200 démissions à Nantes !!

« L’université de Nantes a collectée plus de 200 lettres de démission des charges et fonctions administratives. Les lettres ont été transmises au recteur vendredi dernier (20 Mars), qui les a refusées, disant que l’université étant autonome, et quelles devaient être transmises au président. Le jour de la remise au rectorat, on était à 189 lettres de démissions et une vingtaine de lettres de suspensions (en Staps notamment). Mais toutes ne nous avaient pas été transmises : en Lettres par
exemple certains n’avaient transmis qu’à leur directeur d’UFR. »

Rappel : selon l’appel de la coordination nationale des universités, les démissions doivent être officialisées le 01/04, soit MERCREDI PROCHAIN.

Publicités

Décret EC : à propos du « tableau d’équivalence des activités »

Extrait d’un message de FO :

« Depuis l’annonce du « plan carrière », la ministre nous a dit que le tableau d’éqyuivalence permettrait de prendre en compte toutes les activités autres qu’enseignement, et que son décret répondait aux demandes des universitaires. (…) La ministre a annoncé que le tableau n’existait pas et qu’un groupe de travail serait constitué avec les organisations syndicales, le ministère du budget, etc., pour élaborer ce tableau ; ainsi, Mme Pécresse demande aux organisations syndicales de se prononcer sur ce décret sans que cet élément clé de son dispositif ne soit connu ;
En réponse à une question du SNPREES-FO, la ministre a indiqué que l’application du tableau d’équivalence resterait à la discrétion des Présidents ; il s’agit là d’une atteinte majeure au statut national. De plus ces heures ne seraient pas prises en compte dans le calcul du service pour le paiement des heures complémentaires au-delà des 192 heures, car il ne s’agissait pas d’heures d’enseignement effectives. Pourquoi, dans ces conditions, l’annonce d’un tel tableau, sinon pour faire accepter la modulation? C’est à mon sens la raison de l’introduction deux fois du mot complémentaire: interdire que l’on paie en heures complémentaires des « activités » au-delà du service statutaire
Pour nous, demander au CTPU de donner un avis sur un décret satutaire sans que ces questions soient éclaircies, c’est demander un chèque en blanc aux représentants du personnel.
C’est incacceptable.
C’est pour cela que nous avons quité la salle. »
Bernard Réty
SG du SNPREEs-FO
Expert au CTPU du 24 mars, proposé par le SNPREES-FO

Mobilisation Rouen : Relevé de décisions de l’AG LSH du 26 mars

http://urouenmobilisee.wordpress.com/
Relevé de décisions de l’AG LSH du 26 mars

– Motion 1 : soutien à la motion de l’université de Clermont-Ferrand sur le refus de mettre en place la mastérisation sous aucune forme à la rentrée 2009 (adoptée à l’unanimité)
– Motion 2 : la situation locale face à la réforme de la mastérisation (adoptée à l’unanimité)
L’assemblé générale LSH réunie le 26 mars 2009 dénonce toutes les manoeuvres conduisant à faire passer la réforme des concours d’enseignement sous couvert d’aménagements transitoires (stages, modules complémentaires, etc.) das le cadre de la demande d’ouverture des inscriptions à l’IUFM de Rouen.
Elle invite également les directeurs de laboratoires à ne faire remonter aucune maquette de Master pour la rentrée 2009.
+ délégation du Snesup auprès du PU en ce sens.
– Motion 3 : lettre aux directeurs de départements sur les jurys de bac
L’assemblé générale LSH réunie le 26 mars 2009 invite les directeurs de départements de l’UFR à ne pas transmettre les noms des collègues susceptibles de présider les jurys de bacs 2009 (conformément à la motion votée lors du CG LSH du 23 mars) et invite les enseignants chercheurs à signer individuellement la pétition rédigée en ce sens afin de manifester l’opposition de la communauté universitaire sur les réformes.
– Calendrier de la journée :
> 14h : comité de mobilisation pour la Nuit
> 15h30 : accueil de C. Boutin au CESI de la Vatine
> 18h30 : ouverture de la soirée

– Calendrier de lutte de la semaine prochaine (à compléter) :
+ cours alternatifs
+ autres actions ponctuelles

> lundi 30 mars :
– AG des personnels LSH à 9h30 en amphi L2,
– AG UFR science, 10h (amphi Langevin)
– AG des étudiants à 11h en amphi Langevin,
– distribution de tracts dans les collèges et lycées
– réunion IUFM à 15h30 : délégation d’EC de l’UFR (contact : valleececile@aol.com)
– suivis de cours en histoire et anglais

> mardi 31 mars :
– distribution de tracts dans les collèges et lycées
– 15h : cérémonie de non-remise des maquettes au rectorat

> jeudi 2 avril :
– 14h30 : manifestation dans Rouen

Appel des appels

Plus de mille personnes ont répondu présents le 22 Mars 2009 au deuxième rassemblement national de l’Appel des appels qui s’est tenu à Montreuil à la Maison de l’Arbre. Ils ont été accueillis par Dominique Voynet, Maire de Montreuil, et par Stephane Gatti, au nom de la « Parole errante ».

Dans ce lieu et à une date, hautement symboliques, chaque champ socioprofessionnel concerné par les appels (qui se multiplient) a porté témoignage de la manière dont ses praticiens résistent aux politiques de normalisation, de détricotage systématique des métiers dans chacun des domaines, justice, culture, recherche, information, psychiatrie, hôpital public, et plus généralement dans tous les secteurs du « bien public », garant ultime de l’espace de l’intime et du lien social.

L’assemblée a pris acte à partir du témoignage exemplaire des comités locaux qui se réclament de l’Appel des appels (Marseille, Strasbourg, Toulouse, Rennes, Bordeaux, Brest, Nancy, etc.) de leur constitution.

L’assemblée a tenté de cerner davantage le périmètre de ses actions et de ses valeurs afin d’éviter d’entrer en concurrence avec les autres mouvements politiques et sociaux tout en soutenant leurs actions lorsqu’elles se fondent sur les mêmes valeurs. La singularité de l’Appel des appels provient de l’éthique citoyenne qui prend racine dans les valeurs des pratiques professionnelles et des finalités humanistes dont elles sont issues.

Il conviendrait à l’avenir de rassembler davantage le continuum complet de chacun de ces métiers en y intégrant des travailleurs pauvres et précaires qui paradoxalement, pour une société dite de la connaissance, les peuplent plus encore que dans d’autres secteurs professionnels.

Une première table ronde a permis d’approfondir les dispositifs de normalisation et l’idéologie de l’évaluation produisant l’actuel malaise dans la civilisation. Il s’agit d’une véritable initiation sociale à la soumission volontaire des individus et des populations.

La seconde table ronde a débattu des possibilités de convergence avec les autres appels qui résistent à cette politique de la peur et de la norme. Le débat reste ouvert, mais l’essentiel demeure de reconnaître à l’Appel des appels sa singularité irrévocable sans pour autant se priver des solidarités partagées pour défendre les valeurs qui nous rassemblent.

L’Appel des appels se veut un véritable laboratoire d’analyses et de réflexions transversales aux champs artistique, scientifique et social, d’expérimentations, de soutien à la production de savoirs et des actions alimentant, sur la durée, chacun des appels en lutte pour la préservation et la promotion de l’éthique humaniste.

L’Appel des appels ne saurait se substituer aux responsabilités spécifiques des mouvements syndicaux et politiques dont il salue la tradition et la détermination. Tout en révélant le caractère citoyen des valeurs, des savoirs et des pratiques des métiers, l’Appel des appels suscite une culture du politique sans confusion avec « la politique ».

L’Appel des appels, fort des 73 200 signataires qui ont soutenu son initiative, souhaite créer les conditions d’une deuxième vague d’expression en nouant avec les institutions nationale et européenne de la société civile, les partis, les organisations syndicales, les associations, les mutuelles et coopératives, un dialogue permettant dans la durée de résister à la civilisation actuelle de la norme et de la peur, et de faire des propositions à la hauteur des défis de la crise.

Roland Gori et Daniel Le Scornet
Le 26 mars 2009

Constitution d’un comité local à Paris
Parmi les demandes faites dimanche l’une concerne les comités locaux de Paris et de l’ile de France. Afin d’aider à sa constitution nous allons inscrire sur une liste tous ceux qui le souhaitent et en particulier ceux qui dimanche se sont manifestés.
Nous proposons à ceux qui habitent Paris et qui souhaitent participer à la constitution de ce comité local de se signaler.
Il vous suffit d’envoyer un message à l’adresse suivante : appel75-subscribe@yahoogroupes.fr

A très bientôt

Les personnels de l’université de Nantes écrivent au président de la république

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Pourquoi l’Université est-elle mobilisée?
Monsieur le Président,
Depuis un mois et demi, l’Université et le monde de la recherche sont en mouvement. Pourquoi une telle mobilisation alors que les médias rapportent régulièrement le bien-fondé des réformes, les concessions faites par les ministres, les preuves d’amour en direction de la communauté universitaire ? Quelques nantis s’arc-boutant sur leurs privilèges, refusant toute idée de réforme prouvent-ils une nouvelle fois que la France est incapable de se moderniser ? C’est ce que l’on voudrait nous faire croire. La réalité est bien loin de la propagande.
L’université et le monde de la recherche en France
Dans votre discours du 22 janvier, vous dressez un bilan désastreux de la recherche en France. Elle disposerait du système de financement le plus performant au monde et serait à la traîne dans les classements internationaux. Des résultats insuffisants seraient obtenus par des chercheurs médiocres, les organismes de recherche dilapideraient temps et argent. Bref tout irait mal et il serait grand temps de mettre un coup de pied dans la fourmilière.
Ce discours d’une rare virulence, mêlant contre-vérités manifestes, mensonges éhontés et chiffres fantaisistes montre votre mépris et votre méconnaissance totale du milieu. La politique de recherche d’un pays n’est pas une question de droite contre gauche, d’ailleurs l’originalité du mouvement actuel est qu’il mobilise les acteurs de tous bords. L’orientation de celle-ci est néanmoins fondamentalement idéologique. Les chiffres sont têtus : à la fin des années 1960, la recherche française disposait du 3ème budget mondial par rapport au PIB et était classée au 3ème rang en termes de résultats (publications et dépôts de brevets). En 2007, son financement avait dégringolé au 16ème rang mondial et pourtant, même au controversé classement de Shangaï cité en exemple par le pouvoir actuel, elle se situait à une honorable 6ème place. Votre panacée cible deux virus responsables du malaise : les organismes de recherche et l’Université. Les premiers seraient une spécificité française (et la NASA ou le Max Planck Institut ?) et seront donc démantelés. Adieu CNRS, INSERM et consorts, place à des agences de moyens qui distribueront les crédits efficacement et avec transparence. Il suffit de regarder le fonctionnement de ces agences (ANR) pour constater l’inanité d’une telle démarche.
Restent les universités… Pour elles, a été créée l’arme ultime : la loi LRU. Sous couvert de rendre les universités autonomes, on met en place un système bureaucratique qui aurait eu une place de choix aux grandes heures de l’URSS. Les présidents d’université deviennent tout-puissants… pour gérer la pénurie. A titre d’exemple, si les décrets étaient appliqués, il manquerait plus de 80 postes à l’université de Nantes pour fonctionner normalement à la rentrée. Là où le manque de personnels administratifs se fait déjà cruellement sentir, cela devient catastrophique. Il ne restera alors guère que trois leviers sur lesquels jouer pour compenser ce manque : augmenter les droits d’inscription (un projet de loi a d’ailleurs été déposé en ce sens par certains députés du groupe UMP), supprimer des formations ou « punir » les enseignants-chercheurs. C’est le sens du décret sur le statut de ces derniers. Notons à ce propos que malgré toutes les annonces, les modifications apportées à celui-ci restent marginales de l’aveu même de Claude Guéant.
On pourrait objecter que vous promettez des efforts financiers conséquents d’ici 2012. « On ne peut pas me reprocher de ne pas tenir mes promesses » martelez-vous. En attendant, malgré les annonces, les crédits continuent de baisser en euro constant et la nation consacre toujours moins d’argent à un étudiant de licence qu’à un collégien.
La réforme des concours d’enseignement
Pendant que Mme Pécresse, qui connaît bien l’Université pour n’y être jamais entrée, occupe le terrain médiatique, M. Darcos conduit la plus grave de toutes les réformes de l’enseignement : celle qui concerne les concours d’enseignement, dite « masterisation ».
Sur le papier, l’idée semble séduisante : que les enseignants du primaire et du secondaire aient une formation reconnue à bac+5 fait à peu près consensus. Là encore cependant, le fossé entre les annonces et la réalité est immense. Désormais, pour être recruté comme professeur des écoles, en collège ou au lycée, un candidat devra non seulement réussir un concours (CAPES, CRPE, …) mais également obtenir un master labellisé « métiers de l’enseignement ». Premier problème et non des moindres : que vont devenir les nombreux étudiants diplômés d’un master 2 ayant échoué au concours? Incapables de se vendre sur le marché de l’emploi avec un tel diplôme, ils viendront grossir les rangs d’un immense réservoir d’enseignants précaires : vacataires ou contractuels. Combien d’étudiants se risqueront-ils dès lors dans ces filières?
Autre point épineux : l’année d’études supplémentaire remplace le stage en alternance que les lauréats du concours effectuaient au cours de leur première année d’exercice. En conséquence, les futurs enseignants seront moins bien formés et perdront une année de salaire, ce qui éloignera encore plus les étudiants issus de milieux défavorisés. Il est bien loin le temps des hussards noirs de la République… Le dernier hussard dans cette histoire semble être le ministre qui mène sa réforme au pas de charge. Comment prendre au sérieux une réforme menée avec un tel empressement? On pousse même l’absurdité jusqu’à demander aux universités de construire ces masters alors que le programme des concours qu’ils prépareront n’est pas encore connu.
La méthode semble pourtant appréciée en haut lieu puisqu’elle devrait servir d’exemple à la réforme de tous les concours d’accès à la fonction publique engagée par Eric Woerth.
La réforme oui, la chienlit non!
Il serait bien long de détailler toutes les iniquités des réformes actuelles (contrat doctoral unique, statut des personnels BIATOSS,…). On peut toutefois y distinguer une idéologie commune : démantèlement de la fonction publique d’éducation, désengagement de l’état, économies de bout de chandelle et priorités budgétaires. Quel avenir pour un pays qui néglige non seulement éducation et recherche, mais également justice et santé (même méthode, mêmes résultats)? Le modèle qu’on nous propose a été mis en place en Italie et l’état de délabrement du système éducatif et de recherche italien qui en résulte devrait inciter à la prudence.
Le monde universitaire n’est pas opposé à toute réforme, il la réclame au contraire. Une réforme cohérente, concrète et qui prend tous les problèmes en compte, menée en concertation avec tous les acteurs du secteur. Arrêtons le mépris et l’idéologie et réfléchissons à l’avenir. En guise de conclusion, citons Jean de Lattre de Tassigny : « ce n’est pas en améliorant une absurdité qu’on prouve une certaine intelligence, c’est en la supprimant ».
Avec le plus profond respect pour la fonction que vous incarnez,
Les personnel de l’université de Nantes

Nous n’avons encore rien obtenu !!

« Il est pénible de lire sur certains messages que « beaucoup a déjà été obtenu ». Je le répète malheureusement rien n’a été obtenu. Je voudrais rappeler que les compétences élargies pour les universités en 2012 permettront de revoir à la baisse les budgets pour les IUT, de mastériser les formations aux concours selon des formes minimales (cela dépendra des budgets locaux, des projets de formation, des statuts des enseignants etc…), de modifier les statuts des personnels (enseignants et non enseignants), de faire disparaître des champs disciplinaires, de faire disparaître les cadres nationaux des diplômes et des concours, d’élaborer des formations de BAC+3 sans masters, créant de fait des collèges universitaires, de créer au niveau national des pôles d’excellence financés par l’Etat (plan campus) reconnu au niveau international et de laisser des universités de seconde zone se débrouiller avec les financements locaux, de privatiser partiellement, de faire disparaître des pans entiers de la recherche, de prolétariser davantage encore les étudiants, d’accroître la précarité et in fine, bien que tout cela ne soit pas exhaustif, de faire disparaître le service public d’éducation.

Alors qu’avons-nous obtenus ? La situation est dramatique et nous, nous laisserions la situation se dégrader davantage ? Aurons-nous le courage de défendre les services publics d’éducation dans leur ensemble et donc l’ensemble des services publics ? Aurons-nous le courage de demander jusqu’au bout l’abrogation de la LRU, de la LOLF, le retrait de la RGPP, la remise en cause du processus de Bologne ?

Si nous n’obtenons pas, je le répète cela encore une fois, nous perdrons et nous porterons une lourde responsabilité car nous avons aujourd’hui les moyens de nous battre, les armes pour le faire même si cela doit être douloureux. »

Répression et violences policières

Une page est maintenue sur le site de SLR pour recenser les violences policières : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2673

D’autres informations sont également recencées sur ce site à la rubrique « répression policière » : https://universitesenlutte.wordpress.com/category/actions/repression-policiere/