Le Havre: étape du tour de France de la ronde des obstinés

Jeudi 16 avril, « Le Havre: étape du tour de France de la ronde des obstinés« . Venez nous rejoindre tout au long de cette journée dans cette ronde des obstinés. Inscription sur le lien suivant
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Arrêt sur images n°67 : boycotter Le Monde ?

« La gazette d’@rrêt sur images, n° 67

Difficile, de se faire une opinion sur le conflit qui s’envenime entre certains enseignants-chercheurs en grève, et Le Monde. Ce conflit va maintenant, nous vous l’avons dit (1), jusqu’à un appel au boycot du journal. Cette arme-là, entre les mains des profs en grève, est-elle légitime ? Est-elle au contraire attentatoire à la liberté de la presse ? Et pourquoi Le Monde, et pas d’autres ? Comme nous étions partagés, nous avons invité deux enseignants (d’avis contraires) sur le plateau (Le Monde a décliné notre invitation). Nous avons débattu articles en main. Boycot ou pas, le cher vieux journal préféré des intellos n’en sort pas grandi. Bien sûr, un journal a le droit d’écrire ce qu’il veut, et heureusement. Encore faut-il séparer les faits et le commentaire. Le Monde, étrangement, a oublié cette règle d’or. Malheureusement pour lui, il est tombé sur des lecteurs particulièrement affûtés, qui avaient le bagage intellectuel nécessaire pour se défendre, et les dents pour mordre. Cela dit, nos deux invités sont partagés. L’un estime que les chercheurs ont perdu la bataille médiatique. L’autre pense le contraire. (…) Notre émission est ici (2). Son début est là (3). »

POURSUIVRE AVEC OBSTINATION (communiqué de l’intersyndicale – 10 Avril)

POURSUIVRE AVEC OBSTINATION
Après 10 semaines de mobilisation dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, les personnels et les étudiants ne baissent pas les bras. Ils continuent à se mobiliser. En témoignent les manifestations du 8 Avril, les rondes des obstinés à Paris et en province, etc.
Le gouvernement a dû concéder quelques mesures comme le financement des 225 postes supprimés au budget 2009 dans l’enseignement supérieur sous forme de crédits ou l’annonce de l’absence de gel d’emploi dans l’enseignement supérieur en 2010 et 2011, la répartition 50-50 des promotions des enseignants-chercheurs entre le CNU et l’établissement , des épreuves de concours de recrutement des enseignants de 2010 comme en 2011 (mais pas l’année post concours), la remise au concours de postes de chercheurs des organismes gelés par les chaires. Mais il ne cède pas sur le coeur des revendications solidaires de la communauté scientifique et universitaire. Depuis le début, le mouvement s’oppose à la politique du gouvernement, mettant de plus en plus en évidence la nocivité de la loi LRU et du Pacte Recherche.
Il porte comme exigences :
· le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et du projet de contrat doctoral,
· le retrait de l’actuel projet de réforme de la formation et des concours des enseignants, ainsi que l’ouverture de négociations pour une tout autre réforme
· la restitution des emplois supprimés ; la définition d’un plan pluriannuel de créations d’emplois,
· l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche.
Bien au contraire, le gouvernement tente de susciter des tensions entre étudiants et personnels et d’instrumentaliser la question des examens du semestre pour affaiblir la mobilisation. C’est le gouvernement qui porte la responsabilité de la poursuite du mouvement. Les organisations sous signées dénoncent la brutalité de la répression visant les personnels et les étudiants, qui a déjà conduit à plusieurs blessés et fait peser de lourdes menaces sur certains manifestants. Elles s’opposent aux violences qui se produisent dans les universités.
Les organisations sous signées appellent à poursuivre la mobilisation. D’ores et déjà, elles invitent tous les personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à :
· participer aux rondes des obstinés, en impulser dans toutes les villes universitaires
· investir l’espace public le mardi 28 avril (cours publics, initiatives diverses comme des lectures de livres, des projections de films, rassemblements, manifestations, …)
· envoyer des délégations à la manifestation du 28 avril au contre-sommet de Louvain au moment de la conférence européenne ministérielle pour « évaluer les progrès accomplis et les nouvelles mesures à mettre en place » dans le cadre du « processus de Bologne » sur l’enseignement supérieur-recherche
· préparer dès à présent la participation massive de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche dans les manifestations du 1er Mai à Paris et en province.

le 10 avril 2009
Signataires : FSU (SNESUP – SNCS – SNEP – SNASUB) ; CGT (SNTRS – FERC Sup) ; SGEN-Recherche-EPST ; Solidaires (Sud Recherche EPST – Sud Education) ; SLR ; SLU ; UNEF

UFR de sciences économiques de Paris 13 se déclare en grève active

Motions votées par l’UFR de sciences économiques et de gestion de l’Université Paris 13
Les enseignants chercheurs et les personnels administratifs de l’UFR de sciences économiques et de gestion de l’université Paris 13 ont voté les motions suivantes lors de la réunion du 7 avril 2009 :
1) Après plus de deux mois de conflit dans les universités, les membres de l’UFR déplorent l’attitude irresponsable des ministères de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale qui prolongent et aggravent la crise et mettent grandement en péril le déroulement de l’année universitaire.
2)  L’UFR poursuit la mobilisation contre les réformes en cours dans l’enseignement supérieur et la recherche et se déclare en grève active, avec une mobilisation accrue les jours de manifestation.
Les modalités de cette grève sont laissées à la libre appréciation de chacun (EC ou Biatoss).
3) Sans préjuger des décisions qui seront prises à l’avenir, l’UFR décide d’aménager le calendrier du 2e semestre. Le nouveau calendrier est le suivant : possibilité de cours étendue jusqu’au 6 juin ; semaine de révision du 8 au 14 juin ; examens du 16 au 24 juin ; jury du 8 au 10 juillet.

24 suffrages exprimés
22  vote pour
1  vote contre
1 non participation au vote

Cette motion a également été soumise aux enseignants chercheurs exterieurs qui interviennent dans l’UFR :
9 suffrages exprimés
9 vote pour

Une prochaine réunion d’UFR est convoquée pour lundi 27 avril, 15h .

Mettre un terme à la fuite des cerveaux

Article à lire dans Le Pharisien.
Eric de la Croix-Saint-Georges | 10.04.2009, 08h00

Mettre un terme à la fuite des cerveaux

Un rapport confidentiel de l’Agence Nationale d’Évaluation de la Responsabilité Politique (ANERP) suscite l’inquiétude du Président de la République.

Les faits remontent à janvier 2005, mais il aura fallu attendre plus de quatre ans avant qu’ils ne s’ébruitent. Jacques Chirac, alors Président de la République, commande à l’ANERP, créée en 2003, au début de son quinquennat, une étude sur la qualité de la gouvernance politique en France. Commande discrète, et que le Chef de l’État a pris soin de ne passer qu’à l’approche de la fin de son mandat. Fin avril 2007 le rapport de l’ANERP tombe. Il est prudemment tenu à l’abri de la curiosité des journalistes et du public.
Dès son élection à la Présidence de la République, Nicolas Sarkozy en prend connaissance. Il hésite sur l’opportunité de le rendre public, mais finit par décider de suivre la ligne tracée par son prédécesseur. Pour comprendre ses raisons, il suffit de se pencher sur le rapport en question. Édifiant.

L’ANERP a mené deux années durant une enquête minutieuse sur la qualité, la performance, la compétitivité et le retour sur investissement du personnel politique français, aussi bien de celui qui était en charge de hautes responsabilités nationales au moment de l’enquête que de celui qui était virtuellement disponible pour un Président appartenant à la majorité d’alors. Sans entrer dans la description technique du protocole d’enquête, on peut dire qu’il croise cinquante-six paramètres d’évaluation, chacun étant affecté d’une note allant de 0 à 5. Le modèle en est inspiré par les techniques issues du très sérieux Laboratory of Research on Underworld (LRU) du Michigan, techniques d’abord appliquées par les chercheurs américains à une évaluation de la performance des différentes organisations criminelles mondiales (voir Science, 19 avril 1999, vol. 251). L’enquête de l’ANERP s’appuie donc sur une expertise avérée et ses résultats sont, de l’avis des scientifiques, incontestables.

Ils n’en sont que plus préoccupants. Il apparaît en effet que chaque année, 67,12% des meilleures personnalités étatiques produisantes* (PPP) choisissent d’aller travailler à l’étranger (29,07%), de vendre leurs services à l’entreprise privée (18,04%) ou de se retirer de la vie publique pour vivre de leurs rentes (20,01%). Ce chiffre moyen augmente si on considère séparément le parti de la majorité actuelle, pour friser les 89% – ce qui s’explique notamment par la plus grande mobilité géographique qui caractérise les partis de la droite républicaine, traditionnellement plus encline à valoriser les parcours personnels. Au total, la performance moyenne du personnel politique français susceptible d’entrer au gouvernement s’établit à 1,25 sur 5. Soit deux points de moins que la moyenne européenne, à égalité avec le résultat obtenu par l’Italie (1,24) et l’Iran (1,26).

On mesure alors l’embarras de Nicolas Sarkozy au moment de prendre ses fonctions et de nommer son cabinet. Comme nous l’avoue un proche du Président, « la pénurie de cerveaux et de compétences était particulièrement gênante pour les ministères de l’Éducation Nationale et pour celui de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Nicolas (sic) a dû se résoudre à faire contre fortune bon cœur, et à désigner comme ministres ce qu’il avait sous la main ».

Une campagne de communication efficace
Pour pallier la carence de personnels qualifiés et, surtout, à la hauteur des enjeux ambitieux que le candidat Sarkozy s’était fixés, une coûteuse campagne de communication a été mise en place, entre juin et octobre 2007, sur le thème de l’excellence ministérielle et de l’évaluation régulière dont les ministres feraient l’objet. Coût de l’opération : entre deux-cents et deux-cent cinquante millions d’euros. Un investissement fructueux, puisqu’il aura permis jusqu’au début de cette année de donner le change. Mais le Président de la République vient de changer de stratégie. C’est à sa demande que le rapport de l’ANERP vient d’être communiqué à l’AFP, mettant ainsi un coup d’arrêt à la politique des apparences qu’il avait été contraint de conduire jusqu’ici en la matière : « ça va bien deux minutes, mais l’incompétence, c’est l’incompétence », aurait-il déclaré excédé hier soir, au sortir d’un dîner au Fouquet’s. Les deux ministres concernés ne tarderont pas à être remerciés. Ce qui, cependant, ne règle pas le problème de leur succession, la fuite des cerveaux politiques marquant une nette tendance à la hausse au premier trimestre 2009.

* Personnalité étatique produisante : selon la définition de l’ANERP, il s’agit d’« un homme ou une femme ayant eu ou ayant vocation à avoir, de par sa formation, son appartenance sociale, ses origines familiales ou autres, des responsabilités étatiques (donc de niveau national), et qui ait donné la preuve de sa capacité à promouvoir et de publier des idées neuves dans le champ politique ».

AutonomeSup demande la révision de la LRU

« Il faut réviser la loi LRU !

La loi LRU, dans ses intentions, voulait apporter aux universités des libertés pour les ouvrir au monde extérieur. AutonomeSup a toujours été favorable à l’ouverture de l’université et avait donc approuvé ces intentions. Mais au lieu d’une loi de libertés pour les universités, c’était une loi de pleins pouvoirs pour les présidents qui était proposée. Nous avons alors engagé un dialogue fructueux avec le Sénat et nous avons eu le plaisir de constater que celui-ci avait voté de nombreux amendements allant dans le sens de nos propositions, mais les députés ont supprimé pratiquement tous les amendements votés par le Sénat et ont même ajouté un système électoral aussi inique qu’inefficace : vouloir imposer  le système électoral des régionales à une élection (pour le Conseil d’Administration des universités) où le nombre de sièges à pourvoir est très faible (entre 5 et 7) conduit à exclure de ce Conseil de fortes minorités et à imposer un rapport de 6 élus à 1 pour des listes qui ne sont parfois séparées que par quelques voix.

C’est l’efficacité, dira-t-on, qui doit primer. Mais comme les universitaires votent en deux collèges séparés (professeurs et maîtres de conférences) et que le rapport de force électoral est souvent inversé entre les deux collèges, on a souvent constaté une situation de parité et donc de blocage entre les enseignants, ce qui a donné aux représentants des étudiants et des personnels administratifs et de service un rôle déterminant dans le choix du président.

On notera, aberration de la nouvelle loi «d’ouverture», que les personnalités extérieures à l’université ne votent pas pour l’acte majeur de l’élection du président, alors qu’elles le faisaient précédemment ! Autre résultat négatif, l’ensemble des enseignants chercheurs n’est représenté au conseil d’administration que par 7 professeurs et 7 maîtres de conférences au maximum, ce qui exclut de l’instance de décision des pans entiers de la recherche et de l’enseignement. Pourtant, l’ouverture de l’université ne pourra se faire qu’avec le plus grand nombre d’universitaires : en excluant des disciplines entières de l’instance de décision, on a découragé bien des collègues.

Et maintenant, c’est la réforme du statut universitaire qui met le feu aux poudres. Les universitaires sont attachés au caractère national de leur statut, seule garantie face à l’omnipotence des présidents. Or, conséquence de la loi LRU, le projet de décret réformant ce statut, qu’aucun syndicat d’universitaire n’a approuvé, viderait en fait ce statut de sa dimension nationale en ne laissant à l’instance nationale garante de ce statut, le Conseil National des Universités, qu’une fonction consultative. Les quelques concessions que nous venons d’arracher ne changent fondamentalement rien au fait qu’avec le nouveau décret les universitaires, dont l’indépendance est constitutionnellement garantie, deviendraient les salariés d’un patron appelé président d’université.

Cela, l’immense majorité des universitaires le rejette, d’où la situation de crise qui peut conduire à des actes d’une gravité exceptionnelle. A cela s’ajoute que la réforme des concours de recrutement des professeurs du premier et du second degré liée à une modification des masters témoigne, à côté de dispositions aberrantes, du plus grand mépris pour les formations universitaires : les nouveaux professeurs des écoles ou du secondaires devront être titulaires d’un master… mais les épreuves du concours national seront du niveau de la licence et les étudiants admissibles, mais non admis au CAPES cette année, se verraient donner automatiquement la première année de master, même s’ils n’en ont suivi aucun enseignement ? Est-ce là la considération due aux formations universitaires ? Bref, l’université est dans une crise aiguë.

Devant cette situation, le Gouvernement a trois options : s’entêter à vouloir mettre en place toutes les dispositions qui résultent de la loi LRU, et ce sera l’épreuve de force dont les étudiants et l’Université feront les frais ; faire comme dans la crise des IUT, où le Ministre a demandé, par circulaire ( !) de ne pas appliquer la loi et d’en revenir à la situation antérieure, et étendre à d’autres secteurs – en particulier le statut des personnels – la non application de la loi, mais une telle situation n’est juridiquement pas tenable ; réviser la loi LRU dont on voit par les faits la nocivité. Seule cette troisième attitude ramènerait le calme dans des universités qui n’aspirent qu’à remplir, dans le respect des libertés universitaires, leur mission d’enseignement et de recherche.

Le 22-02-2009 Jean-Louis CHARLET Président d’AutonomeSup »

Voir aussi les précieux compléments et non moins précieuses contextualisations de Sylvestre Huet.

9ème coordination nationale des universités : 29 Avril

Nous vous confirmons la tenue de la prochaine coordination nationale des universités, qui sera organisée par les Universités de Paris I et Paris IV à la Sorbonne, dans l’amphithéâtre Richelieu, le 29 avril 2009, de 10h à 17 heures.
Nous vous transmettrons mercredi prochain les informations relatives à l’inscription des mandatés et au déroulement de l’assemblée.

Le comité d’organisation Paris I-Paris IV

Les enseignants-chercheurs sont-ils (encore) des enseignants ?

A en croire, le minisère de l’éducation nationale … non. Le « Pass education » permettant l’accès gratuit aux musées pour les enseignants n’est en effet pas disponible pour les enseignants-chercheurs. Comme le précise le site du ministère :

« Cette carte est destinée aux enseignants en activité dans un établissement de l’enseignement public et privé sous contrat des :

  • écoles
  • collèges
  • lycées

L’accès gratuit est accordé aux enseignants à titre professionnel et individuel. »

Ci-dessous le témoignage (indigné) d’une collègue :

« Vous l’aurez sans doute aperçu dans vos journaux lundi en gros titre: GRATUITE DES MUSEES NATIONAUX POUR LES ENSEIGNANTS….
Les enseignants? qu’est-ce à dire? J’étais dimanche au musée d’Orsay avec des amis, au même moment où Christine Albanel vendait cette mesure de gratuité destinée AUX ENSEIGNANTS et également au 18-25 ans. Belle initiative, me dira-t-on! A l’arrivée au guichet, bien qu’ayant arboré avec un grand sourire ma jolie carte d’enseignant avec au coin, une jolie cocarde bleu/blanc/rouge, il me fut répondu « Ah désolé mais depuis hier, samedi, on a eu une nouvelle directive: la gratuité ne concerne pas les maîtres de Conférences et donc le supérieur!
Bientôt plus fonctionnaire, mais déjà plus enseignant!
Diffusez ce message plus largement si vous le souhaitez… « 

Orléans : vote électronique pour la reprise générale des cours, et AG pour le maintien du blocage …

Question posée : « Etes-vous pour la reprise générale des cours dans toutes les composantes de l’université à compter du mardi 14 avril 2009 à 8h 00 ? »

Résultats : votants 1996 (11 % des étudiants et personnels) Oui 1421 (72 % => 8 %) Non  575 (28 %) (pas d’autres choix)

Les personnels avaient  fait un appel à boycott. Il y a eu une demande explicite d’un collègue au président sur le numéro
de déclaration CNIL et contact à la CNIL qui nous a indiqué oralement qu’il ne semblait pas y avoir de déclaration et que donc ce
vote était illégal.
Par ailleurs, la participation en AG (ce matin), est habituelle (750 personnels et étudiants). Grève et blocage reconduits.

Ci-dessous le message du président d’Orléans à l’issue du vote électronique

« Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Afin de garantir le niveau de nos diplômes et leur caractère national, après la consultation électronique du 9 avril 2009, j’appelle à la reprise des cours dans toutes les composantes de l’Etablissement le mardi 14 avril à 8h.
Sincères salutations.
Gérald GUILLAUMET. Président »

L’AERES n’évaluera pas les maquettes des masters « métiers de l’enseignement »

« Le Conseil de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur réuni le 9 avril 2009 constate que :

– les dossiers déposés par les établissements ont été constitués en fonction du « cahier des charges » présenté dans la circulaire du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche du 17 octobre 2008 et n’ont pu prendre en compte l’incidence sur ce « cahier des charges » des décisions prises par les ministres dans le cadre des négociations récentes avec la CPU et la CD IUFM, d’une part, et avec les syndicats, d’autre part ;
– seuls 9 universités, 2 Ecoles Normales Supérieures et 8 établissements privés ont déposé des dossiers ;
– sur 35 académies, seules 3 (Reims, Polynésie et Nouvelle Calédonie) ont une proposition complète ;
– la faible proportion de dossiers remontés (moins de 10 % de l’offre potentielle) ne permet à l’Agence, ni une analyse par académie, ni une analyse nationale comparative par discipline.

En conséquence, l’AERES décide de ne pas évaluer les masters « métiers de l’enseignement » de la campagne actuelle.

Communiqué adopté par le Conseil à l’unanimité. »

Source : communiqué de presse de l’AERES

Orléans : occupation pacifique de la mairie en cours

14h53 : Un bâtiment de la Mairie d’Orléans (Hôtel Grolot pour les connaisseurs) est occupé en ce moment par les étudiants. Les forces de l’ordre continuent à arriver, beaucoup de personnels et d’étudiants continuent à arriver. Pour l’instant tout est calme.
Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à venir soutenir PACIFIQUEMENT dehors.

Communiqué FO après l’intervention policière au CROUS de Paris

COMMUNIQUÉ À PROPOS DE L’ INTERVENTION POLICIÈRE AU SIÈGE DU CROUS DE PARIS

Mardi 7 avril, le directeur du CROUS de Paris et son adjoint ont brièvement été « retenus contre leur gré » dans leur bureau par un collectif d’une cinquantaine d’étudiants, qui avaient auparavant tenté une opération « repas gratuit » dans le Restaurant Universitaire Bullier. Ces jeunes manifestants réclamaient, entre autres, la baisse des tarifs des services du CROUS, l’augmentation du nombre et du montant des bourses, la fin de la menace de privatisation des CROUS. En outre, ils reprochaient au nouveau directeur, Mr LAMBERT, les recommandations que ce dernier avait diligentées dans son fameux Rapport sur les CROUS.
Mrs LAMBERT et HEMBISE ont refusé d’engager le dialogue dans ces conditions et… ont fait intervenir la troupe ! S’en est suivie une bousculade entre une vingtaine de policiers (en tenue, en civil, et même un ou deux commissaires !) et les étudiants, dont certains ont été menottés et plaqués au sol, alors qu’aucune violence ni insultes n’avaient été à déplorer jusqu’alors. Après contrôle d’identité, ils ont tous été relâchés.
C’est la première fois que la police intervenait dans l’enceinte même du siège du CROUS…
FORCE OUVRIÈRE déplore et condamne cette intervention policière, qui plus est dans les locaux même du CROUS ! Aucune menace sérieuse ne pesait sur les personnes « retenues »et une plus grande volonté de dialogue aurait pu arranger les choses.
FO considère que ce recours à la force est symptomatique du climat social actuel : refus de négocier sur les revendications des personnels et multiplication de contre-réformes imposées à la hussarde.
Dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) le gouvernement fait disparaître 36000 emplois de fonctionnaires en 2009.
Aujourd’hui pas plus qu’hier, on ne règlera les problèmes de l’Université et des oeuvres par les suppressions de postes, la privatisation et la matraque !
Par des moyens autres que ce collectif, ceux de l’action syndicale déterminée, FORCE OUVRIÈRE entend lutter contre les menaces qui pèsent sur la mission sociale des CROUS.
Plus que jamais, FO s’insurge contre les mesures que préconise le Rapport LAMBERT (gardé sous le coude par la Ministre, en attendant des jours plus calmes et la mise en place des PRES) : précarisation et mise en concurrence des personnels, menaces sur les statuts (PO et PA), ouverture au privé des logements étudiants, restriction des moyens de fonctionnement, rentabilité des services, polyvalence et individualisation des métiers, etc… Bref, la liquidation des oeuvres sociales, et le passage au privé !
FORCE OUVRIÈRE n’oublie pas que les personnels et les étudiants subissent déjà les effets de cette logique imposée (sous-effectifs, « maîtrise des coups de gestion », course aux bénéfices, etc…). C’est pourquoi nous continuerons inlassablement à établir nos cahiers de revendication, à les présenter à la Direction et à rendre compte des réponses dans la transparence, jusqu’à satisfaction !
Paris, le 10 avril 2009.

« La démocratie est-elle soluble dans le vote électronique ? » Un EC écrit au CA de l’UPJV

Jean Charles Delépine. Animateur du site de campagne contre les ordinateurs de vote à Amiens
http ://vao-amiens.fdn.fr/
Amiens, le 30 mars 2009

Mesdames et messieurs les membres du conseil d’administration de l’UPJV

Mesdames, Messieurs

La démocratie est elle soluble dans le vote électronique
Tout d’abord, la position de la très sérieuse ASTI, la Fédération des Associations Françaises des Sciences et des Technologies de l’Information : « La Fédération des Associations Françaises des Sciences et des Technologies de l’Information appelle à ne pas recourir au vote électronique anonyme au nom du principe de précaution. L’ASTI est convaincue que les sciences et technologies de l’information peuvent contribuer positivement au développement de la démocratie. Elle tient cependant à alerter les pouvoirs
publics sur l’impossibilité, en l’état actuel de la technologie, de réaliser un vote anonyme contrôlable directement par les
électeurs et en conformité avec les dispositions de la Constitution et du Code électoral. Des recherches se développent mais
n’ont pas encore abouti à des systèmes permettant l’exercice d’un contrôle démocratique indiscutable. Dans l’attente de ces avancées scientifiques et technologiques, l’ASTI recommande que de telles recherches soient poursuivies et que pouvoirs publics, partis politiques et société civile ne recourent en aucune manière au vote électronique anonyme, y compris au moyen de machines à voter. »
Pourquoi cette insistance sur l’anonymat et pourquoi celui-ci rendrait ces consultations incontrôlable ?
Le vote électronique est utilisé ou pourrait l’être dans certain cas de façon très efficace et tout à fait démocratique. Quelques cas :

  • – l’assemblée nationale. Le vote de nos députés n’est pas secret, et encore heureux : ils ont des comptes à rendre. L’électronique est dans ce cas une facilité. Les députés peuvent voter simplement et rapidement en tournant une simple clef sur leur pupitre. En cas d’erreur (ça arrive) le député, ou ses collègues, s’en rend vite compte puisque son vote n’est pas secret et c’est corrigé aussi vite.
  • – Les votes du projet Debian (http://www.debian.org/vote/), même chose, le vote n’est pas secret, chacun peut donc vérifier que son vote a bien été pris en compte. L’ordinateur permet ici un vote mondial, à distance, pour de nombreux votants et d’utiliser la méthode de condorcet (http://fr.wikipedia.org/wiki/Méthode_Condorcet) qui serait difficile à mettre en oeuvre pour un nombre important de votants et de candidats (ou propositions) sans l’informatique.
  • – des assemblées d’association (http://www.fdn.fr/reglement.pdf par exemple), encore une fois, le vote n’étant pas anonyme, il est vérifiable.

Pour chacun de ses exemples, il est possible, après le vote de recompter les bulletins, et de refaire, éventuellement à la main, tout ce qu’a fait la machine. L’électeur sait que son bulletin, celui de son voisin, tout les bulletins, sont pris en compte et n’ont pas été modifiés au passage. C’est primordial. Nous avons donc là des scrutins sincères, mais non anonymes, tous basés de fait sur le principe de l’assemblée (générale, de conseil, nationale). Je crois, je peux me tromper, que ce n’est malheureusement pas vers ce type de solution que se tourne le conseil.
Un autre système de vote, anonyme celui là, marche pas mal.
Il n’est pas électronique : c’est notre bonne vieille urne – transparente depuis 1988 seulement. Une fois le bulletin dans l’urne on ne peut pas remonter jusqu’à l’électeur et savoir ainsi ce qu’il a voté, cependant celui-ci sait ce qu’il a voté et ce qu’il y a dans l’urne. Il viendra ensuite dépouiller, compter et recompter s’il le faut. Tout est fait pour qu’il n’y ait pas de doute possible sur le résultat du vote. Lisez ou relisez le code électoral, on n’y fait confiance à personne. Ce système n’est pas parfait mais c’est actuellement le meilleur qu’on ait trouvé pour consulter anonymement les citoyens et que le résultat soit accepté par tous, même
les perdants. Nous avons là un vote anonyme et sincère. Il y a bien quelques tentatives de fraude à la marge mais elles nécessitent la complicité de l’ensemble du bureau de vote. Ces fraudes touchent le plus généralement à la liste des inscrits (on fait voter les morts) et pas au processus électoral lui même.
Voyons maintenant à quoi ressemblerait un vote électronique se voulant anonyme.
Pour qu’il y ait anonymat il doit y avoir déconnexion complète de l’information bulletin de vote et de l’information électeur. On ne doit pas pouvoir, pour un bulletin donné, remonter vers l’émetteur de ce bulletin. C’est une chose qui, en elle même, est difficile à réaliser en informatique : il est bien plus facile de perdre de l’information sans faire exprès (bug) que de faire exprès de la perdre. On va donc passer par des procédures compliquées que seuls des experts informaticiens vont pouvoir valider, s’ils ont accès aux codes sources des programmes utilisés. Laisser le contrôle de notre vie démocratique à de tels experts, voilà qui serait un sacré recul.
Comme il y a anonymat, le votant ne va pas pouvoir vérifier que son vote a bien été pris en compte. De deux chose l’une, soit l’application lui permet de voir un message « Vous avez voté telle proposition », et il y a un lien votant/bulletin, donc pas d’anonymat, soit il ne le permet pas et le votant ne sait pas ce que la machine a déposé dans l’urne.
On nous dit que ces systèmes sont bardés de certificats et d’huissiers.

Allons jusqu’au bout de cette démarche. Pour les prochaines élections plaçons une urne dans une pièce fermée, cette urne sera surveillée par une armée d’experts en tout genre et la porte sera gardée par un huissier. Pour voter vous donnez votre bulletin à l’huissier, il entre dans la pièce, ferme la porte, et revient quelques secondes après en disant « à voté ». Nous avons reproduit ici le fonctionnement du vote électronique anonyme. Combien de temps pensez vous que le consensus républicain tiendra
avec un tel système ?

Instaurer un tel vote électronique dans une université participe au lent travail de sape mené par des entreprises qui ne sont même pas malhonnêtes mais qui flairent là un énorme filon. La démocratie est le cadet de leurs soucis mais pouvoir annoncer à des maires ou des gouvernements en mal de NTIC des références comme les universités ou de grandes entreprises, voila qui les intéresse fortement. Habituer les citoyens à de tels usages, faire que le moment venu ces citoyens ne jugent pas nécessaire de se révolter contre de tels systèmes est un travail patient de dealers, ils savent très bien faire ça et ont d’excellents commerciaux, ne vous laissez pas abuser.
Une fois un tel système mis en place et accepté par la population, sa prise en main par un gouvernement, une faction, une mafia sera enfantine et non vérifiable. Je recommande donc, au conseil de se reprendre, il ne peut avoir voté en conscience, aux étudiants, bloqueurs comme anti-bloqueurs, de boycotter ce scrutin électronique s’il a lieu malgré ces avertissements.
Vous remerciant par avance pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à ce courrier, je reste à votre disposition pour répondre à toutes questions et vous prie de recevoir, Mesdames, Messieurs, mes respectueuses salutations.
Jean Charles Delépine
C.c. Presse, liste ag@listes.u-picardie.fr

« Le triomphe de Sarkozy résulte d’une manipulation à grande échelle des imaginaires. »

Interview de Mona Chollet à lire dans Article XI.

Extraits :

« Ou situez-vous les origines de ce triomphe de l’imaginaire sarkozyste telle que vous le décrivez ?

Il faudrait être un historien pour répondre précisément à cette question. Mais c’était probablement en germe depuis l’après-guerre. A partir du moment où il y a eu un essor de la société de consommation et de l’audiovisuel, cet imaginaire a commencé à s’imposer. Et bien sûr, il a triomphé dans les années 1980, les années du fric-roi.
A ce sujet, il y a un texte de Pasolini qui m’a beaucoup marqué. C’est un texte sur la télévision publié dans les « Écrits Corsaires » : Pasolini en parle comme d’une espèce de bombe nucléaire culturelle. Pour lui, la télévision est une manière d’éradiquer complètement la culture propre des gens et de la remplacer par un imaginaire uniformisé et petit-bourgeois qui leur enlève toute estime d’eux-mêmes. C’est un texte très fort, surtout quand on pense à ce qui s’est passé ensuite en Italie avec Berlusconi. (…)

Comment s’impose cet imaginaire sarkozyste ?

Jusqu’à ce qu’il change un peu de stratégie, je pense que Sarkozy misait sur le fait que les gens s’identifiaient à lui, qu’il allait leur en mettre plein la vue. Qu’ils allaient rêver en contemplant sa vie à lui et oublier leur propre vie.
C’est aussi un discours très culpabilisant. Il y a une manière de dire : « Si je suis arrivé là où je suis, c’est uniquement grâce à mes propres efforts et mon travail ». Et donc : « Si vous n’y arrivez pas, c’est de votre faute. » Il y a chez Sarkozy une volonté de gommer tous les déterminants sociaux qui lui ont permis d’en arriver là ; c’est pourtant moins difficile de devenir président de la République si on vient de Neuilly que si on vient de Saint-Denis.
C’est la même chose avec ses ministres. Rachida Dati en est l’exemple parfait. En la nommant, l’idée était de donner l’impression d’une méritocratie parfaite, sans discriminations sociales ou culturelles. Le grand slogan étant « quand on veut on peut », ce qui est évidemment une escroquerie totale. C’est une manière de réduire au silence ceux qui auraient pu critiquer cette richesse insolente étalée par ailleurs. »

« Aujourd’hui, nous aurions plus de difficultés pour découvrir le virus du sida. »

« Françoise Barré-Sinoussi, co-découvreur du virus du sida (VIH) et Prix Nobel de médecine, l’expliquait l’autre jour dans une conférence à l’institut Cochin : « Avant, l’état finançait 49% de l’institut Pasteur, et aujourd’hui, seulement 27%. » Comment développer des recherches à long terme en enfilant les CDD de deux ans ? La conclusion de Françoise Barré-Sinoussi est implacable : « Aujourd’hui, nous aurions plus de difficultés pour découvrir le virus du sida.«  »

Article d’Antonio Fischetti à lire dans la livraison hebdomadaire de Charlie-Hebdo.

Appel URGENT : Rassemblement devant le centre de rétention de Palaiseau (91) samedi 13h

Hier mercredi  lors  notre  manifestation à Paris j’ai appris par une militante de RESF 91 qu’un ancien étudiant (jusqu’en 2006 je crois) de l’université d’Evry, Serif MBENGUE, sénégalais, venait  d’être arrêté dans un foyer d’Evry où il habite, puis interné au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Palaiseau (Essonne, 91).

Contacté par téléphone, son  futur employeur qui comptait sur lui, patron d’une entreprise dont le siège est au Luxembourg,  s’est  dit choqué par la brutalité de l’arrestation et les désagréments occasionnés pour le développement de sont entreprise au Sénégal par l’arbitraire policier.

La CGT de l’université d’Evry, dont le secrétaire et la secrétaire adjointe, Biatos, étaient délégués à 6 des 8 Coordinations Nationales des Universités, dont la dernière, appelle à un rassemblement de protestation devant le centre de rétention de Palaiseau, samedi à 13h, RER B Palaiseau, 13 rue Emile Zola – Palaiseau.

Merci à tous  ceux qui attendaient une occasion de dénoncer ces centres de rétention de se joindre à nous !
Cet appel à une manif est fait dans l’urgence. Un première victoire de Serif a été d’éviter, grâce, je crois aux soutien de la Cimade,  son expulsion vers le Sénégal qui était programmée pour aujourd’hui. L’arbitraire préfectoral nous contraint de mobiliser dans l’urgence.

Merci donc de faire suivre cet appel dans tous vos réseaux de la région parisienne pour que nous soyons nombreux après-demain samedi, pour soutenir Serif et, préventivement, tous les étudiants sans-papiers que, dans les semaines à venir, notre Etat  voudra interner dans un de ces camps de la honte.

Mercredi 15 Avril : « L’université du Havre entre en bourse: devenez actionnaires »

Mais aussi …

  • Vendredi 10 avril, 9h30 Assemblée Générale de l’établissement, amphi 5 UFR des Affaires Internationales
  • Mardi 14 avril, 20h00 Manifestation Tintamarre Nocturne, rendez-vous sur le parking de la plage avec un objet bruyant
  • Mercredi 15 avril, 14h00 « L’université du Havre entre en bourse: devenez actionnaires », rendez-vous sur l’esplanade de l’espace Coty, côté Bibliothèque Municipale
  • Jeudi 16 avril, Journée de mobilisation universitaire