Actu Université d’Artois : « haie de déshonneur »

Situation à l’Université d’Artois :
– l’AG étudiante de ce mardi 3 mars a voté la poursuite du blocage de l’université jusqu’à la prochaine AG, mardi 10 mars. Le blocage avait commencé le 12 février, jusqu’aux vacances, et a repris hier lundi ;
– participation à la manifestation à Lille, jeudi ;
– manifestation à Arras samedi ;
– « haie de déshonneur » samedi et dimanche pour accueillir Valérie Pécresse qui vient à Arras pour un congrès de jeunes UMP.

Manifestation parisienne du 5 Mars à 15 h

Manifestation parisienne du 5 Mars à 15 h
(message de l’intersyndicale)
Le trajet négocié avec la préfecture est le suivant : Denfert Rochereau  vers l’Assemblée Nationale (arrêt à Varennes) .
Nous serons donc en convergence d’objectif avec les personnels de santé (qui manifestent vers l’Assemblée nationale aussi le même jour).
Pour organiser le défilé, on se réunit par académies:
– Académie de Versailles : Avenue Denfert Rochereau
– Académie de Créteil : Boulevard Raspail
– Académie de Paris ; Boulevard Arago

AG Nantes (2 Mars)

Compte-rendu A.G. intercomposantes du lundi 2 mars 2009
1. Bilan de l’action
* Généralisation de la mobilisation : I.U.F.M., personnel IATOSS ; chercheurs.
* Développement des liens entre enseignants et étudiants : manifestation commune le jeudi 26 février, mise en place d’un comité de liaison dont première réunion le 27 février.
* Sur le plan national : annonces du premier ministre et de Valérie Pécresse qui ne donnent pas satisfaction tant sur les problèmes de postes, de la mastérisation que celui des enseignants-chercheurs.
* Positions de la C.P.U. jugées en recul par rapport au 19 février. C .P.U. pas reconnue comme représentante de la communauté universitaire.

II Rapports commissions
* Commission mastérisation : remise d’une motion au président de l’université pour demander la confirmation de la non-remontée des maquettes (cf. nouveau délai du 31 mars). Amendement pour souligner la nécessité du rôle des I.U.F.M. dans la formation des enseignants.
* Commission Portes ouvertes : rédaction d’un texte expliquant le refus des enseignants de participer à l’orientation active. Diffusion à l’occasion des la consultation académique (présence à la réunion le mardi à la Manufacture) et aux Portes ouvertes. Affichage dans établissements secondaires.
* Commission tracts : rédaction de trois tracts (pour lycéens, parents, enseignants du primaire et du secondaire) et diffusion à partir du mardi 3 dans les établissements de Nantes et de la périphérie par 13 groupes d’enseignants et d’étudiants.
* Commission cours en ville : sous responsabilité d’Olivier Boutin (olivier.boutin°univ-nantes.fr). Cours prévus mardi 2 (programme sur site de l’intercomposantes).
* Relations avec parlementaires : action en développement. Rédaction d’une adresse aux parlementaires et appel à une réunion d’information et de débat le lundi 9 mars 2009 à partir de 19h30, dans le bâtiment 1 de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université de Nantes, *amphi A* (à coté de l’accueil principal).
* Mise au point sur revendications des BIATOSS. Approbation du texte proposé :
« Les personnels BIATOSS de l’université de Nantes rappellent leurs convergences avec les mobilisations en cours. Ils réaffirment les revendications liées à l’emploi et à leurs conditions de travail :
o Concernant l’emploi dans l’enseignement supérieur et dans les organismes de recherche :
– la restitution de tous les postes supprimés au budget 2009 ;
– La mise en œuvre d’un plan pluriannuel de créations d’emplois statutaires ;
– la résorption de la précarité ;
– Le refus de l’externalisation des services et des missions, notamment celles réalisées par les personnels de catégorie C
* Concernant les statuts, les salaires et les carrières :
– la défense des statuts nationaux pour tous les personnels dans le cadre de la fonction publique d’Etat ;
– la reconnaissance des qualifications au lieu d’une évaluation individuelle basée sur la performance et le résultat ;
– La revalorisation des carrières et l’augmentation des salaires ;
– augmentation significative des possibilités de promotions ;
– le maintien et le renforcement des attributions des instances paritaires.
Les organisations syndicales signataires appellent les personnels BIATOSS et ITA à continuer et amplifier leur participation aux mobilisations tant au niveau local que national au côté des personnels enseignants, chercheurs et enseignants y compris par la grève lors des prochaines journées d’actions ».

Signataires : CGT (SNTRS, FERC-Sup, CGT-INRA), SGEN-CFDT Recherche EPST, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNESUP-FSU, SNPREES-FO, SNPTES-UNSA, SUD Education, SUD Recherche EPST, SLR, SLU.

Intervention du président de l’Université :
Souligne qu’il est content d’être présent et que les membres du Bureau de l’université sont régulièrement présents aux A.G. de l’intercomposantes. Rappelle que le C.A. a refusé de remonter les maquettes et que le CEVU a voté également contre. Délai du 31 mars n’a pas de signification.
Précise qu’il fait partie du bureau de la CPU mais que celle-ci n’est qu’une association dont les membres ne sont pas obligés de suivre les décisions. Réunions mercredi et vendredi dernier avec les représentants du gouvernement mais seulement sur modifications du décret de 1984 qui est devenu obsolète. Attachement au statut d’Etat des fonctionnaires. Promesse du gouvernement de ne pas supprimer de postes en 2010-2011 mais pas d’engagement pour 2009. Gouvernement toujours sur la ligne du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Point crucial est le manque de moyens financiers et en personnel : 83 postes manquant à l’université de Nantes. 150 personnes contractuelles employées pour remplacer titulaires. Pas de postes attribués alors que l’université doit remplir de nouvelles missions.
Nouvelle assemblée générale de la C.P.U. jeudi prochain. Demande du report des nouveaux concours à 2011.
Suite aux questions qui lui sont posées sur les services des enseignants, le président précise qu’il a déjà le pouvoir d’arrêter les services mais que cela se fait par délégation aux directeurs des composantes. Pour les promotions attachement au principe, 50 % national, 50 % local + principe évaluation recherche par C.N.U. et évaluation pédagogie sur le plan local.
Interventions pour rappeler que la C.P.U. n’est pas la représentante de la communauté universitaire, qu’elle peut être reçue par le gouvernement mais qu’elle ne doit pas négocier, que les décrets sur statuts des enseignants chercheurs et sur mastérisation sont indissociables et qu’ils doivent être retirés…

III Actions
* Présence d’une délégation du personnel de l’université à l’A.G. étudiante le 2 mars à partir de 14 h.
* 5 mars : manifestation à Nantes, place de Bretagne, à partir de 15 h.
* Délégation à la coordination nationale le 6 mars : Régis Tehamenzy (prof. Lettres modernes) et Natacha Coquery (prof. Histoire moderne).
* Distribution de tracts toute la semaine dans les établissements de Nantes.
* Information aux parents et aux lycéens lors de la Journée Portes ouvertes samedi 7 mars.
* Formation d’une commission pour préparer la mobilisation du 11 mars : Hervé Le Lourec, Christophe Mauras, Jean-Marc Patin, Sophie Vernicos.
* Débat sur la forme à donner au mouvement : représentants de droit et de sciences se prononcent pour un blocus partiel faisant alterner jours de cours et jours de mobilisation en partant du constant que le blocus total « vide » l’université. Ils proposent un vote U.F.R. par U.F.R.. Pas de prise de position collective lors de l’A.G. (l’après-midi les étudiants votent la poursuite du blocus total jusqu’à jeudi).

Prochaine A.G. lundi 9 mars, à partir de 10 h 30 amphi IV Censive.

AG Paris 1 (3 Mars)

Compte rendu de L’AG de Paris 1
L’Assemblée générale des personnels de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne s’est réunie ce mardi 3 mars 2009 au Centre Panthéon de 12h à 14h.

I – Au cours d’une discussion préalable nous avons pu :
– recueillir un ensemble d’informations très positives sur la mobilisation et la poursuite de la grève dans les UFR 02 (Economie), 03 (Histoire de l’art et Archéologie), 04 (Arts plastiques et Sciences de l’Art), 08 (Géographie), 09 (Histoire), 10 (Philosophie) et 11 (Sciences politiques)
– constater la convergence des analyses concluant au fait que, sur la question du statut, la ministre n’a rien cédé ou a cédé très insufisamment, que rien n’a été obtenu sur la mastérisation, que les promesses du gouvernement sur la non suppression de postes en 2010 et 2011 ne peuvent être évaluées tant que nous n’avons pas la certitude que cela ne se fera pas au détriment d’autres postes ou d’autres lignes budgétaires, et que rien n’est dit sur le CNRS et la recherche.
– recueillir des informations sur l’évolution des formes de mobilisation des étudiants qui mettent en place, à Tolbiac plus particulièrement, des « piquets de grève » (pacifiques). Cette action concerne les jours d’assemblée générale ou de manifestation.

II – La discussion a conduit l’Assemblée générale à voter sur la motion suivante

L’Assemblée générale des personnels de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne réunie au Centre Panthéon le 3 mars 2009 exige :
– le retrait du projet de réforme du statut des enseignants
– le retrait du projet de mastérisation
– le retrait du projet de contrat doctoral
et demande solennellement au gouvernement que soit mis en place un plan massif de réinvestissement dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Tant que ces exigences ne seront pas satisfaites elle appelle l’ensemble des personnels de l’Université à poursuivre la grève.
Motion adoptée à l’unanimité (4 participants ne prenant pas part au vote)

III – Concernant les formes de la mobilisation :
1- la poursuite de la « grève active » (autrement dit l’organisation d’une « université alternative » : conférences ouvertes sur des thèmes autres que ceux des programmes d’enseignement) a été réaffirmée.
2- des formes exceptionnelles de manifestation sont encouragées.
Ainsi, mercredi 4 mars à 16h 15 une chaine humaine sera mise en place autour de la Sorbonne (en blanc)
3- une journée de conférences et de débats sur l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche est organisée par la coordination de Paris 1 le lundi 9 mars au Centre Panthéon à partir de 9h 30.
Le matin 5 ateliers seront organisés. L’après midi, lors d’une séance plénière, les résultats des travaux des commissions seront présentés et un débat général aura lieu.
Une demande a été adressée à la présidence de l’Université afin que les personnels Biatos puissent être autorisés à participer à cette journée de débats. (dès que la réponse sera connue, celle-ci sera diffusée par les modes habituels : ensp1 etc.).
Un programme détaillé sera adressé à tous très prochainement.

IV – Afin que la grève soit la plus complète possible et pour alerter de la façon la plus nette la présidence de notre université (et au delà le ministère) sur les exigences et la détermination des personnels en grève, la motion suivante a été votée :

L’Assemblée générale des personnels de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne réunie au Centre Panthéon le 3 mars 2009 appelle l’ensemble des collègues concernés à ne pas participer aux Conseils dans lesquels ils siègent : Conseil
d’administration, Conseil scientifique, Conseil des études et de la vie universitaire ainsi que tous les conseils d’UFR.

Motion adoptée à l’unanimité moins : Contre 2 Abstention : 2 Ne prend pas part au vote : 1

Il est convenu que les grévistes informeront en début de séance les autres membres des conseils de leur position afin d’élargir le mouvement.
On notera que la volonté de bloquer la mise en place des comités de sélection a été affirmée au cours de la discussion qui a précédé ce vote.
Si, du fait de la grève des conseils, le CA ne peut délibérer sur la mise en place des comités, cet objectif sera satisfait. De toutes façons les présidents des commissions de spécialistes sont appelés à se rapprocher afin d’organiser de concert ce blocage en amont du CA.

V- La coordination de Paris 1 reçoit mandat de l’Assemblée générale d’engager une réflexion sur un certain nombre de points :
– la validation du semestre
– le rattrapage (éventuel) des cours
– la clarification de la position de toutes les Ecoles doctorales vis-à-vis du projet de contrat doctoral
Cette réflexion pourra déboucher, en tant que de besoin, sur des propositions de motions soumises à l’une des prochaines assemblées générales des personnels.
L’intervention d’une de nos collègues sur le fonctionnement spécifique du service des langues a attiré l’attention des participants à l’AG sur la disparité (sinon l’inégalité) de la situation des E-C de Paris 1 en ce qui concerne la relation enseignement recherche.

VI – L’Assemblée générale appelle l’ensemble des personnels à participer en masse aux prochaines manifestations :
jeudi 5 mars : manifestation unitaire organisée par l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche (regroupant notamment la FSU, laCGT, FO, Unsa Education, Sgen-CFDT, Solidaires, les collectifs Sauvons l’université, Sauvons la recherche, et l’Unef)

mercredi 11 mars : manifestation unitaire de la maternelle au supérieur
Jeudi 19 mars : journée de mobilisation nationale intersyndicale et interprofessionnelle

VII – Dernière observation : faute de temps nous n’avons pu soumettre au vote de l’AG le renouvellement de la coordination locale.

Je vous en rappelle la composition actuelle :
– pour la CGT : Jean Marie Monnier, Jérome Valluy (enseignants) et Claudine Charfe (Iatos) (Suppléant : B. Salesse)
– pour la FSU, Marie Cottrell et Bernard Legras  (enseignants) (Bernard  Tallet suppléant) + un représentant du SNCS (Florence Audier) + Isabelle Calvet (Snasub)
– pour la liste PUS, Bernard Paulré, Chantal Jacquet et Sophie Jallais (Sophie Poirot-Delpech suppléante), tous enseignants.
– pour le SGEN : Jean-Etienne Mestre et Isabelle Hirtzlin
– pour l’UNSA Michel Rebuffat (enseignants), Michel Bousez et Twardosz (Iatos) avec des suppléants (resp. : Phlippe Dufour et Buffotot ; Catherine Robin et M. Benamara)
– trois collègues représentent les non syndiqués : Cecilia Dercole, Pascale Dubus et Maria Stavrinaki (enseignantes)

Il est impératif que lors de la prochaine AG la composition de la coordination soit soumise à un vote.

Des changements pourraient intervenir si des membres actuels de la coordination souhaitent mettre fin à leur mandat et si d’autres collègues ont envie de consacrer une part de leur temps et de leur énergie à cette activité. Le seul souci est de respecter le souci de la représentation de toutes les sensibilités présentes dans notre université. Cette unité est le meilleur garant de
l’efficacité de notre action collective.

Pour la Coordination de Paris 1

Actu Lyon : blocus

A lyon, des blocages ont été votés par les étudiants de LYON 2, les étudiants de l’IEP, et l’AG des personnels et étudiants de LYON 1.

Actu Montpellier 3

Je vous informe que l’AG des étudiants de l’Université Montpellier III a voté le blocage de l’université. Ce blocage a pris effet 10 minutes après la fin de l’AG (vers 15 heures), toutes les salles de cours sont bloquées, les autres ont été fermées par ordre de la présidence. Une nouvelle AG aura lieu jeudi matin, qui devra décider de reconduire ou non le blocage.

L’intersyndicale écrit à François Fillon (3 Mars)

SNESUP-FSU – SNCS-FSU – SNASUB-FSU – SNEP-FSU
SNTRS-CGT – FERC-Sup-CGT – SGEN Recherche EPST
SNPREES-FO – SUD RECHERCHE EPST
SLR – SLU – UNEF

Paris, le 3 mars 2009

Monsieur François Fillon,  Premier Ministre
Hôtel Matignon 57, rue de Varenne 75700 Paris

Monsieur le Premier Ministre,
Le mouvement de l’enseignement supérieur et de la recherche qui est d’une ampleur sans précédent s’est construit autour de quatre revendications majeures :
– le retrait du projet de décret sur les enseignants chercheurs et l’élaboration d’un nouveau texte par négociation avec tous les intéressés ;
– le refus du projet de la réforme actuelle de formation des enseignants et des concours de recrutement ;
– le rétablissement des emplois supprimés en 2009 et la mise en œuvre d’un plan pluri-annuel d’emplois statutaires, incluant une revalorisation des carrières ;
– l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche et leur revitalisation dans un partenariat équilibré avec les universités.

Les difficultés actuelles proviennent de la logique qui a présidé à l’élaboration, sans négociation, du Pacte pour la Recherche et de la LRU.
Vos dernières annonces constituent un premier pas qui n’en est pas moins très insuffisant. En effet, si vous avez annoncé qu’une discussion devait s’ouvrir sur les principes d’un nouveau projet de décret sur les statuts des enseignants-chercheurs, si la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a affirmé qu’il n’y aurait pas de suppressions d’emplois dans les Universités en 2010 et 2011, en revanche les suppressions prévues dans les organismes de recherche pour ces deux années restent à l’ordre du jour, celles annoncées pour 2009 dans l’enseignement supérieur et la recherche également. De plus, nous n’avons obtenu ni plan pluri-annuel d’emplois statutaires, ni engagement de non-démantèlement des organismes de recherche, ni avancées significatives sur le projet de réforme de formation et de recrutement des enseignants.

Les organisations soussignées vous interpellent afin que s’ouvrent d’authentiques négociations sur l’ensemble de nos revendications.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre haute considération.

Communiqué du SNPREES-FO

Statuts de 1984 : le SNPREES-FO sera présent à la réunion du 3 mars 2009 organisée par la Ministre

Le SNPREES-FO participe ce mardi 3 mars 2009 à la réunion organisée par la Ministre sur les statuts des enseignants-chercheurs.
Le SNPREES-FO considère en effet que, par la grève et les manifestations, les universitaires ont obtenu un recul significatif du ministère, qu’il s’agit de voir concrétiser dans le cadre des statuts de 1984, contradictoirement à un certain nombre de propositions de la CPU.
Il réaffirmera l’ensemble des revendications exprimées par les universitaires, les assemblées nationales de délégués avec les syndicats nationaux, l’Intersyndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
•  le retrait du projet de décret statutaire concernant les enseignants-chercheurs ;
•  le retrait du projet actuel de masterisation de la formation des enseignants et de leur recrutement ;
•  le rétablissement des emplois supprimés au budget 2009, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires et la révision de la politique d’allocation des moyens ;
•  le maintien du rôle des organismes de recherche et l’abandon du nouveau projet de contrat doctoral »

Depuis le 2 février, la grève touche de plus en plus d’Universités, et la mobilisation s’étend.
Le 10 février, puis le 19 février, les universitaires avec des personnels BIATOS, des étudiants, des personnels de la Recherche ont manifesté par dizaine de milliers.
Le CNESER du 16 février a voté la motion présentée par le SNPREES-FO demandant le retrait du projet de décret modifiant les statuts de 1984 des universitaires et du projet de « masterisation » de la formation des enseignants.
Les personnels, les délégués des Universités réunis les 22 et 29 janvier, 11 et 20 février, l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche exigent
* « le retrait du projet de décret statutaire concernant les enseignants-chercheurs ;
* le retrait du projet actuel de masterisation de la formation des enseignants et de leur recrutement ;
* le rétablissement des emplois supprimés au budget 2009, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires et la révision de la politique d’allocation des moyens ;
* le maintien du rôle des organismes de recherche et l’abandon du nouveau projet de contrat doctoral » (…)

Le SNPREES-FO considère que concernant les statuts des universitaires, les principes à respecter sont :
* le maintien des statuts nationaux de fonctionnaire d’Etat des universitaires (et de toutes les catégories de personnels) dans le cadre du Statut général de la Fonction Publique
* le respect de l’indépendance des universitaires, et notamment le respect des maxima de services d’enseignement, et une gestion nationale des carrières
* et pour cela l’abandon définitif du projet de Mme Pécresse.
(Extrait du tract du SNPREES-FO du 24 février)

Après des déclarations contradictoires de l’entourage de la ministre, et devant le développement de la mobilisation, le premier ministre a été amené à s’exprimer le 25 février. Le SNPREES-FO a pris acte de cette déclaration, et a écrit à la ministre (lettre à la ministre, publiée sous forme de communiqué de presse et de tracts)
Le SNPREES-FO prend en compte la déclaration de M. Fillon du 25 février qui a « demandé que le décret statutaire des enseignants-chercheurs soit entièrement réécrit sur la base des discussions conduites »..
Pour le SNPREES-FO, cela ne peut que signifier le retour au statut de 1984 des universitaires, et l’abandon de toutes les remises en cause des droits et garanties statutaires, et en premier lieu de l’indépendance des enseignants-chercheurs.
La Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche doit confirmer que c’est sur ces bases que des négociations peuvent avoir lieu.
Devant l’inquiétude suscitée par le projet de réforme de la formation des enseignants, la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le Ministre de l’Education Nationale ont-ils d’autre solution que d’abandonner ce projet ?
Le SNPREES-FO demande à être reçu par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Il demande l’ouverture de négociations sur les bases du décret de 1984 entre le ministère et les organisations syndicales pour sortir du conflit.
Montreuil, le 27 février 2009

(lettre à la ministre, publiée sous forme de communiqué de presse et de tracts)
Le SNPREES-FO a pris connaissance des « grands principes » retenus par la Ministre au soir du 27 février.

« Les principes à valeur constitutionnelle réaffirmés
* Les grands principes d’indépendance et de liberté des enseignants-chercheurs, tels que définis par l’article L 952-2 du code de l’éducation, sont réaffirmés en premier lieu
* La qualité de fonctionnaire de l’Etat et le principe de l’égalité professionnelle sont réaffirmés.

Et plus loin
* L’évaluation est nationale, par les pairs, de manière transparente, elle est effectuée par le conseil national des universités dans le cadre de la discipline
C’est notamment contre ces principes d’indépendance, contre le jugement par les pairs, que la loi LRU a été élaborée et votée, que son décret d’application instituant les comités de sélection a été promulgué. C’est contre ces principes que les deux premiers projets de décret modifiant le décret statutaire de 1984 ont été élaborés

Le SNPREES-FO considère que l’affirmation officielle de ces principes constitue un recul à mettre au crédit de la mobilisation des universitaires.
Le SNPREES-FO constate également que la déclaration de principe comporte des éléments contradictoires.

Sur l’évaluation
* L’évaluation est nationale, par les pairs, de manière transparente, elle est effectuée  par le conseil national des universités dans le cadre de la discipline, ce qui correspond au décret de 1984
* En revanche, cette évaluation ne porterait plus sur la recherche (décret de 1984), mais sur « l’ensemble de l’activité ».
Le CNU serait donc amené à confronter le rapport d’activité de l’enseignant-chercheur, en référence au « projet collectif scientifique, pédagogique ou administratif » élaboré par le CA de l’établissement,
Par cette disposition, l’indépendance du CNU pourrait être encadrée en dehors du champ de ses compétences, par des critères locaux non disciplinaires ;

* Le SNPREES-FO considère qu’il faut revenir à la seule évaluation disciplinaire

Sur le service
* Un service national de référence (…) de 128 heures de cours magistral ou 192 heures de travaux dirigés ou pratiques) est défini, assorti d’un minimum d’activité d’enseignement et de recherche
Le snprees-fo prend acte de l’équivalence 1h TP = 1 h TD pour tous les universitaires (cette définition doit être précisée par « en présence d’étudiants, conformément au décret de 1984) ;
* mais ce service est défini dans le cadre de 1607 h d’activités indifférenciées, ce qui permet aux Président d’imposer des activités de toutes natures aux universitaires dans le cadre des 1415 ou 1479 heures restantes
* le SNPREES-FO considère que, pour qu’il n’y ait aucune ambigüité
o les 192 h ETD doivent être le seuil de déclenchement des heures complémentaires
o les activités qui ne sont directement liées à la recherche doivent faire l’objet de volontariat, comme cela se faisait dans le cadre statutaire établi par le décret de 1984 ; elles doivent par ailleurs être prises en compte (voir plus bas) ;

Sur la « modulation des services »
* « La modulation de services, conçue pour valoriser l’ensemble des activités menées par un enseignant-chercheur, ne peut être mise en œuvre sans l’accord de l’intéressé ».
o Ce caractère volontaire, pour une modulation en hausse du service d’enseignement pourrait ouvrir la possibilité de nombreuses remises en cause des droits des personnels, notamment en matière de congés
o Le SNPREES-FO demande que l’on s’en tienne à un maxima de service statutaire, seuil de déclenchement des HC
* Un référentiel national qui s’imposera aux établissements fixera, selon des modalités juridiques qui restent à préciser,   les  équivalences  entre les différents types d’activités.
o En ce qui concerne le service d’enseignement, le snprees-FO demande que, conformément au décret de 1984 qui établissait une correspondance entre cours TD TP, soit établi un tableau d’équivalence entre les nouvelles tâches d’enseignement contenues dans les maquettes (soutenances de stages, …), et que les autres activités (administratives, etc.) fassent l’objet de décharges de service (voir dispositions pour les présidents, directeurs de composantes) et relèvent du volontariat
o en ce qui concerne la recherche, le SNPREES-FO demande des dispositions statutaires de diminution du service d’enseignement pour les enseignants-chercheurs qui ont des difficultés spécifiques (interruptions suite à des congés de maternité, rupture de financement, …)

Sur la carrière
* L’avancement au grade supérieur est réalisé selon des modalités qui garantissent l’équilibre entre les disciplines et les rôles respectifs des instances nationales et locales.
* L’avancement de grade est réalisé en tenant compte de l’équilibre entre les disciplines, avec une part de promotions décidées au plan national par le conseil national des universités sur des critères rendus publics et portant sur l’ensemble des activités de l’enseignant-chercheur. La discussion reste ouverte sur les modalités de l’équilibre.
o Le SNPREES-FO prend acte de la distinction entre les niveaux nationaux et locaux
o Pour que cette distinction ait un sens et que les avancements nationaux ne soient pas « pilotés » par les Présidents, les critères nationaux ne doivent pas tenir compte de considération locale (adéquation au projet)

Le rôle du conseil national des universités
La négociation sur le décret CNU doit être liée à celle sur les statuts.

Comm de presse du SNESUP (3 Mars)

A Mesdames et Messieurs les Journalistes

Le SNESUP appelle à maintenir et faire aboutir les mobilisations actuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche sous toutes les formes déterminées par les assemblées générales. Il agit avec force pour que soit entendue la dynamique des luttes actuelles. Son texte rendu public à destination des ministres jeudi soir (26 février) et les analyses qui ont suivi ont un réel impact. Le cabinet du premier ministre et la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche nous font savoir par courrier qu’il conviendrait de mettre tout sur la table sans que soit pré-écrite l’issue d’échanges voire de négociations.
« Vous m’avez adressé le 26 février ainsi qu’au Premier Ministre et au Ministre de l’éducation nationale, un courrier assorti d’éléments qui ont fait également l’objet d’un communiqué de presse. Je sais à quel point l’ensemble des sujets que vous évoquez sont au cœur des évolutions du service public d’enseignement supérieur et des attentes de la communauté universitaire, et tout comme vous, je les prends en grande considération. C’est pourquoi, je souhaite vivement que nous les évoquions directement ensemble, avec toute l’ouverture nécessaire. Ainsi, les modifications apportées au décret statutaire de 1984 et la réforme de la formation des enseignants, sont parmi d’autres, des sujets qui réclament naturellement une concertation et une négociation pour lesquelles votre organisation a une légitimité totale. C’est aussi vrai, par exemple, comme vous le soulignez, des congés pour recherche et conversion thématique ou encore du rôle du conseil national des universités.
Comme vous le voyez, Monsieur le Secrétaire Général, je suis totalement disposée à une discussion approfondie avec votre organisation. On ne saurait, à ce moment de la réflexion sur l’évolution de notre université, avancer avec toute l’efficacité nécessaire sans votre participation pleine et entière. Valérie Pécresse – le 2 mars 2009 »

C’est aussi l’aveu du caractère caduc du processus engagé vendredi dernier autour de la réécriture encore très problématique du décret statutaire –dans le périmètre étroit du CTPU et de la CPU– auquel le SNESUP refuse de s’associer.
Le SNESUP va mettre à l’épreuve le gouvernement sur sa volonté de sortir de la crise qu’il a lui-même déclenchée. Sur la base des quatre dossiers revendicatifs qui fédèrent le monde des universités et des organismes de recherche et de leur déclinaison non exhaustive rendue publique dans notre message du 26 février, et avec la même détermination qu’il emploie à organiser et conforter encore dans tous les établissements la grève et les formes variées de mobilisation, le SNESUP est prêt à rencontrer le
gouvernement tant de manière bilatérale qu’avec les organisations et collectifs qui animent l’action.
Paris, le 3 mars 2009
Le bureau national du SNESUP

Université hors d’elle à Rennes

Cette semaine plusieurs cours hors les murs et conférences ont lieu à Rennes sous l’intitulé Université hors d’elle. On remercie d’ailleurs la mairie d’avoir mis à notre disposition la salle de la cité – maison du peuple qui est habituellement consacrée aux concerts en tout genre.
Le programme est disponible ici : http://rennes1.blogspot.com/2009/02/universite-hors-delle.html

Sinon, voici les motions votées à l’AG de math de l’université Rennes 1 du lundi 2 mars :

Motion 1

Le gouvernement n’ayant pas retiré :
a) le projet de réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré,
b) le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, la grève est reconduite.
pour : 50 ; contre : 0 ; abst. : 2, non votants : 2.

Motion 2

L’assemblée générale de l’UFR mathématiques et de l’IRMAR de l’université Rennes 1, réunie le lundi 2 mars 2009, s’indignedu mépris affiché par le gouvernement en réponse à l’une de nos deux revendications principales : le retrait du projet de réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré.
L’assemblée générale tient à affirmer son opposition aux mesures suivantes :

  1. la suppression de postes à l’université en 2009;
  2. le transfert de postes du secondaire au supérieur;
  3. le démantèlement des EPST et leur transformation en agence de moyens;
  4. la suppression massive de postes au CNRS;
  5. la précarisation des personnels de l’université et la sous-traitance de tâches hors enseignement et recherche.

L’assemblée générale condamne la politique de déstructuration du service public d’éducation de la maternelle au supérieur et du service public de recherche.
pour : 40 ; contre : 0 ; abst. : 2, non votants : 1.