FNEC FP Force Ouvrière (comm de presse 5 mars)

Le gouvernement doit répondre positivement et sans attendre à toutes les revendications

La FNEC FP Force Ouvrière se félicite de l’ouverture des négociations entre le ministère et les syndicats nationaux de l’enseignement supérieur et de la recherche pour le retrait du décret statutaire concernant les enseignants chercheurs et le retrait de la réforme de la formation des maîtres par la mastérisation des concours.

La FNEC FP Force Ouvrière confirme son appel à la grève et aux manifestations le 19 mars dans le cadre de l’appel interprofessionnel des confédérations.

La FNEC FP Force Ouvrière confirme l’appel commun des 7 fédérations syndicales de l’éducation nationale à la grève et aux manifestations le 19 mars :
« Les 7 fédérations s’adressent solennellement au gouvernement :
* Pour que celui-ci renonce enfin à la totalité des suppressions de postes dans les enseignements scolaire et supérieur ainsi qu’à jeunesse et sports ;
* Pour qu’il réponde positivement et sans attendre à la mobilisation des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche. »
Dans ce contexte, la FNEC FP Force Ouvrière apporte son appui à tous ses syndicats et sections engagées dans l’action syndicale pour l’abandon de toutes les fermetures de postes de la maternelle à l’université. Elle soutient en particulier les initiatives prises notamment à l’occasion des réunions des CTP et les manifestations intersyndicales enseignantes du 11 mars prochain. Dans chaque école, chaque lycée, chaque lycée professionnel, chaque université, chaque établissement du ministère de la jeunessse et des sports ou de la culture, les fermetures de postes doivent être annulées.
La FNEC FP Force Ouvrière demande l’abandon et le retrait de l’ensemble des mesures et décrets des ministres Darcos, Pécresse, Albanel qui remettent en cause les statuts et garanties statutaires des personnels.
Avec toutes les fédérations de l’éducation nationale, avec toutes les fédérations de fonctionnaires, avec toutes les confédérations, les personnels de l’éducation nationale de la culture et de la formation professionnelle seront en grève et en manifestation le 19 mars pour exiger :
* arrêt des suppressions de postes dans la Fonction publique (100 postes / jour sont supprimés),
* arrêt de la RGPP (révision générale des politiques publiques),
* augmentation du pouvoir d’achat des fonctionnaires par une revalorisation de la valeur du point d’indice et des grilles indiciaires.

La FNEC FP Force Ouvrière se félicite du succès revendicatif remporté par les salariés et les organisations syndicales de Guadeloupe notamment en matière de rémunération (200 € !).
Les salariés du privé comme du public n’ont pas à payer les conséquences de la crise !
Tous en grève et manifestation le 19 mars
Montreuil  le 5 mars 2009

AG de l’Observatoire de Paris

Voici quelques points votés en AG de l’Observatoire de Paris, tenue le mardi 3 mars concernant la coordination:
• L’AG appelle à maintenir l’unité (syndicats, associations, …) du mouvement en cours sur l’ensemble des revendications pour
l’Enseignement Supérieur et la Recherche (décret EC, masterisation, avenir du CNRS…)
• L’AG appelle pour le 5 mars à la démission de toutes les fonctions administratives et de gestion de l’ES et de la Recherche, à
l’exception de celles pouvant menacer les recrutements sur postes permanents.
• L’AG appelle les personnels de l’Observatoire à faire grève et PARTICIPER MASSIVEMENT À LA MANIFESTATION NATIONALE du 5 mars.
• L’AG reconnaît la seule représentativité de la Coordination nationale des universités comme interlocuteur du gouvernement
et soutient la création d’un bureau exécutif de la Coordination nationale des universités

ENCORE AUJOURD’HUI, SUCCES DES MANIFESTATIONS (déclaration SNESUP)

ENCORE AUJOURD’HUI, SUCCES DES MANIFESTATIONS

Les personnels des universités, des organismes de recherche, les étudiants, ont répondu par leur détermination dans la rue, et souvent dans la grève, aux manœuvres de division, au refus d’entendre les revendications et de négocier du gouvernement. Près de 50.000 manifestants dans toute la France : Aix : 2000 – Amiens : 600 – Brest : 400 – Caen : 1200 – Clermont-Ferrand : 2000 – Grenoble : 2500 – La Réunion : 1500 – Le Mans : 500 (en vélos ou skateboards) – Lille : 500 – Limoges : 200 – Lyon : 4500 – Montpellier : 2000 – Nancy : 1000 – Paris : 20000 – Pau : 500 – Rennes : 2000 – Saint-Etienne : 800 – Toulouse :
5000 …

MERCREDI 11 MARS : JOURNEE NATIONALE DE MANIFESTATIONS, partout en France
Convergence entre les mobilisations des universités et de la recherche avec le premier et le second degrés, en particulier sur la question de la formation des enseignants et des concours. L’intersyndicale Supérieur/Recherche appelle l’ensemble des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche à faire du 11 mars une journée de manifestations puissantes dans la cohérence des motions votées par la coordination nationale.

La FSU, ses syndicats nationaux (SNESUP, SNCS, SNES, SNUIPP, SNEP, SNUEP, etc.) sont parties prenantes de la mobilisation en cours dans le supérieur et la recherche et appelle à manifester :
o       contre les suppressions de postes ;
o       contre la mise en concurrence des établissements et des individus ;
o       contre le démantèlement des organismes de recherche et des laboratoires ;
o       pour un service public d’éducation qui assure la réussite de tous ;
o       pour un report en 2011 de nouveaux concours de recrutement, une amélioration de la formation professionnelle et disciplinaire des enseignants traduite par l’obtention d’un master, le maintien du potentiel de formation notamment des IUFM
o       pour la défense du paritarisme et des droits syndicaux ;
o       pour le respect et la reconnaissance de nos métiers et de nos statuts.

Cette journée de manifestations, comme les autres journées d’actions, doit contribuer à la préparation de la journée interprofessionnelle du 19 mars pour laquelle la FSU appelle les personnels à être massivement en grève dans l’unité.

JOURNEE NATIONALE DES DELEGUES DES AG DE LABORATOIRES
JEUDI 12 MARS 2009 – Institut Océanographique – 195, rue Saint-Jacques – 75005 Paris – RER B Luxembourg Organisée par :  CGT : SNTRS, CGT-INRA, FERC-SUP – FSU : SNCS, SNESUP, SNASUB – SGEN-CFDT Recherche EPST  – SOLIDAIRES : SUD Recherche-EPST, SUD Education, SUD Etudiant – SNPREES-FO – SLR – SLU – UNEF

Depuis début février, la grève s’étend dans les universités et les laboratoires contre la politique d’enseignement supérieur et de
recherche du gouvernement (décret carrières, réforme de la formation des enseignants, suppressions d’emplois, démantèlement des organismes). Les manifestations ont rassemblé dans toute la France plusieurs dizaines de
milliers d’enseignants-chercheurs, de chercheurs, d’ingénieurs, de techniciens, d’administratifs, de personnels précaires et d’étudiants.
Se situant dans le même mouvement, en convergence avec la coordination des universités, une assemblée générale des personnels des laboratoires de tous les organismes de recherche et des universités, tenue le 12 février au CNRS, a donné le coup d’envoi d’une campagne préparant une réunion nationale de délégués de laboratoires.
Nous proposons dans chaque région et/ou université d’organiser de façon coordonnée, avec les syndicats et les associations signataires, des AG de laboratoires qui éliront des délégations composées de façon inter catégorielle. Nous appelons les AG à débattre des revendications et à mandater les délégués qui iront mi-mars porter une adresse solennelle à l’Elysée. Les AG sont appelées à se prononcer notamment sur :

  • – la restitution des 1030 emplois supprimés au budget 2009, et l’ouverture de négociations sur un plan pluriannuel de recrutement permettant la résorption de la précarité, le transfert immédiat des crédits 2009 de l’ANR vers les EPST et les universités pour leur donner les moyens de recruter sur postes  statutaires et de mener une politique scientifique,
  • –   le refus de l’éclatement du CNRS (qui doit maintenir toutes les disciplines et assurer la continuité thématique), du découpage de l’INSERM en Instituts, de la dilution de l’INRA dans un consortium, du transfert des personnels IRD aux universités, du contrat d’objectifs sans moyens imposé au CEMAGREF et de la transformation des EPST en simples agences de moyens,
  • – l’abandon de toute politique de désassociation et le maintien des UMR permettant une coopération entre universités et organismes.
  • –  le retrait du projet de contrat doctoral, –  le boycott de l’AERES et la restitution de l’intégralité de ses prérogatives au comité national de la recherche scientifique et aux instances scientifiques des autres organismes pour l’évaluation des équipes et laboratoires.

Elles pourront se prononcer également sur le boycott des jurys des chaires, le blocage des CA des organismes appelés à entériner les transformations en cours. Elles pourront demander aux sections du CoNRS de contribuer à assurer le suivi de ce mouvement, de soutenir et d’encourager les personnels et les laboratoires dans ces actions.
Ce site WEB spécifique est destiné à recueillir les initiatives des laboratoires et organisera le rassemblement national. Envoyez vos motions  sur depot-motions-labos@universite-recherche-democratie.fr.
Elles seront mises en ligne sur ce site. Les organisations signataires appellent les personnels à prendre toute leur place dans les luttes en cours.

Démissions collectives : l’ultimatum expire ce soir.

L’assemblée des personnels de l’UFR de Langues (Nantes) réunie hier a confirmé la décision votée les 5 puis 23 février dernier de donner à compter du 6 mars, en cas de non satisfaction des revendications (rétablissement des postes supprimés, retrait des décrets masterisation et enseignants-chercheurs) une démission collective des responsabilités administratives. Dans le souci de ne pas pénaliser ni les étudiants ni les personnels eux-mêmes, voici la solution retenue qui pourrait intéresser d’autres UFR.
Pour l’instant, la démission ne concerne que les responsabilités exercées au niveau des départements : responsabilités d’année, de licence, de Master, d’UE, de cycles, direction de département et équipes de direction, responsables d’emplois du temps, de coordination d’équipes, et toutes les fonctions spécifiques qui peuvent varier d’un département à l’autre.
Chaque enseignant (s’il le souhaite bien sûr, la démission restant un acte individuel) remplira pour chacune de ses tâches un courrier-type comme celui joint ci-dessous ; toutes les fiches seront ensuite réunies et envoyées ensemble à nos ministres lundi au plus tard.
Sont exclues des démissions les tâches liées aux Relations internationales (Erasmus, …) et les conventions de stages obligatoires dans certains parcours.
Pas de démission des mandats électifs aux conseils ni du directeur d’UFR (qui pratique toutefois la grève administrative sauf sur des points décisifs comme les factures à régler ou la sécurité des locaux).
Si plusieurs UFR agissent dans le même sens, le signe envoyé aux ministères n’en sera que plus fort.
Libre à vous de reformuler le modèle de lettre, l’intérêt étant de donner une dimension collective à la démarche.
++++++++++
 »                        A

Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Monsieur le Ministre de l’Éducation
s/c de Monsieur le Recteur de l’Académie de Nantes
s/c de Monsieur le Président de l’Université de Nantes
s/c de Monsieur le Directeur de l’UFR Langues

OBJET : Démission responsabilité administrative

Madame, Monsieur le Ministre,

Constat est actuellement fait de l’absence de réponses satisfaisantes de vos ministères respectifs aux revendications des enseignants-chercheurs sur le refus de l’actuel projet de réforme de la formation et des concours  de recrutement des enseignants, sur la demande de retrait du projet de décret relatif au statut des enseignants-chercheurs, sur la suppression d’un millier de postes dans l’université française à la rentrée 2009 et plus généralement sur la politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche.
Conformément à la décision votée à l’unanimité par l’Assemblée générale des personnels de l’UFR-Langues de l’Université de Nantes le 5 février 2009 et réitérée le 23 suite à l’appel de la 4ème Coordination Nationale des Universités, de déposer, en cas de non-satisfaction des revendications susmentionnées, une démission collective des responsabilités administratives exercées et ce à compter du 6 mars 2009,
je soussignée Prénom NOM, Maître de Conférences au Département d’Études hispaniques, déclare par la présente démissionner de la responsabilité administrative suivante : responsable de la Licence 3 de Langues étrangères appliquées pour l’espagnol.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.

Motion de la section 01 du CNU (4 mars)

Conseil National des Universités
Section 01
Droit privé et sciences criminelles

La section 01 « droit privé et sciences criminelles » du Conseil national des universités, déclare s’associer aux divers mouvements de protestation contre l’actuel projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs des universités.

1/ Elle se déclare hostile par principe à toute modulation de services des enseignants-chercheurs, même à leur demande et même uniquement dans le sens d’une baisse du service d’enseignement. Une telle modulation repose en effet sur une dissociation artificielle entre les activités d’enseignement et de recherche qui sont intimement liées. Elle apparaît en outre, dans le contexte actuel de restrictions budgétaires, génératrice de trop de risques et porteuse d’inégalités entre les enseignants-chercheurs relevant d’universités aux structures et aux moyens très différents.

2/ La section souligne que certains instruments préexistants permettent d’obtenir des allégements de services (congés pour recherche, délégation au CNRS… ) et présentent d’ores et déjà les avantages supposés de la modulation. Elle souhaite que ces instruments soient développés et assouplis. Dans le même but, la section propose que soit prévu nationalement un système de gestion pluriannuelle des services d’enseignement à la demande des personnels qui le souhaitent.

3/ S’agissant du système des promotions, la section rappelle que l’évaluation servant de base à l’établissement des listes de promouvables doit essentiellement relever de la compétence du Conseil national des universités . Elle estime que, sur la base de ces listes, le pouvoir de décider des promotions effectives ne doit pas être laissé aux instances locales, mais qu’il faut maintenir deux contingents équivalents de promotions, un local et un national. Des dispositions doivent en outre être prises pour garantir une égalité des enseignants-chercheurs dans les différents champs disciplinaires, notamment dans les universités pluridisciplinaires.

4/ La section se déclare favorable au principe même d’une évaluation périodique et systématique des enseignants-chercheurs, dans le nécessaire respect de leur indépendance et de leur liberté de pensée.
Elle déclare cependant que cette évaluation, qui doit inclure l’ensemble des activités scientifiques, pédagogiques et administratives des enseignants-chercheurs, ne peut en aucune manière, en ce qui concerne les premières, reposer sur une quantification purement bibliométrique des publications et qu’elle suppose une appréciation au fond de la réalité et de la qualité des activités de recherche.
Elle déclare également que la mise en place d’un tel système d’évaluation périodique par le CNU, seul compétent pour apprécier les activités de recherche, ne peut se concevoir sans une réforme importante de cette institution, et sans l’allocation de moyens supplémentaires nécessaires à son fonctionnement correct. En conséquence, aucune réforme du statut des enseignants-chercheurs ne peut être admise sans une réforme concomitante du CNU.
Dans la mesure où l’état actuel du projet de réforme ne lui paraît pas encore satisfaire à ces principes, et où rien n’est encore connu du projet de réforme du CNU, la section 01 a décidé de surseoir à la délibération finale sur les demandes de qualification aux fonctions de maître de conférences de droit privé. Elle se réunira à nouveau le 27 mars pour voir si ce blocage peut être levé compte tenu de l’évolution des négociations à ce moment.

Manifestations du 5 Mars (AFP)

PARIS (AFP) — La mobilisation des enseignants-chercheurs et étudiants a connu un rebond jeudi, alors que les présidents d’université font preuve d’un certain optimisme sur une « sortie de crise », à la veille d’un nouveau round de négociations au ministère de l’Enseignement supérieur.
Entre 24.000 et 43.000 personnes, selon les sources, sont descendues dans la rue, selon un décompte non exhaustif des bureaux de l’AFP à 18H00 portant sur 17 villes. La FSU a compté 50.000 personnes, parlant de « succès ».
C’est plus que la précédente journée de manifestations, le 26 février, qui avait réuni entre 17.000 et 33.000 personnes, mais c’est moins que le 10 février, par exemple, où ils étaient entre 43.000 et 100.000.
« Non à la casse des universités et de la recherche, non à la destruction des statuts », pouvait-on lire dans le cortège parisien, qui a rassemblé entre 9.000 et 20.000 personnes.
« Non à la démolition de la formation des maîtres, retrait immédiat de la réforme », lisait-on encore sur une autre pancarte.
« Etudier est un droit, pas un privilège », proclamait une banderole à Nantes, où entre 1.700 et 2.000 personnes ont battu le pavé.
Les cortèges ont réuni entre 2.500 et 3.000 personnes à Lyon, de 2.000 à 3.200 à Rennes, entre 2.000 et 3.000 à Toulouse, entre 1.800 et 2.500 personnes à Bordeaux, entre 800 et 1.000 à Montpellier, entre 1.200 et 1.500 à Caen. Les étudiants figuraient en masse dans nombre de défilés.
A Grenoble, entre 800 et 2.500 personnes, dont aussi des salariés de Caterpillar et Schneider Electric ont manifesté.
Certaines universités ont voté le blocage, comme à Toulouse Le Mirail ou Nantes.
L’appel avait été lancé par la coordination nationale des universités, des syndicats de la FSU, CGT, FO, Unsa Education, Sgen-CFDT, Solidaires, les collectifs Sauvons l’université, Sauvons la recherche, et les étudiants de l’Unef.
Les organisateurs demandaient le retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, dont la réécriture fait pourtant l’objet de négociations.
Ils réclamaient aussi le retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et second degré, la restitution des postes supprimés au budget 2009 et l' »arrêt du démantèlement des organismes de recherche ».
Pour autant, la Conférence des présidents d’université (CPU) réunie jeudi en assemblée plénière, a évoqué des « avancées sérieuses » sur la question du statut des enseignants-chercheurs et des « moyens humains » des universités, permettant
d’aller « vers une sortie de crise ».
En revanche, sur le dossier de la réforme des enseignants, elle a demandé « de rencontrer dès la semaine prochaine les deux ministères » de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur.
Ce, afin de demander que l’année 2009-2010, première année de mise en oeuvre de cette réforme (qui confiera la formation des futurs enseignants aux universités), soit « transitoire » et comporte « des aménagements », a expliqué la CPU.
En attendant, vendredi, une nouvelle séance de négociations est prévue au ministère. Les syndicats – Sgen-CFDT, Sup recherche Unsa, FO, AutonomeSup – et la ministre Valérie Pécresse devront trouver un accord sur les promotions, un sujet qui ne fait pas consensus, AutonomeSup’ menaçant de déboucher sur un « désaccord ».
Mardi, les protagonistes se sont mis d’accord sur deux autres points: la modulation du service (organisation de son emploi du temps entre enseignement, recherche et autres activités) et l’évaluation.

Position de la CPU au 5 Mars

Paris, le 5 mars 2009
Position adoptée par l’assemblée plénière de la CPU sur le  statut des enseignants chercheurs, les emplois et la formation des maîtres.

« La CPU, réunie en assemblée plénière exceptionnelle le 5 mars 2009, a pris connaissance des résultats des deux semaines de concertation auxquelles le bureau de la CPU a participé.
Sur le statut des enseignants chercheurs comme sur les moyens humains des universités, la CPU considère que les conditions du dialogue sont en cours de rétablissement et les avancées sérieuses.
Elle veillera à ce que soit tenu compte à la fois des exigences de l’autonomie des universités, de l’indépendance des enseignants chercheurs et de leur statut national. Elle affirme par ailleurs que le passage aux compétences élargies et les nouvelles missions confiées aux universités justifient pleinement de continuer à porter l’exigence d’un plan pluriannuel de recrutement, accompagnant le « plan carrières » déjà annoncé par la ministre.

En ce qui concerne la réforme de la formation des maîtres dont la CPU a toujours soutenu le caractère essentiel, les présidents d’université continuent de condamner la précipitation dans laquelle a été engagée cette réforme. Cette précipitation apparaît irresponsable à l’égard des étudiants et des futurs enseignants. Il convient en conséquence de retravailler cette réforme en profondeur pour obtenir en 2011 un concours et des masters de qualité, conformes aux ambitions portées par la CPU pour une amélioration de la formation et du métier d’enseignant. Si tel est bien l’objectif de la commission nationale de concertation proposée, la CPU y prendra toute sa place.
En toute éventualité, le dispositif retenu se devra de respecter :
• une première année d’entrée dans le métier alternant l’exercice professionnel et une formation universitaire continue pour au moins un tiers du temps
• des stages de masters en nombre suffisant et réellement formateurs
• un système de bourses et d’aides lisible et permettant l’accès du plus grand nombre au métier d’enseignant
• une bonne articulation entre la formation et les objectifs du concours

La CPU considère que le mieux serait de reporter d’un an l’organisation du nouveau concours. Toutefois les Présidents demandent instamment l’ouverture d’une négociation avec les deux ministères réunis sur les modalités du concours 2010 et de l’année 2009 – 2010, qui ne peut être qu’une année de transition. Des réponses très rapides s’imposent pour l’intérêt des étudiants.

Texte adopté à l’unanimité par l’assemblée plénière de la CPU moins une abstention