AG des doctorant-e-s (3 Mars)

AG des doctorant-e-s
Mardi 3 mars 2009, Salle Lombard
Présent-e-s : une centaine

Introduction
Présentation par Séverine de « l’historique » de cette AG : la journée « doctorants sous pression » du 5 février, et la volonté qui s’est exprimée de donner une suite à ces réflexions.
Plusieurs thèmes abordés : les questions de financement, l’encadrement des thèses, le recrutement.
Le constat général de cette journée : l’expérience commune de la précarité.
Le 5 février : principalement doctorants SHS, mais volonté aussi de s’élargir aux autres doctorants. Plusieurs poins sont resté en débat : la question des doctorants étrangers et de leur précarité « spécifique » ; la dénomination : doctorants ? Jeunes chercheurs ? Chercheurs non statutaires ?
Mobilisation
Etat des lieux de la mobilisation des doctorants, à partir des présent-e-s :

  • Paris 1 : mobilisation des doctorant-e-s en histoire portée par une association de doctorant-e-s, réunion de mobilisation le 4 mars. En sciences politique : pas de mobilisation massive.
  • Paris 3 : fac mobilisée, mais rien de spécifique au niveau des doctorants.
  • Paris 4 : pas de mobilisation spécifique, les doctorant-e-s sont dans le mouvement.
  • Paris 5 : SHS très minoritaires, une réunion a eu lieu, et un texte contre le CDU a été voté.
  • Paris 7 : vote d’une motion au conseil de l’Ecole doctorale contre le CDU, mais pas plus de mobilisation spécifique.
  • Paris 8 : appel de toutes les UFR contre le CDU. Mobilisation de doctorant-e-s, débat la semaine dernière avec la CJC et Papera. Prise de position de la réunion contre le CDU. Nouvelle réunion vendredi + info sur le site internet de la fac.
  • Paris 10 : collectif de doctorant-e-s SHS, info auprès des masters.
  • Paris 11 : comité contre le CDU.
  • Paris 12 : pas de mobilisation spécifique.
  • Paris 13 : réunion de doctorant-e-s mais pas un grand succès. Les doctorant-e-s SHS ne sont pas souvent sur place.
  • Evry : pas de mobilisation spécifique
  • Marne la Vallée : organisation commune avec les enseignant-e-s SHS, grève dure, sensibilisation dans les lycées
  • Versailles : pas de mobilisation spécifique
  • CNAM : pas de mobilisation spécifique, au contraire, incompréhension du fait que des profs fassent grève.
  • Sciences Po : les doctorant-e-s sont à l’origine de la mobilisation des labos.
  • Lyon 2 : grève revotée, pas de mobilisation spécifique.
  • Lille 2 : mobilisation commune EC/doctorant-e-s, plutôt dynamique et imaginative dans les modes d’action.
  • EHESS : surtout les master qui sont mobilisé-e-s
  • Site Pouchet : prise de position du groupe de labos contre le CDU.

Etienne : L’objet de cette AG n’est pas de scinder la mobilisation, mais d’élaborer une plate-forme commune des doctorant-e-s. A voir ensuite si on a besoin d’actions spécifiques et d’une coordination spécifique, toujours en lien avec le reste du mouvement.
Papera : collectif contre la « précarité dans l’enseignement supérieur, la recherche et ailleurs », créé il y a un an. Le collectif a travaillé sur une plate-forme de revendications, le site internet est collaboratif. Sur le CDU : analyse à venir sur le site internet.

Les étudiant-e-s étranger-e-s en doivent pas être oubliés, car ils subissent une triple pression : du directeur, de l’école doctorale, et de la préfecture. Il ne faut pas conditionner le titre de séjour à l’inscription en doctorat.

Le Contrat Doctoral Unique
Présentation des enjeux et des points problématiques.
Constat des organisateurs de l’AG : au-delà des graves problèmes que pose le CDU, ce contrat, c’est l’arbre qui cache la forêt des multiples problèmes que connaissent les doctorants : moyens, conditions d’encadrement, de travail, etc.
En résumé sur les problèmes que le CDU pose :
* Le renouvellement annuel, c’est de fait un CDD d’un an renouvelable 2 fois.
* La question du licenciement sans aucun droit/chômage
* Le niveau de rémunération : négociable avec le directeur, donc soumis à ce rapport de force très défavorable
* La question des activités annexes (enseignement, valorisation de la recherche) : là encore, quelle marge de manœuvre dans la négociation individuelle ?

Au vu de ces nombreuses limites, et d’après la CJC qui a négocié ce contrat avec Pécresse, le ministère préparerait une charte de bonne conduite, mais qui n’a rien de contraignant…

Le fond du problème :

  • * c’est que ce contrat intervient dans le cadre de la LRU, avec renforcement des pouvoirs du président d’université, budgets gérés par les facs, etc.
  • * c’est que ça ne résout pas la question des non-financé-e-s, au contraire : pourront-ils encore s’inscrire ?
  • * c’est que ça n’ouvre rien sur la durée de Thèse, qui est largement plus que 3 ans en SHS.

Débat suite à la présentation :

* Il faut replacer le CDU dans la logique globale de la LRU
* 3 ans de durée de thèse, c’est une hypocrisie, même en sciences « dures »
* Il y a un vrai risque de pilotage local de la recherche, avec des objectifs à courte vue, guidés par l’industrie et le privé, avec sélection des doctorant-e-s. Exemple de Paris 5.
* Le CDU n’est pas un détail, il faut en faire un levier de mobilisation, car il inclut la logique même de ces réformes (privatisation, mise en concurrence), c’est la précarité comme mode de gestion structurel de la société.
* Il y a un vrai risque de baisse radicale du nombre de doctorant-e-s dans certaines disciplines.
* Risque aussi d’une recherche à 2 vitesses : thèses financées, thèses non financées.
* Le retrait du CDU est demandé par les coordinations EC et étudiant-e-s, mais pas mis en avant plus que ça.
* Est-ce qu’on peut sanctionner les HDR qui n’encadrent pas leurs thésards ?
* Il faut demander la fermeture des grandes écoles.
* Plus largement, on doit demander que les grandes orientations de la recherche soient posées et discutées démocratiquement.
* Que vont devenir les ATER dans le cadre de la réforme ?

Revendications
Au final :   Les doctorant-e-s et docteur-e-s réunis le 3 mars affirment leur refus de la précarité généralisée qui les touche. Ils considèrent que le CDU n’est pas une réponse aux problèmes de fond que connaissent les doctorant-e-s, et demandent son retrait. Ils exigent plus de moyens pour la recherche, notamment au travers de financements massifs d’allocation de thèse et la création de postes dans l’ESR.
L’AG appelle les AG locales à se prononcer sur les revendications suivantes :
* Doctorant-e-s français-e-s et étranger-e-s : égalité des droits. Une carte d’étudiant = un titre de séjour.
* Autonomie de la recherche vis-à-vis des intérêts privés et industriels. Il faut poser démocratiquement les grandes orientations de la recherche.
* Remise à plat des relations entre Universités, grandes écoles et classes prépa.
* Instauration d’une grille de salaire, égalité salariale entre doctorant-e-s
* Reconnaissance de la carrière de chercheu-r-se dès l’inscription en thèse.
* Généraliser le principe d’une allocation de fin de thèse.
* Retrait du projet de masterisation.
* Maintien des postes d’ATER.
* Des infrastructures et des bureaux pour tous dans tous les labos.
* Pas d’obligation pour les doctorant-e-s sans obligation pour ceux qui les encadrent.
* Reconnaissance de la durée des thèses au-delà de 3 ans.

Publicités

Sortie de crise ? (sauvons la recherche)

Le 5 mars, manifestations de l’enseignement supérieur et de la recherche dans plusieurs villes en France !

Le gouvernement a-t-il réussi à renouer le dialogue et à sortir de la crise sans précédente que connaissent l’enseignement supérieur et la recherche depuis maintenant presque un mois ? Non. En effet, les conditions pour le rétablissement du dialogue sont loin d’être remplies, en dépit des dernières annonces du Premier Ministre et de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Le Premier Ministre a annoncé qu’une discussion devait s’ouvrir sur les principes d’un nouveau projet de décret sur les statuts des enseignants-chercheurs et s’est engagé à ce qu’il n’y ait pas de suppressions d’emplois dans les Universités en 2010 et 2011. Il entérine donc les suppressions prévues dans les organismes de recherches pour ces deux années, ainsi que celles annoncées pour 2009 dans l’enseignement supérieur et la recherche. Il se refuse également à mettre en place un plan pluriannuel de l’emploi scientifique. Par ailleurs, le silence du gouvernement est éloquent sur les organismes de recherche dont le démantèlement est engagé, sur le projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants, ainsi que sur le contrat doctoral.

Dans ces conditions, la participation à des négociations avec le ministère est tout simplement impossible. Seuls quatre syndicats minoritaires ont accepté de participer depuis vendredi à une discussion avec la ministre sur le nouveau projet de décret concernant le statut des enseignants-chercheurs. Le texte qui est sorti de la première rencontre montre que la prétendue remise à plat de ce décret est un leurre, puisque les aspects les plus problématiques du projet de décret restent d’actualité (pour une analyse succincte de ce texte). Refusant cette parodie de concertation, Sauvons La Recherche et la plupart des organisations de l’enseignement supérieur et de la recherche ont choisi d’interpeller le Premier Ministre pour exiger des engagements clairs sur la question de l’emploi, du devenir des organismes et de la mastérisation, préalables indispensables à l’ouverture d’une négociation globale sur l’ensemble des sujets.

Ce message ne pourra être entendu sans une présence massive aux prochains rendez-vous de mobilisation.

1- Nous vous invitons donc demain 5 MARS à rejoindre les manifestations. La manifestation parisienne partira à 15h de Denfert Rochereau pour aller vers l’Assemblée Nationale (arrêt à Varenne). Nous manifesterons en convergence d’objectif avec les personnels de santé, qui manifestent également en direction de l’Assemblée Nationale le même jour.

2- Nous vous invitons également les 10 et 11 mars à participer aux journées de manifestations en convergence avec le premier et le second degrés.

3- Pour amplifier le mouvement dans les laboratoires, un Appel pour un rassemblement national des délégués de laboratoires a également été lancé. Il doit être préparé par des Assemblées générales des laboratoires qui confirmeront l’appel à refuser d’être expert pour l’ANR et l’AERES et éliront des représentants pour le rassemblement national des délégués de laboratoire qui se tiendra le 12 mars 2009, à partir de 10 heures, à l’amphithéâtre de l’Institut océanographique, 195 rue Gay-Lussac (Paris 75005).

Le C3N (instance regroupant les responsables des différents conseils scientifiques du CNRS et de la Conférence des présidents du Comité  National de la recherche Scientifique) a donné dans un communiqué du 2 mars les résultats d’une consultation à laquelle 60% des unités du CNRS ont répondu. Le C3N appelle également à un moratoire des évaluations à l’ANR et AERES.

Une réunion des directeurs d’unité se réunira par ailleurs le 14 mars à Paris.

4_ Sauvons La Recherche élabore un ensemble de propositions correspondant à une actualisation des conclusions des Etats Généraux de 2004 « Pour une vraie réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche ». Nous la soumettrons très prochainement à la discussion et nous vous inviterons à en débattre lors de notre prochaine assemblée générale qui se déroulera en mars.

Pour connaître les actions à venir, surveiller régulièrement la rubrique, Actions en mars partout en France.

Si nous restons mobilisés, de grandes avancées sont possibles !

AUTONOMESUP : SECOND COMMUNIQUE DU 4 MARS 2009

AUTONOMESUP
SECOND COMMUNIQUE DU 4 MARS 2009
Les négociations sur le décret statutaire n’ont pas encore abouti par suite de l’attitude du ministère qui a tenté de reprendre d‘une main ce qu’il avait accordé de l’autre vendredi dernier.
Il est donc possible que les discussions de vendredi prochain n’aboutissent qu’à un constat de désaccord.
Par ailleurs, bien que le ministère de l’éducation nationale ait fait quelques ouvertures sur les concours de recrutement des professeurs du second degré et les conséquences qui en découlent sur les masters universitaires, nous n’avons à ce jour pas encore reçu de réponse à nos dernières propositions.
En conséquence, AUTONOMESUP appelle tous les universitaires à participer à la journée de lutte du 5 mars et, si la situation reste bloquée, envisage d’autres formes d’action, comme le refus de toute tâche administrative au-delà des obligations statutaires d’enseignement.
On verra alors qui fait marcher l’Université ou plutôt, qui est l’université.

Le SNESUP a (finalement) rencontré Valérie Pécresse

UN ENGAGEMENT SYNDICAL DANS LA CLARTE : POUR FAIRE GAGNER NOS REVENDICATIONS

Le SNESUP –Jean Fabbri, Sylvie Pittia, Marc Champesme- a rencontré Valérie Pécresse ce mercredi 4 mars. Il a défendu dans cette interpellation des pouvoirs publics, comme il le fait dans l’organisation de l’action, les revendications qui solidarisent comme jamais la communauté des universités et des organismes de recherche de notre pays.
Il a structuré son intervention sur la base de la déclinaison des quatre ensembles revendicatifs au cœur de nos exigences :
–  la formation et le recrutement des enseignants de premier et second degrés,
–  le décret statutaire,
–  les moyens et l’emploi,
– la recherche (voir ci-dessous).
La ministre, dont la marge de discussion paraissait mesurée, s’est montrée très évasive sur des inflexions que le gouvernement pourrait concéder.
• Rien de précis n’est dit sur la mastérisation et les concours, mais l’embarras est évident sur le modèle de formation et de concours tel que le dessine le ministère de l’éducation nationale. Le rôle que jouent les IUFM et l’inquiétude présente de leurs personnels sont sous-estimés.
• Sur le rôle et les missions des organismes de recherche, elle ne veut pas admettre que ce qu’elle nomme sa « feuille de route » est refusé par le monde scientifique. Elle impute au seul CNRS la responsabilité des désassociations d’UMR. Sur les chaires mixtes, les propos de la ministre sont contradictoires : tantôt défendues, tantôt présentées comme «
négociables ».
• En matière d’emplois, elle tempère son refus de rétablir les emplois statutaires supprimés en 2009 par un vague scénario de « mobilisation des emplois vacants » rendu possible par le maintien « en base » de la masse salariale des emplois supprimés. Notre intervention sur la transformation de postes de PRAG docteurs qualifiés en emplois de MCF, accompagnée de la compensation du potentiel d’enseignement en emplois statutaires, a reçu un semblant d’écho. Sur le modèle d’allocation des
moyens (SYMPA), la ministre s’entête et « autoriserait » un droit de regard du CNESER. Elle ignore les dégâts déjà avérés de ce modèle dans les IUT et nombre d’établissements.
• Sur le décret statutaire, elle admet que le processus lancé vendredi dernier et hier n’est pas satisfaisant. Son directeur de cabinet reconnaît même des vertus au décret de 1984. Le SNESUP a refusé d’entrer dans le canevas contraint de cette « réécriture ».
Le gouvernement et le premier ministre sont en sérieuse difficulté. La mobilisation renforcée des personnels et des étudiants doit les conduire à prendre en compte la totalité des revendications.  Le gouvernement n’a toujours pas ouvert la voie à des négociations associant toutes les forces syndicales et collectifs engagés dans l’action. Le SNESUP appelle au succès des manifestations du jeudi 5 mars.
Paris, le 4 mars 2009
==================
A/ La formation et le recrutement des enseignants
1. Maintien des concours en l’état pour la session 2010 ;
2. Réaffirmation des rôle et missions des IUFM et de leur potentiel de formation ;
3. Remise à plat globale du dispositif articulant les formations disciplinaires, professionnelles et les concours de recrutement pour les sessions 2011 et suivantes. Mise en débat de la place du concours et de son contenu. Mise en place d’un dispositif de soutien financier aux étudiants et de pré-recrutements ;
4. Discussion sur les dispositifs transitoires dans l’attente d’une mise en œuvre complète du dispositif ;
5. Mise en place d’un réel cadrage national de la formation.

B/ Le décret statutaire
1. Prise en compte de l’ensemble des tâches dans les services et refus de la modulation ;
2. Maintien du rôle du CNU, majoritairement élu, dans la gestion des carrières, des congés sabbatiques et des promotions ;
3. Gestion nationale des emplois ;
4. Révision et accélération de la carrière des maîtres de conférences avec fluidité accrue du passage vers la hors-classe. Suppression du barrage PR2 vers PR1 ;
5. Maximum réglementaire de 150 h équivalent TD de service d’enseignement, avec TP=TD. Allégement de services systématiques pour les maîtres de conférences nouvellement recrutés. Abaissement du maximum de service des PRAG ;
6. Mise en extinction de la logique des primes au bénéfice d’avancements accélérés ; dans une phase transitoire, attribution des PEDR par les sections du CNU.
7. Remise en cause des dispositifs de recrutement des enseignants-chercheurs ;
8. Ces dispositions impliquent de revenir sur la loi LRU.

C/ Les moyens et l’emploi
1. Rétablissement des emplois supprimés au budget 2009, non pas en CDI sur la base d’une enveloppe budgétaire, mais en postes statutaires à partir du 1er juillet 2009 ;
2. Rétablissement des 130 emplois de chargés de recherche supprimés au titre des chaires ;
3. Discussion d’un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires ;
4. Mesures favorisant la transformation d’emplois de PRAG docteurs et qualifiés en maîtres de conférences sans perte du potentiel d’enseignement ;
5. Révision globale du système d’affectation des moyens d’Etat aux universités (système SYMPA) qui fragilise en particulier les IUT.

D/ La recherche
1. Retrait du projet de contrat doctoral et élaboration d’un texte garantissant tous les droits des docteurs et favorisant leur insertion ;
2. Rétablissement des missions des organismes de recherche en tant qu’opérateurs. Revitalisation du mode d’association sous forme d’UMR entre universités et organismes de recherche ;
3. Transformation du rôle et de la composition de l’AERES ; reversement des crédits de l’ANR aux universités et organismes ;
4. Financements majoritairement récurrents, fortement réévalués et n’impliquant pas d’emplois précaires ;
5. Rétablissement et revitalisation du comité national de la recherche sur des bases largement élues pour les élaborations prospectives de la recherche.

Les Vendredis de Dauphine

Les Vendredis de Dauphine : Vendredi matin à Dauphine c’est grève active !
Enseignants, étudiants, chercheurs et personnels administratifs sont tous conviés à suspendre leurs activités pour participer au débat sur les réformes de l’Université et de la Recherche. Cela démarre dès ce vendredi (et il y en aura d’autres…)
*** Vendredi 6 Mars, de 10h à 13h30, Salle C    ***

  • Denis Bouyssou (CNRS, LAMSADE, Dauphine) « Faut-il croire le classement de Shanghaï? »
  • Mickaël A. Riccioli (MCF en anglais, CICLAS, Dauphine) Les universités américaines
  • Sandrine Garcia (MCF en sociologie, IRISES, Dauphine) « Le rôle de l’espace européen de l’enseignement supérieur dans les réformes nationales en cours »
  • Rabah Tahraoui (Professeur de mathématiques, Université de Rouen et CEREMADE, Dauphine) “Les enjeux de la Mastérisation des concours d’enseignants”

Université, recherche, les jeunes chercheurs en première ligne : communiqué ANCMSP

Sous-financés et régulièrement méprisés, les jeunes chercheurs restent les premières victimes des réformes en cours dans l’enseignement supérieur et la recherche

Les jeunes chercheurs continuent de faire les premiers les frais des réformes dans l’enseignement supérieur et la recherche. Ces réformes se contentent de prolonger les tendances établies depuis plusieurs années : le sous-financement chronique de la recherche et de l’enseignement supérieur, ainsi que le mépris de l’exécutif à leur égard.

Dans ce contexte, et au nom des étudiants, doctorants et docteurs attirés par les métiers de la science politique, l’ANCMSP tient à rappeler les conditions souvent désastreuses dans lesquelles les jeunes chercheurs sont contraints de travailler et d’élaborer leurs perspectives professionnelles. Souvent en première ligne des manifestations, ils sont aussi malheureusement en première ligne des réformes en cours.

* * *

La concentration des débats sur la réforme d’un décret statutaire masque les effectifs réels de la recherche française : pour 55 000 enseignants-chercheurs, on compte environ 65 000 doctorants (environ 12 000 nouveaux chaque année) et 7 000 docteurs sans poste ou employés sur des contrats précaires. Les universités n’ayant toujours pas pris l’initiative de créer un collège électoral spécifique aux jeunes chercheurs, les réformes s’accumulent sans qu’aucune concertation avancée ne soit menée avec ces derniers et avec leurs représentants.

La situation actuelle est pourtant critique pour les jeunes chercheurs, dont l’environnement professionnel est en constante dégradation. En encourageant les contrats à durée limitée sans développer les postes statutaires, la loi « LRU » a directement contribué à la détérioration de leurs perspectives professionnelles [1].

L’ANCMSP appelle par conséquent à soutenir toutes les mobilisations permettant de mettre en avant les préoccupations des jeunes chercheurs, qui concernent en priorité trois thèmes :

  1. la réforme du doctorat,
  2. l’évolution des recrutements universitaires, et
  3. la valorisation des parcours académiques.

*

1. Les jeunes chercheurs, premières victimes du sous-financement chronique

Réformer avec la main gauche en supprimant des moyens avec la main droite est une stratégie absurde. Malgré les quelques améliorations du « contrat doctoral » au niveau des conditions de travail des doctorants [2], l’ANCMSP remarque que les réformes en cours n’offrent aucune garantie effective de financement à la recherche doctorale. Pire, les moyens disponibles tendent même à s’amenuiser, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ayant supprimé 225 allocations de recherche en 2009 [3]. De même, les financements en sortie de thèse se sont réduits en 2009, le ministère ayant refusé de financer la campagne nationale de recrutement post-doctoraux par le CNRS [4].

Dans un contexte déjà difficile, qui oblige certains doctorants à travailler sans financement ou sous le régime illégal des libéralités [5], les arbitrages ministériels se font contre les jeunes chercheurs : contre la revalorisation des allocations de recherche, contre l’accroissement du nombre de doctorants financés (avec pour effet l’accroissement des inégalités disciplinaires), et contre l’emploi scientifique en sortie de thèse. Or la pénurie de financements a de graves conséquences pour les jeunes chercheurs : outre les défections qu’elle entraîne à plusieurs niveaux, elle fait également obstacle à la mise en place de pratiques qui permettrait de rendre le parcours doctoral plus professionnalisant. En définitive, le contexte actuel crée un sérieux handicap pour la recherche dans son ensemble, qui souffre d’un déficit d’attractivité lié à la situation précaire de ses plus jeunes recrues [6].

Dans une certaine mesure, la situation critique des jeunes chercheurs ne fait que refléter la dégradation des moyens dans l’enseignement supérieur et la recherche : la communication sur « l’augmentation » des budgets universitaires, auxquels tous les gouvernements prétendent depuis les États généraux de la Recherche en 2004 [7], masque à peine leur stagnation en euros constants, et leurs premières conséquences : postes supprimés (non renouvelés), budgets de fonctionnement en baisse, régression de l’investissement.

En l’absence des recrutements essentiels à l’excellence du service public d’enseignement supérieur et de recherche, les jeunes chercheurs sont les premières victimes de la dégradation des budgets, qui les expose à des tâches supplémentaires sans rémunération, qui rend leurs contrats encore plus précaires, et qui incite les universités à se servir de ces contrats précaires comme d’une variable d’ajustement. Dans l’état actuel des choses, les jeunes chercheurs doivent s’attendre à affronter des situations plus précaires, et pour plus longtemps, ce sur quoi l’ANCMSP avait déjà donné l’alerte en faisant remarquer la fin programmée des demi-postes d’ATER, désormais transférés aux universités [8]. Les décrets en discussion ne cherchent pas à modifier la pente idéologique des réformes gouvernementales, axées sur la suppression de postes [9]. Ils n’apportent, par conséquent, aucune réponse au problème crucial qu’affrontent les générations actuelles de jeunes chercheurs : celui de la disparition des parcours professionnels stables dans l’enseignement supérieur et la recherche.

L’ANCMSP s’inquiète enfin des difficultés qu’affrontent les doctorants non financés pour s’inscrire dans certaines écoles doctorales, qui restreignent les possibilités d’inscription et de réinscription en doctorat, et réaffirme son opposition aux mesures visant à produire des écoles doctorales « efficaces », au détriment des doctorants : une bonne pratique ne saurait être qu’une pratique de soutien du doctorat et de recherche par les personnels encadrants de financements pour l’ensemble des candidats au doctorat. La dérive gestionnaire actuelle illustre particulièrement les effets délétères du manque de moyens, qui incitent les universités à scruter des indicateurs de rentabilité académique (taux de financement, durée moyenne des thèses) au lieu d’améliorer l’encadrement des doctorants et leurs pratiques de travail. Les doctorants étrangers établis en France, déjà victimes de situations administratives inacceptables au cours leur activité de recherche [10], sont parmi les plus fragilisés par le contexte actuel.

*

2. Les jeunes chercheurs, premières victimes de la crise du recrutement universitaire

L’ANCMSP suit depuis plus quinze ans l’état du recrutement universitaire dans sa discipline (la science politique) et a pu observer, en science politique comme dans d’autres disciplines, que les jeunes chercheurs assurent une énorme partie de la charge d’enseignement et de recherche – à travers le système particulièrement précaire des vacations [11] – au cours des nombreuses années d’attente nécessaires à l’obtention d’un poste stable.

En science politique, où seulement une quinzaine de postes de maîtres de conférence et une poignée de postes de chargés de recherche se distribuent en moyenne chaque année [12], la crise du recrutement universitaire était déjà flagrante. Les besoins de la discipline, estimés à 90 postes de titulaires d’enseignement en plus des 350 existants [13], n’ont aucune chance d’être remplis, même à moyen terme, et ce notamment du fait de l’absence de mobilisation collective au sein la discipline [14].

Les réformes en cours du recrutement universitaire vont rétrécir encore un peu plus les horizons professionnels des jeunes chercheurs. L’ajustement des recrutements en fonction des besoins des universités, qui fait partie des objectifs de la loi « LRU », devait donner cours à des recrutements « au fil de l’eau » permettant de combler rapidement les postes vacants. Ce système, qui ralentit les recrutements en plus de nuire à leur transparence, aboutit à un autre résultat médiocre : depuis sa mise en place, seuls trois postes — dont deux de… professeurs des universités — ont été créés en science politique. Enfin, et malgré les nombreuses alertes lancées au sein de la discipline au sujet du localisme [15], les nouvelles règles de constitution des comités de sélection n’apportent aucune garantie contre les « petits arrangements entre amis », sur lesquels le manque de postes agit en facteur aggravant.

*

3. Les jeunes chercheurs, premières victimes du mépris pour la recherche scientifique

Le discours présidentiel du 22 janvier 2009, prononcé « à l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation », a scandalisé le milieu universitaire à plus d’un titre. Les erreurs factuelles et les contre-vérités prononcées par le chef de l’État, notamment en matière d’évaluation [16], ont d’autant plus choqué qu’elles furent accompagnées de mimiques et de remarques témoignant d’un mépris profond pour la recherche scientifique, et présent de manière quasi-endémique chez une partie des élites dirigeantes.

Cette attitude déplorable fait obstacle à la reconnaissance des compétences professionnelles acquises à l’université. En plus d’être insultante pour les jeunes chercheurs consentant à des sacrifices personnels importants afin d’intégrer une carrière universitaire, elle nuit également à la vaste majorité de diplômés se destinant à des carrières hors du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche.

La reconnaissance de leurs compétences demande pourtant déjà des efforts considérables aux associations de jeunes chercheurs, dont l’ANCMSP et la CJC en France mais aussi la fédération européenne EURODOC, qui travaillent afin que la valorisation du doctorat progresse auprès des employeurs extra-universitaires [17]. Ces mobilisations ont débouché en 2006 sur la reconnaissance du doctorat comme une expérience professionnelle de recherche, dans un premier temps par la loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 (LOPR), puis par l’article premier de l’arrêté du 7 août 2006 relatif à la formation doctorale [18]. Des changements culturels et institutionnels importants seront également requis afin d’intégrer systématiquement les docteurs dans les conventions collectives et – par des voies d’accès spécifiques – dans la fonction publique [19]. Enfin, les dispositifs récents, comme celui du doctorant-conseil, n’ont pas encore fait leurs preuves et ne peuvent se substituer à une évolution du regard sur la valeur professionnelle du doctorat.

Afin de protéger les initiatives en cours allant dans ce sens, l’ANCMSP souhaite attirer l’attention sur les aspects symboliques des réformes en cours : en ne consultant la communauté universitaire qu’a minima, et en affichant son mépris pour le travail universitaire et scientifique, l’exécutif politique français achève en effet de contredire ses propres priorités en ce qui concerne le rôle de l’Université [20]. Il fait également mentir ses engagements en faveur de l’emploi des jeunes, en dévalorisant un parcours professionnel doctoral retenu par de très nombreux étudiants et dont le rôle dans l’économie de la connaissance est absolument crucial. En définitive, les réformes actuelles donnent ainsi tort à l’intégralité des engagements de Valérie Pécresse lors de son discours du 9 juillet 2007, qui inaugurait son chantier ministériel « Jeunes Chercheurs » [21].

* * *

En refusant d’affecter les financements nécessaires à l’amélioration de leurs conditions de travail, en mettant en place un pilotage et une évaluation des écoles doctorales fondés sur des critères uniquement comptables, en refusant de leur offrir un avenir professionnel de qualité, et en participant activement à la dégradation publique de leur statut, le gouvernement est actuellement incapable de mener une réforme favorable aux intérêts des jeunes chercheurs en France. Les doutes émis collectivement par l’ensemble des associations représentatives de la science politique française en décembre 2007 [22] se sont malheureusement confirmés.

Plus que jamais, il faut aujourd’hui défendre les jeunes chercheurs. L’ANCMSP appelle à une mobilisation massive en leur faveur : premières victimes des évolutions et des erreurs actuelles, fragilisés par des statuts de plus en plus précaires et des perspectives professionnelles de moins en moins prometteuses, les jeunes chercheurs ne doivent pas rester à l’arrière-plan de la mobilisation en cours chez les personnels titulaires, mais figurer au premier plan des débats, des revendications et des propositions d’amélioration des pratiques en termes d’encadrement, de financement et de représentation.

La mobilisation des jeunes chercheurs doit également s’inscrire dans le temps afin de garantir une représentation stable des étudiants, doctorants et docteurs sans poste. C’est pourquoi l’ANCMSP tient à encourager tous celles et ceux souhaitant fonder une association de jeunes chercheurs au niveau d’un site ou d’une discipline, et met son expertise à leur service.

Sur tous ces points, l’ANCMSP entend continuer à défendre ses propositions auprès des associations disciplinaires et des associations représentatives, afin que les jeunes chercheurs d’aujourd’hui ne constituent pas une « génération sacrifiée » dans l’Université française.

L’ANCMSP

  1. Communiqué CJC du 26 novembre 2007 : « La loi LRU laisse de côté le développement des carrières académiques« .
  2. Le projet de « contrat doctoral unique », lancé à la rentrée 2009, présente plusieurs avantages par rapport au système actuel des allocations de recherche, mais ne permet toutefois pas de dissiper de nombreuses inquiétudes, liées au statut professionnel du doctorant ; voir le communiqué ANCMSP du 16 janvier 2009 : « Le futur contrat doctoral : un CPE pour doctorants jetables ?« .
  3. Communiqué CJC du 24 septembre 2008 : « Suppression de 225 allocations de recherche en 2009« .
  4. Note ANCMSP du 15 janvier 2009, « Post-docs CNRS 2009 : la fin du recrutement national« .
  5. Les libéralités désignent un système de gratifications utilisé pour payer des jeunes chercheurs au noir, sans cotisations sociales. Voir le rapport CJC sur le travail illégal des jeunes chercheurs et son appel à l’abandon de ce système injuste, qui perdure néanmoins, jusque dans certains ministères.
  6. Communiqué ANCMSP du 15 octobre 2008 : « Doctorants non financés et contrat doctoral« .
  7. L’ANCMSP participe activement au mouvement « Sauvons La Recherche » et était présente lors de ces États Généraux.
  8. Ces postes, qui permettaient de financer les doctorants en fin de thèse grâce à une charge d’enseignement raisonnable, sont gravement menacés par les coupes franches dans les budgets universitaires ; voir Système D n°20, 2006
  9. La demande, formulée par Valérie Pécresse, de surseoir aux suppressions de postes afin de mener à bien sa réforme de l’Université, avait été catégoriquement rejetée par l’Élysée au motif que « ce serait sacrifier l’esprit de la réforme » (Le Canard enchaîné, 11 février 2009).
  10. Fiche CJC, octobre 2005 : « Note sur la situation administrative des doctorants étrangers en France« .
  11. L’ANCMSP rappelle que les vacations ne peuvent pas constituer un mode de financement doctoral ; voir Système D n°20, 2006.
  12. Voir le suivi des postes MCF et CNRS effectué par l’ANCMSP.
  13. Voir le rapport de Loïc Blondiaux pour l’AECSP, 2004.
  14. À ce titre, l’ANCMSP rappelle que le redéploiement des postes universitaire ne doit pas se faire au détriment des disciplines moins dotées et des filières souffrant déjà gravement du sous-encadrement. Elle souhaite aussi que les instances de représentation des personnels titulaires accompagnent la reconduite des postes en section CNU 04 ou sur des fléchages compatibles, à partir des informations dont elles disposent sur les départs à la retraite.
  15. Voir les articles d’Olivier Godechot et Nicolas Mariot dans Système D, n°14, avril 2003, et Système D n°22, septembre 2007.
  16. Voir, notamment, Frédérique Matonti, « Petite mise au point sur l’évaluation« , 8 février 2009, et Sylvain Piron, « L’évaluation selon Nicolas Sarkozy« , 23 février 2009.
  17. La valorisation du doctorat était d’ailleurs le thème d’une intervention de l’ANCMSP pour la CJC lors de la conférence « Jeunes Chercheurs » organisée à Rennes, lors de la présidence Française de l’Union Européenne, en novembre 2008.
  18. Voir le texte de l’arrêté.
  19. Voir, respectivement, la pétition UGICT-CGT/CJC/UNEF, lancée en 2004, et le rapport SLR-JC/ANDES/CJC, publié en 2008, sur la Haute fonction publique.
  20. Ce désaveu et son modus operandi rappellent le sort du CNRS, encensé lors des récents prix Nobel de physique ou de de médecine mais victime d’arbitrages budgétaires lapidaires et réformé dans des circonstances désastreuses ; voir, par exemple, le communiqué ANCMSP sur la réforme des SHS : « Démission de la directrice du département SHS« , 10 décembre 2008.
  21. Voir le texte du discours.
  22. Courrier AECSP/AFSP/ANCMSP : « À propos de la recherche et de l’enseignement supérieur« , 5 décembre 2007.


ANCMSP – Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique

Créée en 1996, l’ANCMSP a vocation à collecter et diffuser toute information et toute opinion relatives aux recrutements universitaires et extra-universitaires, à la politique nationale de la recherche et à l’actualité scientifique, dans le domaine de la science politique et dans les disciplines proches – histoire, sociologie…
Site Internet : http://ancmsp.com/
Contacter le bureau : bureau@ancmsp.com

LES ELUS QUITTENT MASSIVEMENT L’ASSEMBLEE DES CONSEILS DE l’UNIVERSITE DE BRETAGNE OCCIDENTALE (Brest)

LES ELUS QUITTENT MASSIVEMENT L’ASSEMBLEE DES CONSEILS DE l’UNIVERSITE DE BRETAGNE  OCCIDENTALE (Brest)

Nous , élus avont été contraints de quitter la réunion des trois conseils centraux (CA, CEVU, CS) et CTP de l’UBO, suite à l’annonce par le président de l’université qu’aucun vote ne pourrait avoir lieu. Les élus ont considéré ce diktat comme une véritable provocation. Nous rappelons que cette assemblée avait été demandée lors d’AG du personnel dès le mois de décembre, puis officiellement par l’intersyndicale reçue en délégation le 7 janvier 2009. Elle a été prépareé par de nombreuses réunions d’information, assemblées générales, motions votées dans les départements, les conseils d’UFR, au CEVU et au CA de
l’université.
Ce refus que le congrès puisse prendre toute position à la veille d’une journée cruciale* met le président de l’UBO dans l’impossibilité de parler au nom de notre université, notamment lors de la Conférence des présidents des universités le jeudi 5 mars 2009.
Cette manoeuvre dilatoire isole l’UBO du mouvement national.

Liste des élus ayant quitté l?assemblée du 4 mars :
CARPENTIER François-Gilles  élu CTP
BREGEARD Hervé   élu CA
PAPINOT Christian  élu CA
BESNARD Hervé élu CTP
KERMARREC Juliette élue CTP
MACHINAL Hélène  élue CTP
LE COGUEN Sylvie   élue CA
BILLON Clément élu CEVU
LUARNET Jean-Emmanuel  élu CTP
CHAUVAUD L.  élu CTP
CALVEZ Roger  élu CTP
HUON Marie  élu CA
CATTEAU Arnaud élu CEVU
LE MEST Yves  élu CS
LAROCHE Jean  élu CS
CASTEL Guillaume  élu CEVU
HAMON Nadège élu CA
LE BRAS Gaël  élu CEVU
DOUILLARD Véronique CFDT élu CTP
LE ROUX Martine élu CEVU
JUNG Jean-Luc élu CTP
LE GALL Gwenola  élu CTP
GALLOU Mattieu élu CEVU
FILLOQUE Jean-Marie  élu CA
BOURHIS Yves  élu CA
DESSE René-Pol élu CS
LE BRAS Marie-Anne élu CS
AGOSTO Marie-Christine élu CEVU
MAMOUNE Abdeslam  élu CEVU
MASSON Amélie élu CTP
PICHARD Brigitte  élu CTP
BESSIERES-THIAM Marie-Anne élu CEVU
JEAN Frédéric  élu CS
HOLVOET Mario   élu CEVU
JARNOUX Philippe élu CEVU
LAMOUR Jacques élu CEVU
QUINCAMPOIX Marc élu CS
GIRARD GAID élu CS
KERHERVE Alain élu CS
DETHLOFF Gerd élu CEVU
BATTISTINI Michel élu CA et CTP
DUPONT Frédéric élu CS
OLIER René,  élu CA
MICHAUD François élu CS
PLANTEVIN Frédérique élue CA
FAUCHEUX Valérie élue CEVU
ARFA Mondher élu CS