Toulon: 11 étudiants en grève de la faim

Toulon: 11 étudiants en grève de la faim

Dépêche AFP
18/05/2009 | Mise à jour : 09:30
Onze étudiants de l’Université du Sud Toulon-Var, qui réclament notamment le retrait de la loi LRU sur l’autonomie des universités, ont entamé aujourd’hui à 09H00 une grève de la faim collective sur le campus, a-t-on appris auprès d’un de leurs porte-parole.

« Nous réclamons le retrait de la loi LRU et ses décrets concernant les enseignants chercheurs, la neutralisation du deuxième trimestre et la démission du président de l’université », a déclaré à l’AFP, Alexandre Picazo, porte-parole des étudiants grévistes.
Les grévistes de la faim se sont installés dans le campus face au bâtiment administratif.
« Nous allons recevoir des toiles de tente, comme les Don Quichotte, et nous allons rester sur place 24 heures sur 24 en espérant être entendus par le gouvernement », ajouté Alexandre Picazo.

Pour assurer la sécurité sanitaire des grévistes de la faim et les soutenir dans leur démarche, des étudiants vont se relayer nuit et jour à leurs côtés.
Depuis quatorze semaines l’université du Sud Toulon-Var est le cadre de manifestations diverses. La semaine dernière le président de l’université, Laroussi Oueslati avait réclamé au préfet du département l’intervention des forces de l’ordre pour débloquer les portes du campus.

Le 11 mai, les policiers ont délogé sans heurts la centaine d’étudiants qui bloquaient depuis une semaine les entrées avec des barricades formées avec des pneus, des palettes en bois et du gravier.

(source : lefigaro.fr, 18/05/2009)

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12 Réponses

  1. Je suis enseignant chercheur et très impliqué dans la lutte pour empêcher Sarkozy de transformer les universités en des lieux où seulement compte le profit.
    ça a été génial de voir depuis quelques mois les enseignants chercheurs, les étudiants et d’autres s’unir contre le mépris du gouvernement. Notre mouvement existe parce que nous croyons, contrairement au gouvernement, à la valeur de chaque étudiant et de chaque enseignant.

    Nous sommes tous précieux; nos vies valons mieux que leurs profits. C’est la raison pour laquelle la grève de la faim est une erreur, car elle ne va pas dans le sens de la lutte collective de dizaines de milliers, de millions de personnes.

    • Je pense qu’il faut arrêter de brimer les initiatives. Nous avions à Montpellier, eut la même initiative en 2007, c’était très dur et c’est pourquoi je les soutiens vraiment et leur souhaite bonne chance, et bon courage (avec leur entourage surtout , bien souvent le moins enclin à les soutenir).

      • C’est très dur, et très courageux; à mon avis, cela reste néanmoins une erreur. Je ne suis pas, bien sûr, en position de brimer qui que ce soit!

    • J’ajouterai qu’il ne faut pas mettre sa vie en danger pour réclamer la démission d’un président d’Université! Il faut savoir raison garder…

  2. A un moment donné, il faut trouver de nouveaux modes d’actions. Ils sont 11 et ne sont pas seuls en France, beaucoup de monde parle de ce mode d’action depuis plus d’un mois, il faut le resituer dans un contexte de lutte, on cherche à avancer, et au lieu de critiquer, il vaudrait mieux trouver des solutions.
    Je les soutiens personnellement.

    • Qu’est-ce que cela veut pouvoir dire concrètement soutenir personnellement des gens engagés dans une opération suicidaire?

  3. Cela veut dire adhérer à ce qu’ils font, même si on y prend pas forcément part physiquement. Cela veut dire ne pas leur mettre des bâtons dans les roues, cela veut dire informer, répéter sans cesse ce qu’ils font. Cela veut dire arrêter de dénigrer leurs modes d’action.

    • En tant qu’enseignant, et tant que responsable éducatif, il me paraît ahurissant qu’on nous somme ici de soutenir, au nom d’une vision extrémiste et caricaturale de la communication, une tentative de suicide qui devrait heurter frontalement nos valeurs humanistes. Et si il y avait des morts, assumeriez vous encore votre position ? Il ne s’agit pas de « dénigrer » : nous ne sommes pas dans une cours de récréation ! Nous parlons de gens qui mettent leurs vies en danger : aucune cause ne vaut ce sacrifice. Et aucune cause – même et surtout une juste cause ! – ne devrait devenir aveugle au plus élémentaire respect de la vie humaine. La vie de jeunes gens est trop précieuse et respectable pour ne pas servir de moyen de pression dans une opération de communication-suicide, car sinon, le mouvement de contestation deviendrait lui-même inhumain, et ce serait tragique. Il y a d’autres moyens d’agir, d’autres radicalités à soutenir, et d’autre méthodes pour se rendre visible : la ronde des obstinés, ou les Nuits des universités, l’ont amplement prouvé, et elles l’ont prouvé avec une radicalité positive, cohérente avec le respect du savoir et de la vie humaine.

  4. Et si il y avait des morts, dites-vous. Ce n’est pas le but.

    Si il faut comparer les risques, manifester est dangereux, peut mener à la mort. Qualifieriez-vous les manifestants de suicidaires, parce que les flics ont des « armes à basse létalité », c’est à dire susceptibles de tuer ? Conseilleriez-vous à toute personne asthmatique, ayant une faiblesse cardiaque ou la mauvaise couleur de peau (très létal aussi, la mauvaise couleur de peau face à la police) de ne pas manifester ?

    Restez chez vous, écrivez au gouvernement, peut-être qu’ils vous liront. Mais respectez ceux qui veulent agir de manière plus efficace, sans pour autant avoir recours à la violence, et qui sont prêts à prendre des risques pour leur santé et à souffrir, pour empêcher le silence et les mensonges de régner en maîtres.

    Je salue et soutiens leur action courageuse.

    • Adrien
      Justement, la grève de la faim n’est pas plus efficace. Nous pouvons être fier du mouvement qui a utilisé beaucoup de tactiques collectives, qui a commencé à oeuvrer à la convergence de différentes luttes (université et hôpital par exemple). C’est tous ensemble qu’on doit lutter, pas chacun dans son coin.
      Respecter des gens ce n’est pas se taire quand ils font fausse route.

  5. Cela pourrait être une action collective, si tout le monde s’y investissait et en ce sens ce n’est pas une lutte « chacun dans son coin », c’est une interpellation.

  6. Bonjour camarades toulousains!

    Quelques nouvelles du Nord de la Picardie!
    je ne sais pas vraiment où laisser ce commentaire, donc… Je le mets ici..
    Je fais partie du comité de la Fac d’Arts à Amiens…
    Le campus a débloqué jeudi mais nous, sommes toujours en blocage.
    Notre prochaine A.G. est mardi, donc même situation jusqu’à mardi.
    Nous n’avons pas encore eu la visite de CRS, mais peut-être cela arrivera t-il (pas mal de fourgons ces derniers jours).

    Comment se passe votre grève de la faim?
    Votre blocage?
    La lutte toulousaine???

    N’hésitez pas à nous contacter…

    Courage!

    http://loipecresseartamiens.tchatcheblog.com/

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