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Toutes les informations et les fichiers nécessaires à l’impression sont là :

http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2009/04/09/universites-ce-printemps-la-mode-est-a-la-greve/

C’est la crise. Paris-Dauphine ferme son master finance

Paris-Dauphine ferme son master finance »

Vu dans Les Echos.fr et dans Le Monde.fr

« L’Université Paris-Dauphine n’organisera pas pour l’année universitaire 2009/2010 son master spécialisé dans les marchés financiers en raison des « fortes restrictions de recrutements » dans le secteur. « Le Master 203 +marchés financiers, marchés des matières premières et gestion des risques+ (…) suspend pour un an ses recrutements », a indiqué l’université, dans un communiqué publié mardi. Il y aura peu d’embauches en 2009 et 2010 dans les salles de marchés et la situation « pourrait perdurer même dans la perspective d’une reprise », estime l’université. »

Vent de fronde à Sciences-Po (La Tribune)

http://www.latribune.fr/carrieres/formation/20090409trib000365489/vent-de-fronde-a-sciences-po.html

Le système Descoings en question … et en quelques chiffres :

« De fait, les 230 enseignants et chercheurs permanents pèsent peu face aux 2.700 intervenants extérieurs. Et le recrutement prévu de trente enseignants-chercheurs supplémentaires d’ici à 2013 ne suffira pas à rétablir l’équilibre.

Pour les universitaires, croissance et réformisme à tous crins favorisent « l’opacité, l’anonymat, donc la hiérarchie ». En privé, les langues se délient et évoquent un système autocrate où la concertation n’a pas sa place. « L’administration a le monopole de la définition et de la construction des programmes », déplore un professeur. Il y a aussi le décalage entre les vacataires et les 700 salariés de la fondation aux contrats de droit privé et les enseignants-chercheurs rémunérés – faiblement – par l’Etat.

Selon un document de 2005 que La Tribune s’est procuré, Richard Descoings, haut fonctionnaire détaché, pointe par exemple à 17.500 euros brut mensuels, son épouse, directrice adjointe, à plus de 7.000 euros, d’autres à 5.000 euros. Des salaires jugés exorbitants comparé à ceux qui prévalent dans les universités où les présidents culminent péniblement à 4.000 euros bruts. A cela s’ajoute des modulations de services et des primes discrétionnaires entretenant le silence.« 

Promenade matinale à l’AERES : 10 Avril à 10 Heures

L’AERES réunit demain 10 avril ses experts pour préparer la nouvelle vague d’évaluation. Conformément à ce qui a été décidé lors de la 2ème coordination des laboratoires, nous vous invitons donc à une petite promenade matinale dans Paris demain matin.

Nous nous rassemblerons à 10 heures au Métro Bourse puis nous partirons distribuer des tracts à l’entrée de la réunion (20 rue Vivienne, 75002 Paris)

Le président pro-pécresse de paris 7 démissionne

Information reprise depuis le blog de Sylvestre Huet

Edit du 10 Avril : voir le droit de réponse de Guy Cousineau, toujours sur le blog de Sylvestre Huet

« Guy Cousineau, jusqu’alors président de l’université Paris-7 Denis Diderot démissionne. C’est un revers pour Valérie Pécresse dont il soutenait la politique. Il sera probablement remplacé par Vincent Berger, qui dirigeait la liste qui a emporté haut la main les élections chez les enseignants chercheurs de l’Université, lundi dernier. (…) Déjà, la précédente élection – dont l’invalidation a déclenché celles qui viennent de se dérouler – avait provoqué un double électrochoc. D’abord par la défaite totale de Guy Cousineau, incapable même de présenter une liste. Puis, par l’incroyable prétention de ce dernier de rester en place comme président de l’Université… alors même qu’il n’était soutenu par aucun universitaire. Le pire, c’est que cette prétention reposait sur la base légale de la LRU qui ne prévoit pas comment un président privé de soutien dans son Conseil d’Administration doit laisser la place à celui sorti vainqueur des élections. Un point qui, à lui seul, suppose une révision de la LRU… Devant l’émotion soulevée par cet épisode, Guy Cousineau a préféré jeter l’éponge devant sa deuxième défaite. Voici le courriel qu’il vient de faire parvenir aux personnels de son université :

« Mesdames, Messieurs, Chers Collègues,

Les élections partielles au Conseil d’Administration de l’université dans les collèges des enseignants-chercheurs ont donné des résultats sans ambiguité.
La liste Berger/Wargnier a obtenu 53,97% des suffrages dans le collège A et 49,25% des suffrages dans le collège B et a remporté 11 des 14 sièges à pourvoir. Le programme de cette liste et les arguments de campagne qu’elle a développée, sont, sur de nombreux points, en opposition profonde avec ma vision de notre université et avec l’action que j’ai menée depuis deux ans pour la faire progresser.
Par ailleurs, la liste «Paris Diderot Avance», avec laquelle je me reconnaissais une communauté de pensée, a été battue. Dans ces conditions, je considère que je ne suis plus en situation d’exercer mes fonctions selon mes convictions et que les élus du CA doivent élire un nouveau président à brève échéance.
En conséquence, j’ai décidé de lancer immédiatement l’appel à candidature pour la présidence de l’université et de fixer au 27 avril 2009 la date limite pour le dépôt de ces candidatures qui seront rendues publiques dès le lendemain. La réunion des élus du CA qui procédera à l’élection du nouveau président aura lieu le 5 mai. Jusqu’à cette date, je veillerai à assurer la continuité du fonctionnement de l’établissement. Je vous prie d’agréer l’expression de mes meilleurs sentiments
Guy Cousineau

Voici les résultats complets :
Collège A (Professeurs)
Liste Vincent Berger/Alain Wargnier : 306 voix
liste Paris Diderot Avance (soutenue par Cousineau) : 162 voix
Liste intersyndicale : 99 voix

Collège B
Liste Vincent Berger/Alain Wargnier : 462 voix
Liste intersyndicale : 305 voix
liste Paris Diderot Avance (soutenue par Cousineau) : 171 voix »

Lire la suite chez Sylvestre Huet

10ème semaine de lutte à l’université d’Avignon : les cours sont suspendus 2 jours sur 5

Dixième semaine de lutte à l’université d’Avignon. Jeudi dernier, l’assemblée générale avait – sous la pression de la présidence et des conseils – voté le passage d’un arrêt total des cours, en vigueur depuis le 4 février, à une suspension des cours 1 jour sur 5.
L’assemblée générale de ce jour est revenue sur cette stratégie en votant la suspension des cours 2 jours sur 5 (554 voix). Il n’aura manqué que 21 voix pour que la suspension des cours 5 jours sur 5 soit adoptée (533 voix).

Détails des votes :
1. Motions de la 8ème CNU (à mains levées) : pour : 463 contre : 142 abstentions : 10
2. Poursuite d’une suspension des cours 1 jour sur 5 (à bulletins secrets avec urnes, etc.) : votants : 1350 contre : 686 pour : 649 nuls : 13 blancs : 2
3. Reprise des cours / Suspension totale ou partielle (à bulletins secrets avec urnes, etc.) : Reprise totale des cours : 455 Suspension totale ou partielle : 667
4. Suspension  2/5 ou 5/5 (à bulletins secrets avec urnes, etc.) : suspension 2 jours sur 5 : 554 suspension 5 jours sur 5 : 533
blancs : 33

Un EC porte plainte auprès du Procureur de la République d’Avignon.

XXXXX XXXXXX
Maître de Conférences à l’université d’Avignon

à

M. le Procureur, Palais de Justice, rue du Général Leclerc, 84021 AVIGNON Cedex 1

M. le Procureur de la République

Mercredi dernier, 1er avril, une petite délégation d’une vingtaine de personnes dont je faisais partie s’est rendue à la Mairie d’Avignon, pour demander à être reçue par Mme Roig ; cette démarche s’inscrivait dans le cadre des actions de sensibilisation décidées par la Coordination Nationale des Universités, afin d’alerter sur les conséquences désastreuses que risquent d’avoir la LRU et ses décrets d’application sur le système d’enseignement supérieur et la recherche en général et sur les petites universités comme Avignon en particulier.
Nous sommes montés jusqu’au bureau de Mme le Maire et avons été accueillis devant celui-ci par un chef de cabinet, ancien conseiller municipal, M. Martella, je crois. Comme l’on nous renvoyait à une date indéterminée, nous avons décidé d’occuper pacifiquement les lieux jusqu’à obtention d’une réponse plus concrète.
Nous étions à peine assis dans le couloir que des policiers municipaux, sans sommation d’aucune sorte, se sont précipités sur nous pour nous chasser et nous ont bousculés et frappés avec une violence que la situation ne justifiait absolument pas : aucun d’entre nous n’opposait en effet de résistance, conformément au principe de ce type de manifestation qui se déroule un peu partout en France pour le même motif. Il est convenu en effet d’y éviter toute provocation et tout affrontement avec les forces de l’ordre.
J’ai tenté de raisonner les policiers, mais ai été très vite écarté sans le moindre ménagement, puis poussé brutalement, frappé et projeté contre l’arête d’un mur, ce qui a entraîné une contusion crânienne et une blessure à l’oreille nécessitant trois points de suture, comme l’indique le certificat des urgences de l’hôpital d’Avignon que vous trouverez ci-joint.
Je souhaite donc déposer plainte pour les brutalités que j’ai subies ainsi que plusieurs membres de notre délégation parce qu’elles me paraissent totalement disproportionnées et même gratuites car une évacuation pacifique n’eût présenté aucune difficulté.
Mon intention de saisir la justice est confortée par le fait que j’ai été depuis convoqué au Commissariat d’Avignon où j’ai eu confirmation qu’un fonctionnaire de la Police Nationale envisageait de porter plainte contre moi sous prétexte que j’aurais voulu lui maculer de sang le visage (je n’ai pas eu connaissance des termes exacts de la plainte), alors que je souhaitais seulement lui montrer que j’étais blessé et que nous n’étions en rien des coupables mais des victimes ; il semble par ailleurs qu’un policier municipal se serait plaint de son côté de mauvais traitements de notre part !
Je confirme que si nous avons été sérieusement molestés, nous n’avons à aucun moment répliqué.
Dans le cas où la plainte à mon encontre serait jugée recevable, je souhaiterais que les deux dossiers soient joints, de manière à replacer les faits dans leur contexte.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur, mes respectueuses salutations,

Lettre d’un étudiant au président de l’université de Strasbourg (4 Avril)

Objet : Droit de réponse au communiqué du Président de l’Université de Strasbourg.

Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg,

Je vous écris ici pour opposer mon droit de réponse suite au mail que vous avez largement diffusé aux personnels, enseignants et étudiants de votre université, et en qualité d’étudiant en Master au sein de cette même université.
Les semaines écoulées ont en effet été riches en évènements, dont des blocages de bâtiments comme vous le soulignez. Je tiens néanmoins à replacer ces faits dans leur contexte en précisant les raisons qui ont poussé les étudiants, personnels et enseignants de votre université à voter en Assemblée Générale les différents blocages que vous recensez.
Voici plus de 8 semaines que la communauté universitaire strasbourgeoise, en solidarité avec la communauté universitaire de tout le pays est mobilisée contre les projets de réformes du gouvernement concernant l’Enseignement Superieur et la Recherche.
Nous n’avons eu de cesse de nous mobiliser contre la réforme dite de « Masterisation » sur la formation des enseignants car nous demandons une concertation globale sur cet enjeu majeur de l’Education française et souhaitons participer à l’élaboration d’une formation de qualité pour les futurs enseignants, garantissant ainsi un enseignement de qualité pour les futurs générations d’élèves et d’étudants.
Nous nous sommes mobilisés et continuons de le faire sur le décret des EC ( Enseignants-Chercheurs ) car nous croyons en la force et en l’efficacité d’une recherche libre de toute nécessité de rentabilité immédiate et que nous tenons à affirmer notre volonté d’une recherche indépendante ainsi que l’importance de sa mise en relation avec l’enseignement.
Nous sommes encore aujourd’hui mobilisés aprés 8 semaines de grève active contre la privatisation de nos universités, conséquence directe de la loi LRU qui menace a court comme à long terme les filières dites « non rentables ». Car je vous pose la simple question : quel chef d’entreprise ira investir des millions d’euros dans une filière qui ne lui rapportera pas un sou ?
Nous rejettons la logique de mise en concurrence de nos lieux de travail et d’études, le savoir n’est pas une marchandise.

Aujourd’hui, chacun de nous est à même de prendre conscience du choix de société qui nous est imposé à travers ces réformes -parmis tant d’autres-, le choix entre une société de connaissances, de culture et de savoirs et une société du tout économique et du tout rentabilisable qui n’hésite pas à sacrifier l’éducation et la recherche au nom de quelques euros.
C’est de ce choix qu’il est aujourd’hui question, et c’est contre ce projet de société que nous avons pris le risque de mettre nos semestres en danger.
Où en sommes nous aujourd’hui concrètement ?
Le gouvernement n’a opéré que de petits reculs aprés 8 semaines d’une mobilisation forte et unanime de toute la communauté universitaire française, se recroquevillant sur des réformes que tous dénoncent. La seule réponse à laquelle le mouvement sans précédent dont nous sommes partie intégrante a eu droit est une répression policière particulièrement violente et un mépris profond et assumé.
A l’heure d’aujourd’hui, Mme Pécresse, Ministre de l’Enseignement Superieur et de la Recherche consent enfin à quelques reculs, notamment sur les 130 postes rétablis au CNRS. Des avancées ont également été faites sur le statut des enseignants chercheurs, même si certaines zones d’ombre restent à éclaircir.
Enfin sur la réforme dite de « Masterisation », M. Darcos, Ministre de l’Education Nationale n’a opéré aucun recul significatif; si les concours resteront en place l’année prochaine, la « Masterisation » entrera bien en vigueur. Nous n’en demandons pas le report mais le retrait, et cela depuis le début de notre mouvement.
Enfin plus grave encore, sur les conditions de travail des personnels BIATOSS et ITA, aucune avancée n’a encore été faites, tout juste le sujet a-t-il été abordé. Il en va de même pour les conditions de vie des étudiants : on sait qu’un étudiant sur deux aujourd’hui est obligé de se salarier pour payer ses études.
Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg, voilà les raisons qui font que partout en France les universités sont perturbées, sujettes à des blocages et que le semestre est remis en cause. Cela ne tient pas de la volonté des étudiants, enseignants et personnels grèvistes mais bien d’une attitude gouvernementale frisant  » l’autisme  » pour reprendre les propos de votre collègue G. Molinié, Président de Paris IV.
Sachez, Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg que j’ai un profond respect pour votre gestion de cette crise sans précédent, que vous avez su gérer avec calme et parcimonie.
Cependant je ne peux que m’opposer à votre volonté de mettre fin à tout blocage, même si je comprend aisémment votre volonté d’assurer le plus normalement possible la tenue du deuxième semestre universitaire. Les circonstances sont exceptionnelles et nécessiteront des mesures exceptionnelles auxquelles je vous demande de réfléchir dès à présent, car le mouvement ne saurait s’arrêter là où il en est actuellement.
Je vous demande le plus respectueusement possible de ne pas aller à l’encontre de la volonté de l’ensemble des personnels, enseignants et étudiants en lutte depuis maintenant plus de 8 semaines et dont la voix s’exprime à travers les Assemblées Générales.
Nous avons le même combat, celui de garantir la grandeur et l’efficacité de l’Université Française, de l’Education et de la Recherche.
Vous parlez, Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg des semaines de cours tronquées au calendrier universitaire. Nous en sommes tous conscients et nous en avons tous été conscients dés le premier jour de notre mobilisation. Ces semaines sont autant de sacrifices de la part d’enseignants, de personnels et d’étudiants qui aiment leur travail et leurs études et entendent par cet acte les défendre.
Nous demander aujourd’hui de rompre avec l’idée même d’un blocage de l’Université revient à nous demander de fouler au pied tous ces sacrifices et d’accepter de laisser se mettre en place des réformes dont nous avons combattu la logique, la forme et le fond durant plus de deux mois.
Pourquoi le blocage est il un point si important dans notre « lutte » ?
Le blocage est une modalité d’action qui nous donne un poid qu’aucun autre mode d’action ne saurait nous donner, en nous permettant notamment de peser sur le calendrier universitaire. Il est un moyen -et non une fin- de permettre à ceux qui souhaitent se mobiliser de le faire sans avoir à craindre pour leurs cours, que cela soit du coté des étudiants ou de celui des enseignants. Le blocage symbolise enfin la possibilité de pouvoir nous regrouper et nous organiser à partir d’un point fixe qu’est notre lieu de vie quotidien : l’Université que nous entendons défendre.
Croyez bien qu’à travers le pays d’autres modalités d’actions sont expérimentées. Je n’en citerai que quelques unes comme la « ronde infinie des obstinés », des manifestations à répétition depuis 8 semaines, des manifestations nocturnes, des occupations de lieux symboliques et stratégiques, des blocages de lieux économiques, la Nuit du Palais U, des rallyes lectures, etc etc …
Notre volonté n’est pas de gêner les étudiants, dont nous faisons nous-mêmes partie, mais de marquer notre opposition contre les réformes imposées.
Si lundi nous levons le blocage sur votre demande, vous pourrez dire que vous avez enterré le mouvement de contestation sur Strasbourg, facilitant ainsi le passage des réformes contre lesquelles nous nous mobilisons. Car enfin si le blocage n’est pas reconduit, et l’occupation de nuit interdite, chaque étudiant, grèviste ou non grèviste ne sera plus préoccupé que par ses révisions. Les actions et les manifestations seront désertées et chacun ne pourra que pleurer les deux mois de sacrifices faits qui n’auront servi à rien.
C’est pourquoi, avec tout le respect que je vous dois Monsieur le Président de l’Université de Strasbourg, je vous demande de revenir sur vos paroles, au nom de tous ceux de vos enseignants, de vos personnels et de vos étudiants qui se battent aujourd’hui pour garantir l’avenir d’une Université et d’une Education de qualité qu’ils sentent menacées. Je vous invite une nouvelle fois à réfléchir tout comme nous essayons de le faire à des modalités d’examens aménagés permettant à tous de s’y retrouver.
J’ai moi-même payé mon inscription au sein de votre université, je puis vous garantir que je ne fais pas le choix de la grève par facilité ni par plaisir.
Je vous remercie de votre attention,
Avec tout mon respect,
XXXXXXX, étudiant en Master à l’UdS.

Tous ensemble !

je-participe

Adaptation d’une affiche de mai 68 réalisée par l’atelier « tous ensemble ,tous ensemble »

Débat Pécresse / Fabbri sur l’université

http://www.liberation.fr/societe/0601779-universite-le-debat-pecresse-fabbri

Vidéos du débat portant sur plusieurs points : la masterisation, le statut EC et la recherche.

Y a-t-il quelqu’un pour arrêter Alain Bauer ? Le conseiller du ministère de la peur.

A lire sur Rue89 : http://www.rue89.com/2009/04/08/y-a-t-il-quelquun-pour-arreter-alain-bauer

Extrait :  » Certes, le personnage est intéressant. Ancien de l’Unef-Id tendance rocardienne, influent franc-maçon il a été administrateur de la Mnef et grand maître du Grand Orient de France. Après un stage au début des années 90 dans une société très liée à la CIA, il enseigne ou a enseigné aussi bien à Paris-I qu’au centre national de formation judiciaire de la gendarmerie et à l’académie de police criminelle de Chine (un haut lieu démocratique, comme chacun sait). Coauteur de nombreux ouvrages avec Xavier Raufer (Christian de Bongain, ancien d’Ordre nouveau), ami de dirigeants socialistes (Dray, Valls, Huchon, Cambadélis), qu’il a aidés de sa « science » dans le virage sécuritaire du Parti socialiste, il est maintenant dirigeant d’une société, AB Sécurité, de dimensions mondiales. Un parfait représentant de ce que Mike Davis appelle l’« industrie de la peur ».

Sur la fantasmatique « ultra-gauche anarcho-autonome », « l’expert » médiatiquement consacré transpose simplement la leçon apprise outre-Atlantique : de même que, dans le catéchisme néoconservateur, ceux qui cassent des vitres ouvrent la voie à, et sont potentiellement des dealers-tueurs, celui qui commence par contester la loi en ne s’en prenant qu’aux biens doit être traité comme le terroriste qu’il risquerait de devenir. (…) Faisant fi d’abyssales différences dans les positions politiques comme dans les contextes historiques, Bauer affirme en effet, dans l’émission citée, après des images montrant le livre « L’Insurrection qui vient » et Julien Coupat, que les « prémisses sont les mêmes » que celles d’Action directe et des Brigades rouges. (…) Ce qui importe, c’est de quoi Bauer est le nom : une transposition sur le plan intérieur de ce concept de « guerre préventive » qui a si bien réussi à Bush, c’est-à-dire une politique tendant à criminaliser toute dissidence sociale, une politique au nom de laquelle « les mauvaises lectures », des « mœurs dissolues » et la participation à des manifestations occupent des dizaines et des dizaines de pages dans le dossier des Tarnacois. Une politique au nom de laquelle les policiers se sentent toujours plus tout permis (voir les si nombreux témoignages rapportés sur ce site et ailleurs). Une politique menaçant gravement ce qu’AB Sécurité, par un renversement orwellien, prétend respecter : les libertés publiques. C’est cette politique-là qu’il s’agit d’arrêter. »

On tiendra jusqu’à Paris-plage !!

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(Crédits photo : voir le blog de Sylvestre Huet)

Examens universitaires : la balle est dans le camp du gouvernement.

Communiqué de presse UNEF – SNESUP
Paris, le 8 avril 2009
Examens universitaires : la balle est dans le camp du gouvernement
Par  son  refus  obstiné d’entendre le cœur des revendications portées depuis  près  de  10  semaines  par  la  communauté universitaire,  le gouvernement  porte  l’entière  responsabilité  des conséquences de la poursuite  du  conflit.  Il  cherche  à  susciter  des  tensions entre étudiants  et  enseignants  ou  BIATOSS dans certaines universités, et tente  d’instrumentaliser  la  question  des  examens du semestre pour affaiblir la mobilisation.
L’enjeu des examens universitaires pour les étudiants mérite mieux que la dramatisation dangereuse et la tentative de diversion à laquelle se livre  actuellement  le  gouvernement.  Dans le  cadre des débats sur l’avenir  de  l’enseignement  supérieur  et  sur  la  poursuite  de la mobilisation,   l’UNEF  et  le  SNESUP  comprennent  l’inquiétude  des étudiants sur les conditions de validation de leur semestre et exigent que les étudiants ne soient pas pénalisés.
L’UNEF  et  le  SNESUP  sont  attachés  à  une université publique qui permette  l’émancipation des jeunes par l’accès aux savoirs. L’UNEF et le  SNESUP  affirment  que  les diplômes  doivent  être obtenus après évaluation,  afin  de  garantir  la  reconnaissance des qualifications qu’ils  confèrent.  Les lycéens doivent pouvoir passer les épreuves du baccalauréat  dans  des  conditions  sereines.  L’égalité  de tous les jeunes  devant  les  diplômes  universitaires ne serait être remise en cause.
L’UNEF   et   le   SNESUP  prendront  leurs  responsabilités  et  font aujourd’hui  toute confiance à la communauté universitaire pour mettre en  œuvre, le moment venu, les dispositifs localement les plus adaptés pour  garantir  à  l’ensemble des étudiants la possibilité d’une juste évaluation  maintenant la valeur des diplômes délivrés (en assurant si nécessaire  des compléments  de  formation,  en  aménageant  certains calendriers,  en  adaptant  le  contenu des épreuves). L’expérience de mobilisations  passées, notamment celle contre le CPE, et la souplesse du  calendrier  laissent  des marges de manœuvre que la Ministre feint d’ignorer.
Il ne sert à rien de dramatiser l’enjeu des examens si ni la Ministre, ni  les présidents d’universités, n’apportent les garanties suivantes, préalables   à   une   validation  du  semestre dans  les  meilleures conditions:
–  les  examens  ne  doivent  porter  que  sur les cours effectivement réalisés
–   les  modalités  de  rattrapages ne doivent en aucun cas priver les étudiants de leurs droits (suppression des sessions de rattrapage)
–  le  versement  des bourses ne saurait être interrompu au motif d’un manque d’assiduité

Sur  les réponses à apporter à la mobilisation comme sur les garanties à  apporter  sur  les  modalités  d’évaluations  et  de validations du semestre, la balle est aujourd’hui dans le camp du gouvernement.
L’UNEF  et  le  SNESUP  dénoncent  la  répression policière visant les personnels  et  les  étudiants.  Ils  s’opposent  aux violences qui se produisent dans les universités.
En  l’absence  de  réponses  satisfaisantes de la part de la Ministre, l’UNEF  et  le SNESUP appellent à poursuivre les mobilisations dans la durée   en   assurant   le  succès  des  manifestations.  Le  1er  Mai exceptionnellement unitaire sera une étape importante de celles-ci.

Mobilisation, valse des recteurs au cabinet Pécresse, Université Paris Plage et prochain examen du décret EC …

_ Partout en France, la mobilisation dans les universités continue,
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/04/crise-universit.html
à l’exemple de Strasbourg, de Paris 3 (voir ci-joint) ou de Paris 1
http://www.rue89.com/2009/04/08/sur-les-paves-de-la-sorbonne-une-plage-contre-la-reforme
_ Jean-Jacques Pollet, recteur de l’Académie de Rouen, est remplacé par Marie-Danièle Campion, directrice adjointe du cabinet de Valérie Pécresse
http://www.collectif-papera.org/spip.php?article157
_ Le Conseil supérieur de la Fonction publique de l’Etat (CSFPE) se prononcera ce jeudi 9 avril sur le projet de décret modifiant le décret statutaire des enseignants-chercheurs et sur le projet de décret modifiant le décret relatif au CNU.
http://joelmekhantar.centerblog.net/6554595-NON-AU-PASSAGE-EN-FORCE-DE-V-PECRESSE-REFERENDUM

L’UFR LSH du Havre supprime la session d’examen de Juin au profit d’un contrôle continu.

Conseil exceptionnel de l’UFR des Lettres et Sciences Humaines: l’objet de cette réunion était le calendrier des examens. Le conseil a décidé, dans l’état actuel de la situation, d’évaluer les étudiants en contrôle continu intégral, avec au moins une épreuve d’évaluation, et de supprimer la session d’examen de juin. Une motion a également été approuvée (voir ci-joint). Un compte rendu vous est présenté (texte joint).

  • « Le conseil de l’UFR Lettres et sciences humaines de l’université du Havre réuni le 8 avril 2009 constate qu’après 9 semaines de mobilisation de la communauté universitaire contre la suppression de postes à l’université, la diminution des moyens en application du modèle d’attribution SYMPA, le décret sur le statut des enseignants-chercheurs, la masterisation telle qu’elle est envisagée de la formation aux métiers de l’enseignement et la réforme du statut des doctorants, les réponses du ministère sont dérisoires et montrent une obstination à refuser d’entendre les revendications des universités. Dans ces conditions, le mouvement se poursuit pour obtenir le rétablissement des postes supprimés, le retrait du modèle SYMPA, du projet de statut des enseignants chercheurs et des doctorants, du projet actuel de masterisation des métiers de l’enseignement et l’ouverture immédiate de négociations avec les représentants de la communauté universitaire (syndicats, associations de spécialistes, associations de défense de la recherche et de l’université) en vue de l’adoption d’une nouvelle loi sur l’enseignement supérieur et la recherche. Le conseil considère que les réformes de l’Université et du CNRS menacent l’avenir des formations et de la recherche dans le champ des sciences humaines et sociales, et l’avenir de l’UFR. Le conseil s’associe aux revendications et considère que le ministère porte l’entière responsabilité de la perturbation de l’année universitaire en cours. Une fois les revendications entendues tout sera mis en œuvre pour permettre la validation des diplômes. » 7 voix pour, 4 abstentions
  • « Ce conseil extraordinaire avait pour point principal les conditions de validation du second semestre.
    1 Conditions de validation du semestre
    Les membres du Conseil ont tout d’abord tenu à préciser qu’aucun étudiant ne doit être pénalisé durant la grève. À ce titre, Pierre Thorez a rappelé que le Conseil d’Administration l’a décidé aussi.
    Le conseil a décidé que les derniers cours, s’ils devaient être assurés, ne pourraient être faits plus tard que le 13 juin 2009. Les notes devraient être rendues le 22 juin au plus tard. Le conseil a en outre décidé de la suppression des examens : ils seront exceptionnellement remplacés par des contrôles continus.
    Voté à l’unanimité.
    Concernant la notation proprement dite, l’épreuve dans chaque matière sera laissée au choix de l’enseignant. Une seule note est nécessaire pour l’établissement du contrôle continu. Il pourra dès lors s’agir d’un devoir-maison, dossier, oral, ou DS. Dans tous les cas, le travail ne devra porter que sur les cours effectivement dispensés devant un public suffisant (plus de 25% des étudiants présents), et non sur des cours qui auraient dû être dispensés.
    Une session spéciale est prévue pour les étudiants salariés.
    Voté à l’unanimité.
    2 Jurys
    Le conseil a refusé de statuer sur les jurys, car il estime que la rétention de note est un des moyens d’actions ; il ne tient qu’à Mme Pécresse et M. Darcos de faire en sorte que les revendications de la communauté universitaire soit entendue. Il n’y a pas eu de vote.
    3 Paiement des heures de cours, déclaration des heures
    Le conseil décide d’attendre la décision du CA. Pas de vote.
    4 Assemblée de LSH
    Le conseil et son directeur organisent une assemblée des personnels enseignants et non-enseignants, ainsi que des étudiants Jeudi 16 avril à 14h.   À l’ordre du jour :  L’avenir des Lettres et Sciences Humaines, La fin du semestre et les conditions de sa validation. »

A venir…:
_ Jeudi 9 avril, Manifestation interprofessionnelle (décision de l’Assemblée Générale Interprofessionnelle du 19 mars).
Un rendez-vous interprofessionnel a été fixé à 9h30 devant le batiment administratif du Port Autonome du Havre sur le rond point du marché au poisson. Le cortège se dirigera vers la place de la bourse sur laquelle aura lieu un pique-nique à 11h30.
_ Jeudi 9 avril, 10h00 Rassemblement sur l’esplanade de l’université pour une participation à la manifestation interprofessionnelle
_ Jeudi 9 avril, 15h00 Réunion du comité de grève, rendez-vous devant la cafétéria de l’UFR des Affaires Internationales
_ Vendredi 10 avril, 9h30 Assemblée Générale de l’université

Pourquoi les étudiants doivent refuser la tenue du “référendum” électronique par Internet

Pourquoi les étudiants doivent refuser la tenue du “référendum” électronique par Internet

I/ Les Caractéristiques d’un vote démocratique

Selon les Nations Unies, dans la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948 (article 21) :
« La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. »

Pour l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), dans son manuel d’observation des élections :
« Le concept d’élections honnêtes suppose que le processus électoral se déroule dans la transparence et conformément à l’obligation de rendre des comptes et que l’électorat soit en mesure de faire un choix réel et informé, ces conditions assurant la confiance des électeurs dans le processus électoral. »

Ces déclarations mettent l’accent sur plusieurs caractéristiques essentielles (mais non suffisantes) que doivent respecter des suffrages démocratiques. Ces caractéristiques (élections honnêtes, suffrage universel, liberté du vote, transparence, etc.) peuvent être exprimées plus clairement sous forme de concepts.

Cinq d’entre eux focalisent notre attention :
¤ transparence : chaque citoyen a le droit et la possibilité effective de contrôler toutes les étapes d’un scrutin,
¤ unicité : un vote par citoyen,
¤ confidentialité : chaque citoyen peut effectuer son choix en secret,
¤ anonymat : il est impossible de relier un bulletin au citoyen qui l’a choisi,
¤ sincérité : les résultats du scrutin reflètent fidèlement la volonté des citoyens.

Du respect de ces principes en toutes circonstances découle la confiance des votants dans le système électoral. Cette confiance est d’autant plus forte qu’elle est fondée sur le contrôle effectif et direct de la sincérité du scrutin. C’est la transparence qui permet à chaque votant de participer à l’observation pendant la journée, puis d’assister au dépouillement public, voire d’y prendre part, sans avoir à prévenir quiconque ou à demander une autorisation.
Le caractère direct de ce contrôle est essentiel.

Dans le cas contraire où il n’y a pas de transparence directe, et où l’organisation des élections sont exclusivement déléguées à certains (juges, maires, délégués munis de mandats spéciaux…), les simples citoyens ne jouissent plus d’aucun pouvoir, notamment pendant les scrutins (ils ne font pas partie de ceux qui ont le droit de contrôler les votes).

La procédure de vote par internet ne disposant pas de modèles organisationnels, légaux et technologiques définis par des standards et des normes internationales, elle ne se déroule pas toujours exactement de manière identique. Voici cependant le schéma général qui est suivi dans ses grandes lignes par les procédures usuelles de vote par internet dites sécurisées.

Les étudiants se connectent sur un site officiel de vote depuis n’importe quel ordinateur relié au réseau internet comportant un navigateur compatible avec l’application de vote s’exécutant sur le site officiel. Ils doivent alors s’identifier (donner leur identité) et s’authentifier (prouver leur identité), avant de voter. Un serveur recueille les votes et les stocke jusqu’à la clôture du scrutin. Il produit les résultats du vote à la clôture du scrutin.
Comme tous les votants ne disposent pas d’un ordinateur connecté à Internet, ce mode de vote doit être toujours mis en place en supplément de la procédure traditionnelle de vote.

II/ Les carences démocratiques du vote par Internet

¤ La confidentialité
Comme on peut voter depuis n’importe quel ordinateur, la question de la confidentialité est épineuse. S’assurer qu’il n’y a pas d’usurpation d’identité, que le citoyen est seul devant l’ordinateur et qu’il n’est soumis à aucune pression (qu’il s’agisse de pressions familiales ou d’achat/vente de vote) reste un problème insoluble.

¤ L’anonymat
Coté serveur, il est délicat de garantir l’anonymat puisque chaque bulletin voyage accompagné de l’identité du votant et que ces informations parviennent ensemble sur un premier serveur de vote.

¤ La transparence et la confiance
Comme pour les ordinateurs de vote, la transparence directe ne peut être effectivement mise en place car les bulletins de vote sont dématérialisés. L’urne, les bulletins, le cahier d’émargement sont remplacés par un dispositif qui «mime» l’existence de ces objets. Le processus de vote est ainsi déplacé du monde réel, dont l’expérience est à la portée de la majorité des citoyens, vers un monde virtuel où les constats effectués directement à travers nos perceptions (la vue, le toucher, etc.) ne s’appliquent pas.

Alors que dans le monde réel il est impossible de modifier ce qui est inscrit sur un bulletin enfermé dans une enveloppe scellée, dans le monde virtuel cette opération est faisable et même facile, elle peut porter sur un nombre important de votes, se dérouler en un instant et rester dissimulée lors des tests ou des expertises.

Alors que dans le monde réel la vacuité de l’urne peut être vérifiée visuellement (car l’urne est obligatoirement transparente) et même tactilement, il apparaît peu vraisemblable de prétendre vérifier qu’une «urne électronique» est vide en se fiant au seul affichage produit par un ordinateur.

III/ Les failles techniques du vote par Internet

Les fraudes ou malveillances internes peuvent être menées par une ou plusieurs personnes impliquées dans l’organisation du vote. Il peut s’agir d’un programmeur, d’un technicien chargé de la maintenance et des mises à jour, ou de toute personne ayant un accès physique ou logique au serveur.

Ces attaques sont les plus graves car elles sont faciles à mener, elles peuvent concerner un nombre de votes plus important que les attaques externes et rester complètement invisibles.
Il faut rappeler que le vote par internet fait partie du vote électronique et souffre des mêmes vulnérabilités et déficiences déjà constatées pour les ordinateurs de vote qui enregistrent les votes uniquement sur support électronique. En particulier, il est impossible d’être certain que les programmes s’exécutent exactement comme spécifiés. Il peut exister des autorités de certification mais elles n’ont pas la capacité de vérifier les programmes d’un serveur de vote, y compris en cours de vote, avec suffisamment de moyens et d’attention pour détecter toutes les erreurs, tentatives de fraudes internes et failles de sécurité.

Même les équipes de programmeurs au plus haut niveau international (qui travaillent dans le domaine de l’aérospatial) laissent passer des erreurs d’origine humaine. De plus, un examen très poussé ne peut être réalisé en quelques jours et nécessiterait plusieurs mois d’études de très haut niveau.

Pourtant, le risque de fraude interne est plus important que le risque de fraude externe car il est techniquement plus facile à mettre en place : il s’agit de personnes et de traitements automatisés ayant accès aux machines, aux mots de passe, et qui peuvent modifier furtivement l’exécution de programmes à l’insu de tous.

Enfin, centraliser les registres d’émargement facilite le bourrage d’urnes à grande échelle : un programme frauduleux peut générer les votes de nombreux étudiants abstentionnistes dans les derniers instants de la période de vote. Ce risque ne peut être maîtrisé par une surveillance du taux de participation (on a observé que les sites de vote connaissent des pics de fréquentation dans les derniers instants) et il ne peut être jugulé par un contrôle des votants (même si quelques étudiants découvrent qu’un vote a été enregistré à leur nom, alors qu’ils n’ont pas voté, leur parole sera mise en doute car il leur sera impossible de prouver qu’ils n’ont pas voté).

CE QUE « FAIRE LA GREVE » SIGNIFIE EN MILIEU UNIVERSITAIRE

CE QUE « FAIRE LA GREVE » SIGNIFIE EN MILIEU UNIVERSITAIRE
‘‘Faire grève, c’est paralyser la production.’’ Mais qu’est-ce qui est produit à l’université ? Quelle production pouvons-nous bloquer ici et maintenant ? Construire un mouvement de grève dans les universités, c’est poser ces questions pour trouver nos modes d’action les plus efficaces.
Production du savoir ou production de diplômes ?
L’université n’est pas une chaîne de montage, un centre d’appel ou un restaurant fast-food. Quand les ouvrier-e-s de l’automobile font grève, les voitures cessent de sortir de l’usine. L’université – jusqu’à preuve du contraire – produit des enseignements. Elle produit donc de l’immatériel.
Bloquer la production du savoir pose évidemment des problèmes. A quel point gênons-nous le gouvernement quand nous bloquons la production immatérielle des enseignements ? Si le savoir est une arme, nous désarmons-nous quand enseignant-e-s et étudiant-e-s sont en grève ?
Une autre approche est possible

Ce que l’université produit, ce sont de l’évaluation et des diplômes. En refusant de rendre les notes à l’administration et au ministère, en organisant le blocage des notes, le mouvement enseignant bloque effectivement cette production. Toutefois, il n’existe pas de position claire, franche et précise quant à la manière dont sera évaluée cette année universitaire. Et laisse l’impression aux étudiant-e-s d’être « pris en otage » comme dit la télé. Les enseignant-e-s en lutte iront-ils jusqu’au bout de cette démarche ? Comment peut-elle se radicaliser pour gagner en efficacité ?
Comme cela a été fait lors de précédents mouvements sociaux universitaires, comme certaines facs commencent à l’appliquer, on peut imaginer que tout-e-s les étudiant-e-s valident cette année 2008/2009. Il suffit pour cela que les enseignant-e-s donnent la moyenne à tous et toutes.
Ce mode d’action correspondrait à notre revendication d’abrogation de la LRU : il créerait une réelle égalité entre étudiant-e-s engagé-e-s ou non dans le mouvement, il affirmerait que l’université est à tous et toutes, il casserait l’étrange rapport étudiant-e-s / enseignant-e-s basé sur la notation. Il opposerait une université ouverte, animée par ses acteurs, consciente de sa valeur d’usage (la valeur du savoir) à l’université que souhaite le gouvernement : une université rentable, qui produit des diplômes évaluables sur un marché du travail mis au pas.

Nous ne pouvons pas simplement attendre un engagement des enseignant-e-s sur cette position, nous n’aurons que ce que nous prendrons. C’est là que se pose directement la question de la grève étudiante. Une année universitaire validée pour tou-te-s pose des problèmes éthiques aux enseignant-e-s. Si nous la voulons, nous devons en inventer les modalités, la voter et l’imposer comme revendication pour l’harmoniser nationalement à travers les coordinations.

La grève étudiante : pourquoi et comment ?
Nous devons pouvoir nous mettre en grève, bloquer la tenue des cours et donc de l’évaluation. Nous sommes partie prenante dans cette production symbolique, nous pouvons donc y intervenir autant que les enseignant-e-s. Cela ne nous empêchera pas d’assumer que la fac n’est pas une usine (c’est bien la cause de notre mobilisation). La question de l’évaluation de cette année universitaire peut devenir une de nos revendications. Nous pouvons par et dans la grève créer les conditions d’un dialogue entre étudiant-e-s sur les enjeux du mouvement et de nos revendications.
Nous ne pourrons sensibiliser ceux et celles qui nous prennent pour des fous, qu’en les sortant de l’évaluation, pour que rater un cours ne soit pas un problème. Il faut construire un blocage de l’université qui libérerait de l’espace et du temps pour nous permettre d’avancer mobilisé-e-s sans être pénalisé-e-s.

Le meilleur est à venir – Le futur n’est pas écrit

CE POUR QUOI NOUS NOUS BATTONS : L’ABROGATION DE LA LRU

CE POUR QUOI NOUS NOUS BATTONS : L’ABROGATION DE LA LRU
Difficile d’y voir clair dans les textes de loi : processus de Bologne, stratégie de Lisbonne, LRU, décret de réforme du statut d’enseignant-chercheur, etc… Rien de plus légitime que de ne rien y comprendre. Puisque nul n’est censé ignorer la loi, les lois doivent être compréhensibles. Un ensemble de lois claires comme du jus de boudin, c’est donc un ensemble de lois illégitimes. Mais il faut bien savoir contre quoi nous nous battons et ce que le gouvernement cherche à détruire.
Ce que le gouvernement cherche à détruire
Si la droite est aussi bien armée idéologiquement contre l’université publique et non-rentable, c’est que depuis longtemps l’université tend la joue pour se prendre une grosse claque. On ne peut pas défendre un système qui n’a pas fait ses preuves. On ne peut pas défendre une université irrespectueuse des étudiant-e-s, sans espace de convivialité et qui multiplie les contrats précaires pour tous les personnels techniques et administratifs (BIATOSS) ainsi que les jeunes chercheurs.
Si la droite nous déteste autant c’est aussi qu’elle ne nous connaît pas ou trop bien. Aucun universitaire, ou presque, dans les hautes sphères du pouvoir. Les places sont occupées par les diplômés des grandes écoles et du système polytechnique, très conservateur et consanguin, mis en place sous l’empire napoléonien. Ce que la droite sait, c’est que l’université est l’occasion pour une partie de la jeunesse de former son esprit critique. C’est que les enseignants-chercheurs ne sont pas des travailleurs comme les autres et qu’il est temps de les mettre au pas. Sarkozy l’a assez dit, comme l’a cité le Canard Enchaîné, la grande crainte du gouvernement c’est la connexion étudiant-e-s en colère et « jeunes de banlieue », deux franges d’une jeunesse déconsidérée.
Ce contre quoi nous nous battons, c’est la LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités)
On ne peut pas critiquer « l’autonomisation » des facs. Le gouvernement choisi bien ses mots. Evidemment, nous souhaitons tous et toutes plus d’autonomie et d’auto-gestion.
Mais sous son masque sexy, la LRU c’est l’annonce de la hausse des frais d’inscription et donc l’aggravation de la misère étudiante. C’est la dévalorisation de diplômes reconnus dans un large cadre et par les conventions collectives, au profit de diplômes spécifiques qui auront des valeurs différentes qu’ils viennent de Nanterre ou de la Sorbonne, de Fort-de-France ou de Saint-Denis. C’est de mauvaises conditions de travail et d’étude pour toute la « communauté universitaire », des BIATOSS aux enseignant-e-s, en passant par les étudiant-e-s et les doctorant-e-s. Nous sommes contre la mise en place d’un système universitaire concurrentiel, contre la mise en place d’un système universitaire rentable, contre la mise en place d’un système universitaire contrôlé par les entreprises.
Ce pour quoi nous nous battons
Nous nous battons pour une université qui croirait en l’égalité. Où les frais d’inscription ne seraient pas prohibitifs. Où le patronat ne ferait pas sa loi. Où l’essentiel serait les actions d’apprendre et d’enseigner. Où il n’y aurait ni soumission ni domination dans le rapport enseignant-e-s / étudiant-e-s. Où les futurs travailleurs précaires trouveraient bourses et idées pour vivre et penser le monde avant d’y être exploité. Où les immigrés sans-papiers pourraient s’inscrire et étudier sans rendre de compte aux prefectures. Où le logement étudiant serait une question centrale, où les places en Cité U ne se compteraient pas sur les doigts de la main et ne rimeraient pas avec insalubrité. Où la sécurité des campus ne signifierait pas patrouilles de vigiles armés. Où étudier serait une activité stimulante et créatrice de valeur symbolique égalitaire.

L’université que nous voulons, n’est pas celle que nous avons. L’autonomie qu’on nous propose n’est pas celle que nous voulons. Nous avons un service public d’enseignement supérieur  à défendre… mais aussi à reconstruire et construire

DU BON USAGE DE LA DEMOCRATIE EN MOUVEMENT SOCIAL

DU BON USAGE DE LA DEMOCRATIE EN MOUVEMENT SOCIAL
« Voilà le son que j’attendais… surtout en période tendue ! »
La droite universitaire, une partie des mass-médias ainsi qu’une partie de la classe politique, aime à présenter les Assemblées Générales comme des zones de non-droit où mensonges et manipulations sont la règle. Au nom de la démocratie, les AG sont stigmatisées comme étant non-démocratiques.
Ce qu’il faut avoir à l’esprit pour étoffer nos pratiques démocratiques
DANGER La démocratie est un processus toujours menacé. La pratique démocratique en AG pose évidemment son lot de problèmes. Notamment au niveau de la prise de parole. Les militant-e-s syndicaux et politiques ont davantage de facilités à s’exprimer. Les hommes parlent plus que les femmes. Les enseignant-e-s sont davantage écoutés que les étudiant-e-s. Ces mécanismes conscients et inconscients sont bien connus. On peut les contrarier en inventant nous-mêmes les modalités de fonctionnement de nos AG et réfléchissant aux meilleurs façon de répartir la parole pour que tous et toutes nous soyons entendu-e-s.
HISTOIRE DROLE Quand le parlement a adopté la loi de criminalisation du téléchargement il y avait 16 députés présents dans l’amphithéâtre de l’assemblée nationale. Ils adoptèrent la loi en votant à main levée. No comment…
AG COMME AGIR GROUPÉ-E-S L’Assemblée Générale est légitime. Autant que ces 16 députés qui votèrent la loi contre le téléchargement. Elle gagnera toujours plus en légitimité si ses membres, ses participant-e-s savent que le principe de la démocratie est fragile, qu’elle doit être protégée, et que ses modalités pratiques doivent toujours être remises en question pour tendre vers un maximum d’égalité, de respect des divergences et de la majorité.
PARLER ET DECIDER ENSEMBLE L’Assemblée Générale est notre espace de prise de décision. Nous devons donc nous y exprimer et laisser l’Autre s’exprimer. « La liberté est toujours la liberté de celui qui pense autrement » disait Rosa Luxemburg. Mais nous ne devons pas y perdre trop de temps non plus car c’est aussi le lieu où nous devons décider ensemble. Voter en fin d’AG quand la salle se vide, c’est un échec.
V COMME … VOTE ! Prendre une décision en AG, c’est voter sur des propositions. Quatre positions sont possibles. Voter pour. Voter contre. S’abstenir (décider de ne pas décider et s’en remettre à la majorité). Ne pas prendre part au vote (NPPV, exprimer un désaccord face à la formulation de la proposition. Quand le NPPV est majoritaire la proposition devra être reformulée puis revotée).
CONTRÔLEZ VOS MANDATÉ-E-S La question des mandats est épineuse. Il est essentiel que nos mandaté-e-s et nos commissions respectent la volonté et l’esprit de l’Assemblée Générale. Pour cela, pas de secret ni de formule magique. Il faut participer, discuter, critiquer et proposer. La question de l’impérativité des mandats doit toujours être reposée.
TOUT EST POSSIBLE Participer à un mouvement social, faire entendre sa voix en dehors des normes généralement admises et reconnues est une expérience stimulante. On y apprend sur soi-même et sur les autres. On y apprend à écouter, convaincre et se laisser convaincre. C’est l’occasion originale de se faire entendre, de construire et de montrer une intelligence collective.

Marre de la gouvernance ! Construisons la démocratie ici et maintenant !

Le vote électronique est dangereux et non-fiable : voici pourquoi.

« Le vote électronique à l’UPJV (Amiens) s’est terminé il y a peu de temps, son résultat n’a que peu d’importance mais le Président de l’Université nous promettait un vote sécurisé et fiable. La fiabilité est impossible, on le sait déjà (lire ou relire http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=53919 pour s’en assurer).
Voici donc une petite analyse, peu poussée et en vrac, visant l’ergonomie et la sécurité du processus utilisé. C’est forcément un peu long, lisez ou sautez à la conclusion.

Curieux de nature (on ne devient pas informaticien pour rien) j’ai regardé un étudiant aller jusqu’au moment où il pourrait voter (ce qu’il n’a pas fait, je vous rassure). L’étudiant s’est naturellement rendu sur le site de l’université et a cliqué sur la ligne clignotante « vous avez reçu un mail » il a donc été redirigé vers le webmail étudiant, … et n’y a pas trouvé de mails intéressants…

Il fait en effet partie des quelques étudiants qui ont fait rediriger leurs mails vers leur boite personnelle (en l’occurence gmail, personne n’est parfait). Je lui fais remarquer et nous allons donc sur gmail, je vois immédiatement le mail en question, mais l’étudiant le cherche pendant quelques minutes : l’adresse de l’expéditeur est en effet fort mal choisie et le champ
commentaire est inexistant contrairement à tout les bons usages. L’étudiant ignore donc naturellement ce mail comme il ignore tout les spams sans même regarder leur sujet, mieux choisi lui. Je ne l’aide pas (mais je lui dis que j’ai vu le mail), il finit par l’ouvrir.
Pour la petite histoire, quelques étudiants ont écrit à cette adresse, ils ont reçus en retour un message sybillin dont voici un extrait :
« Original-recipient: rfc822;depomail@jedepose.com
Final-recipient: rfc822;depomail%jedepose.com@

ims-ms-daemon
Action: failed
Status: 5.2.2 (Over quota) »

Ce message indique que la boîte mail utilisée par cette société est pleine. Ils ont donc envoyé plusieurs milliers de mails mais n’ont pas su provisionner un espace suffisant pour accepter de recevoir des réponses à leurs mails !
Merci à la présidence de contacter ces personnes, certainement quelques gus dans un garage, et de leur proposer mes services. Huissier c’est un métier, le mail en est un autre. J’ai à proposer un contrat professionnel pour un prix très avantageux.
À mes lecteurs, n’utilisez cette société pour rien de plus confidentiel que des cartes postales, on va le voir.
Dans le premier mail, donc, nous avons un identifiant, le mail est non crypté, lu via une connexion à gmail elle même non cryptée, le tout à travers une connexion wifi… autant dire que cet identifiant est distribué à qui le veut bien.
Il nous faut un deuxième mail, il est du même accabit. Nous avons donc notre identifiant et notre code, mais nous ne sommes potentiellement pas les seuls.
Étudiants (et personnels) imprudents, on ne le répètera jamais assez, ne lisez votre mail qu’avec une connexion sécurisée ! Si votre client mail ou votre fournisseur ne le permettent pas, changez en !
Bref. Nous cliquons tout de même sur le lien proposé dans ce mail. Mauvaise surprise ! La connexion vers le mail certifié par la société jedepose.com n’est pas sécurisée elle non plus !
Deuxième chance pour le potentiel vilain de récupérer les codes voulus ainsi que le mail confidentiel conservé par cette société !
Pire : si le mail avait été lu depuis une connexion sécurisée, pas de chance, les informations sensibles que nous avions protégées sont ici divulguées !
Recueillir ces informations est un jeu d’enfant, les outils existent sous tous les systèmes et sont très connus. Pas besoin d’être
informaticien pour les connaître, juste être curieux et savoir cliquer.
Passons encore et continuons.
Tout ceci nous amène à un site qui lui, on ne l’espérait plus, est sécurisé :
http://www.jevoteenligne.com/vote/u-picardie/
Les spécialistes vont me dire, que c’est du http pas du https, donc que non, ce n’est pas sécurisé ! J’ai repris ce lien sur le site de l’UPJV, pas dans le mail, dans le mail le liens est bien en https, et la société a visiblement l’habitude de ses clients, la connexion http est immédiatement transformée en https. Merci à eux, on a peut-être enfin affaire à des pros. Mais le vers est déjà dans le fruit.
Arrêtons nous un peu sur ce site.
Il s’agit d’un site de la société xxxxxxxxx dont voici un extrait la pub :
« Parmis les clients de cette société nous retrouvons :
Conseil de Prud’hommes, Conseil Général du Val d’Oise, Direction Générale des Impôts, Ministère des Affaires Etrangères
Ministère de l’Emploi, de la Cohésion Sociale et du Logement SNCF (on y reviendra)
Voici un extrait de la publicité de cette entreprise :
« xxxxxx est l’unique représentant industriel français du Ministère de l’Intérieur au sein du consortium européen ePoll »

Voilà une entreprise qui, objectivement, a sérieusement besoin d’être en bon terme avec le gouvernement. Je n’en tirerai aucune conclusion, ce serait malhonnête, j’en conviens. Passons.
Je remarque un « et linux » ajouté un peu comme un cheveu sur la soupe dans la liste des systèmes supportés et j’imagine les négociations qu’il a dû y avoir pour que surtout ces deux mots soient ajoutés.
Notre site test notre navigateur et lance un application java qui semble générer un certificat (à priori sans mot de passe) et nous arrivons enfin sur la page nous permettant de voter. Nous n’avons pas essayé. L’ensemble de cette procédure me semble d’un bon accabit, un peu comme la ligne maginot protégeait correctement ce qui était derrière elle, je remarque tout de même un bouton « Modifier », grisé pour l’instant puisque nous n’avons pas voté, je reste curieux de son fonctionnement…

Un peu de « social engineering » maintenant. Nous avons vu que cette entreprise a travaillé avec la SNCF dont les élections viennent de se terminer. Un peu d’imagination, un zest de chance, et nous arrivons sur le site :
https://www.jevoteenligne.com/vote/sncf/secure/welcome.do
Bien. Cette entreprise gère donc ses différents vote en cour sur la même machine ou tout au moins sur le même portail. Anecdotique pour la plupart, c’est une information qui, en sécurité a son importance. Les risques encourus par tout les sites d’une machine mutualisée sont ceux courus par le site le plus sensible. Que savons nous des autres votes en cours ? La présidence s’en est elle inquiétée ? Mystère. Pour résumer, si un vote concurrent est un cours pour une association de bouliste le site cours à priori un moindre danger que si c’est un vote de l’OTAN.

En conclusion donc, ce vote, je le disais, ne pouvait pas être fiable. Mais il aurait pu, facilement, être plus sécurisé. Si les membres de la DISI avaient été un tant soit peu consultés, si la procédure avait été soumise aux deux correspondants RSSI (Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Information), l’essentiel des problèmes de sécurité que je soulève ici auraient été facilement corrigés. Si le processus avait été testé, les problèmes d’ergonomie auraient été vus. Si…

En conséquence, par la présente, constatant que pour un projet important de l’UPJV, touchant de près sa sécurité, je n’ai pas, et mon collègue non plus, été consulté, je démissionne de mon rôle de correspondant RSSI (suppléant). »