Décrets statuts des enseignants de 1er et 2nd degrés : NON AU PASSAGE EN FORCE (Snesup)

Snesup-fsu – Lettre flash Numéro 120 – 25mai2009

Décrets statuts des enseignants de 1er et 2nd degrés : NON AU PASSAGE EN FORCE

Mardi 19 mai, le ministère de l’Education a pris la décision de rendre publics les projets de modification des décrets régissant les statuts des enseignants de 1er et 2nd degrés (PE, PLC, PLP, CPE). Ces nouveaux textes, liés à la « mastérisation », doivent être débattus à la séance du comité technique paritaire ministériel du ministère de l’éducation nationale (CTPMEN) du mercredi 27 mai 2009.
Le SNESUP dénonce la précipitation avec laquelle le MEN présente ces décrets au CTPM, constate qu’ils préjugent de la fin des auditions en cours tant sur les modalités de formation et de recrutement après 2011 que sur le dispositif « transitoire » de formation post concours de l’année 2010, et dénonce un coup de force supplémentaire.

Avec les formulations retenues, il se confirme que le ministère contourne de surcroît ses propres groupes de travail et
la commission Marois-Filâtre, dont les travaux ne sont pas terminés. Le SNESUP dénonce la surreprésentation institutionnelle (MEN, MESR, CPU, conférence de directeurs…) de la commission au détriment des organisations syndicales représentatives es qualité, ne prenant aucunement en compte l’importance de la FSU dans l’éducation. Les marges et le périmètre réellement accordés à ces instances ne permettront pas la remise à plat de l’actuelle réforme de la formation et du recrutement des enseignants de 1er et 2nd degrés, que nous exigeons.

La suppression de toute référence aux IUFM des textes communiqués est révélatrice de la volonté ministérielle de liquider ces instituts et sacrifier leurs compétences avérées dans la formation des enseignants. Le SNESUP exige que soient réaffirmés les rôles et missions des IUFM et que leur potent iel de formation et de recherche soit maintenu et développé.

Le SNESUP dénonce l’absence dans ces textes de tout engagement sur des formes de pré-recrutement ou de dispositif d’aide sociale.

Le SNESUP exige le maintien d’une formation en alternance avec le même rapport qu’actuellement entre temps de formation et temps d’enseignement pour l’année post-concours permettant : des conditions de travail et de formation  dignes pour une entrée progressive dans le métier, un accompagnement des jeunes enseignants, un approfondissement des connaissances disciplinaires et professionnelles permettant la validation de la qualification obtenue par un diplôme de Master.

Le SNESUP appelle à un rassemblement devant le Ministère de l’Education Nationale, le 27 mai prochain à 14h, pour condamner ce passage en force et exiger la remise à plat complète du dossier de la formation et du recrutement des enseignants et une véritable négociation.

——— ——— ——— ——— ——— ——— ——— ——— ———

Audition de la FSU par la commission Marois-Filâtre du 20 mai 2009

G. Aschiéri, en introduction, a réaffirmé l’opposition de la FSU au projet initial et rappelé qu’il restait pour 2010 encore le problème majeur : l’année de fonctionnaire stagiaire non conforme à l’actuelle. La FSU est favorable à l’élévation du niveau de qualification de tous, à la même date, sans décrochage d’un corps par rapport à l’autre. Des éléments du dispositif peuvent varier, comme la structure des concours (nombre d’épreuves, nature des épreuves). Un des défis futurs sera d’articuler formation disciplinaire, formation professionnelle en lien avec la recherche. Cela exige notamment le développement de la recherche en éducation. D’autre part, l’année post concours doit relever de la formation initiale, avec la participation des composantes universitaires qui y interviennent. Gérard Aschiéri a précisé un certain nombre de  conditions : cadrage national des Masters, pré-recrutements et aides sociales aux étudiants, maintien de la structure IUFM et de leur potentiel, année en qualité de fonctionnaire-stagiaire réellement en alternance.

Les représentants de la FSU ont ensuite répondu aux questions sur la place des concours dans le cursus ; sur les pré-recrutements ; sur le concours de l’agrégation et les risques de voir vider les Masters Recherche en SHS ; sur l’articulation entre évaluation Master et évaluation concours ; sur la conception de l’épreuve sur le système éducatif.

Les divers intervenants de la FSU ont montré la complexité de l’articulation master/concours. Le SNESUP est notamment intervenu pour un concours en fin de M1, ne découpant pas une année de Master en deux et permettant la délivrance d’un Master de qualité.
Interrogés sur la suite du travail de la commission, les deux co-présidents n’ont pu donner de réponse claire quant à une
éventuelle audition des syndicats nationaux de la FSU ou une deuxième audition de la fédération (peut être fin Juin ?).

Publicités

« La mobilisation doit se poursuivre. Ses formes doivent permettre à tous les étudiants de valider leur semestre et/ou leur diplôme dans les meilleures conditions. » (comm. Intersyndicale)

INTERSYNDICALE ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – RECHERCHE

Examens universitaires : le gouvernement doit répondre aux revendications pour permettre à tous les étudiants de valider leur semestre

Par ses tergiversations et son refus de répondre clairement aux revendications portées par les personnels et les étudiants depuis 14 semaines, le gouvernement porte aujourd’hui l’entière responsabilité des conséquences de la poursuite du conflit au sein des universités. Il est comptable de la situation et de l’avenir des étudiants.

Les organisations soussignées condamnent l’attitude fermée et agressive du gouvernement. Elles refusent la dramatisation à laquelle se livre de manière irresponsable et dangereuse le gouvernement, au travers des déclarations de V. Pécresse, X. Darcos et F. Fillon. Elles dénoncent la volonté de la Ministre d’enfermer la mobilisation actuelle dans le débat sur les examens universitaires pour mieux se défausser de ses propres responsabilités.

Dans de nombreuses universités, les communautés universitaires, dans le respect des prérogatives des CEVU et CA, ont trouvé des modalités d’examens, aménagés ou non, qui se mettent déjà en oeuvre, ce que le gouvernement feint d’ignorer. Les discussions se poursuivent ailleurs. La force de cette exceptionnelle mobilisation réside dans son unité. En l’absence de réponses du gouvernement, les organisations soussignées estiment que la mobilisation doit se poursuivre. Ses formes doivent permettre à tous les étudiants de valider leur semestre et/ou leur diplôme dans les meilleures conditions.

La validation du semestre et l’obtention des diplômes doivent reposer sur une juste évaluation des étudiants. Celle-ci suppose la mise en oeuvre d’aménagements de la fin de l’année universitaire (report du calendrier de sessions d’examens, compléments de formations, cours de rattrapages, meilleure prise en compte du contrôle continu, modifications du contenu des épreuves ou de leur forme, etc.). Ces aménagements ne sauraient être un effacement du mouvement, comme le sous-entend la Ministre. Il appartient aux étudiants et aux personnels de décider des modalités les plus adaptées au sein de chaque université, en fonction de la situation locale afin qu’aucun étudiant ne soit pénalisé.

Nous exigeons que la Ministre et les présidents d’universités apportent les garanties suivantes, préalables à une organisation de la fin du semestre qui ne pénalise aucun étudiant :
– les examens ne doivent porter que sur les enseignements effectivement réalisés pour tous
– les modalités de rattrapages ne doivent en aucun cas priver les étudiants de leurs droits (suppression des sessions de rattrapage par exemple)
– le versement des bourses ne saurait être interrompu au motif d’un manque d’assiduité

La mobilisation particulièrement forte et unitaire dans les universités exige des réponses. La stigmatisation, la dramatisation et les provocations verbales sont de nature à renforcer l’incompréhension et l’exaspération au sein des universités. Le gouvernement doit trouver le chemin du dialogue au lieu de jeter de l’huile sur le feu. C’est à lui, en satisfaisant les revendications, de créer les conditions qui permettent aux étudiants de valider leur année.

Paris, le 12 mai 2009 SNESUP-FSU – SNCS-FSU – SNEP-FSU – SNTRS-CGT – UNEF – SLU – SLR

Communiqués Masterisation

Communiqué de presse commun des fédérations FSU, UNSA-éducation et SGEN-CFDT. 12 mai 2009

Devant les inquiétudes et la mobilisation des personnels, le ministre de l’Education Nationale a annoncé des mesures transitoires pour l’année 2009/2010 .
Les fédérations FSU, UNSA-éducation et SGEN-CFDT et leurs organisations*  rappellent qu’elles sont favorables à une amélioration de la formation professionnelle des enseignants et à une reconnaissance de leur qualification par l’obtention d’un master. Elles désapprouvent la manière  précipitée, aventureuse et sans dialogue avec laquelle a été conduite dans un premier temps la tentative de mise en place du projet. Elles rappellent leur attachement à ce que cette réforme soit rediscutée dans le cadre de  réelles négociations, ce qui nécessite du temps.
Elles prennent acte de la décision de maintenir les concours existants, les conditions de leur préparation et de la possibilité d’inscription en IUFM en septembre 2009.
Elles demandent solennellement, qu’après le maintien des concours et des conditions de préparation, soient également maintenues les conditions d’organisation de l’année actuelle de stagiaire, les conditions d’inscription et l’absence de report de stage pour tous les admis au concours 2010, quels que soient les concours.
La promotion d’enseignants de cette année transitoire bénéficiera d’une formation avant le concours identique à celle des générations précédentes, elle doit bénéficier des mêmes conditions de formation après le concours.
En effet cette année de formation professionnelle en alternance permet aux futurs professeurs d’entrer progressivement dans le métier d’enseignant et de s’y exercer tout en continuant à approfondir les connaissances et compétences  disciplinaires et professionnelles indispensables à la réussite des élèves comme: gérer la classe, construire des apprentissages, comprendre les difficultés des élèves, travailler en équipe, …
Si les choix du ministère étaient confirmés, de nombreux enseignants  pourraient être responsables d’une classe en septembre 2010 sans avoir jamais effectué de stages en responsabilité devant des élèves.
Elles demandent solennellement aux ministres d’entendre cette exigence dans l’intérêt des élèves, des enseignants et des formateurs en maintenant pour cette cohorte l’ensemble du dispositif de préparation au concours, d’épreuves du concours et d’année de stagiaire.

FSU: SNES, SNEP, SNUEP, SNUipp, SNEsup, SGEN-CFDT, UNSA-éducation: SE-UNSA, SUP-Recherche-UNSA,

***********************************************************************

Communiqué FSU
Les Lilas. Mardi 12 mai 2009

Formation des enseignants
L’année 2009/2010 ne doit pas prédéterminer la réforme future

Les inquiétudes et la mobilisation des personnels et des étudiants concernant le dossier de la formation des enseignants ont conduit le ministre de l’Education Nationale et la ministre de l’Enseignement Supérieur à annoncer des « mesures transitoires » pour l’année 2009/10. Mais le dispositif proposé de réforme de la formation et du recrutement reste inacceptable en l’état. La FSU et ses syndicats SNEP, SNES, SNESUP, SNUEP, SNUIPP en demandent l’abandon au profit d’une tout autre réforme permettant d’améliorer la formation et le recrutement des enseignants et CPE, ainsi que la reconnaissance de celle-ci par l’obtention d’un master.
Cela nécessite des négociations approfondies et durables. La FSU et ses syndicats désapprouvent le caractère précipité et refusent toute mesure prédéterminante pour la réforme à venir du projet actuel de dispositif transitoire.
Certaines des propositions ministérielles initiales ont évolué, sous la pression de la mobilisation et suite aux diverses interventions et prises de position. La FSU et ses syndicats prennent acte de la décision gouvernementale de maintenir les concours existants pour la session 2010, les conditions de sa préparation et de la possibilité d’inscription dans les préparations existantes, en IUFM et dans les UFR en septembre 2009. Une procédure de validation des acquis pourrait permettre l’attribution d’un M1 (ou d’un certain nombre de crédits) aux étudiants ayant suivi la formation préparant au concours.

Ils demandent solennellement pour tous les lauréats du concours 2010 le maintien du fonctionnement actuel : fonctionnaire stagiaire avec formation en alternance (avec même rapport qu’actuellement entre formation et enseignement) et titularisation sans exigence du master.

Les nouveaux enseignants de 2010/2011 ne doivent pas être privés d’une année réelle de formation professionnelle post concours, essentielle pour l’exercice d’un métier complexe et exigeant. En effet cette année de formation en alternance permet aux futurs professeurs d’entrer progressivement dans le métier, de se confronter à l’ensemble des problèmes du métier d’enseignant et d’approfondir les connaissances et compétences disciplinaires et professionnelles indispensables à la réussite des élèves comme gérer la classe, construire des apprentissages, comprendre les difficultés des élèves, travailler en équipe… et d’apprendre à analyser leurs pratiques professionnelles pour pouvoir évoluer tout au long de la carrière.

Les organisations signataires demandent solennellement aux ministres de prendre en compte ces exigences de maintien en l’état pour l’année 2010 – tant des concours (préparation, épreuves) que du statut et de la formation des lauréats – dans l’intérêt des étudiants, des enseignants et des formateurs, dans l’intérêt du service public d’éducation et en premier lieu de ses élèves.

Compte rendu FSU de la réunion du 4 mai : Cadrage master et articulation avec concours

Compte rendu FSU de la réunion du lundi 4 mai après midi
Thème général : Cadrage master et articulation avec concours

Présents cabinets MEN et MESR, FSU (SNES, SNUIPP, SNEP, SNESUP, SNUEP), UNSA, SGEN, CSEN, Autonomes, Etudiants (UNEF, FAGE, PDE, CE).
4 sujets prévus, 3 traités :
– stages étudiants pour 2009
– place de l’admissibilité
– cadrage du master
(L’accompagnement social des étudiants sera traité à la prochaine réunion)
Stages de pré pro. pour les étudiants préparant les concours
Mark Sherringham rappelle ce qui est prévu dans le projet ministériel :
– En M1 : stages d’observation et de pratique accompagnée (c’est le même stage qui commence par l’une et se poursuit par l’autre), en binôme ; pouvant aller jusqu’à 108h.
– En M2 : stages en responsabilité jusqu’à 108h avec modalités qui peuvent être différentes entre premier et second degré.
Les stages, à l’avenir, dans le dispositif définitif, doivent faire l’objet d’une prise en compte et d’une validation dans les masters pour être pleinement intégrés à la formation.

Pour l’année à venir (dispositif transitoire), pour les étudiants préparant le concours :

– 50 000 stages d’observation et de pratique accompagnée, environ 22 000 en 1er degré et 28 000 en 2d degré (donc puisque binôme, il affirme que cela concernera 100 000 étudiants)
– 50 000 stages en responsabilité seraient aussi proposés pour cette année transitoire.
Ce qui a été demandé aux recteurs :
– prévoir stages entre nov 2009 et avril 2010
– si constat de prévisions en décalage avec besoins entre disciplines, ajustements possibles en cours d’année, acad par acad.
– lieux de stages accessibles par transports publics
Aucun étudiant ne pourra faire les deux types de stage pendant cette année de transition.
Les étudiants doivent savoir à qui ils s’adressent. Sur le terrain les stagiaires doivent avoir des référents en plus des référents universitaires.
Le débat a porté sur l’articulation stages / contenu du concours, sur les formes de stages (filés, massés, …), sur le conventionnement avec établissements, sur la prise en compte des stages dans les futurs masters, sur le rôle et l’importance des maîtres de stages…
La FSU a noté la prise en compte de certaines demandes exprimées à la précédente réunion (formation professionnelle intégrée, prise en compte des stages dans les masters, …), elle rappelle qu’elle souhaite une formation en 2009/ 2010 au plus proche de l’actuelle, les propositions de stage faites modifiant fortement le dispositif actuel. Une telle mise en place dès l’année à venir nécessiterait une information profonde des étudiants mais aussi des collègues formateurs et de ceux des établissements maîtres de stage (PEMF, Maîtres d’accueil temporaire, Conseillers pédagogiques, Tuteurs, …). Elle a insisté sur la nécessité d’un débat approfondi et de décisions précises sur le choix, la formation, la rémunération des maîtres de stage, la reconnaissance de leur qualification. Pour fonctionner, un tel dispositif met en évidence la nécessité d’une structure universitaire pour mener la formation, pour piloter, animer, coordonner, suivre les stages. Cela veut donc dire que cela ne peut passer que par des responsabilités accrues pour les IUFM, et cela nécessite des moyens.
La FSU a insisté sur l’articulation, dans le dispositif définitif à venir et donc encore à définir, des formations disciplinaire et professionnelle, éléments indissociables d’une formation bien construite. Elle a insisté sur son refus d’utilisation des stages à des fins de remplacement et a rappelé la promesse ministérielle de renforcement de l’offre de formation.
Dans sa conclusion, outre un rappel et des précisions sur les propositions faites, M.Sherringham a reconnu qu’une structure universitaire identifiée, de coordination, faciliterait le travail des rectorats.

Place du Concours
En introduction, M.Coulhon, du MESR a noté que des avis très divers s’étaient exprimés, à la première réunion, sur la place de l’admissibilité, mais n’a fait aucune proposition pour lancer le débat.
Le SE, le SGEN ont rappelé leur proposition d’une admissibilité en fin de M1 avec un nombre d’admissibles très peu supérieur au nombre de postes au concours. Leurs arguments : ne pas laisser des étudiants s’engager dans un cursus M2 professionnel sans chance d’obtenir le concours et nécessité de leur offrir la possibilité en fin de M1 de s’orienter vers master recherche plutôt que vers master enseignement en cas de non-admissibilité. Ils considèrent que la logique du master pour l’enseignement est celle d’un master professionnel qui doit tenir compte des débouchés.
L’UNEF a soutenu la proposition d’admissibilité en fin de M1.
La FSU a rappelé qu’elle avait fait des interventions à la précédente réunion et n’entendait pas les refaire, renvoyant au précédent débat. Le SNUIPP a rappelé son mandat d’un concours entre M1 et M2 et le SNEP qu’il avait fait des propositions diversifiées en fonction des parcours des étudiants.
La FSU a insisté sur sa conception d’un modèle de formation progressif (articulant disciplinaire et professionnel) et pas successif (disciplinaire d’abord, professionnel ensuite). Elle a dit qu’elle s’interrogeait encore sur la place du concours (admissibilité, admission) tous les choix notamment ceux sur la place de l’admissibilité ayant des retombées fortes sur le contenu des concours. Certes une admissibilité tardive poserait le problème de la lourdeur de l’année de M2 mais une admissibilité trop précoce poserait la question du contenu du concours et notamment des écrits, et ne permettrait pas de faire porter l’admissibilité sur des éléments larges de la formation.
Elle a dit son opposition à la proposition d’un nombre d’admissibles très peu supérieur au nombre de postes au concours qui aboutirait à considérer que l’admissibilité, sur la base des écrits du concours, (en plus placée très tôt), permettrait a priori de déterminer des compétences suffisantes pour que les étudiants admissibles soient de bons enseignants ! N’y aurait-il pas un risque de sous estimation de l’importance de la formation, notamment professionnelle entre l’admissibilité et l’admission si les
admissibles étaient presque certains d’être reçus ? En outre, un tel dispositif aboutirait de fait à instaurer un numerus clausus et à interdire à des étudiants de poursuivre en deuxième année le master choisi; il repose sur la conception de masters très fermés, n’intégrant pas l’ouverture à la recherche.
La FSU n’oppose pas master recherche et master enseignement (elle note des différences historiques entre disciplines) et souhaite que soit menée la réflexion sur des masters suffisamment ouverts pour permettre une orientation vers recherche et vers enseignement, tout master enseignement devant être, adossé à la recherche.

Cadrage des masters
La plupart des organisations ont réclamé un cadrage des masters et une harmonisation relative sur le territoire.
La FSU a exigé un cadrage des masters, tant en terme de contenus qu’en terme géographique (répartition sur le territoire). Cela passe par la mise en avant de certains principes comme l’adossement à la recherche, notamment en didactique épistémologie et sciences de l’éducation, comme une certaine harmonisation de la formation professionnelle entre disciplines, etc.
Cela va nécessiter du temps et des moyens car l’ouverture de nouveaux masters représente un coût et beaucoup de négociations (conventions, contenus, …). La FSU redit ce qu’elle dit depuis le début de la réflexion, il faut du temps pour bâtir ce type de réforme. La publication du rapport Marois Filâtre pendant les vacances scolaires ne va pas aider à des débat sereins et approfondis !
Le SNUEP FSU a fait part de son inquiétude sur le retard pris sur la réflexion sur la formation des PLP, avec le risque de disparition de certaines formations compte tenu des faibles effectifs et de l’absence, dans certains cas, de licences professionnelles. Il faut là aussi prendre le temps de la réflexion pour maintenir et améliorer les formations des PLP.
En conclusion le représentant du MESR, M.Coulhon, note les exigences de cadrage, fait remarquer que cela peut apparaître comme contradictoire avec l’autonomie des universités, mais note que des formes d’harmonisation existent déjà actuellement entre masters professionnels.

Formation des enseignants : Des « groupes de travail » avec peu de marges de manoeuvre (SNESUP-FSU)

Les « groupes de travail » sur la formation et le recrutement des enseignants  se tiennent. La FSU comme les autres fédérations représentatives a choisi de ne pas laisser la chaise vide. Le Snesup conscient de toutes les limites de ces soit disant « groupes de travail » va porter la parole des personnels du supérieur mobilisés, sans négocier sans compromis.
Voici un texte qui explique pourquoi nous y sommes allés et où en est-on ?

Formation des enseignants : porter la parole des formateurs mobilisés dans les IUFM et les UFR
Des « groupes de travail » avec peu de marges de manoeuvre

Avant les débuts des travaux de la commission Marois-Filatre, les ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche ont mis en place quatre groupes de travail portant sur le dossier de la mastérisation de la formation des enseignants et sur celui de leur recrutement. Les réunions de ces groupes s’inscrivent dans un calendrier très serré afin que la commission Marois Filâtre puisse rendre ses conclusions avant le 15 juillet.
Les thèmes de ces groupes sont : la liaison master/concours, les concours premier et second degrés,  l’année post concours, les mesures transitoires. Se tient également un groupe sur la revalorisation.
Se pose alors la question de la participation à ces groupes, interrogation parfaitement légitime dans le contexte actuel de lutte que nous connaissons.
Bien des éléments invitent à la méfiance : la structure, le découpage du périmètre et l’intitulé des groupes  indiquent manifestement qu’il y a peu de changement à attendre des deux ministères. La durée et la composition de la partie non ministérielle même n’est pas non plus de bonne augure : trois séances de trois heures auxquelles sont invités un grand nombre de représentants syndicaux, y compris étudiants pour certains groupes.
Notre expérience passée de ce genre d’expérience nous incite à une très grande prudence. Les représentants du ministère s’y expriment peu sauf pour essayer de fixer des points de convergence qui ont leur accord ou pour indiquer le rejet de telle ou telle orientation.
Le contexte non plus n’est pas propice à une participation : nous sommes toujours au milieu d’une épreuve de force avec les deux ministères, épreuve dont la réforme de la « mastérisation » est un des enjeux majeurs

« Groupes de travail » ou audition des syndicats ?
De fait, ces groupes, appelés pompeusement « groupes de travail » ne sont en fait rien de plus qu’une audition de syndicats par le ministère. Ce ne sont pas des lieux de négociation, encore moins d’élaboration en commun d’un projet. Ce sont juste des moments accordés à l’expression de différents points de vue dont le ministère avait jusque là même nié l’existence.

Existe-t-il des raisons d’être présent à ces auditions ?
La FSU, après discussion en interne, a décidé d’y participer, compte tenu du fait que ces « groupes de  travail » ne proviennent pas d’une initiative des ministères mais résultent d’une demande de la FSU à laquelle les ministères n’ont répondu favorablement que sous la pression du mouvement. Si  la réponse n’est pas celle attendue, ni dans ses circonstances, ni dans sa forme, elle intervient après que la FSU a eu  l’assurance que les concours 2010 seraient à l’identique de la session en cours.

Parmi les syndicats, le SNESUP est  la seule organisation au sein de la FSU, à pouvoir porter la parole des formateurs aujourd’hui mobilisés, qu’ils soient dans les IUFM ou bien dans les UFR. Elle est la seule à pouvoir apporter des éléments concernant la formation qui puissent à la fois informer les autres participants à ces groupes, notamment sur des aspects techniques sur lesquels les ministères pourraient se présenter comme les seuls spécialistes, et à faire entendre le point de vue des formateurs, non représentés spécifiquement par les autres organisations participant à ces auditions.

Une présence sous condition
La FSU a  réaffirmé dès la première séance ses  doutes sur la façon dont ces groupes de travail ont été conçus. Elle a par ailleurs demandé que la question de l’année prochaine (mesures transitoires) soit traitée en premier lieu.
Le ministère a accédé à sa demande en n’habilitant aucune maquette, en créant un nouveau groupe dédié à cette question et en plaçant la réunion dès le lundi 5 mai. Concernant la « remise à plat », la FSU a demandé que « tout soit ouvert » (concours, révision des épreuves, etc.), que les projets d’arrêtés sur les concours et les projets de décrets sur les statuts  présentés soient revus.
Dans ces conditions, il a été décidé de rester pour participer à ces différents groupes pour exprimer notre point de vue.

Un ministère arc-bouté sur ses positions
Notre présence (dans deux groupes : masters et année transitoire) a permis de faire passer un certain nombre de messages – sans avoir la certitude d’être entendus – qui n’auraient pas été exprimés sans cela, et d’obtenir des informations :
o sur la présence du concours en M2, le ministère de l’éducation nationale n’a pas bougé. Il a écouté sans entendre, martelant son message à chacune des interventions.
o sur le maintien de l’année de préparation (mesure transitoire), il fait lanterner ses interlocuteurs en plaçant la deuxième réunion du nouveau groupe tardivement le 13 mai, donnant l’impression de vouloir gagner du temps et de continuer à jouer le pourrissement.
o Il tente de préserver son schéma d’octobre et  de mettre en oeuvre en œuvre  la réforme, en voulant imposant des stages de 108 heures dès la première année de préparation aux concours (PE1, PLC1, PLP1, CPE1, et même M1 et M2 pour les étudiants concernés par les concours de recrutement). Les stages pouvant être rémunérés en M2 ; l’année post concours passant à 2/3 de service sous prétexte de stages déjà accomplis.
o L’année transitoire pose de très nombreux problèmes.
o Les propositions pour le concours de PE restent identiques à celui d’octobre avec l’épreuve de connaissance du système éducatif et mise en place d’une épreuve unique censée remplacer les épreuves de français, histoire-géographie et arts. Les propositions pour les capes sont assez complexes.
o Aucune avancée sur le rôle des IUFM dans la future formation des enseignants.

Nous constatons chez les conseillers ministériels une grande difficulté à prononcer le mot « IUFM ».

Rappelons enfin qu’aucun relevé de conclusion n’a été produit, que bien évidemment aucun accord n’a été signé, et que ces « groupes de travail » n’ont donné lieu à aucune négociation.

Le SNESUP réitère sa demande du retrait de ces projets de réforme d’une manière encore plus forte en conclusion de ces groupes. Et il demande, une fois ce retrait acté, que soient ouvertes des négociations non partisanes et non idéologiques sur le dossier de la mastérisation de la formation des enseignants avec une remise à plat complète du dossier.

Gisèle Jean

Une proposition irrecevable (AutonomeSup)

Une proposition irrecevable

(communiqué du syndicat Autonome-Sup)

Hier mardi 4 mai, dans le cadre des discussions sur l’année de transition vers la mise en place des nouveaux concours des professeurs du primaire et du secondaire, les ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ont confirmé leur intention de faire donner l’an prochain par les universités la totalité d’un master 1 aux étudiants qui prépareront ces concours. AutonomeSup, qui a proposé une mesure transitoire raisonnable (valider, pour cette année de transition, la préparation aux concours pour une part importante du master tout en maintenant au moins une partie, fût-elle petite, des masters existants), ne peut accepter une mesure aussi démagogique : donner une année universitaire à des étudiants qui n’auraient suivi aucun enseignement correspondant serait une insulte au travail et aux diplômes universitaires et constituerait un précédent fâcheux que nos partenaires étrangers auraient du mal à accepter. Si cette proposition était maintenue, elle conduirait à vider l’an prochain un grand nombre de masters de tout étudiant : pourquoi préparer un master 1 puisque la simple inscription en préparation au CAPES donnerait ce master 1 ? Dans bien des disciplines, en particulier de lettres et sciences humaines, c’est l’avenir des masters de recherche qui est en jeu car, s’il n’y a plus d’étudiants en master 1 l’an prochain, il n’y aura plus d’étudiants en master 2 l’année suivante et on pourra fermer des centaines de masters en ruinant des pans entiers de la recherche dans bon nombre d’universités. AutonomeSup, dont toute l’action a visé la qualité et la valeur des diplômes universitaires, ne peut accepter un tel projet et demande expressément aux ministres de revoir cette modalité transitoire.
Michel Gay, Secrétaire général Jean-Louis Charlet, Président

Le gouvernement ne répond pas aux revendications des unviersitaires (FO)

Le gouvernement ne répond pas aux revendications des universitaires (communiqué du bureau national SNPREES-FO)

Les universitaires demandent depuis des mois le retrait du projet de décret modifiant leur statut de 1984. Ce projet a pour objectif de supprimer leurs droits de fonctionnaires d’Etat pour les assujettir totalement à la « gouvernance » de leur établissement. Le SNPREES-FO considère que la mobilisation des universitaires a amené la ministre à concéder dans le texte définitif un certain nombre de droits statutaires nationaux limitant les pouvoirs des Présidents. Le gouvernement a pris la responsabilité de promulguer le 23 avril un décret qui demeure néanmoins néfaste et unanimement réprouvé.

Le SNPREES-FO, avec l’ensemble des universitaires, rejette la création de masters d’enseignement et la réforme des concours de recrutement. Dans le même temps, la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le Ministre de l’Education Nationale organisent des groupes de travail sur la masterisation de la formation des enseignants avec les organisations syndicales ayant manifesté « une convergence sur la masterisation » avec le gouvernement, selon les propos de M. Court, directeur de Cabinet de Xavier Darcos (4 mai 2009, lors de l’entrevue avec la FNEC-FP FP).

La situation ainsi créée dans les universités est difficile, et l’année universitaire est menacée. Le gouvernement, par son refus de répondre aux négociations, en porte l’entière responsabilité.

Le SNPREES-FO considère que les universitaires doivent rester unis autour de leurs revendications et particulier de l’exigence du retrait du projet de masterisation.

Le SNPREES-FO, attaché comme tous les universitaires à la qualité de l’enseignement, à la valeur des diplômes nationaux, baccalauréat et diplômes universitaires, considère que l’appel de la coordination nationale des Universités « à ne pas organiser les examens et ce jusqu’à satisfaction de nos revendications » risque d’aboutir à opposer les universitaires aux étudiants, les universitaires aux personnels BIATOSS, les universitaires entre eux.

Le SNPREES-FO appelle les universitaires à réaffirmer dans les Assemblées Générales leur exigence commune de retrait de tout projet de masterisation.

Montreuil, le 5 mai 2009