Agenda de la mobilisation du collectif IUFM Grenoble.

Agenda de la mobilisation du collectif IUFM Grenoble, semaine du 16 au 20 mars
Mardi 17 mars :
Dès 7h45 : petit déjeuner et printemps des chaises, avec les étudiants et enseignants chercheurs devant le rectorat.
Donc, rendez vous, avec son gilet jaune, à 7h15 devant le hall B de l’IUFM, pour participer à l’action devant le rectorat.
–  On ira dans une salle de l’IUFM pour « emprunter » des chaises, histoire de vivre avec ces chaises une belle balade matinale et digestive…
–  Amenez de quoi déjeuner, du papier et des crayons (on va faire un petit atelier « création de chanson » devant le rectorat en
ré écrivant la chanson « ventre bleu »)
2.      A 12h30, AG du collectif de l’IUFM Grenoble à l’amphi de l’IUFM Grenoble.
Ordre du jour :
– infos sur la mobilisation  au niveau national et local
– Préparation de la soirée « comment rêver une formation » du mardi 17 mars où la chorale les barricades sera présente
– Préparation de la journée du printemps des chaises du jeudi 19 mars (inventaire et inventions) + Préparation de la manif du 19 mars et vote d’une délégation pour l’AG inter professionnelle qui à lieu ce même jeudi à 14h à la bourse du travail
– Quelles actions pour les deux dernières semaines à venir (des idées ont déjà germé… : actions printemps des chaises bis repetita, IUFM mort VIVANT, sondage, soirée cinéma, reportage France 3…)
3.      A partir de 19h30, soirée du collectif en partenariat avec l’asso k’Fet « comment rêver une autre formation » Avec :
o       La chorale des « barricades » (pensez à changer les paroles de « ventre bleu »)
o       Repas : pensez à amener un petit truc à manger et/ou à boire…
o       Ceux qui ont des instruments, n’hésitez pas…
o       Appareils photos et caméscopes sont les bienvenus pour immortaliser ce moment…

Mercredi 18 mars :
–         Prévoir un temps pour faire l’inventaire des chaises si l’on ne l’a pas fait mardi…
–         Sur le campus : Le collectif « nous ne paierons pas votre crise » organise les états généraux de l’éducation de Grenoble, nous sommes tous invités à y participer. La « prog » vient de tomber : 10h/12h, Débat : Quelles missions pour l’école?
13h/16h, Ateliers : L’Humain dans l’école / Réinventer l’école / L’école actrice de la société 16h30/18h, Plénière de restitution
12h/14h, Kermesse géante 19h/22h, Concerts et spectacles gratuits

Si des personnes du collectif veulent intervenir spécifiquement dans les ateliers, ils sont les bienvenus (à en re-discuter à l’AG de mardi)…

Jeudi 19 mars :
–         Printemps des chaises dès 7h15 à l’IUFM de Grenoble (sculptures sur chaises !)
–         Point de rendez vous à 9h30 (à confirmer) pour partir ensemble à la manif….
–         10h : manif inter professionnelle, départ devant la gare….
–         A 14h : AG inter professionnelle « convergence des luttes » à la bourse du travail de Grenoble

Vendredi 20 mars :   printemps des chaises ???

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Communiqué de QSF.

14 mars 2009, communiqué de QSF:

Statut, CNU, Mastérisation

QSF a pris connaissance du nouveau projet de décret statutaire diffusé le 10 mars et s’étonne que les orientations fixées par le président de la République et le Premier ministre, lesquels avaient annoncé une réécriture complète du texte, n’aient pas été suivies. Le ministère est resté fidèle aux principes qui guidaient son projet initial et il a même retranché certaines garanties obtenues par les universitaires dans le précédent projet, tel qu’il avait été transmis au Conseil d’État le 30 janvier.

QSF rejette les dispositions relatives à la modulation des services, notamment parce que l’accord de l’intéressé, considéré comme la principale concession du ministère, est une garantie largement illusoire et d’autant plus fragile que le texte réaffirme la nécessité de ne pas « compromettre la réalisation des engagements de formation prévus dans le cadre du contrat pluriannuel entre l’établissement et l’État ». QSF demande que le futur décret dispose sans ambiguïté que toute heure de cours (ou équivalent TD) effectuée au-delà du service de référence soit rémunérée.

QSF réclame que la clé de répartition entre les promotions locales (50 %) et les promotions sur contingent CNU (50 %) soit indiquée dans le décret, puisque c’est le seul moyen d’éviter la prédominance des décisions des instances locales, encore trop souvent marquées par le favoritisme, et de préserver l’équilibre entre les disciplines.

QSF conteste comme injustifiée et irréaliste la périodicité projetée des évaluations, qui réduira celles-ci à du « benchmarking » ou à des notations.

QSF n’est pas défavorable au recrutement d’universitaires exerçant à l’étranger, mais juge que la condition fixée par le projet de décret (« niveau équivalent d’emploi ») est trop laxiste. QSF exige des conditions de compétences et de qualifications équivalentes qui devront être examinées non seulement par l’université, mais aussi par le CNU.

À propos du projet de décret relatif au CNU, QSF approuve l’initiative de publier le CV et la liste des travaux des candidats, mais la juge insuffisante pour remédier aux travers du mode de scrutin envisagé. QSF, réitérant sa revendication traditionnelle, demande que les membres du CNU soient élus au scrutin plurinominal majoritaire ou au scrutin de liste avec panachage, seuls à même d’assurer la sélection des experts sur des critères scientifiques, et non pas sur des critères d’appartenance syndicale. Au moment où le CNU devient un acteur clé de l’évaluation, la nécessité de cette réforme est encore plus impérieuse.

À propos du communiqué commun des ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur du 12 mars sur le recrutement et la formation des enseignants, QSF, qui ne doute pas de l’utilité d’une réforme de la formation des maîtres, réitère son opposition au processus de mastérisation tel qu’il a été conçu. Les mesures transitoires proposées, qu’il s’agisse du concours 2010 ou des stages pour tous dès 2009, paraissent inapplicables et entraîneraient de fâcheuses conséquences pour les masters de recherche. Loin des faux-semblants et des improvisations en trompe-l’œil, la seule solution réaliste est le report de la réforme, assorti de la mise en place d’une concertation. En l’absence d’une telle décision, la crise ne pourrait que se prolonger et s’amplifier.

Cours alternatifs à Rouen.

Programme  des  cours  alternatifs de  l’UFR  LSH
Pour la semaine  du 16  au  20  mars, le programme sera consultable et mis à jour régulièrement sur http://urouenmobilisee.wordpress.com

Réunion des directeurs de labo. (14 Mars)

Communiqué de presse
Plus de 250 directeurs de laboratoires, chercheurs ou enseignants-chercheurs, se sont réunis samedi 14 mars à Paris pour débattre des problèmes de recherche vus des laboratoires.
Dans un contexte général de tensions extrêmes dans l’enseignement supérieur et la recherche, les directeurs de laboratoires partagent l’inquiétude de la communauté universitaire. Ils témoignent de leur exaspération devant les attaques et les dénigrements répétés que subissent depuis plusieurs années la recherche en général, les organismes de recherche en particulier au premier rang desquels se trouve le CNRS. Ces attaques et dénigrements conduisent à un affaiblissement dangereux du potentiel de recherche français.
Les directeurs de laboratoires appellent de leurs voeux depuis de nombreux mois une évolution du système de recherche, incluant une évolution sensible des organismes de recherche permettant notamment un partenariat équilibré et fructueux avec les universités. Pour autant, ils rappellent le rôle indispensable dans le système de recherche de ces organismes, notamment du CNRS, en particulier comme garants d’une stratégie nationale de recherche. Ils rappellent également qu’à de nombreuses reprises, la communauté a fait des propositions concrètes et argumentées de réformes, propositions qui ont été largement ignorées jusqu’à ce jour.
Les directeurs de laboratoires réunis le 14 mars réaffirment le rôle fondamental du CNRS dans le paysage de la recherche française ainsi que les principes fondamentaux suivants :

  • Indépendance académique
  • Maintien du rôle des organismes comme opérateurs et agences de moyens
  • Partenariat équilibré entre universités et organismes
  • Place centrale des UMR dans le dispositif de recherche
  • Importance de la recherche « libre »
  • Évaluation par les pairs, avec des comités comportant des élus

Ils réaffirment également que les chercheurs et les enseignants-chercheurs doivent avoir les moyens et le temps de mener à bien une recherche de qualité.

Sur la base de ces principes, les directeurs de laboratoires s’adressent solennellement au gouvernement pour obtenir rapidement une réponse satisfaisante aux 10 points fondamentaux détaillés dans le relevé de conclusions du 14 mars.
Ils considèrent en premier lieu qu’une véritable sortie de crise abordant plus largement l’ensemble des problèmes de la recherche n’est possible qu’une fois satisfaits ces 10 points fondamentaux.
Ils considèrent en second lieu qu’une condition préalable indispensable à cette sortie de crise est la résolution immédiate des 3 points clefs préalables suivants

  • Attribution sur liste supplémentaire au concours 2009 des postes supprimés notamment par la mise en place des chaires dont 90 au CNRS ainsi que de postes ITA.
  • Engagement du Premier ministre sur l’intégrité des organismes ainsi que sur leur rôle d’opérateurs.
  • Mise en chantier d’un plan pluriannuel de l’emploi scientifique.

A défaut, les directeurs de laboratoires réunis le 14 mars proposent les actions suivantes, qui feront l’objet d’une consultation de l’ensemble des directeurs d’unités dans les jours qui viennent :

  • Appel au « labo mort » les jours de grève nationale
  • Grève administrative dans deux semaines (dès la tenue du conseil d’administration du CNRS)
  • Démission des directeurs de laboratoires d’ici 2 mois
  • Départ symbolique des directeurs de laboratoires à l’étranger

Le relevé des conclusions votées en séance (www.recherche-du.fr/ministere/releve14mars.pdf), avec ses propositions d’action, sera soumis dès lundi 16 mars à l’ensemble des directeurs de laboratoires.
Contacts : Yves Laszlo, Bruno Chaudret, Yves Langevin.

Modulation déjà à l’horizon

L’université Pierre et Marie Curie (Paris VI) dont la présidence a nettement soutenu le ministère depuis le début de ses projets de réformes, a fourni à ses enseignants des propositions portant sur l’allègement du service pour les maîtres de conférences :

Extrait :

 »Les conditions d’éligibilité, qui seront discutées au niveau du groupe de travail sur les temps de services, pourraient être :
– avoir effectué l’année précédente un service complet comprenant au moins 140 heures de présentiel et être évalué positivement en enseignement.
– avoir publié au moins deux notes dans une publication rang A au cours des quatre dernières années, une pour ceux qui ont entre 1 et 3 ans d’ancienneté. »

Il est donc clair qu’une décision concernant le service des enseignants (et la répartition recherche – enseignement) serait prise dans un tel cas sans analyse qualitative du dossier : celle-ci serait remplacée par la référence au “classement des revues” dont le principe même a été fortement critiqué ces derniers temps.

La ronde des obstinés : ultimatum du 16 mars

ULTIMATUM DU 16 MARS 2009

Nous enseignants-chercheurs, étudiants et personnels Biatoss en grève depuis le 2 février 2009 lançons solennellement l’ultimatum suivant aux ministres Valérie Pécresse et Xavier Darcos :
Nous exigeons, ainsi que le demande depuis 5 semaines la Coordination Nationale des Universités, le retrait de la loi LRU et du pacte de recherche, comme des mesures qui en découlent :
* le retrait du projet de décret concernant les Enseignants-Chercheurs y compris dans sa dernière version
* le retrait du projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants des écoles, collèges et lycées,
* le retrait des suppressions de postes statutaires à l’université et ce dès 2009, ainsi que le retrait de la réforme d’allocation des moyens financiers fondés sur une prétendue performance,
* l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche

Ces retraits sont pour nous un préalable pour pouvoir engager une véritable discussion et confrontation, dans une démarche d’Etats généraux des universités à mener en toute indépendance et qui prennent en compte l’ensemble des revendications portées par la mobilisation actuelle.

Si dans une semaine, soit le LUNDI 23 MARS, à midi, le gouvernement n’a pas pris en compte ces revendications, nous marcherons en Place de Grève jour et nuit. Nous tournerons jour et nuit pour manifester notre obstination. Nous marcherons sans fin car nous n’avons aucune intention de céder.

En Place de Grève, nous appellerons à LA RONDE INFINIE DES OBSTINÉS tous les personnels de l’éducation nationale, étudiants, lycéens, les parents d’élèves et tous les citoyens solidaires à nous rejoindre à toute heure du jour et de la nuit.

L’Assemblée Générale Nationale des salariés de l’Éducation Nationale et des parents mobilisés

L’Assemblée Générale Nationale des salariés de l’Éducation Nationale et des parents mobilisés déclare que le projet de réforme concernant la formation et le recrutement des enseignants est inacceptable.

En effet,

en proposant une formation qui est une régression par rapport à l’existant.

en supprimant tout stage en responsabilité avant la titularisation des professeurs ;

en supprimant l’année de formation rémunérée des futurs professeurs ;

– en remettant en cause le statut de fonctionnaire d’état, ce qui ouvre la porte à la précarisation de la fonction (mise en place de l’agence de remplacement…)

Ce projet de réforme diminue la qualité de la formation des enseignants afin de discréditer le corps professoral et l’enseignement public, au détriment des élèves.

Nous constatons que la réforme de l’Université est intimement liée à la réforme des enseignements primaires et secondaires et rappelons que les luttes menées, de la maternelle à l’Université, doivent converger vers un seul et unique but : le retrait pur et simple et sans condition de ces projets de réforme comme l’un des préalables indispensables à l’ouverture de toute négociation.

Plus largement, nous pensons que ces réformes traduisent la volonté d’aggraver les inégalités sociales, avec d’un côté les « élites », et de l’autre, une grande majorité d’individus auxquels on aurait retiré toute capacité de discernement et de réflexion de manière à les mettre à la merci des « élites ». Nous rejetons fermement ce projet de société fondamentalement contraire à la République et à la Démocratie.