AG DES DOCTORANT-E-S

AG DES DOCTORANT-E-S

Les doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires réunis le mardi 10 mars 2009 à Nanterre, appellent conjointement avec les collectifs de Lyon et de Rouen, à la tenue de la 1ère coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-e-s le vendredi 20 mars 2009, dès 11h à l’Université Paris 8 (amphi Bât. D)

En vue de cette coordination nationale, ils appellent à l’organisation d’AG locales de doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires, pour se prononcer sur les points suivants :

  • > Augmentation du nombre d’allocations de recherche
  • > Instauration d’une grille de salaires ; égalité salariale entre doctorant-e-s
  • > Mise en place du principe d’allocation de fin de thèse
  • > La question des postes d’ATER
  • > Des infrastructures et des bureaux pour tou-te-s dans les laboratoires
  • > Reconnaissance des années de thèse comme années d’ancienneté professionnelle
  • > Embauche des docteur-e-s à bac+8 et non à bac+5 comme c’est actuellement le cas dans le privé
  • > Prise en compte officielle de la durée effective des thèses, en particulier pour celles qui durent plus de 6 ans
  • > Doctorant-e-s français et étrangers : égalité des droits ; une carte d’étudiant-e = un titre de séjour
  • > Refus du pilotage de la recherche par l’industrie, les intérêts privés et l’Etat
  • > Questionnement démocratique sur les grandes orientations de la recherche
  • > Pas d’obligation des doctorant-e-s sans obligation pour ceux qui les encadrent (possibilité de suppression de la HDR pour les directeurs et directrices incompétent-e-s)
  • > Remise en question des relations entre universités, grandes écoles et classes préparatoires
  • > Retrait du projet de masterisation et de la LRU

Nous vous invitons à nous retourner les textes qui émaneront des différentes AG locales à l’adresse suivante : coord.doctorants@gmail.com.

Vous êtes invité-e-s à nous rejoindre lors de la prochaine AG qui se tiendra à l’université Paris 7 site Paris Rive Gauche, métro 14 Bibliothèque, bâtiment de la Halle aux farines, amphi 1 A le mardi 17 mars 2009 à 17 heures.

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Une Réponse

  1. Les doctorant(e)s de Par(en)thèse opposé(e)s au CDU

    L’association Par(en)thèse des doctorant(e)s de l’école doctorale « Langages, Temps, Sociétés » (Nancy 2), réunie le 26 mars, s’inquiète de la mise en place du contrat doctoral unique (CDU) et s’oppose au projet de décret l’instituant.

    1° Tel qu’il est présenté dans le projet de décret ministériel, le CDU ne peut que renforcer la précarité des doctorant(e)s :
    – le cadre contractuel est imprécis et laisse beaucoup de place à l’interprétation ;
    – il ne prend pas en compte la spécificité du travail des jeunes chercheurs (chercheuses) et ne précise pas la nature des services dus par eux (elles) durant la période de contrat ;
    – la procédure de recrutement est floue ;
    – l’instauration d’une période d’essai constitue un risque supplémentaire pour les doctorant(e)s, puisqu’ils (elles) peuvent être licencié(e)s sans recours, alors même que l’intérêt de leur travail n’aura pas pu être évalué sur cette courte période (comment le pourrait-il ?) ;
    – la procédure de licenciement est une voie ouverte à l’arbitraire (toutes les personnes pouvant s’opposer à l’inscription d’un(e) doctorant(e) étant susceptibles d’engager ipso facto cette procédure) ;
    – le décret ne précise pas quels sont les droits sociaux attachés au CDU, en matière de formation professionnelle, de droits syndicaux et d’expression, etc. Le CDU est présenté comme la future norme pour l’emploi de jeunes chercheurs (chercheuses) ;
    – le décret ne précise pas dans quelles conditions se fera le transfert
    financier des CDU dans le cadre de la LRU (ainsi, peut-on s’interroger sur la part de la masse salariale qui sera réellement affectée aux CDU dans le budget globalisé de l’université, sachant qu’aujourd’hui les allocations de recherche sont fléchées sur des lignes budgétaires, strictement dédiées à cette utilisation) ;
    – il annonce une évolution générale des contrats de travail dans l’enseignement supérieur et la recherche : des contrats à durée déterminée (CDD), liés à une mission déterminée à l’avance, dont les titulaires seront évalué(e)s en permanence, donc corvéables à merci.

    2° Le CDU ne règle aucun des problèmes rencontrés par les doctorant(e)s :
    – ce nouveau mode contractuel n’est pas lié à une augmentation du nombre de thèses financées par l’État (dans le ressort duquel l’université est placée) et par d’autres collectivités ;
    – la revalorisation salariale est symbolique (la rémunération proposée n’est pas plafonnée, mais, sauf dans des disciplines très recherchées par le secteur privé, il y a peu de chances que les rémunérations augmentent, compte tenu du nombre restreint de contrats disponibles et de la pléthore de postulant(e)s !) ;
    – la spécificité des disciplines n’est pas prise en compte : dans les LSHS, l’obligation de faire une thèse en trois ans ne peut que conduire à une baisse de la qualité de la recherche (certains terrains nécessitent un travail qui ne peut être condensé dans le temps) ;
    – le CDU n’apporte rien en qui concerne la formation à la recherche que constitue la thèse et il oublie de compenser la disparition de la formation due aux moniteurs ;
    – l’inégalité entre les universités, les centres de recherche et les disciplines est renforcée en vertu de la sacro-sainte loi de la concurrence à laquelle ils sont censés se soumettre, comme si celle-ci pouvait garantir la qualité des formations et de la recherche (les moyens iront là où le secteur privé est prêt à investir son argent, ce qui réduira d’autant, pour les scientifiques, la liberté de choix des sujets qu’ils (elles) aborderont) ;
    – enfin, avec le CDU, il y a un risque de voir disparaître les thèses menées en dehors d’un cadre contractuel (les plus nombreuses à l’heure actuelle).
    Le CDU participe à une privatisation rampante de l’université et au développement d’une idéologie de la concurrence exacerbée qui conduira à une hiérarchisation des universités (les universités d’excellence, là où seront concentrés les moyens, et les autres, qui auront pour fonction l’aménagement du territoire…).

    Les doctorant(e)s de Par(en)thèse demandent l’abandon immédiat du projet de décret sur le CDU et l’ouverture de vraies négociations sur leur statut et sur le financement des thèses.
    Les négociations doivent viser prioritairement :
    – l’augmentation du nombre de thèses soutenues par des fonds publics ;
    – la revalorisation des rémunérations ;
    – la reconnaissance du statut du (de la) doctorant(e).

    Les doctorant(e)s de Par(en)thèse constatent avec regret que le projet du CDU s’inscrit dans la droite ligne des réformes engagées par le gouvernement Fillon et par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse : c’est pourquoi ils (elles) sont solidaires du mouvement universitaire et de la recherche et ils (elles) s’opposent à la masterisation de la formation des professeurs du 1er et du 2d degré, ainsi qu’au projet (réécrit) de décret sur le statut des enseignants chercheurs.

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