Mardi 21 avril – la Ronde Infinie des Obstinés tourne au Conseil d’État.

Message à diffuser

Mardi 21 avril – la Ronde Infinie des Obstinés tourne au Conseil d’État. Le 21 avril, le décret statutaire des enseignants-chercheurs sera examiné par le Conseil d’État. Au beau milieu des vacances, dans la précipitation et le secret qui entoure traditionnellement les consultations du Conseil d’État, Valérie Pécresse tente de passer en force sur l’un des points majeurs de la mobilisation universitaire.  Pour manifester notre opposition à cette nouvelle manouvre, la Ronde des Obstinés se dédoublera
pour tourner simultanément sur la place du Palais-Royal (Paris 1er), devant le Conseil d’État, et sur la place de Grève. Soyez nombreux à venir ce mardi place de l’Hôtel de Ville à 13h30, pour rejoindre en procession le Conseil d’État et y tourner de 14h à 16h ! Nous retrouverons ensuite le lieu habituel de la ronde, pour la poursuivre obstinément.

Arrêt sur image : à propos de l’affaire du boycott du Monde

Nous mettons notre émission sur le Boycott du Monde et le mouvement des enseignants-chercheurs en libre accès :
Un mouvement social peut-il appeler à boycotter un média parce qu’il estime que ses actions ne sont pas assez, ou mal, couvertes ? C’est la question que pose la « charte de bonne conduite », lancée dans le milieu des enseignants-chercheurs en direction du Monde. Cet appel au boycott cherche à taper là où ça fait mal : au porte-monnaie. Pourquoi ? Quelle pertinence ? Et quel regard porter sur la médiatisation de la grève des enseignants-chercheurs, qui dure depuis plus de deux mois ?
Pour tenter de répondre, nous recevons Jérôme Valluy, enseignant-chercheur en sociologie politique à Paris 1 et initiateur de l’appel au boycott du Monde, et Valérie Robert, enseignante à Paris 3 et responsable de la communication de l’association « Sauvons l’université ». Ils sont accompagnés de notre journaliste Sophie Gindensperger.
L’émission est en libre accès ici.

Hôpital : la grande réforme passe mal. (Le Parisien)

A lire dans Le Parisien : http://www.leparisien.fr/societe/hopital-la-grande-reforme-passe-mal-17-04-2009-481804.php

Extrait :
Des professeurs de médecine, parmi les plus réputés, poussent un cri d’alarme : la loi Bachelot qui doit réformer l’hôpital menace la qualité des soins délivrés aux patients. La tension dans les hôpitaux. Après les syndicats de médecins hospitaliers, c’est au tour de grands professeurs de médecine de s’élever contre la loi Hôpital, patients, santé, territoires. Déjà voté par les députés et soumis à partir du 11 mai aux sénateurs, le projet de loi défendu par Roselyne Bachelot et érigé au rang de priorité par Nicolas Sarkozy a déclenché l’ire du gratin de la médecine.

Chirurgiens, cardiologues, neurologues… 25 grands spécialistes ont lancé hier un « appel contre la mort de l’hôpital public ».
Intitulée « La loi Bachelot ? Sans nous ! » et publiée dans « le Nouvel Observateur », leur tribune fustige « la disparition de la médecine hospitalière au profit d’une médecine mercantile ». Ils dressent un diagnostic accablant : « La préoccupation centrale n’est plus le malade (…) et les premières victimes en seront les patients et les soignants », préviennent-ils. Histoire aussi de parer l’accusation de corporatisme.

Le SNESUP écrit aux présidents d’université

(extrait de la Lettre Flash du 16 Avril)

Lettre aux Présidents d’Université
… La mobilisation de la communauté universitaire dans son ensemble -à laquelle le SNESUP a largement contribué- s’oppose aux contreréformes que le gouvernement tente de nous imposer. Ce mouvement sans précédent est dans sa 11ème semaine. Il prend des formes multiples (motions, pétitions, grève, grève administrative, …) et a rassemblé plus de 100 000 manifestants dans la rue le 10 février et le 19 mars.
Si cette mobilisation a conduit le gouvernement à infléchir à la marge les orientations imposées depuis maintenant plus de deux ans, les personnels et les étudiants n’ont obtenu aucune réponse portant sur le coeur de leurs revendications solidaires :
• retrait des projets de décrets Enseignant-chercheur et Contrat doctoral unique,
• retrait du dispositif prévu de formation et de recrutement des enseignants de 1er et 2nd degré,
• restitution des emplois supprimés en 2009 pour l’enseignement supérieur et la recherche et plan pluriannuel de création d’emplois de titulaires ; abandon du système  » SYMPA  » d’allocation des moyens
• arrêt du démantèlement des organismes de recherche et de la recherche publique.
Leur colère reste entière, leur détermination intacte ! Leur démarche bénéficie d’un large soutien et de prises de position renouvelées des conseils, CTP ainsi que d’instances ou de personnalités du monde scientifique (Conférences de doyens, Sociétés savantes, prix Nobel, …).
Alors que le gouvernement distille écrans de fumée et provocations, il prend le risque de faire proliférer les germes de tensions inutiles et la responsabilité de la poursuite du mouvement ! Dans ce contexte, il importe que les prises de position des présidentes et présidents soient en phase avec la communauté universitaire. Le SNESUP vous appelle à intervenir auprès du gouvernement pour faire entendre les revendications portées largement par les personnels et les étudiants. Vous contribuerez ainsi à faire renoncer le gouvernement à son obstination et à l’option dangereuse qu’il a choisie jusqu’ici : jouer la montre et le pourrissement de la situation …

La Coordination nationale de l’Education toujours mobilisée contre les réformes Darcos et Pécresse.

La Coordination nationale de l’Education nationale tient son assemblée générale ce samedi 18 avril 2009, à Chenôve. Parents d’élèves et salariés de l’éducation venus d’un peu partout se sont donné rendez-vous en Côte d’Or. Objectif : faire le point sur les actions qu’ils mènent depuis plusieurs mois contre les réformes Darcos et Pécresse.

Depuis le 2e semestre 2008, des collectifs se sont créés partout en France pour refuser les réformes portées par le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos. De nombreuses actions ont été organisées : banderoles « Ecole en Danger », distributions de tracts, pétitions, nuit des écoles, suspension de l’aide personnalisée, boycott des évaluations, grève   des enseignants, manifestations des parents et enseignants, blocage des écoles …
Depuis, trois assemblées générales nationales se sont tenues à Villeurbanne, Paris et Montpellier. Elles ont servi à établir une liste de revendications mises en ligne sur un site http://www.agnationale.org

Cette 4e AG nationale qui se tient ce samedi 18 avril 2009, à Chenôve, est organisée par les six collectifs de Côte d’Or (Chatillon, Chenôve, Dijon, Est Dijon, Longvic, Quetigny). Elle vise à coordonner les actions futures, afin d’intensifier la lutte et obtenir l’abandon complet des réformes Darcos et Pécresse.

Voyez le reportage d’Annick Alexandre et Daniel Waxin avec :
* François Rillotte, le président de la FCPE Côte-d’Or
* Michel Haberstrau, du collectif Ecole en danger – Dijon
* Isabelle Campanella, du collectif Ecole en danger – Rhône
* Manuel Guillen, du collectif Ecole en danger – Hérault
* Jean Esmonin, maire de Chenôve

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b21a_1920&video_number=0

Repos Pascal

Voici un excellent communiqué des universités grenobloises :

REPOS PASCAL

Communiqué de presse du 10/4/9

Suite à une période de 10 semaines intenses de mobilisation et d’actions, les syndicats signataires de l’enseignement supérieur et de la recherche de Grenoble souhaitent informer la population que la semaine du 13 au 17 avril sera une semaine de repos pour les services de l’ordre public.

Nous pensons en effet aux 17 millions d’heures supplémentaires déjà effectuées par les collègues de la Police Nationale qui ne sont toujours pas payées. D’autre part le non remplacement des 10 000 postes liés au départ en retraite d’ici 2012 va accroître la surcharge de ces fonctionnaires d’Etat.

Nous demandons donc au Gouvernement la régularisation des heures supplémentaires non payées à nos collègues policiers ainsi que les restitutions des 10 000 postes non remplacés, afin que nous puissions à partir du 20 avril manifester en toute sécurité.

Si à la fin de la semaine prochaine ces revendications ne sont pas prises en compte, nous appelons les collègues de la Police Nationale à nous rejoindre dans la lutte pour la défense des services Publics seuls garants d’une république libre, égale pour tous et fraternelle.

Note : 17 millions d’heures supplémentaires correspondent à 10570 postes de fonctionnaires, soit deux années du plan pluriannuel de créations d’emplois revendiqué par les syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche

SNTRS CGT
FercSup CGT
Sud Education (campus)
Sud Recherche EPST

« Les universitaires payés pour faire grève ? Pas si simple. » Rue 89

Article à lire dans Rue89 : http://www.rue89.com/2009/04/19/les-universitaires-payes-pour-faire-greve-pas-si-simple

Extrait :

« A Paris VIII, la majorité du personnel est en grève… mais non recensée

Dans certains départements, des profs se disent « grévistes » quand ils parlent de leur engagement dans la mouvement, mais ils continuent à venir à la fac. Soit pour faire cours, soit pour avancer dans leurs travaux de recherche. Chez certains, seul le gel des notes a changé, et pas forcément le temps de présence. Impossible donc de recenser valablement le nombre de « grévistes » au sens administratif du terme. D’ailleurs, à Paris VIII-Vincennes, la majorité du personnel est en grève mais non recensée, selon le président de l’université. Nicolas Binzcak, président de Paris VIII, explique pourquoi il ne peut faire remonter la liste des grévistes au ministère, comme c’est la règle :

« Je ne suis pas en mesure de remplir le formulaire de recensement. Le concept de grève est difficilement applicable au monde universitaire. Un chercheur n’est pas un agent qui pointe de telle à telle heure. Un enseignant-chercheur a trois missions : les heures d’enseignement, qu’il peut compacter ou diluer sur toute l’année, la recherche et les fonctions administratives. Les deux dernières missions ne sont pas quantifiables. Par exemple, ce n’est pas parce qu’ils sont en grève que les enseignants-chercheurs ne cherchent plus. »