Enseignants-chercheurs: le décret réécrit mais pas de sortie de crise selon les syndicats

(Source : 20 minutes)

UNIVERSITE – Les syndicats réclament maintenant des avancées dans le dossier de la formation des enseignants…

La ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a annoncé ce vendredi qu’une troisième séance de négociation avec quatre syndicats consacrée au statut des enseignants-chercheurs avait permis d’obtenir «un projet de décret réécrit et équilibré» intégrant «l’ensemble des positions».

Malgré tout, une sortie de crise ne sera pas possible sans avancée dans le dossier de la formation des enseignants, ont indiqué trois syndicats (Sgen-CFDT, Sup-recherche’Unsa, Autonomesup) qui négociaient avec la ministre et sa médiatrice ce vendredi.

Des «avancées sérieuses» avaient été notées

La Conférence des présidents d’université (CPU) réunie jeudi en assemblée plénière, avait évoqué des «avancées sérieuses» sur la question du statut des enseignants-chercheurs et des «moyens humains» des universités, permettant d’aller «vers une sortie de crise». En revanche, sur le dossier de la réforme des enseignants, elle avait demandé «de rencontrer dès la semaine prochaine les deux ministères» de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur.

La Coordination nationale des universités devait se réunir ce vendredi à l’Université Paris XII-Val-de-Marne pour décider de la suite à donner à la mobilisation dans les universités. Jeudi, la journée de manifestation a encore rassemblé entre 24.000 et 43.000 enseignants-chercheurs et étudiants.

Grève à la Sorbonne

Ce vendredi matin, la plupart des cours étaient suspendus à l’université de Paris IV Sorbonne. Les étudiants grévistes ont fait interrompre les rares cours et l’établissement était cerné par un important cordon de policiers, a constaté un journaliste de l’AFP.

«Seuls les cours du Capes et de l’agrégation sont maintenus, nous avons décidé jeudi en assemblée générale le principe d’une grève avec piquets de grève, qui n’ont pas pu être mis en place ce matin», a indiqué le responsable de l’Association générale des étudiants de Paris IV, Maxime Lonlas, qui est aussi vice-président de Paris IV.

Le président de Paris IV solidaire

Des assemblées générales ont été organisées. Elles avaient pour but «d’expliquer le danger de la réforme actuelle, notamment la baisse du niveau de formation professionnelle pour les futurs enseignants et la suppression de l’année de stage rémunérée 1.300 euros par mois pour les élèves-professeurs» a ajouté Maxime Lons

Le président de Paris IV, Georges Molinié a déclaré à l’AFP qu’il était, comme l’immense majorité des enseignants (du Snes-sup au syndicat autonome), et des étudiants «favorable au mouvement, car la réforme menace la qualité de la formation des futurs enseignants».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :