CNRS : moins 1000 postes dans 4 ans ?

Communiqué des syndicats du Cnrs

Si l’importance des mobilisations en cours ont obligé F. Fillon et V. Pécresse à annoncer qu’ils renonçaient aux suppressions de postes prévues pour 2010 et 2011 dans les universités, rien n’a été annoncé pour les organismes de recherche. Le fossé existe toujours entre les revendications des personnels des laboratoires et le ministère qui maintient les suppressions de postes dans les labos, qui refuse la mise en place d’un plan pluriannuel de création d’emploi et  continue le démantèlement des EPST.

Selon les informations dont nous disposons, mais qui n’ont pas encore été rendues publiques, le CNRS continuera à perdre des emplois sur la période 2009-2013. Cette «version» du contrat d’objectifs et de moyens entérine la baisse de l’emploi scientifique et technique. 596 postes d’ITA et 253 postes de chercheurs seront perdus sur les cinq prochaines années. La création de chaires CNRS-Universités au rythme de 90 par an continuera à consommer deux postes de fonctionnaires pour un emploi créé. Une telle politique de l’emploi est inadmissible. Il est de la responsabilité de la direction du CNRS de revoir d’urgence ses demandes en matière d’emploi et de d’exiger du ministère de réels  moyens supplémentaires en terme de postes de titulaires. Les organisations signataires rappellent leur exigence de voir transférer les financements de l’ANR vers les organismes, ces budgets pourraient tout à fait permettre de stabiliser les personnels sur CDD et financer une partie du plan pluriannuel de l’emploi qu’elles exigent.

Pour ce qui concerne les autres aspects du Contrat d’Objectif Moyens  qui donne de plus en plus l’impression de se limiter à un simple contrat d’Objectifs sans moyens -, nous voulons rappeler notre opposition de principe sur les points suivants.

·       Nous sommes fondamentalement attachés au bon fonctionnement des UMR. Celui-ci nécessite un équilibre sincère entre les universités et les EPST. Cela n’est pas le cas dans les rédactions successives qui nous sont proposées. Nous exigeons un contrat  identique entre les laboratoires et chacune de leur tutelle scientifique, quel que soit le gestionnaire financier. Le CNRS choisissant le rôle d’agence de moyens vis à vis des UMR sous gestion universitaire affectera ou retirera des personnels en fonction de critères non pas scientifiques, mais d’opportunité ou de suivi d’indicateurs technocratiques. Nous refusons cette fragilisation des équipes de recherche et rappelons que  les salariés ne sont pas des  pions.

·        Nous récusons le poids excessif que vont prendre le contrôle administratif, le poids des critères et indicateurs non scientifiques. Il faut rétablir le comité national dans tout son rôle d’évaluation des unités, des personnels et de la prospective scientifique. La structuration scientifique doit demeurer la colonne vertébrale de l’organisation de l’établissement. L’administration doit s’organier en appui de celle-ci en créant la cohérence de l’organisme. Nous dénonçons également la décision de créer immédiatement, sur ordre du ministère, le dixième institut des Sciences et technologies de l’Information, sans avoir achevé le cycle normal des consultations. Mais là encore, nous ne pouvons interpréter cette décision que comme la volonté d’accepter sans  jamais les discuter les ukases du ministère. Nous exigeons l’ouverture immédiate de négociations avec le ministère sur les revendications des personnels des organismes de recherche. Nous appelons les personnels des laboratoires à amplifier  leur mobilisation et à participer à la journée nationale des délégués des assemblées générales de laboratoires le 12 mars 2009.

SNTRS-CGT, SNCS-FSU, SGEN-CFDT Recherche EPST, SNPTES-UNSA, SNPREES-FO, SUD Recherche EPST

(Voir également l’article de Sylvestre Huet annonçant la « fuite » d’un document annonçant 1000 postes en moins sur les 4 prochaines années pour le CNRS)

Mise à jour 22h19 : Un collègue du CNRS Villejuif indique que « Les informations de Sylvestre Huet sur les suppressions de postes au CNRS pour 2009-2013 sont recoupées. La direction du CNRS a essayé, sur ordre, de les retenir le plus longtemps possible. 600 ITA, 250 chercheurs. A cela s’ajoutent les 450 « chaires mixtes universités-organismes », dont chacune représente un poste de CR ET un poste de MCF. Pas de suppressions de postes d’enseignants-chercheurs en 2010-2011, nous dit-on ? Les voici, pourtant.« 

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Communiqué du personnel du CEVIPOF

COMMUNIQUE DU PERSONNEL DU CEVIPOF (UMR 7048 du CNRS)
ASSEMBLEE GENERALE DU 12 FEVRIER 2009
A la suite de l’assemblée générale des chercheurs réunie le 12 février 2009, le personnel du CEVIPOF affirme sa participation au mouvement de protestation nationale contre les réformes déjà mises en œuvre ou envisagées par le gouvernement dans l’enseignement et la recherche. Loin de les favoriser, ces reformes sans concertation préalable bloquent en fait les évolutions nécessaires.
Nous partageons pleinement l’émotion ressentie par l’ensemble de la communauté scientifique face au discours du Président de la République du 22 janvier et au mépris dont il a témoigné, qui se traduit actuellement par plusieurs réformes inacceptables.
Nous voulons :
–          Le retrait de la réforme du statut d’enseignant-chercheur : l’évaluation nécessaire doit passer par le CNU et non par les présidents d’université, ce qui développerait les risques d’arbitraire.  .
–          L’arrêt du démantèlement des organismes de recherche publique (CNRS, INSERM, INRA…), le rétablissement de l’ensemble de leurs missions (opérateur de recherche, labellisation des revues…) ainsi que l’abandon de la transformation du CNRS en instituts devenant agences de moyens
–          L’abandon de toute politique de désassociation et donc le maintien des UMR permettant une coopération fructueuse entre universités et organismes.
–          L’arrêt de la politique de mutualisation et de fusion forcée des unités.
–          La fin de la politique de précarisation  des emplois scientifiques et le rétablissement de TOUS les postes supprimés dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche ; la conversion des « post-doc CNRS » récemment supprimés en postes statutaires ;
–          Un plan pluriannuel de recrutement de chercheurs et d’enseignants-chercheurs conforme à la priorité affichée par le gouvernement  pour ce secteur essentiel de l’activité nationale

Dans cette situation, il nous paraît indispensable de défendre en France comme à Sciences Po l’indépendance des métiers du savoir (chercheurs, enseignants-chercheurs, accompagnateurs de la recherche, doctorants, post-docs) et d’affirmer le laboratoire comme leur lieu naturel d’exercice.
Les personnels du CEVIPOF appellent à une réflexion collective concernant l’exercice des métiers de la recherche et de l’enseignement supérieur, le recrutement, l’évaluation, la carrière, le statut des enseignants-chercheurs et des chercheurs, les possibilités offertes aux doctorants et aux postdocs  ainsi que la gouvernance au sein de l’établissement. Les personnels du CEVIPOF soulignent l’importance à ses yeux de la collégialité et de la pleine inscription de Sciences Po dans la communauté académique et dans le champ des sciences sociales.

En conséquence :
·        Nous décidons un moratoire du laboratoire sur toutes les expertises de l’ANR et de l’AERES
·        Nous appelons à rejoindre les mobilisations à venir pour obtenir le retrait de ces réformes nuisibles.

Premiers signataires :
Martine Barthélémy, Daniel Boy, Jacques Capdevielle, Bruno Cautrès, Flora Chanvril, Jean Chiche, Claude Dargent, Nadia Dehan, Jean-Pierre Didelin, Jean-Marie Donegani, Elisabeth Dupoirier, Alexandre Escudier, Eric Landowski, Viviane le Hay, Guy Michelat, Janine Mossuz-Lavau, Henri Rey, Mariette Sineau, Thierry Vedel, Jean Viard

UMR 7041 en lutte

UMR 7041 – ARCHEOLOGIES et SCIENCES DE L’ANTIQUITE

(Nota Bene : Cette UMR est l’une des plus grosses des SHS – Sciences Humaines et Sociales).

CNRS – Université de Paris I – Université de Paris X – Ministère de la Culture et en convention avec l’INRAP

« ArScAn en lutte »
« Notre UMR ArScAn (Archéologies et Sciences de l’Antiquité) s’est prononcée nettement et très rapidement en soutien à l’appel du C3N. Depuis, la situation de la Recherche et de l’Enseignement supérieur n’a cessé de se dégrader. Nous sommes profondément inquiets face aux réformes récentes, en cours et à venir qui touchent l’université et le CNRS, et nous opposons à leurs conséquences :

  • – déstructuration des cadres existants à l’encontre de la cohérence scientifique et de la continuité disciplinaire du CNRS,
  • – menace de déstabilisation et de disparition de champs entiers de la recherche par la réduction du CNRS à une simple agence de moyens,
  • – volonté de subordonner la recherche et l’enseignement supérieur à des objectifs définis par les décideurs politiques et les nécessités économiques du moment ou du lieu,
  • – mise en place de systèmes concurrentiels poussant individus et structures à des rivalités inutiles et malsaines alors qu’il faudrait renforcer les coopérations sur des bases de programmations scientifiques,
  • – mise en place accentuée de procédures d’évaluation mécaniquement technocratiques sur des bases quantitatives étroites,
  • – disparition progressive des nécessaires instances de contrôle et d’évaluation comprenant des élus (remplacés par des nommés),
  • – précarisation croissante des emplois comme des programmes de recherche,
  • – limitation des perspectives pour les étudiants (dont la fin des post-docs CNRS), les chercheurs et ITA (programmation de la baisse rapide et de l’anéantissement des effectifs permanents), les enseignants-chercheurs (nouveau statut), etc.

La surdité du Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur face aux arguments des enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels techniques et administratifs, étudiants, n’a d’égal que le dogmatisme, le mépris et la provocation des plus hautes instances de l’Etat, le discours présidentiel du 22 janvier, dépassant tout ce que l’on aurait pu imaginer. Nous nous élevons contre cette stigmatisation de personnels qui donnent leur maximum, avec les moyens dont ils disposent, pour contribuer à une production scientifique de haute qualité, internationalement reconnue, et pour assumer pleinement leur rôle dans la formation à et par la recherche. La journée du jeudi 29 janvier, à laquelle notre UMR a largement participé, a montré la force du refus de cette politique calamiteuse.
C’est pourquoi nous nous déclarons « Laboratoire en lutte » et appelons tous les personnels et les étudiants à se mobiliser pour arrêter cette casse systématique de la recherche et de l’enseignement supérieur. La recherche et l’enseignement supérieur doivent être des forces pour l’avenir et nous voulons une organisation et des moyens publics qui garantissent vraiment un fonctionnement efficace, pérenne et dans la continuité disciplinaire. Nous ne sommes pas réfractaires aux changements : depuis des années chercheurs et enseignants-chercheurs élaborent des propositions systématiquement détournées ou ignorées. Qu’elles soient enfin entendues ! »
Vendredi 6 février 2009

Communiqué du C3N Lundi 9 février 2009.

Communiqué du C3N Lundi 9 février 2009.
Le C3N, qui regroupe le bureau du Conseil Scientifique (CS) du CNRS, les présidents des Conseils Scientifiques de Département (CSD) et le bureau de la Conférence des Présidents des sections du Comité National (CPCN), partage l’émotion de tous les personnels de la Recherche, choqués par le discours prononcé jeudi dernier 22 janvier par le président de la République.
Le C3N hésite pour sa part entre la sidération et la colère devant l’agressivité délibérée du ton, que ne justifient ni le caractère sommaire des analyses assénées, ni le caractère platement comptable des ambitions mises en avant.
Il ne saurait accepter la condamnation des organismes français au motif de comparaisons mal informées et de mauvaise foi avec l’étranger ni, sous couleur d’évaluation, la mise en accusation globale des enseignants-chercheurs, auxquels le président-procureur promet des millions d’euros tout en les rendant, au fond, responsables devant l’opinion, par l’insuffisance prétendue de leurs performances, de tous les maux économiques du pays. Le C3N dénonce l’ingérence brutale et permanente dans la sphère des compétences académiques d’un pouvoir politique qui court-circuite toutes les instances et toutes les procédures de concertation en nommant à tour de bras des « comités » majoritairement acquis à ses positions.
Le C3N estime que l’heure est à la coordination de l’action entre les personnels des organismes de recherche et ceux des universités. Il se déclare partisan de la tenue d’une conférence plénière du Comité national de la recherche scientifique, et pense que cette conférence devrait donner lieu, sous les formes appropriées, à une convergence de réflexion et d’action avec le Conseil national des Universités. À cet effet, le C3N prendra rapidement contact avec la Conférence des Présidents du Conseil National des Universités (CPCNU).
Dans l’immédiat, constatant l’accélération et l’aggravation depuis janvier de l’ensemble des évolutions négatives contre lesquelles il n’a cessé de mettre en garde depuis 2008, le C3N appelle solennellement la communauté scientifique à un moratoire des expertises à l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et à l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES).
Chaque évaluateur pressenti ou potentiel est invité à signifier son engagement dans ce moratoire par un courrier électronique adressé aux responsables de ces deux agences, avec copie à la ministre.
Pour information, les adresses sont « jacqueline.lecourtier@agencerecherche.fr », « jean-francois.dhainaut@aeres-evaluation.fr » et « valerie.pecresse@recherche.gouv.fr ». Afin de nous permettre de suivre sur un plan strictement quantitatif la progression de cette action, nous vous proposons également de mettre votre message en copie à l’adresse « c3n.moratoire@gmail.com »
Par cet appel, qui lui paraît traduire les sentiments profonds du monde de la recherche et auquel il invite toutes les instances et structures concernées à s’associer selon les intentions et selon les formes qui leur sont propres, le C3N assume sa part de responsabilité dans une situation désormais devenue inacceptable.
Dans cet esprit, le C3N estime que le retour à un dialogue serein et constructif sur les réformes à opérer ne saurait intervenir :
– que si le gouvernement adopte enfin des méthodes de concertation dignes de ce nom
– et que, par des prises de position publiques suivies d’actes concrets, rapides et formalisés, il
– s’engage dans la voie de la reconnaissance et du renforcement du rôle national des organismes dans la structuration de la recherche (et non pas dans celle de leur négation et de leur démantèlement) ;
– exprime clairement sa compréhension de la nécessité scientifique du caractère pluridisciplinaire du CNRS ;
– préserve l’avenir des laboratoires mixtes (les UMR) et l’engagement du CNRS dans ces unités ;
– se fixe le cap de relancer l’emploi scientifique sous forme de postes permanents pour toutes les catégories de personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche (et non pas celui d’instaurer et de généraliser un système d’emplois
contractuels précaires) ;
– consent à reconnaître aux enseignants-chercheurs les moyens d’assurer leurs missions de recherche (au lieu de continuer à les accabler de tâches bureaucratiques et de mettre ces missions en concurrence avec leurs missions
d’enseignement) ;
– garantit, pour les laboratoires comme pour les chercheurs et les enseignantschercheurs, la prédominance du modèle de l’évaluation scientifique par les pairs, avec une proportion significative d’élus, sur le double principe intangible de
l’indépendance académique et de la compétence scientifique.
Au vu des réponses qui auront entre temps été apportées par la ministre, il appartiendra à la conférence plénière du Comité national, dont le C3N est partie intégrante, de se prononcer pour la suspension ou la prolongation du moratoire et de
décider, le cas échéant, des autres actions collectives qu’elle jugera appropriées. Le C3N rappelle enfin qu’il s’est engagé depuis plusieurs semaines dans une large consultation des unités de recherches sur le thème du maintien de la « continuité thématique » au CNRS. La question du maintien de la biologie et de l’informatique en son sein est au coeur de la lutte pour que le principal organisme de recherche national puisse continuer à exercer un rôle efficace auprès des universités dans un système de recherche français qui, contrairement aux allégations du président de la République, n’a jamais cessé de se réformer et ne l’a pas attendu pour cela. Cette question est déterminante pour assurer une interdisciplinarité complète à l’intérieur de l’organisme – interdisciplinarité plus que jamais nécessaire si l’on veut bien considérer que tous les champs disciplinaires sans exception (y compris les sciences humaines et sociales) sont requis pour répondre aux grands défis nationaux et planétaires complexes du XXIe siècle.
Le C3N appelle donc les laboratoires qui ne se seraient pas encore exprimés sur ce sujet à organiser leur vote et à en communiquer le résultat (avant le 15 février 2009) à l’adresse suivante : continuite.thematique@c3n-recherche-scientifique.fr. On peut déjà, sur le site http://www.c3n-recherche-scientifique.fr, s’informer en temps réel des progrès et des résultats de
cette consultation, qui a déjà recueilli un très large soutien puisqu’à la date de ce communiqué, 564 unités ont déjà répondu, et que parmi elles, 551 unités, d’un effectif total de 54603 personnes, dont 32146 personnels permanents (de toutes catégories) l’approuvent.

Motion de la section 35 du CNRS

Motion « Condamnation des erreurs et des contre-vérités concernant la recherche française »
La commission 35 du Comité national de la recherche scientifique, instance représentative d’évaluation des chercheurs en philosophie, littérature, histoire des sciences et musicologie, s’associe à l’indignation des personnels des Universités et du CNRS provoquée par le discours du Président de la République du 22 janvier 2009.

  • Elle condamne les contre-vérités manifestes appuyées sur des éléments partiels et des erreurs flagrantes concernant la recherche française, notamment en ce qui concerne son mode d’évaluation.
  • Elle appelle à coordonner les réponses du CNRS et de l’université aux mesures qui se précisent concernant l’avenir des organismes de recherche et des laboratoires, le statut des enseignants chercheurs, l’emploi scientifique et universitaire, la formation des futurs enseignants, l’évaluation « indépendante », mesures qui renvoient toutes à un interventionnisme du politique dans la sphère des compétences académiques.
  • Elle dénonce la mise en place permanente de commissions ad hoc aux conclusions déjà établies et tout particulièrement le projet de transformation du CNRS en une nouvelle agence de moyens parmi d’autres.

A ce titre, elle contribuera à l’organisation d’une réunion plénière du Comité national de la recherche scientifique, et appelle à la définition d’une action commune avec les sections du Conseil national des universités afin de mettre terme à la dynamique de précarisation et de démantèlement systématiques de la recherche en France, dans les Universités comme dans les organismes.

Motion votée à l’unanimité des présents 4 février 2009
Liste des destinataires : Membre de la commission 35 / Présidents des sections / Président du CNRS / Directeur du CNRS / SLU / SLR / CNU / CPU