient bientôt pouvoir se rendre au lycée le week-end et pendant les vacances. Nicolas Sarkozy a proposé que les établissements restent ouverts en dehors des heures de cours. L’idée serait d’en faire des « lieux de vie » où les élèves pourraient pratiquer des activités sportives et culturelles.
En visite au lycée de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), le Président a jugé « anormal » que les lycées soient fermés le week-end et pendant quatre voire cinq mois de l’année. Cette intervention faisait suite à une réunion de travail des personnels avec le directeur de Sciences-Po Paris, Richard Descoings, chargé d’une mission de concertation sur la réforme des lycées.

Aux yeux de Nicolas Sarkozy, une telle réforme permettrait de rentabiliser les lieux publics inoccupés. Les élèves pourraient ainsi faire du sport ou voir des films dans l’établissement.

S’approprier le lycée
De plus, ils seraient eux-mêmes en charge de la gestion de ces équipements, ce qui les responsabiliserait. « On fait aimer son lycée en permettant aux jeunes de se l’approprier », a assuré Nicolas Sarkozy.

Mais les détracteurs du projet craignent que le lycée ne se transforme en garderie. Beaucoup pointent du doigt ce qu’ils considèrent être une contradiction: le ministère de l’Education ouvre les portes du lycée plus longtemps en même temps qu’il annonce des suppressions de postes de professeurs.

Enfin, d’autres ne voient dans cette nouvelle idée qu’un effet d’annonce destiné à masquer les vrais problèmes éducatifs.
Et vous, que vous inspire l’idée de lycées ouverts en dehors des heures de cours?

Source : Numérama :http://www.numerama.com/forum/index.php?showtopic=96109&st=0&start=0

Lettre ouverte de 130 EC de Paris Ouest

Lettre ouverte de 130 Enseignants-chercheurs de l’Université Paris-Ouest Nanterre,
à Valérie Pécresse et à Xavier Darcos.
Nanterre, le 12 juin 2009

Madame la Ministre, Monsieur le Ministre,

Parce que nous sommes des chercheurs et des professeurs responsables, des humanistes, des parents et des citoyens, nous refusons de faire payer à nos étudiants le prix de votre incompétence et de votre despotisme. Nous ferons donc en sorte que, malgré des mois de grèves douloureuses et de perturbations multiples, nos étudiants aient un diplôme de qualité cette année, comme chaque année. Nous avons pris cette décision la mort dans l’âme, sachant que vos médias s’empresseront d’en déduire que nous reculons devant vos menaces insultantes et que « tout rentre dans l’ordre ». Mais nous restons solidaires de nos collègues qui, en divers points du territoire et dans des conditions particulières, ont pu prendre des décisions plus radicales, plus difficiles à tenir, sans doute, mais peut-être plus courageuses que la nôtre, pour vous résister avec plus de fracas. Nous le montrerons en continuant à manifester avec nos étudiants, et en résistant avec force à vos basses manoeuvres politiques. La crise des universités ne fait peut-être que commencer, car votre attitude actuelle qui consiste à imposer des décrets scélérats rejetés par tous, à la veille des vacances, ne fait que renforcer notre défiance à l’égard de votre administration.

Après 8 mois de motions unanimes, de tribunes publiques et de pétitions qui ne nous valurent pas même l’honneur d’une réponse ; après 4 mois de protestation vigoureuse ponctués de grèves diverses, d’actions symboliques et de manifestations rassemblant chaque semaine des dizaines de milliers de personnes dans le respect de l’ordre républicain, nous devons constater que vous avez, en apparence, gagné la bataille sur la question des examens si facile à mettre en musique médiatique. Vous avez eu raison de parier sur notre bonne nature : nous ne sacrifierons pas sur l’autel de vos vanités, l’avenir de nos étudiants.
Vous avez l’impression d’avoir gagné, pour quelques semaines, face au monde du savoir, face à l’innovation, face au dynamisme, face aux plus grands noms des sciences et des sciences humaines françaises qui, chaque jour, portent par leur travail, malgré vous, notre pays au rang des premières puissances culturelles et intellectuelles de la planète — face à tous ceux, prix Nobel compris, dont vous n’avez pas su entendre les appels raisonnables et argumentés. En vous appuyant sur des médias aux ordres, sur des mensonges éhontés, des chiffres ouvertement truqués, des intimidations policières et des lieux communs populistes, vous pouvez donner l’impression d’avoir gagné, pour un temps, mais pour un temps seulement, contre l’Université de la République.

Nous dénonçons la violence de votre gouvernance, qui préfère nous mettre en concurrence pour gérer une pénurie de moyens volontairement entretenue, au lieu de nous aider à unir nos forces dans une dynamique de réformes stimulantes et partagées. Nous dénonçons la violence et la cynique duplicité de vos discours, qui parlent d’ « autonomie » pour décrire la vente à la découpe des universités, de « milliards mis sur la table » pour mieux dissimuler des suppressions de postes, d’ « effort sans précédent » pour masquer le désengagement de l’Etat, la hausse des frais universitaires et l’endettement des étudiants. Nous dénonçons votre plan de destruction massive de l’école publique, laïque et ouverte à tous, que vous attaquez en portant gravement atteinte à la formation des maîtres, et en détruisant des postes indispensables — pour les pourvoir, dans le meilleur des cas, par des vacataires sans formation, voire pour les remplacer par des portiques de sécurité, encore moins coûteux. Dans le même temps, vous confiez des missions de service public à des universités catholiques privées, soumises à l’autorité du Vatican, avec l’espoir qu’elles drainent vers elles, moyennant des droits d’inscription considérables, des étudiants en butte aux pénuries orchestrées de l’université publique.

Alors oui, peut-être plions-nous aujourd’hui, Madame la ministre, Monsieur le ministre, devant tant de mépris pour l’avenir de nos étudiants, devant tant de sourde incompétence.
Mais nous ne rompons pas.

Nous refusons plus que jamais vos « preuves d’amour » qui ne sont que des mots pour couvrir d’un voile blanc le viol en réunion de la Princesse de Clèves et de l’Ecole de la République.
Et nous restons debout, aux côtés de nos étudiants, pour continuer à leur donner le meilleur de nous-mêmes dans les conditions de misère que vous promettez aux universités sous couvert d’illusoires libéralités.
Nous restons debout, aux côtés de nos collègues du secondaire et du primaire qui, comme nous, continuent à donner le meilleur d’eux-mêmes à tous les enfants de ce pays, malgré le harcèlement moral qu’ils subissent depuis des années.
Nous restons debout, aux côtés de tous les défenseurs des services publics en voie de marchandisation et d’appauvrissement, et aux côtés de tous les citoyens porteurs des valeurs républicaines de solidarité, d’ouverture aux autres, de laïcité, de progrès partagé et d’esprit critique.
Nous restons debout dans la rue, dans les tribunes des journaux, et partout où cela sera nécessaire, pour appeler les Français à prendre conscience du désastre qui se joue aujourd’hui, sous leurs yeux, sans qu’ils n’en sachent rien.
En brisant un à un les liens qui unissent entre eux les Français ; en rompant une à une les amarres de notre histoire et de notre identité ; en privant tant de citoyens du droit à être entendus et du droit à penser différemment les relations humaines, vous n’avez, semble-t-il, qu’une ambition : faire de la rentabilité immédiate et de la concurrence sauvage les seules références morales dignes de respect dans notre société. Cette servilité, ce cynisme et cette étroitesse d’esprit, auront un prix, que vous paierez un jour.

Vous aspirez maintenant, paraît-il, à d’autres fonctions, trouvant dans la fuite vers d’autres ambitions politiciennes et carriéristes, le moyen, croyez-vous, de sortir la tête haute du gâchis monstre dont vous portez l’écrasante responsabilité. Votre bilan est pathétique.
Vous pouvez partir. Nous, nous restons. Vous avez détruit, nous reconstruirons.

Veuillez croire, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, à notre profond respect pour les fonctions que vous exercez.

Liste des signataires :

Verena Aebischer, MCF, psychologie ; Gianni Albergoni, MCF, Sociologie ; Anne-Claude Ambroise-Rendu, MCF, Histoire contemporaine ; Estelle Amy de la Bretèque, ATER, Ethnomusicologie ; Patricia Attigui, Professeur des Universités, Psychologie ; Sylvie Bauer, MCF, Anglais ; Annette Becker, Professeur des Universités, Histoire contemporaine ; Anna Bellavitis, MCF, Histoire moderne ;Cécile Birks, MCF, Anglais ; Hélène Blais, MCF, Histoire contemporaine ; Michel Blanc, MCF, Sociologie ; Chrystèle Blondeau, MCF, Histoire de l’art médiéval ; Barbara Bonnefoy, MCF, Psychologie ; François Bost, MCF, Géographie ; Myriam Boucharenc, Professeur des Universités, Lettres ; Véronique Boucherat, MCF, Histoire de l’art médiéval ; Michel Boutillier, Professeur des Universités, Economie bancaire et financière ; Cyrille Bouvet, MCF, Psychologie ; Jean-Albert Bron, PRAG, Arts du spectacle ; Jean-Pierre Bruckert, MCF, Psychologie ; Sylvaine Camelin, MCF, Ethnologie ; Jean-Marc Chamot, MCF, Civilisation américaine ; Jean-Luc Chassel,
MCF, Histoire du droit ; Serge Chauvin, MCF, Etudes anglo-américaines ; Nathalie Cheze, MCF, Mathématiques ; Miguel Chueca, MCF, Langue et civilisation espagnoles ; Céline Clavel, Post-doctorante chargée de cours, Psychologie ; Céline Clément, MCF, Sociologie ; Michèle Cohen-Halimi, MCF, Philosophie ; Franck Collard, Professeur des Universités, Histoire médiévale ; Sylvaine Conord, MCF, Sociologie ; Marcel Cori, Professeur des Universités, Sciences du langage ; Flore Coulouma, MCF, Anglais ; Laurence Croq, MCF, Histoire moderne ; Bernard Cros, MCF, Civilisation britannique ; Vincent Cuche, ATER, Histoire ancienne ; Frédérique Cuisinier, MCF, Psychologie ; Elizabeth Deniaux, Professeur des Universités, Histoire ancienne ; Henri Desbois, MCF, Géographie ; Marianne Desmets, MCF, Sciences du langage ; Sylvia Dobyinsky, MCF, Mathématiques-Informatique ; Claude Dorey, MCF anglais ; Yvette Dorey, MCF, Psychopathologie ; Aude-Marie Doucet, ATER, Histoire médiévale ; Frédéric Dufaux, MCF, Géographie ; Stéphane Dufoix, MCF, Sociologie ; Jean Duma, Professeur des Universités, Histoire moderne ; Annie Duprat, Professeur des Universités, IUFM Versailles, Responsable agrégation interne d’Histoire et de Géographie à l’Université Paris Ouest Nanterre, Histoire moderne ; Brigitte Dussart, MCF, Sociologie ; Nicole Edelman, MCF, Histoire contemporaine ; Anne Fabre, PRAG, Economie-Gestion ; Alexandra Filhon, MCF, Sociologie ; Fabrice Flahutez, MCF, Histoire de l’art contemporain ; Arnaud Fossier, AMN, Histoire médiévale ; Bernard Friot, Professeur des Universités, Sociologie ; Danièle Frison, Professeur émérite, Anglais ; Marie-Pierre Gervais, Professeur des Universités, Informatique ; Elisabeth Gontier, ATER, Psychopathologie ; Justine Gourbière, Monitrice, Histoire de l’art médiéval ; Maya Gratier, MCF, Psychologie ; Claude Grimal, Professeur des Universités, Littérature américaine ; Jean-Marie Guillaume, I.E.R., Philosophie ; Matthieu Hély, MCF, Sociologie ; Olivier Hochedez, Moniteur, Sociologie ; Nicolas Jonas, ATER, Sociologie ; Sylvain Kahane, Professeur des Universités, Sciences du langage ; Karine Kray-Baschung, MCF, Sciences du langage ; Emilie Kurdziel, AMN, Histoire médiévale ; Evelyne Labbé, Professeur des Universités, Littérature américaine ; Thierry Labica, MCF, Anglais ; Anne Lacheret, Professeur des Universités, Linguistique ; Frédéric Landy, Professeur des Universités, Géographie ; Frédérique Leblanc, MCF, Sociologie ; Marie Leca-Tsiomis, Professeur des Universités, Littérature française ; Samuel Lepastier, Professeur associé à l’Université Paris Ouest, Psychopathologie ; Claude Leroy, Professeur émérite, Littérature française ; Despina Liolios, MCF, Ethnologie ; Hubert Lisandre, MCF, Psychopathologie ; Julien Magnier, Doctorant, chargé de cours en psychologie ; Aliocha Maldavsky, MCF, Histoire moderne ; Luca Marsi, MCF, Italien ; Christophe Martin, Professeur des Universités, Littérature française du XVIIIe siècle ; Jacques Martineau, MCF, Littérature française ; Corinne Mazé, MCF, Sciences psychologiques ; Caroline Mellet, MCF, Sciences du langage ; Béatrice Ménard, MCF, Littérature latino-américaine ; Vincent Meyzie, MCF, Histoire moderne ; Christophe Mileschi, Professeur des Université, Etudes italiennes ; Virginie Milliot, MCF, Ethnologie ; Laure Moguerou, MCF, Sciences de l’éducation ; Annie Mollié, MCF, Mathématiques et Statistiques ; Jean-Pierre Morelou, MCF, Droit public ; Isabelle Moret-Lespinet, MCF, Histoire contemporaine ; Emmanuelle Mortgat-Longuet, MCF, Littérature française du XVIIe siècle ; Colette Noyau, Professeur des Universités, Sciences du langage ; Christine Ollivier, MCF, Psychologie ; Florence Paravy, MCF, Lettres modernes ; Nicolas Patin, AMN, Histoire contemporaine ; Christine Pauleau, MCF, Sciences du langage ; Richard Pedot, Professeur des Universités, Littérature anglaise ; Sylvie Pédron Colombani, MCF, Sociologie ; Marie Personnaz, MCF, Psychologie sociale ; Liliane Picciola, Professeur, Littérature française ; Patrick Pion, MCF, Archéologie pré et protohistorique ; Nicolas Prévôt, MCF, Ethnomusicologie ; Pierre Ragon, Professeur des Universités, Histoire moderne ; Véronique Rauline, MCF, Anglais ; Hélène Raymond, Professeur des Universités, Science économique ; François Regourd, MCF, Histoire moderne ; Rosine Réveillé, MCF, Statistiques ; Simone Rinzler, MCF, Anglais ; Nicolas Sallée, Moniteur, Sociologie ; Danielle Schütz, PRAG, Lettres modernes ; Pascal Sebille, MCF, Sociologie ; Gabriel Segré, MCF, Sociologie ; Christine Sellin-Catta, Assistante en Histoire contemporaine ; Alexis Sierra, MCF, Géographie ; Frédérique Sitri, MCF, Sciences du langage ; Amandine Spire, Monitrice, Géographie ; Jean-Fabien Steck, MCF, Géographie ; Anne Steiner, MCF, Sociologie ; Emmanuelle Tixier, MCF, Histoire médiévale ; Anne Trévise, Professeur des Universités, Anglais ; Delphine Tribout, ATER, Sciences du langage ; Laurence Vanoflen, MCF, Littérature du XVIIIe siècle ; Olivier Vecho, MCF, Psychologie ; Sarah de Vogué, MCF, Sciences du langage ; Christophe Voilliot, MCF, Sciences politiques ; Panayota Volti, MCF, Histoire de l’art médiéval ; Claudine Wolikow, MCF, Histoire moderne.

LRU et comité de sélection

Une étude est en cours pour établir une liste indiquant les CA qui ont modifié les classements donnés par les comités de sélection. Si vous êtes au courant des modifications dans votre établissement, merci de les indiquer en commentaires de ce billet.
A titre indicatif :

  • à Rennes 2 le CA a permuté 2 fois le numéro 2 avec le numéro 1.
  • à Paris 5 aussi, Axel Kahn et son CA ont déclassé deux premiers à des postes de profs et un mcf en psycho. D’autres reclassements ont eu lieu à l’IUT.

Et suite aux incidents de ce genre qui se multiplient, les italianistes ont rédigé une motion adressée aux CA, contre les remaniements sauvages, que chaque membre pourra transmettre à ses instances locales. Motion reproduite ci-dessous :

Motion à l’attention des Conseils d’Administration

La Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur s’autorise à attirer l’attention des Conseils d’Administration sur le sérieux, la probité et les compétences des membres des Comités de sélection dont ils ont eux-mêmes approuvé, modifié ou établi la composition en fonction des profils des postes mis au concours. La loi LRU précise que – comme pour les anciennes commissions de spécialistes – le Comité de Sélection n’effectue qu’une proposition destinée à être examinée d’abord par le
Conseil d’Administration, puis approuvée par le Président. Le fait que les Conseils d’Administration aient scrupuleusement composé ou révisé eux-mêmes les comités garantit logiquement la fiabilité des classements établis à l’issue des auditions, classements toujours justifiés, comme le requiert désormais la réglementation.
Toutes les garanties ayant été assurées avant et au cours de la procédure, il semble qu’il n’y ait pas lieu de faire preuve de défiance envers les classements finals. C’est pourquoi, afin que soit évitée toute vague de désapprobation suite à d’éventuelles interventions qui signifieraient que le nouveau mode de recrutement favorise l’arbitraire, alors que son souhait est de les limiter, la Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur demande instamment aux Conseils d’Administration d’examiner les
propositions avec le maximum de confiance en la probité des enseignants-chercheurs spécialistes qui, après double lecture des dossiers, puis examen des travaux et audition des meilleurs candidats, ont proposé et justifié ces classements.

Voir également ci-dessous la lettre et la pétition adressée au président de l’université paris-Sud.

A l’attention de : Mme le Ministre, M. le Président de l’Université-Paris Sud

Le 11 juin dernier, le Conseil d’administration (CA) de l’Université Paris-Sud a invalidé le classement du poste de Professeur de Chimie thérapeutique de la Faculté de Pharmacie de Châtenay-Malabry (86 PR 1274), établi par le Comité de sélection. Ce classement avait été largement validé (« pour »: 11 voix, « contre »: 0 voix, abstentions: 3 voix).
De façon surprenante, la Présidence n’a pas hésité à faire invalider un classement établi par un Comité dont elle avait elle-même approuvé la composition. Ce revirement a eu lieu lors du dernier CA, dans des conditions particulières, où un Maître de conférences a pris la parole en utilisant des propos tendancieux et mensongers.
Ce problème dépasse le cadre de l’Université Paris-Sud et nous engage tous, Professeurs, Directeurs de recherche, Maîtres de conférences et Chargés de recherche, appelés à faire partie de Comités de sélection. Si vous êtes également choqués qu’une Université n’hésite pas à invalider les décisions d’un comité impartial sans chercher à s’informer auprès de celui-ci, faites part de votre sentiment en signant cette pétition. Elle sera adressée au Président de l’Université Paris Sud et au Ministre de l’Education Nationale.

Lien vers le texte : http://www.mesopinions.com/Pour-le-respect-des-decisions-des-Comites-de-selection-a-l-Universite-Paris-Sud-petition-petitions-2409d54d531755d268f0dc7130c3b570.html

Non harcélement : IA, rectorat, MEN

Le comité de soutien à Erwan Redon (http://www.soutienerwanredon.org/) vous invite à participer à une opération de non-harcèlement de l’IA 13, du rectorat Aix-Marseille, du Ministère de l’Educ.
Cela consiste à ne surtout pas téléphoner, mailer et faxer votre soutien plusieurs fois aux adresses et n° ci-dessous, et particulièrement les mercredis et dimanches soirs du mois de juin jusqu’au 07 juillet.
Il est conseillé de ne pas écrire en blanc sur fond noir pour les fax.
Ne diffusez cette info à personne et surtout pas sur vos réseaux. (tout en copie cachée et en enlevant les adresses avant de transmettre SVP !)
OBEISSEZ!!!

***
IA 13:

Télécopie/Fax :
04.91.91.10.94
Secrétariat Général 04.91.99.68.98
Division des Personnels (D.P.) 04.91.99.67.81
Division des Personnels – Bureau des Affaires Médicales (D.P.3) 04.91.99.67.14
Division de l’Organisation Scolaire (D.O.S.) 04.91.99.66.93
Division des Élèves (D.E.) 04.91.99.68.34
Division de la Logistique (D.L.) 04.91.99.66.52
I.A.-IPR adjoint, chargé du 1er degré 04.91.99.66.40
Direction des Ressources Humaines Départementales (D.R.H.-D.) 04.91.99.66.93

Courrier Électronique/e-mail
Inspection Académique ce.ia13@ac-aix-marseille.fr
Secrétariat Particulier ce.sp13@ ac-aix-marseille.fr
Secrétariat Général ce.ia13@ ac-aix-marseille.fr
Secrétariat Général (Cabinet) ce.ia13@ ac-aix-marseille.fr
Division de la Logistique (D.L.) ce.dl13@ ac-aix-marseille.fr
Division des Personnels (D.P.) ce.dp13@ac-aix-marseille.fr
Division de l’Organisation Scolaire (D.O.S.) ce.dios13@ac-aix-marseille.fr
Division des Élèves (D.E.) ce.disco13@ac-aix-marseille.fr
Services Informatiques (S.I.) ce.cdti13@ac-aix-marseille.fr
Direction des Ressources Humaines Départementales (D.R.H.-D.) ce.drhia13@ac-aix-marseille.fr

Téléphone :
Standard 04.91.99.66.66
IA : Trève : 6638
Michel Ricard : 6634
Guy Monchaux : 6632
Patrick Demougeaux : 6633
Yaïche : 6642
Son secrétariat : 6628

***

RECTORAT :
tel standard :  04 42 91 70 00 – fax : 04 42 26 68 03 – mél : rectorat@ac-aix-marseille.fr
de GAUDEMAR Jean-Paul Recteur 04.42.91.71.02   – fax 04.42.91.70.01
BERAHA David Directeur de cabinet 04.42.91.71.04  – fax 04.42.91.70.01
BURDIN Martine Secrétaire générale 04.42.91.71.21 – fax  04.42.26.68.03
ARNAUD Patrick Secrétaire général adjoint 04.42.91.71.22 –  fax 04.42.26.68.03
BOUBERTEKH Christine Chancellerie 04.42.91.71.40 fax : 04.42.91.71.41
DEMOUGEOT Patrick IA adjoint à l’IA 13 04.91.99.66.66. fax : 04.91.91.10.94
DEON Dominique Assistante du recteur 04.42.91.71.03 fax : 04.42.91.70.01
DUTERTRE Sylviane Adjointe au DRRH 04.42.91.71.30 fax : 04.42.91.75.01
EVESQUE Michèle Secrétaire générale de l’IA 05 04.92.56.57.57 fax : 04.92.56.57.58
GERARDIN Fabrice DRRH 04.42.91.70.50 fax : 04.42.91.75.01
LAMY Catherine Secrétariat général 04.42.91.71.22 fax : 04.42.26.68.03

Pour écrire par mail, formulaire : http://www.ac-aix-marseille.fr/public/jsp/site/Portal.jsp?page=contact

***

Ministère de l’EDUCATION:

Accueil téléphonique
Tél. : 01.55.55.10.10

BUREAU DU CABINET Chef du bureau du Cabinet : fax : +33 1 55 55 38 17 ou +33 1 55 55 27 35

Bureau du cabinet:
Téléphone : +33 1 55 55 16 50
Télécopie : +33 1 55 55 30 65

Secrétariat général :
Téléphone : +33 1 55 55 35 10
Télécopie : +33 1 55 55 35 49

Inspection générale de l’éducation nationale
Téléphone : +33 1 55 55 31 70
Télécopie : +33 1 55 55 23 11

Service de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche
Téléphone : +33 1 55 55 31 30
Télécopie : +33 1 55 55 10 01

Service de l’action administrative et de la modernisation
Téléphone : +33 1 55 55 32 00
Télécopie : +33 1 55 55 17 38

Direction générale de l’enseignement scolaire
Téléphone : +33 1 55 55 18 97
Télécopie : +33 1 55 55 38 54

SG-DEPP – DIRECTION DE L’ÉVALUATION,
DE LA PROSPECTIVE ET DE LA PERFORMANCE
fax 01 55 55 77 13
VITRY Daniel – Di recteur – 01 55 55 77 01 ou 77 00
DUMAS François, chef de service, adjoint au directeur 01 55 55 77 12 / fax 01 55 55 66 05
DURR Jean-Michel , Chef du service stat ist ique
ministér iel , adjoint au directeur 01 55 55 72 80 fax 01 55 55 66 05

Pour écrire par mail :
info-desco@education.gouv.fr

Techniquement : si vous voulez rester anonymes, vous pouvez avoir une adresse mail anonyme sur http://www.spacemail.com/. ; envoyer un mel anonyme : http://anonymizer.secuser.com/3.0/services/email-anonyme.htm
Envoyer un fax par internet : http://fax-gratuit.net/tt/index

Puis, non anonyme : Pour ceux qui ont l’opérateur Free, il est possible d’envoyer des fax simplement et gratuitement à partir d’un format PDF :
http://www.universfreebox.com/article3709.html

(si vous trouvez cela pénible, il est possible d’automatiser une partie des taches avec qFreeFax :
http://qfreefax.sourceforge.net/viewtopic.php?t=2
)

Pour ceux qui ont un modem 56K sur leur machine, il est aussi possible d’envoyer des fax. Cette méthode à l’avantage de permettre les envois répétitifs (disons toutes les minutes à 5 numéros différents). Suivant l’abonnement téléphonique ça peut coûter très cher ou être gratuit.
un logiciel pour GNU/linux : efax (http://www.cce.com/efax/)
pour windows il y a normalement un service de fax intégré, sinon il y a le logiciel FaxMail : http://www.electrasoft.com/fm.htm

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http://www.soutienerwanredon.org/
Il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien que de risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas.
[Jacques Rouxel – Les Shadoks]

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Faculté de Luminy en lutte soutient l’action des désobéisseurs de l’Education Nationale