Invitation à la 10ème coordination nationale des universités

Pour gagner, soyons nombreux et rassemblés à la 10e Coordination Nationale des Universités !
Mercredi 13 mai
Université Marne-la-Vallée (10h – 18h)

La 10e CNU aura lieu mercredi 13 mai à l’université de Marne-la-Vallée. Dans le contexte actuel et alors que la bataille décisive est engagée, ce rendez-vous sera déterminant pour manifester notre opposition obstinée aux réformes qui menacent le service public de l’éducation, de la maternelle à l’université. La CNU est  d’abord cela : un geste de rassemblement, une unité réaffirmée,  un lieu incontournable pour mesurer notre détermination et pour rythmer notre mobilisation par des décisions concrètes, prises en commun. La réussite de la 10e CNU se mesurera d’emblée au nombre de ses participants et au nombre des établissements représentés. Faites tourner ce message dans les AG locales, dans les réunions de collectifs et auprès de vos contacts personnels. L’université est en résistance : le 13 mai, nous allons le prouver tous ensemble !

Pour participer dès maintenant à la 10e CNU, 4 adresses mail sont à votre disposition:

  • delegues.cnu10@gmail.com (composition des délégations. Comme lors de la précédente CNU et pour représenter au mieux la diversité de la communauté universitaire, nous suggérons la répartition suivante: 2 EC, 1 BIATOSS, 1 étudiant, 1 doctorant). Merci de nous informer le plus vite possible sur ce point.
  • mobilisation.cnu10@gmail.com (état des mobilisations dans les établissements, en quelques lignes : grèves ; blocages ; démissions ; rétentions des notes ; examens ; jurys du bac ; jurys de concours ; Rondes… liste non exhaustive).
  • motions.cnu10@gmail.com (propositions d’actions et de calendrier ; propositions de motions synthétiques, titrées, discutées et validées en AG locales si possible).
  • repression.cnu10@gmail.com (compte-rendus précis et datés des actes de répression et d’intimidation et/ou de sanctions administratives contre les enseignants, les étudiants et les personnels BIATOSS)

Nous sommes conscients des difficultés particulières des délégations de province, confrontées aux coûts de transport et aux problèmes d’hébergement. Pour faciliter la venue du plus grand nombre, nous proposons des possibilités d’hébergement la veille et/ou le soir même. N’hésitez pas à nous contacter pour cela sur l’adresse delegues.cnu10@gmail.com.

Renseignements pratiques :

• horaire : Accueil à partir de 10h. Début des débats à 10h30. Nous ferons tout notre possible pour terminer la Coordination à 18h.
• Lieu : Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Auditorium du bâtiment Copernic.
• Accès :
–       Depuis Paris : RER ligne A direction « Marne-la Vallée Chessy », arrêt à la station Noisy-Champs (NB : tous les RER ne marquent pas l’arrêt à la station Noisy-Champs > vérifier sur le tableau lumineux avant de monter). Le trajet RER dure 15 minutes depuis Nation, 20 mn depuis Gare de Lyon, 25 minutes depuis Les Halles. Un fléchage sera mis en place de la sortie du RER jusqu’au bâtiment Copernic (5 minutes à pieds). Très important : en arrivant depuis Paris, il faut impérativement descendre en tête de train.
–       Possibilité d’arriver en TGV à la gare de Chessy-Marne-la Vallée, et d’accéder ensuite par le RER ligne A direction Paris, arrêt à la station Noisy-Champs. Très important : en arrivant depuis Chessy, il faut impérativement descendre en queue de train.

Le comité d’organisation de la 10e CNU.

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Toulon : l’AG revote le blocage et la neutralisation du 2nd semestre

l’AG du jour (retour des vacances) a connu un réel succès : environ 460 personnes présentes, ce qu’on n’avait pas vu ici depuis plusieurs semaines. Le mouvement se poursuit, plus déterminé que jamais, l’AG ayant voté :

1- la reconduction de la grève illimitée et reconductible jusqu’au mardi 12 mai 2009, 12H30 (P402, C23, ABS32, NPPV3) date de la prochaine AG.
2- appel aux personnels : maintenir et amplifier les modalités de rétention de notes, de démission administrative, ne pas participer à l’organisation des examens du second semestre (P422, C10, ABS26, NPPV4)
3- appel aux étudiants des différentes UFR : demander à tous les niveaux (directeurs d’UFR, CEVU) la neutralisation du second semestre et la mise en place du rattrapage du premier semestre uniquement.
Appel aux personnels enseignants, enseignants-chercheurs et BIATOSS dans le mouvement : soutenir ces actions par tous les moyens. (P424, C13, ABS21, NPPV4)
4- le blocage du campus de La Garde comme modalité d’action pour obtenir le retrait ou l’annulation des décrets en cours sur les E/C, la masterisation, le contrat doctoral, pour obtenir la restitution des postes supprimés en 2009 et l’abandon du système inique SYMPA pour l’attribution des budgets des universités. S’ajoute aux revendications de l’AG la neutralisation du second semestre de l’année en cours car il n’est plus possible de faire une évaluation correcte de ce dernier sans léser les étudiants, qu’ils soient grévistes ou non. (P398, C37, ABS:27, NPPV0)

Suite au vote, le début du blocage du campus de La Garde est organisé pour le mercredi 6 mai.

Motion d’un comité de sélection du Havre

Les membres de ce comité de sélection réunis à l’université du Havre le lundi 4 mai 2009 tiennent à affirmer leur opposition aux réformes en cours dans l’enseignement supérieur et la recherche. Ils dénoncent le principe même des comités de sélection qui a obligé les universités à trouver, dans l’urgence, des solutions pour que ces comités soient constitués démocratiquement.

S’ils ont choisi de siéger aujourd’hui, c’est pour recruter leur futur(e) collègue sur un poste de titulaire dans un contexte de suppression d’emplois universitaires. L’étude des dossiers de candidature montre que de nombreux jeunes chercheurs et chercheuses de tout premier plan sont sous-employé(e)s et précarisé(e)s. Du fait des suppressions de postes et de l’absence d’un plan pluriannuel de recrutement, l’enseignement supérieur est privé de talents et de compétences qui devraient être, au contraire, mis au service de tous à travers l’université, service public, laïc et quasi gratuit auquel les membres de ce comité sont fiers d’appartenir.

Motion votée à l’unanimité par les membres du comité présents :
Nada Afiouni (Le Havre), Jean-Claude Bertin (Le Havre), Claire Bowen (Le Havre), Jacques Carré (Paris 4), Thomas Dutoit (Lille 3), Sarah Hatchuel (Le Havre), Jeffrey Hopes (Le Mans), Monica Michlin (Paris 4), Lois Nathan (Le Havre), Maryvonne Nedeljkovic (Le Havre), Gráinne O’Keeffe (Rennes 2), Olivette Otele (Paris 13)

Circulaire d’accompagnement du décret modifiant le décret EC de 84 : Un point d’appui contre ses dérives (SNESUP)

Circulaire d’accompagnement du décret modifiant le décret EC de 84 : Un point d’appui contre ses dérives
Le décret statutaire des enseignants-chercheurs du 25 avril 2009, auquel le SNESUP réaffirme son opposition, maintient le principe, par la modulation des services, d’une augmentation des charges d’enseignement à rémunération constante. La communication, le 30 avril, du texte d’une circulaire d’accompagnement permet d’apporter un certain nombre de réponses et précisions aux questions des collègues concernant le décompte des heures d’enseignements des enseignants-chercheurs. Ces questions que le SNESUP avait posées, étaient restées jusque là sans réponse. Ce texte précise « pour un enseignant-chercheur, le service ne doit pas s’écarter en moyenne, sur une certaine période, du service de référence composé de 128 heures de cours magistraux ou de 192 h de travaux dirigés ou pratiques ou toute combinaison équivalente, et d’une activité de recherche reconnue comme telle par le conseil national des universités », et indique les conditions de déclenchement du paiement des heures complémentaires : « lorsqu’ils [les enseignants chercheurs ndlr] effectueront des enseignements complémentaires au-delà de leur temps de travail, les enseignants-chercheurs seront rémunérés dans les conditions prévues par le décret du 23 décembre 1983 relatif aux heures complémentaires ».
Outre qu’il est explicitement indiqué que la mise en oeuvre dans les établissements de la modulation n’est pas obligatoire, les deux alinéas précédents modifient en profondeur la conception initiale de la modulation de service. Dans le cadre de l’application de ce texte, le jeu à somme nulle qui permettait de réduire le service d’enseignants chercheurs triés sur le volet et de compenser cette perte par l’augmentation de celui d’autres collègues n’est plus possible. De plus, la moyenne des services modulés ne devant pas s’écarter de 192 h TD, chaque collègue reporterait un solde d’heures d’une année sur l’autre ou en obtiendrait le paiement. Le SNESUP et ses élus au CNU pèseront pour que cette instance ne mette pas en oeuvre une conception restrictive et malthusienne de la pratique de la recherche.
En outre dans ce texte, la reconnaissance des tâches administratives et pédagogiques dans le service par le biais d’un « référentiel national », revendication du SNESUP, n’est pas conditionnée à une demande de modulation de service. Dans ce contexte, le SNESUP revendique l’allégement du service d’enseignement pour les MCF en début de carrière sous la forme de décharges de service. Par ailleurs, les décharges ou indemnités institutionnelles (responsable d’établissement, expertise pour le ministère, membre du CNU…) seront prises en charge financièrement par le ministère au travers du système d’allocations des moyens. Pour conclure, la qualification de « libre et éclairé » de l’accord du demandeur d’une modulation de service, la précision que « les enseignants-chercheurs disposent des voies et délais de recours légalement garantis pour contester la décisions du président » – ce qui fait implicitement référence aux recours gracieux auprès du Ministre ou aux recours en tribunal administratif – montrent les limites des procédures locales que le SNESUP dénonçait.

Le cadre contraint par le texte rendu public le 30 avril de l’application du décret, limitant certains effets nocifs, est à mettre au compte de la mobilisation. Le SNESUP appelle à se servir de ce point d’appui pour s’opposer aux dérives autoritaires dans la gestion locale des carrières et obtenir des positions des conseils d’université en ce sens.

Formation des enseignants : « mesures transitoires » (communiqué SNESUP)

Dernière minute : Formation des enseignants : « mesures transitoires »
Le groupe de travail rassemblant ministères et syndicats consacré aux « mesures transitoires » s’est déroulé ce matin (5 Mai). Le
Ministère de l’Education Nationale ayant rappelé les anciennes positions du gouvernement, la FSU et l’ensemble des
organisations syndicales –dont l’UNEF– ont insisté sur la nécessité que les conditions d’inscription aux concours et de
stagiairisation pour l’année 2010 soient lisibles pour les étudiants et qu’elles ne préjugent pas du dispositif final.
La FSU a présenté deux demandes pour la session 2010 :
– qu’il n’y ait pas d’obligation de s’inscrire en M1, mais que la préparation des concours puisse donner l’équivalence du M1 ;
– qu’il n’y ait pas de report d’un an pour la stagiairisation d’aucun des lauréats du concours 2010, la titularisation devant se faire
sans exiger le M2.
Le directeur de cabinet du Ministère de l’éducation Nationale a fait la synthèse des points soulevés par les participants pour
l’année 2010 de transition : conditions d’inscription, attribution des ECTS de M1 et possibilité d’inscription en M2, stages des
étudiants, nomination comme fonctionnaire stagiaire et contenu de cette année –point nodal pour obtenir un réel report–. Il a
affirmé « on va réfléchir ». La prochaine réunion sur ce thème est le 13 mai.

Nantes : le CEVU se prononce sur les examens

Avant l’ouverture de la séance, les membres du CEVU ont entendu les revendications du collectif étudiant portant sur deux points :
a) la validation universelle du second semestre sans examens en donnant 10 à tout le monde ;
b) le non report des examens en juin, juillet et septembre.

Après le départ du collectif étudiant, le CEVU s’est réuni.
A la demande de l’UNEF une motion a été proposée demandant que le CEVU se prononce favorablement sur la légitimité de la poursuite des grèves administratives, de la « non tenue des examens » et sur la  validation universelle du second semestre. Le CEVU a rejeté la motion par 10 voix contre, 3 pour et 6 abstentions.
La modification du calendrier des examens a été soumise au vote du CEVU qui l’a approuvé par 11 voix pour, 4 contre et 3 abstentions.

Le département ethno-préhistoire (Paris X) préconise la neutralisation par dispense du 2nd semestre

Motion du département ethno-préhistoire de Paris X Nanterre, lundi 4 Mai

MOTION DU DÉPARTEMENT D’ETHNOLOGIE

Préoccupés par la question de la validation, les enseignants du département d’ethnologie de l’Université Paris Ouest, Nanterre, se sont  réunis le 4 Mai 2009 pour étudier les différents scénarios possibles à ce jour. Nous nous sommes entendus sur la nécessité d’inscrire la réponse exigée sur la question de la validation dans un cadre national et politique. Malgré les effets d’annonce, le gouvernement n’a pas reculé. L’injonction ministérielle à rattraper les cours est inacceptable. La validation du semestre, à la hauteur de ce qui est normalement attendu, n’est plus possible aujourd’hui, notamment pour les Licences.
Par conséquent, nous décidons d’aller dans le sens de la motion de la Coordination Nationale des Universités du 29 Avril 2009 appelant à ne pas tenir les examens et  préconisons une neutralisation par dispense du second semestre.