BLocage à Lorient (27 Avril)

A l’issue d’un nouveau vote a bulletin secret, l’ubs de Lorient a reconduit la grève et le blocage.
L’Assemblée Générale unitaire de l’Université de Bretagne Sud, réunie le 27 avril en amphi Soleil d’Orient, a adopté les motions suivantes :
Motion 1 (en réponse à la lettre du président Eric Martin)
Nous nous indignons de la forme et du contenu de la lettre du Président de l’UBS, adressée semble-t-il aux étudiants et reçue le 23 avril 2009 par l’ensemble du personnel de l’UBS. Il est indécent de faire peser les conséquences directes du mouvement sur les seuls étudiants. Cette responsabilité incombe au gouvernement.
En outre, nous rappelons que le Président est l’élu des personnels et des étudiants et non une simple courroie de transmission du ministère (cf. lettre de P.Hetzel, directeur de la DGES, adressée aux présidents d’universités le 21 avril 2009).
Enfin, un président d’université ne saurait exercer de pression sur les conseils – également élus – ni préjuger de leur vote.

Motion 2 (sur les examens des filières de l’ufr de science SSI)
L’Assemblée Générale unitaire demande à l’UFR Sciences SSI de veiller à ce que des solutions soient trouvées pour que les étudiants grévistes inscrits en sciences ne soient pas pénalisés. De même, elle demande que les étudiants grévistes de LEA 2 ne le soient pas non plus.

L’Assemblée a aussi établi un planning d’action pour la semaine.

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La section 36 s’élève contre le démantèlement du CNRS !

MOTION Section 36  Sociologie – Normes et règles
Objet : Démantèlement du CNRS
La section 36 du Comité national s’élève contre le démantèlement du CNRS, la transformation du CNRS en agence de moyens et les menaces qui en découlent pour les recherches menées dans l’organisme, le statut des laboratoires et la pérennité des emplois statutaires.
La section 36 proteste contre la restriction drastique de ses missions, transférées à des instances composées uniquement d’experts nommés (AERES, ANR). Elle s’inquiète de la politique injustifiée et arbitraire de « désassociation » des UMR et demande à ce que les sections du comité national retrouvent toute leur place dans l’évaluation des unités.
La section 36 refuse la marginalisation annoncée des personnels ITA, que l’on tend de plus en plus à confiner dans des fonctions de ressources humaines. Ces suppressions de postes privent la recherche publique de compétences techniques essentielles pour l’efficacité et l’innovation des équipes de recherche. La section 36 déplore plus généralement la réduction massive du nombre de postes dans la recherche et dans l’enseignement supérieur. Elle s’érige contre les conditions dans lesquelles sont mises en place les chaires mixtes CNRS/Université. Ces chaires ne doivent pas impliquer une diminution concomitante du nombre de postes de chargés de recherche proposés au concours. Le recrutement devrait être national et transparent. Les sections du Comité national devraient y être associées en tant que telles.
La section s’élève enfin contre les décisions autoritaires et peu éclairées du pouvoir politique. Elle y voit une menace pour l’indépendance et la qualité de la recherche en sciences humaines et sociales et elle demande à ce qu’aucune réforme ne soit envisagée sans concertation avec les professionnels de la recherche scientifique eux-mêmes.
Elle s’associe au mouvement dans les universités pour la défense du service public d’enseignement supérieur et de recherche.
En conséquence, elle demande :
-le respect du moratoire des expertises demandé par le C3N du CNRS (Conseil Scientifique + présidents des Conseils Scientifiques de Départements + Conférence des Présidents des sections du Comité National) tant que ne sera pas garanti un fonctionnement conforme aux canons d’une institution scientifique : désignation collégiale par la communauté scientifique dans son ensemble des experts et de la hiérarchie de l’AERES, instauration d’un conseil scientifique dans cet organisme et participation des élus C aux comités de visites ;
– le boycott des jurys de chaires mixtes CNRS/Universités par les chercheurs, les enseignants chercheurs et les membres du comité national.
– un fonctionnement conforme aux canons d’une institution scientifique de l’ANR : désignation collégiale par la communauté scientifique dans son ensemble des experts et de la hiérarchie de l’ANR, instauration d’un conseil scientifique dans cet organisme.

Motion adoptée le 2 mars 2009 à la majorité
Oui : 17 non : 0 abstention : 0

M. Philippe AUVERGNON Président de la section

Destinataire(s) :

– M. Bruno LAURIOUX – Directeur scientifique de l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS
– M. Arnold MIGUS – Directeur général du CNRS
– Mme Catherine BRECHIGNAC – Présidente du CNRS
– M. Jean-François DHAINAUT – Président de l’AERES
– Mme Jacqueline LECOURTIER – Directrice générale de l’ANR
– Mme Valérie PECRESSE – Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche

Cette motion sera transmise aux destinataires ci-dessus par le SGCN.