Journée de mobilisation du 24 mars

(synthèse reçue sur la liste de la SAES (Anglicistes du Supérieur))

Journée de mobilisation du 24 mars : des blocages et actions « coup-de-poing ».

30 000 personnes selon le Snesup-FSU ont manifesté en France, à l’occasion d’une nouvelle journée de mobilisation « de la maternelle à l’université », mardi 24 mars 2009. Ils défilaient notamment à l’appel de la « coordination nationale des universités » (L’AEF n°111324 <http://www.aef.info/public/fr/abonne/depeche/depeche_detail.php?id=111324>). Lors de la précédente journée de manifestation dans l’enseignement supérieur et la recherche, ils étaient entre 50 000 et 80 000 selon les
organisateurs. À Paris, entre 5 000 et 15 000 personnes ont défilé de Port-Royal au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, où se tenait au même moment le CTPU sur le décret statutaire des enseignants-chercheurs et le décret du CNU (L’AEF n°111348 <http://www.aef.info/public/fr/abonne/depeche/depeche_detail.php?id=111348>). Cette journée a été marquée aussi à certains endroits par des blocages et des actions « coup-de-poing ». A d’autres endroits, les blocages ont
été levés totalement ou partiellement.

RÉGION PARISIENNE

  • PARIS-I. Une AG réunissant 250 personnes s’est déroulée sur le site de Tolbiac, indique la présidence de l’université Panthéon-Sorbonne. Toujours selon la présidence, aucun blocage n’a été constaté sur les différents sites de Paris-I. S’agissant de la tenue des cours, « il est difficile de faire un bilan précis il y a certaines UFR où tout fonctionne, d’autres dans lesquelles les cours de L1 et L2 n’ont pas lieu. Globalement, les cours de master sont maintenus, c’est surtout le premier cycle qui est touché par les grèves », ajoute la présidence.
  • PARIS-VIII. Une AG unitaire a rassemblé environ 400 personnes, mardi 24 mars, indique l’université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis.
  • PARIS-X. 70 personnes ont occupé les locaux de l’université Paris-Ouest Nanterre La-Défense (Paris-X), indique un étudiant de l’université, mardi 24 mars. Cette décision a été prise en assemblée générale, qui a réuni hier, environ 500 personnes, estime-t-il. « À Nanterre, la situation est mitigée, certains jours il y a des actions importantes et d’autres les cours ont lieu normalement », précise l’étudiant. « Aujourd’hui, nous ne sommes plus du tout sur les problèmes statutaires des enseignants-chercheurs, notre contestation se concentre sur le rejet de la loi LRU et du pacte pour la recherche », poursuit-il.
  • PARIS-XII. « À Paris-XII, la mobilisation est très locale et est notamment concentrée en lettres et sciences humaines », indique Simone Bonnafous, présidente de l’université Paris-XII Val-de-Marne. « Il y a toujours des AG. Pour les rattrapages de cours, la question ne se posera qu’en fac de lettres qui entame sa huitième semaine de mobilisation », précise un représentant de l’université. « En droit, qui a connu également une certaine mobilisation, des dispositions ont déjà été prises pour rattraper les cours. »

OUEST ET CENTRE

  • CAEN. Les 619 étudiants réunis en AG dans la matinée sur le campus 1 de l’université de Caen se sont prononcés à une courte majorité en faveur d’un blocage des bâtiments de l’université en lieu et place de l’actuelle occupation de quelques bâtiments du campus 1. Selon le décompte des organisateurs de l’AG, 306 étudiants ont voté en faveur du blocage, 188 ont voté contre, 118 se sont abstenus et 7 étudiants n’ont pas pris part au vote. Interrogé par l’AEF, Thibault Leroy-Mignot président de l’Unef Caen, hostile au blocage, ne croit pas dans sa « mise en ouvre effective ».« Il est possible que quelques bâtiments de l’UFR de sciences soient bloqués, mais pas davantage. » Une manifestation organisée dans l’après-midi s’est dirigée vers le campus 2 pour sortir les tables et chaises des bâtiments, dans le cadre d’une opération « printemps des chaises » destinée à empêcher la tenue des cours. Les cours restent suspendus dans une partie des UFR de l’université de Caen, notamment histoire et sciences de l’homme. En revanche, les UFR de psychologie, langues vivantes étrangères et droit fonctionnent quasi normalement. Par ailleurs la question de la possibilité de maintenir ou non l’organisation des examens est de plus en plus souvent abordée, notamment dans le cadre des AG d’enseignants.
  • ROUEN. La dernière AG organisée sur le campus de Mont-Saint-Aignan a réuni environ 800 personnes lundi 23 mars 2009. Elle a décidé d’organiser une « nuit des universités » jeudi 26 mars 2009 dans la soirée avec des débats et une éventuelle « retraite aux flambeaux ». Aujourd’hui, 150 à 200 étudiants se sont réunis pendant une réunion du CA de l’université qui s’est tenue à partir de 14h. La pré-ouverture rapide des pré-inscriptions à l’IUFM pour la prochaine rentrée a été actée par le CA. Les étudiants mobilisés ont ensuite perturbé la circulation dans les rues de Mont-Saint-Aignan pendant environ 1h30. Une partie des étudiants impliqués dans le mouvement a rejoint la manifestation parisienne.
  • LE HAVRE. L’assemblée générale étudiante organisée hier lundi 23 mars sur le campus de l’université du Havre a réuni environ 600 personnes. Elle a voté à une courte majorité l’organisation d’un « printemps des chaises » avec 299 voix, le solde des voix étant réparti entre les votes « contre » et les « abstentions ». Aujourd’hui mardi, les cours se sont tenus « à peu près correctement » selon les services de l’université, une partie des étudiants ont toutefois été contraints de rentrer les chaises et bureaux dans les locaux de l’université pour permettre la tenue des cours. Une prochaine AG est prévue pour jeudi. La question de la possibilité de maintenir l’organisation des examens dans les délais normaux commence à être abordée par certains directeurs de composantes de l’université.
  • RENNES. Plus de 3 000 étudiants de l’université Rennes-II Haute- Bretagne, réunis lundi 23 mars 2009 en AG, ont voté « à une grande majorité », selon l’Unef, pour le blocage partiel de l’université (c’est-à-dire uniquement les jours de mobilisation), au terme d’une assemblée de près de cinq heures. Ce vote met fin au blocage total de l’université, voté le 9 février dernier. Une nouvelle AG aura lieu jeudi prochain à 15 heures, après la manifestation prévue à 11 heures. Les enseignants, réunis de leur côté en assemblée générale, ont également voté pour la grève les jours de manifestation. La direction de l’université Rennes-II appelle tous les étudiants de l’université « à rejoindre leurs campus pour la reprise des enseignements le mercredi 25 mars 2009 à partir de 8 heures ». Aujourd’hui, une manifestation est partie à 17h30 de la mairie de Rennes et a rassemblé environ 300 personnes selon l’Unef.
  • LORIENT. Environ 300 étudiants en lettres de l’université de Bretagne-Sud, selon la présidence, se sont réunis en assemblée générale lundi 23 mars. Ils ont reconduit le blocage partiel de l’université jusqu’à lundi prochain, date de la prochaine assemblée générale. La présidence indique que seuls les cours magistraux sont perturbés. La nuit prochaine, des étudiants occuperont le Paquebot (bâtiment de l’UFR lettres), comme ils le font déjà depuis plus de deux semaines. À l’IUT de Lorient, les cours sont également perturbés. Des barrages filtrants ont été mis en place.
  • BREST. Près de 400 étudiants en lettres de l’UBO (université de Bretagne-Occidentale) ont reconduit hier, lundi 23 mars 2009, le blocage de leur UFR. Une nouvelle AG est prévue mercredi. En sciences, la direction de l’UFR a organisé lundi un vote à bulletins secrets. Sur les 2 590 étudiants sollicités, 588 ont voté. Au final, 306 se sont exprimés pour le blocus de l’établissement et 276 contre. Lors de l’AG organisée en sciences vendredi dernier, les étudiants avaient décidé de ne pas reconduire le blocus pour lundi, blocus qui est finalement maintenu. Une nouvelle AG étudiante pourrait avoir lieu demain en sciences. À l’UFR de lettres et sciences humaines, un vote à bulletins secrets a également été organisé aujourd’hui. Sur les 3 427 étudiants inscrits en lettres, 732 ont voté ; 61 % se sont exprimés contre le blocus. « L’AG étudiante a décidé de ne pas reconnaître les résultats de ce vote », prévient Noémie Pailler, la responsable de l’Unef Brest. Une AG étudiante aura lieu demain. De son côté, la directrice de l’UFR de lettres a décidé de convoquer mercredi une réunion extraordinaire du conseil de gestion de l’UFR, pour faire le point sur la situation.
  • NANTES. Plus de 1 200 étudiants de l’UFR sciences de l’université de Nantes ont voté hier, lundi 23 mars, la fin du blocus, effectif depuis environ six semaines : 579 ont voté contre le blocus et 490 pour. Les cours reprendront mercredi matin. Le calendrier des examens devrait être décalé. En lettres et sciences humaines, au cours d’une AG qui a rassemblé aujourd’hui environ 1 500 personnes, selon l’Unef (l’AG prévue hier avait été reportée, faute de participants), le blocus est reconduit jusqu’à mardi prochain. L’UFR Staps a elle aussi reconduit le blocus. Les doyens ou directeurs d’UFR qui ont connu ou connaissent encore un blocus constatent dans un communiqué commun l’impossibilité de maintenir le calendrier des examens du second semestre tel qu’il était initialement prévu. Les UFR concernées travaillent à la réorganisation du calendrier, avec des cours de rattrapage et de nouvelles dates d’examen. Un rassemblement a été organisé cet après-midi à Nantes :environ 200 étudiants et enseignants étaient présents, selon l’Unef.
  • ANGERS. Pas de manifestation aujourd’hui à Angers, où l’université reste bloquée les jours de mobilisation. Le blocage partiel a en effet été reconduit aujourd’hui lors d’une AG étudiante de 400 à 500 personnes, selon l’Unef, qui note une baisse de la mobilisation. La prochaine manifestation est prévue jeudi 26 mars.
  • LE MANS. Une centaine de personnes, d’après la préfecture, enseignants en lycée professionnel et étudiants, ont manifesté ce matin au Mans. Hier, lors d’une AG étudiante qui a rassemblé environ 300 personnes selon l’Unef, les étudiants de l’université du Maine ont décidé de ne pas bloquer l’université ce mardi, mais d’organiser un barbecue devant la maison de l’université à 19 heures. Ce pique-nique sera suivi d’une descente aux flambeaux dans les rues du Mans, où les étudiants devraient retrouver des professeurs du premier et du second degrés. Certains enseignants de l’université du Maine continuent à organiser des cours hors les murs. Une AG commune aux étudiants et aux personnels de l’université aura lieu mercredi à midi.
  • ORLÉANS. 200 étudiants selon la police, 400 selon l’Unef ont défilé ce matin dans les rues d’Orléans. Une assemblée générale s’est tenue à l’université cet après-midi, et aurait réuni près de 1 000 personnes, selon la porte-parole de l’Unef. Cette AG a voté la poursuite du mouvement et du blocage, tandis que de nouvelles actions seront organisées jeudi. Par ailleurs, la présidence de l’université confirme que les UFR de sciences, lettres, Staps, ainsi que l’IUT « sont toujours fermés ». « Seuls quelques cours de masters et de préparation aux concours peuvent avoir lieu. »
  • TOURS. Une manifestation a rassemblé 200 personnes à Tours, selon la police. L’Unef avance les mêmes chiffres. Le site des Tanneurs (lettres, arts, SHS) de l’université François-Rabelais est toujours bloqué. « Une assemblée générale doit décider demain de la poursuite du mouvement », affirme Camille, porte parole de l’Unef.

GRAND SUD-OUEST

  • POITIERS. « Il y a eu une manifestation avec des professeurs de lycée professionnels ce mardi après-midi, au moins 500 personnes au total, avant une « nuit de l’éducation » à l’IUFM », déclare Nathalie Villard, déléguée Snasub-FSU. Aucune estimation n’a pu être obtenue par téléphone auprès de l’hôtel de police de Poitiers. Le 11 mars, les manifestants étaient un millier pour la police, 1 300 selon les organisateurs. Ce mardi 24 mars, alors que les enseignements reprennent progressivement UFR par UFR pour éviter de compromettre l’année des étudiants, personnels et étudiants devaient se retrouver dans la soirée en assemblée générale pour remettre au vote à main levée le blocage partiel de l’université lancé le 17 mars. Selon Nathalie Villard, « c’est remis à jeudi ».
  • LIMOGES. Ce mardi 24 mars, « il n’y a pas eu de défilé à proprement parler à Limoges. Des étudiants ont bloqué les services centraux de l’université », indique Chloé Conant du Snesup-FSU. Elle ajoute : « Les personnels se rassemblent ce mercredi soir à l’IUFM pour retrouver des collègues du premier et du second degrés : on se plaignait déjà d’une réforme qui n’était pas applicable et cet empilement de mesures transitoires rajoute à la confusion. Le collectif de Limoges demande le retour sur les décrets relatifs aux statuts et à la masterisation et une remise à plat de loi LRU.». La veille, le lundi 23 mars 2009, une assemblée générale étudiante a voté le blocage total de l’université jusqu’à demain midi, mercredi 26 mars, « à 84 voix pour le blocage total, 54 voix pour un blocage partiel, 11 contre, 5 abstentions et 3 refus de vote » indique la présidence. Jusqu’à présent, ces assemblées votaient la suspension des enseignements uniquement les jours d’appel à manifester national.
  • LA ROCHELLE. « Des étudiants ont défilé dans le centre-ville ce mardi après-midi. Ils étaient environ 350, un peu moins nombreux que les fois précédentes », indique la police ce mardi soir. « Nous voulons à tout prix éviter le blocage et très peu d’étudiants sont vraiment investis dans ce mouvement », rappelle Simon Benoit, de l’Unef.
  • BORDEAUX. Quelques centaines d’étudiants et d’enseignants-chercheurs se sont réunis ce mardi 24 mars 2009 en centre-ville à Bordeaux. « Nous considérons que les dernières propositions de Xavier Darcos ne constituent en rien une avancée. Au bout de sept semaines de mobilisation, cette semaine est test : soit le mouvement se maintien et le gouvernement tient, et c’est le blocage, soit le gouvernement revient sur les statuts, la masterisation et les postes supprimés dans l’éducation nationale pour la rentrée prochaine », estime Adrien Mazières-Vaysse, de Sud-Étudiant Bordeaux. Depuis le mardi 17 mars 2009, trois des quatre universités bordelaises sont concernées par des blocages. Blocage total à Bordeaux-III Michel-de-Montaigne jusqu’à la prochaine assemblée générale mixte, prévue mercredi 25 mars 2009. Blocage partiel à Bordeaux-II Victor-Segalen, uniquement les bâtiments de sciences de l’homme, reconduit à une nette majorité ce mardi 24 mars à la mi- journée par un millier de personnes. À Bordeaux-I, la présidence a décidé ce mardi soir de prolonger jusqu’au lundi 30 mars, 8h, l’arrêté du 17 mars suspendant les enseignements sur le campus et « d’organiser une consultation électronique anonyme » auprès des étudiants au sujet du blocus mis en place le 13 mars par un petit groupe d’étudiants. Une nouvelle assemblée générale étudiante était prévue ce mercredi, à la mi-journée. Ce mercredi 25 mars verra une assemblée générale se tenir à Sciences Po pour la seconde fois, des étudiants de l’IUT Renaudel installer le blocage voté ce mardi 24 mars et enfin une assemblée générale étudiante à Bordeaux-IV Montesquieu, qui devrait proposer le blocage de l’université.
  • PAU. « Nous avons désormais rejoint le collectif que viennent de constituer les enseignants, après s’être aperçus qu’ils risquaient de perdre 14 postes du fait de la diminution annoncée de 12 % du budget de l’IUT. Ce mardi, pour la première fois, une assemblée générale a réuni 3000 étudiants et enseignants, qui ont voté le blocus à une majorité écrasante. mais
    personne n’était là pour le mettre en place. Avec l’aide des profs nous avons fait un barrage filtrant, nous sommes retrouvés à 500 devant l’IUT, puis la police nous a autorisés à improviser une manifestation jusqu’à la préfecture, où une délégation a été reçue », affirme un des étudiants de l’IUT génie civile syndiqué à l’Unef, Mathéo Illera, avant de préciser qu’« une nouvelle assemblée générale est prévue demain [mercredi 25 mars], essentiellement pour faire le compte rendu de ce que nous avons dit en préfecture ». Pour ce qui est de l’université de Pau, le blocage des locaux remis en place le 17 mars 2009 à l’issue d’une assemblée générale « est prolongé de fait de 24h puisque l’assemblée générale qui devait avoir lieu ce mardi 24 mars à la mi-journée à dû être repoussée le temps de trouver des locaux appropriés », indique la présidence.
  • TOULOUSE. « Entre 300 et 350 personnes », selon la préfecture, et « 2 000 » selon l’Unef ont défilé dans les rues de Toulouse mardi 24 mars 2009. « La mobilisation ne faiblit pas mais certains sont arrivés à 14h30 alors que la manif n’a commencé qu’à 16 heures », explique Ludivine Labbé, présidente de l’Unef Toulouse. Émile, membre du comité étudiant « UPS en lutte », avance « la peur de certains étudiants devant la proposition d’un petit nombre d’étudiants du Mirail de faire éclater des pétards élaborés à partir de mélange artisanal lors de la manifestation ». L’AG de Toulouse-III (Paul-Sabatier) avait d’ailleurs appelé un peu plus tôt à ne pas se rendre à la manifestation. « Nous sommes intervenus pour dire que la radicalité n’est pas de faire des opérations coup-de-poing qui ne sont pas comprises des étudiants et du grand public. Il faut plutôt aller vers une massification du mouvement », estime la représentante de l’Unef.
    À Toulouse-I, « une dizaine de profs de l’IEP et une cinquantaine d’étudiants ont participé à un « printemps des chaises », mardi 24 mars 2009, devant les locaux de l’IEP de Toulouse, déclare Grégoire, porte-parole du « comité des étudiants de l’UT1 (Arsenal/IEP) ». « Une cinquantaine d’étudiants », selon la présidence, ont ensuite occupé le hall de l’université Toulouse-I, situé en face de l’IEP, pour obtenir un amphi de la part du président Bruno Sire. « Une AG rassemblant 300 étudiants » s’est réunie à 12h30 et a décidé de « mettre la question du blocage de l’Arsenal à l’ordre du jour de l’AG de jeudi 26 mars », indique Grégoire. La présidence d’UT1 a fait appel à une société privée de sécurité pour « préserver le calme et la sécurité sur le campus ». Seuls les étudiants inscrits à UT1 et présentant leur carte d’étudiant sont autorisés à entrer dans les bâtiments. À Toulouse-II Le Mirail, « une cinquantaine de personnes, dont une grande majorité de personnels ont envahi le congrès », annonce Jef, porte- parole Aget-FSE de Toulouse-II, mardi 24 mars 2009. La présidence de Toulouse-II évoque « l’intrusion d’une quarantaine de personnes ». « Le congrès n’a pas pu délibérer afin d’indiquer à la présidence une position commune fixant les principes qui doivent guider notre université en période de crise », indique Daniel Filâtre, président, dans un communiqué daté de mardi 24 mars. Selon lui, « deux exigences s’étaient fait entendre lors de ce congrès : une mobilisation déterminée au nom de principes intangibles et la nécessité d’accomplir nos missions auprès de tous les étudiants, en particulier ceux de licence. La présidence condamne le mépris manifesté par certains à l’égard des institutions de l’université. » Devant la décision des étudiants de reconduire le blocage et l’envahissement du congrès « qui marquent un tournant inquiétant dans les formes du mouvement actuel et fragilisent l’université », estime Daniel Filätre, la présidence de Toulouse-II « réitère sa condamnation des blocages et lance un appel pour que toutes les parties en présence à l’université se rassemblent pour rechercher aussi rapidement que possible une issue à cette crise ». Vers midi, « 1 500 étudiants ont reconduit les piquets de grève jusqu’au mardi 31 mars », indique Jef de l’Aget-FSE. « Nous sommes en train de nous diriger vers un mouvement inter-lutte avec les travailleurs sociaux qui sont venus participer à l’AG du Mirail. » De son côté, l’Unef parle d’une « belle AG qui a rassemblé entre 1 300 et 1 500 étudiants ».
    À Toulouse-III Paul-Sabatier, « 700 personnes dont une très grosse majorité d’étudiants », se sont prononcés en faveur du « blocage partiel » mis en place depuis le 23 mars, lors de l’AG de mardi 24 mars 2009, indique Émile,
    étudiant membre du comité UPS en lutte. Étudiants, enseignants-chercheurs et présidence se sont mis d’accord pour assurer les cours le matin et fermer les bâtiments d’enseignement l’après-midi. Gilles Fourtanier, président de l’université, souhaite la tenue d’un « référendum », demain, mercredi 25 mars. « Des débats ont eu lieu entre les étudiants sur cette question du référendum », précise Émile mais l’AG ne s’est pas prononcée sur le boycott ou non de cette consultation.
  • MONTPELLIER. « La manifestation « statique » a réuni 300 personnes » sur la place de la Comédie de Montpellier, recense Patrick Canadas, représentant Snesup de Montpellier-II. « Nous avons dessiné des silhouettes à la craie pour signifier la mort du service public de l’Éducation nationale », précise-t-il. D’autres actions rassemblant les différents niveaux de l’éducation sont envisagées, comme une marche aux flambeaux le 2 avril. À Montpellier-II, « la situation est calme et les AG sont un peu moins suivies que ces dernières semaines », indique la présidence à l’AEF, mardi 24 mars 2009. « Quelques salles sont encore bloquées, un amphi est difficile d’accès et quelques enseignants grévistes n’assurent pas leur cours. » « Les cours ont repris à Montpellier-II, suite à l’AG de jeudi 19 mars », déclare, de son côté, Tina Biard, présidente de l’Unef Montpellier. « La mobilisation ne faiblit pas et la grève administrative entamée dans les labos devrait s’amplifier. De plus en plus de labos décident de ne pas faire remonter les évaluations de l’AERES  », note Patrick Canadas, du Snesup. À Montpellier-III Paul-Valéry, « une quinzaine d’étudiants a forcé l’entrée d’un amphi pour l’occuper mais ils ont finalement quitté le campus »,
    indique Anne Fraïsse, présidente de l’université . « J’ai remis deux interdictions nominatives d’être présent sur le campus, devant témoins. J’ai toujours dit que j’utiliserais tous les moyens mis à ma disposition pour lutter contre les casseurs et ceux qui nuisent à l’université », rappelle la présidente qui attend désormais l’AG de jeudi 26 mars pour connaître la suite donnée à la mobilisation par les étudiants. « Le problème n’est pas de savoir si les étudiants sont pour ou contre le blocage car nous
    savons bien qu’ils sont globalement contre. La question est de savoir quand serai- je en mesure d’appliquer l’avis majoritaire des étudiants », interroge Anne Fraïsse. En fin de semaine dernière, une consultation électronique lancée
    par l’équipe de direction auprès des étudiants avait majoritairement décidé du déblocage de Montpellier-III. 60,5 % des 3 475 votants étaient pour le déblocage (L’AEF n°111296 <http://www.aef.info/public/fr/abonne/depeche/depeche_detail.php?id=111296>). « Une trentaine d’étudiants », selon Tina Biard, avaient décidé de maintenir les piquets de grève, en attendant l’AG du jeudi 26 mars.
  • PERPIGNAN. « Vu les mouvements actuels de mobilisation dans les universités », Jean Benkhelil, président de l’université Perpignan Via Domitia, a décidé la suspension des enseignements jusqu’au 28 mars 2009 inclus, a-t-il fait savoir aux personnels de l’établissement dans une note interne datée du 23 mars.

GRAND SUD-EST

  • AIX-MARSEILLE. 200 à 300 personnels des universités et étudiants se sont rassemblés aujourd’hui, mardi 24 mars, devant le rectorat à Aix-en-Provence, rapportent l’Unef et le Snesup Aix-Marseille. Une délégation a été reçue par le cabinet du recteur. Une AG a par ailleurs réuni 400 à 500 personnes à la faculté Saint-Charles (université de Provence, Aix-Marseille-I), aujourd’hui, selon l’Unef. La grève et l’occupation ont été de nouveau votées. Une autre AG s’est tenue à l’IUT Gaston-Berger à Aix, avec 150 étudiants qui ont voté la grève, selon l’Unef. Des cours hors les murs ont eu lieu aujourd’hui sur La Canebière à Marseille, à l’initiative d’enseignants de l’université de Provence, de l’IUFM d’Aix-Marseille et des campus de Saint-Jérôme (Aix-Marseille-I et III) et de Luminy (Aix-Marseille-II). Ils seront renouvelés demain et jeudi. Hier, lundi 23 mars, une AG a réuni 500 personnes à la faculté de lettres d’Aix (université de Provence), selon l’Unef. Elle a voté « le blocage et l’occupation de la faculté avec installation d’un piquet de grève » jusqu’à demain mercredi 25 mars, indique Julie Toubiana, la présidente de l’Unef Aix-Marseille. Hier encore, une centaine d’enseignants de licence de la faculté des sciences de Saint-Charles, réunis à l’initiative des directeurs d’UFR et des responsables de formation, ont à nouveau voté leur opposition aux réformes en cours, et débattu de la suite du mouvement, indique le Snesup. « Les enseignants-chercheurs commencent à prendre conscience qu’on ne peut pas se dire contre les réformes et en même temps rester dans son laboratoire et fustiger les choses désagréables comme les blocages décidés par les étudiants », analyse Bruno Truchet du Snesup Marseille. « Car il faut bien le dire, ce sont les étudiants qui mènent le mouvement. Mais beaucoup d’enseignants commencent à prendre conscience qu’ils doivent eux aussi entrer dans une grève active, alors que les dernières annonces du gouvernement ne constituent pas un recul, mais un bazar monstre. Le gouvernement va provoquer une radicalisation du mouvement. » Une manifestation partira du Vieux-Port à 15h, jeudi, en direction de la faculté Saint-Charles où se tiendra une AG à laquelle les représentants du premier et du second degrés sont appelés à participer. « On continue d’essayer d’ « amorcer la pompe » dans cette direction », indique Bruno Truchet, du Snesup Marseille.
  • AVIGNON. Les cours sont toujours suspendus à l’université d’Avignon et des pays de Vaucluse, où une AG est prévue demain mercredi. « Les tensions commencent à se sentir entre partisans d’une reprise des cours, ceux qui veulent une reprise partielle, et ceux qui sont pour continuer la suspension », indique Pierre Jourlin de Sud-Éducation. C’était l’un des sujets de discussions d’une AG des personnels qui a réuni environ 80 personnes hier lundi. Demain, l’AG qui rassemblera enseignants et étudiants se
    prononcera sur la mise en place d’actions « RPG », actions coups de poing devant le rectorat, les péages et les gares.
  • TOULON. Une centaine d’étudiants ont organisé un sit-in aujourd’hui devant la mairie de Toulon et obtenu un rendez-vous avec le maire Hubert Falco, par ailleurs secrétaire d’État à l’Aménagement du territoire, qui aura lieu vendredi 27 mars. Le sit-in avait été décidé à midi en AG, à l’université du Sud Toulon-Var, à laquelle ont assisté 400 à 500 personnes selon l’Unef Toulon. Une manifestation aura lieu demain sur le campus de La Garde, et sera suivie d’une AG du monde de l’éducation pour « organiser une coordination éducation du Var », indique Jean-Marie Ascensio, président de l’Unef Toulon. Hier, lundi 23 mars, les trois conseils de l’université réunis en congrès ont adopté une motion intitulée « contre les méfaits de la loi LRU », à l’unanimité des voix exprimés. Ils « jugent inacceptables les réformes prises sans concertation et qui sont attentatoires aux droits légitimes des étudiants, des enseignants et des personnels administratifs et techniques ». Ils « désapprouvent la politique universitaire générale résultant de la loi LRU » et « protestent contre les réformes prises en application de la loi LRU qui défavorisent des universités comme la nôtre ».
  • NICE. L’université de Nice Sophia-Antipolis continue à se mobiliser aujourd’hui, mardi 24 mars, avec des cours hors les murs organisés tout au long de la journée. Hier, les trois conseils de l’université réunis en congrès ont adopté cinq motions relatives au statut et à la formation des enseignants, à la recherche, aux moyens et aux droits d’inscription. Ils demandent à la majorité de « retirer le projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs et d’entamer de véritables négociations avec la communauté universitaire concernant la modernisation de leurs statuts ». Les membres des trois conseils se sont prononcés à l’unanimité pour « le maintien des conditions actuelles d’inscription aux concours, de leur préparation et la formation professionnelle » et « l’ouverture de véritables négociations sur la masterisation de la formation des enseignants ».
    Dans la motion relative à la recherche, l’assemblée des trois conseils demande à l’unanimité « l’abandon de la politique de « désassociations » des UMR qui permettent une coopération universités et organismes » et de « la politique des chaires universités-organismes qui se fait au détriment du potentiel d’enseignement et de recherche ».
  • LYON. Il n’y a pas eu de manifestation aujourd’hui, 24 mars, « mais une action autour du rectorat », indique Yannis, étudiant à Lyon. Un rassemblement à l’initiative des lycées professionnels avait, en effet, été programmé. « L’assemblée générale de ce matin sur le campus des Quais de l’université Lumière Lyon-II avait voté le ralliement à ce mouvement », ajoute l’étudiant. Selon la police, environ 500 personnes se sont retrouvées devant le rectorat. « Il y avait en tout cas suffisamment de monde pour réaliser une chaîne humaine autour du rectorat », affirme de son côté Yannis. Les forces de l’ordre indiquent que, parallèlement, une petite cinquantaine de jeunes auraient aussi réalisé une barricade avec divers objets sur la rue de l’université, bloquant la circulation. L’assemblée générale du matin sur les Quais aurait rassemblée 800 personnes et aurait voté la poursuite du blocage du campus des Quais et la participation à la manifestation qui partira de place des Terreaux à 14h jeudi 26 mars. L’AG du campus de Bron qui devait avoir lieu cet après- midi a été décalée à demain, mercredi, 14h.
  • GRENOBLE. Une manifestation partie du campus en direction du rectorat, aujourd’hui 24 mars, aurait rassemblé 500 à 600 personnes selon les organisations étudiantes. « Le pique-nique devant le rectorat a été annulé en raison du temps », précise Marie-Charlotte Pierre, présidente de l’Unef Grenoble. Une AG le matin aurait réuni 400 personnes. La galerie des amphis de l’université Pierre-Mendès-France Grenoble-II devrait rester bloquée jusqu’à la prochaine AG mardi 31 mars. « L’IEP était aussi bloqué aujourd’hui et à l’université Joseph-Fourier Grenoble-I, la journée était banalisée. L’université Stendhal Grenoble-III n’est pas bloquée, mais reste mobilisée », affirme la présidente de l’Unef Grenoble. L’AG aurait selon elle, décidé de radicaliser le mouvement. Le « printemps des chaises » se poursuit et différents actions devraient prendre place cette semaine. « Pour jeudi, nous avons validé des « actions coups-de-poing », mais nous ne pouvons pas en parler aujourd’hui », annonce Marie-Charlotte Pierre.
  • CLERMONT-FERRAND. « Une « action coup-de-poing » a été menée ce matin : à 8h, nous avons envahi le rectorat à une centaine d’étudiants et d’enseignants-chercheurs », explique à l’AEF Gwénolé Jouannic, représentant
    de l’Agec. En parallèle, la manifestation qui devait partir à 10h s’est finalement transformée en rassemblement devant le rectorat. « Il y avait donc 100 personnes à l’intérieur et environ 300 dehors », ajoute l’étudiant. Une délégation de personnels et d’étudiants à été reçue. Dans l’après-midi, une assemblée générale de 200 personnes a eu lieu, au cours de laquelle différentes actions ont été discutées. Demain, une autre AG aura lieu sur le campus des Cézeaux. Jeudi 26 mars, une manifestation devrait partir à 14h. Le 31 mars prochain, « plusieurs actions sont envisageables à la permanence du Medef », annonce l’étudiant. Par ailleurs, des « actions coups-de- poing » sont déjà envisagées le 1er avril prochain.

GRAND-EST

  • DIJON. Une AG en milieu de journée a rassemblé quelque 300 à 400 participants sur le campus dijonnais de l’UB (université de Bourgogne), selon l’Unef et le Snesup-FSU. « On continue à chiffres constants », rapporte Delphine Helle (Unef). La grève a été reconduite jusqu’à lundi 30 mars, date à laquelle est prévu un conseil d’administration de l’UB. Une manifestation festive et nocturne est prévue pour clôturer la journée. Les manifestants ont prévu de se retrouver au centre-ville après une rencontre avec des salariés du secteur privé autour des thèmes de la privatisation, de la précarisation et de l’atteinte aux libertés individuelles, indique Marc Neveu (Snesup-FSU).
  • BESANÇON. Le conseil d’administration de l’UFC (université de Franche- Comté) n’a pu siéger comme prévu, rapporte Arnaud Bernadet au nom de l’AG de l’UFR SLHS (Sciences du langage, de l’homme et de la société), empêché par des manifestants de plusieurs composantes de l’UFC rejoints par des enseignants du second degré. « ll n’y avait pas d’enjeu particulier à l’ordre du
    jour, à l’inverse du CA précédent avec la remontée des maquettes, plutôt des questions techniques », indique encore Arnaud Bernadet. Les trois UFR de l’UFC ont reconduit la grève, et une AG commune est prévue vendredi 26 mars.
  • REIMS. Selon les forces de police, « une cinquantaine de personnes (enseignants-chercheurs, personnels et étudiants) se sont rassemblées ce matin, à Reims, avant d’investir le hall du rectorat, en début d’après-midi, sans incident ». Hier lundi, l’AG collective réunie sur le campus Croix-Rouge (lettres, sciences humaines) aurait mobilisé jusqu’à 1 500 personnes, d’après l’Unef. « Après les débats, les étudiants ont voté à une large majorité la reconduite du blocage amorcé il y a quinze jours, à 653 voix pour et 455 contre », indique Ambre Perriguey (Unef). Cette AG appelle « à la poursuite et à l’amplification de la grève ». Lundi, l’AG des personnels du campus Croix-Rouge avait appelé à une journée « campus mort » pour cette journée d’action nationale du 24 mars, « entraînant la cessation totale des activités administrative, pédagogique et scientifique », indique le Snesup-FSU. De plus, elle a appelé à « tout mettre en ouvre pour la réussite de la remise publique des démissions [de charges administratives] à la présidence », demain mercredi 25 mars. Elle a aussi exigé que la présidence envisage « une mise à plat sereine des conditions d’évaluation du semestre, dans le respect des propositions des unités de formation et des départements ». Il y a une semaine, les « perturbations des enseignements sur le Campus Croix-Rouge » ont conduit le président Vistelle à les suspendre entièrement du mardi 17 au lundi 23 mars, « sauf pour les étudiants en deuxième année de master, en formation continue et en préparation aux concours ». Cette suspension vient d’être reconduite jusqu’à demain soir. Sur le site scientifique Moulin de la Housse, « les AG étudiantes vont jusqu’à rassembler 300 personnes », se satisfait Antonin (Unef), indiquant qu’un amphithéâtre y est aussi auto-géré par des étudiants (comme sur le site Croix-Rouge). Les AG des personnels rassemblent quant à elles environ 50 enseignants-chercheurs, selon Thierry Raoux (Snesup-FSU).
  • NANCY-METZ. Si aucune manifestation n’était annoncée ce mardi à Metz, un rassemblement est programmé vers 20h, place Stanislas à Nancy. Sur le site scientifique de l’université Nancy-I Henri-Poincaré, l’AG unitaire d’hier (environ 70 personnes, dont une quarantaine d’étudiants selon l’Unef) a été suivie par un « printemps des tables et des chaises » ce mardi, en premier et en second cycles. « Nous n’avons pas interdit l’accès aux salles, ni à l’Atrium où l’ensemble du mobilier était empilé. Les élèves motivés pouvaient aller les récupérer », indique Anaïs (Unef) à l’AEF. L’université Nancy-II (lettres, sciences humaines) était bloquée aujourd’hui, conformément au vote d’une précédente assemblée générale. « Ce mardi, nous étions 400 participants en AG, dont une vingtaine d’enseignants-chercheurs », rapporte Michaël Protain (Unef). « Nous poursuivons nos combats universitaires contre les projets de décrets, mais nous avons aussi introduit des perspectives sociales à la plate-forme de revendications, car nous souhaitons une convergence des luttes, aux côtés des travailleurs et des chômeurs. » Les intersyndicales de personnels mobilisés dans les universités lorraines (Nancy-I, Nancy-II, INPL, université Paul Verlaine-Metz) – composées à chaque fois de la CFDT, de l’Unsa, de l’Unef et de la FSU – ont remis « en concertation » à leur présidence respective un message exprimant leur « plus vive inquiétude au sujet de la masterisation » . Ce courrier « appelle les présidents des quatre universités lorraines à exiger le retrait immédiat du projet de réforme de la formation des enseignants », et « fait de l’annonce officielle du report d’un an (L’AEF n°110322 <http://www.aef.info/public/fr/abonne/depeche/depeche_detail.php?id=110322>) un préalable à la tenue de la [première] réunion des quatre CA des universités lorraines du 31 mars prochain ».
  • STRASBOURG. Hier lundi 23 mars, une AG de 2 000 personnes (en majorité des étudiants) s’est déroulée sur la « place rouge » de l’université de Strasbourg (parvis de la faculté de droit). Un millier a pris part aux votes sur la poursuite du mouvement : « environ 600 personnes ont décidé de reconduire l’occupation et le blocage du Patio (effectifs depuis le 18 février), et autant ont opté pour le blocage de la faculté de droit jusqu’au 6 avril », indique Julie Joho (Unef). Cette nouvelle action a débuté hier en fin d’après-midi « sans empêcher la tenue des examens en cours », pour se muer en occupation nocturne. « Ce matin, plus d’une centaine d’anti-bloqueurs – dont des membres de l’UNI – ont essayé de rentrer, certains ayant même cassé une porte pour pénétrer dans un amphi », indique Julie Joho. « Certains exigeaient d’avoir cours, puisqu’ils sont tenus d’aller en TD pour avoir leur semestre », précise une représentante du Snesup-FSU. Ce mardi après-midi, « le départ de la manifestation s’est donc déroulé sous tension, mais la sortie d’une centaine de bloqueurs du bâtiment de droit a pu se faire sans affrontement grâce à une haie formée par les personnels », poursuit Anne-Véronique Auzet (Snesup-FSU). De 1 000 à 2 000 personnes selon les manifestants, 600 personnes selon les forces de l’ordre, ont battu le pavé strasbourgeois jusqu’à la place Kléber. Des représentants de l’enseignement primaire (Snuipp, Sud, etc.) se sont joints au cortège. « Il y a eu des tensions dures ce matin à la faculté de droit, mais sinon, le mouvement ne s’est pas amplifié », indique Claudine Wernert  au cabinet du président de l’UdS Alain Beretz. « Au contraire,on retourne progressivement à un mode de fonctionnement normal, malgré quelques
    éléments contrastés. »

NORD

  • AMIENS. Une assemblée générale réunissant, selon le Snesup, « plus de 800 participants » sur le campus de l’université de Picardie a décidé lundi 23 mars de reconduire le blocage des UFR de lettres, de langues, d’histoire, de sciences humaines et sociales. Environ 500 étudiants, enseignants et personnels Biatoss se seraient prononcés en faveur du blocage, selon des sources étudiantes et syndicales. Le blocage a également été reconduit sur le site de la faculté des arts, rapporte le « comité de mobilisation de l’UPJV » sur son site <http://upjvmobilisation.blogspot.com/ Par ailleurs, un communiqué rédigé par des « lycéens, étudiants,> internet. De plus, pour la première fois depuis le début du mouvement de contestation  l’UFR des sciences, située en centre-ville, est également bloquée, après un vote en AG réunissant 90 personnes (46 « pour » le blocage, 19 « contre », le reste s’abstenant ou ne prenant pas part au vote) : seuls les cours de préparation au Capes et à l’agrégation sont maintenus, rapporte une étudiante présente sur le site. Cependant, ces informations ne sont pas confirmées par les services centraux, qui indiquent à l’AEF ne pas vouloir communiquer sur le sujet. enseignants-chercheurs et parents d’élèves mobilisés » proteste contre « l’intervention violente (matraquage, coups, charges.) des forces de l’ordre » subie par une soixantaine de manifestants, lundi 23 mars devant le rectorat d’Amiens, à l’occasion de la venue de Xavier Darcos. Les rédacteurs, qui affirment avoir manifesté « de manière pacifique », dénoncent une « nouvelle provocation d’une violence disproportionnée » et exigent des « excuses publiques » de la part du préfet. Jeudi 26 mars, étudiants et enseignants ont prévu de se retrouver place Gambetta à Amiens pour « la ronde des obstinés » : une manifestation symbolique pour prouver leur détermination à continuer le mouvement. Toujours à Lille-II, le blocage de l’IEP a été levé au soir du lundi 23
  • LILLE. À Lille-I, « la totalité des bâtiments d’enseignement est bloquée par des étudiants » mardi 24 mars, rapporte Claire Bornais, porte-parole du Snesup local. Les services centraux font état de « perturbations » et confirment le « blocage d’une partie des bâtiments ». Il est difficile d’avoir une image exacte de la situation, le campus de la cité scientifique étant très étendu. Les étudiants, qui affirment avoir été près d’un millier en AG vendredi 20 mars, ont prévu une nouvelle journée de blocage jeudi 26 mars. À l’IUT A en revanche, le blocage devrait avoir lieu durant toute la semaine. À Lille-II, un vote à bulletins secrets organisé lundi 23 mars à la faculté de droit par les étudiants et l’administration a décidé l’annulation des cours magistraux et des TD jusqu’au prochain vote lundi 30 mars, par 1 087 voix « pour » et 617 « contre ». Le taux de participation (30 % des effectifs) est plus important que lors du vote organisé le 16 mars, qui avait abouti à la même conclusion. L’administration précise que « les cours et les TD ne seront pas rattrapés » mais que « le programme de révision et le calendrier universitaire restent inchangés ». Les étudiants et enseignants-chercheurs mobilisés ont élaboré une liste de « revendications locales » à destination du président, dans laquelle ils lui demandent notamment le dédoublement des amphis au-delà de 400 inscrits, celui des TD au-delà de 25 inscrits et un engagement formel sur la « non- augmentation des frais d’inscription » pendant cinq ans. mars, par un vote en AG (180 pour le blocage, 220 contre), indique l’administration. Les cours reprennent donc mercredi 25 mars, la journée du 24 ayant été consacrée à un atelier sur « la suite de la mobilisation ». Les entrées de Lille-III Charles-de-Gaulle ont été occupées ce matin par « une petite centaine d’étudiants », rapporte Michel Maillard, représentant local du Snesup. « Une assemblée générale commune entre étudiants et personnels, mais qui rassemblaient très majoritairement des étudiants, a décidé hier de bloquer l’université par 750 voix pour et 450 contre », précise-t-il. Les services centraux confirment que les bâtiments sont bloqués. Enfin, une manifestation a eu lieu cet après-midi dans les rues de Lille. Slogan : « Même les sourds vont nous entendre ». 580 personnes selon la police, 800 selon le Snesup, ont défilé en faisant un maximum de bruit « pour se faire entendre du gouvernement ».
  • LITTORAL. À l’université du Littoral, l’administration fait état de « perturbations ». Des « cours hors les murs » ont été assurés mardi 24 mars par des enseignants de sociologie, géographie et sciences de gestion de l’antenne de Dunkerque : une AG doit se tenir demain, avec comme ordre du jour un vote sur le blocage du site jeudi 26 mars. Par ailleurs, la semaine dernière, le président Edward Anthony a envoyé un courrier aux personnels dans le but de recenser les grévistes pour la journée du 19 mars. « Ce pointage a fait débat car il rime surtout avec un flicage des Biatoss », rapporte Philippe Hus, membre de la section locale du Snesup. « En effet, ceux-ci sont déclarés grévistes par leurs chefs de services, tandis que les enseignants-chercheurs doivent se signaler individuellement. Dès lors, certains enseignants ont fait le choix de ne pas se déclarer et de verser un trentième de leur salaire aux personnes pointées », précise-t-il. Le décompte définitif du nombre de grévistes n’est pas encore connu.
  • ARTOIS. À l’université d’Artois, les étudiants poursuivent leur « occupation » du site d’Arras, effective depuis la mi-février : le blocage a été reconduit par l’AG du 18 mars, par 420 voix « pour », 94 « contre » et 19 abstentions, jusqu’à la prochaine AG, mercredi 25 mars.
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