Laïcité : les sénateurs PS saisissent le conseil d’état.

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Extrait : « Le groupe socialiste au Sénat a déposé, mardi 19 mai 2009, un recours en annulation contre le décret sur la reconnaissance par le Vatican de diplômes délivrés dans les universités catholiques françaises, devant le Conseil d’Etat. (…) Les socialistes dénoncent une atteinte à la laïcité. Les sénateurs socialistes montent au créneau à leur tour, estimant que cet accord constitue « une atteinte particulièrement grave au principe de laïcité ». Ils considèrent en effet que le monopole de l’Etat sur la collation des grades et diplômes est mis à mal par cet accord, qui permettrait « au Saint Siège de viser les diplômes, et donc le contenu des enseignements », indiquent-ils dans un communiqué de presse. »

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Communiqué de presse CA UdS du 12 mai

Les syndicats CGT, FO, SNESup-FSU, SUD éducation, membres de l’intersyndicale « Agir ensemble pour une université démocratique » dans les conseils élus de l’Université de Strasbourg, font part de leur vive inquiétude et dénoncent un véritable déni de démocratie de la part de l’équipe dirigeante de cet établissement, suite aux dysfonctionnements intervenus mardi 12 mai dans le déroulement du Conseil d’Administration de l’UdS.

Pour la seconde fois ce printemps, en effet, le CA a été délocalisé en dernière minute vers un endroit tenu secret pour notre élu et pour les représentants étudiants de l’UNEF. Alors qu’il était convoqué à14h30 dans le bâtiment de la faculté de droit, sur le campus de l’Esplanade, le CA s’est en fait réuni à l’IGMBC d’Illkirch.

Arrivé au lieu indiqué sur la convocation, notre élu a trouvé salle quasiment vide : seul un messager, astreint au secret, se trouvait là pour le prier de rejoindre une voiture devant le mener à une destination qu’il n’était pas alors en droit de lui révéler. Ces méthodes dignes de mauvais films d’espionnage sont d’autant plus critiquables que visiblement les autres membres du CA avaient pour leur part été avertis à temps du lieu de réunion (d’ailleurs, lors du CA précédent, ces autres administrateurs étaient rentrés par leurs propres moyens, sans recourir à un chauffeur secret). Dénonçant ces procédés  rocambolesques, notre élu a préféré ne pas entrer dans ce jeu et n’a du coup pas siégé au CA.

Pourquoi inflige-t-on ce traitement particulier à notre seul élu et aux deux seuls étudiants de l’UNEF ?  Parce qu’ils ont osé s’engager dans le mouvement de protestation en cours dans les universités françaises ? Parce qu’on les tient pour responsables des  CA empêchés par des irruptions d’étudiants au cours de ce printemps ? Aux yeux de la présidence, y aurait-il « élu » et «élu » ? Cela nous ne pouvons l’accepter.
« Agir ensemble », qui s’est constitué sur un programme dénonçant les effets néfastes de l’application de la loi LRU dans le cadre de l’UdS nouvellement née et qui a remporté 25% des suffrages internes à l’automne dernier , dénonce l’iniquité à l’œuvre depuis quelques temps dans le traitement de son élu au CA (dans les autres conseils il n’y a pas ce problème).

Ces dysfonctionnements ne sauraient se reproduire, car ils empêchent le déroulement démocratique des débats dans notre université et diffusent entre les personnels et leur direction un sentiment de défiance dont nous ne saurions être tenus pour responsables. Nous voulons une université démocratique, gérée dans la transparence et le respect des différences d’opinions. Nous demandons solennellement à l’équipe de M. Beretz d’en prendre acte et d’y donner suite favorablement, dans l’esprit des traditions de ce qui fonde l’Université.

Les Grands Débats de l’EHESS :­ une initiative dans le mouvement pour la recherche et l’enseignement supérieur.

Les Grands Débats de l’EHESS :­ une initiative dans le mouvement pour la recherche et l’enseignement supérieur.
Mercredi 20 mai 2009, Amphithéâtre du 105 Bd. Raspail, de 17h à 19h

A l’occasion de la parution du numéro 33 de La Revue du MAUSS, « La crise de l’Université. Mort ou résurrection ? », la présentation de ce volume sera également l’occasion d’un débat autour du « Manifeste pour refonder l’Université française », lancé ces derniers jours par 29 universitaires (http://petitions.alter.eu.org/index.php?petition=7)

Interviendront notamment dans ce débat quatre des initiateurs de ce manifeste : Olivier Beaud (Paris II), Alain Caillé (Paris X), Marcel Gauchet (EHESS) et François Vatin (Paris X).

Passage en force : la « masterisation » sans master est sur le site du ministère (19 mai 2009)

(info reprise depuis le site SLU)

Les groupes de travail n’ont pas terminé leurs réunions, la commission Marois – Filâtre n’a pas commencé ses consultations. Mais sur le site du ministère, la réforme est en place.

Comment dit-on, déjà ? “j’écoute, mais je ne tiens pas compte !

  • La formation (durée non précisée) que les stagiaires recevront est officiellement appelée “formation continue” (et non plus “formation continuée” terme pudique employé dans les groupes de travail). Voilà qui officialise la disparition des IUFM, qui ne sont plus chargés que de la formation initiale.
  • La revalorisation salariale ne s’applique qu’aux débutants. Qu’en penseront les professeurs actuellement titulaires qui espéraient à bon droit une revalorisation salariale ?
  • les stages en responsabilité pourront avoir lieu. Ils auront une longueur maximale de 108h. Bref, en fonction des besoins on fera appel à des étudiants de master pour assurer les remplacements des titulaires ou plus probablement des stagiaires partant en formation continue. Autrement dit, dans les classes, les professeurs débutants seront remplacés par des étudiants. Qu’en penseront les familles ?
  • il y aura 12 000 bourses “au mérite”. Comment se fera la répartition ? selon quels critères ? Combien chaque université, chaque département recevra-t-il de bourses ? Qui arbitrera la foire d’empoigne au moment de la répartition des bourses au mérite entre universités ?

Le reste – l’organisation des masters – n’est pas fixé : le ministère de l’éducation nationale s’en moque. Une masterisation sans master, en quelque sorte.

Toulon: 11 étudiants en grève de la faim

Toulon: 11 étudiants en grève de la faim

Dépêche AFP
18/05/2009 | Mise à jour : 09:30
Onze étudiants de l’Université du Sud Toulon-Var, qui réclament notamment le retrait de la loi LRU sur l’autonomie des universités, ont entamé aujourd’hui à 09H00 une grève de la faim collective sur le campus, a-t-on appris auprès d’un de leurs porte-parole.

« Nous réclamons le retrait de la loi LRU et ses décrets concernant les enseignants chercheurs, la neutralisation du deuxième trimestre et la démission du président de l’université », a déclaré à l’AFP, Alexandre Picazo, porte-parole des étudiants grévistes.
Les grévistes de la faim se sont installés dans le campus face au bâtiment administratif.
« Nous allons recevoir des toiles de tente, comme les Don Quichotte, et nous allons rester sur place 24 heures sur 24 en espérant être entendus par le gouvernement », ajouté Alexandre Picazo.

Pour assurer la sécurité sanitaire des grévistes de la faim et les soutenir dans leur démarche, des étudiants vont se relayer nuit et jour à leurs côtés.
Depuis quatorze semaines l’université du Sud Toulon-Var est le cadre de manifestations diverses. La semaine dernière le président de l’université, Laroussi Oueslati avait réclamé au préfet du département l’intervention des forces de l’ordre pour débloquer les portes du campus.

Le 11 mai, les policiers ont délogé sans heurts la centaine d’étudiants qui bloquaient depuis une semaine les entrées avec des barricades formées avec des pneus, des palettes en bois et du gravier.

(source : lefigaro.fr, 18/05/2009)

Communiqué de la 3ème coordination nationale BIATOSS et ITA

La coordination nationale des personnels BIATOSS et ITA réunie samedi 16 mai 2009 à l’Université Paris 10 (Nanterre) déplore qu’après plus de 3 mois de mobilisation, aucune de ses revendications n’ait été entendue et qu’aucun dialogue avec l’ensemble de la communauté universitaire n’ait été ouvert par Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle s’inquiète notamment des conséquences de ce refus du dialogue sur la validation de l’année universitaire des étudiants. Elle condamne également les pressions exercées sur les membres grévistes de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, chercheurs, étudiants/es, BIATOSS/ITA).

Alors que commence la nouvelle campagne d’entretiens professionnels pour une partie des personnels BIATOSS et ITA, la 3ème coordination nationale des personnels BIATOSS et ITA réaffirme son refus que la rémunération (à travers les primes) et les perspectives de carrière des agents soient liées à un entretien d’évaluation arbitraire. Un service public de qualité ne peut être garanti s’il est accompagné d’une mise en concurrence salariale des agents.

En conséquence, elle demande le retrait du décret 2007-1365 (NOR : BCFF0761150D) concernant les fonctionnaires d’Etat, décret qui établit les bases d’un « entretien professionnel » en lien avec les choix d’avancement et de promotion décidés par l’administration, et la modulation du régime indemnitaire. Elle appelle l’ensemble de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, chercheurs, étudiants/es, BIATOSS/ITA) à signer la pétition demandant le retrait de ce décret :

http://www.jussieu.ras.eu.org/entretiens/

En effet, la mise en place de cette évaluation s’inscrit dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (R.G.P.P.) via la loi sur les Libertés et Responsabilités des Universités (L.R.U.).

La 3eme coordination nationale BIATOSS et ITA rappelle donc ses exigences :
– l’abrogation de la RGPP, du Pacte Recherche et de la loi LRU qui mettent en place l’arbitraire, la précarité (CDD et CDI prévus)
– le retrait du projet de « loi sur la mobilité » des fonctionnaires
– le maintien de la fonction publique d’état
– l’alignement des droits des personnels non-titulaires sur les droits des titulaires (congés, primes, ancienneté, grilles de salaires, évolution de carrières, etc.) dans l’attente d’une intégration des personnels contractuels sur des emplois statutaires d’Etat,
– le maintien et la restitution de tous les postes dont BIATOSS et ITA supprimés au budget 2009 et l’annulation de toutes les suppressions prévues aux budgets 2010/2011 avec la mise en place d’un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires de la fonction publique d’Etat pour toutes les catégories de personnels;
– la fin du processus d’externalisation des tâches administratives et techniques qui menace les personnels BIATOSS et ITA.
– la reconnaissance pour ces personnels de leurs qualifications et l’abandon de l’évaluation individuelle basée sur la performance et le résultat, contre l’individualisation des salaires et des carrières,
– l’intégration des personnels précaires sur des emplois statutaires d’Etat (et notamment contre les CDD et les vacations à répétition),
– l’augmentation uniforme de 300 euros des salaires, aucun salaire en dessous de 1500 euros net
– le retrait des mesures qui visent à la suppression de la filière « bibliothèques »
– la fin du démantèlement des EPST et des UMR (unité mixte de recherche)
– le maintien de l’action sociale en direction de tous les personnels.

Elle rappelle également son soutien aux revendications de l’intersyndicale de l’administration centrale :
– Abrogation du décret de restructuration de l’administration centrale du MESR
– Abrogation de l’arrêté de création du pôle de contractualisation
– Maintien d’une direction de l’évaluation et de la prospective indépendante
– Arrêt du démantèlement de l’administration centrale des MESR/MEN et maintien des missions des postes.

En conséquence, la coordination nationale BIATOSS / ITA appelle à poursuivre la mobilisation en cours dans les universités pendant l’été et à la rentrée universitaire en participant activement aux initiatives proposées par la CNU, et notamment la tenue d’une Université en lutte d’été.

Calendrier
La coordination nationale invite de nouveau les personnels BIATOSS et ITA à participer aux actions proposées par la CNU, et notamment :

Mardi 26 mai :
– Manifestation interprofessionnelle (départ spécifique pour l’Enseignement supérieur et la Recherche) : Une demande est faite par la coordination BIATOSS – ITA pour que les BIATOSS et ITA soient en tête du cortège Enseignement supérieur et recherche.
Une Assemblée Générale Bibliothèques est proposée le matin à la Bibliothèque nationale de France (Site François Mitterrand) (à confirmer).

Mercredi 3 juin : 11e CNU à Paris 13.

Prochaine coordination nationale BIATOSS –ITA : Samedi 6 juin 2009 (lieu à confirmer)

Pour en savoir plus : http://biatossenlutte.wordpress.com/