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Toutes les informations et les fichiers nécessaires à l’impression sont là :

http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2009/04/09/universites-ce-printemps-la-mode-est-a-la-greve/

C’est la crise. Paris-Dauphine ferme son master finance

Paris-Dauphine ferme son master finance »

Vu dans Les Echos.fr et dans Le Monde.fr

« L’Université Paris-Dauphine n’organisera pas pour l’année universitaire 2009/2010 son master spécialisé dans les marchés financiers en raison des « fortes restrictions de recrutements » dans le secteur. « Le Master 203 +marchés financiers, marchés des matières premières et gestion des risques+ (…) suspend pour un an ses recrutements », a indiqué l’université, dans un communiqué publié mardi. Il y aura peu d’embauches en 2009 et 2010 dans les salles de marchés et la situation « pourrait perdurer même dans la perspective d’une reprise », estime l’université. »

Vent de fronde à Sciences-Po (La Tribune)

http://www.latribune.fr/carrieres/formation/20090409trib000365489/vent-de-fronde-a-sciences-po.html

Le système Descoings en question … et en quelques chiffres :

« De fait, les 230 enseignants et chercheurs permanents pèsent peu face aux 2.700 intervenants extérieurs. Et le recrutement prévu de trente enseignants-chercheurs supplémentaires d’ici à 2013 ne suffira pas à rétablir l’équilibre.

Pour les universitaires, croissance et réformisme à tous crins favorisent « l’opacité, l’anonymat, donc la hiérarchie ». En privé, les langues se délient et évoquent un système autocrate où la concertation n’a pas sa place. « L’administration a le monopole de la définition et de la construction des programmes », déplore un professeur. Il y a aussi le décalage entre les vacataires et les 700 salariés de la fondation aux contrats de droit privé et les enseignants-chercheurs rémunérés – faiblement – par l’Etat.

Selon un document de 2005 que La Tribune s’est procuré, Richard Descoings, haut fonctionnaire détaché, pointe par exemple à 17.500 euros brut mensuels, son épouse, directrice adjointe, à plus de 7.000 euros, d’autres à 5.000 euros. Des salaires jugés exorbitants comparé à ceux qui prévalent dans les universités où les présidents culminent péniblement à 4.000 euros bruts. A cela s’ajoute des modulations de services et des primes discrétionnaires entretenant le silence.« 

Promenade matinale à l’AERES : 10 Avril à 10 Heures

L’AERES réunit demain 10 avril ses experts pour préparer la nouvelle vague d’évaluation. Conformément à ce qui a été décidé lors de la 2ème coordination des laboratoires, nous vous invitons donc à une petite promenade matinale dans Paris demain matin.

Nous nous rassemblerons à 10 heures au Métro Bourse puis nous partirons distribuer des tracts à l’entrée de la réunion (20 rue Vivienne, 75002 Paris)

Le président pro-pécresse de paris 7 démissionne

Information reprise depuis le blog de Sylvestre Huet

Edit du 10 Avril : voir le droit de réponse de Guy Cousineau, toujours sur le blog de Sylvestre Huet

« Guy Cousineau, jusqu’alors président de l’université Paris-7 Denis Diderot démissionne. C’est un revers pour Valérie Pécresse dont il soutenait la politique. Il sera probablement remplacé par Vincent Berger, qui dirigeait la liste qui a emporté haut la main les élections chez les enseignants chercheurs de l’Université, lundi dernier. (…) Déjà, la précédente élection – dont l’invalidation a déclenché celles qui viennent de se dérouler – avait provoqué un double électrochoc. D’abord par la défaite totale de Guy Cousineau, incapable même de présenter une liste. Puis, par l’incroyable prétention de ce dernier de rester en place comme président de l’Université… alors même qu’il n’était soutenu par aucun universitaire. Le pire, c’est que cette prétention reposait sur la base légale de la LRU qui ne prévoit pas comment un président privé de soutien dans son Conseil d’Administration doit laisser la place à celui sorti vainqueur des élections. Un point qui, à lui seul, suppose une révision de la LRU… Devant l’émotion soulevée par cet épisode, Guy Cousineau a préféré jeter l’éponge devant sa deuxième défaite. Voici le courriel qu’il vient de faire parvenir aux personnels de son université :

« Mesdames, Messieurs, Chers Collègues,

Les élections partielles au Conseil d’Administration de l’université dans les collèges des enseignants-chercheurs ont donné des résultats sans ambiguité.
La liste Berger/Wargnier a obtenu 53,97% des suffrages dans le collège A et 49,25% des suffrages dans le collège B et a remporté 11 des 14 sièges à pourvoir. Le programme de cette liste et les arguments de campagne qu’elle a développée, sont, sur de nombreux points, en opposition profonde avec ma vision de notre université et avec l’action que j’ai menée depuis deux ans pour la faire progresser.
Par ailleurs, la liste «Paris Diderot Avance», avec laquelle je me reconnaissais une communauté de pensée, a été battue. Dans ces conditions, je considère que je ne suis plus en situation d’exercer mes fonctions selon mes convictions et que les élus du CA doivent élire un nouveau président à brève échéance.
En conséquence, j’ai décidé de lancer immédiatement l’appel à candidature pour la présidence de l’université et de fixer au 27 avril 2009 la date limite pour le dépôt de ces candidatures qui seront rendues publiques dès le lendemain. La réunion des élus du CA qui procédera à l’élection du nouveau président aura lieu le 5 mai. Jusqu’à cette date, je veillerai à assurer la continuité du fonctionnement de l’établissement. Je vous prie d’agréer l’expression de mes meilleurs sentiments
Guy Cousineau

Voici les résultats complets :
Collège A (Professeurs)
Liste Vincent Berger/Alain Wargnier : 306 voix
liste Paris Diderot Avance (soutenue par Cousineau) : 162 voix
Liste intersyndicale : 99 voix

Collège B
Liste Vincent Berger/Alain Wargnier : 462 voix
Liste intersyndicale : 305 voix
liste Paris Diderot Avance (soutenue par Cousineau) : 171 voix »

Lire la suite chez Sylvestre Huet

10ème semaine de lutte à l’université d’Avignon : les cours sont suspendus 2 jours sur 5

Dixième semaine de lutte à l’université d’Avignon. Jeudi dernier, l’assemblée générale avait – sous la pression de la présidence et des conseils – voté le passage d’un arrêt total des cours, en vigueur depuis le 4 février, à une suspension des cours 1 jour sur 5.
L’assemblée générale de ce jour est revenue sur cette stratégie en votant la suspension des cours 2 jours sur 5 (554 voix). Il n’aura manqué que 21 voix pour que la suspension des cours 5 jours sur 5 soit adoptée (533 voix).

Détails des votes :
1. Motions de la 8ème CNU (à mains levées) : pour : 463 contre : 142 abstentions : 10
2. Poursuite d’une suspension des cours 1 jour sur 5 (à bulletins secrets avec urnes, etc.) : votants : 1350 contre : 686 pour : 649 nuls : 13 blancs : 2
3. Reprise des cours / Suspension totale ou partielle (à bulletins secrets avec urnes, etc.) : Reprise totale des cours : 455 Suspension totale ou partielle : 667
4. Suspension  2/5 ou 5/5 (à bulletins secrets avec urnes, etc.) : suspension 2 jours sur 5 : 554 suspension 5 jours sur 5 : 533
blancs : 33

Un EC porte plainte auprès du Procureur de la République d’Avignon.

XXXXX XXXXXX
Maître de Conférences à l’université d’Avignon

à

M. le Procureur, Palais de Justice, rue du Général Leclerc, 84021 AVIGNON Cedex 1

M. le Procureur de la République

Mercredi dernier, 1er avril, une petite délégation d’une vingtaine de personnes dont je faisais partie s’est rendue à la Mairie d’Avignon, pour demander à être reçue par Mme Roig ; cette démarche s’inscrivait dans le cadre des actions de sensibilisation décidées par la Coordination Nationale des Universités, afin d’alerter sur les conséquences désastreuses que risquent d’avoir la LRU et ses décrets d’application sur le système d’enseignement supérieur et la recherche en général et sur les petites universités comme Avignon en particulier.
Nous sommes montés jusqu’au bureau de Mme le Maire et avons été accueillis devant celui-ci par un chef de cabinet, ancien conseiller municipal, M. Martella, je crois. Comme l’on nous renvoyait à une date indéterminée, nous avons décidé d’occuper pacifiquement les lieux jusqu’à obtention d’une réponse plus concrète.
Nous étions à peine assis dans le couloir que des policiers municipaux, sans sommation d’aucune sorte, se sont précipités sur nous pour nous chasser et nous ont bousculés et frappés avec une violence que la situation ne justifiait absolument pas : aucun d’entre nous n’opposait en effet de résistance, conformément au principe de ce type de manifestation qui se déroule un peu partout en France pour le même motif. Il est convenu en effet d’y éviter toute provocation et tout affrontement avec les forces de l’ordre.
J’ai tenté de raisonner les policiers, mais ai été très vite écarté sans le moindre ménagement, puis poussé brutalement, frappé et projeté contre l’arête d’un mur, ce qui a entraîné une contusion crânienne et une blessure à l’oreille nécessitant trois points de suture, comme l’indique le certificat des urgences de l’hôpital d’Avignon que vous trouverez ci-joint.
Je souhaite donc déposer plainte pour les brutalités que j’ai subies ainsi que plusieurs membres de notre délégation parce qu’elles me paraissent totalement disproportionnées et même gratuites car une évacuation pacifique n’eût présenté aucune difficulté.
Mon intention de saisir la justice est confortée par le fait que j’ai été depuis convoqué au Commissariat d’Avignon où j’ai eu confirmation qu’un fonctionnaire de la Police Nationale envisageait de porter plainte contre moi sous prétexte que j’aurais voulu lui maculer de sang le visage (je n’ai pas eu connaissance des termes exacts de la plainte), alors que je souhaitais seulement lui montrer que j’étais blessé et que nous n’étions en rien des coupables mais des victimes ; il semble par ailleurs qu’un policier municipal se serait plaint de son côté de mauvais traitements de notre part !
Je confirme que si nous avons été sérieusement molestés, nous n’avons à aucun moment répliqué.
Dans le cas où la plainte à mon encontre serait jugée recevable, je souhaiterais que les deux dossiers soient joints, de manière à replacer les faits dans leur contexte.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur, mes respectueuses salutations,