LOI MOBILITE DES FONCTIONNAIRES, ATTAQUE GRAVISSIME CONTRE NOUS TOUS

Ayant été votée en procédure d’urgence au Sénat, la loi dite “mobilité des fonctionnaires” arrivera la semaine prochaine devant l’Assemblée. Cette loi met fin à la garantie de l’emploi des fonctionnaires et permet de licencier tout fonctionnaire. C’est une attaque gravissime contre tous.
Après la LRU, les décrets de cette année, la loi Bachelot, etc, … cette loi montre clairement les véritables buts du gouvernement concernant les services publics et ceux qui y travaillent.
Si vous voulez davantage d’informations, je vous joins une note syndicale unitaire en format PDF. (C’est une peu long mais assez bien expliqué).
Je vous joins aussi deux tracts,
* l’un de la CGT, Solidaires et la FSU qui appellent à un RASSEMBLEMENT ORGANISÉ A L’ASSEMBLÉE NATIONALE (Place Edouard HERRIOT) LE 2 JUILLET A PARTIR DE 17 H
(tract ci-joint).
* l’autre de FO, appelant aussi à réagir sans tarder.
Soyons très nombreux à (nous) manifester !
Pour plus d’informations, vous pouvez bien sûr contacter les sections syndicales locales; et contacter vos confédérations, pour demander qu’au plus haut niveau soit relayée l’exigence de retrait de ce projet de loi.

2009-06-15 FO MOBILITE-DES-FONCTIONNAIRES

DEMANTELEMENT_DU_STATUT_DES_FONCTIONNAIRES_(25_juin)_

09-05-06_note_mobilite-2

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COMMUNIQUÉ du Mouvement des enseignants en résistance pédagogique

COMMUNIQUÉ
du Mouvement des enseignants en résistance pédagogique
Alain Refalo convoqué en conseil de discipline le jeudi 9 juillet
Un huissier de justice a apporté ce matin à l’école Jules Ferry de Colomiers une lettre recommandée de l’Inspection Académique de la Haute-Garonne signifiant à Alain Refalo, initiateur du mouvement de résistance pédagogique chez les enseignants du primaire, une convocation devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire, le jeudi 9 juillet à 15h.
Les faits reprochés sont les suivants :
– Refus d’obéissance
– Manquement au devoir de réserve
– Incitation à la désobéissance collective
– Attaque publique contre un fonctionnaire de l’Education Nationale
Alors qu’il a effectué l’intégralité de son service devant les élèves, Alain Refalo a déjà été sanctionné cette année de 14 jours de retraits de salaire et d’un refus de promotion au grand choix cette année pour avoir mis en place un atelier théâtre sur le temps de l’aide personnalisée avec l’accord des parents d’élèves.
Le mouvement des enseignants en résistance pédagogique s’insurge contre cet acharnement démesuré qui vise à briser un enseignant qui n’a fait qu’agir en conscience, en toute transparence et sans faux-fuyants, pour ne pas être complice des réformes destructrices du service public d’éducation. Cette décision est d’autant plus injuste que l’inspecteur d’académie avait affirmé à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas de sanctions disciplinaires à l’encontre d’Alain Refalo.
Nous dénonçons une entreprise politique qui vise à criminaliser la désobéissance pédagogique alors qu’elle est une action collective citoyenne qui appelle un dialogue constructif avec l’administration.
Un comité de soutien, présidé par Patrick Jimena, se réunira vendredi à 18h30 dans les locaux du Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées à Colomiers. Il préparera les initiatives pour organiser la mobilisation pour soutenir Alain Refalo, dénoncer cette attaque sans précédent contre la liberté d’expression des enseignants et s’opposer à cette décision inacceptable. Une pétition intersyndicale unitaire est en cours de préparation.
contacts :
Patrick Jimena : 06 81 84 39 97
Alain Refalo : 06 61 58 10 55
Blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

Répression administrative scandaleuse à Strasbourg !

Témoignage.
« J’ai envoyé un mel sur la liste il y a quelques semaines faisant état des pressions dans mon service suite à ma participation active dans les mobilisations et grèves de février à avril. J’ai été informé hier de ma mutation forcée au sein de l’Université, avec perte de toute autorité hiérachique, et perte indemnitaire. La mutation sera arrêtée le 1er juillet prochain (dans 8 jours !!!)
Je me permets de faire ci-dessous un petit résumé des semaines passées après la fin de la grève.

Donc faits et dates
Début Mai, mon Directeur me demande de prendre contact avec le Secrétaire Général pour changer de poste. Selon lui le SG lui aurait demandé de faire un papier contre moi. Le Directeur me dit refuser de faire un tel papier. Mais il faut que je coopère pour partir, sinon on me forcera à partir. Le Directeur me dit encore qu’il faut que je sois placé dans un poste plus cadré hiérarchiquement et plus technique.
Deux jours plus tard, le Directeur revient à la charge, et me demande si j’ai contacté le SG. Je lui réponds que je ne le ferai pas. Il me prend à partie devant tout le service.
La semaine suivante, il reviens vers moi, me dit que nous sommes partis sur de mauvaises bases, en fait on a découvert mes grandes compétences, il faut que je vois la DRH qui aurait des poste à me proposer, postes à la hauteur de mes fortes compétences.
La DRH me donne RV pour le 19 mai. Je vais à ce RV accompagné par 2 syndicalistes.
Il m’est proposé 2 postes : un comme adjoint en lycée, 1 comme adjoint en service central. Je refuse ces postes. Il m’est alors reproché mon attitude professionnelle. Il y aurait des plaintes de personnels contre moi.
Durant 1 mois les pressions s’accentuent dans mon service : rétention d’information, collaborateurs qui ont reçu ordre de ne me plus donner copie de leur travail, de ne plus m’informer. Des réunions se font avec le Directeur sans moi. Je ne vois plus du tout le Directeur. Mes derniers dossiers me sont retirés.
J’envoie un mel au SG en lui décrivant les pressions internes à mon service. Il me fait une réponse sèche, se sent visé par mes accusations de harcèlement, me dit de faire attention aux termes que j’emploie. Je lui réponds qu’il n’est pas visé, mais que je l’informe de la situation dans ma composante.
Je suis convoqué le 23 juin chez le SG.
Il m’est signifié une nouvelle affectation non négociable, en service central. Je serai sous l’autorité d’un chef de Département. Mes nouvelles fonctions ne seront assorties d’aucun pouvoir hiérarchique.
Il m’est dit que cette affectation n’est pas une sanction, elle serait motivée par l’absence de connivence entre mon Directeur et moi.
Je demande à garder le bénéfice de mon indemnité NBI. Le SG s’engage à me laisser l’indemnité jusqu’au mois de décembre prochain. Il me dit que je devrai déjà être content d’avoir touché cette indemnité durant 1 an.
Il finit l’entretien en me disant « alors on est bien d’accord »
Je lui répond qu’il ne s’agit pas d’accord, puisqu’il s’agit d’un ordre, mais que je prend acte de sa décision
Il me répond que c’est mon interprétation
Fin entretien
La mutation sera arrêtée et actée au 1er juillet prochain (j’ai envoyé cette nuit un message au SG pour demander de repousser cette date au 1er septembre, pour pouvoir me retourner, il m’a été répondu par la négative, la mutation sera arrêtée au 1er juillet, même si pour raisons congés et rangement de mon bureau actuel, ma prise d’acte effective ne se ferait qu’au 1er septembre)

David Romieux ».

Nota-Bene : des démarches syndicales sont en cours. Chacun est invité à apporter publiquement son soutien à David Rommieux et à donner une très large rediffusion à ce message. Une pétition sera lancée prochainement. Nous vous en tiendrons informés.

Consultation Paris 11 : les réformes ne passent pas !

Ci-dessous, le communiqué de presse annonçant les résultats de la consultation réalisée à Orsay sur les réformes. 4000 personnes ont été sondées, 43% ont répondu.

Après Paris 13 – Villetaneuse, les personnels de l’assemblée générale de l’université de l’Université Paris Sud 11 (réunies au sein du collectif « Orsay en Lutte »), ont voulu répondre aux affirmations gouvernementales qui prétendent que le mouvement dans l’enseignement supérieur et la recherche qui dure depuis début 2009 n’est le fait que de minorités. Une consultation des personnels permanents (chercheur(se)s, enseignant(e)s-chercheur(se)s, personnels techniques et administratifs ITA/BIATOSS) et précaires (doctorant(e)s, post-docs, stagiaires, CDD) de l’UFR des Sciences et de l’UFR STAPS de l’Université Paris Sud 11 sur les réformes en cours a été organisée par le collectif du 19 mai au 05 juin.

Pendant deux semaines, près de 4000 personnes ont été consultées (1196 chercheurs et enseignants chercheurs sur les 2500 que comptent l’UFR, 664 personnels administratifs et techniques, et près de la moitié des doctorants présents sur le campus). Sur ces 4000 personnes, 43% ont voté et répondu à tout ou partie d’un questionnaire portant sur l’ensemble des réformes touchant actuellement l’enseignement supérieur et la recherche. Cette participation élevée pour un vote non officiel a donc une valeur incontestable (le taux de participation à l’élection du conseil d’administration de l’université de mai 2008 était de 39%).

Les résultats sont nets. Les personnels rejettent massivement les réformes engagées par le gouvernement (82% des votants, plus de 94% des exprimés) et demandent la mise en place de réformes alternatives pour l’enseignement supérieur et la recherche (74% des votants, plus de 89% des exprimés). Pour eux, le gouvernement n’a pas pris en compte les revendications exprimées par l’ensemble des personnels depuis trois mois (84% des votants, plus de 93% des exprimés) et ils soutiennent majoritairement les personnels mobilisés pour s’opposer aux réformes imposées par le gouvernement (82% des votants, plus de 96% des exprimés). Plus spécifiquement, ils rejettent la réforme de la formation des enseignants (63% des votants, plus 91% des exprimés), le nouveau décret du statut des enseignants chercheurs (65% des votants, près de 97% des exprimés), le pilotage de la politique de la recherche via l’ANR (62% des votants) et la restructuration des organismes de recherche comme le CNRS, l’INRA, … en agences de moyens (68%des votants, près de 97% des exprimés), la LRU sous sa forme actuelle (61% des votants, 92% des exprimés) et le décret relatif aux équivalences entre diplômes universitaires et diplômes délivrés par le Saint Siège (60% des votants, 89% des exprimés). Une exception, comme à Villetaneuse : le contrat doctoral, qui ne rassemble pas les opinions, une part importante des votants n’étant pas informée ou s’abstenant.

Ces résultats confirment ceux obtenus à Villetaneuse : les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche rejettent massivement les réformes engagées par Valérie Pécresse et Xavier Darcos. Le Collectif Orsay en Lutte appelle d’autres universités à procéder à des consultations similaires. La présidence de l’université ainsi que le ministère doivent entendre la voix des personnels, car l’université, c’est nous.

Le collectif « Orsay en Lutte », le 17 juin 2009.

Le collectif « Orsay en Lutte » est né en octobre 2007 de l’opposition à la loi LRU. Au plus fort du mouvement de lutte contre les réformes en cours dans l’enseignement supérieur et la recherche, il a rassemblé de façon hebdomadaire des centaines de personnes (personnels et étudiants ) en assemblées générales à la faculté d’Orsay.

www.orsayenlutte.info

16 000 postes supprimés en 2010 : des postes de stagiaires selon Darcos

Education: 16.000 postes supprimés en 2010, des postes de stagiaires selon Darcos

[ 23/06/09  – 23H01 – AFP  ]
© AFP/Archives – Franck Fife

Le ministre sortant de l’Education, Xavier Darcos, a annoncé à La Tribune à paraître mercredi que le budget 2010 prévoira 16.000 suppressions de postes dans l’Education, la quasi-totalité étant les postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.
« J’ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite », a déclaré M. Darcos.
« Il s’agit de 600 postes d’agents administratifs et de 14.000 postes d’enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l’enseignement privé (à hauteur de 1.400) », a-t-il ajouté.
Au total, 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés dans le budget 2010, avait déjà annoncé auparavant le ministre du Budget Eric Woerth.
La réforme de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées prévoit que les futurs enseignants seront recrutés au niveau « master 2 » (bac +5) et que la formation incombe aux universités, et non plus aux IUFM. Du coup, pour la première année d’application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d’enseignants ne seront plus affectés en IUFM, mais directement en classe, ce qui permettra d’économiser à cette rentrée-là les 15.400 postes de fonctionnaires stagiaires cités.
M. Darcos a été nommé mardi soir ministre du Travail et est remplacé à l’Education nationale par Luc Chatel.
Les lettres plafond fixant les crédits et les effectifs dont disposeront les ministères doivent être dévoilées mercredi aux parlementaires, selon le ministère de l’Education.
Dans La Tribune, M. Darcos a ajouté que « le nombre de postes mis au concours en 2010 sera au moins égal à celui de la session 2009, dans le premier degré comme dans le second degré ».
Au ministère de l’Education, on fait remarquer que, hormis les suppressions de postes de fonctionnaires stagiaires qui sont la conséquence directe et déjà connue de la réforme de la formation des enseignants, il n’est pas prévu en 2010 d’autres suppressions de postes de professeurs.
Ces suppressions ont été de 13.500 en 2009 et de 11.200 en 2008.

Motion AG des enseignants de Nancy 2 du 16 JUIN 2009

Cette motion accompagne la levée de la rétention des notes à Nancy 2 (encore 122 signataires vendredi dernier avec un ultimatum fixé au 15 juin).

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*Non à la destruction programmée de l’Université, *

*Oui à une Université démocratique, laïque, gratuite, ouverte à tous, soucieuse de réduire les inégalités sociales, indépendante des pouvoirs politique et économique*

Réunis en Assemblée générale le 16 juin 2009, les enseignants et enseignants-chercheurs de l’Université Nancy 2 réaffirment une nouvelle fois leur rejet des réformes conduites tambour battant dans l’enseignement supérieur depuis l’adoption de la loi LRU.
Sans concertation véritable avec les instances représentatives, sans considération aucune des innombrables manifestations et expressions collectives du rejet massif des « réformes » en cours, au mépris des principes pourtant affichés de « négociation » et de « participation », usant de manœuvres antidémocratiques pour faire diversion et désinformer le grand public sinon lui faire peur, le gouvernement a montré qu’il entendait bien faire passer en force ses orientations et ses choix libéraux, à la fois sur le statut des enseignants-chercheurs, sur le contrat doctoral unique, sur la mastérisation, sur le financement des universités, sur le démantèlement des organismes de recherche et, en définitive, sur la destruction programmée de l’Université.
Ayant engagé et soutenu de nombreuses actions depuis novembre dernier (non remontée des maquettes de masters, journées de grève, manifestations de rue, conférences en lutte, ronde des obstinés, etc.), en coordination quand cela a été possible avec les étudiants mobilisés, l’AG des enseignants-chercheurs appelle à présent – au vu des choix politiques réitérés du gouvernement en matière d’éducation et d’enseignement supérieur, à la lumière de la conception de l’exercice politique du pouvoir telle qu’elle s’est révélée depuis plusieurs mois – à la consolidation de la mobilisation des personnels et à l’organisation d’une véritable résistance pour « sauver l’Université ».
L’AG appelle plus spécifiquement tous les personnels – BIATOS, chercheurs et enseignants – à lutter par tous les moyens appropriés contre les dispositifs et les mesures qui conduisent, tant au niveau des principes qu’au plan des situations professionnelles concrètes à la mise en œuvre d’une concurrence généralisée des personnels.

A ces fins, l’A.G. appelle les personnels qui en éprouvent désormais la nécessité à se constituer en un Collectif permanent « Sauvons l’Université – Nancy 2 » qui restera vigilant et mobilisé de façon solidaire avec l’ensemble des étudiants, enseignants-chercheurs et personnels des universités contre ces réformes et celles à venir inscrites dans le cadre de l’élargissement des responsabilités et compétences prévu au titre du déploiement de la LRU. Il reviendra tout autant à ce collectif d’analyser les principaux problèmes que nous rencontrons et de travailler en vue de constituer une force de propositions – à tous les échelons possibles et sous toutes les formes qui apparaîtront nécessaires.

L’AG appelle à renforcer l’action collective initiée sur le plan du rejet par anticipation de la modulation des services des enseignants-chercheurs dès l’an prochain, notamment par le moyen de l’appel à signer massivement la pétition déjà en circulation.

Rappel du site : http://nancy-luttes.net/petitions/?petition=4

Ce rejet par anticipation – il convient de le redire – constitue un refus catégorique à faire du service et du temps d’enseignement une variable d’ajustement qui justifie /de facto/ le non recrutement de nouveaux enseignants-chercheurs et le non remplacement de celles et ceux appelé(e)s à partir en retraite.

A brève échéance, l’A.G. invite l’ensemble des personnels et étudiants intéressés à participer à une après-midi de discussion et de bilan d’étape du mouvement, co-organisée avec le comité de mobilisation étudiant, suivie d’une soirée festive le jeudi 2 juillet sur le campus Lettres Sciences Humaines.

Dans l’immédiat, prenant acte de l’état actuel du rapport de forces au plan national, l’A.G. appelle à suspendre l’action de rétention des notes.
L’AG propose enfin d’organiser, en lien avec le comité de mobilisation étudiant, la prochaine rentrée universitaire pour accueillir et informer les nouveaux étudiants sur les réformes en cours et relancer la mobilisation sous des formes appropriées. Elle désigne à cet effet une délégation d’enseignants-chercheurs mandatés pour demander en son nom au président de l’université la programmation de journées banalisées en septembre prochain.

Motion votée à l’unanimité moins 2 voix

Environ cinquante collègues étaient présents ce matin 16 juin 2009.

NON à la casse de la formation !

vous trouverez ci-dessous l’appel adressé aux conseils des maîtres de Seine-Saint-Denis.

L’assemblée unanime des D.E.A, P.E.M.F et P.I.U.F.M. de Seine-Seine-Denis appelle chaque conseil des maîtres des écoles du département à prendre position contre les mesures du gouvernement qui visent à casser la formation des enseignants et à créer les conditions d’un recrutement d’enseignants non fonctionnaires en adoptant, d’ici à la fin juin ou en septembre, la motion proposée à la fin du texte ci-dessous.

Appel
de l’assemblée des maîtres formateurs, directeurs d’école d’application et professeurs d’I.U.F.M. de la Seine-Saint-Denis aux conseils de maîtres des écoles maternelles et élémentaires du département (et de partout ailleurs en france) :
Opposons-nous à la casse de la formation des enseignants !

Pas de formation initiale avant le concours.
Si les mesures gouvernementales concernant le recrutement et la formation des enseignants étaient mises en œuvre, il faudrait, dès la rentrée 2010, être titulaire d’un master 2 (bac + 5) pour pouvoir se présenter aux concours des 1er et 2ème degrés.
Aux yeux du gouvernement, le cursus universitaire conduisant au master tiendrait lieu de formation initiale. Pourtant, n’importe quel master donnerait accès au concours, même obtenu dans des disciplines non enseignées à l’école, même dépourvu de dimension professionnelle. Ainsi par exemple, un titulaire d’un master de droit constitutionnel pourrait se présenter et réussir le concours. De plus, les « stages » qui seraient proposés dans certains masters ne seraient ni obligatoires ni en nombre suffisant (50 000 prévus en master 2 pour 150 000 candidats) et leur durée pourrait être inférieure à 108 heures.
Ainsi de nombreux candidats aux concours n’auraient jamais effectué le moindre stage dans des classes avant de se présenter aux épreuves.

Disparition de la formation initiale après le concours.
La réforme prévoit de supprimer l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite au concours (PE2), année au cours de laquelle alternent cours en I.U.F.M. et stages dans les trois cycles de l’école.
A l’avenir, si la réforme était appliquée, les lauréats des concours seraient directement affectés pour l’année dans une classe. Ils en seraient juste soustraits une journée par semaine pour bénéficier d’un « tutorat » qui tiendrait lieu de formation continue dont on ignore s’il serait pris en charge par des P.E.M.F., des M.A.T. ou le collègue de la classe voisine. Ce jour-là, ils seraient remplacés dans leur classe par un ou plusieurs étudiants inscrits en master. Dans des communes de Seine-Saint-Denis où certaines écoles comptent actuellement 30 % de NT1, on peut avoir des inquiétudes quant à la qualité de l’enseignement dispensé et au bon fonctionnement de ces écoles.

Fin de la formation continue sur le temps de travail.
La disparition des PE2, dont les stages dans une classe permettent actuellement au titulaire de suivre un stage de formation continue, conduirait l’administration à programmer les futurs stages durant le temps libre des enseignants, stages qui par conséquent cesseraient d’être rémunérés. De surcroît, avec la fin des I.U.F.M., cette formation continue serait totalement à la charge de l’Inspection académique et des Inspections de circonscription.

Risque de fermeture du centre départemental I.U.F.M. de Livry-Gargan.
La réforme prévue par le gouvernement vise la disparition des I.U.F.M. puisque la pseudo-formation initiale des enseignants et la préparation aux concours passeraient sous l’égide des Universités tandis que la formation continue passerait sous celle des Inspections académiques. Du reste, l’existence des I.U.F.M. n’est évoquée dans aucun projet de décret. Le gouvernement veut ainsi faire disparaître des lieux de formation à l’analyse critique des pratiques d’enseignement dégagés de la tutelle directe de l’employeur. Si dans la plupart des départements de France, les Universités prévoient de localiser des masters « métiers de l’enseignement » et des préparations aux concours dans des sites actuellement I.U.F.M., en Seine-Saint-Denis, le site de Livry-Gargan est jugé trop inaccessible par l’Université intégratrice (Paris 12) et par les Universités du département (Paris 8 et 13). La fermeture du site est à craindre même si les présidents de P 8 et 12 affirment ne pas pouvoir provisoirement se passer de ces locaux. Avec la fermeture du site de Livry-Gargan, disparaîtraient le réseau constitué par les formateurs de toutes catégories (PIUFM, IMF, CPC, IEN, DEA) et l’ensemble des écoles du département ainsi qu’un lieu où se rencontrent des enseignants de toutes générations et en provenance de tout le territoire départemental.

La masterisation permet de remettre en cause l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’Etat.
La réforme prévoit de développer des masters « métiers de l’enseignement ». Ce faisant, pour la première fois en France, existeraient sur le marché du travail des personnes titulaires d’un diplôme d’enseignant, indépendamment de la réussite à un concours de recrutement. En cas d’échec au concours, ces personnes (nombreuses compte tenu de la diminution du nombre de postes au concours) constitueraient un vivier dans lequel l’administration pourrait recruter des enseignants non fonctionnaires de statut précaire, moins payés et placés directement sous la coupe d’un chef d’établissement (les directeurs des Etablissements Publics d’Enseignement Primaire) qui les recruterait, les évaluerait et éventuellement mettrait un terme à leur contrat. Le recours aux vacataires qui est encore une exception dans l’Education nationale deviendrait la norme.
Ce nouveau dispositif de recrutement des enseignants concurrencerait le dispositif actuel sur concours et conduiraient à terme à sa  suppression.

La rupture des principes républicains d’égalité et de laïcité.
La dévolution de la « formation initiale » des enseignants aux Universités, y compris aux Universités catholiques dont les grades et diplômes viennent de se voir reconnaître par l’Etat français, mettrait un terme au cadrage national par l’Etat de la formation des enseignants de l’Ecole publique, républicaine et laïque. En effet, dans le cadre de leur autonomie, les Universités ont une totale liberté dans la conception des masters.
A l’heure actuelle, si les cursus universitaires suivis par les candidats du concours sont très divers, l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite au concours garantit une formation commune, les respects des principes républicains par tous les futurs enseignants, un enseignement comparable sur tout le territoire national et un égal accès des élèves à la connaissance.
A l’inverse, les mesures gouvernementales visent l’éclatement de la fonction publique d’Etat de l’Education et l’abandon des idéaux républicains d’égalité.

On peut légitimement penser que la formation des enseignants doit être améliorée, allongée, mieux adossée à la recherche, reconnue par l’attribution d’un master, que le niveau de qualification et de rémunération des enseignants doit être augmenté …

il n’en demeure pas moins que cette réforme est inacceptable !
C’est pourquoi, les maîtres formateurs, directeurs d’école d’application et professeurs d’I.U.F.M. de la Seine-Saint-Denis réunis le 16 juin 2009 dans le centre départemental I.U.F.M. de Livry-Gargan ont décidé à l’unanimité d’appeler les conseils de maîtres des écoles maternelles et élémentaires du département à exprimer fermement leur opposition aux mesures gouvernementales concernant le recrutement et la formation des enseignants, en adoptant la motion-type ci-dessous.

La liste des conseils de maîtres signataires sera régulièrement mise à jour sur le blog de l’I.U.F.M. en lutte de Livry-Gargan (collectifiufmlivry.blogspot.com) et les motions, adressées au collectif I.U.F.M. en lutte de Livry-Gargan, (I.U.F.M., 45 avenue Jean Zay, 93190 Livry-Gargan), seront adressées à M. Sarkozy, avec copies au ministre de l’Education nationale et à celui de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Motion-type :

Le Conseil des maîtres de l’école (maternelle ou élémentaire) ……………………………………………………
située dans la commune de …………………………………………………………………………………………
exprime solennellement son opposition aux mesures gouvernementales dites de « masterisation » concernant le recrutement et la formation des enseignants et son indignation devant la façon dont est géré ce dossier. Le gouvernement a en effet lancé la procédure de promulgation des décrets sans même attendre les conclusions des groupes de travail ni celles de la commission Marois / Filâtre qu’il a pourtant lui-même mis en place.

Il s’associe à la dénonciation de ce passage en force qui a d’ailleurs conduit la Conférence des Présidents d’Université, la Conférence des Directeurs d’IUFM, de lettres (CDUL) et de sciences (CDUS) à refuser dans ces conditions de siéger à la commission Marois-Filâtre.

Comme l’ensemble des collègues engagés dans la mobilisation contre les réformes actuelles, le conseil des maîtres estime que toute refonte des concours et de la formation des enseignants doit être arrêtée à l’issue d’une large concertation et de véritables négociations avec tous les acteurs de la formation des enseignants. Celles-ci supposent un retrait des projets actuels, un réexamen complet du dossier de la formation et du recrutement des enseignants, l’abandon de toute « mesure transitoire » et de toute mise en place insidieuse de la « mastérisation ». C’est pourquoi le conseil des maîtres demande le maintien pour l’année 2010 des recrutements et des formations pré et post-concours des enseignants dans leurs dispositions actuelles.

Le conseil des maîtres tient également à rappeler quelques principes qui sont, selon lui, essentiels pour toute réforme à venir des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré :
– le recrutement de tous les enseignants doit se faire par concours nationaux avec un programme national, des épreuves nationales et des jurys constitués comme c’est le cas actuellement d’enseignants du primaire et du secondaire, d’enseignants et d’enseignants chercheurs des IUFM et de membres des corps d’inspection.
–          les lauréats doivent avoir le statut de fonctionnaires stagiaires (de la fonction publique d’État) et pour leur assurer une véritable formation pédagogique et professionnelle, l’année de stage rémunérée de formation en alternance avec un service significativement réduit doit être maintenue. En effet, ni les « stages » facultatifs et en nombre insuffisant prévus pendant les deux années des « masters enseignement », ni le tiers de décharge pour « tutorat » lors de l’année post-concours ne compensent les effets néfastes de la suppression de l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite du concours.

Fait à …………… , le …………                   Le Conseil des maîtres de l’école …………………………………………..