Manif pro-LRU à Jussieu mardi 31 Mars

Nous organisons à Jussieu une « manif pro-LRU » mardi 31 mars à 12h30 (rendez-vous Tour 46)  s’inspirant des  initiatives « manif de droite » des intermittents du spectacle  en 2003:  http://www.manifdedroite.com/

Le but du jeu est de provoquer alors :
– Tenue vestimentaire souhaitée : costume/cravate et/ou loden pour les hommes (et rasés de près! ou alors look de pubard
avec poudre blanche sur le nez), tailleur/jupe plissée, foulard Hermès, collier de perles, caniche ou york pour les femmes (le post-doc en laisse est un choix possible faute de caniche).
– Nous défilerons devant et dans Jussieu avec des slogans et des pancartes adaptés à  notre manifestation comme « De l’argent il y en a dans les poches des étudiants », « la sélection a du bon quand elle est faite sur le pognon », « les chercheurs cherchent,
les actionnaires trouvent »  etc …
Le Tract d’appel à cette manifestation salutaire est toujours en cours d’élaboration. L’idée étant stimulante nous avons plusieurs textes concurrents. Je vous en mets un ci-dessous.

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Usagés pour une Manifestation Populaire (UMP).

Comme Friedrich von Hayek le déclarait durant sa visite au Chili en 1981 « Je préfère personnellement une dictature libérale à un gouvernement démocratique dans lequel le libéralisme serait absent » (Mi preferencia personal se inclina a una dictadura liberal y no a un gobierno democratico donde todo liberalismo este ausente, El Mercurio, Santiago du Chili, 12 Avril 1981).
Nous partageons totalement cette grande vision de Friedrich von Hayek. Aussi la magnifique transformation en profondeur de la gouvernance des universités, qu’avec son esprit pionnier la présidence de l’UPMC met en oeuvre avec détermination nous convient parfaitement. En particulier l’externalisation de tous les services qui ne sont pas « le coeur de métier » de l’université, selon la très belle formule de notre Ministre de la Recherche, et surtout la mise en oeuvre, plus que diligente, de cette externalisation, par exemple sur le dossier de l’externalisation de la  restauration des personnels, (je n’aime pas le mot privatisation, il s’agit plutot de faire le distingo entre la maitrise d’oeuvre et … mais je m’égare ne soyons pas trop technique). Cette externalisation conduite dans une superbe blitzkrieg nous ravit. L’ardente obligation d’un timing accéléré de la réforme a parfaitement, et merveilleusement, été  comprise, et mise en oeuvre, par la présidence de l’UPMC.
Nous vivons une gigantesque crise importée des Etats-Unis, qui, bien  évidemment, n’est pas la conséquence du libéralisme mais d’une poignée  de « rogue traders ». Plus encore que dans le contexte précédent d’hyper-prospérité conséquence de la financiarisation de l’économie, ou, déjà, l’autonomie élargie des universités était si nécessaire, nous devons  en ces temps de crise, accélérer encore le timing de la réforme et l’union derrière un chef unique et respecté. C’est en temps de crise que nous avons besoin du pouvoir fort et resserré d’un président autonome n’ayant de compte à rendre à personne.
Au-delà du « fond » de cette démarche salutaire d’éradication de la sclérose fonctionnarialle et autres statuts protecteurs, nous apprécions la « forme », la manière: confier le cahier des charges du restaurant des personnels à un cabinet conseil externe privé et onéreux (plutot que de laisser notre service juridique certainement incompétent puisqu’il correspond à des ressources internes de planqués de fonctionnaires) fut un coup de maitre que nous tenons à saluer.
Sur ce qui est notre coeur de métier beaucoup reste encore à faire. Le chantier est vaste. En enlevant tout le pouvoir scientifique aux instances élues ou les syndicalistes pullulent, et en donnant tout ce pouvoir scientifique à des structures ou les
gens sont nommés, ou cooptés par des nommés (directoires, comités de sélections, …), notre université est sur la bonne voie.
Le vice-président recherche a exprimé, en Conseil Scientifique, sa capacité, et sa volonté, d’évaluer, à lui seul, tous les UMR de l’UPMC.
Nous avons enfin la gouvernance scientifique resserrée qui va nous permettre la réactivité, la cohérence et l’efficacité que seule
l’hypercompétence d’un homme unique et providentiel permet. Mais ne nous leurrons pas: l’éradication de toutes les structures intermédiaires élues et donc bavardes et sans grand projet visionnaire, cette éradication que notre université, enfin autonome, met en oeuvre le plus rapidement possible, n’est pas suffisante.
Le démantèlement des organismes de recherches est nécessaire ! Comme notre président Pomerol l’a si bien exprimé dans son interview au Figaro le mouvement d’opposition à la LRU à l’UPMC n’est lié qu’à une frange très marginale d’individus du CNRS, les personnels BIATOS, les enseignant-chercheurs étant largement favorables à la loi d’autonomie seule perspective rationnelle, pragmatique et indépassable (comme l’a d’ailleurs très bien dit notre Ministre Valérie Pécresse lors d’une interview matinale sur LCI, avant d’aller négocier face à de farouches opposants syndicaux).
Malheureusement ces dangereux personnels élitistes et d’ultra-gauche, ces bruns-rouges, ne sont pas encore directement sous l’autorité de nos présidents autonomes. Redisons-le avec force: le démantèlement des organismes de recherches est nécessaire (mais pas suffisant) !
Sur ce point  nous pouvons heureusement compter sur quelques alliés objectifs (pour reprendre une terminologie déplaisante …), en la personne des directeurs et secrétaires généraux de ces organismes qui font tout pour que la politique de découpe, puis de démantèlement, de ces organismes de recherches soit réalisé dans les meilleurs délais. La sainte alliance entre les sécrètaires
généraux de nos universités et des organismes de recherches pour converger vers un meme but louable est tout simplement admirable (ce qui nous amènerait presque à moduler notre jugement global sur les fonctionnaires, mais il s’agit là d’une élite administrative, dont on ne peut qu’espérer que les forces vives du CAC 40, ou de la Haute Finance, sauront détecter les excellentes qualités).
L’AERES, ou tous les membres sont heureusement nommés, est notre cheval de Troie pour détruire ces organismes honnis et, heureusement, l’avenir programmé de ces organismes est leur disparition pure et simple. Mais cela ne suffit pas !  L’action de chacun, à titre individuel, est indispensable !
Comme le disait Mandeville en 1705 dans sa fable « La ruche mécontente ou les coquins devenus honnetes gens », puis en 1714 avec sa délicieuse « Fable des abeilles », qui inspira si merveilleusement Adams Smith, ce sont les vices privés qui forment la prospérité publique. De meme que la cupidité privé fait la prospérité publique, c’est la non-collaboration entre les chercheurs, entre les enseignant-chercheurs, ainsi que la recherche obstinée de financement ANR et ERC pour son lobby, son clan, sa coterie en utilisant toute son intelligence pour un travail, non pas de recherche, mais un travail moderne de communication habile et d’influence, c’est cette recherche égoiste de financement auprès de l’ANR et l’ERC qui assurera la prospérité de nos universités enfin autonomisées et enfin débarrassées de ces affreux organismes de recherches publiques (CNRS, INSERM, …) créés par quelques communistes et autres ringards gaullistes.
Il faut exprimer avec force nos idées que les médias ne relient pas encore suffisamment systématiquement: c’est avec consternation que nous avons pu constater que des quotidens tels que les Echos ou la Tribune laissaient parfois quelques anti-LRU s’exprimer. Heureusement le quotiden Le Monde, pourtant de gauche, a su maintenir une ligne éditoriale rigoureusement pro-autonomie, pro-LRU et pro-Pécresse et nous lui en savons gré, empechant avec rigueur tout article, ou allusion, anti-LRU de s’exprimer dans ses colonnes. Si cette politique éditoriale est la conséquence de la médiation d’Alain Minc qui accepte de se commettre avec une gauche réformiste, et bien grand merci à notre ami Alain, ami des puissants selon la délicieuse formule pleine d’humour qu’il a utilisé récemment à son propre endroit. C’est la preuve que d’un mal peut naitre un bien.
La crise requiert que nous affirmions avec force nos idées qui sont les seules à etre cohérentes, efficaces, pragmatiques et européennes. Le mouvement actuel de quelques gauchistes ultraviolents qui empechent les étudiants de médecine de l’UPMC de travailler plus n’a aucune perspective rationnelle.
Ce mardi nous formerons une chaine symbolique de protection autour de la tour 34 (la tour de l’administration de notre université), en chantant « protégeons notre président de l’ultra-gauche et autres fellaghas », ou bien nous irons exprimer à gorge déployée notre soutien, plein et entier, rue Descartes à Madame la Ministre de la Recherche en criant « Vive Versailles et vive les Versaillaises », ou bien nous ferons les deux: c’est le chef de notre manifestation qui décidera de la marche à suivre en large concertation avec lui-meme.
Ce mardi nous défilerons donc fièrement sous le haut patronnage du président Jean-Charles Pomerol, fiers de nos idées et de nos slogans:

  • Pas de libertés pour les ennemis de l’ultra-libéralisme.
  • Un nommé vaudra toujours mieux qu’un élu.
  • Le pouvoir aux Directoires. Les UFR aux enfers.
  • Des syndicats ? Peut-etre mais alors d’accompagnement.
  • Sud-Education non, Suède-Education oui.
  • Vive la LRU, la LOLF, la RGPP.
  • Catherine Rollot tu fais du bon boulot.
  • Avec Luc Cédelle la vie est plus belle.
  • J’aime le G20 et Philippe Chalmin.
  • Jacques Marseille à Paris.

et surtout: Mettons des garde-fous face aux principes républicains et face aux démocrates.

Préparons nos affichettes:

  • Pas de libertés pour les ennemis de l’ultra-libéralisme.
  • Un nommé vaudra toujours mieux qu’un élu.
  • Le pouvoir aux Directoires. Les UFR aux enfers.
  • Des syndicats ? Peut-etre mais alors d’accompagnement.
  • Sud-Education non, Suède-Education oui.
  • Vive la LRU, la LOLF, la RGPP.
  • Catherine Rollot tu fais du bon boulot.
  • Avec Luc Cédelle la vie est plus belle
  • J’aime le G20 et Philippe Chalmin.
  • Jacques Marseille à Paris.
  • J’aime le SGEN.
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2 Réponses

  1. Dans le même esprit : l’Inalco a présenté (et représentera) en manifestation « l’Université du futur ».
    Quelques photos en suivant ce lien :

    http://picasaweb.google.com/vanessa.vanrenterghem/InalcoMobiliseFevrierMars2009#5316843352825439714

    Vous retrouverez le Président-roi-manageur entouré de son cortège d’enseignants-flatteurs armés de plumeaux (Qui l’aime l’essuie !) et de cireurs de bottes à grands balais ; le Conseil d’administration (Pouvoir sans savoir, c’est toujours pouvoir) et les Mandarins (Savoir sans pouvoir n’est que crotte de yack), les cours sponsorisés par des entreprises privées (le cours d’Arabe maghrébin vous est offert par Couscous Garbit, les cours de Wolof par Banania !), les étudiants du futur (Master « persan de la physique nucléaire », frais d’inscriptions : 7500 euros) enchaînés à leur dette et fouettés par un banquier avenant, et autre surprises.
    L’UNIVERSITE PUBLIQUE ET MORTE, VIVE L’UNIVERSITE DU FUTUR !!
    Et n’oubliez pas : l’Université du futur, c’est très bientôt !!

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