Passage en force de la masterisation

(mail d’un collègue de l’université de Strasbourg)
Chers tous,
Le jour même où nous apprenons la composition de la commission Marois-Filâtre (qui n’a donc pas encore commencé à travailler en vue de rendre un rapport au 15 juillet), on découvre que les décrets réglementaires relatifs à la mastérisation sont déjà rédigés et que leur promulgation pourrait avoir lieu courant juin. Ces projets de décret sont inscrits à l’OJ de CTPMEN du 27 mai. Dans une succession et une gradation des coups de force, celui-ci atteint des sommets : les groupes de travail ont travaillé pour rien, la commission M-F devient potiche et les EG de la CDIUFM peuvent se transformer en agence comptable pour calculer les frais dépensés inutilement par les deux premiers qui, rappelons-le,  ont été mis en place par nos ministres.
Mes analyses critiques de noctambule en quête de démocratie étaient bien en-deçà de la terrible réalité : nous sommes entrés
dans une république bananière et poutinesque. Les négociateurs peuvent manger leur chapeau. Ils avaient été pourtant alertés
par des centaines de mises en garde et de protestations venant des bases les plus diverses. On peut espérer qu’il auront maintenant un peu compris qu’on ne négocie pas sans mandat avec un pouvoir qui bafoue quotidiennement la démocratie pour faire passer sur tous les service publics le rouleau compresseur ultra-libéral le plus puissant qui soit.
Une question, avant même l’analyse des décrets (catastrophiques et incohérents à mon sens, après une première lecture) : qu’est-ce qu’on fait?
Sommes-nous et demeurons-nous tétanisés par ce coup de force des coups de force qui intervient au moment le plus idoine des rattrapages, de la tenue des examens et de la fin de la mise aux pas des soit-disant derniers résistants (P4 et Lille ont craqué ce jour)? Ou bien ce coup de force crée-t-il un électrochoc qui nous rend plus conscients de la nature véritable de ce pouvoir, décuple notre énergie et nous fait entrer dans une résistance à la hauteur d’un adversaire qui développe une véritable stratégie de combat? Je répondrai pour ma part en portant mon regard vers trois directions :
– les actions locales qui continuent et montrent qu’on ne cédera pas : sujet d’exam envoyé à Pécresse par nos info-math, tribune des historiens (chapeau bas!) parue hier dans le Monde : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/05/18/universite-recherche-pourquoi-nous-ne-cederons-pas-par-des-enseignants-de-l-universite-de-strasbourg_1194867_3232.html
– les initiatives nationales qui montrent que des milliers d’EC et de C ont par exemple signé en quelques jours un manifeste (on peut avoir des réserves) pour une refondation de l’Université :
– la confiance dans notre force de proposition et de construction d’ une autre Université de Strasbourg. Les refondateurs appellent à des EG dans toutes les universités françaises : élaborons un projet solide pour la tenue d’Assises de l’UdS! Sans rien céder sur l’urgence des combats pour défendre la démocratie qui est plus que jamais en danger. C’était le sous-titre de l’appel II de Strasbourg qui ne perd rien de son actualité (http://appeldestrasbourg.unistra.fr )
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