Communiqué des porte-parole de la cnu, manifestation énergie

Des porte-parole de la Coordination Nationale des Universités sont venus ce matin (16 Avril) apporter leur soutien à la manifestation des agents du secteur énergie place de la bourse à Paris. Ils ont souligné à quel point les revendications portées par les salariés en grève rejoignent celles des universités en lutte depuis bientôt trois mois. Les bas salaires, la précarité, les suppressions d’emplois, l’externalisation des services et des fonctions, tout cela participe au fond d’une politique globale de destruction des services publics.
Comme l’ont scandé les manifestants en réponse à l’intervention des porte-parole, c’est le « tous ensemble » qui doit être notre réponse au gouvernement.

À Paris le 16 avril 2009,

Les porte-parole de la coordination nationale des universités

Publicités

L’Union pour une Université Moderne et Performante invite Valérie Pécresse à un verre de l’amitié

L’Union pour une Université Moderne et Performante invite Valérie Pécresse à un verre de l’amitié pour la remercier pour son « indéfectible attachement au service public d’enseignement supérieur et de recherche ». Nous publions leur lettre.

Arras, le 9/4/2009

Section UUMP du Pas de Calais
9, rue du temple
62000 ARRAS

Ob jet : Invitation

Madame la ministre,

Depuis votre arrivée au ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur, vous avez à d’innombrables reprises fait la démonstration de votre indéfectible attachement au service public d’enseignement supérieur et de recherche, de votre parfaite connaissance du monde universitaire et de votre remarquable aptitude à dialoguer avec ses éléments les plus représentatifs. Pour gagner la bataille de l’intelligence, notre pays a besoin d’entreprises universitaires modernes et performantes. C’est tout le sens des profondes réformes que vous avez engagées.

Grâce à vous, madame la ministre, nos entreprises d’enseignement supérieur et de recherche disposent maintenant de tous les atouts pour relever avec dynamisme, souplesse et efficacité les défis du marché de la connaissance. En particulier, une modulation des services librement consentie dans le cadre de la politique générale d’établissement définie par leur président permettra aux employés de chaque université d’optimiser leur potentiel d’enseignement et de recherche.

Parallèlement, un ambitieux dispositif de prêts étudiants va être mis en place afin d’assurer à tous un libre accès aux savoirs et de dynamiser le financement de nos universités. Toutes les conditions sont désormais réunies pour permettre à nos clients de s’offrir des formations d’excellence, tout particulièrement à celles et à ceux qui choisiraient de rejoindre l’équipe d’une entreprise d’enseignement primaire ou secondaire. Le monde universitaire a bien saisi l’importance de ces réformes historiques : semaine après semaine, des dizaines de milliers d’enseignants, chercheurs, étudiants et personnels administratifs vous manifestent leur gratitude. Tous saluent votre discernement, votre sens de l’écoute et votre capacité à prendre la mesure des situations exceptionnelles. Tous sauront se montrer dignes de l’amour que vous leur portez.

Madame la ministre, vous en avez maintenant assez fait, et vous pouvez être fière de votre bilan. C’est désormais la région Ile de France qui va bénéficier de votre talent et recevoir tout votre amour. Nul doute que ses habitants apprécieront à sa juste valeur votre total investissement.

Pour fêter dignement votre départ, Les personnels et étudiants de l’université d’Artois ont le plaisir de vous inviter à venir partager avec eux un verre de l’amitié le Jeudi 16 Avril 2009 à 15h (sur le site de l’université, 9 rue du temple à Arras, devant le restaurant universitaire et salle LV3).

Dans l’attente de votre réponse et de votre visite, nous vous prions d’agréer, madame la ministre, l’expression de notre plus haute considération pour la fonction que vous exercez encore.

Les membres de la section locale de l’UUMP, Union pour une Université Moderne et Performante

(Lettre également publiée sur Mediapart)

Appel d’universitaires à la grève générale reconductible

Site web :http://www.pour-construire-la-greve-generale-reconductible.org/

Nous venons de mettre en ligne une pétition intitulée « Pour construire la grève générale reconductible ». Il est temps de passer à la vitesse supérieure et de généraliser la convergence des luttes. A diffuser massivement, et rapidement dans tous les milieux professionnels !
http://www.pour-construire-la-greve-generale-reconductible.org/

D’où provient l’appel de Grenoble ? D’un collectif d’universitaires en lutte, baptisé ¡M.A.R.R.E.! (Mobilisés pour une autre réforme de la recherche et de l’enseignement), convaincus qu’il est aberrant de vouloir répondre à la crise en persistant dans la politique qui en est la cause, et qu’il y a urgence à réagir contre une politique de destruction massive des services publics en général et de l’éducation en particulier, de la maternelle à l’université.

Pour nous joindre : collectif.marre@gmail.com

Lettre ouverte à Lionel Collet de la CNU mathématique : alerte à l’évaluation purement bibliométrique !

Veuillez trouver ci-joint copie d’une lettre envoyée à M. Lionel Collet, Président de l’Université Claude Bernard (Lyon 1).
Cette lettre est signée par les deux présidents actuels et les deux présidents précédents des sections de mathématiques du CNU. Elle concerne l’usage de la bibliométrie dans l’évaluation scientifique et l’attribution de moyens aux équipes de recherche.
Elle peut être diffusée.

==================

Lettre ouverte au Président de l’Université Claude Bernard, Lyon 1.
7 avril 2009

Monsieur le Professeur Lionel COLLET, Monsieur le Président,

Nous sommes les présidents actuels ou récents des sections de mathématiques du Conseil National des Universités. Nous tenons à manifester notre étonnement devant le tableau, en provenance du Conseil Scientifique de l’Université Claude Bernard, qui établit un financement des unités de recherche sur la base directe de critères bibliométriques.
(Nous nous référons ici au document
http://www.univ-lyon1.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHE=196081&OBJET=0017&ID_FICHIER=143131)
Ce faisant nous relayons un vif émoi de la communauté universitaire française, en particulier des mathématiciens comme en témoignent par exemple les messages incrédules ou indignés échangés sur la liste de diffusion « mathdebat ».
Nous avons compris que ce tableau ne concernait qu’une partie du financement des unités de recherche (un « bonus »), mais nous voyons de graves dangers dans l’utilisation mécanique de critères bibliométriques comme le nombre de publications, de citations ou l’emploi de divers index ou facteurs numériques. Si cette pratique devait s’étendre à l’évaluation des équipes de recherche ou aux évaluations individuelles, le résultat serait désastreux. D’une part, il est impossible d’établir sur des critères bibliométriques des comparaisons sensées entre disciplines différentes (et même entre thématiques d’une même discipline), d’autre part ce que l’on mesure ainsi n’est pas la qualité scientifique (originalité, innovation, profondeur), enfin l’usage exagéré de la bibliométrie entraîne des stratégies de publication et de communication biaisées ; de nombreuses études ont été menées
sur ce sujet et soulignent toutes les limites de cette approche.
En tant que responsables présents ou passés de sections du CNU, nous avons été très impliqués dans les évaluations individuelles d’enseignants-chercheurs. Le décompte des publications et citations est certes utile et pratiqué, mais il est absolument nécessaire qu’il soit couplé avec de nombreuses autres données et une observation critique plus précise assurée par des pairs qualifiés. Les mathématiques françaises sont parfois citées comme un domaine d’excellence ; cette notoriété est plus le fruit d’une analyse qualitative que quantitative. Et quand elle est quantitative, cette analyse est multi-critères : large spectre et difficulté des champs thématiques, participation à des congrès internationaux, qualité des thèses soutenues et essaimage des chercheurs dans les divers organismes de recherche, comité éditoriaux, impact des publications en temps long,…
On trouve sur le site de l’Union Mathématique Internationale un rapport précis et documenté sur l’usage des « Citations Index » dans la politique scientifique. Nous ne pouvons qu’encourager sa lecture ; il est accessible sur
http://www.mathunion.org/publications/report/citationstatistics0/.
Ce débat sur l’usage de la bibliométrie n’est pas neutre car il existe une pression réelle, en particulier dans de nombreux pays étrangers, pour la mise en place de systèmes d’évaluation basés sur des critères bibliométriques mécaniques. C’est aujourd’hui le mérite des sections du CNU et de l’AERES de ne pas avoir emboîté le pas à cette mode qui permettrait de remplacer les experts qualifiés par des technocrates et des ordinateurs. Il ne faudrait pas que cette pratique soit initiée et développée par les établissements d’enseignement supérieur eux-mêmes, dans le cadre de leur autonomie financière et scientifique.
En conclusion, l’émoi provoqué par le tableau du Conseil Scientifique de l’UCB est donc doublement justifié : il est inadapté à la mise en place d’une politique scientifique et il porte le germe d’une contagion dommageable.
Nous tenions à manifester notre sentiment sur la question sensible de l’évaluation bibliométrique, puisque nous savons porter l’opinion d’une large part de la communauté mathématique (et au delà universitaire) française. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre engagement au service de l’Université et l’expression de nos sentiments respectueux.

Le 7 mars 2009,

  • Fabrice BETHUEL, Président de la Section 26 du CNU, Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, Paris 6.
  • Emmanuel LESIGNE, Président de la Section 26 du CNU entre 2004 et 2007, Professeur à l’Université François Rabelais, Tours.
  • Michel OLIVIER, Président de la Section 25 du CNU entre 2004 et 2007, Professeur à l’Université Bordeaux 1.
  • Marc PEIGNÉ, Président de la Section 25 du CNU, Professeur à l’Université François Rabelais, Tours.

Le CA de l’université de Poitiers demande le retrait des décrets EC et masterisation

COMMUNIQUE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION 15 avril 2009

L’université de Poitiers, comme la grande majorité des Universités françaises connaît une mobilisation très importante des étudiants et de son personnel depuis maintenant plus de 2 mois. Le gouvernement en choisissant la voie du pourrissement face aux contestations met l’enseignement supérieur dans une situation délicate.
Force est de constater que les réformes ne reçoivent pas l’assentiment de la communauté universitaire dans son ensemble. Il apparaît alors que seul le retrait du projet de réformes de la formation des enseignants et du projet de décret portant sur le statut des enseignant chercheurs dans leurs formes actuelles permettra une sortie de crise et un retour à une confiance réciproque.
Le conseil d’administration demande solennellement au gouvernement d’entendre la vive inquiétude de l’ensemble des personnels et des étudiants de l’Université. Il souhaite, une fois les projets actuels retirés, l’ouverture immédiate de réelles négociations avec les instances et organisations représentatives de la communauté universitaire portant non seulement sur ces  projets contestés mais aussi sur la recherche, l’emploi et la situation spécifique des personnels biatoss.
De manière générale, le CA insiste sur la nécessité de véritables concertations préalables à toute nouvelle réforme.

« Malgré les vacances, pas de trêve dans les facs » (L’Humanité)

« Pas de trêve dans les facs : http://www.humanite.fr/2009-04-15_Societe_Pas-de-treve-dans-les-facs
Malgré les vacances, de multiples initiatives locales fleurissent dans les établissements. En attendant la manifestation nationale du 28 avril.
Malgré les vacances de Pâques, la mobilisation dans les universités ne s’éteint toujours pas. Tandis que le gouvernement joue la montre, ici et là continuent de fleurir les initiatives locales. Exemple ? À l’université de Bourgogne, où le bâtiment droit-lettres est resté bloqué plusieurs semaines, les étudiants ont prévu d’organiser aujourd’hui un barbecue militant et une manifestation « silencieuse » ; à l’université de Toulouse, la grève est votée jusqu’à – au moins – la prochaine assemblée générale qui doit se tenir lundi prochain ; à l’université d’Orléans, l’AG de demain sera suivie d’une manifestation…
Autant de signaux démontrant la vigueur du mouvement qui pourrait bien repartir une fois les congés terminés. Vendredi dernier, une intersyndicale de l’enseignement supérieur – FSU, CGT, SGEN-CFDT, Solidaires, Sauvons l’université, Sauvons la recherche et l’UNEF – a appelé à « poursuivre la mobilisation » et à manifester les 28 avril et 1er mai. Le 6 avril, la Coordination nationale des universités avait lancé un appel identique. Le 28, l’intersyndicale appelle aussi à envoyer des délégations au contre-sommet de Louvain (Belgique) où se tiendra une conférence européenne sur l’enseignement supérieur et la recherche. « Après dix semaines de mobilisation, les personnels et les étudiants ne baissent pas les bras, ils continuent à se mobiliser », constate l’intersyndicale, accusant, encore une fois, le gouvernement de porter la responsabilité de la poursuite du mouvement.
À l’évidence, ce dernier n’a rien fait ces derniers jours pour calmer la situation. Et profite, au contraire, de l’angoisse des étudiants sur la question des examens pour attiser les tensions. « Le gouvernement dramatise la situation, lancent le SNESup-FSU et l’UNEF. L’expérience de mobilisations passées, notamment celle contre le CPE, et la souplesse du calendrier laissent des marges de manoeuvre que la ministre feint d’ignorer. » L’UNEF réclame « trois garanties », sur la nature des examens, le maintien de sessions de rattrapage et l’assurance du versement des bourses. Valérie Pécresse n’aura pas l’occasion de répondre immédiatement à ces requêtes. À compter de jeudi, elle s’envole pour les États-Unis où elle visitera les universités de Berkeley et Stanford. Sûrement en rêvant du « modèle » américain…
Laurent Mouloud »
A lire également sur l’Humanité :

9e CNU le 29 avril 2009 à la Sorbonne

Les organisateurs de la 9e CNU, qui se tiendra le 29 avril 2009 dans l’amphitéâtre Richelieu de la Sorbonne, sont animés par un triple souci :
–    relancer la réflexion et faire le point après les vacances de Pâques (nous rappelons que pour des motifs de scansion du mouvement, la date n’a pu être être repoussée après la fin des vacances de la 3e et dernière zone), alors que la situation se tend
–    réaffirmer l’unité du mouvement et de la communauté universitaire face aux projets de réforme du MESR et du MEN, à la fois face aux médias et face au gouvernement qui multiplie les déclarations à visée démobilisatrice
–    tenter d’être efficaces dans nos prises de décision, d’autant que l’amphitéâtre Richelieu n’est libre que jusqu’à 17h

Ce triple objectif explique à la fois le déroulement de l’ordre du jour et le fait que nous proposions de réduire les plages de discussion avec vote à deux temps : au sujet du texte qui devrait sortir de cette réunion et sur les modalités d’action
Il explique également que :
– nous invitions l’ensemble des organisations syndicales, collectifs, coordinations et sociétés savantes à mandater des représentants (4 mandatés par organisation était le chiffre retenu jusqu’ici)
– nous suggérons que les mandatés, au nombre de 5 depuis le départ, fassent leur place à l’ensemble des représentants de la communauté universitaire (en écho à l’ordre du jour proposé) : 2 EC, 1 doctorant, 1 Biatoss et 1 étudiant, semble un bon compromis. Deux observateurs peuvent s’ajouter à ce chiffre.

Dans le but de préparer au mieux cette CNU, trois adresses ont été ouvertes
1)    delegues.cnu9@gmail.com : c’est l’adresse où les noms des mandatés doivent être envoyés (au plus tard le mardi 28 au soir)
2)    mobilisation.cnu9@gmail.com : il faudrait y envoyer une demie-page maximum sur la mobilisation dans votre université (grève, blocage/occupation, modalités d’action, mais aussi modalités éventuelles retenues pour la validation du semestre) ; faire un sort aux pressions qui s’exercent également car nous prévoyons une synthèse sur ce point. Envoi jusqu’au dimanche 26 avril
3)    action.cnu9@gmail.com : il s’agit d’y envoyer les suggestions concernant les modalités d’action (éviter les catalogues !) afin que l’on fasse une courte synthèse, qui sera la base de nos discussions… Envoi jusqu’au dimanche 26 avril

Proposition d’ODJ
10h Accueil des mandatés
10h30 Ouverture de la coordination
10h30 Bilan de la mobilisation
– Synthèse des rapports sur l’état de la mobilisation 10/15 min (F. le Priol, Université Paris4)
– Synthèse des rapports sur les pressions sur le mouvement 10/15 (E. Vallet, Université Paris 1)
11h Bilan politique et actualisation des dossiers
– Point sur la CPU (à déterminer) 5-10 min
– rapport sur la réforme de formation des enseignants (par des représentants de la CNFDE) 10 min
– 1 rapport sur le statut des EC (par des représentants du Collectif de Défense des Universités ; à confirmer) 10 min
– 1 rapport sur la précarisation des personnels (par des représentants de la coord des BIATOSS ; à confirmer) 10 min
– 1 rapport sur la précarisation des étudiants (Bourses, CROUS, contrat doctoral) par des représentants de la coord des doctorants (à confirmer) 10 min
– 1 rapport sur la recherche (par des représentants de la coord des labos, à confirmer) 10 min
12h Débat sur la « déclaration politique » de la CNU
13h Suspension de séance (intégration des amendements de la déclaration pendant la pause déjeuner)
14h30 Reprise du débat sur la déclaration politique
15h Vote de la déclaration
15h/17h Calendrier et moyens d’action
17h Point presse

Venez nombreux!
Le comité d’organisation de la 9é CNU.