Sur le site de SLU …

Le SNES semble avoir découvert les inconvénients de la formation professionnelle à la mode « masterisation » : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2597

Jade Lindgaard monte à l’assaut du mammouth Allègre : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2598

Et SLU soutient la pétition des personnels BIATOSS (à laquelle il faudrait ajouter un engagement des EC à ne pas faire les entretiens d’évaluation mentionnés, parce qu’ils entérinent les tensions entre les personnels universitaires dans le cadre de la loi LRU) : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2590

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Violences CRS contre des enseignants à La Rochelle

Les CRS agressent violemment les enseignants, manifestant contre la présence de Darcos à la Rochelle. Article et photos.

http://www.musicologie.org/actu/05/24.html

Communiqué de la section SNESup-FSU de l’Université de Toulon

Communiqué de la section SNESup-FSU de l’Université de Toulon
Mercredi 20 mai 2009

Intimidation et répression en guise de dialogue : la retenue de salaire abusive en guise de bâton.

Un petit nombre de personnel a reçu le mercredi 13 mai 2009 un courrier de l’administration centrale en accusé de réception leur signifiant que 98 jours de grève leur seront retenus pour « service non fait », « participation aux manifestations organisées par les grévistes » et « soutien au mouvement »(1).
Si la retenue des jours de grève constatés est chose normale, il est scandaleux d’utiliser la position de président d’université pour intimider et faire pression sur quelques personnes choisies on ne sait trop comment dans un mouvement qui dure depuis 15 semaines. C’est d’autant plus scandaleux et grave que parmi ces destinataires la plupart n’ont fait que participer aux manifestations ou aider à l’organisation d’actions « non perturbantes » en dehors de leurs heures de service. Manifestations et actions d’un mouvement plusieurs fois légitimé par l’administration sans pour autant faire grève (campus en ville, manifestation hors campus, kermesse, etc.). C’est d’autant plus troublant que tous les destinataires ont apparemment reçu la même lettre type alors qu’aucune procédure administrative ou individuelle n’a été mise en place par l’UTV pour dénombrer les grévistes conformément la circulaire du 30 juillet 2003 (2).

La section SNESup de Toulon dénonce cet acte inqualifiable et répressif uniquement mis en place pour intimider et non pas pour appliquer un décompte normal des jours de grève. Elle regrette encore une fois le manque de dialogue et la perte de contact de l’équipe présidentielle depuis de nombreuses semaines qui va de paire avec le comportement  de plus en plus autoritaire du président et de son équipe.
Elle appelle tous les personnels à faire savoir par quelque moyen que ce soit au président Laroussi Oueslati que si un retrait des jours de grève constatés de visu ou confirmés manuellement est chose normale, le retrait à l’aveuglette sur quelques personnes choisies est un acte immoral, répressif, à la limite de l’abus de pouvoir, et que soutenir publiquement un mouvement quel qu’il soit ne doit pas faire l’objet de sanction financière, ni de traitement spécifique lors de toute démarche administrative ultérieure.

La section SNESup de Toulon prend acte du fait que lors de l’assemblée générale du 19 mai le président de l’université de Toulon a déclaré avoir décrété unilatéralement l’annulation de ces décisions. Elle espère sincèrement que c’est un retour à la normale qui permettra la reconstruction d’un lien de confiance entre l’administration et ses administrés à l’université de Toulon.

La section SNESup soutiendra toutefois les destinataires de ces courriers dans leurs démarches auprès du tribunal administratif en attendant les courriers officiels individuels d’annulation. Elle rappelle qu’une caisse de solidarité est ouverte pour aider les personnels grévistes (Chèque à l’ordre du SNESup Toulon à transmettre à SNESup Toulon, Bât R).

(1) http://mounier.univ-tln.fr/dotclear/index.php/2009/05/19/547-rar98
(2) Circulaire du 30 juillet 2003 relative à la mise en oeuvre des retenues sur la rémunération des agents publics de l’Etat en cas de grève (http://www.droit.org/jo/20030805/FPPA0300123C.html)

Communiqué des enseignants de l’université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Communiqué des enseignants de l’université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Contrairement à ce que voudraient faire croire le gouvernement et les médias, la tenue des examens à Paris 3 ne signifie nullement pour nous l’arrêt du mouvement d’opposition à la casse de l’université.

C’est l’assemblée générale des étudiants et des personnels qui a pris, à une très large majorité, une décision qui nous permet, face aux manœuvres du gouvernement, de rester unis et d’organiser, en toute indépendance, des évaluations de fin de semestre équitables.

Nous restons, plus que jamais, mobilisés pour la défense des intérêts des étudiants, parce que l’université n’est pas une entreprise et que le savoir n’est pas une marchandise.

Paris 3, le 20 mai 2009


Déclaration des enseignants de Paris 3

Nous, enseignants de l’université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, sommes en lutte depuis le 26 janvier pour dire notre refus des contre-réformes extrêmement dangereuses que le gouvernement tente de nous imposer. Nos étudiants, depuis le début, se battent à nos côtés pour les mêmes objectifs et contre les mêmes adversaires.

Sous des formes diverses, nous avons suspendu nos enseignements habituels et il est évident aujourd’hui que nous ne pourrons pas, comme s’il ne s’était rien passé, organiser les examens de fin de semestre et évaluer nos étudiants sur des connaissances que nous n’avons pas transmises ou que nous n’avons transmises qu’à certains d’entre eux. Il nous apparaît cependant injuste que les étudiants soient pénalisés par le mouvement social en cours, qu’ils s’y soient associés ou qu’ils l’aient subi.

Le Conseil d’administration, par ses déclarations publiques, a garanti la valeur des diplômes que nous délivrerons cette année. Il nous appartient à présent, en tant qu’enseignants engagés dans un mouvement de lutte, d’offrir à nos étudiants un certain nombre de garanties d’équité pour que l’évaluation de fin de semestre puisse se dérouler dans la sérénité et la confiance mutuelle. Nous nous engageons solennellement devant eux :

  1. A participer activement aux jurys dont nous sommes membres
  2. A vérifier que les évaluations effectuées correspondent à des contenus transmis à tous les étudiants et qu’elles tiennent compte des conditions particulières de ce semestre
  3. A demander l’explication de chaque note au-dessous de la moyenne
  4. A recevoir individuellement, avant que le jury ne délibère, tout étudiant qui n’aurait pas les notes suffisantes pour que son semestre soit validé et qui en ferait la demande
  5. Au cas où un étudiant aurait été lésé, à utiliser les notes de nos propres enseignements comme variables d’ajustement pour compenser ce préjudice
  6. A éviter autant que possible de renvoyer un étudiant à la session de rattrapage, fixée cette année en septembre
  7. A refuser de signer le procès-verbal du jury si un seul étudiant a été lésé du fait du mouvement de grève
  8. A participer à la Commission de veille et de médiation afin qu’une garantie de justice soit obtenue dans toutes les composantes.

Cette évaluation de fin de semestre est pour nous une étape de la lutte que nous continuons à mener contre les réformes en cours.
Déclaration signée par 72 enseignants à la date du 22 mai 2009.

Grève à l’université : les médias ont-ils failli ?

Un débat à couter sur télérama : http://www.telerama.fr/idees/greve-a-l-universite-les-medias-ont-ils-failli,43099.php
Un débat animé par Thierry Leclère
Préparé avec Sophie Lherm
Documentation : Sylvie Hombourger
Réalisation : Augustin Arbon