« Précaires inside » : le CLEO, labo en lutte

Le Centre pour l’édition électronique ouverte, après un vote à bulletin secret réalisé suite à une assemblée générale, s’est déclaré « Laboratoire en lutte » (77% des votes exprimés). Il dénonce, en particulier, la précarité dont font l’objet les personnels d’accompagnement de la recherche, qui représentent plus de 50% de la communauté scientifique (92% des votes exprimés).

Le Cléo est composé de 70% de personnels en contrat à durée déterminée et en contrats de vacation.

  • Sa Lettre électronique mensuelle, gratuite, est lue par 35 000 abonnés partout dans le monde.
  • Les portails mis en oeuvre par cette unité de précaires sont l’objet de 1,2 million de visites mensuelles, soit environ 14 millions de visites annuelles.
  • 40 000 documents originaux sont publiés grâce au Cléo.
  • Le laboratoire forme gratuitement 250 personnes par an à l’édition électronique.
  • Soutient 200 revues sélectionnées couvrant l’ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales. En français, anglais, espagnol.
  • Met en ligne 10 000 programmes complets de colloques et de séminaires.
  • Développe plusieurs logiciels libres (dont Lodel, primé par un « Trophée du libre » en 2005).
  • Accueille 40 carnets de recherches.

Et pourtant, nous sommes précaires inside. Le Cléo est en lutte mais continue d’assumer l’ensemble de ses missions quotidiennement.

Montpellier III met le blocus au vote électronique

Communiqué de la présidente de Montpellier III diffusé ce soir

L’assemblée générale qui s’est tenue aujourd’hui sur le campus a approuvé à une très large majorité la fin des occupations de nuit. En revanche elle n’a pu se départager sur la question du blocage avec un résultat annoncé de 831 pour et 831 contre. Afin d’éviter que la situation ne dégénère entre étudiants favorables et opposés au blocage j’ai décidé de banaliser les journées de mercredi et jeudi. Les enseignements seront suspendus, sauf en ce qui concerne l’IEFE, la formation continue et la préparation
aux concours. Les services administratifs et techniques fonctionneront normalement.

À la demande des opposants du blocage, une nouvelle assemblée générale se tiendra demain à 10h sur la pelouse. Une autre, demandée par les partisans du blocage se tiendra jeudi à 10 h sur la pelouse. Les débats du jour ayant montré les limites d’un vote en assemblée générale, l’université organisera à compter de jeudi 19 mars 2009 14 h et jusqu’à vendredi 20 mars 2009 14 h une consultation par voie électronique sur la question du blocage. (…) Les résultats seront publiés vendredi après la clôture de la consultation.

Boycott des jurys de bac (proposition)

Beaucoup d’enseignants-chercheurs de France et de Navarre ont du recevoir (ou recevront bientôt) un mail de cette nature :

  • « Bonjour,
    Je vous informe que la campagne d’inscription pour les présidences de jurys du baccalauréat 2009 est ouverte pendant tout le mois de mars 2009. Elle concerne les professeurs des universités, les professeurs des universités-praticiens hospitaliers, les maitres de conférences et les maitres de conférences-praticiens hospitaliers. Vous pourrez indiquer vos souhaits de participation ainsi que vos préférences géographiques en vous connectant à l’intranet de l’université. (…) Merci de bien vouloir consacrer une minute de votre temps afin de nous indiquer si vous acceptez ou non de présider un jury du baccalauréat (premier diplôme de l’enseignement supérieur). Je précise que la présidence d’un jury du baccalauréat professionnel prend 2 demis journées et la présidence d’un jury du baccalauréat général et technologique prend 3 journées. Votre participation à cette campagne permettra à la division des personnels enseignants de pourvoir au mieux ces jurys. Le cas échéant, l’application sera ouverte de nouveau ultérieurement afin de trouver des présidents pour les jurys non pourvus.
    « 

Et si la grande majorité répondait poliment non à cette requête en argumentant qu’il préfère consacrer les 2 ou 3 demi-journées citées à la sauvegarde d’un service public de l’enseignement supérieur menacé de toutes parts (IUT, Statut E-C, IUFM, CROUS, ….), et ce dans le plus grand intérêt des futurs bacheliers qui seront nos étudiants de la rentrée prochaine ? …

Le CA de Lyon 1 rejette la mise en place des chaires.

(communiqué de presse)

« Ce mardi 17 mars, le conseil d’administration de l’université Lyon 1 présidé par Lionel Collet, président de la CPU, s’est prononcé contre la mise en place des chaires organismes/universités par 23 voix contre et 2 voix pour. En début d’après-midi, de nombreux personnels et étudiants ont occupé le bâtiment où a eu lieu ce conseil. Par cette action, ils ont obtenu la possibilité d’assister aux débats sur la question des chaires, de réaffirmer leur refus de cette mesure gouvernementale  et de prendre connaissance des positions des administrateurs avant la tenue du conseil. »

La coordination des IUT veut un maintien des moyens financiers après 2010

(dépêche AFP 17 Mars)
La coordination nationale des Instituts universitaires de technologie (IUT), réunie mardi à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), a demandé le maintien des moyens financiers des IUT au-delà de 2010.

« Toutes les réformes en cours mettent en danger l’Université et notamment les IUT », écrit la coordination, qui estime que les résultats des négociations jeudi entre la ministre Valérie Pécresse et les directeurs d’IUT « ne sont pas acceptables ».

La coordination « refuse » la circulaire « juridiquement fragile » proposée par Mme Pécresse et « demande le maintien des moyens de manière pérenne au-delà de 2010 ».

Elle « exige » la mise en place d’un système de dotation des établissements « basé sur les besoins et non un système de répartition des moyens tel que SYMPA »(Système de répartition des moyens à la performance et à l’activité) et « un financement à la hauteur des missions et des besoins du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche ».

La coordination appelle à la grève et à manifester jeudi, à la manifestation nationale des universités du 24 mars, et organisera sa prochaine réunion le 27 mars au Mans.

Bordeaux 3 en lutte

POUR INFORMATION : BORDEAUX 3 EN LUTTE : PROGRAMME DU MERCREDI 18 MARS

MERCREDI 18 MARS 2009

  • Amphi Cirot -10h-12h, M.Larré, « Conférence témoignage sur le système éducatif américain » (puis débats)
  • Amphi 1 – 10h30, C. Azéma, « Design et modèles de société »
  • Amphi C200 10h30-12h30 : Exposés :
    – « Développement Durable : préoccupation environnementale ou lobby économique ? » par Mathilde VERGER (L3)
    – « La rue entre espace géographique et contestation sociale » par Pauline GUYOMAR (L3) et Marie CROISIER (doctorante au IATU)
  • Amphi 700 – 11h00-19h00, Marathon historique sur le thème « Grèves et révoltes dans l’histoire » (exposés assurés par des enseignants-chercheurs et des étudiants).
  • 11H00-11H30: P. Brun, « Pourquoi les Grecs avaient-ils horreur des révolutions? »
  • 11H30-12H00: D. Picco et Y. Boumlik, « Les Etats généraux »
  • 12H00-12H30: S. Lavaud, « Bordeaux rebelle »
  • 12H30-13H00: H. Chauvin, « Mai 1968 à Bordeaux »
  • 14H00-14H30: F. Buttay, « Révoltes à St Domingue, 1789-1804 »
  • 14H30-15H00: G. Bonnin, « Révoltes contre l’impérialisme athénien »
  • 15H00-15H30: J-P. Jourdan, « Comprendre la révolution russe »
  • 15H30-16H00: M. Figeac, « Quand les élites deviennent révolutionnaires, le cas de Peletier de Saint Fargeau, Duport et Hérault de Séchelles »
  • 16H00-16H30: S. Coussemacker, « Emeute de 1306 à Paris »
  • 16H45-17H15: B. Lachaise et G. Ortolan, « Tout était-il possible en 1936? »
  • 17H15-17H45: M. Van Der Meiren et M. Ruby, « La Fête de la Fédération »
  • 17H45-18H15: C. Carribon, « Grèves de mineurs en France au XIXème siècle: des grèves exemplaires? »
  • 18H15-18H45: C. Pébarthe, « Le marbre et la grève »

Sous la Tour Saint-Michel
– 13h30 -15h30 , C. Bouquet, « Comment l’OMC dessine les politiques éducatives du monde (et les nôtres) »

Bibliothèque Lettres/Anglais, Bx 3
– 14h30-16h30, B. Bloch propose une série d’exposés d’étudiants autour des représentations du monde industriel et post-industriel

Amphi Cirot, Bx 3
– 14h30-16h30, N.Rz. Lázaro, C. Lepage, A. Ventura : Comment aborder un genre littéraire (poésie, récit, théâtre) –Domaine hispanique ?

Amphi Cirot
– 16h30-17h30, Projection de « Critique de la séparation » (de Guy Debord 17min) et de « La Jetée » (de Chris Marker 20min )

Qu’attendez-vous Madame la ministre ?!

(lien vers la pétition en ligne)

Madame la Ministre,

Qu’attendez-vous ?
Depuis cinq semaines les universités françaises sont en grève, et de plus en plus nombreuses sont les universités bloquées. Chaque semaine les manifestations ne désemplissent pas. Cela fait des mois que la totalité (ou presque) de la communauté universitaire exprime son rejet des réformes que vous voulez imposer et des pseudo accords et des pseudo négociations que vous médiatisez à outrance. L’absence de prise en compte par vous-même de la légitimité de ce mécontentement quasi unanime et global, votre stratégie de la division, du découragement et de la désinformation ne font qu’exacerber la colère et accroître l’amertume et la défiance à votre égard.
Qu’attendez-vous ?
Que la tension soit à son comble et que des dérapages surviennent de plus en plus nombreux ? Qu’il y ait des dégradations, des blessés, si ce n’est pire ? Que ce semestre universitaire soit encore plus gâché qu’il ne l’est ? Que la communauté universitaire finisse par se déchirer ? C’est vous qui portez la responsabilité de ce chaos grandissant et des risques graves qui l’accompagnent, car c’est vous qui voulez imposer dans la précipitation des réformes inadaptées et rejetées à la quasi unanimité par les universitaires, quelles que soient leurs sensibilités politiques. Ce faisant, vous ne respectez même plus les principes démocratiques : l’immense majorité refuse vos réformes !
Qu’attendez-vous ?
Que la communauté universitaire (pourtant habituée à se réformer) soit tellement exaspérée par votre refus de réelle négociation que toute réforme ultérieure soit compromise ? Car l’université est réformable : n’avons-nous pas appliqué la réforme « LMD » il y a trois ans, puis, cette année, sans même que ses effets soient évalués par le ministère, la réforme du LMD ? Ne nous sommes-nous pas très vite (trop ?) engagés dans la mastérisation de la formation des enseignants du 1er et du 2nd degré malgré un manque incroyable d’informations (sur les concours par exemple), des inquiétudes sans réponse (sur les stages, les rémunérations…) et des délais incroyablement courts ? N’avons nous pas œuvré dés la rentrée 2008 à l’application du plan réussite en licence – dont les moyens promis sont d’ailleurs fondus dans les budgets globaux contrairement à vos engagements – ? N’avons-nous pas accepté – et ce fut probablement une erreur vu la situation actuelle – la loi LRU réformant en profondeur les universités ? N’y a-t-il pas eu 100 propositions émanant des Etats généraux de la recherche en 2004 dont vos réformes ne tiennent aucun compte ? Ne gâchez pas ce potentiel de changement ! Il faut maintenant ouvrir de véritables négociations avec toute la communauté universitaire (et pas seulement avec quelques syndicats non représentatifs de l’ensemble de la communauté universitaire) pour construire ensemble de véritables réformes adaptées à une Université publique moderne, ce qu’attendent depuis trop longtemps les universitaires et plus largement vos concitoyens.
Pourquoi attendez-vous ?
Ne voyez-vous pas que dans le contexte de baisse des budgets que vous tentez de faire passer pour une hausse, et de baisse des effectifs d’enseignants chercheur et de personnels BIATOSS en 2009, vos réformes ne seraient même pas applicables faute de moyens nécessaires ? Comment envisager par exemple l’équivalence TP=TD et des modulations des services à la baisse qui imposent des postes supplémentaires alors même que nos postes et nos moyens, déjà insuffisants, vont encore diminuer dès cette année ? Et comment vos réformes pourraient-elles être appliquées dans un tel contexte de rejet par les universitaires ? Pourquoi dans ces conditions persister dans la voie de l’autoritarisme masqué (imposer en faisant semblant de négocier) ?
La seule voie raisonnable est de réformer l’université avec les universitaires et non contre eux. Retirez vos projets et ouvrez de vraies négociations, non pas sur tel ou tel aspect de notre statut, mais sur l’université publique, ses missions, son organisation, ses moyens et son avenir. Nous n’avons pas besoin d’amour Madame la Ministre, nous avons besoin de réformes ambitieuses portées par une communauté universitaire respectée et au service de la jeunesse de notre pays.

Depuis longtemps l’attachement fort que nous portons à nos missions de service public nous encourage à supporter la faiblesse chronique de nos salaires à laquelle s’ajoutent les centaines d’heures de travail non comptabilisées dans nos services chaque année et dédiées au bon fonctionnement de nos universités, à supporter que ce soit en partie à nos frais que nous travaillons chaque jour, tant pour l’enseignement que pour la recherche, faute de locaux et de budget de fonctionnement dignes de ce nom ; à supporter les conditions d’études très difficiles de nos étudiants dont la majorité travaille pour payer ses études ; à supporter la précarité galopante de nos collègues BIATOSS. Faudra-t-il encore longtemps que nous supportions ce manque de moyens indigne d’un pays comme la France pour les universités et pour la recherche ? D’évidence, vos projets de réforme et les restrictions qui les accompagnent vont aggraver encore plus cette situation !

Madame la Ministre nous nous passerions d’excuses publiques pour la façon dont nous avons été honteusement traités par le Président de la République le 22 janvier 2009 et nous trouverions sûrement le moyen de supporter le mépris, exprimé publiquement par certains de ceux qui aujourd’hui nous dirigent, de la pensée, de la culture et de la science qui participent pourtant de la grandeur de l’humanité, nous supporterions tout cela si nous avions l’espoir qu’enfin la communauté universitaire soit associée en toute sincérité, à la construction des réformes qui la concernent. Ne brisez plus cet espoir. Arrêtez le gâchis en cours, n’attendez plus ! Retirez vos réformes et prenez le temps (votre ministère en a les moyens) de créer une véritable concertation avec l’ensemble des représentants de la communauté universitaire française.

50 enseignants chercheurs de l’université Paris Ouest – Nanterre la Défense qui croient à l’université publique française : Véréna Aebischer, Patricia Attigui, Nathalie Béguin, Eric Boeda, Barbara Bonnefoy, Dalila Bovet, Cyrille Bouvet, Jean-Pierre Bruckert, Nathalie Camart, Véronique Champeil-Desplats, Peggy Chekroun, Franck Collard, Frédérique Cuisinier, Marianne Desmets, Sarah Devogue, Yvette Dorey, Olivier Douville, Frédéric Dufaux, Géraldine Espiau, Dominique Fablet, Damien Fouques, Maya Gratier, Marie-Anne Hugon, Michel Imberty, Sylvain Kahane, Jean-Baptiste Legal, Cendrine Marro, Pascal Mallet, Corinne Maze, Jean-Luc Mogenet, Laure Moguerou, Laurent Nagle, Ahogni N’gbala, Valérie Nicolas-Dherbécourt, Colette Noyau, Christian Lazzeri, Samuel Lepastier, Hubert Lissandre, Marie-Louise Le Rouzo, James McCabe, François Metayer, Christine Pauleau, Nicolas Prevost, Liliane Rioux, Lucia Romo, Christine Sanguin-Bruckert, Marie-Adeline Schmelck , Olivier Vecho, Berta Vega Fernandez, Jean-François Verlhiac.

Contre-cours de l’UFR 03 Paris 1

Programme de contre-cours de l’UFR 03 pour le mercredi 18 mars.
Amphi du centre Michelet, 3 rue Michelet, 75006 Paris (Stations Luxembourg/Vavin)

Mercredi 18 mars 2009
• 10h Projection-débat
• Casse-croûte de grève
• 14h Rencontre avec Jean-Luc Moulene, photographe, débat animé par Paul-Louis Roubert (Paris 8) et Michel Poivert
• 16h Rencontre avec Pascal Convert, Artiste, débat animé par Philippe Dagen Projection du documentaire sur Joseph Epstein
• 18h Projection du film Les lascars du LEP electronique

Lettre ouverte à Madame Pécresse, lors de l’occupation de l’ENA du 16 mars 2009.

Lettre ouverte à Madame Pécresse, lors de l’occupation de l’ENA du 16 mars 2009.

Madame Pécresse,

Nous aussi pourrons dire que nous avons fréquenté l’Ecole Nationale d’Administration, ses fauteuils bleus en velours aux couleurs de l’Europe, son grand écran, et ses caméras, son jus d’orange de marque, son architecture monumentale et raffinée, son wi-fi. Cette école sert à former tous les cadres des partis politiques, des ministères et différentes administrations. Elle contribue à renforcer la noblesse d’état et ceux pour lesquels elle travaille. De même elle organise la reproduction de la classe dominante aux frais du contribuable. Vous et Bruno Julliard, ex-président de l’UNEF, aviez prévu ce lundi 16 mars à l’ENA une conférence intitulée « A quand une université efficace ? ». Malheureusement, vous n’étiez pas au rendez-vous à ce débat, prévu sans universitaires, est-ce bien légitime ? Où avez-vous fui ? Nous attribuons votre absence au fait que les syndicats qui se chargent de négocier en notre nom oublient ici et là nos revendications.

Les réformes actuelles de l’université, notamment la LRU, qui s’inscrivent dans les processus de Bologne et Lisbonne, détruisent radicalement l’université depuis quelques années. Nous sommes solidaires des luttes à l’étranger des étudiants, chômeurs, sans-papiers et travailleurs de tous les pays. Le chemin de ces réformes est de nous imposer la compétition, l’endettement à vie, la marchandisation, la sélection des savoirs, des compétences et des enseignements soi-disant rentables, choisis par les entreprises, tout cela étant incompatible avec la production et la diffusion du savoir Plus de la moitié des étudiants travaillent pour financer leurs études : nous ne voulons plus être de la chair à patron. Nous refusons le diktat de l’efficacité et de la rentabilité. Nous dénonçons les inégalités profondes qui structurent l’enseignement supérieur français : la disproportion des moyens investis dans les grandes écoles et les universités est inacceptable. Nous revendiquons la liberté de nous former de manière non-professionnelle, de nous former gratuitement et librement.

NON ! L’université ne sera pas « efficace » puisque vous entendez rentable économiquement. Pour cette raison nous exigeons l’abrogation de la LRU. ENSEMBLE enseignant-e-s, étudiant-e-s, chercheurs-euses, sans-papiers, invisibles, nous occupons temporairement et utilisons l’ENA pour contrer la politique désastreuse du gouvernement.

Les obligations de service et la remédiation pédagogique : lettre à Valérie P.

(puisque le ministère durcit le ton … ci-dessous un courrier que chacun est naturellement libre de s’approprier … et d’envoyer au ministère de tutelle concerné …)

Mme Valérie PÉCRESSE
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
1, rue Descartes, 75231 Paris Cedex 05

Paris le 13 mars 2009

Madame,

Vous avez rappelé récemment aux présidents d’université la procédure à suivre concernant le décompte des personnels grévistes. C’est de bonne guerre. Dans le conflit qui vous oppose à la communauté universitaire, il est compréhensible, puisque vous refusez avec acharnement de nous écouter, que vous tentiez de nous intimider par une menace sur nos salaires.
Nous tenons cependant à attirer votre attention sur deux points dont vous mesurerez, nous en sommes certains, l’importance et les enjeux :
1.      Les enseignants-chercheurs mobilisés dans le cadre de ce qu’ils ont appelé la « grève active » sont présents, plus que jamais, sur leurs lieux de travail et dans leurs missions. Nombre d’entre eux assurent des cours, qu’ils appellent « alternatifs », qui s’inscrivent dans le prolongement de leurs recherches, de leurs réflexions, de leurs enseignements. Ouverts à tous les étudiants, aux autres enseignants et chercheurs, parfois à tous publics lorsqu’ils se tiennent « hors les murs », ces cours ne sauraient être tenus pour nul et non avenus. Sauf à vous arroger un droit que vous n’avez pas : il ne vous appartient pas, en effet, de décider de la pertinence des choix pédagogiques et scientifiques des enseignants et des enseignants-chercheurs. C’est notre affaire, et celle des équipes pédagogiques auxquelles nous appartenons. Je doute, du reste, que vous puissiez prétendre avoir les compétences requises pour apprécier la légitimité universitaire des conférences que nous donnons dans le cadre des cours alternatifs et décréter qu’elle ne ressortissent pas aux obligations de service d’un enseignant-chercheur.
2.      Le cas des journées où les universitaires en lutte participent à des journées d’action (manifestations) vous paraît sans doute différent. La chose est plus délicate qu’il n’y paraît. Soit un élément quelconque dans l’ensemble U des universitaires en lutte, que nous appellerons Mme Z. Posons que le mardi, il est prévu que Mme Z. effectue 4 heures de cours : 2 heures avec des étudiants de 1ère année de Licence et 2 heures avec des étudiants de 2e année de Master. Admettons que, pendant toute la durée de la lutte, Mme Z. a répondu trois fois à des appels à manifester le mardi. 3/30ème de son salaire lui seront donc retenus. Dès lors, à l’issue de la lutte, Mme Z. est dégagée de toute obligation d’envisager le rattrapage des cours non effectués, et de toute autre forme de remédiation. Traitée comme gréviste par son employeur, Mme Z. ne peut à la fois être pénalisée financièrement et encore tenue aux obligations dont la pénalisation financière entèrine le fait qu’elle n’y a pas satisfait. Pour les étudiants concernés, cela signifie qu’au lieu des 24 heures de cours prévues, ils n’auront eu que 18 heures de cours. Mme Z., scrupuleusement soucieuse du respect de la maquette des diplômes en question, est donc dans l’impossibilité d’organiser un examen, de produire une note, de statuer sur le semestre et, s’il s’agit d’une année diplômante, de permettre la délivrance du diplôme.
En envisageant d’appliquer de manière comptable et mécanique le décompte des jours de grève à une profession dont le temps d’enseignement est annualisé, vous méconnaissez la réalité de notre travail et, surtout, vous nous empêchez défnitivement de mettre en œuvre, en parallèle de notre lutte ou au terme de celle-ci, des stratégies de remédiation (rattrapage, cours en ligne, travaux de recherche personnels donnés aux étudiants, échange par courriel, etc.). De fait, vous nous dégagez de toute obligation d’envisager ces remédiations, et vous prenez, seule, la responsabilité de nous empêcher de procéder à des examens et de délivrer des diplômes.

La solution pourrait être que nous acceptions, bien qu’ayant été traités en grévistes de manière comptable, de rattraper les cours en sus de nos obligations statutaires. Nous sommes accoutumés à faire bien davantage que ce que nos obligations prévoient : depuis des années, nous prenons en charge des tâches très lourdes, notamment administratives, sans aucune contrepartie financière. Vous comprendrez que, cette fois, la situation est toute différente.

Nous ne doutons pas que vous accorderez à cette lettre toute l’attention qu’elle mérite.

Textes votés au C D F N de la FSU le 17 mars 2009

Textes votés au C D F N de la   FSU le 17 mars 2009
Formation et Recrutement des Enseignants

La FSU revendique une amélioration de la formation professionnelle et disciplinaire des enseignants du 1er et 2nd degré et la reconnaissance de leur qualification par l’obtention d’un master, mais elle a fortement contesté les modalités prévues par le gouvernement pour la réforme de la formation et du recrutement des enseignants ; elle a fait clairement connaître son exigence d’un report  d’un an permettant une remise à plat de celle-ci.
Elle constate que le gouvernement a été contraint de prendre partiellement en compte la  force de la mobilisation des  universitaires, des étudiants et des personnels du 1er et du 2nd degré.
Elle acte de premières annonces sur l’année de stage et sur l’assurance qu’il n’y aura pas de baisse du nombre de postes aux concours en 2010, mais elle continue à contester le dispositif transitoire qui ne règle aucun problème de fond, ne permet aucune amélioration de la formation, est illisible pour les étudiants et contient de plus le risque de devenir définitif.

Ces évolutions restent encore loin du compte. Nombre de questions fondamentales n’ont toujours pas reçu de réponse satisfaisante et l’annonce sur les postes ne saurait entériner un état actuel de recrutements insuffisants par rapport aux besoins d’enseignement.

La FSU revendique une tout autre réforme que le dispositif aujourd’hui prévu ce qui implique l’abandon de l’actuel projet de réforme et l’ouverture de négociations afin d’obtenir une réforme conforme à ses revendications et à celles de ses syndicats nationaux. Cela nécessite que soit maintenu le principe du recrutement par concours avec un nombre de postes correspondant aux besoins. Cela implique notamment que soient discutées et revues les questions :
1.      du contenu et de l’articulation des dimensions disciplinaires et professionnelles de la formation « master » ;
2.      de l’articulation entre concours et masters ;
3.      de la mise en place d’un réel cadrage national de la formation ;
4.      du rôle et missions des IUFM ; maintien et développement de leur potentiel d’enseignement et de recherche ;
5.      du développement de la recherche en éducation ;
6.      d’une programmation pluriannuelle des volumes de postes au concours ;
7.      de certaines disciplines de l’enseignement professionnel ;
8.      du maintien d’une année de stagiaire post concours partagée entre service d’enseignement réduit et formation permettant des allers-retours entre pratique et analyse réflexive ;
9.      des aides financières pour les étudiants et du pré recrutement ;
10.  des précaires ;
11.  d’une pré professionnalisation et d’un cadrage national des stages en M1 et M2 ;
12.  d’une formation complémentaire après titularisation dans le cadre d’une entrée progressive dans le métier ;
13.  du calendrier

Elle apporte son soutien aux consignes données par ses syndicats en particulier sur la non remontée des maquettes.

C’est sur ces points qu’en articulation avec ses syndicats nationaux concernés elle fera porter ses interventions auprès du gouvernement en toutes occasions et qu’elle appelle les personnels à l’action dans l’unité.

Texte action
La crise économique s’amplifie et ses conséquences sociales s’accélèrent et apparaissent avec de plus en plus de brutalité. Le scandale des licenciements qui se multiplient en dépit de profits toujours élevés est particulièrement emblématique  Cette situation rend d’autant plus urgente la nécessité de politiques économiques et sociales alternatives.
En dépit de quelques inflexions arrachées par la puissance des mobilisations et notamment du 29 janvier Gouvernement et patronat persistent dans le maintien de leurs orientations, de leurs « contre-réformes », et de leur dogmatisme idéologique. Dans certains secteurs, le gouvernement refuse l’ouverture de négociations véritables et choisit de multiplier les provocations.
Refusant par exemple d’augmenter les salaires, les retraites et les minima sociaux, de renoncer aux suppressions d’emplois publics, maintenant les dispositifs favorisant les HS,  ils continuent à faire le choix de favoriser les revenus du capital contre ceux du travail, de favoriser  les actionnaires et patrons et non leurs salariés, de priver l’Etat de moyens pour satisfaire les besoins sociaux. Alors que le gouvernement lui-même explique que la France aurait moins mal résisté à la crise parce que nos systèmes de protection sociale solidaire et de redistribution en amortissent les effets, il poursuit les remises en cause de ces mêmes systèmes. En multipliant réformes et projets (école publique, université, recherche, système de santé, retraite, protection sociale, justice, logement social, emploi, sport ….), ils entendent provoquer des transformations profondes, si possible irréversibles, et remettent notamment en cause l’ensemble des services publics en s’efforçant non seulement d’y multiplier les coupes claires, d’en supprimer des missions d’intérêt général et de réduire leur champ, mais aussi d’y introduire des critères de gestion inspirés du privé et reposant sur la mise en concurrence des services et des personnes. C’est tout le sens par exemple de la RGPP qui se met en place à marche forcée au plan territorial, du projet de loi Mobilité dans la FP pourtant refusé par les personnels, du projet de loi  « Santé Hôpital Patients Territoires », de la loi LRU et du « Pacte Recherche ». C’est ce que confirme le refus du ministre de la Fonction Publique de répondre aux revendications unanimes sur salaires, pensions, grille ou emplois publics.
Dans l’éducation, au moment où est lancée très médiatiquement une « commission sur la politique de la jeunesse » par M.Hirsh, les suppressions de postes et les réformes régressives et contestées se poursuivent, menaçant l’avenir des jeunes et du service public (enseignement professionnel, formation des maîtres….). La mise en place des « médiateurs de réussite scolaire » ignore délibérément que la lutte contre l’absentéisme nécessite des personnels qualifiés. C’est pourquoi la FSU, qui s’oppose à ce dispositif, exige le renforcement des équipes pluridisciplinaires complètes (AS, CPE, COPsy,…)
Cette politique s’accompagne d’une volonté de répression et de criminalisation des mouvements de contestation, comme le montre par exemple l’inadmissible condamnation de Sami Benméziane, la mise en cause d’Elie Domota ou les brutalités dont sont victimes régulièrement les jeunes manifestants.
Or l’actualité récente montre combien cette politique est de plus en plus insupportable et se multiplient des luttes unitaires puissantes et résolues, comme dans les Départements et Collectivités d’Outre Mer ou dans la recherche et l’Enseignement Supérieur après celles dans les enseignements scolaires, le Pôle Emploi, la Justice…
Ces mouvements obligent le gouvernement à des reculs parfois partiels, parfois importants (comme en Guadeloupe et en Martinique) : ils sont un point d’appui pour faire croître les mobilisations d’ensemble.
La FSU exige que le gouvernement réponde aux revendications du mouvement de l’Université et de la Recherche par une négociation globale sur l’ensemble des problèmes posés : statut des enseignants-chercheurs et doctorants, formation des enseignants et concours de recrutement, emploi, démantèlement des organismes de recherche. Elle continuera à apporter son soutien à ses syndicats engagés dans l’action et à favoriser les convergences entre les divers secteurs du système éducatif. Elle appelle à la réussite de la manifestation nationale du 24 mars et demande à l’ensemble des personnels d’y apporter leur soutien. Pour faciliter la participation à cette journée, elle dépose un préavis de grève.
Elle soutient la journée de grève du 24 mars dans les lycées professionnels à l’appel notamment du SNUEP et du SNEP et elle appelle à en assurer la réussite. Elle proposera aux autres organisations de l’EN une réunion rapide afin de décider de suites d’action avant les vacances de printemps. Elle fera de même avec les fédérations de la Fonction Publique.
Après le 29 janvier la journée de grèves et de manifestations du 19 mars offre une nouvelle perspective d’un mouvement unitaire puissant rassemblant l’ensemble public et privé qui confortera les luttes actuelles.
La FSU appelle les personnels à s’y engager massivement et à tout faire pour en assurer la réussite et y défendre leurs revendications spécifiques en même temps que la plate-forme unitaire.
La FSU entend s’inscrire dans la construction d’un mouvement social unitaire de haut niveau et dans la durée, capable de gagner. C’est pourquoi elle considère que cette mobilisation doit avoir des suites rapides unitaires : elle appelle les personnels à débattre de ces suites, de leur calendrier et de leurs modalités, sans rien exclure, dans les assemblées générales et à faire remonter leurs propositions. Sans préjuger du nécessaire débat, elle considère que des manifestations à caractère national le samedi peuvent permettre de rassembler largement salariés et population : dans cet esprit elle proposera donc à l’intersyndicale interprofessionnelle et si nécessaire Fonction publique et/ou Education, de faire du samedi 28 mars une nouvelle étape de mobilisation.

Les présidents d’université exigent le report de la «mastérisation»

Communiqué de la CPU (source : http://www.cpu.fr/Actualites.240.0.html?&no_cache=1&actu_id=160)

Position du CA de la CPU sur la formation des maîtres suite au courrier des deux Ministres.
17/03/2009

Le CA de la CPU, réuni de façon exceptionnelle le 17 mars, a débattu du courrier qu’ont envoyé les ministres du MESR et MEN au président de la CPU, le lundi 16 mars 2009, sur le recrutement et la formation des enseignants et l’a examiné au vu des questions et des positions formulées le 5 mars par l’assemblée plénière.

Pour les présidents d’université, la réforme ne peut aujourd’hui être mise en place qu’à partir de la rentrée 2010-2011 et les concours en 2011. Les désaccords exprimés et les contradictions entre acteurs, en particulier pour le second degré, sont en effet trop nombreux pour que l’on fasse l’économie d’une réflexion avant le lancement de la réforme. Le CA de la CPU approuve l’installation rapide d’une commission nationale de concertation et de suivi pour engager cette réflexion. Le Recteur et le Président d’Université, chargés de co-présider cette commission, devront mener une concertation large sur sa composition et ses modalités de travail en amont de son installation.

La CPU rappelle cependant que le mandat de cette commission doit être clairement établi dès aujourd’hui, pour donner confiance à tous les protagonistes. Les travaux de la commission doivent donc porter sur l’ensemble du processus de réforme : masters et concours, formation initiale et formation continue.
Le CA considère comme des avancées significatives les précisions de ce courrier sur la formation complémentaire, professionnelle comme disciplinaire, dont bénéficieront les enseignants stagiaires et dont les universités seront les acteurs essentiels. Le dispositif ne prendra effet qu’en 2010-2011 et il appartiendra à la commission de concertation d’en préciser le contenu selon les concours. En ce qui concerne la durée du service libéré pour cette formation, la CPU rappelle sa demande d’un tiers minimum de service.
Le CA considère que les précisions apportées sur l’encadrement des stages constituent une clarification, en mentionnant le double encadrement des stages par les professeurs des écoles et EPLE et par les universitaires, sur le modèle de tous les stages des masters professionnels. La question des stages et de leur insertion dans le déroulé des masters devra être retravaillée par la commission.

Il ne peut se prononcer sur le système de bourses dont le vademecum lisible est encore « en promesse » et rappelle ses réserves à l’égard des emplois d’assistant d’éducation qui sont incompatibles avec le suivi d’un master et la préparation simultanée d’un concours.
En ce qui concerne l’année 2009-2010, la CPU exprime sa vive inquiétude. En effet cette année ne peut donc être considérée comme la première année de la réforme mais seulement comme une année de transition entre une formation sans masters spécifiques (2008-2009) et une formation appuyée sur des masters spécifiques qui se mettront en place à partir de 2010-2011. Les formulations employées par les deux ministres doivent être absolument clarifiées sur ce point.
Pour cette année de transition, qui doit être pensée comme un dispositif national ponctuel et à caractère exceptionnel, la CPU préconise donc de rester au plus près des programmes de concours 2009, et particulièrement pour les concours de professeurs de lycées et collèges qui sont ceux qui posent les problèmes majeurs. Cette position conservatoire ne préjuge en rien des préparations et des concours futurs qui devront permettre de concilier la préparation professionnelle que suppose le métier d’enseignant et le haut niveau de compétence que suppose un master.

C’est pourquoi, en ce qui concerne la question des inscriptions et des diplômes 2009-2010, la CPU estime que les négociations auxquelles les deux ministres invitent dans leur communiqué doivent démarrer très vite et associer l’ensemble des acteurs concernés. Elles doivent rapidement déboucher pour que les universités puissent décider ce qu’elles doivent faire : remonter des maquettes nouvelles (PE et PLP), compléter les masters existants par des parcours ou par des DU pour un an (PLC) ou valider les formations d’IUFM en masters.
La CPU rappelle son soutien à une réforme de la formation des enseignants et à une revalorisation de leur carrière. Elle a le sentiment d’être allée aussi loin qu’elle le pouvait dans les propositions constructives et de conciliation et ne peut continuer de voir l’atmosphère se dégrader au détriment des étudiants et de l’image des universités.
C’est pourquoi la CPU demande qu’une solution soit trouvée dans les deux semaines afin que les étudiants préparant les concours 2010 sachent où s’inscrire et que cesse la confusion.
Texte adopté à l’unanimité par le Conseil d’administration de la CPU (14 présidents présents, 3 excusés) »

Voir aussi l’analyse de Sylvestre Huet sur son blog.

Le ministère durcit le ton.

La ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a adressé hier Lundi aux présidents d’universités, directeurs d’établissements et recteurs et chanceliers des universités, une circulaire sur les modalités d’exercice du droit de grève dans les établissements d’enseignement supérieur. « Il relève de votre responsabilité, lorsque des préavis de grève vous sont communiqués, de mettre en place un dispositif permettant d’assurer le contrôle de l’effectivité du service fait qui soit le plus adapté à la situation et à l’organisation interne de votre établissement » indique le texte. Le document précise également que les obligations de service des enseignants incluent la surveillance et la correction des examens ainsi que la transcription des notes. (Sources : Le Figaro.fr; AEF)

Amiens, Faculté des Arts de l’Université de Picardie Jules Verne, grève reconduite

Voici le résultat du vote de l’Assemblée Générale des EC de la Faculté des Arts du lundi 16 mars qui a eu à se prononcer sur la reconduite de la grève ou la reprise des cours (17 votants) :
–         Pour la reconduction de la grève : 14
–         Pour la reprise des cours : 2
–         S’abstient : 1

Nous rappelons par ailleurs à chacun que la journée de manifestation nationale de ce jeudi 19 mars est très importante, et que la présence la plus massive possible est souhaitée lors des AG.

La prochaine AG aura lieu lundi 23 mars à 10h00 en « salle des profs ».

Festival au temps de la mobilisation à Clignancourt !

Festival au temps de la mobilisation à Clignancourt !
MARDI 17 MARS 2009 // 12h00-18h00
La vie reprend sur Clignancourt !

Une annexe de la Sorbonne Paris 4. Rencontre inter-facs autour de la mobilisation. Pour tenter de réfléchir ensemble sur la crise universitaire actuelle et renforcer le lien enseignants-chercheurs, étudiants et personnels BIATOSS.
Nous organisons et vous attendons nombreux pour :
* Pique-nique philo… que vous n’oublierez pas d’apporter !
* Conférences-Débats, tables rondes : les inégalités sociales face à l’éducation, les dérives de l’individualisme, qu’est-ce qu’une université, analyse du projet de loi…
* Stands animés par les personnels BIATOSS, Atelier d’écriture, Expo photos sur le mouvement…
* Projections-Débats : L’engagement des philosophes, Le péril jeune, Universités : le grand soir

Centre Universitaire Clignancourt : 2 rue Francis de Croisset, 75018 Paris. Métro Ligne 4, arrêt Porte de Clignancourt.