Communiqué de presse en réponse aux contre-vérités de Mme Simone Bonnafous et de son cabinet.

Communiqué de presse de l’Assemblée générale unitaire de l’Université Paris 12 réunie mardi 31 mars 2009 en réponse aux contre-vérités de Mme Simone Bonnafous et de son cabinet.

Le 2 février dernier, l’Université Paris 12 Val-de-Marne entrait en lutte aux côtés de la quasi-totalité des institutions universitaires et des organismes de recherche pour la défense du service public d’enseignement et de recherche, et contre la politique destructrice menée actuellement par le gouvernement. Étudiants, enseignants-chercheurs et personnels BIATOSS de Paris 12, en grève depuis neuf semaines, n’ont pu jusqu’à présent compter sur le soutien de leur Présidente, Simone Bonnafous, qui a au contraire exprimé à plusieurs reprises son attachement aux réformes proposées par le gouvernement.
Mercredi 25 mars, une centaine d’enseignants et d’étudiants ont bloqué les accès au bâtiment principal de l’université, conformément au vote massif de l’Assemblée générale unitaire réunie la veille, qui suivait en cela le mot d’ordre de la Coordination nationale des Universités.
Cherchant à se frayer un chemin jusqu’à son bureau, Simone Bonnafous s’en est prise physiquement aux personnes qui formaient le barrage. Dans un article paru dans le /Parisien/ en date du jeudi 26 mars, le Directeur de Cabinet de la Présidente donne une version des faits qui déforme la réalité et en minimise la portée, version reprise dans un communiqué de la Présidente adressé par courrier électronique à tous les personnels et étudiants de Paris 12 et diffusé sur l’Intranet.
Il est notamment déclaré que « des échauffourées ont éclaté ». En réalité, aucun des étudiants et enseignants grévistes présents lors du blocage n’a eu recours à la violence, physique ou verbale, comme pourrait le laisser croire l’emploi manifestement ambigu du terme «échauffourée » : ils ont toujours gardé leur sang-froid et réagi de façon pacifique, même face aux coups portés par la Présidente et par la Secrétaire générale, qui n’ont jamais eu à « se débattre » ni à « se défendre » puisqu’elles n’ont jamais été agressées.
Il est également rapporté que la Présidente « a tout de suite mis à la disposition des grévistes un amphi pour les AG », contre-vérité que nous tenons à démentir. Une première demande pour banaliser un amphithéâtre, en date du mercredi 4 février, nous a d’abord été refusée. L’Amphi jaune a donc été occupé le lundi 9 février sans le consentement de la Présidente qui a finalement accepté de le laisser à la disposition des grévistes.
Dans la suite de l’article du /Parisien/, il est affirmé que « la Présidente et les directeurs des différentes composantes ont déclaré le respect du droit de grève », comme si cet acte émanait spontanément d’eux. En réalité, cette déclaration, qui aurait dû s’imposer d’elle-même dès le début du mouvement, a été obtenue seulement au bout de sept semaines de grève, après que des étudiants et enseignants grévistes ont occupé pacifiquement le couloir dans lequel se trouve le bureau de Simone Bonnafous. On le voit, les quelques garanties qui ont été obtenues pour faire respecter les droits les plus élémentaires des personnels et des étudiants, l’ont été par les grévistes, contraints à un bras de fer avec la présidence.
Le Directeur de Cabinet affirme enfin que la présidence « s’attelle à organiser le rattrapage des cours ». Précisons qu’une telle initiative ne relève pas de la compétence de l’administration, mais des seuls enseignants et de leurs représentants ; que les enseignants-chercheurs grévistes se préoccupent depuis le premier moment où ils sont entrés en grève des moyens de compenser l’absence de cours classiques, et de valider le second semestre : c’est à leur seule initiative que, sur cette dernière question, des discussions sont en cours au sein des départements et des UFR. Par ailleurs, l’Assemblée générale unitaire de Paris 12 tient à rappeler qu’enjoindre aux enseignants grévistes d’organiser des rattrapages de cours, comme l’ont publiquement fait d’abord Mme Valérie Pécresse puis Mme Simone Bonnafous, et ce alors même qu’un mot d’ordre national de grève perdure, constitue en soi un déni du droit de grève.
Par ce communiqué, l’Assemblée générale entend rétablir la vérité et dénoncer la désinformation mise en œuvre par la présidence. Elle exprime également son exaspération d’entendre sans cesse, dans ses prises de positions publiques et dans ses interventions au sein de la CPU, dont elle est vice-Présidente et porte-parole, Simone Bonnafous se faire l’avocate du gouvernement au mépris de la communauté universitaire qui l’a élue.
L’Assemblée générale exprime son soutien aux étudiants et aux enseignants qui ont été agressés par la Présidente et par la Secrétaire générale de l’université.
L’équipe en place doit s’interroger sur sa légitimité : qu’en serait-il si des élections avaient lieu maintenant ?

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Une Réponse

  1. Il me semble que Mme Pécresse n’a jamais « enjoint aux grévistes de rattraper des cours » mais seulement demandé que l’on organise des rattrapages, ce qui est très différent. Aucun gréviste (au sens strict) ne peut être obligé à rattraper des cours non assurés. Le droit de grève (la simple cessation du travail) peut très bien être respecté, même en cas de rattrapage dès lors qu’il est organisé avec des enseignants qui ont encore du service disponible ou bien acceptent des heures supplémentaires pour assurer la continuité du service public.

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