La Coordination Nationale des Universités dénonce les « manoeuvres dilatoires du gouvernement »

La Coordination Nationale des Universités dénonce les « manoeuvres dilatoires du gouvernement » et maintient son « mot d’ordre de grève reconductible, totale et illimitée ».

Manifestation d'enseignants-chercheurs et d'étudiants jeudi 5 mars à Paris (Reuters)

Manifestation d’enseignants-chercheurs et d’étudiants jeudi 5 mars à Paris (Reuters)

La Coordination Nationale des Universités a dénoncé, vendredi 6 mars, des « manoeuvres dilatoires du gouvernement » et « ses stratégies de division » face au mouvement des enseignants- chercheurs. Expliquant dans un communiqué ses reproches au gouvernement, elle conclut par le maintien de son « mot d’ordre de grève reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier », indique-t-elle dans un communiqué.

« Stratégies de division » du gouvernement

« Au lendemain d’une nouvelle journée de mobilisation exceptionnelle qui a rassemblé partout en France 50.000 personnes dans les rues, » la Coordination Nationale des Universités, réunie à l’Université Paris XII, « dénonce les manoeuvres dilatoires du gouvernement et ses stratégies de division qui consistent à négocier de façon sélective en ignorant les principaux acteurs et les principaux motifs de la mobilisation en cours ».
« Prenant acte de profondes divergences entre les positions défendues par la Conférence des présidents d’université (CPU) et celles de la communauté universitaire », la Coordination « affirme le caractère non représentatif et non légitime de la CPU qui n’a pas vocation à négocier avec le gouvernement ».

Des « réponses insuffisantes »

La Coordination juge « les réponses » apportées par le gouvernement « scandaleusement insuffisantes ».
« Rien n’a été obtenu sur la masterisation et la réforme des concours de recrutement des enseignants », estime-t-elle. « Aucun plan pluriannuel de création d’emplois statutaires ni de titularisation des personnels précaires n’a été envisagé pour les différentes catégories de personnels (BIATOSS, ITA, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs) », ajoute le communiqué.
La coordination condamne également l’absence de prise « en compte des revendications des étudiants ». Elle déplore aussi qu’il n’ait « pas été question du contrat doctoral qui consacre la précarisation des jeunes chercheurs ».

Grève maintenue

Au sujet du décret Pécresse modifiant le statut des enseignants-chercheurs, la Coordination parle d' »effets d’annonce sans consistance réelle » alors qu’ils « ont été présentés comme des avancées ».
Elle dénonce enfin « le démantèlement des organismes publics de recherche » qui « s’accélère ».
Elle maintient ainsi « le mot d’ordre de grève reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier », exigeant « plus que jamais l’abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche ».
La coordination réitère, en conclusion, son appel à l’extension du mouvement de « la maternelle à l’Université ». Elle appelle aux manifestations unitaires du mercredi 11 mars et au succès de la Coordination Nationale des Laboratoires le 12 mars.
(Source : Nouvel Obs)
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