Toulouse 3 : pour la poursuite du mouvement ET pour la reprise des cours.

tlse31

Publicités

Université d’Avignon : Résultats AG de ce jour (2 Avril)

AG du jeudi 2 avril 2009, 10h-17h30. 3 amphis reliés par visio.
1. Vote à main levée pour ou contre la poursuite du mouvement :
Contre : 400 Abstentions : 46 Pour : 931

2. Vote à bulletins secrets, pour ou contre la reprise totale des cours :
Blanc : 10 Nul : 18 Pour : 752 Contre : 770

3. Vote à bulletin secrets, contradictoire, entre un arrêt des cours 5 jours sur 5 et un arrêt des cours 1 jour sur 5  (le jeudi) :
Blanc : 10 Nul : 10 5 jours sur 5 : 523 1 jour sur 5 : 651

Le comité de grève va maintenant réfléchir aux moyens concrets de poursuite du mouvement compatibles avec ces résultats.

Opération labos morts.

Ca bouge dans les labos à Orsay (où aura lieu la prochaine coordination recherche mardi 7 avril).

L’UMR du Moulon est labo mort, cf page web: http://moulon.inra.fr/ Pour cette journée, nous avons décidé:
– Fermeture du standard telephonique (standard « mort »), avec un message d’indisponibilite
– Renvoi automatique d’un email d’indisponibilite (malheureusement techniquement impossible pour aujourd’hui)
– Pas de seminaire, pas de reunion
– Premiere page web temporairement vide, avec uniquement la mention « LABOratoire MORT » et une explication de la signification
– Pas de releve des absences du DU, afin que le maximum de personnes puissent aller a la manifestation
– Assemblee generale d’information

L’Institut de Physique Nucléaire d’Orsay s’est également déclaré « labo mort » aujourd’hui (comme mardi dernier)

Idem pour le laboratoire de l’accélérateur linéaire de l’IN2P3 : http://www.lal.in2p3.fr/

cnrs_lutte

Démissions à Lyon 2 !

Démissions à Lyon 2
Assez peu mobilisé jusque là, l’Institut de Psychologie de l’Université Lyon 2 frappe fort, avec près de la moitié des titulaires démissionnaires, ce qui concerne presque toutes les responsabilités d’années et de diplômes.
Ci-dessous le communiqué sur cette démission collective.
———————-
COMMUNIQUE DES PERSONNELS MOBILISES DE L’INSTITUT DE PSYCHOLOGIE DE L’UNIVERSITÉ LYON 2
SUR LA DÉMISSION COLLECTIVE DES FONCTIONS DE RESPONSABILITÉ.
Lyon, le 31 mars 2009
Le fonctionnement administratif normal de toute université repose sur l’investissement lourd et quotidien d’enseignants-chercheurs qui assument des responsabilités administratives, en plus de leurs missions de formation et de recherche. Ce travail s’effectue avec la collaboration des personnels administratifs dont les carrières et les statuts sont également fortement menacés.

Dans le contexte de la mobilisation  actuelle dans les universités, les enseignants-chercheurs ci-dessous annoncent leur intention de démissionner de leurs fonctions de responsabilités, en guise de protestation contre la surdité réitérée du ministère et pour de véritables négociations sur les bases proposées par la coordination nationale des universités.

Cette action collective, appelée au plan national depuis plusieurs semaines, résulte de l’absence d’avancées significatives et de réelles négociations sur l’ensemble des points qui mobilisent actuellement la communauté universitaire : réforme du statut des enseignants-chercheurs ; formation et concours des enseignants du premier et second degrés, le gel des postes programmé, l’avenir des organismes de recherche, le contrat doctoral unique…

Il s’agit pour nous de manifester, dans une action forte, notre détermination et notre engagement face à un gouvernement qui refuse d’entendre nos revendications.

Nous souhaitons aussi, par cette action, protester contre l’imposition d’un calendrier absurde  pour organiser nos formations et nos activités de recherche, et nous demandons un moratoire sur la réalisation des maquettes formation et recherche, ainsi que le report des échéances auxquelles elles doivent être remises aussi bien au niveau local que national.

En conséquence :
–    Nous remettrons collectivement et publiquement notre démission des responsabilités pédagogiques et administratives que nous exerçons actuellement ;
–    Nous appelons l’ensemble de nos collègues de l’Institut de Psychologie, mais aussi des autres composantes de l’université Lyon2 à rejoindre cette initiative en démissionnant de leur fonctions de responsabilités, et à exprimer leur solidarité en s’engageant à ne pas reprendre les fonctions des collègues démissionnaires ;
–    Nous appelons l’ensemble des étudiants de l’Institut de Psychologie à une réunion d’information où nous leur expliquerons les raisons qui nous poussent à cette action, le mardi 07 avril, à 10h30, amphi C.

Ces démissions deviendront effectives au 07/04/09, date à laquelle la liste de l’ensemble des collègues démissionnaires sera transmise à la Direction de l’Institut de Psychologie, à la Présidence de l’Université Lyon 2, au Rectorat d’Académie, ainsi qu’au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Avant  cette échéance, nous informerons les personnels administratifs ainsi que les étudiants des raisons qui nous poussent à cette démission collective.

ÉTAT DES DÉMISSIONS AU 1er AVRIL :
– 24 enseignants-chercheurs démissionnaires ou soutenant cette démission ;
– 60 responsabilités pédagogiques et de recherche
(Responsabilités d’enseignements, d’années, de diplômes, de départements, présidences de jury ; directions de laboratoire).

Peut-on filmer un policier lors d’une interpellation ?

Extrait d’un article de Cécile Dehesdin, paru sur le magazine Slate le 2 Avril 2009.

« D’après deux arrêts de la Cour de Cassation (le 25 janvier 2000 et le 20 février 2001), la diffusion d’images de policiers dans l’exercice de leur fonction est autorisée dès lors qu’elle illustre un événement d’actualité. Il n’est pas nécessaire de flouter les visages des personnes impliquées -comme acteurs, témoins, ou figurants-, si l’image est prise dans le contexte d’un évènement dont l’importance justifie qu’il soit communiqué au public. Les policiers ne dérogent pas à cette règle dessinée par la jurisprudence, mais un arrêté du 27 juin 2008 apporte certaines exceptions : il faut notamment respecter l’anonymat des policiers chargés de la lutte antiterroriste, de la brigade de recherche et d’intervention criminelle, de la brigade de recherches et d’investigations financières ou encore du RAID. Qu’un particulier filme la police municipale en train de procéder à un contrôle d’identités n’est donc pas illégal.

Peut-on vous prendre votre appareil ou vos images ?

Pour Franck Fievez de l’UNSA Police (premier syndicat des policiers en tenue), «il n’y a confiscation que s’il y a interpellation, or il n’y a interpellation que s’il y a délit». Délit qui ne saurait être constitué par le fait de prendre des photographies ou de filmer des agents de police. Il explique que «lors d’une affaire récente, après que des fonctionnaires de police ont confisqué du matériel, une note de service de leur hiérarchie leur a demander de ne pas procéder à ce genre de confiscations». Les policiers peuvent vous demander d’arrêter de filmer, vous demander d’effacer votre vidéo ou vos photos, mais vous n’avez pas à obtempérer si vous ne le désirez pas, et ils n’ont pas le droit de vous y forcer. »

SNEP – FSU, Communiqué de presse : Formation et recrutement des enseignants

SNEP – FSU, Communiqué de presse : Formation et recrutement des enseignants
Intensifier la mobilisation, diversifier les moyens d’action

Suite aux rencontres avec les organisations syndicales, X.Darcos vient d’adresser un communiqué à la presse, affiché en catimini sur le site du ministère, sans que les organisations syndicales de la FSU n’en soient destinataires.
Le SNEP FSU considère que si sur certains points, ce texte confirme des bougés obtenus par les luttes sans précédents et les pressions des organisations syndicales, il n’acte pas l’ensemble des éléments qui avaient été annoncés oralement  en réponse aux exigences de la FSU, en particulier sur le maintien des moyens pour faire fonctionner les IUFM. Il fait le choix de maintenir le flou, sur le devenir de certains étudiants (par exemple ceux qui auraient été admissibles l’an dernier et qui n’auraient pas repassé le concours cette année), sur la formation continue durant l’année post-concours pour des candidats de l’année prochaine. La proposition faite pour l’inscription à la rentrée 2009 et sur la suite des études, si elle maintient provisoirement le rôle des IUFM, n’en reste pas moins illisible et incohérente pour les étudiants et les formateurs. Les reçus de 2010 doivent l’être dans les mêmes conditions que cette année.
La commission dite de « concertation » ne contiendra pas de membres des syndicats représentatifs qui ne seront  que consultés. Le SNEP rappelle sa volonté d’une véritable concertation. La dernière phrase du communiqué peut entériner un clivage entre formation professionnelle et formation disciplinaire, ce qui serait contraire à l’évolution des conceptions en matière de formation.
Enfin l’imprécision sur le dispositif d’aide aux étudiants laisse entier  le problème de l’accès des jeunes des couches les plus
défavorisées aux métiers de l’enseignement, qui nécessiterait notamment la mise en place de pré-recrutements. Ce communiqué ne saurait dissiper les inquiétudes légitimes de l’ensemble de la communauté.
Le SNEP considère que cela renforce la nécessité de maintenir la mobilisation à un haut niveau  pour obtenir l’abandon de la réforme prévue et prendre le temps de bâtir une « bonne » réforme de la formation des enseignants. Il appelle les enseignants, formateurs, universitaires, ainsi que les étudiants, à intensifier leur mobilisation notamment ce jeudi 2 avril et à diversifier les moyens d’action, pour que le bon sens s’impose enfin.
1er avril 2009.

Arrestations arbitraires à Marseille

Procès- verbal du CONSEIL D’UFR Exceptionnel Du 27 Mars 2009

Trente universitaires qui se dirigeaient ce matin 27 mars 2009 vers le parc du 26eme centenaire de Marseille à l’occasion de la visite de Mr Fillon ont été arrêtés sans raison par les forces de l’ordre, et maintenus en détention au poste pendant une heure et demie.
Le conseil de l’UFR MIM (Mathématiques, Informatique, Mécanique) de l’Université Aix Marseille I, réuni en urgence et de façon exceptionnelle le 27 mars à 13 h déclare :
-Etre indigné par ce qu’il considère être une atteinte aux libertés les plus fondamentales,
-Etre indigné par l’assimilation d’actions de revendication totalement pacifiques à des actes illégaux.

Le conseil de l’UFR MIM demande avec détermination aux présidents des 3 universités d’Aix-Marseille de condamner publiquement et fermement de telles arrestations qui vont à l’encontre de la liberté d’expression et plus généralement des droits de l’homme. Ces actes d’intimidation ne contribuent en rien à la résolution des problèmes actuels de l’université.
Le conseil de l’UFR MIM décide de fermer le CMI ce jour à partir de 15 h.

Ce texte a été voté à l’unanimité des membres du conseil.