Dany Cohn-Bendit rencontre les porte-parole de la Coordination

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Manifestation nationale du 8 Avril : de Denfert-Rochereau à l’Assemblée Nationale

La manifestation parisienne partira de 14h30 à Denfert Rochereau pour se diriger vers l’Assemblée Nationale. Des préavis de grève ont été déposés pour les organisations syndicalesp our toutes les catégories de personnels.

Premières motions votées au congrès SNESUP

Vous trouverez ci-dessous une série de motions votées par le congrès du Snesup le vendredi 3 avril 2009. D’autres suivront.

Motion « Bourse et CROUS »
Pour permettre l’accès de tous les bacheliers à l’enseignement supérieur, le SNESup :
1. exige le rétablissement des critères d’attribution des bourses sur critères sociaux, qui devraient être supprimés à la rentrée 2009 et qui paupériseraient 20000 étudiants parmi les plus démunis ;
2. affirme son opposition à la proposition de loi (rédigée par 92 députés UMP) qui de toute évidence programme l’élévation des frais d’inscription dans les universités et qui reviendrait à sur-endetter les étudiants ;
3. demande l’enterrement définitif, écrit, du rapport Lambert sur la réforme des CROUS en agences de moyens. Cette réforme, véritable LRU des CROUS, reviendrait à une privatisation de fait, dans le cadre de partenariats public-privé, et conduirait à un accroissement de l’inégalité sociale chez les étudiants.
(votée à l’unanimité)

Motion « validation de l’année universitaire »
Le Congrès du SNESUP constate que le gouvernement, par son mépris envers le mouvement dans l’Université et la Recherche et son refus d’entendre ses revendications légitimes, met gravement en péril le déroulement de l’année universitaire.
Face au front du refus qui s’exprime de manière inédite depuis 8 semaines, en persistant dans cette démarche le gouvernement porte l’entière responsabilité de la menace de non-validation du semestre.
Les enseignants, enseignants-chercheurs, BIATOSS, ITA, étudiants qui sont l’objet des attaques gouvernementales ne cèderont pas au chantage et à la peur.
Ils ne se rendront pas complices de l’application de réformes qui menacent les fondements de l’institution universitaire et auront des conséquences désastreuses pour tous.
(Votée à la majorité)

Motion « compétences élargies » Non aux compétences élargies !
Le congrès du SNESUP réaffirme son opposition absolue à la loi LRU et à ses applications. Il appelle tous ses militants, en particulier lors des conseils centraux, à tout faire pour empêcher le passage aux compétences élargies.
(Votée à l’unanimité moins une abstention)

Motion « précarité » Non à la précarité à l’université !
– Recrutement de CDD et CDI de droit public par les établissements ;
– Développement des contrats ANR et des CDD dans les laboratoires ;
– Recours massif à des entreprises extérieures qui utilisent des contractuels, vacataires ou intérimaires…
La généralisation de la précarité, considérablement amplifiée par la LRU et le passage aux responsabilités élargies, est une arme du gouvernement pour casser le service public. Elle rend possibles les suppressions de postes. Elle facilite les attaques contre les statuts. Elle renforce la hiérarchie et la gestion managériale des personnels. Elle accroît la difficulté à solidariser et mobiliser les personnels pour leurs droits, leurs emplois et leurs salaires.
Dans le cadre d’une réduction du nombre de postes aux concours, le ministère demande aujourd’hui à l’Université de mettre en place une « masterisation » qui, telle qu’il la conçoit, générerait un vivier de précaires pour l’enseignement primaire et secondaire.
La précarité frappe toutes les catégories : enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs et BIATOSS. Elle appelle une réponse globale et solidaire.
Le congrès du SNESUP revendique :
– Pour tous les précaires, un véritable droit de recours sur toute décision les concernant ;
– Une grille nationale de progression de carrière ;
– Pour les enseignants et enseignants-chercheurs autres que doctorants, un service statutaire aligné sur celui des corps de fonctionnaires correspondants ; pour tout contrat inférieur à un an, le service doit être établi en proportion.
– Pour les ATER, moniteurs et enseignants doctorants, un service égal au tiers de celui des enseignants-chercheurs titulaires ;
Au delà, le congrès du SNESUP exige :
– l’arrêt du recrutement de nouveaux personnels précaires ;
– le maintien en fonctions de tous les précaires, sur un service annuel complet ;
– un plan de résorption rapide de la précarité pour toutes les catégories de personnels du supérieur ;
– un plan pluriannuel de créations de postes intégrant celles destinées à la complète résorption de la précarité.

Motion « Décret statutaire » Services d’enseignement : Non à la modulation !
La dernière version en date[1] du projet de décret modifiant celui de 1984 relatif au statut des enseignants-chercheurs ne traduit aucun recul du gouvernement en ce qui concerne la modulation des services d’enseignement. Cette modulation reste le noyau dur du projet. Elle est synonyme de casse du cadre national du statut et du lien enseignement-recherche.
L’enseignement reste conçu comme une punition pour les supposés « mauvais » chercheurs, en particulier à cause de la référence à l’évaluation pour la reconnaissance de la recherche et l’at tribution des services. A cet égard, l’introduction d’une condition d’acceptation « écrite » de la modulation par l’intéressé n’est pas une garantie statutaire. Elle laisse l’individu seul face aux pressions hiérarchiques et peut même ouvrir la voie à des situations de harcèlement moral.
Des nouveautés du texte aggravent certains de ses aspects les plus nocifs :
– La référence à « la réalisation des engagements de formation prévus dans le cadre du contrat pluriannuel » montre que la modulation est d’abord une variable d’ajustement pour les établissements et une arme pour leur pilotage par l’État ;
– La modulation pluriannuelle permettrait à l’État de faire l’économie de nombreux CRCT nécessaires aux universitaires dans le cadre de leurs recherches, et se ferait donc à leur détriment ;
– L’amendement sur les heures complémentaires introduit en séance par la Ministre comme une garantie pour les enseignants-chercheurs ne fait que poser des restrictions au paiement de ces0Aheures dans le cas de services modulés.
Le congrès du SNESUP exige le retrait de ce projet de décret statutaire.
Il revendique :
– Un tableau d’équivalence national dénué de toute référence à la modulation, prenant en compte l’ensemble des tâches confiées aux universitaires ; ce tableau doit en particulier comporter l’équivalence TP = TD ;
– La définition d’un service statutaire en heures « équivalent TD » au sens du tableau précédent, de 150 heures pour les enseignants-chercheurs, et de 250 heures pour les enseignants ;
– L’attribution d’un demi-service à tous les nouveaux recrutés pendant les trois premières années de leurs carrières ;
– Le paiement en heures complémentaires de toute heure « équivalent TD » accomplie au delà du service statutaire ;
– Pour les non-titulaires enseignants et enseignants-chercheurs autres que doctorants, un service statutaire aligné sur celui des corps de fonctionnaires correspondants ; pour tout contrat inférieur à un an, le service doit être établi en proportion ;
– Pour les ATER, moniteurs et enseignants doctorants, un service égal au tiers de celui des enseignants-chercheurs titulaires.

[1] après le CTPU du 24 mars 2009

2011 : l’université de Toulon a fermé ses portes

(information reprise depuis le site http://jeveuxquellevive.net/)

Attention : Le scénario qui suit est un scénario-catastrophe qui n’a rien d’« abracadabrantesque ». Il s’appuie sur l’analyse de données réelles communiquées par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et par l’actuel président de l’Université de Toulon. Le dossier complet peut être consulté sur ce site, où l’on trouvera aussi des témoignages officiels émanant d’autres universités au statut comparable à celui de l’Université de Toulon.

2011. L’Université de Toulon a fermé ses portes.

L’augmentation drastique du nombre d’étudiants inscrits, nécessaire au maintien du statut d’« université », ne s’était ni produite en 2009, ni en 2010, malgré une politique d’inscriptions « déréglementées » menée en direction des étudiants étrangers. D’« université », la fac était devenue « collège universitaire » : le seul diplôme délivré était la Licence (Bac +3), les diplômes supérieurs disparaissant (Master : Bac +5, Doctorat : Bac +8) ; des filières jugées « non rentables » avaient été purement et simplement fermées. De nombreux étudiants avaient donc dû quitter le Var pour aller poursuivre leurs études au sein du pôle universitaire marseillais ou du pôle niçois. Du moins, ceux qui en avaient les moyens, car les autres n’avaient pas eu d’autre choix que celui d’arrêter leurs études. Avec la transformation de l’université en « collège universitaire » avait aussi coïncidé l’augmentation des frais d’inscription, principale ressource financière disponible pour pallier la maigreur du financement privé, et un financement public réduit à peau de chagrin. La présidence avait bien tenté de renflouer les caisses en louant quelques-uns des locaux de l’université, ou même des emplacements publicitaires sur le campus, mais bien sûr, cela n’y avait pas suffi. Les personnels administratifs et enseignants ayant pris leur retraite n’avaient pas été remplacés, l’embauche ponctuelle de personnels précaires s’était développée pour tenter de pallier au maximum le sous-encadrement. Faute d’un nombre suffisant d’usagers sur le campus, le Restaurant Universitaire avait fermé. En 2011, c’est l’ancienne Université de Toulon qui avait dû « déposer le bilan », laissant personnels et étudiants sur le carreau.

Dans ces conditions, l’Université de Toulon risque de vous manquer, comme elle manquera à tous les étudiants qui n’auront pas d’autre possibilité d’accéder à l’enseignement supérieur, comme elle manquera à tous les personnels qui avaient choisi d’œuvrer à son rayonnement, comme elle manquera à tous les Varois soucieux du développement économique et culturel de leur département.

L’Université de Toulon va vous manquer… à moins…

À moins d’agir.

Qu’aurais-je pu faire en 2009 pour éviter cette catastrophe ?

Rouen : 246 enseignants-chercheurs refusent de présider les jurys de bac !

« LETTRE AU PRÉSIDENT DE L’UNIVERSITÉ DE ROUEN
Nous, enseignants-chercheurs, refusons de présider les jurys de bac !

Le baccalauréat est un grade universitaire, c’est pourquoi les jurys sont OBLIGATOIREMENT présidés par un professeur des universités ou un maître de conférences nommé par le recteur sur proposition des présidents d’université. (Décret n° 93-1092 du 15 septembre 1993)
Cette année, nous refusons que vous transmettiez au recteur nos noms pour présider les jurys de baccalauréat de la session 2009. Aucun jury ne doit être constitué tant que les revendications rappelées ci-dessous n’ont pas été satisfaites. »

Lire la suite du message, le texte de la pétition et la iste des signataires sur :

http://urouenmobilisee.wordpress.com/2009/03/20/petition-jurys-de-bac/

51 démissions à Paris 1 Panthéon-Sorbonne !

Dans le contexte de la mobilisation des universitaires, les enseignants-chercheurs de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dont les noms suivent annoncent leur démission de leurs fonctions de responsabilité administrative (indiquées plus bas). Ils demandent l’ouverture de véritables négociations sur la base proposée par la coordination nationale des universités.

Ces démissions sont effectives ce mercredi 1er avril 2009, date à laquelle la liste de l’ensemble des collègues démissionnaires à Paris 1 (toutes UFR confondues) sera transmise à la Présidence de l’université ainsi qu’au Rectorat de Paris (conformément au mot d’ordre donné par la Coordination nationale des universités). Une version régulièrement actualisée de la liste nationale des démissionnaires pourra être consultée sur les sites en ligne :
–   https://universitesenlutte.wordpress.com/category/actions/demissions-actions/
–   http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2055

Liste des 51 responsables démissionnaires (et liste des responsabilités concernées) relevant de diverses UFR à l’université Paris 1

UFR 02 – Économie
1.  Délila ALLAM. Déléguée à la mission Université pour  l’UFR 02
2.  Bernard GAZIER.  Responsable – coordinateur de la mention « Entreprises, Stratégies, Ressources Humaines » du MASTER « Economie ». Responsable du MASTER 2 Recherche « Economie des Ressources Humaines et de la protection sociale ».
3.  Sabine MONNIER. Responsable du Master 2 en alternance « Développement des Entreprises Patrimoniales ».
4.  Bernard PAULRÉ. Directeur du master 2 recherche « Economie de l’industrie et des services »

UFR 03 – Histoire de l’art et archéologie
1. Boris VALENTIN. Co-responsable du master Pro Archéologie
2. Jean-Paul DEMOULE. Responsable Master Archéologie et environnement
3. Dimitri VEZYROGLOU. Responsable du L3 Histoire du cinéma
4. Michel POIVERT. Responsable des M2 Histoire de l’art
5. Chantal DE BIASI. Responsable de l’année de L1
6. Sylvie LINDEPERG. Responsable du  Master recherche Histoire et patrimoine du cinéma
7. Stéphane GOUDET. Responsable du L2 Histoire du cinéma
8. Colette NATIVEL. Responsable de L3 Histoire de l’art.
9. Guitemie MALDONADO. Co-responsable de la L2 pour l’Histoire de l’art
10. Catherine WERMESTER. Responsable du droit/histoire de l’art L1 L2L3 M1. Responsable étudiants étrangers hors erasmus
11. Dominique PIERI. Responsable du L2 Archéologie
12. Brigitte FAUGERE. Responsable du M1 archéologie
13. Philippe MOREL. Responsable du Master 1 recherche en histoire de l’art
14. Marie BERDICOU. Responsable de la spécialité « Valorisation touristique des sites culturels » du master 2 mention tourisme
15. Serge CLEUZIOU. Responsable du M2 archéologie des périodes historiques

UFR 04 – Arts plastiques et sciences de l’art
1. Dominique CHATEAU, Responsable de la mention de Master Esthétique, arts et cultures
2. Richard CONTE. Responsable du M2 Arts plastiques
3. Françoise DOCQUIERT, responsable de la formation Métiers des Arts et de la Culture (L3, M1 et M2 Sciences et Techniques de l’Exposition)
4. Pascale DUBUS. Responsable de l’Histoire de l’art moderne en L2
5. Anne-Marie DUGUET. Responsable du M2 spécialité Arts et médias numériques
6. Bernard GUELTON. Responsable M1 arts plastiques et L3 Arts plastiques
7. Jacinto LAGEIRA. Responsable du Master 1 Esthétique
8. Pascal LE BRUN-CORDIER. Responsable du M2 Projets Culturels dans l’Espace Public
9. Agnès LONTRADE. Responsable de l’Esthétique en L3
10. José MOURE. Responsable de la mention de licence Pratique et esthétique du cinéma
11. Olivier SCHEFER. Responsable de l’Esthétique en L1 et L2
12. Maria STAVRINAKI. Responsable de l’Histoire e l’art en L1 et L2
13. Nicolas THÉLY, Responsable M1 arts et média numérique
14. Yann TOMA. Responsable d’arts Plastiques en L2

UFR 08 – Géographie
Liste des collègues démissionnaires à l’UFR de Géographie de Paris 1 (et liste des responsabilités concernées).
1. Sylvie FOL. Responsable du M1 Aménagement et Urbanisme.

UFR 10 – Philosophie
Liste des collègues démissionnaires à l’UFR de Philosophie de Paris 1 (et liste des responsabilités concernées).
1. Susana BERESTOVOY. Responsable des relations internationales à l’UFR. Responsable des enseignements d’informatique en L2 de philosophie et en L2 de Logique. Co-responsable du site Internet
2. Bertrand BINOCHE. Co-responsable du master spécialité « Histoire de la philosophie ». Responsable de la Commission de validation des acquis de l’expérience
3. Christian BONNET. Co-responsable du master spécialité « Histoire de la philosophie ». Membre de la Commission de validation des acquis de l’expérience.
4. Jean-François BRAUNSTEIN. Responsable des enseignements d’histoire des sciences en L3.
5. Dominique COUZINET. Membre de la Commission de validation des acquis de l’expérience.
6. Christiane CHAUVIRÉ. Responsable du master spécialité Philosophie contemporaine
7. Jean GAYON. Responsable du master spécialité « Logique, Philosophie, Histoire et Sociologie des Sciences » (LOPHISS)
8. Christophe GRELLARD. Responsable du budget.
9. Xavier GUCHET. Délégué de la mission université-entreprises au sein de l’UFR.
10. Chantal JAQUET. Co-responsable du master spécialité « histoire de la philosophie ».
11. Jean-Baptiste JOINET. Responsable de la licence mention Logique. Co-responsable du site Internet
12. David LAPOUJADE. Responsable des enseignements de philosophie générale en L1-L2-L3.
13. Catherine LARRÈRE. Responsable du master spécialité « Philosophie et société »
14. Anne MOEGLIN-DELCROIX. Direction du centre de philosophie de l’art (composante de l’EA « Philosophies contemporaines »).
15. Emmanuel PICAVET, responsable de la coordination des enseignements de philosophie morale et politique en Licence
16. Pierre-Yves QUIVIGER. Responsable de la bilicence droit/philosophie
17. Pierre WAGNER. Responsable du L1 de Logique. Responsable des enseignements d’épistémologie en L2

l’ISHA de Paris 4 vote pour la poursuite de la grève

L’Assemblée Générale des personnels de l’Institut des Sciences Humaines Appliquees de Paris4 du vendredi 3 avril, a adopte la motion suivante  (22 pour, 1 contre, 0 abs) :
« L’ISHA prend position pour la poursuite de la grève et contre la reprise des cours tout en maintenant le contact avec les étudiants. »
La position de l’ISHA sera rediscutée lors de sa prochaine AG qui se tiendra le lundi 27 avril.