Au delà du statut des EC

Pour information, voici une analyse d’un collègue de l’IUT de Rennes.

« Chers collègues,

Pour faire suite à l’appel de Jean-François Bayart en faveur d’une « montée en généralité » de notre mouvement, il serait sans doute intéressant de disposer d’une vision d’ensemble des réformes qui sont menées actuellement à marche forcée par le gouvernement et qui, sous l’apparente impression de désordre, contribuent à transformer en profondeur le système éducatif français, de la maternelle à l’université, en passant par l’éducation populaire. Car la réforme du statut des EC, qui nous préoccupe tous et tend à focaliser les débats, n’est finalement qu’un maillon d’un bouleversement plus général.

Pour ne prendre qu’un seul exemple, les IUT sont en lutte depuis novembre 2008 contre le modèle « Sympa », le nouveau système de répartition des moyens humains et financiers (« Système de répartition des moyens à la performance et à l’activité »), désormais opérationnel depuis le 1er janvier 2009. Or si les IUT sont particulièrement concernés par cette nouvelle forme de financement (certains IUT vont ainsi voir + de 40% de leur budget amputé, autant dire que « Sympa » signe tout simplement la fin de ces établissements), cette réforme de la dotation globale de financement de l’enseignement et de la recherche va également peser directement sur les autres composantes de l’Université.

Le modèle « Sympa » répartit en effet l’ensemble des moyens pour l’enseignement et la recherche. Il répartit une enveloppe globale des moyens de l’Etat inscrit dans la loi de finance (humain et financier). Il est basé sur le nombre d’étudiants pondérés (4 pondérations) _*présents aux examens *_(et non plus inscrits) et le nombre d’enseignants-chercheurs publiant avec des pondérations par domaine de recherche et par classement des équipes.

Ce modèle est presque linéaire, car il effectue la répartition uniquement au prorata des étudiants pondérés et des enseignants-chercheurs publiant. Ainsi, contrairement à l’ancien système de dotation San Rémo (qu’il remplace et qui prenait en compte des effets de taille, de coûts de fonctionnement différents par classe de formation ; qui tenait compte d’un besoin en personnels IATOS différencié non pas par étudiant, mais par grand groupe pour des formations professionnelles ou générales ; et qui adaptait les besoins en enseignants sur la base du nombre d’heures par étudiant (H/E) et du statut des enseignants), le système Sympa ne tient pas compte d’un effet d’échelle et des fonctions de pilotage obligatoires, indépendamment du nombre d’étudiants ou d’enseignants-chercheurs.

Ce nouveau système de calcul est déjà opérationnel, mais il en est malheureusement fait peu de cas dans les revendications, les débats et les média, même si les dernières motions de la Coordination nationale en font (timidement) mention. Et pourtant, celui-ci s’inscrit pleinement dans la nouvelle forme de management public des universités réclamée par le gouvernement, et dénoncée ici à juste titre par J-F. Bayart.

De ce point de vue, je pense qu’il serait dommage que le débat sur le statut des EC soit l’arbre qui cache la forêt des réformes, car le système Sympa s’inscrit très directement dans un processus de contrôle (et non d’évaluation) des personnels de l’université, en même temps qu’il fragilise les conditions de fonctionnement des UFR. Dit autrement, si le décret transforme nos statuts, ce système va transformer nos pratiques de l’intérieur, et ceci de façon beaucoup plus insidieuse, comme nous en faisons déjà directement l’expérience dans les IUT dans le cadre de la formation continue, véritable cheval de Troie de la
marchandisation de l’université et dont les diplômes associés -licences professionnelles par exemple- font désormais de plus en plus l’objet de procédures d’audit et de démarche « qualité »…

A ce niveau, il n’est pas sûr que le retrait du projet de décret de V. Pécresse change grand-chose, même si il demeure incontestablement le point d’achoppement de nos revendications. Attention donc à ce qu’une éventuelle reculade du gouvernement sur ce point (on peut légitimement y croire) ne contribue pas à nous démobiliser, car les réformes en cours
sont beaucoup plus « générales ». »

L. A.

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Le mouvement des chercheurs et universitaires doit maintenant « monter en généralité »

Ce point de vue de Jean-François Bayart, directeur de recherches au CNRS, a été publié sur le site de Mediapart le 25 février 2009, et lu publiquement devant le Panthéon, lors de la manifestation du 26 février.

« En annonçant la rupture, Nicolas Sarkozy n’avait pas trompé sur la marchandise. Malgré ses incohérences discursives de chauve-souris (voyez mes ailes, je suis libéral et atlantiste, voyez mon corps, je suis national et protecteur), ses objectifs sont clairs : d’une part, soumettre la société française à la dictature d’une rationalité strictement comptable, quantitative et financière, celle du New Public Management, en cassant l’autonomie des corps intermédiaires, des institutions, des métiers ; de l’autre, la corseter à grand renfort de lois liberticides, de fichiers, de vidéosurveillance, de descentes policières aux abords des écoles et dans les établissements eux-mêmes sous prétexte de lutte contre l’immigration clandestine et la drogue, d’ingérences dans les médias, la magistrature ou le monde des affaires, d’invocations étatiques de l’ « identité nationale » (incitations à la délation à l’appui), de traques contre une « ultragauche » censée être virulente mais dont les juges ont quelque peine à établir la culpabilité. D’un côté, le néo-libéralisme ; de l’autre, le dirigisme, et de plus en plus l’autoritarisme. En bref, le national-libéralisme.

La mise au pas de l’Université et le démantèlement du CNRS, sous prétexte d’ « autonomie », de « réforme » et de « mise à niveau internationale », ne sont qu’un pan de ce projet global, qui concerne symétriquement l’hôpital, la médecine jadis « libérale », les transports, la poste, la Justice, l’Education nationale, et à peu près tous les secteurs sur lesquels l’Etat peut agir. La technique gouvernementale est également partout la même : au mieux, « balader » les partenaires sociaux par des négociations en trompe l’œil ; au pire, les affronter en exhalant le mépris à leur encontre et en taxant de « corporatistes » leurs objections. De ce point de vue, le discours du 22 janvier de Nicolas Sarkozy, dans lequel il exprima de manière particulièrement mal informée et vulgaire son dédain à l’égard de la communauté scientifique et universitaire, fut peut-être une erreur tactique, du fait de l’indignation qu’il suscita, mais certainement pas un dérapage qu’expliqueraient le stress, l’énervement habituel et le machisme de comptoir du président de la République. Le réformisme autoritaire sarkozien, qui attribue à l’Etat le monopole de la modernité et de la clairvoyance, selon une inspiration bien française, suppose que les institutions et les métiers qu’il prend pour cibles soient avilis, afin que soit salie leur dignité, disqualifiée leur argumentation, et brisée leur résistance. Il y a du viol dans cette technique de gouvernement, mais comme dans les opérations de purification ethnique celui-ci est rationnel et stratégique.

Dans ces conditions, les chercheurs et les universitaires ont une responsabilité nationale particulière. Parce que leur métier est de comprendre le monde dans lequel nous vivons, parce que leur vocation est au service du pays et non de ses gouvernants successifs, parce qu’ils doivent rendre compte de leurs travaux aux contribuables qui les financent et à l’ensemble des acteurs sociaux, parce qu’ils tiennent entre leurs mains une bonne part de l’avenir en tant que producteurs et dispensateurs de la connaissance, la grande ressource économique de demain,ils doivent dépasser le répertoire de leurs seules revendications et restituer la cohérence d’ensemble de ce qui se passe aujourd’hui en France. L’asservissement de leur profession à la logique néo-libérale est de la même encre que celui de l’ensemble des services publics et des institutions. Le tout à l’étalonnage (bench marking) des performances de la Recherche et de l’Université, appréhendées dans les termes exclusifs de la bibliométrie et des classements internationaux selon des méthodes quantitativistes hautement contestables et arbitraires,leur dévolution à l’autorité toute-puissante de Présidents transformés en grands patrons, la confusion systématique dans le discours présidentiel entre la recherche fondamentale – dont la finalité est la connaissance – et la recherche-développement ou l’innovation – au service de l’industrie – ont leurs exacts pendants. Par exemple, la « tarification à l’activité » (T2A). Celle-ci assure désormais l’intégralité du financement de l’hôpital, la mue de celui-ci en entreprise soucieuse de « maîtrise des coûts de production » et de « positionnement face à la concurrence » sous la houlette compétitive de « chefs de pôle », et la liquidation de l’idée même de qualité des soins au bénéfice d’une logique financière regroupant les malades en « groupes homogènes de séjours » (GHS) qui déterminent une durée idéale de séjour et une tarification non moins optimale. C’est également dans cet esprit que des chaînes de productivité sont instaurées dans la Justice, qui automatisent cette dernière et l’inféodent à la Police, ou que les services publics sont démantelés parce qu’ils coûtent cher, sans que jamais l’on nous dise ce qu’ils rapportent en termes d’environnement, d’attractivité internationale de la France pour les investisseurs étrangers, de qualité de vie ou de mutualisation et d’économie d’échelle des dépenses des ménages.

Chacun en fait l’expérience quotidienne, comme travailleur salarié ou indépendant, comme étudiant ou comme chômeur, comme consommateur, comme usager, comme patient : en voyant un proche n’être accepté en unité de soins palliatifs que si son espérance de vie est supérieure à 2 jours et inférieure à 35 jours, T2A oblige ; en se heurtant à l’opacité de la tarification de la SNCF, d’Air France ou de la téléphonie mobile ; en devant continuer à se porter caution auprès d’un propriétaire pour un enfant trentenaire, titulaire d’un doctorat, mais cantonné dans un CDD à durée illimitée par un Etat qui est le premier à violer le droit du travail ; en découvrant qu’un tribunal de commerce de Lyon s’enorgueillit de délivrer des sentences certifiées ISO 9001 ; en constatant que son épargne a fondu de 40% en 2008 grâce à la merveilleuse gouvernance néo-libérale des marchés financiers ; en consacrant plus de temps au fund raising qu’à la recherche, ou à l’administration dirigiste de l’exercice de la médecine « libérale » qu’à ses malades ; en attendant quatre mois au lieu de quinze jours le raccordement de sa maison au réseau électrique depuis que l’Union européenne a enjoint de dissocier le fournisseur d’énergie de l’exploitant du réseau, pour le bien naturellement de la concurrence et du consommateur !

Il ne s’agit pas de reprendre le vieux débat entre les mérites (ou les défauts) respectifs du marché et de l’Etat, mais de ramener notre classe politique à un minimum de bon sens. Quel est le coût de ces réformes emphatiques et incessantes qui empêchent les gens de travailler, quand de simples ajustements les y aideraient ? Est-il bien raisonnable de livrer notre hôpital, notre Université, notre Recherche, notre Justice, nos services publics à une gestion néo-libérale dont les limites sont devenues patentes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, et qui a plongé le monde dans la plus grave crise économique et financière depuis 1929 ? Dans quelle société, et selon quelles valeurs, voulons-nous vivre ? Au-delà de leur propre malaise, et de la colère qu’a fait monter en eux le discours insultant du chef de l’Etat, les chercheurs et les universitaires doivent, non apporter la réponse, mais poser la question et alerter leurs concitoyens sur les vrais enjeux du national-libéralisme. »

« Nous ne sommes pas dupes » (communiqué Frec-Sup CGT)

Nous ne sommes pas dupes
Le premier ministre et la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche viennent d’annoncer comme une grande avancée qu’aucun poste d’enseignant-chercheur ne serait supprimé en 2010 et 2011. C’est une bonne nouvelle !
Mais, de qui se moque-t-on ?
Dans le projet de loi de finances 2009, nous avons bien noté que les suppressions de postes ne concernent que les BIATOS et les ATER. Ne nous plaignons pas, les emplois supprimés ne représentaient qu’un départ à la retraite sur six, en attendant 2010 et 2011 où le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche devra atteindre le taux des autres ministères, soit un sur deux !
A moins de considérer que les fonctions et missions remplies par ces personnels n’ont aucune importance et donc aucune valeur (ce qui semblerait être le cas vu les propos déjà tenus par la ministre sur ces personnels) ou que les enseignants-chercheurs pourront sans dommage pallier leur disparition, rien ne saurait justifier une telle politique.
Ces fausses nouveautés voulant montrer une grande mansuétude du gouvernement envers les enseignants-chercheurs, sont destinées à berner essentiellement l’opinion publique.
L’annonce que quelques 400 agrégés de l’Education Nationale pourraient rejoindre le Supérieur devrait alerter personnels et étudiants sur l’objectif véritable du gouvernement : secondariser le premier cycle (« plan licence »).
Une telle mesure ne ferait que fragiliser encore le lien pourtant fondamental entre l’enseignement et la recherche qui fonde le statut des enseignants-chercheurs.
De telles annonces ne répondent en rien aux revendications de l’ensemble des personnels de l’enseignement supérieur et des étudiants en luttes qui, tous, exigent à leur manière les moyens pour un service public de qualité.
Pour toutes ces raisons, la FERC Sup CGT appelle l’ensemble de la communauté universitaire à poursuivre et amplifier la mobilisation et à participer massivement au succès des manifestations à venir pour obtenir de véritables négociations sur l’ensemble de ses revendications.
Elle inscrit ses initiatives, actions et manifestations dans la préparation de la journée interprofessionnelle du 19 mars, dans l’unité des salariés, du privé et du public, des retraités et des privés d’emploi du pays
Montreuil, le 26 février 2009

5ème Coodination Nationale des Universités à Paris XII le 6 mars 2009

La 5ème Coodination Nationale des Universités se tiendra à l’Université Paris XII le 6 mars 2009 dans l’Amphi T 500 (des étudiants vous accueilleront dès votre arrivée pour vous guider et le parcours sera de toutes façons fléché) :

  • accueil 10h – 10h30
  • travaux : 10h45-18h
  • point presse à 18h30

Université Paris XII – Val de Marne, Centre Multidisciplinaire de Créteil (CMC)
61, avenue du Général de Gaulle, 94010 Créteil Cedex
– Métro : station Créteil Université (ligne 8)
– Bus : station Créteil Université (lignes 181, 281, TVM)
– RER D : station Vert-de-Maison
Vous pouvez consulter les plans d’accès :
http://www.univ-paris12.fr/00730115/0/fiche___pagelibre/&RH=UNI

1/ Mandatement

  • La composition des délégations reste la même que lors de la précédente coordination : 3 enseignants-enseignants-chercheurs-chercheurs / 1 BIATOSS / 1 étudiant.
  • 2 observateurs par délégation seront admis
  • La liste des mandatés par université ou établissement est à envoyer dès que possible à l’adresse suivante : coord.nat.paris12.delegation@shesp.lautre.net
  • en indiquant en objet : DELEGATION + NOM DE L’UNIVERSITE OU ETABLISSEMENT

2/ Organisation
Nos réunions sont en général rythmées en trois temps :

  • – Bilan de la mobilisation
  • – Discussion sur les motions
  • – Calendrier et actions

A/ Afin de pouvoir consacrer davantage de temps aux parties « Discussion sur les motions » et « Calendrier et actions », et afin de pouvoir terminer nos travaux en temps voulu, le comité d’organisation de Paris XII se propose de projeter à l’écran sur document powerpoint une synthèse (par régions) de l’état de la mobilisation dans les différentes universités et établissements représentés. Nous demandons donc aux différents mandatés de nous faire parvenir dès que possible et au plus tard le mercredi 4 mars une brève synthèse (500 signes) sur l’état de la mobilisation dans leur université ou établissement. Afin de faciliter l’établissement de ces synthèse, nous vous demandons de nous informer de façon synthétique et schématique sur les points suivants :

  • grève (indiquer les différentes facultés, UFR, ou départements en grève, si vous disposez de chiffres ils sont les bienvenus)
  • grève active ? cours alternatifs et autres actions
  • position du CEVU et CA de l’Université
  • boycott des expertises AERES et ANR
  • établissement d’une caisse de grève
  • actions en direction du public
  • manifestation du 26 février : participation et actions
  • autres (blogs, comités de liaison avec le primaire et le secondaire…)

Les synthèses de la mobilisation locale sont à envoyer à l’adresse suivante :
coord.nat.paris12.synthese@shesp.lautre.net
en indiquant en objet SYNTHESE + NOM DE L’UNIVERSITE OU ETABLISSEMENT

Vous pouvez aussi envoyer vos synthèses sur l’état de la mobilisation dans votre université ou établissement sous forme de tableau

B/ Afin de faciliter la discussion et le vote des motions, nous demandons également aux collègues qui souhaitent nous transmettre des propositions de motions de nous les faire parvenir avant le 4 mars, afin que nous puissions en établir une synthèse et vous soumettre ensuite différentes propositions. Nous vous enverrons dans les tout prochains jours la liste des questions qui figureront à l’ordre du jour afin que vous puissiez obtenir un mandat clair de vos assemblées générales.

Les propositions de motions sont à envoyer à l’adresse suivante :
coord.nat.paris12.motion@shesp.lautre.net
en indiquant PROPOSITION MOTION + NOM DE L’UNIVERSITE OU ETABLISSEMENT

Merci à vous tous de bien vouloir respecter ces délais, vous nous faciliterez la tâche et nous aiderez à garantir le bon déroulement des débats.

Le comité d’organisation de Paris 12

Appel pour un rassemblement national des délégués de laboratoires

http://www.universite-recherche-democratie.fr/

Appel pour un rassemblement national des délégués de laboratoires

Depuis début février, la grève s’étend dans les universités et les laboratoires contre la politique d’enseignement supérieur et de recherche du gouvernement (décret carrières, réforme de la formation des enseignants, suppressions d’emplois, démantèlement des organismes). Les manifestations ont rassemblé dans toute la France plusieurs dizaines de milliers d’enseignants-chercheurs, de chercheurs, d’ingénieurs, de techniciens, d’administratifs, de personnels précaires et d’étudiants. Se situant dans le même mouvement, en convergence avec la coordination des universités, une assemblée générale des personnels des laboratoires de tous les organismes de recherche et des universités, tenue le 12 février au CNRS, a donné le coup d’envoi d’une campagne préparant une réunion nationale de délégués de laboratoires.

Nous proposons dans chaque région et/ou université d’organiser de façon coordonnée, avec les syndicats et les associations signataires, des AG de laboratoires qui éliront des délégations composées de façon inter catégorielle. Nous appelons les AG à débattre des revendications et à mandater les délégués qui iront mi-mars porter une adresse solennelle à l’Elysée. Les AG sont appelées à se prononcer notamment sur :
- la restitution des 1030 emplois supprimés au budget 2009, et l’ouverture de négociations sur un plan pluriannuel de recrutement permettant la résorption de la précarité,
- le transfert immédiat des crédits 2009 de l’ANR vers les EPST et les universités pour leur donner les moyens de recruter sur postes statutaires et de mener une politique scientifique.
- le refus de l’éclatement du CNRS (qui doit maintenir toutes les disciplines et assurer la continuité thématique), du découpage de l’INSERM en Instituts, de la dilution de l’INRA dans un consortium, du transfert des personnels IRD aux universités, du contrat d’objectifs sans moyens imposé au CEMAGREF et de la transformation des EPST en simples agences de moyens
- l’abandon de toute politique de désassociation et le maintien des UMR permettant une coopération entre universités et organismes.
- le retrait du projet de contrat doctoral
- le boycott de l’AERES et la restitution de l’intégralité de ses prérogatives au comité national de la recherche scientifique et aux instances scientifiques des autres organismes pour l’évaluation des équipes et laboratoires.

Elles pourront se prononcer également sur le boycott des jurys des chaires, le blocage des CA des organismes appelés à entériner les transformations en cours. Elles pourront demander aux sections du CoNRS de contribuer à assurer le suivi de ce mouvement, de soutenir et d’encourager les personnels et les laboratoires dans ces actions.

Ce site WEB spécifique est destiné à recueillir les initiatives des laboratoires et organisera le rassemblement national. Envoyez vos motions sur depot-motions-labos@universite-recherche-democratie.fr. Elles seront mises en ligne sur ce site.

Les organisations signataires appellent les personnels à prendre toute leur place dans les luttes en cours.

CGT : SNTRS, CGT-INRA, FERC-SUP
FSU : SNCS, SNESUP, SNASUB
SGEN-CFDT Recherche EPST
SOLIDAIRES : SUD Recherche-EPST, SUD Education, SUD Etudiant
SNPREES-FO
SLR, SLU
UNEF